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  • Etude : les « hôpitaux-internet » chinois n’ont pas encore réglé l’accès aux soins

    En Chine, les « hôpitaux-Internet » se développent rapidement. D’après une étude* publiée le 4 juillet dans le Journal of Medical Internet Research, ils fournissent une prestation de soins en ambulatoire qui répond à une demande dans les provinces reculées. Cependant, ils se heurtent à deux obstacles : le manque de médecins disponibles en ligne et le non-remboursement des consultations.

    Le boom des services internet de santé en Chine

    L’accès aux soins en Chine pose un vrai problème de santé publique. La taille du pays, la désertification médicale dans certaines provinces et le manque de confiance dans les professionnels de premier recours ont fait émerger un nouveau concept : l’hôpital-internet.

    Ces structures de soins d’un nouveau genre s’inscrivent dans un secteur en plein boom en Chine. Le marché des services médicaux sur Internet a progressé de 37,7% entre 2014 et 2015. Le nombre d’utilisateurs de ces services était de 194,8 millions en 2016, soit 26,6% de tous les internautes.

    Le nouveau concept des « hôpitaux-internet »

    Le premier hôpital de jour totalement en ligne a été inauguré en octobre 2014 dans la province de Guangdong. Idéalement, la consultation dans un « hôpital-internet » se déroule de la façon suivante :

    • Les malades se rendent en consultation dans une structure de soins proche de chez eux
    • Ils consultent via Internet un médecin situé dans un grand hôpital
    • Grâce à une webcam et une plateforme de chat, le médecin mène son interrogatoire.
    • Le patient peut envoyer des images via Internet
    • Une machine prend les constantes du malade : température, tension, taux de glucose…
    • Le médecin fait un diagnostic et une prescription qui est envoyée quelques minutes plus tard au patient

    Ce nouveau concept se développe rapidement en Chine mais il n’a pas encore été évalué. Une correspondance parue dans le Lancet en 2015 avait dressé un premier état des lieux du premier « hôpital-internet dans la province Guangdong. En 6 mois, la fil active était passée de 200 à 500 patients par jour, dont 60% bénéficiaient d’une prescription, et ces soins étaient accessibles depuis un millier de villes.

    Deux an plus tard, des chercheurs chinois ont mené une étude transversale pour dresser le portrait de ces nouveaux types d’hôpitaux et pour évaluer leur capacité en terme d’offre sanitaire. Les résultats ont été publiés le 4 juillet dans le Journal of Medical Internet Research (JMIR).

    Les auteurs de l’étude ont recensé 68 « hôpitaux-internet », dont seulement 43 étaient en fonctionnement et 25 en construction. La plupart de ces établissements ont été créés par des opérateurs Internet (72%). Ensuite, viennent les hôpitaux traditionnels (16%), les prestataires informatiques (6%), les entreprises pharmaceutiques (3%) et enfin le gouvernement (3%).

    Les hôpitaux offrent aux patients différents modes d’accès aux soins en ambulatoire :

    • via un site internet dans 74% des hôpitaux
    • via une appli dans 42% des hôpitaux
    • via une consultation offline dans 37% des hôpitaux

    La consultation incluait :

    • un chat vidéo (dans 60% des cas),
    • une conversation téléphonique (19%)
    • l’envoi d’images (28%)

    Les faiblesses du système

    Le nombre moyen de médecins disponibles en ligne était compris entre 0 et 5. En fait, 30% des « hôpitaux-internet » recensés par les chercheurs ne permettaient plus d’accéder à des soins en ligne. Quant au coût moyen de la consultation, il était de 20 yuans (2,5 €).

    Ces moyennes cachent cependant quelques disparités. Si 79% des établissements étaient capables d’assurer les consultations, la prescription électronique et le suivi des soins, une petite minorité (9%) avait acquis les capacités de gérer les données de santé et les partageaient avec d’autres hôpitaux. 70% de ces structures avaient aussi développé un système de distribution des médicaments au domicile des patients. En revanche, les soins ne bénéficiaient d’une couverture d’assurance maladie que dans 14% des cas.

    Des consultations non remboursées et des médecins en ligne trop rares 

    L’étude publiée dans le JMIR montre une nette tendance au développement de « hôpitaux-internet ». Alors que le premier du genre est né en 2014, pas moins de 39 sont sortis de terre dans la seule année 2016. Pour autant, ce nouveau concept ne comble pas vraiment les inégalités. Les auteurs ont en effet constaté un « effet Matthieu », autrement dit ce sont les plus favorisés qui accroissent encore leurs avantages. Un seul établissement concentre 16 500 médecins en ligne, tandis que les 3/4 des structures en proposent moins de 5.

