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  • Silver éco : Oui Care consolide sa place dans les services à domicile avec l’achat d’Interdomicilio

    Le Groupe Oui Care spécialisé dans les services à domicile annonçait le 4 juillet 2017 l’achat de l’espagnol Interdomicilio, acteur majeur des services à domicile en Espagne, également présent au Portugal et en Amérique latine.

    Cette opération marque une étape décisive dans la vie de cette ETI (entreprises de taille intermédiaire) française, qui en 2016 a pu bénéficier du programme d’accompagnement et de soutien au développement de la Bpifrance.

    Grâce à cette opération, les deux parties espèrent asseoir leur position sur les marchés actuels et accélérer la conquête de nouvelles parts de marché.

    Au vu du marché actuel, le groupe se projette déjà en 2026 en espérant multiplier par 10 son volume d’affaires pour atteindre les 2 milliards d’euros.

    Une première acquisition à l’international

    Par l’achat d’Interdomicilio, Oui Care fait sa première acquisition à l’international et agrandit ses effectifs de 450 collaborateurs supplémentaires. Oui Care gagne également 4 500 clients et bénéficie de 35 agences.

    Cette opération permet à Oui Care de gagner une présence en Espagne ainsi que dans d’autres pays dans lesquels le fournisseur de services à domicile créé en 2010 avait déjà réussi à se créer des parts de marché et parmi lesquels on comte son voisin le Portugal, mais également le Mexique et la Colombie outre-Manche.

    Le Groupe Oui Care compte désormais 17 500 collaborateurs, près de 400 agences réparties dans 5 pays et affiche 5 marques à son portefeuille :

    • o2.fr
    • apef-services.fr
    • france-presence.fr
    • laconciergerie-o2.fr
    • Interdomicilio.

    Ambitions et perspectives d’évolution du Groupe

    Le marché des services à la personne est aujourd’hui estimé à 40 milliards d’euros, dont 20 milliards réalisés par le travail au noir.

    Sur ce dernier point, les deux partenaires partagent la vision stratégique du secteur des services à domicile : ils jugent primordial de professionnaliser et de valoriser les métiers afin d’assurer des services de qualité.

    D’ici 10 ans, le Groupe prévoit de multiplier par 10 son volume d’affaires et espère atteindre 2 milliards d’euros en 2026.

    Cet objectif découle de la stratégie à long terme du Groupe Oui Care qui affiche par ailleurs son ambition de devenir un leader mondial des services à domicile dans les 20 années à venir.

  • Financement : les spécialistes de la CSMF favorables à la rémunération à l’épisode de soins

    L’union nationale des médecins spécialistes de la CSMF est « disponible pour engager la négociation » sur la rémunération à l’épisode de soins, indique le syndicat dans un communiqué du 6 juillet 2017.

    S’il reconnaît une « parfaite légitimité éthique et d’indéniables vertus économiques » au paiement à l’acte, le syndicat propose également de lancer la réflexion sur le financement « à l’efficience, par répartition des gains de productivité », en s’inspirant des Accountable care organizations américaines.

    Cette prise de position intervient dans un contexte où l’Assurance maladie porte la proposition d’expérimenter le financement au parcours de soins dans la LFSS 2018.

  • Infrastructures : la Cour des comptes européenne lance un audit sur la politique haut-débit de l’UE

    La Cour des comptes européenne a annoncé le 5 juillet qu’elle examinera la politique haut-débit établie par la Commission européenne.

    Il s’agira de vérifier l’état des stratégies de la Commission européenne et des États membres en vue de garantir une couverture par le haut-débit rapide en Europe d’ici 2020.

    Plus concrètement, il s’agira de vérifier que le financement est suffisant pour atteindre l’objectif de la politique en matière de haut-débit et que la couverture sera homogène dans les pays membres.

    Des études réalisées par la Commission européenne et la Banque européenne d’investissement indiquent que jusqu’à 270 MA € seront nécessaires pour atteindre les objectifs 2020 en matière de haut débit.

    À ce jour, le financement alloué par l’UE aux infrastructures à haut débit représente plus de 11 MA € et vient compléter les investissements d’opérateurs privés et les fonds publics octroyés par les États membres.

    La couverture haut-débit est un enjeu essentiel au déploiement de la santé numérique en Europe que ce soit pour le déploiement de l’innovation que pour la gestion et le traitement des données de santé.

