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  • Eté 2017 – Polynésie : la CPS signe la première convention de télémédecine avec Fenua MedEx

    Health&Tech Intelligence revient cette semaine sur l’information du mois d’août 2017. Aujourd’hui, retrouvez les informations de l’innovation Santé dans le domaine des Technologies.

    Le 31 juillet 2017, la Caisse de prévoyance sociale (CPS) de la Polynésie française et la société FENUA MedEx ont signé la première convention entérinant un projet de télémédecine à être déployé sur le territoire polynésien en transformant l’essai du projet pilote signé avec le ministère de la Santé et de la Recherche polynésien en juin 2016.

    La convention visant à donner accès aux soins à l’ensemble des assurés de l’atoll de Tetiaroa relevant des régimes de protection sociale gérés par la CPS, 24h/24 et 7j/7, prend rétroactivement effet du 1er janvier 2017 et sera tacitement renouvelée par période d’un an, mais pas pour plus de trois ans.

    Cette initiative repose actuellement sur un médecin inscrit à l’ordre local et conventionné et sept infirmiers qui ont réalisé 946 consultations en 2016. L’ambition de la société est dorénavant d’officialiser sous forme de convention ses services pour Marutea sud et Nukutepipi, deux atolls de l’archipel des Tuamotu.

    Le gouvernement local voit cette opération comme une impulsion au développement de la télémédecine de façon plus générale et estime qu’il est bien enclenché. Sur cette route, une collaboration étroite sous forme de partenariats entre les acteurs publics et privés semble être le modèle de développement le plus efficace.

    Fenua MedEx signait un contrat de projet pilote de médicalisation par la télémédecine pour l’atoll de Tetiaroa avec le ministère local de la Santé et de la Recherche de la Polynésie française le 2 juillet 2016.

    Dans un contexte d’isolement géographique dans lequel se trouve la population de l’atoll de Tetiaroa et d’absence de structure de santé publique, la télémédecine est le seul moyen permettant l’accès aux soins et ce de manière continue.

    La convention signée avec FENUA MedEx est le premier pas vers la concrétisation et la reconnaissance des actes médicaux via la télémédecine, bien qu’il s’agisse d’une pratique déjà répandue. Les salariés en zone isolée vont enfin pouvoir bénéficier d’une aide médicale pour laquelle ils payant des cotisations, mais dont ils ne pouvaient pas bénéficier dans les faits.

    La convention concerne l’ensemble des actes de téléconsultation, mais également les soins afférents, à l’exclusion des transferts.

    En contrepartie du service assuré, la CPS s’engage à verser une contribution mensuelle forfaitaire à la société FENUA MedEx (300 000 francs pacifiques, soit 2 514 euros), qui peut être revue en fonction des statistiques et les chiffres de l’activité.

  • Eté 2017 : Le Québec choisit Purkinje et Enovacom pour atteindre l’interopérabilité de ses systèmes

    Health&Tech Intelligence revient cette semaine sur l’information du mois d’août 2017. Aujourd’hui, retrouvez les informations de l’innovation Santé dans le domaine des Technologies.

    Le 24 juillet 2017, Enovacom annonçait que le Groupe d’Approvisionnement en Commun de l’Est du Québec (GACEQ) avait sélectionné deux éditeurs de logiciels liés par un partenariat, Purkinje et Enovacom, dans le cadre d’un appel à projet lancé avec l’objectif d’établir un système d’information sanitaire structuré au sein de la province du Québec.

    Le projet doit permettre à terme une organisation intégrée des services pour un parcours de soins plus efficace pour les patients et un partage de ses données par l’ensemble des acteurs du réseau de services de santé.

    Les deux éditeurs vont participer au déploiement de la solution visant à remplacer progressivement les différents agents d’intégration utilisés actuellement par les différents établissements de santé de la province du Québec.

    Le projet est piloté par le Centre Hospitalier de l’Université de Montréal (CHUM) et touchera plus de 50 structures de santé du Québec.

    L’opération a lieu dans le cadre de la restructuration du réseau de la santé et des services sociaux entamée par le ministère de la Santé et des Services sociaux du Québec en 2015. Plus concrètement, c’est l’unification et l’optimisation des systèmes d’information qui sont visées.