    « Les hôpitaux-internet chinois vont dans la bonne direction pour améliorer l’accès aux soins, estiment les chercheurs. Cette expérience devrait aider et inciter d’autres pays en développement à s’engager dans cette voie. Cependant, le secteur n’est pas arrivé à maturité, ajoutent-ils. La rareté des médecins en ligne et le manque de couverture sociale restent des obstacles à franchir. »

  • La Suisse développe un pansement connecté de surveillance à distance des plaies chroniques

    Le laboratoire fédéral d’essai des matériaux de recherche (Empa) en Suisse a communiqué le 4 juillet sur un pansement connecté à destination du personnel soignant.

    Ce pansement, encore au stade du développement avertit le personnel sur l’état de cicatrisation de la plaie, notamment dans le cas où celle-ci guérit mal et cela sans besoin de retirer le pansement.

    Un outil pour surveiller les plaies chroniques

    Le pansement est composé de plusieurs capteurs dont la fluorescence change d’intensité lorsque le PH de la plaie évolue que l’on peut voir via une lampe UV. 

    En effet, lorsque les plaies guérissent, le corps produit des substances spécifiques dans une succession complexe de différents processus biochimiques avec une variation de paramètres métaboliques.

    En fonction de la phase de guérison, par exemple, lorsque la quantité de glucose et d’oxygène augmente ou diminue, le pH lui aussi change. Toutes ces substances peuvent être détectées à l’aide de capteurs spéciaux.

    Ce pansement cible également le cas des plaies chroniques mais pourrait, selon les chercheurs de l’Empa, servir d’outil diagnostic notamment grâce, au travail en parallèle du CSEM (Centre suisse d’électronique et de microtechnique), qui développe actuellement un outil de lecture du PH pour avoir des mesures du PH plus précises pour les applications médicales.

    L’avenir du prototype serait donc la mise en place d’une application mobile permettant aux professionnels de santé de consulter les résultats de l’extérieur via la caméra d’un smartphone pour une plaie sans lumière UV.

    Cela permettrait également aux patients, de leur domicile, d’avoir la possibilité de déceler à temps une plaie qui évolue vers la chronicité.

  • Développement de la e-santé en Afrique francophone : pays impliqués, financeurs, et solutions

    Composée de 31 pays, l’Afrique francophone voit naître ces dernières années des initiatives plus ou moins institutionnalisées, plus ou moins éparses en matière de e-santé. Stratégies nationales, programmes internationaux ou encore solutions élaborées par des start-up, l’Afrique n’échappe pas à la vague e-santé actuelle.

    Health&Tech Intelligence propose cette semaine un panorama de la e-santé en Afrique francophone : pays les plus impliqués, financeurs, solutions développées.

    Les problématiques des territoires africains : la réponse par la e-santé 

    Le continent africain souffre d’une part d’une pénurie de professionnels de santé, notamment spécialistes, et d’autre part de déserts médicaux en termes géographiques. Il y a par exemple au Mali 1 dermatologue pour 1 million d’habitants alors 30 % de la population souffre de problèmes de peau. En Côte d’Ivoire, on compte seulement 58 cardiologues pour 22 millions d’habitants. Au Maroc, certaines zones sont tellement rurales qu’elles sont trop éloignées des centres de soins, et la population n’a alors pas accès aux soins. 

    Ainsi, la télémédecine et la m-santé semblent pouvoir répondre aux problématiques africaines : mises en réseau, mises en relation, géolocalisation des professionnels de santé, programmes de télémédecine, toutes les solutions mises en œuvre s’inscrivent dans le contexte géographique et démographique particulier du continent. 

    Initiatives publiques en matière de e-santé : programmes et stratégies à l’échelle nationale 

    Sur les 31 pays d’Afrique francophone, peu se dotent de stratégies nationales e-santé officielles. Les initiatives sont bien souvent privées (start-up, financements AFD ou fondation) et se cantonnent à l’échelle locale faute de moyens pour se diffuser. 

    Les organismes qui financent la e-santé en Afrique : AFD et Fondation Pierre Fabre en tête

    Outre les programmes financés, ce sont également des concours qui sont organisés pour promouvoir l’innovation en Afrique. Ainsi, le Start-up Digital Challenge Africa 2017, organisé par BPI France et l’AFD a récompensé 4 start-up e-santé. De son côté, l’ODESS a récemment primé les 9 projets innovants qui font avancer la e-santé dans les pays du sud, donc 6 concernant l’Afrique. 