    Par ailleurs, l’augmentation des données, des IoT et plus largement des débits de téléchargement descendant et ascendant rendent d’autant plus cruciaux le déploiement de la politique haut-débit européenne notamment pour les services et les applications innovants qui constituent l’infrastructure des services avancés de santé en ligne.

  • Health & Tech Intelligence

    Une équipe d’analystes-rédacteurs, experts du secteur.

    Direction

    Sandrine DEGOS

    Présidente, directrice de publication


    Dr Béatrice FALISE-MIRAT

    Directrice scientifique


    Jérôme JELOCHA

    CTO-COO


    Rédaction

    Cécile DAVID

    Responsable éditoriale, analyste-rédactrice


    Matthieu RICHARD-MOLARD

    Analyste-rédacteur


    Caroline TANTART

    Health & Tech Research



    2 correspondantes :

    Cécile COUMAU

    Analyste-rédactrice, études scientifiques (correspondante)


    Catherine HESSE (ex Igas)

    Analyste-rédactrice, médico-social (correspondante)



    4 contributeurs experts :

    Jocelini DO REGO

    Expert healthcare innovation


    Alice GASSELIN

    Experte complémentaires santé/mutuelles/assurances


    Solène MOCHEL

    Experte gouvernance des données / ESMS


    Jordan WISNIEWSKI

    Expert affaires publiques (France & international)


    2 stagiaires :

    Seda DEMIRCI


    Zeineb TOURKI


    Communication & réseaux sociaux

    Yasmine ACHOUR


    Léane DESBROSSES


    Abonnements

    Vincent BOUIC

    Directeur Industrie de santé et numérique


  • Save the date: Health & Tech for People, Digital disruption ! Paris, december 2017

    Take part in the first international Health & Tech for People conference on the 13th of December at UICP – Paris in France.

    • How do digital technologies transform patient pathways and empowerment citizen ?
    • How can healthcare providers take advantage of ICT to deliver better more relevant care and measurable outcomes ? 
    • Is the value based care model the best way to promote innovation in a sustainable global health system ?

    Patients now have become real actors in different health proposals. In this e-health world full of new technologies and opportunities, today’s challenge will be how to better include patients and the citizens as the heart of our healthcare system.

    Organizing such an international conference is a great opportunity to compare existing economic models, digital approaches in the healthcare industry and discover new ways to change healthcare organizations.

    The conference will consist of different workshops, presentations and debates on the 3 following topics, which will be shared, explained and challenged by a high level panel of speakers from all over the world:

    • What are the expectations of citizen-patients?
    • How do digital’s solutions to transform the patient path?
    • Is value-based care a solution for e-health?

    Discover our website here.

    Our advisory scientific committee :

  • India: 1mg has become a leader start-up in the e-health market because of WhatsApp

    In India, emerging brands count on WhatsApp, a free Facebook service.

    With more than 200 million users in the country, the application enabled digital health start-up 1mg to become viral, even without its founder, Prashant Tandon, needing to spend any money to promote it.

    More than 9 million people have downloaded 1mg since 2015

    According to the annual internet trends report made by the US expert Mary Meeker, WhatsApp is the most popular Android app in the country, followed by Facebook Messenger and the core Facebook service, number five.

    « One of our users created a long WhatsApp message on what a public service it was, and people just started sharing it, » said Mr. Tandon, a graduate of Stanford Business School, who came back to India in 2009 to create digital tools for the national health care system (source: CNBC). « We didn’t do any marketing to get where we are. »

    Since its launch in 2015, more than 9 million people have downloaded the 1mg application, which helps users research prescription drugs and find the lowest prices.

    1mg helps consumers better control their health expenses

    Prashant Tandon began its entrepreneurial activities by creating in 2011 its first company, HealthKart, which sold health and wellness products online. Then, he co-launched in 2015 1mg after noticing that there was a big price differential between the various generic medicines in India.

    The businessman expected that his product would become somewhat popular, as most people in the country have an incentive to check pricing as they buy their drugs out-of-pocket. He gathered information about the medicines from specialized books, pamphlets and distribution record.

    Buying prescription drugs, ordering tests, consulting online

    Developers of 1mg then put the database on an application and later added a transaction component so consumers could use it to buy prescription drugs, order diagnostic tests and consult with a physician online. This strategy proved to be particularly attractive for people living in rural areas with little access to doctors.

    The success of the start-up attracts US investors

    Currently, 1mg gets 65 million page views per month, said its CEO, a success that makes it one of the largest digital healthcare companies in the region.

    The rapid growth of the company has attracted investors from Silicon Valley. Maverick Capital, Sequoia Capital and Omidyar Network enabled 1mg to raise US$16 million (€14 m) in 2016.