    Purkinje, entreprise canadienne est spécialisée dans les solutions en technologie de l’information à destination du secteur de la santé. Ses solutions permettent de gérer l’information médicale et partager les données cliniques. Elle est présente dans 600 cliniques et 5 hôpitaux au Québec et 600 établissements de santé hors Québec.

    Elle s’associe avec Enovacom qui va fournir sa plateforme d’interopérabilité, ou engin d’intégration, qui sera utilisée par l’ensemble des établissement de santé que Québec.

    Ce partenariat permettra entre autre le déploiement du dossier clinique informatisé (DCI) Cristal-Net, une solution française développée par le CHU de Grenoble, à l’échelle de l’ensemble du territoire du Québec.

  • Eté 2017 : Australie/Nouvelle-Zélande : les faits marquants de l’été sur le marché de l’e-santé

    Health&Tech Intelligence revient cette semaine sur l’information du mois d’Aout 2017. Aujourd’hui, retrouvez les informations de l’innovation Santé dans le domaine de l’innovation Technologique et de la zone Australie – Nouvelle Zélande.

    En bref :
    – Australie : validation du projet national dédié au développement de la santé numérique ;
    – Nouvelle-Zélande : un manifeste pour accélérer le développement de l’high tech dans la santé.

    Australie : les gouvernements régionaux vont davantage investir dans la santé numérique

    La stratégie nationale de santé numérique approuvée par le conseil de santé

    Le conseil de santé du Conseil des gouvernements australiens (COAG) a approuvé le 4 août la stratégie nationale de santé numérique de l’Australie (2018-2022) visant à soutenir l’adoption de services de santé numériques dans l’ensemble du pays.

    Sept priorités ont été identifiées :

    • 1. rendre disponibles les informations sur la santé chaque fois que cela est nécessaire ;
    • 2. pouvoir échanger en toute sécurité les informations sur la santé ;
    • 3. pouvoir utiliser en toute confiance les données de haute qualité sur la santé qui peuvent être comprises par les non-initiés ;
    • 4. améliorer la disponibilité et l’accès des/aux prescriptions et de/à l’information sur les médicaments ;
    • 5. dynamiser les modèles de soins pour améliorer l’accessibilité, la qualité, la sécurité et l’efficacité des services ;
    • 6. former une main-d’œuvre capable d’utiliser en toute confiance des technologies de santé numériques afin d’assurer au mieux les services de santé ;
    • 7. Développer une industrie de la santé numérique prospère offrant une innovation de classe mondiale.

    La Nouvelle-Galles du Sud investit 536 millions AUS$ dans la santé numérique

    Le gouvernement de la Nouvelle-Galles du Sud a révélé fin juin que 536 millions de dollars australiens (363 M € ; 404 M US$) allaient être consacrés aux dépenses dans le domaine des systèmes et infrastructures IT dédiés à la santé numérique.

    Les dépenses seront notamment consacrées :

    • au développement de l’infrastructure numérique soutenant les systèmes cliniques et autres systèmes liés à la santé en Nouvelle-Galles sur Sud ;
    • à la généralisation de l’enregistrement numérique des patients pour s’assurer que leurs dossiers soient faciles à lire, précis et instantanément accessibles en cas de besoin ;
    • à la création d’un dépôt central pour les diagnostics et les résultats de tests des hôpitaux publics ;
    • au déploiement d’un système de gestion des médicaments électroniques à l’échelle de l’État.

    D’autres gouvernements australiens vont suivre l’exemple de la Nouvelle-Galles du Sud dans la construction de meilleurs systèmes de gestion et d’analyse des données, et dans l’élaboration de stratégies numériques centrées sur les citoyens.

    Une messagerie électronique sécurisée et nationale pour le professionnels de santé

    L’Agence de la santé numérique australienne (the Australian Digital Health Agency, DHA) a annoncé en juillet qu’elle souhaitait mettre en place à l’échelle nationale une messagerie électronique sécurisée pour les fournisseurs de soins.

    Le système permettrait de proposer un flux sécurisé de données sur la santé entre les fournisseurs de soins, quel que soit le logiciel qu’ils utilisent, l’organisation pour laquelle ils travaillent et avec qui ils communiquent.

