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  • Formation : 16,2 millions d’euros pour l’université de Bordeaux et ses formations hi-tech (PIA3)

    Une dotation totale de 16 222 000 euros dans le cadre du programme PIA3 intitulé « Écoles universitaires de recherche » attribuée à l’Université de Bordeaux avec ses trois programmes, à savoir santé publique numérique, neurosciences et sciences et technologies de la lumière a été annoncée fin octobre 2017.

    Sur un total de 191 projets évalués, 29 en tout ont été retenus parmi lesquels le projet de l’Université de Bordeaux et notamment celui intitulé « Graduate School in Digital Public Health ». Ce dernier répond à deux objectifs :
    • appréhender l’impact du big data et des objets connectés sur la santé des populations en l’analysant ;
    • former les experts et cadres dirigeants de demain à travers une formation modulaire et multidisciplinaire.

    Une seconde vague de l’appel à projets européen dans le cadre du PIA3 sera organisée au plus tard début 2019.

    Ambition de l’université de Bordeaux : devenir un centre de référence international pour la formation et la recherche dans le domaine de la santé publique numérique

    L’école universitaire doit répondre aux enjeux de formation émanant de la transformation de la recherche en santé publique pour appréhender l’irruption de l’innovation numérique.

    L’école est portée par le centre de recherche interdisciplinaire Bordeaux Population Health Research Center et de l’Institut de Santé Publique, d’Épidémiologie et de Développement (ISPED). Ces deux acteurs vont fédérer un réseau de chercheurs interdisciplinaires travaillant sur des aspects spécifiques de la santé publique numérique.

    Elle va proposer un programme de formation complet :

    • un master international (MsC) ;
    • une formation doctorale ouverte aux étudiants de toutes disciplines (PhD) ;
    • un nouveau diplôme universitaire répondant aux besoins d’articulation avec des entreprises privées régionales et internationales.

    Le cursus inclut des modules dédiés à l’innovation et l’employabilité, des méthodes d’enseignement innovantes qui renforceront les compétences des étudiants par une stratégie de résolution collaborative de problèmes réels, la conduite de projets et la diffusion des résultats.

    Les formations seront basées sur des projets de recherche réels mis en place par les chercheurs et pour cela, l’école bénéficiera des études épidémiologiques telles que l’étude i-Share, une cohorte unique de 17 000 participants.

    Quatre laboratoires de recherche seront également impliqués dans les activités de l’école et des institutions telles l’Inserm, l’Inria ou Sciences Po Bordeaux seront partenaires.

  • CHIS

    Child Health Information Servicenull

  • DMC : la HAS publie un Guide pour le dépôt des demandes de remboursement auprès de la CNEDiMTS

    La Haute Autorité de Santé publie en novembre 2017 un guide dédié aux fabricants, distributeurs ou prestataires du secteur des DMC dans le cadre d’une demande ou d’une modification de remboursement (inscription sur la LPPR).

    Ce guide détaille les éléments à fournir pour permettre l’instruction du dossier de demande de remboursement et son examen par la CNEDiMTS et concerne les DMC à usage individuel et disposant d’une fonction de télécommunication :
    • les DMC assurant une fonction thérapeutique ou diagnostique indépendante de la fonction de télécommunication de données de santé ;
    • les DMC dont la finalité médicale est uniquement liée à la fonction de télécommunication de données de santé ;
    • les logiciels dispositifs médicaux.

    Le guide détaille notamment les caractéristiques médico-techniques qui doivent figurer dans le dossier :

    • les fonctions du DMC ;
    • le mode de fonctionnement (description matérielle et description logicielle) ;
    • les modalités de gestion des données ;
    • les modalités de sécurisation des données ;
    • la description des actes, prestations et aspects organisationnels associés à l’utilisation du DMC (le cas échéant) ;
    • la démonstration du service attendu/rendu revendiqué ;
    • le DMC est-il interopérable ;
    • le mode de sécurisation des données, etc.

    Le guide est téléchargeable ci-contre.