  • Etude : les serious games améliorent la mémoire dans les troubles cognitifs légers

    Un serious game développé par des chercheurs de l’Université de Cambridge a permis d’améliorer la mémoire chez des patients atteints de démence légère. Les résultats de l’étude* publiée dans l’International Journal of Neuropsychopharmacology montrent un effet positif sur la mémoire épisodique de ces patients qui ne bénéficient actuellement d’aucun traitement efficace.

    Les serious games ont déjà été expérimentés chez des personnes souffrant de la maladie d’Alzheimer. L’Institut du cerveau et de la moelle épinière (ICM) a même développé le sien et il a permis d’améliorer l’attention et la concentration des malades. En revanche, de tels jeux vidéo n’avaient pas encore été testés chez des personnes souffrant de trouble cognitif léger. En outre, à ce stade intermédiaire entre le vieillissement cognitif normal et la démence, aucun médicament n’a été approuvé à ce jour.

    De l’entraînement cognitif sur Ipad

    Des chercheurs de l’Université de Cambridge ont donc développé un jeu d’entraînement cérébral pour cette catégorie de patients qui souffrent de troubles de la mémoire quotidienne et de problèmes de motivation. Et ils l’ont évalué dans une étude parue le 3 juillet dans l’International Journal of Neuropsychopharmacology. Un groupe de 42 malades a été randomisé en 2 groupes : un groupe contrôle qui a continué à suivre les soins traditionnels et un groupe qui a joué avec l’application huit fois 1 heure pendant 4 semaines.

    Sur un ipad, les participants devaient placer des figures géométriques au bon endroit. Pour chaque bonne réponse, ils recevaient des pièces d’or. Et progressivement, le jeu se complexifie, tout en s’adaptant aux performances du joueur. Un animateur, dans le coin de l’écran, les encourage à poursuivre leurs efforts.

    Une amélioration des troubles de la mémoire

    Les résultats montrent une amélioration des performances dans plusieurs domaines :

    • Les patients souffrant de trouble cognitif léger ont commis un tiers d’erreurs en moins à la fin de la session d’entraînement avec le serious game.
    • Ils ont amélioré de 40% leur score au test de mémoire épisodique, cette forme de mémoire qui permet de se souvenir d’événements quotidiens, tels que l’endroit où on a mis ses clés.
    • Ils mémorisaient davantage d’informations complexes que les membres du groupe contrôle.
    • Leur confiance et la mémoire subjective se sont améliorées.
    • Les participants ont déclaré qu’ils avaient apprécié le jeu et qu’ils étaient toujours motivés après les 8 séances.

    Ludique, l’atout du serious game 

    L’intérêt que les malades ont manifesté pour ce serious game est loin d’être secondaire. Les preuves d’un bénéfice à l’entraînement cérébral s’accumulent. Mais, la plupart de ces programmes sont basés sur des exercices répétitifs ennuyeux. La motivation des participants a donc tendance à s’émousser. Pour les chercheurs de l’Université de Cambridge, cette étude démontre qu’un tel serious game peut optimiser l’implication des patients. L’application permet aussi d’individualiser le programme d’entraînement tout en gardant son aspect ludique.

    « Nous espérons pouvoir poursuivre nos travaux sur un plus grand nombre de patients à des stades précoces du déclin cognitif mais aussi chez malades d’Alzheimer, ont déclaré les auteurs. Nous voudrions aussi mesurer pendant combien de temps les bénéfices cognitifs se maintiennent. »

  • Les prescriptions de l’Institut de l’Entreprise pour favoriser l’innovation en santé

    Le think-tank l’Institut de l’Entreprise a publié le 3 juillet 2017 son étude intitulée « l’innovation c’est bon pour la santé ».

    Cette étude, réalisée avec le soutien du laboratoire Roche et Dassault Systèmes établit un état des lieux de l’innovation dans le système de santé français.

    Elle définit la place de la santé numérique et les freins à l’innovation avant de d’établir plusieurs propositions pour favoriser l’innovation.

    Si les innovations numériques comportent de réels avantages dans plusieurs domaines en santé : applications pour améliorer le parcours de soin, déploiement de l’Open data en santé, l’Institut de l’entreprise note plusieurs freins à l’innovation :
    • un cadre réglementaire contraignant voire dissuasif pour les porteurs d’innovation
    • un cadre institutionnel peu adapté à l’innovation
    • des freins culturels : méfiance et effets d’école tendant à privilégier certaines pratiques.