    Le secteur pharmaceutique va passer aux prescriptions électroniques

    Le Conseil indépendant sur la rémunération et la réglementation dans l’industrie pharmaceutique (Review of Pharmacy Remuneration and Regulation), dirigé par le professeur d’économie de l’Université de Monash, Stephen King, a soulevé une série d’options dans son rapport intérimaire publié le 22 juin. Ses membres estiment que le gouvernement devrait instaurer d’urgence un système numérique intégré pour les prescriptions et les dossiers médicaux.

    Ils jugent obsolète le système actuel basé sur papier et ajoutent qu’il empêche la création d’un dossier médical universel.

    Le gouvernement devrait prochainement engager une première mesure en ce sens en légiférant sur l’utilisation de scripts électroniques.

    Nouvelle-Zélande : Les acteurs de l’industrie demandent au gouvernement d’accélérer le déploiement de la health tech

    Un manifeste pour accélérer le développement de l’high tech dans la santé

    Scott Arrol, responsable de la direction de NZ Health IT (NZHIT), un groupe industriel national regroupant des sociétés et des acteurs du secteur de la santé, a exprimé en juin son soutien au manifeste récemment signé par les grandes entreprises technologiques néo-zélandaises pour que le gouvernement instaure au plus vite des mesures visant à encourager le développement des nouvelles technologies au sein du pays, en particulier dans le secteur de la santé.

    Parmi les idées centrales, l’instauration d’un ministère de l’Avenir. Le potentiel nouveau ministre devrait tenir compte des conséquences futures du changement technologique que va connaître le pays parallèlement à d’autres évolutions et opportunités sociétales.

    Le mandat comprendrait tous les domaines touchés par les technologies futures, y compris sanitaires, sociales, économiques et éducatives. Bien que la Nouvelle-Zélande ait un chef d’état-major comme chef de file du domaine du numérique et des TIC au sein du gouvernement, ce ministère envisagé serait stratégiquement concentré sur le secteur de l’e-santé et aurait une plus large portée.

    La ville de Patea ouvre la première clinique virtuelle du pays

    Le pilote de la première clinique virtuelle de Nouvelle-Zélande a ouvert à Patea (nord du pays) le 24 juillet. Il se base sur l’utilisation d’une technologie développée par le Dr. Lance O’Sullivan, Maihealth, un logiciel conçu pour les services de santé virtuels gérés par des professionnels de la santé au sein de leur propre communauté.

    Le but de ce nouvel établissement est de mieux faire face à la pénurie de médecins à laquelle se retrouve confrontée la ville australienne. Il y a environ 2 300 patients dans la ville de Taranaki du Sud, qui a fait appel pendant un certain temps à des médecins locums (personnes non diplômées habilitées à exercer la fonction de médecins pour dépanner) parce qu’elle ne parvenait pas à recruter des médecins généralistes.

    Le gouvernement va exploiter les médias sociaux et les big data pour prédire les épidémies

    Le ministre de la Santé de la Nouvelle-Zélande, Jonathan Coleman, a affirmé fin juillet le lancement d’un projet afin de savoir si le suivi des tendances sur les réseaux sociaux et l’analyse des big data pouvaient aider à prédire les épidémies et à améliorer les solutions visant à les éviter.

    Le projet consiste à utiliser des sources alternatives d’information pour détecter les tendances qui indiquent la propagation des maladies infectieuses, à travers des réseaux sociaux comme Facebook et Twitter mais aussi à travers une gamme d’ensembles de données historiques et actuels, tels que des informations anonymes sur l’absentéisme scolaire, les congés maladie des employés, les ventes de médicaments en vente libre, les appels à des organismes de santé et les ventes de mouchoirs.

    Le programme est financé par le biais des 888 millions de dollars néo-zélandais (552 M. € ; 649 M. USD) supplémentaires investis cette année dans le programme dédié à l’amélioration du système de santé national Vote Health, pour lequel a été allouée une somme totale record de 16,8 milliards de dollars (10,4 M. € ; 12,2 M. USD).

  • DM connectés : le CHU de Lille implante le 1er moniteur cardiaque connecté à un smartphone en France

    L’équipe de cardiologie de l’institut Cœur Poumon du CHU de Lille a annoncé le 9 août 2017 avoir réalisé la première implantation d’un moniteur cardiaque connecté à un smartphone en France.

