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  • Servier noue un partenariat avec la plateforme Plug & Play Health & Wellness (Silicon Valley)

    Le laboratoire Servier annonce le 27 juin 2017 son partenariat avec la plateforme américaine Plug & Play Health & Wellness. Ce partenariat conclu pour une durée de trois ans, est une première pour un laboratoire pharmaceutique français. Plug & Play est une plateforme réunissant les start-ups spécialisées e-santé de la Silicon Valley.

    Un partenariat fondé sur l’axe technologique

    Servier est le huitième laboratoire pharmaceutique à rejoindre Plug & Play en tant que partenaire.

    Plug and Play n’est pas une start-up stricto sensu mais une plate-forme d’innovation mondiale qui met en relation les start-up et les grandes sociétés. Sa plate-forme Health & Wellness réunit les acteurs de l’e-santé de la Silicon Valley.

    Ce partenariat a pour objectif de donner à Servier l’accès à des innovations issues du secteur de la santé californien. Servier souhaite en effet rapprocher les écosystèmes technologiques de la santé de Paris et de la Silicon Valley.

    Servier déterminera également l’approche technologique du programme Health & Wellness et aidera à sélectionner les 20 prochaines start-up retenues.

    Les contours de la stratégie digitale de Servier

    La stratégie de Servier pour se positionner sur le digital cible uniquement les partenariats avec les start-ups.

    Chaque partenariat s’articule autour d’un projet. L’investissement de Servier est de 10 M€ par projet sur une durée de 2-3 ans avec un objectif de retour sur investissement en trois ans. 

    Cette stratégie s’est mise en place grâce à We Health, une filiale de Servier créée en novembre 2016 permettant d’identifier les futurs partenaires.

    Le partenariat avec Plug & Play Health & Wellness constitue une évolution dans la stratégie du groupe. Cela tient à la nature de la plateforme américaine qui est un accélérateur de start-ups en e-santé.

    Un tel partenariat pourrait faire de Servier un partenaire récurrent avec les start-ups de la Silicon Valley renforçant son positionnement en matière de santé numérique. 

  • Appel à manifestation d’intérêt mobilité-santé (Medicen – Mov’eo)

    Les pôles de compétitivité Medicen Paris Region et Mov’eo ont lancé un appel à manifestation d’intérêt commun le 27 juin 2017 sur le thème « Mobilité-santé ».

    Trois axes thématiques ont été identifiés :
    • Santé (surveillance cardiovasculaire, mal des transports…) ;
    • Amélioration des moyens de déplacement pour les personnes présentant des troubles de la mobilité (handicap, épilepsie, vieillissement…)
    • Bien-être (capteur cardio-fréquencemètre, tension, qualité de l’air, vigilance…).

    Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 7 septembre 2017.

    Objectifs de l’AMI

    L’objectif de cet Appel à Manifestation d’Intérêt (AMI) national lancé par Medicen Paris Region et Mov’eo est d’identifier des partenaires académiques/cliniques et industriels (startup, PME, ETI, Grandes Entreprises) qui seraient intéressés par les sujets au croisement des filières santé et automobile/mobilité et portant de vrais enjeux pour la santé et la mobilité de demain à travers l’émergence puis le montage de projets collaboratifs de R&D public/privé.

    Modalités pratiques

    • Une fiche d’information et un formulaire disponibles sur le site de Medicen doivent être retournés au pôle de compétitivité avant le 7 septembre 2017.
    • Une réunion de restitution aura lieu le 21 septembre de 9h à 13h30 à l’Institut de biomécanique humaine Georges Charpak, 151, Boulevard de l’Hôpital 75013 PARIS.

  • Philippe El Saïr élu président du GCS Hôpitaux universitaires du grand Ouest (HUGO)

    Philippe El Saïr, directeur général du Centre Hospitalier Universitaire de Brest, a été élu président du Groupement de Coopération Sanitaire Hôpitaux Universitaires du Grand Ouest (HUGO), mi-juin 2017, pour un mandat de 4 ans.

    Il prend la suite de Yann Bubien, nommé directeur adjoint du cabinet d’Agnès Buzyn, ministre de la Santé.

    LE GCS HUGO rassemble les CHU d’Angers, Brest, Nantes, Rennes et Tours, le CHR d’Orléans), l’Institut Cancérologique de l’Ouest, et les centres hospitaliers du Mans et de la Roche sur Yon.

