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  • IA dans la santé : Accenture anticipe une multiplication du marché par dix en 5 ans

    Un marché de l’Intelligence artificielle dans la santé à 6,6 milliards de dollars (5,9 milliards d’euros) en 2021, contre 600 millions en 2016, soit une multiplication par 10 : telle est la projection effectuée par Accenture dans sa note « Artificial Intelligence : Healthcare’s new nervous sytem », publiée le 22 juin 2017.

    Accenture identifie également le poids des différentes applications de l’AI en santé : la chirurgie assistée par robot, les infirmières virtuelles, et l’assistance au workflow administratif forment le trio de tête.

    Le gain de temps permis par ces applications de l’IA conduira également, selon l’analyse d’Accenture, à des économies importantes : pour le système de santé américain, elles pourraient s’élever à 150 milliards de dollars (134 M d’euros) par an à l’horizon 2026.

    Enfin, Accenture suggère aux organisations de santé de se positionner sur 4 points pour tirer tous les bénéfices de l’IA dans la santé :
    • l’utilisation de l’IA pour pallier au manque de personnel ;
    • l’intégration de l’IA dans la gouvernance de la structure, et une acculturation des équipes à l’IA ;
    • la connexion des sources de données pour améliorer l’expérience du patient ;
    • la sécurité.

  • SPASAD

    Services Polyvalents d’Aide et de Soins A Domicile null

  • SIAD

    soins infirmiers à domicilenull

  • SAAD

    services d’aide et d’accompagnement à domicilenull

  • EDESS

    Echanges de données dans l’espace sanitaire et socialnull

  • L’atelier technique Esppadom sur l’interopérabilité des SI aura lieu à Paris le 6 juillet 2017.

    • L’interopérabilité des systèmes d’information SPASAD / SIAD / SAAD,
    • la nomenclature des prestations à domicile,

    tels sont les principaux thèmes de la conférence organisée par l’EDESS le 6 juillet 2017.

    Vous pouvez contribuer en envoyant un mail à l’adresse suivante : « delegue@edess.org »

    Pour participer en téléconférence, vous pouvez contacter Isabelle Piot.
    (Contact)

  • « La robotique ne peut pas être déconnectée de la biologie » (Sébastien Teissier, Singapour)

    « Si nous sommes amputés d’un bras, allons-nous être équipés d’un membre artificiel ou réussir à refabriquer notre propre bras ? Je pense que ça va être un mélange des deux. (…) La robotique ne peut pas être déployée dans le secteur de la santé en étant déconnectée de la biologie, ne serait-ce que pour utiliser le système nerveux », confie à H&TI Sébastien Teissier, un chercheur français spécialiste de la peau et expert en bioéthique, actuellement chef de projet à l’Institute of Medical Biology (IMB) de Singapour.

    Le scientifique livre à H&TI sa vision du futur dans l’industrie, du développement progressif de l’impression 3D dans le milieu de la recherche à l’arrivée de technologies révolutionnaires telles que l’œil bionique dans le domaine médical.

    Il expose également les enjeux qui se cachent derrière le partage des données de santé d’un point de vue bioéthique.

    L’IMB reconstruit des peaux humaines en 3D

    Quels genres d’outils high tech utilisez-vous au sein de l’IMB ?

    Sébastien Teissier : Dans mon quotidien, j’utilise des machines de PCR [- une technique utilisée en biologie moléculaire pour amplifier une seule copie ou quelques copies d’un segment d’ADN -] et divers outils de recherche avancés.

    Plus largement, au sein de l’institut, on commence à faire de l’impression 3D. C’est très intéressant. Nous réalisons par exemple des reconstructions de peaux en trois dimensions. Elles ne sont pas conçues à partir des échantillons de notre banque de cellules, il s’agit de peaux artificielles fabriquées à partir de cellules de donneurs, la peau étant un épithélium, soit plusieurs couches de cellules qui se différencient.

    Que vous apporte cette technologie ?

    Je ne fais pas partie des équipes qui travaillent sur ces peaux en 3D mais d’après ce que m’en disent mes collègues, le dispositif semble très encourageant. Ce genre de technologie pourra, à terme, aider les patients parce qu’elle permet aux chercheurs d’étudier au plus près les propriétés de la peau et les effets de tels ou tels traitements sur la peau.