    Utilisé pour détecter les cas supposés d’arythmie cardiaque chez les patients, le moniteur enregistre automatiquement le rythme cardiaque, et envoie les données aux cardiologues via une application mobile.

    Traditionnellement, les contrôles à distance en matière de cardiologie se faisaient via des émetteurs encombrants. La nouvelle application mobile interactive remplace ces émetteurs et donne aux patients la possibilité de participer de manière active à leur propre prise en charge.

    Aux Etats-Unis, les moniteurs cardiaques reliés à une application mobile sont utilisés depuis plusieurs années.

  • Eté 2017 : Modernisation du système de santé, un axe du plan d’investissement quinquennal de 50 Mds €

    Health&Tech Intelligence revient cette semaine sur l’information du mois d’août 2017. Aujourd’hui, retrouvez les informations de l’innovation Santé dans le domaine réglementaire et politique publique.
    Financer la modernisation du système de santé par la mobilisation du plan d’investissement national de 50 milliards d’€ sur 5 ans, telle est la communication faite à l’issue du conseil des Ministres par Edouard Philippe, ce 2 août 2017. Dans ce cadre, une mission de préfiguration est confiée à Jean Pisani Ferry afin de de proposer les mesures de ce plan d’ici la fin septembre 2017. Le plan sera inclus dans la Loi de finances 2018.

    LE GRAND PLAN D’INVESTISSEMENT 

    Il poursuit trois objectifs : rehausser le potentiel économique et le niveau d’emploi ; accélérer la transition écologique de l’économie ; réduire durablement le niveau de dépenses publiques, en stimulant la transformation des services publics et en accompagnant la mise en œuvre des réformes structurelles. À cette fin, 50 milliards d’investissements seront mobilisés sur la durée du quinquennat au service d’actions à caractère non pérenne, en vue d’effets durables, mesurables à horizon de la fin de la mandature.

    Sa préfiguration fait l’objet d’une mission confiée par le Premier ministre à M. Jean Pisani-Ferry. Les conclusions de la mission sont attendues au mois de septembre.

    Le grand plan d’investissement financera des actions pour atteindre les priorités suivantes :

    •   le développement des compétences, pour faciliter l’accès à l’emploi (notamment pour les chômeurs de longue durée et les jeunes sans qualifications) 
    • l’accélération de la transition écologique pour faire prendre à la France le virage vers la neutralité carbone
    • la redéfinition de la politique de transport, en insistant sur les nouveaux modes de mobilité ; – la stimulation de la montée en gamme des filières agricoles ;
    • la transformation de l’action publique ;
    • la modernisation du système de santé.

      Un pilotage au niveau du Premier ministre sera organisé pour réaliser des évaluations rigoureuses des projets dès le stade de leur sélection et au cours de la mise en œuvre et, le cas échéant, pour décider de réorienter des financements si la mise en œuvre des actions n’est pas conforme aux objectifs.
      Ce plan sera intégré à la prochaine loi de programmation des finances publiques et montera en charge progressivement pendant le quinquennat. Il sera financé par des crédits budgétaires et par des instruments financiers innovants (fonds propres, prêts). 

      Une conférence de l’investissement sera organisée par le Premier ministre au mois de septembre avec tous les ministres et les partenaires du grand plan d’investissement, pour présenter ces orientations et les premières mesures phares mises en œuvre en 2018.

  • Été 2017 : Circulaire du 4 juillet 2017 – mesures renforçant la sécurité des SI des ESSMS

    Health&Tech Intelligence revient cette semaine sur l’information du mois d’août 2017. Aujourd’hui, retrouvez les informations de l’innovation Santé dans le domaine réglementaire et politique publique.

    Publiée le 25 juillet 2017, la circulaire du 4 juillet 2017 relative aux mesures de sécurisation dans les établissements et services sociaux et médico-sociaux a été signée par plusieurs ministères, dont le ministère des Solidarité et de la santé, afin d’assurer la sécurité des systèmes d’information (SI) des établissements et services sociaux et médico-sociaux (ESSMS).