  • Hôpital numérique : Nantes met le cap sur 2026 avec un nouveau CHU connecté et ambulatoire

    Le 20 juin 2017 le projet du futur CHU de Nantes a été dévoilé : 225 000 m² de superficie pour une emprise totale de 10,1 ha, 1 384 lits, 58 salles de bloc opératoire et la perspective de réaliser 64% des séjours en ambulatoire, tel est l’envergure du projet dont la construction doit être lancée en 2020 pour être achevé en 2026.

    Le principal trait de ce nouveau centre hospitalier est l’intégration de la dimension numérique au sein de sa structure et des processus médicaux qui en émanent.Le budget annoncé est de 953 millions d’euros toutes dépenses confondues.

    Le site du nouveau CHU  a été conçu autour d’un centre névralgique, à  savoir le plateau technique spécialisé auquel sont reliés de manière concentrique les autres services selon une hiérarchie qui respecte les flux des soins: urgences, soins critiques au nord, pôles cliniques MCO (médecine, chirurgie, obstétrique) et secteurs d’hébergement.

    Un hôtel hospitalier d’une centaine de chambres a été prévu en appui du développement de l’ambulatoire.

    Un CHU connecté

    Les nouvelles technologies seront présentes aussi bien dans l’infrastructure et les services généraux que dans le système des soins.

    Le CHU sera doté de systèmes intelligents qui garantiront la sécurité et la performance des bâtiments composants le CHU. Il sera équipé de tableaux de bord automatisés afin de suivre la consommation en énergie, eau et fluides médicaux.

    Les plateaux techniques seront dotés d’équipements numériques et robotisés afin de permettre la traçabilité informatisée, la télémaintenance ou encore la gestion de stock automatisée. 

    De même, l’accès aux locaux sera géré par des systèmes informatiques, à l’instar de la vidéo-surveillance et de la gestion des incendies et de la sécurité et enfin la localisation des biens et des personnes.

    La logistique du centre reposera sur un système de transports automatiques lourds par des véhicules à guidage automatique, un réseau de transport automatique léger, un système automatisé d’évacuation du linge et de déchets et des distributeurs automatiques de vêtements.

    Par ailleurs, le centre sera connecté à un large réseau afin d’interagir avec les professionnels de santé, la communauté académique et aussi avec les usagers, praticiens libéraux ou entrepreneurs du secteur médical. La digitalisation de la communication autour du patient a pour objectif de rendre son parcours plus simple et plus fluide. Les outils comme la domotique, les objets connectés, les portails patients et professionnels de santé serviront le même dessein.

    Un CHU « 4P »

    Le CHU revendique se positionner sur les innovations en matière des techniques médicales et notamment en génétique.

    Il sera un acteur actif de la médecine de demain, la médecine des 4P, à savoir préventive, prédictive, personnalisée et participative, voire « renversée », c’est-à-dire capable d’éradiquer la maladie avant l’apparition des symptômes.

  • Mêlée Numérique à Toulouse autour du numérique et de l’innovation du 18 au 24 septembre 2017

    La semaine de la Mêlée Numérique à Toulouse rassemble les professionnels du secteur du numérique, pour échanger, et développer leurs activités et leur réseau.
    Cette année, la semaine s’organisera autour du thème « Comment fait-on? » avec notamment 3 grands axes :
    • Life : la vague du numérique amène de nouveaux modes de vie, aussi bien dans le quotidien professionnel que personnel.
    • Business : comment vendre, recruter, manager, fidéliser dans un monde hyper connecté ?
    • Territoires : comment accompagner de manière durable et efficace les territoires dans la transition numérique ?

    La Mêlée Numérique se tiendra Quai des Savoirs à Toulouse du 18 au 24 septembre 2017.

    Au programme 

    Durant la semaines, les grands enjeux du numérique seront abordés : 

    • Big Data,
    • Robotique,
    • Intelligence artificielle,
    • Drones,
    • Open innovation,
    • E-Business et notamment E-santé,
    • Smartcity,
    • Réalité virtuelle et augmentée,
    • Systèmes d’information,
    • Start-up et entreprenariat 
    • Formation et emploi 

    L’évènement est gratuit et ouvert à tous. 

  • Etude : l’épidémiologie à partir du crowdsourcing présente des risques (AJPH)

    Les données de santé issues des plateformes de crowdsourcing doivent être utilisées avec précaution. D’après une étude* parue dans l’American Journal of Public Health le 22 juin, certains groupes de population sont mal représentés. Les résultats d’études menées à partir de ces data peuvent conduire à des conclusions erronées.