    Quelles nouvelles technologies pourraient vous aider à être plus performant concernant la gestion de la banque de cellules utilisée par l’IMB ?

    L’impression 3D est de loin la technologie la plus prometteuse.

    Le domaine de l’high tech est aussi source de progrès du point de vue purement médical. Il y a des technologies déjà utilisées dans les hôpitaux qui sont vraiment utiles. Il existe, par exemple, des systèmes d’aspiration de la peau qui permettent une cicatrisation accélérée. Ce sont des pompes que les médecins utilisent notamment pour les personnes brûlées. Le procédé réduit les infections, favorise la circulation locale et accélère la régénérescence. L’appareil est déjà utilisé au Singapore General Hospital.

    En 2005, Isabelle Dinoire avait reçu une greffe partielle du visage après s’être fait agressée par son chien. Il s’agissait d’une première mondiale. Des technologies nouvelle génération peuvent-elles aujourd’hui faciliter l’exécution de ce type d’intervention ?

    Ça reste avant tout une prouesse médicale. La médecine, c’est un peu de technologie mais dans ce cas précis, la réussite est vraiment liée au talent du chirurgien. Avant de parvenir à automatiser ce genre d’opération, il y a un long chemin à parcourir. À ce niveau là, je n’ai pas peur des mots, c’est de l’art selon moi.

    Cyborg : de la science-fiction à la réalité ?

    Vous êtes écrivain aussi, auteur de X, un polar dont le personnage central est un agent de la police scientifique. Quand on repense à certains romans de science-fiction des années 70-80, on réalise que certaines situations qui relevaient à l’époque de l’ordre de l’impossible, notamment dans le domaine de la santé, ne paraissent plus aussi invraisemblables aujourd’hui. C’est par exemple le cas de l’homme bionique, mi-homme mi-machine, que l’on retrouve entre autres dans la tétralogie Cyborg de Martin Caidin (1972-1975).

    Quand j’étais étudiant, nous nous demandions avec mes camarades vers quoi on se dirigeait, vers plus de robotique ou vers une meilleure compréhension de l’embryogenèse visant à refabriquer nos cellules ? Par exemple, si nous sommes amputés d’un bras, allons-nous être équipés d’un membre artificiel ou réussir à refabriquer notre propre bras ?

    Je pense que ça va être un mélange des deux, pour plusieurs raisons. L’un des problèmes qui se posent ici c’est celui de l’autonomie. Avoir et maîtriser un bras robotique demande énormément d’énergie. La robotique ne peut pas être déployée dans le secteur de la santé en étant déconnectée du domaine de la biologie, ne serait-ce que pour utiliser le système nerveux. Pour le moment, les membres artificiels sont très proches des membres naturels en terme de capacités, c’est de la très haute technologie mais ce n’est pas de la symbiose. Il faut créer des connexions entre l’outil et le corps.

    Il n’y pas très longtemps, des chercheurs ont mis au point des sortes de caméras qui permettent de recréer la vision chez certains malvoyants (voir encadré ci-dessous). Là, on commence à s’approcher de la symbiose. C’est impossible d’avoir simplement une équipe d’ingénieurs dans son coin qui crée l’outil, il faut aussi qu’interviennent un neurophysicien et d’autres spécialistes. Cela nécessite une compréhension presque exhaustive du fonctionnement de la physiologie. Et les choses avancent dans ce domaine.

    Il y a aussi les nanotechnologies. Google Ventures, le fond d’investissements de Google, a récemment soutenu à hauteur de 10 millions de dollars (8,9 M €) le projet « Robot Pill » développé par la société Rani Therapeutics, une pilule capable de libérer dans l’intestin un nanorobot qui injecte de l’insuline dans l’organisme pour soigner le diabète.

    Diabète : « Je pense que l’essentiel passe par la prévention »

    Le diabète, l’une des priorités du gouvernement singapourien.

    Oui, le nombre de diabétique a explosé à Singapour (la cité-État a la deuxième proportion la plus élevée de personnes diabétiques parmi les pays développés, révèle un rapport publié en 2015 par la FDI, ndlr) ! Mais le souci c’est qu’on a tendance à essayer de trouver des solutions à des problèmes qui pourraient être résolus par des changements de mode de vie. Le diabète de type 2, qu’on commence à appeler « la maladie du soda », commence à devenir un enjeu de santé vraiment critique.

