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  • Diabète : un programme d’accompagnement en ligne contribue à une perte de poids de 5 % (étude)

    Une équipe de médecins de l’hôpital Bichat à Paris ayant testé le programme de e-coaching « Anode » auprès de patients obèses souffrant de diabète 2 publie des résultats démontrant une perte de poids dans la revue médicale « Journal of Medical Internet Research » (JMIR) du 8 novembre 2017.

    Le programme « Accompagnement nutritionnel de l’obésité et du diabète par e-coaching » (Anode) vise à :
    • réduire les apports énergétiques ;
    • augmenter le niveau d’activité physique de patients diabétiques ;
    • améliorer les habitudes alimentaires des patients diabétiques et améliorer la santé des malades présentant un excès de poids.

    L’étude a été réalisée sur une cohorte de 120 patients diabétiques (type 2) de 57 ans d’âge moyen, présentant une obésité abdominale, pendant 16 semaines. Une perte de poids d’au moins 5% a été observée chez 26% des patients.

    Dans l’espoir d’affirmer les résultats de cette étude et l’efficacité du programme de coaching en ligne, l’équipe de chercheurs lancera une deuxième étude au printemps 2018 impliquant des patients diabétiques à travers le territoire national pour une période d’un an.

    Le programme de e-coaching Anode a été mis au point par MXS-Medical Expert Systems, entreprise spécialisée dans la conception d’outils de e-learning et de e-coaching dans le domaine de la prévention et du traitement des pathologies cardio-métaboliques.

    Anode repose sur quatre modules visant à améliorer les habitudes de vie :

    • module d’autosurveillance du régime alimentaire et de l’activité physique ;
    • module permettant d’effectuer un bilan nutritionnel ;
    • module pouvant générer des menus équilibrés ;
    • module d’éducation physique.

    Les 120 patients âgés de 16 à 75 ans ayant participé à l’étude devaient s’engager à se connecter au moins une fois par semaine à Anode et ce sans l’entremise d’un être humain.

    L’outil proposait alors des menus personnalisés et une liste de courses pour la journée ou la semaine entière. Des instructions concernant l’activité physique étaient également proposées.

    Ce programme a démontré un impact positif sur le poids et les habitudes alimentaires des personnes atteintes de diabète 2 ainsi que sur leurs résultats cliniques et biologiques.

    Confirmer les résultats grâce à une étude à plus large échelle

    93% des participants de l’étude ont respecté la fréquence de connexion au programme durant les quatre premières semaines. La fréquence diminuait au fur et à mesure de l’étude, et à son issue, seulement un tiers respectait la connexion hebdomadaire.

    Ce programme d’accompagnement totalement numérique présente l’avantage de pouvoir être diffusé à faible coût et de façon globale si la pérennité du programme était avérée. C’est à cet effet qu’une seconde étude sera menée à plus large échelle en 2018.

  • Données de vie réelle : Unicancer et AstraZeneca signent un partenariat sur le cancer du poumon

    Unicancer et Astrazeneca France ont annoncé le 6 novembre 2017 la signature d’un partenariat pour la mise en place d’une plateforme ESME (Épidémio-Stratégie Médico-Économique) sur le cancer broncho-pulmonaire.

    L’objectif est d’évaluer l’impact des nouvelles thérapies dans le cancer du poumon à partir des données de prise en charge thérapeutique des patients traités depuis 2015 pour un cancer du poumon à un stade avancé ou métastatique.

    Il s’agit du troisième partenariat de ce genre entre Unicancer et AstraZeneca, après le cancer du sein métastatique et le cancer de l’ovaire. Il est conclu pour une durée de 7 ans.

    À terme seront centralisées sur cette plateforme les données de 26 000 patients atteints de cancer broncho-pulmonaire, provenant de 36 établissements référents et spécialisés dans la prise en charge du cancer broncho-pulmonaire (CLCC, CHU et centres hospitaliers).

    Lancé en 2014 par Unicancer, le programme ESMÉ (« Épidémio-Stratégie Médico-Economique »), initiative académique, vise à centraliser les données de vie réelle des patients traités pour un cancer en France, afin de décrire au cours du temps l’évolution de la prise en charge des patients et des stratégies thérapeutiques, dans une approche médico-économique à grande échelle. Il a vocation à devenir un outil potentiel d’aide à la décision en santé.

  • Prise de rendez-vous médicaux en ligne : le CHU de Nancy choisit Doctolib

    Le CHU de Nancy annonce expérimenter depuis le jeudi 9 novembre 2017 l’outil de prise de rendez-vous en ligne de Doctolib pour les consultations de gynécologie, d’obstétrique et d’assistance médicale à la procréation (AMP). La maternité a en effet été choisie comme pilote du déploiement du service, qui sera à terme proposé pour l’ensemble des consultations du CHU.