    L’objectif de l’instruction N° SG/HFDS/DGCS/2017/219 est de contribuer à développer une politique globale de sécurité, visant à protéger les ESSMS aussi bien contre les violences qui peuvent se produire au quotidien que contre la menace terroriste et notamment de caractère informatique.

    Pour ce faire, le document précise, d’une part, les mesures à mettre en œuvre par les établissements et services sociaux et médico-sociaux concernés et, d’autre part, le rôle des agences régionales de santé (ARS) pour les ESSMS et des directions régionales de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale (DR(D)JSCS) pour les établissements et services sociaux dans l’animation et la coordination de la politique régionale de sécurité pour le secteur social et médico-social.

    Le document est d’application directe depuis le 20 juillet 2017.

    C’est dans un contexte de cyberattaques de plus en plus fréquentes et de sécurité informatique mise à mal que ces mesures ont été édictées.

    Les mesures spécifiques sont définies dans les deux annexes du document.

    Elles concernent d’une part l’élaboration d’une fiche de sécurité et d’autre part la sensibilisation et la formation de l’ensemble du personnel sur son rôle en matière de vigilance, de prévention et de réaction dans le cadre de l’amélioration de la sécurité de la structure.

    Fiche de sécurité ou la politique globale de sécurité visant à protéger les personnes, les biens et les informations

    Sachant que la fiche de sécurité traduit la politique et l’organisation de la sécurité de l’ESSMS, aussi bien en temps normal qu’en temps d’alerte, des mesures comme suit sont préconisées:

    • évaluer ses vulnérabilités générales et mettre en œuvre des mesures adaptées pour les supprimer ou les réduire
    • indiquer comment donner l’alerte à l’ensemble du personnel et comment déterminer s’il faut évacuer ou se confiner.

    Étant donné le contexte de transformation numérique dans lequel se trouve le secteur social et médico-social, un accent tout particulier est mis sur la sécurité des systèmes d’information.

    Des mesures visant à garantir la sécurité des données brassées au sein d’un ESSMS et à repousser les cyberattaques sont énumérées:

    • mise à jours régulière des logiciels ;
    • équipement de l’ensemble des ordinateurs du réseau d’un logiciel antivirus et d’un pare-feu ;
    • réduction des risques d’attaques informatiques grâce à l’utilistaion exclusive du matériel informatique à usage professionnel ;
    • sauvegardes périodiques et programmées des informations (sauvegarde au minimum hebdomadaire, avec une conservation des sauvegardes mensuelles sur 12 mois glissants et annuelles) ;
    • verrouillage automatique des sessions de travail en quittant le poste ou au bout d’un temps d’inactivité ;
    • l’accès aux ordinateurs protégé par des mots de passe individuels contrôlés de manière sécurisée (10 caractères mêlant chiffres, lettres et caractères spéciaux) et changés régulièrement ;
    • mise en place d’actions de sensibilisation de l’ensemble du personnel et des intervenants aux bonnes pratiques d’utilisation des systèmes d’information ;
    • définition d’une politique d’utilisation acceptable concernant la navigation sur Internet (messagerie électronique, sites de réseaux sociaux, sites marchands et sites de téléchargement de jeux et de musique).

    Un volet particulier, dans l’annexe 2 est consacré à la sensibilisation du personnel aux risques et aux menaces. Une diffusion de l’information efficace est préconisée de même que formations régulières.

  • Été 2017 : un arrêté pour la confidentialité des données de santé visant les intermédiaires en santé

    Health&Tech Intelligence revient cette semaine sur l’information de du mois d’août 2017. Aujourd’hui, retrouvez les informations de l’innovation Santé dans le domaine réglementaire et politique publique.

    Publié au Journal officiel du 25 juillet 2017, l’arrêté du 17 juillet 2017 du ministère des Solidarité et de la santé régit les critères de confidentialité, d’expertise et d’indépendance des laboratoires de recherche et des cabinets d’études pour accéder au système national des données de santé (SNDS).

    Dans le cadre de la la mise en œuvre des traitements de données à caractère personnel à des fins de recherche, d’étude ou d’évaluation, ces nouvelles obligations et modalités d’accès aux données de santé s’appliquent aux:
    • intermédiaires des industriels du secteur de la santé et
    • complémentaires santé – assurances, mutuelles et institutions de prévoyance.

