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  • Réalité augmentée : l’INRIA développe un modèle de patient numérique

    L’INRIA Nice annonce le 12 septembre 2017 la mise au point d’un modèle de patient numérique, le Patient numérique personnalisé.

    Il s’agit d’un ensemble d’algorithmes permettant de reproduire la forme et la physiologie d’un patient moyen. L’ensemble d’algorithmes ajustera par la suite le patient type afin qu’il corresponde précisément à un patient réel.

    Cette innovation trouve plusieurs applications. L’Inria travaille actuellement avec le CHU de Nice sur la neuropsychiatrie numérique. Elle permet d’examiner les images médicales de patients atteints, notamment, de la maladie d’Alzheimer, ainsi que leur comportement grâce à des capteurs de mouvements ou de voix. Cela permet de mieux prendre en charge l’évolution de la maladie et surtout d’optimiser la thérapie.

    La technologie de Patient numérique personnalisé peut avoir d’autres utilisations. La start-up Therapixel, spin-off de l’Inria, vient ainsi de remporter un challenge mondial d’interprétation de mammographies. 

  • IA : un pool de 7 start-ups au sein de la Station F par Microsoft

    Microsoft, en collaboration avec l’INRIA, a lancé son programme d’intelligence artificielle au sein de la Station F en dévoilant les participants le 13 septembre 2017.

    Microsoft a sélectionné 7 start-ups de l’IA reconnues leurs pairs pour stimuler l’émergence d’une IA française. Son programme implique :
    • un hébergement assuré au sein de la Station F pendant un an ;
    • un accompagnement intensif ;
    • un soutien des chercheurs de Microsoft et de l’Inria ;
    • un accès à son programme BizSpark Plus ;
    • des conseils en matière de promotion et commercialisation de leurs solutions dans le cadre d’une démarche de « co-marketing » et « co-selling ».

    Cinq des start-ups participeront à l’AI Hackademy lors des « Microsoft experiences » qui se tiendront au Palais des Congrès de Paris les 3 et 4 octobre 2017.

    Ce programme est une façon de prolonger l’engagement de Microsoft auprès des entreprises françaises opérant dans le domaine de l’IA en France, comme en témoignent les treize incubateurs ouverts par ses soins sur le territoire français.

  • Data : ITS Integra obtient l’agrément de l’Asip pour l’hébergement de données de santé

    ITS Integra, société proposant des services d’infogérance hors site, d’hébergement d’infrastructures et de plateformes cloud, a obtenu l’agrément d’hébergeur de données de santé de l’Asip Santé le 12 septembre 2017.

    La société, qui gère pour le compte de tiers les systèmes d’information, les applications métier ou les sites web, proposera désormais ses services aux sociétés du secteur de la e-santé.

    Selon le directeur général d’ITS Integra, Geoffroy de Lavenne, le secteur de la santé est un secteur à haut potentiel de croissance.

  • Christophe Lecourtier nommé directeur général de Business France

    Christophe Lecourtier a été nommé directeur général de Business France par un décret du 14 septembre 2017.

    Ancien élève de l’ENA, Christophe Lecourtier a notamment dirigé Ubifrance (NLDR – un des deux organismes fusionnés dans Business France) de 2008 à 2014. Il était précédemment Ambassadeur de France en Serbie.

    Christophe Lecourtier prend la suite de Muriel Penicaud, nommée ministre du Travail.

  • L’AP-HP ouvre la prise de rendez-vous en ligne aux médecins libéraux partenaires de ses hôpitaux

    L’AP-HP annonce le 15 septembre 2017 l’ouverture d’un nouveau service pour les médecins libéraux avec lesquels elle a signé un partenariat : ils peuvent désormais prendre directement rendez-vous pour leurs patients par internet auprès d’un praticien de l’AP-HP.

    Actif dans 12 hôpitaux de l’AP-HP, ce service sera généralisé d’ici avril 2018. Il est gratuit pour les médecins, après création d’un compte.

    La prise de rendez-vous en ligne par les médecins s’inscrit dans la continuité de la politique de renforcement des coopérations avec les médecins libéraux initiée par l’AP-HP en octobre 2016 autour des sujets suivants : transmission des comptes-rendus d’hospitalisation, déploiement d’une messagerie sécurisée commune et accès à des listings téléphoniques dédiés et spécifiques.