    Certes, des technologies peuvent aider à lutter contre ce fléau mais je pense que l’essentiel passe par la prévention, par le fait de suivre un régime alimentaire équilibré. Le souci est que tous les rapports de l’OMS et les informations sur le sujet sont disponibles mais ne sont pas mises en avant. Il faut aller les chercher. Il y a quelque chose à faire à ce propos du côté de l’e-santé.

    Partage de données et bioéthique : « Il n’y a pas de problème [si] le consentement est éclairé »

    Vous êtes spécialisé en bioéthique. Dans le domaine de la santé numérique, un point qui pose souvent problème, notamment en Europe, c’est le partage des données de santé. Avez-vous l’impression que les opinions sur ce sujet sont différentes en Asie ? Les patients asiatiques sont-ils moins méfiants lorsqu’il s’agit de partager leurs informations personnelles ?

    C’est le cas. Le Data Protection Act a été instauré à Singapour en 2012. Il était supposé renforcer la sécurité des données privées mais c’est plus, selon moi, un coup de communication parce qu’il a ralentit beaucoup de procédures médicales si bien que les patients étaient plus ou moins contraints de signer les autorisations pour partager leurs données donc, au final, ça n’a pas changé grand-chose.

    Cette question du partage des informations pose toujours un problème parce que cela signifie que nous sommes obligés de faire confiance. La bioéthique a été pensée en se posant la question suivante : « Et si on évoluait dans un système malveillant ? » Aujourd’hui, raisonner ainsi, bizarrement, c’est être complètement paranoïaque, c’est adhérer à la théorie du complot.

    Or, depuis la création de la bioéthique au procès de Nuremberg (1946), nous nous sommes rendu compte que les autorités n’étaient pas toujours bienveillantes.

    La bioéthique se résume à un principe, qui se décline sous différentes formes : celui de la sécurité, de la protection du patient, soit des plus faibles. Et après, la question est de savoir de quoi et de qui nous les protégeons ? C’est à partir de là que nous commençons à marcher sur un terrain miné.

    Les protéger d’une réutilisation de leurs données à des fins commerciales par exemple ?

    Oui, notamment. Le gros danger aujourd’hui ce ne sont plus les nazis bien sûr !

    Les informations personnelles ont une valeur énorme. Au niveau des assurances, par exemple, c’est un véritable souci. Quelque chose qui pose un problème, entre autre, ce sont les montres Fitbit et autres appareils d’activité connectés. C’est sympa mais le nombre d’informations que nous fournissons gratuitement est immense. Et elles sont toutes enregistrées.

    Ai-je vraiment la garantie que, demain, ma compagnie d’assurance ne me dira pas « Ah mais là vous n’avez pas marché assez par rapport à la moyenne donc vous allez devoir payer plus ! » ?

    Quelle serait la solution ?

    Protéger. Informer. Il n’y a pas de problème dans le fait de partager des données personnelles à partir du moment où le consentement est éclairé. Quand je dis « éclairé », ça signifie beaucoup plus qu’un disclaimer via lequel j’indique en un clic que je suis d’accord et je vous passe les infos.

    Ce principe n’est pas appliqué par tous les groupes, comme Google et Apple, à qui nous fournissons de nombreuses données personnelles. À l’institut, en revanche, si demain on participe à une étude, que ce soit pour un questionnaire ou pour prendre des photos de votre peau ou quoi que ce soit, je vais passer un quart d’heure ou une demi-heure à vous expliquer tous les principes, ce qu’on va faire des données, pourquoi, etc. Et après, si vous êtes d’accord, vous signez le consentement, qui là est éclairé.

    Si vous acceptez de donner toutes vos informations sans véritablement lire le formulaire, on va toujours dire que c’est un manque de responsabilité de la part de celui qui ne lit pas mais si j’essaie d’insister pour que vous signez sans prendre connaissance du document en disant que ce n’est que de la paperasse, ce ne serait pas éthique.

  • Zika: India must more transparent, especially in the digital area

    The first laboratory confirmed case of Zika was detected in India in November 2016, followed by two others cases, one in January 2017 and the other in February 2017. Yet none of them were reported to the WHO until 15 May 2017.