    L’arrêté instaure l’établissement d’un contrat entre le commanditaire d’une étude et l’organisme en charge d’effectuer celle-là précisant des éléments comme la finalité de l’étude, excluant les visées commerciales, ou le type de traitement. La soumission au secret professionnel des personnes impliquées dans le traitement des données est énoncée à l’article 3 et l’absence de tout conflit d’intérêt entre les parties prenantes instaurée par l’article 5.

    L’arrêté vise à réglementer l’accès aux données de santé par tout type d’organisation qui ne soit pas habilité à avoir accès aux données du SNDS. Les intermédiaires doivent faire une demande expresse auprès de l’Institut national des données de Santé.

    Un contrat reliant le commanditaire et le prestataire

    La relation entre le commanditaire d’une étude et les laboratoires de recherche ou les bureaux d’étude doit être formalisée sous forme d’un contrat définissant les éléments suivants:

    • l’identité des responsables du traitement
    • les finalités visées répondant à un motif d’intérêt public
    • l’intitulé de la recherche, étude ou évaluation, la responsabilité de la rédaction du protocole d’analyse, les personnes impliquées dans la mise en œuvre du traitement et les méthodes d’analyse retenues,
    • les catégories de personnes concernées par le traitement
    • les traitements de données à caractère personnel envisagés
    • l’identité du financeur, les modalités du financement
    • l’estimation du coût du service.

    Il doit définir les droits et obligations des personnes impliquées en tant que prestataires et stipuler les interdictions de traitement inscrites dans le code de la santé publique.

    Secret professionnel, confidentialité et absence de conflit d’intérêt

    Les personnes impliquées dan la chaîne du traitement de données sont soumises au secret professionnel et doivent signer un engagement individuel de confidentialité.

    Le personnel amené à manipuler les données de santé doit suivre une formation adaptée visant à l’initier aux spécificités du traitement des données du SNDS.

    L’article 4 de l’arrêté spécifie les compétences dont doivent disposer les prestataires du service parmi lesquelles on compte notamment la gestion des processus liés à l’anonymisation des données pour satisfaire au critère d’impossibilité de ré-identification des personnes dont les données sont exploitées.

    Tout conflit d’intérêt potentiel est proscrit. L’absence de conflit d’intérêt aussi bien de la structure que de ses employées est une condition au déploiement de l’étude. Ainsi, le commanditaire ne doit aucunement être lié au prestataire du service de traitement et notamment aucune relation de dépendance économique ne doit pas exister entre les deux parties.

    À cet effet, en annexe de l’arrêté, un formulaire de déclaration des intérêts du laboratoire de recherche ou du bureau d’études est attaché et doit être rempli, à la fois par le représentant de ces organisation et par chacun de leurs employées impliqués, et renvoyé à l’Institut national des données de santé.

  • Été 2017 : le Sénat veut un meilleur accès aux soins primaires par l’innovation dans les territoires

    Health&Tech Intelligence revient cette semaine sur l’information du mois d’août 2017. Aujourd’hui, retrouvez les informations de l’innovation Santé dans le domaine réglementaire et politique publique.

    L’amélioration de l’accès aux soins primaires passe par la promotion de l’innovation en santé dans les territoires, telle est la conclusion du rapport d’information n° 686 de la de la mission d’évaluation et de contrôle de la sécurité sociale et de la commission des affaires sociales déposé le 26 juillet 2017.

    Un des principaux leviers d’action cité concerne le recours à la télémédecine. Il s’agit là de dépasser son déploiement bridé par un cadre expérimental inadapté, notamment en matière de financement des actes. Pour appuyer le développement de la télémédecine, les recommandation sont les suivantes:
    • les actes de télémédecine doivent être inscrits dans le cadre tarifaire de droit commun de l’assurance maladie
    • valoriser l’impact économique et thérapeutique du recours à la télémédecine sur le parcours de soins
    • généraliser la formation des professionnels de santé à l’usage de la télémédecine et les accompagner dans l’équipement en matériel et logiciels requis.

    Pour répondre à une répartition inégale des praticiens et pallier la fragilité du corps médical libéral, des actions visant les praticiens eux-mêmes sont préconisées:
    • accompagner les professionnels de santé et consolider l’attractivité de l’exercice libéral;
    • créer l’ancrage géographique des professionnels de santé dès le stade décisif de la formation.