    Les propositions pour favoriser l’innovation

    • Produire et adapter rapidement les méthodologies d’évaluation aux vagues d’innovations.
    • Substituer un contrôle ex post aux autorisations préalables pour toutes les innovations organisationnelles et/ou liées à la transformation numérique.
    • Un financement précoce de l’innovation sur l’ensemble des technologies de santé.
    • Le remboursement temporaire des innovations.
    • Des modalités innovantes de financement de l’innovation organisationnelle et de la transformation numérique.
    • Favoriser l’évaluation en vie réelle et le paiement à la performance des technologies innovantes en mettant en place des registres contraignants, alimentés au besoin par les données médico-administratives.
    • Développer un système de veille capable d’anticiper les impacts des innovations avant leur arrivée sur le marché.
    • Des programmes de conduite du changement pour favoriser l’adoption rapide des technologies à fort impact organisationnel et accompagner la transformation numérique inhérente.
    • Libéraliser l’accès aux données médico-administratives pour permettre la diffusion plus large des analyses sur les parcours de soins.

  • E-santé : Kyomed et le CHU de Montpellier renouvellent leur partenariat

    La start-up Kyomed annonce le 4 juillet 2017 le renouvellement de son partenariat avec le Centre Hospitalier Universitaire de Montpellier.

    Ce partenariat a été mis en place par un accord-cadre signé en 2016 afin de poursuivre le développement de bio-marqueurs de dispositifs médicaux en e-santé.

    Start-up créée en 2014, Kyomed est issue du projet CR2I Diagnos TIC Santé, porté par le pôle de compétitivité Eurobiomed. Elle concentre trois activités :
    • un living lab : plateau d’évaluation et de co-conception de solution e-santé ;
    • une plateforme d’identification et de validation clinique de biomarqueurs ;
    • un service d’évaluation clinique de dispositif innovants en santé.

    Le contenu de l’accord-cadre structurant le partenariat entre le CHU de Montpellier et Kyomed

    L’accord-cadre définit les objectifs, les moyens et la mise en œuvre des actions qui auront lieu à l’occasion du partenariat entre le CHU de Montpellier et Kyomed. Il comporte une convention spécifique qui précise :

    • les ressources nécessaires : missions de conseil, expertise, études bibliographiques ;
    • la mise à disposition de matériels ou locaux ;
    • la mise à disposition ou cessions de ressources biologiques ;
    • les modalités de dépôt de projets en commun en vue d’obtenir : des financements, de travaux de recherche et/ou de développement avec ou sans essais cliniques, de publications et communications de recherche ou encore de prestations de services et de recherche.

    Les objectifs du partenariat

    Le partenariat s’articule autour de trois objectifs principaux :

    • développer des technologies innovantes en e-santé : lancement de projets de recherche communs (collaboration de recherche, mise en commun de ressources, réponse conjointe à des appels à projets) ;
    • quantifier l’usage de la solution de santé développée et apprécier la façon dont les patients et les professionnels de santé l’intègrent dans leur quotidien ;
    • développer l’accès aux plateformes de recherche et ressources biologiques du CHU : Kyomed pourra recourir à 11 des 17 plateformes du CHU et proposer à ses clients d’avoir accès aux ressources du Centre de Ressources Biologiques (CRB-CHUM).

    Les travaux développés par le CHU de Montpellier et Kyomed

    À ce jour, le CHU de Montpellier et Kyomed mènent quatre travaux et projets autour des biomarqueurs :

    • l’application Allergy Diary sur la rhinite allergique ;
    • une application sur les maladies rares et la polyarthrite rhumatoide ;
    • une étude clinique initiée dans le domaine de la cicatrisation (ulcère veineux) ;
    • l’évaluation d’usages de dispositifs e-santé comme un pilulier intelligent selon la méthodologie du Living Lab de Kyomed. 

  • Pfizer sélectionne trois start-ups pour rejoindre son Healthcare Hub London program

    Le laboratoire Pfizer a annoncé le 5 juillet avoir sélectionné trois startups pour rejoindre son incubateur, le Healthcare Hub London Program.

    En rejoignant l’incubateur, les start-ups Cera (prestataire de soin sur demande), Echo (application de prescription) et Give Vision (réalité augmentée pour renforcer l’acuité visuelle) vont suivre un programme de 12 mois pour développer leur projet.

    L’objectif à l’issue de ce programme est d’intégrer leurs services au NHS (National Health Service) dans l’année suivante.