  • « Les Asiatiques sont moins sceptiques que les Américains en matière d’e-santé » (S. Patel, MyDoc)

    « Notre grand atout est que nous fournissons plusieurs services rassemblés sur un seul produit. Je pense que ce type de modèle sera l’avenir du marché. » (Snehal Patel)

    Dans une interview accordée à H&TI fin octobre 2017, Snehal Patel, co-fondateur et P.-D.G. de la société de e-santé Mydoc, est revenu sur les prémices de son entreprise, en plein essor à Singapour et en Asie du Sud-Est, mais aussi sur les spécificité de son business modèle et sur les différences qu’il a pu observer au cours de sa carrière entre les marchés asiatique, européen et américain.

    Investir en santé numérique : un marché très spécifique

    Pourquoi avez-vous décidé d’investir dans le secteur de la santé numérique ?

    Snehal Patel : Je suis d’origine américaine. J’ai déménagé à Singapour en 2008 lorsque j’ai décidé de ne plus travailler en interne dans le domaine des entreprises de santé mais de m’intéresser à l’investissement sur ce marché. J’ai rejoint à Singapour une société de capital-investissement (private equity) qui se concentre sur les soins. Ce changement de carrière est très important pour comprendre le lancement de MyDoc.

    L’une des choses qui m’a interpellée lorsque j’ai déménagé en Asie, c’est qu’il y avait une fragmentation au sein du marché concernant la gestion de la santé des salariés. Presque partout dans le monde, surtout en Inde, en Indonésie et au Vietnam, les consommateurs sont beaucoup plus à l’écoute de leur santé qu’aux États-Unis mais il existe un manque de communication entre les professionnels de la santé au niveau des soins cliniques. Vous êtes en relation avec un médecin mais il ne communique pas avec le pharmacien par exemple. Il n’y a pas de réseau intégré.

    Notre modèle initial, avec ma société de capital-investissement, a donc consisté à acheter ces petits groupes au sein de l’industrie (docteurs, pharmaciens, assureurs, etc.), à les regrouper en une société commune, puis à changer l’ordre établi pour commencer à créer une réelle infrastructure.

    Et ça a fonctionné…

    Oui, ça a très bien pris. Le marché était actif en Inde, en Indonésie et au Vietnam, puis j’ai lancé mes activités aux Philippines. Quand j’ai établi une équipe basée sur cette infrastructure, c’était très intéressant mais il a fallu un investissement en capital spécifique pour acheter toutes ces cliniques.

    En 2010, la pénétration des technologies numériques en Asie était vraiment très importante. À tel point que lorsque je suis retourné à New York, j’ai constaté qu’il n’y avait pas un tel essor du secteur là-bas.

    L’importance d’une expérience locale

    Et vous avez ensuite fondé MyDoc.

    Ça a été le commencement. Je suis arrivé sur le marché avec mon expérience dans le domaine de la santé et avec les fonds provenant de ma société de private equity mais le secteur des nouvelles technologies était nouveau pour moi. Vas [Metupalle], l’autre co-fondateur, est lui aussi médecin mais l’avantage c’est que c’est un médecin local, il est Singapourien. Nous avons été mis en contact par des amis et nous avons rapidement réalisé que nous avions des intérêts communs.

    Dans le domaine de la santé numérique, il y a beaucoup de gens très intelligents et des idées très intéressantes mais le secteur des soins est un type d’industrie très différent des autres marchés. Peu importe où vous êtes dans le monde, pour comprendre quelles sont les solutions pouvant résoudre les problèmes du marché et la complexité frustrante de l’industrie, vous avez besoin de quelqu’un qui est actif dans le secteur pour y développer une activité.

    Vas et moi avions l’avantage de bien connaître les différents cycles du marché, nous savions comment nous pouvions établir une cohérence entre ces différents sous-domaines. Nous essayions aussi de résoudre les mêmes problèmes. La question centrale était : « Comment pouvons-nous mettre en commun nos idées pour rendre le système plus efficace, pour rendre les choses moins fastidieuses pour le consommateur ? »

    Vas a notamment une certaine expérience à Singapour en télé-radiologie et dans le domaine des start-up high tech. Notre modèle se basait initialement sur la création d’une solution de communication. Nous devions être en mesure de transférer efficacement des informations, des médecins aux patients, des patients aux infirmières, etc.