    Les solutions et programmes e-santé mis en place : la prévalence de la m-santé 

  • Livre blanc de la blockchain pour les entreprises par la Emlyon Business School

    À l’occasion du BizHackathon Blockchain organisé par le campus Emlyon Business School Paris les 7 et 8 juin 2017, l’école, en partenariat avec le Medef et Blockchain Partner a édité un Livre Blanc sur la blockchain.

    Il a le mérite de retracer l’émergence de cette nouvelle technologie au service de la sécurisation des transactions et de ses premières applications. Selon le Livre, l’appropriation de cette nouvelle technologie est une condition indispensable du progrès économique.

    Bien que le recours à cette technologie soit encore timide en santé, à la différence de la finance ou de l’assurance, on commence à en voir l’utilité. Elle s’appliquera principalement aux registres de santé et permet déjà des échanges de données dans le cadre d’essais cliniques.

    Explorer la technologie appelle une organisation en consortium

    Face au défi d’appréhender cette nouvelle technologie et la maîtriser afin de servir ses besoins, une organisation collaborative s’impose. Indépendamment du secteur les entreprises s’associent au sein de consortiums dont le plus représentatif en santé est Hyperledger Healthcare Working Group aux États-Unis, qui a été créé en octobre 2016 et qui examine les possibles cas d’usage dans le secteur de la santé. À titre d’exemple, on y trouve la gestion des registres de santé, de l’identité et des smart contracts, contrats dont les clauses sont automatiquement validées et exécutées lorsque certaines conditions sont vérifiées. Accenture, Gem Health, Hashed Health, Kaiser Permanente, IBM et Hyperledger, qui en est le le leader, font partie des sociétés composant le consortium.

    L’écosystème et les cas d’usage en santé

    Il s’agit d’une technologie qui a le vent en poupe et elle a même trouvé grâce aux yeux des gouvernements et différents législateurs qui encouragent son application. Ainsi, le gouvernement britannique a déjà commandé un rapport en 2015 sur les applications potentielles de la blockchain pour améliorer les services publics dans les domaines tels l’identité et la santé.

    Dans la cartographie de l’écosystème de la blockchain, la santé ne pèse pas très lourd, nénamoins l’étude dénombre d’ores et déjà un certaine nombre d’entreprises qui ont pris le parti de se spécialisé sur la blockchain en santé –  Gem Health, Blockchain Health, Brontech et MedRec, abréviation de Electronic Medical Records on the Blockchain.

    Le cas d’usage le plus répondu actuellement est l’échange de données sur la santé des patients en bénéficiant d’un haut niveau de sécurité et IBM Watson, la FDA, Google et le NHS britannique sont déjà dessus.

    Les principaux avantages conférés à la technologie de la blockchain sont l’inaltérabilité des données et leur sécurisation quasiment infaillible. Elle permet ainsi à une structure de ne plus recourir aux administrateurs de données externes contribuant à éviter toute fuite. C’est une des raisons pour laquelle les acteurs de la santé sont favorables à l’introduction de la blockchain au sein même des structures hospitalières comme moyen de garantie et de conservation du secret médical.

  • Cliff Illig nommé PDG par intérim de Cerner, à la suite du décès de son fondateur Neal Patterson

    Depuis le 9 juillet 2017, Cerner, un des principaux éditeurs de technologies de l’information de santé est en phase de sélection d’un nouveau DG à la suite du décès du PDG ancien, Neal Patterson. Le comité exécutif a déclenché la procédure pour un plan de succession.

    Cliff Illig, cofondateur de Cerner et vice-président du conseil d’administration actuellement, a été nommé PDG par intérim et a souligné à quel point son prédécesseur a été visionnaire en permettant à la société une positionnement exceptionnel sur le marché des soins dans les années à venir.

    À noter que Cerner est l’éditeur du dossier patient informatisé (DPI) commercialisé sous le nom de « Cerner Millenium » qui a été déployé au CHU de Nantes et au CH de Valenciennes.

  • Télémédecine : Cegedim et Visiomed concluent un partenariat stratégique

    Cegedim annonce le 11 juillet 2017 avoir conclu un partenariat technologique stratégique avec Visiomed.

    Par ce partenariat, Cegedim s’engage à étudier l’intégration dans son offre à destination des professionnels de santé des dispositifs médicaux connectés développés par Visiomed. Le groupe accompagnera également Visiomed dans le suivi de la performance marketing et commerciale de son activité de vente de produits de santé grand public en officine.

