Le Pr François Faure, PDG d’Anatoscope, a accordé un entretien à Health&Tech Intelligence dans laquelle il revient sur la technologie brevetée de la start-up, qui lui permet de concevoir des modèles 3D des patients utilisés pour mettre au point des appareillages médicaux personnalisés.
Avec deux ans d’existence, Anatoscope a déjà des clients dans le dentaire et l’orthopédie.
Comment fonctionne la modélisation 3 D développée par Anatoscope ?
Notre logiciel crée automatiquement une modélisation 3D d’après toute source d’imagerie médicale, à l’aide d’une base de connaissances anatomiques et biomécaniques. Combinés à une technologie brevetée de modélisation du contact entre objets déformables, ces modèles 3 D des patients, dont le niveau de détail dépend de l’application, sont utilisés pour mettre au point des appareillages médicaux personnalisés ou améliorer les diagnostics.
Quelle est la valeur ajoutée de votre technologie par rapport aux autres techniques de modélisation 3 D ?
Nos maquettes sont mobiles, alors que l’imagerie en 3D est statique. Elles peuvent être mises en mouvement, repositionnées. Le temps de modélisation est par ailleurs fortement réduit par rapport à ce qui existait déjà sur le marché, par exemple en dentaire : il va de quelques secondes à trois minutes selon la maquette, respectant ainsi le temps clinique.
Dans quelles disciplines a-t-elle des applications ?
Nous nous sommes pour l’instant concentrés sur le dentaire et l’orthopédie, mais notre technologie est applicable pour toutes les prothèses et orthèses susceptibles d’être personnalisées. Nous ne travaillons pas à l’heure actuelle sur les prothèses implantables, car nous n’avons pas identifié de besoin de marché.
Nous commençons également à travailler dans l’imagerie médicale, notamment avec EOS Imaging.
Travaillez-vous avec les professionnels de santé ?
Nous travaillons en direct avec les fabricants de dispositifs médicaux – appareils dentaires ou prothèses. Nous sommes comparables à un équipementier automobile.
Quelles sont les perspectives de développement d’Anatoscope ?
Nous sommes actuellement 13, et devrions être entre 15 et 20 d’ici à la fin de l’année. Nous allons progressivement à l’international, sans démarche proactive, mais via nos clients qui exportent.