    Données privées : « nous discutons constamment avec nos partenaires »

    La protection des données personnelles est l’un des principaux défis dans le domaine du numérique, en particulier dans le secteur de la santé. Comment rassurez-vous les utilisateurs de MyDoc à ce propos ?

    La vie privée est une chose très importante. Elle se divise en deux parties : l’une concerne les préoccupations et attentes des consommateurs, l’autre celles des entreprises.

    Les deux peuvent être problématiques pour les start-up dans la mesure où les entreprises ont besoin de beaucoup d’efforts et de temps pour gagner la confiance des consommateurs mais ces challenges peuvent être surmontés.

    La partie « consommateur » est plus délicate à gérer. Aux États-Unis, par exemple, les consommateurs sont naturellement sceptiques quant à toute utilisation de leurs données survenant en dehors du cadre initialement prévu. En Asie, ils semblent être beaucoup moins préoccupés par cet aspect. Je ne dis pas qu’ils ne le sont pas ! Ils posent des questions pour savoir si vous êtes sérieux mais ils sont plus ouverts d’esprit et c’est un point très important. Si vous pouvez leur assurer que vous faites un bon travail en matière de protection de la vie privée, ils vous suivent. Aux États-Unis, cela prend plus de temps.

    Nous avons donc commencé à proposer des dépistages. On s’est aperçu qu’il y avait dans ce domaine un grand manque de communication entre les consommateurs et les professionnels de la santé, les patients suivant rarement les conseils des médecins après leur check-up pour tenter d’améliorer leur état de santé. L’objectif de MyDoc est d’être un connecteur.

    « Le consommateur est propriétaire de ses informations »

    Vous travaillez avec des compagnies d’assurance. Ne pensez-vous pas que cela pose un problème d’un point de vue éthique en ce qui concerne le respect de la confidentialité des données ?

    Nous discutons tout le temps des problèmes de confidentialité avec nos partenaires. Le cadre légal est très clair. MyDoc exige le fait que nous rendions le consommateur propriétaire de ses informations. S’il ne veut pas les partager avec quelqu’un, il n’a pas à le faire.

    Il faut un encadrement transparent pour communiquer sur ce point de manière optimale. Nous expliquons ainsi à nos partenaires que nous sommes une tierce partie, que nous sommes des sociétés distinctes. Il n’y a alors pas d’inquiétude à avoir si nos politiques sont différentes. Ainsi, AXA et AIA sont nos partenaires mais nous ne partageons pas notre solution avec eux, nos entités sont distinctes. Cela nous aide à garder privées les informations des consommateurs. Vous n’avez ainsi pas à vous demander en tant que consommateur si les compagnies d’assurance partagent vos données.

    Il a fallu un certain nombre de discussions et former nos équipes pour en arriver là mais nous pouvons aujourd’hui garantir aux utilisateurs que leurs données resteront privées.

    MyDoc@work : une solution pour encourager les employés à préserver leur santé

    Votre nouvelle série de produits, MyDoc@work, devrait être lancée fin 2017. Pouvez-vous en dire un peu plus sur ce service ?

    MyDoc@work est un outil de santé qui fournit des services de santé complets en entreprise.

    Différents canaux sont en train d’être développés pour nos clients. Quand nous avons créé la plateforme, nous avons dû ensuite trouver notre marché naturel. Aucun d’entre nous n’était leader sur ce point, nous n’avions pas une grande expérience en marketing, l’idée était donc de trouver comment nous pouvions approcher le plus facilement possible les utilisateurs. Au regard de ce qu’il se passait sur la plupart des marchés dans le monde entier, il semblait très difficile de développer une société B&C prometteuse.