    A ce jour, 1500 médecins libéraux franciliens ont signé un partenariat avec l’AP-HP.

  • Les sociétés d’accélération du transfert de technologies (SATT) ont un « bilan contrasté » (Rapport)

    « La plupart des SATT doivent encore faire leurs preuves » : telle est la principale conclusion du rapport présenté par le sénateur Philippe Adnot à la Commission des Finances du Sénat le 12 septembre 2017.

    Créées en 2010 dans le cadre du Programme d’investissements d’avenir (PIA), les SATT visent à porter le financement de la preuve de concept de projets issus de la recherche publique. Elles sont désormais 14 sur le territoire.

    Philippe Adnot souligne l’hétérogénéité des résultats selon les structures et formule une série de recommandations pour améliorer le dispositif des SATT et en assurer la pérennité.

    Le bilan des SATT

    Des montants importants engagés

    • Les SATT ont bénéficié d’une enveloppe désormais intégralement engagée de 857 millions d’euros dans le cadre du PIA
    • 250 millions d’euros ont été dépensés pour la maturation et près de 1 400 projets ont été soutenus à fin 2016
    • Leurs coûts de structures sont non négligeables, avec notamment 800 emplois, dont 500 permanents

    Des difficultés à venir

    • Malgré une montée en puissance de leur activité, les recettes des SATT restent très modestes
    • Elles ne parviendront pas, sauf exception, à atteindre l’équilibre financier à 10 ans qui leur a été imposé lors de leur création

    Les principales recommandations de Philippe Adnot

    • Simplifier et rationaliser le paysage de la valorisation et de l’innovation
    • Pour les SATT qui ne parviendraient pas à se développer efficacement, faute d’intégration dans leur écosystème, créer des structures plus légères reposant directement sur les établissements universitaires
    • S’appuyer sur le tissu économique existant, en particulier les PME en quête d’innovation pour leur développement
    • Sécuriser le financement des jeunes entreprises nouvellement créées, en particulier dans leurs premières phases de développement
    • Pour faciliter le transfert de technologies, inciter les SATT à identifier les demandes du marché (« market pull ») auprès des entreprises présentes sur leur territoire en complément de la recherche de commercialisation des projets issus de laboratoires.

  • Diabète : accord entre Abbott et le NHS pour le remboursement de FreeStyle Libre

    Le laboratoire Abbott a annoncé le 13 septembre 2017 avoir obtenu l’accord du National Health Service (NHS) pour l’inscription de FreeStyle Libre sur la liste des produits remboursables.

    L’appareil de mesure de glycémie en continu (CGM) sera remboursé, sur ordonnance, dans l’ensemble du Royaume-Uni (NHS England, Wales, Scotland et and Social Care en Irlande du Nord) à partir du mois de novembre pour les diabétiques de type 1 et 2 avec un usage intensif de l’insuline.

    Le lecteur était jusqu’à présent vendu au prix de 170 livres (190 €), et les capteurs pouvaient coûter jusqu’à 60 livres (66 €).

    Les associations de patients diabétiques britanniques se sont félicitées de cette décision.

    Abbott a obtenu l’accord des pouvoirs publics français pour l’inscription de FreeStyle Libre sur la liste des produits remboursables en avril 2017 et est effectivement remboursé depuis juin 2017.

  • Mutuelles : VYV est le nouveau groupe né du rapprochement entre la MGEN, Harmonie et Istya

    Plus de 5 milliards d’euros de cotisations, plus de 35 000 salariés, plus de 10 millions de personnes couvertes, quelques 68 000 entreprises clientes : tels sont les principaux chiffres caractérisant le Groupe VYV de protection sociale, mutualiste, issu du mariage entre la Mutuelle MGEN, Istya et Harmonie Mutuelle le 13 septembre 2017. Il s’agit du premier groupe mutualiste français.