    L’AP-HP avait déjà sélectionné Doctolib pour mettre en place la prise de rendez-vous en ligne dans ses établissements en juillet 2016. Actuellement en cours de déploiement, le service doit être généralisé à l’ensemble des consultations des hôpitaux de l’AP-HP d’ici juin 2018.

  • Etude : des consultations via une appli réduisent le coût de l’arthrite

    Des chercheurs chinois ont développé un outil de consultation en ligne pour les personnes souffrant de maladies rhumatismales. D’après une étude* présentée au congrès de l’American College of Rheumatology (ACR) qui s’est tenu à San Diego du 3 au 8 novembre, cette application qui renforce les liens entre médecins et patients permet de réduire significativement les coûts de santé pour la collectivité et pour les malades.

    Pallier une démographie médicale déclinante

    En Chine, 100 millions de personnes souffrent de maladies rhumatismales. Pour les prendre en charge, seulement 5000 rhumatologues sont formés, et la plupart exercent dans les hôpitaux des grandes villes. Résultat : « La plupart des malades atteints d’arthrite doivent faire de longs voyages pour trouver un spécialiste hospitalier, séjourner dans des hôtels à proximité et attendre longtemps avant d’obtenir un rendez-vous avec un clinicien », a déclaré Fei Xiao, PDG d’une société pharmaceutique de R&D lors du congrès annuel de l’American College of Rheumatology (ACR) qui s’est tenu à San Diego du 3 au 8 novembre. Il n’est pas rare que les rhumatologues chinois voient entre 60 et 100 patients par jour, auxquels ils ne peuvent consacrer que 3 minutes en moyenne », a-t-il ajouté.

    Le « smart system » chinois

    Pour améliorer la prise en charge de ces patients et de bien d’autres souffrant de pathologies chroniques, des chercheurs chinois ont développé le « Smart System of Disease Management ». Le SSDM rassemble plusieurs applications mobiles basées sur des données cliniques et une application de consultation en ligne. Des études précédentes ont montré que les patients souffrant de polyarthrite rhumatoïde (PR) formés à l’utilisation du SSDM étaient capables de faire une auto-évaluation de l’activité de la maladie – et notamment d’établir le DAS28, un score sur 28 articulations-, ou encore de mesurer leur incapacité fonctionnelle en remplissant le questionnaire adapté (Health Assessment Questionnaire).

    La rentabilité d’une consultation en ligne

    Une nouvelle étude a donc été menée afin d’évaluer la faisabilité économique et les bénéfices thérapeutiques d’une consultation en ligne en rhumatologie via le SSDM. De février 2015 à juin 2017, 403 rhumatologues ont traité quelque 4000 malades atteints de PR mais aussi de lupus, d’arthrose, de spondyalthrite ankylosante, etc. Ils ont assuré 293 consultations gratuitement et 3709 payantes. En outre, chaque patient a suivi des programmes d’éducation thérapeutique créés par les médecins via l’appli, et envoyé ses données via une interface sécurisée à son médecin. Au vu des données, le rhumatologue acceptait ou pas la demande de prise en charge, et consultait soit par SMS soit par échange audio.

    Résultats

    • 35,3% des patients ayant bénéficié d’une consultation en ligne ne résidaient pas dans la même ville que le rhumatologue
    • les coûts de santé auraient été 6,6 fois plus importants si la consultation avait eu lieu à l’hôpital
    • les patients ont fait une économie de 84,8%
    • 66,35% des patients se sont déclarés très satisfaits de leur expérience

    Une appli utile aussi pour la recherche

    Les auteurs de cette étude estiment qu’elle montre qu’un changement de paradigme est possible dans la prise en charge des maladies chroniques en autonomisant davantage le patient. « L’accès à ce programme en ligne aide également les médecins à extraire et à analyser des données pour la recherche scientifique et la publication, » précisent-ils. Ce système peut évidemment s’appliquer à d’autres maladies chroniques que la polyarthrite rhumatoïde, dans d’autres pays où la démographie médicale ne permet pas un accès aux soins facile partout.

  • Téléconsultation : Thélem Assurances s’associe avec MédecinDirect pour un déploiement en janvier 2018

    La mutuelle Thélem assurances annonce le 8 novembre 2017 avoir conclu un partenariat avec MédecinDirect afin de lancer en janvier 2018 un service de téléconsultation à destination de ses adhérents.

    Ce partenariat constitue une réponse de la mutuelle d’, très présente dans la région Centre-Val de Loire caractérisée par une désertification médicale, à la problématique de l’accès à la consultation médicale. En outre, l’ajout de ce service supplémentaire s’inscrit également dans la démarche de la mutuelle de fidéliser ses clients, selon Pascal Féliot, son directeur de l’offre. Ce service additionnel est également en ligne avec les valeurs de la mutuelle qui prône le dynamise et l’innovation.

