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  • IA : Microsoft ouvre un département santé dans son laboratoire de Cambridge

    Pénétrer le marché santé grâce à ses logiciels basés sur des technologies d’intelligence artificielle : tel est l’objectif poursuivi par Microsoft avec l’ouverture d’un département santé dans son laboratoire de recherche situé à Cambridge (Royaume-Uni), début septembre 2017.

    Parmi les axes de recherche de ce nouveau département figurent notamment les systèmes de télésurveillance, ainsi que des pathologies chroniques comme le diabète. Il sera dirigé par Iain Bucha, précédemment Professeur d’informatique médicale à l’Université de Manchester.

    Le budget alloué au département n’a pas été communiqué.

  • Etude : un casque doté d’une mousse intelligente évalue le risque de commotions cérébrales

    Des ingénieurs américains ont mis au point un casque de football qui contient une mousse nanocomposite capable de mesurer l’impact d’un choc. Relié à une tablette en bluetooth, ce casque a été évalué scientifiquement dans le cadre d’une étude* publiée en septembre dans la revue Annals of Biomedical Engineering. Les résultats montrent que ce dispositif est capable d’évaluer le risque de commotion cérébrale.

    Rugby, foot : les risque à long terme des commotions cérébrales

    La violence des chocs en football américain, mais aussi en rugby, est à l’origine d’un nombre important de commotions cérébrales. Les joueurs ont, en outre, tendance à retourner trop précocement sur le terrain. Et les études prouvant que ces chocs à répétition laissent de lourdes séquelles se multiplient. Ils favorisent notamment l’apparition de la maladie d’Alzheimer. Récemment, des chercheurs ont aussi mis en évidence un lien entre les commotions cérébrales et le risque de développer une sclérose en plaques.

    Décoder les caractéristiques mécaniques des impacts dont sont victimes ces sportifs s’avère donc nécessaire pour les protéger. C’est la raison pour laquelle des ingénieurs de la Brigham Young University ont tenté de concevoir un casque capable de mesurer en temps réel, pendant les matchs, le risque de commotion cérébrale. « Les systèmes qui sont sur le marché actuellement mesurent l’accélération mais cela ne suffit pas et peut même conduire à des résultats erronés », a déclaré Jake Merrell, le principal auteur de l’étude. Il s’agit essentiellement d’accéléromètres ou de gyroscopes attachés au casque du joueur, ou intégrés dans un protège-bouche. Ces systèmes surveillent le mouvement de la tête ou du casque, mais ne mesurent pas directement l’énergie d’impact.

    Une mousse intelligente + un casque relié en bluetooth

    Les ingénieurs américains ont donc développé puis testé une mousse nanocomposite qui peut être placée dans le casque et qui mesure l’impact grâce à des signaux électriques. L’étude parue dans les Annals of Biomedical Engineering en septembre explique concrètement que lorsque la mousse est comprimée, les nanoparticules de nickel frottent contre la mousse, créant une charge électrique statique, comme lorsque l’on frotte un ballon contre des cheveux. Cette charge est ensuite collectée par une électrode puis mesurée. Et plus le choc est violent, plus la tension est importante.

    Ces données collectées en temps réel sont ensuite envoyées via un système sans fil à une tablette ou un smartphone.

    Cette mousse intelligente mesure 3 variables :

    • l’accélération
    • la force
    • la vitesse 

    Précis à 90%

    Ce qui permet de déterminer la nature du choc :

    • sa sévérité
    • sa localisation précise
    • avec 90% de précision.

    Cette technologie a déjà commencé à être utilisée dans les gilets de taekwondo. D’autres outils de dépistage rapide des commotions cérébrales sont en plein développement. La Fédération anglaise de rugby vient par exemple de s’associer avec des universitaires qui cherchent à identifier des marqueurs biologiques, qui pourraient se décliner en tests bons marchés.

     

  • M-santé : Pear Therapeutics reçoit l’autorisation FDA pour une appli de traitement des addictions

    Pear Therapeutics annonce le 14 septembre 2017 avoir obtenu l’autorisation de la FDA (Food and Drug Administration) pour Reset, application qui traite les addictions aux stupéfiants et stimulants. Il s’agit de la première application sur ordonnance proposant une amélioration des résultats cliniques à être approuvée par la FDA.