    Pour rappel, Visiomed a récemment annoncé avoir obtenu le marquage CE pour sa station de télémédecine « Visiocheck ».

  • Colloque sur les logiciels partagés pour les cabinets libéraux – 14 septembre 2017 à Paris

    Présenter aux professionnels de santé libéraux les nouveaux systèmes d’information partagée, les logiciels métiers développés spécifiquement pour répondre au fonctionnement d’une équipe libérale comprenant différentes spécialités ou professions, tel est l’objectif du colloque organisé le 14 septembre par l’URPS Médecins Ile-de-France et ARDOC à Paris.

    Organisé avec le soutien du Groupement de Coopération Sanitaire Ile de France et de l’Agence Régionale de Santé Ile-de-France, ce colloque a pour ambition de faire évoluer les solutions logicielles proposées aux professionnels libéraux exerçant en équipe.

    Programme

    • 09h00 –  Accueil des participants
    • 09h15 – Introduction
      • Dr Frédéric Prudhomme, Vice-président de l’URPS médecins et Président de l’ARDOC
    • 09h30 – Présentation des principes d’un système d’information partagé Price Waterhouseouse Coopers (à confirmer)
    • 10h00 – La situation actuelle des équipes libérales : retour d’expériences sur 5 sites
      • Emmanuel Bataille, Directeur de programme, GCS SESAN
    • 10h30 – Partage de données : les précautions réglementaires
      • Avocat droit de la santé
    • 11h00 – Les solutions concrètes de l’Espace Numérique Régional en Santé
      • Eric Lepage, responsable pôle Information et données en santé, ARS d’Ile-de-France
    • 11h30 – Quels accompagnements pour vous aider à évoluer vers un SI partagé
      • Alexandre Grenier, directeur URPS Médecins
    • 12h00 – Pause déjeuner
    • 13h30 – Ateliers de la plateforme Terr-eSanté démonstration et des 10 solutions logicielles labellisées V2 pour l’exercice en groupe des éditeurs suivants :
      • Acteur.fr par AATLANTIDE
      • Axisanté par CGM
      • Chorus par ICT
      • éO par SILK INFORMATIQUE
      • Hellodoc par CGM
      • Hypermed par MEDASSIST
      • Maidis par MAIDIS
      • Medimust par MEDIMUST
      • MLM par CEGEDIM
      • Weda par WEDA

    Inscription et contacts

    Contacts

    • URPS : Alexis Vervialle – 01 40 64 56 90 -alexis.vervialle@urps-med-idf.org
    • Ardoc : Céline Pointe – 01 40 64 12 48 – celine.pointe@ardoc.fr

    Inscription

    Pour s’inscrire au colloque, cliquer ici

  • Data mining : Genoox boucle une levée de fonds de 6M$ (5,2 M€)

    La start-up israélienne Genoox annonce le 12 juillet 2017 avoir bouclé une levée de fonds de 6 M€ (5,2 M€) auprès de Inimiti Capital Partners et de Glilot Capital Partners afin de s’étendre sur le marché américain. D’autres investisseurs issus du domaine de la génétique font également partie des investisseurs.

    Genoox est spécialisée dans le data mining pour gérer et synthétiser les données cliniques. Cette start-up aide les structures (laboratoires, hôpitaux…) à intégrer le séquençage des données génétiques dans le parcours de soin des patients en utilisant les processus de data mining pour analyser, collecter et gérer ces données.

    Genoox a développé une plateforme permettant de simplifier la gestion des données et d’intégrer les informations génomiques dans le processus de choix du traitement des patients en accélérant la collecte, le séquençage, et l’analyse des données génétiques.

    En 2017, Genoox a annoncé un partenariat avec le gouvernement israélien pour analyser le séquençage de données génétiques de plus de 100 000 citoyens israéliens. 

  • Europe : la présidence estonienne lance une consultation sur la santé numérique, une roadmap à venir

    L’Estonie, qui assure la présidence de l’Union européenne de juillet à décembre 2017, a fait de la libre circulation des données la priorité de son mandat, et lancé dans ce cadre une large consultation sur la santé numérique début juillet 2017. Ouverte jusqu’au 30 août 2017, cette consultation porte sur les opportunités, les barrières à franchir et les solutions permettant de développer une véritable politique de santé numérique en Europe et de rendre concrète la libre circulation des données.

    Des groupes de travail sur des thématiques spécifiques ont également été créés pour élaborer des priorités et un programme d’action.