    Tout bénéficiaire de la mutuelle pourra prétendre au service sous réserve d’une inscription via son espace personnel sur la plateforme de Thélem assurances. Le service sera disponible de 8 h à 22 h via la plateforme de la mutuelle, l’application dédiée ou le téléphone.

    Thélem assurances s’est déjà illustrée dans l’adoption de l’innovation en s’associant avec Otherwise, le courtier en assurance collaborative en janvier 2017.

  • Cybersécurité : le formulaire de signalement des incidents de sécurité des SIH publié

    Les modalités de signalement et de traitement des incidents graves de sécurité des systèmes d’information des structures de santé ont été précisées dans un arrêté du 30 octobre 2017 publié au Journal officiel du 8 novembre 2017.

    Le signalement peut être effectué selon deux modalités :
    • par voie électronique sur le portail de signalement des évènements indésirables ;
    • via un formulaire à destination de l’agence régionale de santé territorialement compétente.

    La loi de santé de 2016 a en effet rendu leur signalement obligatoire à compter du 1er octobre 2017 pour les établissements de santé, les hôpitaux d’instruction des armées (HIA), les centres de radiothérapie et les laboratoires de biologie médicale.

    Le formulaire de déclaration permet au déclarant de fournir toutes les informations dont il dispose au moment de la découverte de l’incident. Il doit comporter les informations suivantes :

    • les informations permettant d’identifier la structure concernée par l’incident ainsi que le déclarant ;
    • la description de l’incident, notamment la date du constat, le périmètre de l’incident, les systèmes d’information et données concernées et l’état de la prise en charge ;
    • la description de l’impact de l’incident sur les données, sur les personnes, sur les systèmes d’information et sur la structure ;
    • les causes de l’incident, si celles-ci sont identifiées.

    « En cas d’impossibilité de déclaration par voie électronique, celle-ci peut se faire par tout moyen en respectant la forme et le contenu figurant en annexe auprès de l’agence régionale de santé territorialement compétente », précise l’arrêté.

    L’Asip santé et l’agence régionale de santé compétente peuvent également demander à la structure concernée par l’incident toute information complémentaire permettant la qualification de l’incident et la mise en place d’une réponse adaptée.

     

  • La Commission des Affaires sociales du Sénat adopte le PLFSS 2018

    La Commission des Affaires sociales du Sénat a adopté le PLFSS 2018 le 8 novembre 2017, apportant au texte quelques amendements majeurs comme la suppression de la hausse de CSG sur les pensions de retraite et d’invalidité prévue initialement dans le texte, ou celle de la baisse de l’allocation de base de la prestation d’accueil du jeune enfant (PAJE).

    La Commission des Affaires sociales du Sénat a approuvé l’article 35, qui crée un cadre expérimental pour l’innovation dans le système de santé, ainsi que l’article 36, qui prévoit le passage de la téléconsultation et de la télé-expertise dans le droit commun.

    Le PLFSS sera examiné en séance publique au Sénat à partir du 13 novembre 2017.

  • Silver éco : Damart se met aux vêtements connectés avec la start-up E-Wear Solutions

    Le fabricant de textile Damartex, maison-mère de la marque de sous-vêtements Damart, a créé la start-up E-Wear Solutions spécialisée dans les sous-vêtements connectés pour les seniors de 55 ans et plus début septembre 2017.

    L’objectif de la Damartex est d’investir le secteur des objets connectés et de la surveillance à distance, puisque le fil d’argent inséré dans les sous-vêtements capte les impulsions électriques du corps rendant possible le suivi de la température, du rythme cardiaque de la fréquence respiratoire, de l’activité musculaire, de la vitesse de mouvement ou des chutes de la personne qui les porte.

    La société compte commercialiser son premier produit, un débardeur connecté, au printemps 2018. Les premiers test grandeur nature censés valider le prototype sont programmés pour avril 2018 et seront déployés au sein d’Ehpad en France et à l’étranger. À long terme, toute une gamme de vêtements devrait pouvoir devenir « connectable ».

    Le débardeur connecté sera proposé dans un premier temps au grand public, les seniors actifs. Les personnes âgées en Ehpad constituent la deuxième cible pour une surveillance à distance la nuit, lorsque le personnel de santé est en effectif réduit. Enfin, le produit sera proposé aux seniors en perte d’autonomie afin de favoriser leur maintien à domicile.

    Association d’acteurs de divers horizons

    L’initiative de la start-up E-Wear Solutions vient du fabricant textile Damartex qui a apporté 85% des investissements à la société, alors que les 25% restants l’ont été par le PDG de la start-up, Loïc Delecroix. En 2015, le département R&D lance le programme de recherche IoT pour explorer le secteur du vêtement connecté qui a débouché sur la création de la start-up deux ans plus tard.