    Ainsi, en termes de business modèle, nous avons rapidement décidé d’intégrer les entreprises et les assurances au sein du processus, le principal intérêt étant qu’ils seraient à même de payer les frais de santé.

    Pour les clients, ce type de modèle est très pratique. Nous leur fournissons par le biais de leur entreprise un produit vraiment intéressant, qui leur fait gagner du temps, qui est facile à utiliser, etc. Avec MyDoc@work, ils peuvent facilement parler avec des nutritionnistes, des dentistes ou des professionnels de la santé mentale par exemple.

    D’un point de vue conjoncturel, le problème est qu’ils ne veulent pas forcément échanger au départ. Même s’ils savent que c’est une bonne chose, ils sont réticents. La question est de savoir comment nous pouvons leur faciliter l’accès à ce service pour les inciter à l’adopter.

    Afin de les rassurer, nous avons des preuves démontrant que notre produit fonctionne. La semaine dernière (octobre), une étude réalisée par le Centre de recherche sur les services et les politiques de santé de la National University of Singapore et la société PwC a montré que « les patients présentant des résultats anormaux après un dépistage étaient près de six fois plus enclins à suivre les conseils d’un médecin via une consultation virtuelle (en utilisant MyDoc), que par le biais d’une consultation en personne avec un médecin généraliste ». Par conséquent, « proposer des consultations virtuelles peut potentiellement entraîner des économies environ cinq fois supérieures pour les patients et leurs payeurs sur le long terme puisque cela permet d’éviter certaines admissions futures en ce qui concerne les personnes souffrant de diabète (maladie prise en exemple par les auteurs de l’étude) ». Pour nous, c’est vraiment important.

    Les dispositifs health tech sont en train de devenir un must-have

    Pensez-vous que c’est aujourd’hui plus facile de « vendre » votre service, que les consommateurs sont moins sceptiques vis-à-vis de votre produit ? Quel est le retour des utilisateurs jusqu’à présent ?

    Beaucoup de choses sont en train d’évoluer. Les consommateurs réclament désormais le type de services que nous proposons. Ils les considèrent moins comme une nouveauté mais davantage comme un must-have.

    Regardez l’évolution sur le marché européen ou aux États-Unis et le changement de comportement des différents acteurs de l’industrie, des patients aux fournisseurs de soins, aux médecins, en passant par les partenaires des entreprises de santé ! Aux États-Unis, tout le monde se plaignait au début. Nous bénéficions aujourd’hui de la bénédiction des acteurs du secteur. Les médecins sont en mesure de prendre position à travers notre produit. Ceux qui étaient sceptiques sont désormais très heureux de la manière dont les choses se passent.

    Ils ont surpassé leurs peurs, la crainte de prendre un risque en intégrant une nouvelle technologie au sein de leur entreprise. Nous les avons rassuré en leur disant : « Nous comprenons vos réticences mais que pensez-vous si nous vous offrons un modèle axé sur votre activité qui agit de manière réellement bénéfique sur la santé ? » Ce genre d’argument nous a aidés. Nous recevons de plus en plus de soutien.

    Malgré cet enthousiasme grandissant, nous sommes très sélectifs. Nous voulons nous assurer que les services soient très efficaces sur long terme car la pire des choses qui pourrait nous arriver serait de perdre le contrôle. Jusqu’à présent, touchons du bois, tout se passe bien.

    MyDoc : 50 000 utilisateurs actifs

    Combien de personnes utilisent MyDoc ?

    Environ 50 000. Ça progresse assez vite. Le nombre d’utilisateurs augmente en moyenne de 10 % par mois.

    Une équipe dédiée au contrôle qualité

    Quels aspects de vos outils souhaiteriez-vous améliorer ?

    Nous sommes très à l’écoute des utilisateurs. Nous demandons toujours à nos clients ce que nous pouvons faire pour améliorer nos services. Jusqu’à présent, les retours sont très positifs.