    L’épidémiologie à l’heure d’Internet

    Mener des études épidémiologiques demande beaucoup de temps aux chercheurs. Ces derniers se montrent particulièrement vigilants quant à la constitution d’échantillon représentatif de la population. Récupérer les données sur des populations spécifiques représente souvent un travail de titan.

    Face à ce défi, les plateformes de crowdsourcing représentent une opportunité intéressante pour récupérer des masses de données, pour un coût final faible. La méthode est déjà très utilisée dans les sciences sociales et en psychologie. Des chercheurs de l’Université de Californie à San Francisco (UCSF) ont donc voulu savoir si ces données de plus en plus utilisées dans le domaine médical étaient fiables.

    Une plateforme de crowdsourcing de 500 000 membres

    Les auteurs de l’étude ont utilisé la plateforme de crowdsourcing la plus importante au monde, Amazon Mechanical Turk, qui compte plus de 500 000 membres anonymes. Parmi eux, un peu plus de 2000 Américains de plus de 18 ans ont participé à l’enquête, . Leurs données de santé et plus particulièrement leurs facteurs de risque cardiovasculaire ont été collectées. Ils les ont ensuite comparés aux données issues de la plus grande étude épidémiologique jamais menée par téléphone par les Centers for Disease Control (CDC) et le Prevention Behavioral Risk Factor Surveillance System. Le questionnaire comportait des items sur l’origine ethnique, le niveau de revenu, de diplôme, l’emploi, ainsi que des éléments pouvant influencer la mortalité et la morbidité cardiovasculaire.

    Une population peu représentative

    Les participants issus de la plateforme de crowdsourcing n’avaient pas le même profil que ceux issus de l’enquête nationale :

    • Les 20-29 ans étaient sur-représentés.
    • Les 40-45 étaient sous-représentés.
    • Ils avaient tendance à être souvent moins d’origine hispanique et plus souvent caucasiens
    • Leur niveau d’éducation était plus élevé.
    • Chez les 40-59 ans, les 2 échantillons de population étaient similaires en terme de tabagisme, diabète, hypertension et hyperlipidémie.
    • Les + de 60 ans étaient très difficiles à atteindre par le biais du crowdsourcing.

    Prudence pour la médecine de précision

    La généralisation de résultats issus de données de crowdsourcing demande donc des ajustements statistiques. Le fait que les volontaires s’auto-sélectionnent crée un biais dont les chercheurs doivent avoir conscience. Une notion que les auteurs jugent importante à l’heure où l’initiative sur la médecine de précision lancée par le NIH, l’institut de recherche biomédicale le plus important des Etats-Unis, va recruter tous ces volontaires par Internet.

     

  • TMS

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  • Japet prépare la mise sur le marché d’Atlas, un exosquelette pour soigner la lombalgie chronique

    La start-up Japet Medical Devices a présenté son exosquelette « Atlas » à l’occasion d’une visite organisée par le Snitem le 22 juin 2017.

    Destiné à la rééducation dans les cas de lombalgie chronique, l’exosquelette est une ceinture en textile comportant des capteurs de position et quatre micro moteurs électrique.

    En fonction des mouvements du patient, les moteurs déclenchent des vérins poussant la partie supérieure du tronc en vue de soulager le patient. Outre une fonction antalgique, Atlas cible également la rééducation. Il s’agit à ce jour du seul exosquelette ciblant la lombalgie chronique et permettant au patient une mobilité dans ses mouvements.

     Une stratégie ciblant l’ambulatoire

    L’exosquelette Atlas a une fonction de rééducation. La stratégie commerciale de Japet cible les centres de rééducation et les kinésithérapeutes. Une télécommande permet de régler l’effort. Atlas se distingue par deux aspects : la possibilité de garder le tropisme des muscles par l’action des micros moteurs et la mobilité du patient à l’inverse des autres exosquelettes.

    Les données collectées par les capteurs sont transmises à une application permettant au patient ainsi qu’au professionnel de santé de suivre l’évolution de la rééducation en temps réel. Ces données sont accessibles à tout moment par le médecin et le patient. Cette application contient également des serious games à destination du patient pour améliorer sa mobilité. La plateforme est actuellement en cours de développement. 

    Ciblant le suivi ambulatoire, Atlas implique une innovation organisationnelle :

    • prescrire en temps réel alors que le patient est à la maison ;
    • diminuer le temps d’hospitalisation dans les centres de rééducation pour les cas de lombalgie chronique.

    Des essais cliniques prévus pour l’automne 2017

    Des essais cliniques vont commencer en automne prochain. Le but est de démontrer l’effet antalgique de l’exosquelette.