    De plus, mettre en place de nouveaux modes d’exercice offrant de la souplesse professionnelle est fortement recommandé. Les structures d’exercice regroupé sont un exemple d’exercice en réseau et un instrument des mutations du système de soins.

    Face à l’inégalité dans l’accès aux soins à travers le territoire nationale, une politique publique cohérente imposant des mesures en faveur de développement de l’offre des soins primaires dans les zones sous-dotées par une dynamique de territoire est indispensable. Un bilan des initiatives prises au cours des dix dernières fait état d’un manque d’action coordonnée et d’absence de stratégie globale.

  • Été 2017 : le Sénat américain souhaite réglementer davantage la sécurité des objets connectés

    Health&Tech Intelligence revient cette semaine sur l’information du mois d’août 2017. Aujourd’hui, retrouvez les informations de l’innovation Santé dans le domaine réglementaire et politique publique.

    Face à l’expansion des objets connectés, le 1er août 2017 un groupe de sénateurs aux États-Unis déposait la proposition de loi visant à instaurer des normes de sécurité plus strictes applicables aux fournisseurs d’IoT du gouvernement américain et de toute administration publique – le « Internet of Things Cybersecurity Improvement Act of 2017 ».

    Dans le cadre d’une offre d’achat public, les obligations visant le fournisseur sont :
    • garantie de l’absence de toute vulnérabilité connue en matière de sécurité dans les objets connectés proposés
    • notification de toute vulnérabilité de sécurité découverte à la suite de la vente
    • prévision de moyens correctifs, le cas échéant, au cours de la période suivant la vente.

    Le projet est porté par un groupe de 17 sénateurs de la chambre haute qui travaille sur la question de la cybersécurité nommé « Cybersecurity Caucus », coprésidé par Mark R. Warner et Cory Gardner qui avec Ron Wyden and Steve Daine sont à l’origine du texte.

    La proposition de loi impose de nouvelles exigences dans le cadre des achats publics et désigne le Bureau de la gestion et du budget comme autorité de supervision pour garantir que les dispositifs connectés satisfont les normes minimales de sécurité.

    Lors de la réponse à une offre d’achat publique, le fournisseur doit s’engager à ce qu’il n’y ait pas de faille de sécurité connue. S’il est dans l’impossibilité de fournir cette garantie, l’administration à l’origine de l’appel d’offre peut opter pour une autre solution ou imposer au fournisseur de déposer une demande d’exemption auprès des autorités, ce qui débouche en tous les cas sur une utilisation des dispositifs en question au sein d’un réseau indépendant pour éviter tout risque d’intrusion.

    Dans un deuxième temps, si toutefois une faille venait à être identifiée, le fournisseur a l’obligation de la notifier et de fournir le support technique nécessaire impliquant des mises à jour certifiées et ce dans un délai raisonnable.

    Si le document est adopté, les exigences appliquées aux industriels fournisseurs de l’administration américaines vont à terme être étendues aux dispositifs connectés à destination du grand public.

  • Swisscom StartUp Challenge 2017 : 1drop en route vers la Silicon Valley

    L’opérateur suisse Swisscom annonce le 17 août 2017 les gagnants de l’édition 2017 de son Swisscom StartUp Challenge auquel ont participé 201 startups dans plusieurs domaines, dont la santé numérique.

    Parmi les cinq lauréats, la start-up e-santé 1drop. 1drop propose un diagnostic en temps réel par l’analyse instantanée d’une goutte de sang.

    Son innovation est un boîtier portable composé de biomarqueurs permettant d’effectuer la prise de sang. Les informations et données sont immédiatement transmises à une application disponible sur Apple et Android consultable à tout moment par le médecin et le patient.

    1drop partira le 24 septembre 2017 pour la Silicon Valley où elle prendra part au programme Business Acceleration jusqu’au 1er octobre 2017.

    À l’occasion de ce programme, les gagnants bénéficieront de conseils personnalisés d’entrepreneurs de premier plan, d’investisseurs de capital-risque et d’acteurs des technologies de pointe à Silicon Valley.