    Nous avons une équipe dédiée au contrôle qualité pour nous assurer que nos services sont bons. L’un des tests réalisé au sein des entreprises a montré que 100 % des utilisateurs seraient susceptibles d’utiliser notre produit. C’est génial ! Nous prenons au sérieux tous les commentaires. Certains utilisateurs nous ont par exemple demandé comment ils pouvaient obtenir tel service ou telle information. Nous écoutons et nous essayons de répondre à leurs attentes.

    Notre gros atout est que nous fournissons plusieurs services rassemblés sur un seul produit. Je pense que ce type de modèle sera l’avenir du marché.

    « Les partenariats sont la clé de la réussite »

    Vous avez beaucoup de partenaires, dont AXA, AIA et Guardian Pharmacy. Pensez-vous que les partenariats sont essentiels pour réussir sur le marché de la santé numérique ?

    En tant que plateforme, pour nous, les partenariats sont la clé de la réussite. C’est grâce à eux que nous progressons. Nous avons constaté qu’en faisant une sélection plus restreinte et plus pointue, le résultat était nettement plus satisfaisant. Beaucoup d’entrepreneurs pensent que c’est bien de rassembler 16 000 médecins sur leur plate-forme. Personnellement, je ne crois pas que ce genre de modèles fonctionne. La qualité est plus importante que la quantité.

    MyDoc : 2,8 millions de dollars dédiés au développement régional

    En septembre, vous avez levé 5,2 millions de dollars américains (4,4 M. €) dans le cadre d’un tour de table (série A) et vous prévoyez de consacrer 2,8 millions de dollars (2,4 M. €) au développement de votre entreprise dans d’autres pays asiatiques. Où envisagez-vous de vous implanter ?

    Nous sommes déjà actifs au Sri Lanka, à Singapour, en Malaisie et à Hong Kong. Nous cherchons à nous implanter prochainement en Indonésie, en Thaïlande, aux Philippines et en Chine.

    Il faut beaucoup de temps pour s’allier à de grandes entreprises et de grandes compagnies d’assurance mais une fois que vous y êtes intégré, il est beaucoup plus facile de se développer parce qu’elles ont des bureaux un peu partout dans le monde. L’expansion de notre société est donc effectivement l’un de nos objectifs actuels.

    Souhaitez-vous également vous développer en Europe et aux États-Unis ?

    Nous avons dans notre équipe des compagnies d’assurance basées aux États-Unis et des entreprises high tech qui mènent des activités intenses au Royaume-Uni, en Espagne, en France et en Allemagne, où les marchés sont importants.

    L’un des avantages de travailler avec ces investisseurs est qu’ils peuvent étendre notre portée. Notre structure est encore relativement petite et nous ne voulons pas consacrer beaucoup d’argent à un développement à l’international mais des ajustements sont possibles donc nous y pensons tout de même.

    Santé numérique : les avantages d’un réseau solide entre acteurs du secteur

    Vous êtes également le co-fondateur de Galen Growth Asia, un groupe indépendant fondé à Singapour dans l’optique de développer l’écosystème des technologies de la santé en Asie-Pacifique. Pourquoi avoir créer cette organisation ?

    Plusieurs d’entre nous, parmi les co-fondateurs, avons intégré le marché de manière assez précoce. Lorsque nous assistions à des conférences centrées sur le domaine de la e-santé, nous discutions des différents services de santé disponibles et de ce qu’il se passait en général au sein de l’industrie. C’était génial mais nous avons réalisé que nous avions besoin de former un conseil solide, composé de ressources fiables. Nous avons décidé de nous réunir autour d’un café pour en parler et nous nous sommes mis d’accord pour établir un conseil par le biais duquel nous pourrions rassembler les acteurs du secteur et établir des connexions entre eux.

    Nous avons chacun notre propre entreprise et faire partie de ce réseau est avantageux. Je pense que cela aide aussi les jeunes entrepreneurs parce qu’ils peuvent discuter avec des investisseurs qui peuvent les épauler en leur disant, par exemple : « Vous savez quoi ? Il y a une opportunité à Singapour ou en Malaisie ». C’est un espace intéressant pour beaucoup de petites start-up car elles peuvent rencontrer des interlocuteurs pertinents pour partager des idées et essayer, pourquoi pas, de s’associer avec eux.