    Présidé par Thierry Beaudet, le Groupe VYV est composé de trois structures auxquelles adhèrent les mutuelles et groupements en fonction de leur métier (protection sociale ou santé) ou de leur statut juridique :

    • une  » UMG  » (Union Mutualiste de Groupe) prudentielle, entité faîtière qui pilote le groupe et exerce des missions de contrôle ;
    • une  » union des SSAM « , entité d’animation et de coordination des activités sociales, sanitaires et médico-sociales. Pour ces activités, l’union porte, légalement les missions de supervision, d’animation, de gestion des risques ;
    • une  » UGM  » (Union de Groupe Mutualiste), qui assure la coordination politique et stratégique et l’échange de moyens et d’expérience.

    L’ambition du Groupe est de devenir le premier offreur de soins et de services du secteur privé non lucratif en France et de constituer un pôle de regroupement majeur des acteurs de l’ESS autour de ces activités. Sa priorité est d’être engagé dans la lutte contre les déserts sanitaires et l’amélioration de l’accès aux soins, notamment en renforçant les investissements dans les structures pluridisciplinaires de santé de proximité.

  • Frédéric Serein nommé directeur général délégué du MiPih

    Frédéric Serein a été nommé début septembre 2017 directeur général délégué du Mipih, dont il était précédemment secrétaire général.

  • Chine : Eight Roads Ventures investit 250 millions de dollars dans le secteur de la santé

    Eight Roads Ventures a lancé début septembre son premier fonds exclusivement dédié au secteur de la santé chinois, soit 250 millions de dollars (209 M. €). Une initiative qui reflète une tendance actuelle : la multiplication des investissements dans l’industrie de santé en Chine.

    Le fonds se concentrera sur quatre domaines d’investissement : la thérapeutique, les services de santé et de soins, l’informatique et la santé numérique, la technologie médicale. Un fonds dédié aux innovations technologiques sera prochainement mis en place.

    E-santé : Eight Roads multiplie les investissements en Chine

    Cet investissement intervient après quatre fonds lancés par Eight Roads Ventures sur le marché chinois, avec un fort intérêt là encore pour l’industrie de santé.

    Le fait de mettre en place un fonds spécialisé démontre à quel point le marché chinois présente aujourd’hui de grandes opportunités, a révélé la société de capital risque basée en Chine, en Inde, au Japon, en Europe et aux États-Unis.

    Une demande accrue des patients et des réformes politiques ambitieuses

    Le développement des opportunités dans le domaine des soins en Chine est dû au vieillissement de la population, à l’augmentation des demandes venant des patients, à l’amélioration du système de paiement des soins et aux réformes politiques ambitieuses soutenues par le gouvernement chinois, telle que la volonté d’établir un système de soins national uniforme et davantage numérisé.

    Un soutien aux entreprises innovantes

    Eight Roads investit non seulement dans les entreprises existantes mais cherche aussi à soutenir de nouvelles entreprises afin de répondre aux demandes du marché jusqu’ici insatisfaites ainsi qu’à des problèmes de santé et d’offres de soins exigeants. Son approche centrée sur le patient semble adaptée à la longue période de développement des entreprises de santé, en particulier dans le domaine thérapeutique.

    L’équipe « santé » de l’entreprise est composée d’investisseurs qui travaillent depuis des décennies en Chine avec des hommes d’affaires, des scientifiques, des cliniciens et des opérateurs ayant à leur actif des années d’expériences dans des multinationales sino-américaines.

    « Eight Roads soutient les entreprises innovantes de santé en Chine depuis 1995, a rappelé Daniel Auerbach, directeur général adjoint du groupe en Asie. Le lancement de ce fonds spécialisé reflète notre confiance dans l’évolution du marché chinois et fait partie d’une stratégie visant à cibler plus précisément notre expertise en matière de santé et de technologie. »

    Eight Roads a investi dans une trentaine de sociétés de santé chinoises depuis 1995

    Au cours des 22 dernières années, la société a investi dans plus de 100 entreprises de santé, dont une trentaine situées en Chine. Ces investissements concernent des entreprises centrées sur la découverte de médicaments et des sociétés de développement telles que Adagene, WuXi AppTec, Hua Medicine, et des fabricants de produits biologiques comme Innovent.

    Son portefeuille comprend également des services médicaux tels que Gushengtang, DeltaHealth, Bang Er Orthopaedic Hospital, et des services innovants visant à améliorer l’efficacité du paiement médical et des soins cliniques, tels que Wanhu Health et Medbanks.