    Les conclusions de la consultation seront présentées lors de conférence « Health in the Digital Society. Digital Society for Health », co-organisée par le ministère des Affaires sociales d’Estonie, la European Connected Health Alliance (ECHAlliance) et HIMSS Europe, à Tallinn, du 16 au 18 octobre 2017.

    Les organismes signataires de la déclaration formeront un groupe de travail permanent qui mesurera et évaluera les progrès tangibles de la numérisation des systèmes de santé en Europe, en lien avec la Commission européenne, à partir d’indicateurs, d’études de cas et d’exemples concrets de mise en œuvre.

    Priorités des groupes de travail thématiques

    Quatre groupes de travail, composés d’experts de haut niveau et de porteurs d’initiatives en santé numérique, ont été constitués, sur les thèmes suivants :

    • une feuille de route sur la convergence des standards d’interopérabilité et des protocoles de télésanté ;
    • des campagnes sur le don volontaire de données ;
    • les principes d’un cadre légal pour faciliter la libre circulation des données et la réutilisation des données ;
    • des recommandations pour la transformation numérique et la gestion du changement dans les organismes de santé.

    Les conclusions des groupes de travail seront publiées en septembre 2017, et comporteront une feuille de route ainsi qu’un plan d’action à destination des parties prenantes qui souhaitent avancer sur ces sujets spécifiques.

    Digital Health Society : le contenu provisoire de la déclaration

    La déclaration pour une société du numérique en santé s’articule autour des opportunités présentées par la santé numérique, des obstacles à franchir, et des actions à mener par les différentes parties prenantes.

    Opportunités

    Pour les citoyens et les patients :

    • l’empowerment et l’éducation à la santé ;
    • l’amélioration de la communication avec et de l’accès aux soins et aux professionnels de santé ;
    • la santé personnalisée : traitements innovants et interventions centrées sur le patient à partir des données personnelles, conseils et motivation à améliorer leur statut de santé.

    Pour les fournisseurs de soins et les professionnels de santé :

    • meilleure intégration des services ;
    • passage du curatif au préventif ;
    • amélioration de l’efficience des soins : optimisation des flux de patients, coordination des soins…

    Pour la recherche :

    • résolution de problèmes complexes ;
    • plus grande rapidité dans l’identification de traitements innovants.

    Pour l’industrie :

    • opportunité de diversification et de croissance pour des entreprises d’autres secteurs ;
    • création de start-up innovantes ;
    • fertilisation croisée

    Pour les gouvernements :

    • adaptation des systèmes de santé en passant du curatif au préventif
    • amélioration de l’efficience et évaluation en continue

    Barrières

    Parmi les barrières identifiées dans la déclaration, on peut citer :

    • l’absence d’interopérabilité ;
    • le manque de cadre légal clair ;
    • l’absence de stratégie de gestion du changement dans les systèmes de santé ;
    • etc.

    Moyens d’action

    La déclaration liste les actions qui doivent être mises en place :

    • au niveau européen : accord fixant les conditions nécessaires pour permettre la libre circulation des données ;
    • au niveau des États membres : définition et mise en œuvre de stratégies pour la mise en place des EHR dans leur pays si ce n’est fait, campagnes de sensibilisation, etc.
    • au niveau des associations de patients ;
    • au niveau des professionnels de santé.

    Il est possible de contribuer à la consultation jusqu’au 30 août 2017.

  • Roland Berthilier et Isabelle Hébert nouveaux dirigeants de la MGEN

    La Mutuelle MGEN a annoncé le 11 juillet 2017 avoir nommé Roland Berthilier comme nouveau président, qui à son tour a désigné Isabelle Hébert comme directrice générale.

    Roland Berthilier a une longue histoire au sein de la MGEN, puisqu’il a commencé comme président de la section départementale MGEN du Rhône en 1990. Il était secrétaire général du groupe MGEN de 2005 jusqu’en 2013, date à laquelle il accède à la vice-présidence. Il est également l’un des vice-présidents de la Fédération nationale de la Mutualité française (FNMF).

    Il succède à Thierry Beaudet, candidat à la présidence de l’union mutualiste de groupe MGEN-Istya-Harmonie.

    Quant à Isabelle Hébert, qui a débuté sa carrière en assurance aux États-Unis, elle occupait depuis 2013 chez la MGEN le poste de directrice générale adjointe en assurances obligatoire et complémentaire. Avant d’intégrer la MGEN, elle a été directrice stratégie et marketing chez Malakoff Médéric de 2010 à 2013.