    Organisez-vous des événements dans les mois à venir ?

    Nous sommes en train de préparer le sommet des P.-D.G., qui rassemble certains des leaders les plus influents du secteur en Asie du Sud-Est (le sommet a eu lieu le 17 novembre). C’est l’un de nos plus importants événements de l’année.

    Singapour : une infrastructure idéale pour se développer en e-santé

    Selon vous, quels sont les principaux enjeux du système de santé de Singapour, et plus généralement des systèmes de santé asiatiques ? À votre avis, comment les technologies de la santé peuvent-elles aider les acteurs de l’industrie à surmonter ces problèmes ?

    À Singapour, le système de santé est très efficace, il est très dense comparé à ceux d’autres pays d’Asie mais des problèmes similaires existent.

    Revenons au moment où nous avons créé MyDoc. Lorsque nous avons lancé notre service pour la première fois, les critiques que nous entendions les plus étaient les suivantes : « Nous n’avons pas besoin d’une solution comme celle-ci à Singapour, où les services de soins sont excellents » et « Pourquoi aurions-nous besoin d’échanger avec un médecin en ligne ? Il y a des médecins partout ». C’est vrai. Mais les gens oublient deux points importants.

    • 1. En ce qui concerne les services de dépistage, seulement 20 % des personnes dépistées suivent les conseils des médecins après leur bilan. Il a été prouvé qu’une offre de services de consultation en ligne permettait aux employés d’effectuer plus facilement un suivi médical après un dépistage et les encourageait à le faire.
    • 2. Les gens oublient aussi souvent que les plus gros consommateurs de solutions de e-santé sont les consommateurs urbains. Non pas parce qu’ils manquent de ressources mais parce qu’ils manquent de temps et, le temps, c’est primordial dans nos sociétés. Par le biais de services de santé numériques, vous pouvez ainsi les aider à effectuer leurs démarches médicales plus rapidement et plus facilement.

    Singapour est un excellent modèle pour cela. Nous avons remarqué que sur d’autres marchés, l’infrastructure n’était pas aussi bonne.

    La cité-État est le siège de toutes les multinationales, comme Google. Compte tenu de notre marché, qui tourne autour des assurances des entreprises, il était logique de débuter notre activité ici.

    « Je pense que l’Asie deviendra un leader en matière de santé numérique »

    Singapour est actuellement le leader asiatique sur le marché de la santé numérique. Pensez-vous que la cité-État peut devenir un leader mondial dans ce domaine ?

    Je pense que l’Asie en général deviendra un leader en matière de santé numérique – c’est une question purement démographique. La région rassemble le plus grand nombre de personnes au monde, une population vieillissante qui aura besoin de solutions comme la nôtre.

    J’ai aussi l’impression que les personnes en Asie ont tendance à être plus à l’aise avec les nouvelles technologies que dans d’autres parties du monde, où l’on reste assez sceptique vis-à-vis de certaines de ces innovations.

    En ce qui concerne l’Asie du Sud-Est, Singapour est un endroit clé, où beaucoup d’innovations sont et vont être développées. C’est un lieu idéal pour expérimenter de nouvelles technologies. Ici, on peut très facilement discuter avec un stakeholder du secteur, un avantage essentiel pour tout entrepreneur.

  • Australie : 1ers résultats positifs pour l’Agence de e-santé mais des défis restent à surmonter

    L’Agence de la santé numérique australienne (ADHA) a publié mi-novembre 2017 son premier rapport annuel. Parmi ses principales préoccupations figure en tête le développement de My Health Record (MyHR), le dossier de santé numérique national, sujet à controverse.

    Le système enregistre actuellement plus de 5,3 millions d’utilisateurs (sur près de 25 millions d’habitants). Un résultat encourageant mais le gouvernement est encore loin de son objectif, qui est de rassembler au final plus de 20 millions de citoyens australiens sur sa plateforme.