    Il s’agit d’une structure indépendante qui a été incubée au sein de Bio Incubateur Eurasanté de Lille et dont le développement a également été porté par un consortium, Textronic, incluant Bioserenity et la Bpifrance.

    Une solution évolutive

    Le produit mis au point s’adresse au grand public, mais peut également faire partie d’un solution intégrée grâce à une application dédiée téléchargeable via un smartphone.

    L’application permet l’enregistrement et le suivi des constantes physiologiques, et des fonctionnalités avancées seront disponibles moyennant un abonnement mensuel.

  • Diabète : la Fédération française des diabétiques lance des Etats généraux pour « évaluer et agir »

    Améliorer la qualité de vie des patients diabétiques et permettre une prise en charge plus efficiente : telles sont les deux finalités poursuivies par la Fédération française des diabétiques avec le lancement des premiers États généraux du diabète et des diabétiques, qui auront lieu de novembre 2017 à novembre 2018.

    Les États généraux se dérouleront en trois phases :
    • évaluation de la prise en charge du diabète et des diabétiques ;
    • élaboration de propositions concrètes ;
    • actions auprès des décideurs.

    Objectifs poursuivis et dispositifs mis en place

    La démarche a été élaborée autour de 4 grands objectifs, déclinés en dispositifs opérationnels :

    • Faire émerger les spécificités territoriales : un processus consultatif sera mené au niveau local, régional et territorial via l’organisation de réunions publiques ; une cartographie de l’offre de soins enrichie par les patients sera élaborée ;
    • Recueillir le vécu et l’expérience des patients : des enquêtes auprès des patients et de leur entourage seront menées ;
    • Obtenir la mobilisation de l’ensemble des citoyens pour les sensibiliser au diabète : un atelier citoyen sera réalisé, et des actions seront organisées sur tout le territoire pendant la semaine de prévention du diabète ;
    • Co-construire les politiques de santé avec les représentants nationaux : des auditions publiques seront organisées, et un forum sur le diabète sera réuni.

    Gouvernance et plateforme participative

    La Fédération française des diabétiques a mis en place un comité stratégique rassemblant 3 professionnels de santé, 2 institutionnels, 2 ambassadeurs, 1 personnalités qualifiées et un représentant de la FFD pour piloter le dispositif.

    Enfin, une plateforme participative, www.egdiabete.fr, permet de s’exprimer sur dix thématiques proposées, et de suivre l’avancement des travaux.

  • #FASN2017 : FASN marque sa 11e étape avec les 36 heures chrono Ile-de-France (Paris 14 décembre) 2017

    La 11e étape de la campagne « Faire avancer la santé numérique » aura lieu le 14 décembre 2017 à Paris.

    Pour clore une année de campagnes régionales, FASN fait escale à Paris pour une rencontre interrégionale autour des enjeux et perspectives 2020 de la santé numérique en Ile-de-France.

    Les grands thèmes brûlants seront abordés au cours des sessions FASN LAB, tels la télémédecine, l’Interopérabilité, l’IA et le big data, la smart city avec l’émergence de l’hôpital intelligent et les différents usages du numérique au service de la prévention, de la santé du futur, du décloisonnement sanitaire ou du déploiement territorial.

    La journée accueillera également un concours de start-ups, le Start-up Challenge.

    Pré-programme

    Le programme n’est pas définitif. La version la plus actuelle peut être consultée via le lien ci-contre.

    L’accueil commence à 8 heures du matin.

    • 9h15-10h15 : Agora – La santé numérique en région Ile-de-France : enjeux et perspectives 2020
    • 10h15-10h45 : Agora – E-santé et territoires : les coups de cœur des Minutes de l’Innovation
    • 11h00-12h15 : LES #FASN LAB
      • 1. Télémédecine
      • 2. Interopérabilité : clé de l’intégration de l’innovation
      • 3. EHPAD à domicile
      • 4. Objets connectés et smart city : émergence de l’hôpital intelligent
      • 5. Services numériques : clés de succès pour un déploiement territorial
    • 14h15-15h30 : LES #FASN LAB
      • 1. Le numérique au service du décloisonnement sanitaire, médico-social et social
      • 2. L’intelligence artificielle et les données de santé
      • 3. Les solutions numériques au service de la prévention
      • 4. La santé du futur et le patient augmenté
    • 16h15-17h30 : Les minutes de l’innovation : promotion de projets santé les plus innovants portés par les établissements et structures sanitaires et médico-sociaux de la région Ile-de-France

    Inscription

    L’inscription se fait via le lien ci-contre.

    Start-up challenge

    Les start-ups souhaitant participer à l’événement et avoir la possibilité de pitcher devant le public réuni peuvent candidater en suivant ce lien.