    Reset consiste en un programme de 12 semaines traitant l’addiction à plusieurs stupéfiants ou stimulants que sont le cannabis, l’alcool, la cocaïne. Elle propose différentes actions et évaluations pour suivre le patients pendant toutes les étapes du programme.

    Après une séries d’essais cliniques randomisés, Pear Therapeutics a annoncé que la majorité des patients devenaient abstinents à partir de neuf semaines. L’application sera officiellement lancée en 2018.

    Pear Therapeutics développe actuellement également un programme destiné au traitement des addictions aux opioïdes, dont le nombre a fortement augmenté aux États-Unis ces dernières années.

  • Télémédecine : Medaviz élargit son offre de téléconseil en intégrant la téléconsultation fin 2017

    Medaviz, start-up ayant une activité de téléconseil depuis 2014, a annoncé en juillet 2017 vouloir élargir son offre actuelle et renforcer sa positon sur le marché de la télémédecine en intégrant un service de téléconsultation par visioconférence ainsi que la télé-prescription à partir de la fin de l’année 2017.

    L’autorisation de l’Agence régionale de santé octroyée à la start-up implique également la délivrance d’ordonnance d’un champ d’application restreint pour le moment et concerne soit des renouvellements d’ordonnance, soit des cas où l’examen physique n’est pas requis.

    La start-up dispose d’un réseau de 80 professionnels de santé.

    La levée de fonds de 600 000 euros bouclée en juin dernier permet à la start-up de proposer ce nouveau service pour le confort des patients qui pourront se voir prescrire des médicaments à distance.

    À propos de cette évolution de son offre, le président de Medaviz, Guillaume Lesdos, déclare : » Notre objectif n’est pas de dupliquer le système de soins actuel vers le digital, mais de construire un nouveau modèle vertueux qui facilite l’accès aux soins, tout en générant de vraies économies pour l’ensemble du système. »

  • CareCentrix & Medullan : un partenariat américain pour digitaliser les soins à domicile

    CareCentrix, entreprise américaine spécialisée dans les soins à domicile, annonce le 14 septembre 2017 la conclusion d’un partenariat avec Medullan, société spécialisée en santé numérique, pour développer une plateforme à destination des patients et des fournisseurs de soins en phase post-aigüe.

    L’objectif de ce partenariat est de développer des outils digitaux permettant de mettre en lien les professionnels de santé, prestataires de soins à domicile, patients et financeurs. Une plateforme doit permettre l’amélioration de la convalescence à domicile tout en réduisant les réadmissions hospitalières et le coût des soins.

    CareCentrix est un acteur bien établi (1,4 milliard de recettes en 2016) du secteur des soins à domicile. Basée à Hartford, dans l’État du Connecticut, l’entreprise met en relation les patients en phase de soins post-aiguë avec les professionnels de santé dont ils ont besoin à domicile en ayant recours à son réseau national de plus de 8 000 intervenants accrédités.

    L’entreprise mise sur un positionnement central entre les acteurs impliqués dans les soins à la suite d’une hospitalisation. Elle a établi son modèle de soins à domicile en intégrant les cliniciens, les établissements de santé, les assureurs et les prestataires de soins à domicile.

    Dans son rôle d’intermédiaire, la société organise et gère l’ensemble des processus et actions liés à une sortie d’hôpital et au transfert des soins de la phase post-aiguë au domicile. La société se veut porteuse du soin basé sur la valeur (value-based care) et compte exploiter le domicile comme une alternative à l’établissement de soins qui peut s’y substituer grâce aux progrès de la technologie, la télésurveillance et les méthodes d’analyse qu’elle rend possibles. 

    Selon la presse américaine, c’est un des premiers partenariats dévoilés par la société qui s’inscrit dans la démarche et l’ambition de CareCentrix de constituer un nouvel écosystème de soins en phase post-aiguë.

  • E-santé : le trio Docapost, Visiomed Group et Huawei noue un partenariat stratégique et technologique

    Visiomed Group annonce un partenariat stratégique et technologique tripartite avec Docapost et Huawei ce 22 septembre 2017 pour accélérer le déploiement de la e-santé en France. Il s’agit d’une association pour œuvrer ensemble à l’élaboration de services innovants dans le domaine de la santé connectée et de la silver économie.

    Déjà liés par un partenariat conclu en mai 2016, le groupe français Visiomed spécialisé dans les dispositifs médicaux connectés et de services intégrant l’intelligence artificielle, et Huawei, leader chinois des solutions à haute valeur technologique, ont collaboré au développement de solutions en télémédecine.