    Les prémices d’une stratégie nationale de santé numérique

    Le bilan de l’ADHA est plutôt positif puisque l’organisation a rempli un certain nombre de ses objectifs stratégiques, tels que :

    • 1. l’augmentation du nombre de personnes et d’organisations enregistrées dans le dossier de santé numérique national, MyHR – plus de 5,3 millions de personnes utilisent le système actuellement.
    • 2. la mise en place d’essais de messagerie sécurisée.
    • 3. la rédaction d’une stratégie nationale de santé numérique, composée de sept priorités, dont le but est de parvenir à une approche coordonnée de la prestation des services de santé numérique dans le pays d’ici 2022.

    Ces priorités consistent à veiller à ce que l’information sur la santé soit disponible partout et à tout moment et qu’elle puisse être échangée en toute sécurité. L’objectif est également de rendre lisibles des données de haute qualité, c’est-à-dire de les rendre compréhensibles pour l’ensemble des acteurs de l’industrie, en particulier les patients, et non uniquement pour les professionnels de la santé.

    Priorité n°1 : le développement de My Health Record

    Privatisation des données de santé, inefficacité : un système controversé

    L’amélioration de MyHR est l’une des principales préoccupations de l’agence, le système ayant essuyé de nombreuses critiques, certains accusant le dispositif de ne pas suffisamment protéger les données privées des utilisateurs – plusieurs violations de données ont été recensées au cours de l’année – et de manquer d’efficacité.

    L’agence réussit tout de même à convaincre

    Malgré les obstacles, l’Agence de la santé numérique australienne a relevé une partie du challenge. Au cours de cette première année d’existence, elle est parvenue à connecter deux fois plus d’hôpitaux et de services de santé à My Health Record par rapport à juillet 2016.

    Elle a par ailleurs réussi à augmenter le volume de partage de documents cliniques. 14 millions de dossiers de prescription ont été téléchargés en une année.

    Objectif 2018 : développer un modèle opt-out

    Les objectifs pour 2018 sont ambitieux.

    L’organisme a présenté dans son rapport ses priorités stratégiques pour l’année à venir, dont :

    • le développement d’un modèle opt-out* dans le cadre de la poursuite du développement de MyHR, une action qui risque d’être controversée. Objectif : un dossier numérique doit être créé par défaut pour chaque Australien d’ici la fin 2018, sauf pour les citoyens demandant explicitement à ne pas rejoindre le système.
    • la poursuite des essais de messagerie sécurisée ;
    • la préparation d’un projet de cadre d’interopérabilité – appelé la « licence d’exploitation » par le P.-D.G. de l’ADHA, Tim Kelsey.

    Autres priorités : sécurité des médicaments et formation de la main-d’œuvre au numérique

    • L’une des autres grandes priorités de l’agence est la sécurité des médicaments. Elle a récemment annoncé quelques avancées dans ce domaine, notamment l’intégration au sein du MyHR de vendeurs en pharmacie communautaires, de la Guilde (Pharmacy Guilde of Australia), une organisation nationale d’employeurs promouvant la valeur de la pharmacie communautaire dans le système de santé australien, et de la Pharmaceutical Society of Australia (PSA), un organisme représentant 29 000 pharmaciens australiens travaillant dans tous les secteurs et dans toutes les régions du pays.

    Par ailleurs, le fournisseur national des pharmacies hospitalières Pharmhos est en train de télécharger activement les dossiers de médicaments délivrés par les hôpitaux publics sur le système national (source : Pulseitmagazine.com.au).

    • Les autres projets de l’agence pour 2018 consistent à :
      • assurer une meilleure disponibilité et un meilleur accès à l’information sur les médicaments et les ordonnances ;
      • déployer des modèles de soins numériques ;
      • s’assurer que la main-d’œuvre utilise avec confiance les technologies de la santé numérique ;
      • développer une industrie de la santé numérique prospère et innovante.