    Les prochains essais cliniques comporteront :

    • un parcours avec des activités fonctionnelles : différents gestes à effectuer (un parcours standard) pour voir si les gestes sont mieux tolérés avec le DM et pour définir le type de geste que le patient peut faire ;
    • une étude posturale sur le dispositif scanner OS.

    Il est prévu qu’une trentaine de personnes sur une durée de quelques mois (environ 6 mois) participent à ces essais qui seront financés par le CHRU de Lille. 

    De multiples partenariats

    Parmi les différents partenariats de Japet, il est possible de noter :

    • le CHRU de Lille, qui accompagne gratuitement des start-ups : prêt de locaux et financement des essais cliniques. Le CHRU accueille actuellement trois start-ups dans ses locaux et fournit son expertise scientifique en vue de prochaines publications ;
    • SOSV : il s’agit d’un fonds de capital-risque américain ayant financé Japet à hauteur de 160 000 €. Ce même fonds les a sélectionnés pour intégrer un accélérateur de start-ups à Shenzhen (Chine) appelé HAX. Les fondateurs de Japet ont déjà passé trois mois en Chine pour peaufiner leur premier prototype. Ils y retourneront cet été pour diminuer le bruit des moteurs et alléger l’exosquelette ;
    • BPI France : financement et conseil.

    Concernant le financement, une levée de fonds 1,5 M € est actuellement en cours. Japet prévoit également de répondre l’année prochaine à plusieurs appels d’offre.

    Outre les essais cliniques, Japet a également annoncé que le marquage CE de son innovation était prévu pour mars 2018. Il serait mis sur le marché suivant cette date (fin 2018) à destination des centres de rééducation et des cabinets de kinésithérapie sous forme de package : ceinture exosquelette en 3 tailles et accès à la plateforme pour un montant de 15 000 €. Le marché visé pour l’instant est le marché européen. 

  • Blockchain : Accenture et Microsoft créent une carte d’identité numérique

    Créer une carte d’identité numérique pour plus d’1 milliard de personnes qui n’en possèdent pas, et leur permettre ainsi d’accéder aux soins (et autres activités et services de la société comme le vote, la banque, l’éducation, l’immobilier), tel est l’objectif du prototype élaboré par Accenture et Microsoft.

    Fondé sur la technologie blockchain, le prototype de carte d’identité numérique ID2020 a été présenté lors d’un sommet des Nations Unies en juin 2017.

    Une carte d’identité numérique pour accéder, entre autres, aux soins 

    Près d’un milliard de personnes dans le monde n’auraient pas de carte d’identité officielle. Or, la carte d’identité permet d’accéder aux droits et services offerts par la société : voter, mettre de l’argent en banque, avoir un toit, s’éduquer, mais aussi accéder au système de santé. 

    C’est à partir de ce constat qu’Accenture et Microsoft ont décidé de lancer un prototype de carte d’identité digitale. L’ID2020 se fonde sur la technologie blockchain d’Accenture ainsi que son système biométrique et le cloud de Microsoft. 

    Des données sécurisées 

    Le prototype ne stocke pas d’informations personnelles, mais permet seulement aux utilisateurs d’autoriser l’accès aux données « off-chain ». Les utilisateurs auraient le contrôle de leurs données et choisiraient d’en autoriser l’accès ou non. Ce système sécurisé permettrait aux utilisateurs d’accéder à et de partager leurs données d’identité, de façon contrôlée, mobile et surtout sans crainte de perdre des documents ou informations. 

  • Audition : lancement de l’application Ava pour faciliter la discussion avec les malentendants

    Permettre aux sourds et aux malentendants de suivre des conversations de groupe en leur indiquant en temps réel et par messages texte ce qu’il se dit, tel est le but de l’application Ava qui fait son lancement le 5 juillet 2017 France. L’application est présente aux Etats-Unis depuis 2014 .

    Retranscription des conversations en temps réel grâce à l’Intelligence Artificielle

    L’application Ava retranscrit les discussions de groupe et procède à la distinction de chaque membre participant grâce à un système de reconnaissance vocale. Ce dispositif repose sur un système d’intelligence artificielle qui attribue une couleur à chaque utilisateur. 

    Deux conditions sont nécessaires pour l’utilisation de l’application:

    • avoir une connexion internet, même à faible débit,
    • tous les participants ont téléchargé l’application.

    Lancement en France

    En France, 6 millions de personnes sont touchés par des symptômes de malaudition. Ava propose deux abonnements:

    • 5 heures de retranscription de discussions par mois gratuites,
    • illimité pour 29,90€ par mois.