    Docapost va apporter son expertise dans l’accompagnement de la transformation numérique pour mettre en place des services innovants.

    L’alliance vise la digitalisation du parcours de soins en vue de sa simplification et de l’amélioration de la fiabilité pour l’ensemble des acteurs, ainsi que des solutions sécurisées au service de la prévention, de la prise en charge et du suivi de patients.

    Les partenaires concentreront particulièrement leurs efforts sur les services permettant de favoriser le maintien à domicile des personnes âgés.

  • Labellisation des applications : le NHS labellise une appli de suivi du diabète gestationnel

    GDm-Health, une appli de suivi du diabète gestationnel, a été approuvée par le National Health Service le 21 septembre 2017 et a rejoint le catalogue des applications labellisées « NHS Approved » disponibles sur la bibliothèque d’applis de santé relancée par le NHS en avril 2017.

    Il s’agit de la deuxième application mobile à recevoir le label, après « myCOPD ».

    GDm-Health a été conçue par Drayson Technologies, dans le cadre d’un partenariat avec l’Université d’Oxford et la fondation hospitalière d’Oxford conclu en juin 2017.

    GDm-Health se connecte via Bluetooth ou NFC à un lecteur de glycémie. Les données recueillies peuvent ensuite être partagées en temps réel entre la patiente et son médecin, permettant ainsi aux femmes souffrant de diabète gestationnel de se rendre moins souvent en consultation.

    Pour être labellisée NHS Approved, l’application a dû faire la preuve de son efficacité clinique : selon une étude menée par la fondation hospitalière du Royal Berkshire, elle a permis de réduire de 25 % le nombre de consultations dans une cohorte de 1000 femmes.

  • La région Ile-de-France s’engage dans la télémédecine pour lutter contre les déserts médicaux

    Développer la télémédecine pour pallier le manque de praticiens en Ile-de-France est une des mesures présentées par Valérie Pécresse, présidente de la région, le 20 septembre 2017, dans le cadre d’un plan général de lutte contre les déserts médicaux.

    Le conseil régional prévoit de consacrer 3,5 millions d’euros à l’ensemble du plan en 2017. Son montant global n’est pas connu.

    Le plan s’articule autour de 5 axes :

    • soutien à la création de maisons de santé ;
    • aide à l’installation des médecins de secteur 2 ;
    • soutenir l’installation et la formation des professions paramédicales ;
    • développer la télémédecine ;
    • aider à la sécurisation des lieux de santé.

    En matière de télémédecine, les actions de la région seront les suivantes :

    • concertation avec les intercommunalités et les collectivités pour déterminer quelles sont les structures d’accueil pertinentes pour déployer la télémédecine dans les zones rurales ;
    • travail avec des start-up qui ont créé des laboratoires mobiles pour faire des prélèvements et des dialyses ;
    • soutien financier à certains projets de collectivités qui souhaitent faire l’acquisition de dispositifs connectés en santé : télécabines santé, mallettes ou chariots de télémédecine et solutions technologiques ou informatiques innovantes. La région pourra prendre en charge jusqu’à 50% du coût de l’équipement à hauteur de 15 000 euros pour les équipements mobiles et 50 000 euros pour les équipements non mobiles.
  • Anne Burstin nommée directrice de la CNSA

    Anne Burstin a été nommée directrice de la CNSA en conseil des ministres le 22 septembre 2017.

    Elle succède à Geneviève Gueydan, dont le mandat a pris fin en août 2017.

    Ancienne élève de l’ENA, Anne Burstin est Inspectrice générale des Affaires sociales. Elle a notamment été directrice générale de l’INCa de 2012 à 2014.

  • Jean-Jacques Coiplet nommé directeur général de l’ARS des Pays de la Loire

    À l’issue du Conseil des Ministres du vendredi 22 septembre 2017, il est annoncé que sur proposition de la ministre des solidarités et de la santé, Jean-Jacques Coiplet a été nommé directeur général de l’Agence Régionale de Santé Pays de la Loire et ce à compter du 1er octobre 2017. Il succéde à Cécile Courrèges, actuelle directrice générale de l’Offre de Soins au Ministère.

    Il a été directeur de l’Agence Régionale de Santé Corse de 2012 jusqu’en décembre 2016, puis a été nommé directeur régional de la jeunesse, des sports et de la cohésion sociale de la région Provence-Alpes-Côte d’Azur.