    This delay reflects a lack of transparency in India’s public health system, despite the recent deployment of digital health platforms and applications to better inform the population.

    Transparency of the health system: India ranked 31st out of 32 countries

    The WHO encourages governments to quickly report potential and real public health threats in order to minimize the risks as soon as possible. Some countries, such as India, do not follow the recommendations of the international organization, especially because of potentially negative impacts on business and tourism but also the loss of public confidence on a political side.

    The country is ranked 31st in a study conducted in 32 countries by the consulting firm KPMG International on transparency in health systems (« Through the looking glass »), published in April 2017.

    The disease surveillance system in India is vast but limited by a fragmented structure and lack of coordination.

    Even after the public announcement, cases of zika have not been recorded on the official reporting website

    The Indian authorities explained that they had not informed the WHO of the new zika cases within 24 hours (a requirement under international health regulations) because ofthe WHO’s declassification of Zika as a « public health emergency of international concern » in November 2016. The director general of the Indian Council of Medical Research clarified that the government chose to avoid creating panic.

    However, other facts have emerged and aroused some suspicions:

    • Political leaders decided not to share the information from the local civil authorities who could have swiftly prepared local communities to undertake preventive measures.
    • The authorities who conducted Zika surveillance also misinformed some of the public that the tests were for malaria.
    • They also excluded zika cases from the official infectious disease monitoring and reporting website even after news of the cases was released.

    EHealth: India’s systems lack efficiency

    The Government of India has developed a communication plan to inform the public about Zika before the first laboratory Zika case was identified in November 2016. Why has this plan not been implemented and spread word about their control measures through the media? This would have reassured the public that everything was under control.

    Since taking office in May 2014, India’s prime minister, Narendra Modi, has spoken on several occasions about his vision for a « digital India ». But the mobile applications, social media accounts and slick websites that the government created to increase transparency and communication with its citizens have not evolved as the Zika cases has emerged and none of these tools relayed the information. The people learned about the health threat from the WHO.

    A lack of public trust complicates the management of future outbreaks

    A lack of transparency on critical public health issues can lead to a loss of trust in the government. For example, some media reported that the government had probably remained silent as it might have negatively affected business. An international business summit was held in Gujarat (western part of the country) around the time the second case emerged.

    A lack of public trust makes the management of future outbreaks more complex for governments that have shown a lack of transparency, analyze risk communication experts.

  • 1er bilan de l’expérimentation de pancréas artificiel à Lyon avant commercialisation, 26 juin 2017

    L’expérimentation de pancréas artificiel sur 6 patients a été lancée le 22 mai 2017, pour 3 mois, au sein des Hospices Civils de Lyon. Le pancréas n’est pas implanté dans le corps du patient. Les patients sont en effet munis d’une micropompe à insuline fixée sur eux, d’un capteur et un smartphone. Le capteur de glucose, connecté au smartphone, mesure en continu le taux de sucre dans le sang et commande la pompe à insuline via un algorithme.

    Un moins après le début du protocole d’expérimentation, l’équipe médicale souhaite faire un premier bilan, en compagnie de deux patients participant au test. Ce bilan aura lieu le 26 juin 2017 à 14h30 au Centre Hospitalier Lyon Sud.

  • Télémédecine : Teladoc rachète le groupe de second avis médical Best Doctors pour 393 millions d’€

    440 millions de dollars, soit 393 millions d’euros : tel est le montant auquel Teladoc a annoncé acquérir le groupe de second avis médical Best Doctors.

    Teladoc a développé une plateforme de téléconsultation qui compte aujourd’hui 7500 clients – assureurs, établissements et employeurs – aux États-Unis, soit 20 millions d’utilisateurs.

    De son côté, Best Doctors est un groupe qui vise à permettre aux personnes confrontées à des difficultés de diagnostic ou de choix de traitement d’avoir accès à un second avis médical, avec un réseau de 50 000 spécialistes partout dans le monde. Best Doctors a une clientèle BtoC, mais aussi BtoB (assureurs, entreprises…)

    Ce rachat va permettre à Teladoc d’élargir son offre de téléconsultations et sa présence à l’international, 40 % du chiffre d’affaires de Best Doctors étant réalisé hors États-Unis.

    Il témoigne également de la consolidation en cours du secteur de la télémédecine aux États-Unis.