    « La technologie transforme déjà notre capacité à prévoir, à diagnostiquer et à traiter les maladies, a déclaré le président de l’Agence, Jim Birch AM (source : Technologydecisions.com.au). Mais nous pouvons faire beaucoup plus pour déployer pleinement son potentiel en faveur de la santé de chaque australien, en donnant aux consommateurs plus de contrôle sur leur santé et leurs soins, en connectant et en responsabilisant les prestataires de soins et en promouvant le leadership mondial de l’Australie en matière de santé numérique et d’innovation. »

    * L’opt-out est une pratique qui consiste à envoyer un e-mail commercial à un individu sans lui avoir demandé son autorisation auparavant mais qui lui permet, cependant, dans le cadre du message, d’exiger à ne plus faire partie de la liste des destinataires.

  • Australia: Digital Health Agency’s outcomes are positive but there is still a lot to do

    The Australian Digital Health Agency (ADHA) released its first annual report mid-November 2017. Amongst its main concerns is the development of My Health Record (MyHR), the controversial national electronic health record.

    The system currently has more than 5.3 million users (Australia has around 25 millions inhabitants). This is an encouraging outcome, but the government is still far from its goal, which is to gather more than 20 million Australian citizens on the platform.

    The early stages of a national digital health strategy

    The outcomes of the ADHA is quite positive because the organization has fulfilled a number of its strategic priorities, such as:

    • 1. Increasing the number of people and organizations registered for the MyHR. More than 5.3 million people are currently using the system.
    • 2. Setting up the secure messaging trials.
    • 3. Writing the national digital health strategy, consisting of seven priorities, aiming to guide a coordinated approach to the delivery of digital health in the nation through 2022.

    These priorities include ensuring that health information is available wherever and whenever it is needed, which can be exchanged securely and uses high-quality data with a commonly understood meaning.

    Priority #1: the development of My Health Record

    Health data privatization, inefficiency: a controversial system

    The improvement of MyHR is one of the main concerns of the agency. The system have been criticized, some people accusing the device of not sufficiently protecting the private data of users – several data breaches were identified during the year – and to be inefficient.

    The agency still manages to convince

    Despite the obstacles, the Australian Digital Health Agency met some of the challenges. During its first year of implementation, it has managed to connect more than twice as many hospitals and health services to My Health Record as were connected in July 2016.

    It also managed to increase the volume of clinical document sharing, with 14 million medical prescriptions now uploaded.

    Target 2018: Developing an opt-out model

    The goals of the agency for 2018 are ambitious.

    The organization presents in its report its strategic priorities for the coming year, including:

    • transiting to an opt-out* model as part of the further development of MyHR, which is likely to be a controversial move. Objective: A digital record will be automatically created for every Australian by the end of 2018 unless one actively asks not to participate.
    • pursuing with the secure messaging trials;
    • preparing a draft of the framework for interoperability – called the « licence to operate » by the ADHA CEO, Tim Kelsey.

    Other Concerns: Medication safety, digital models of care and digital training for workforce

    • Another of the agency’s top priorities is medication safety. The ADHA has announced a few wins in this area recently, such as getting on board with the MyHR community pharmacy vendors, the Guilde (Pharmacy Guild of Australia), a national employers’ organization promoting the value of the role of community pharmacy in the Australian health care system, and national professional pharmacy organization representing Australia’s 29,000 pharmacists working in all sectors and across all locations.

    Moreover, the hospital pharmacy vendor Pharmhos is busily uploading dispensed medicines records from public hospitals to the national system (source: Pulseitmagazine.com.au).

    • The agency’s other projects for 2018 are:
      • ensuring better availability and access to prescription and medicine information;
      • deploying digitally enabled models of care;
      • ensuring the workforce is confidently using digital health technologies;
      • developing a thriving and innovative digital health industry.

    « Technology is transforming our ability to predict, diagnose and treat disease, » said Agency Chair Jim Birch AM (source: Technologydecisions.com.au). But there is much more we can do to realize its full potential for the health of every Australian: giving consumers more control of their health and care, connecting and empowering healthcare providers, and promoting Australia’s global leadership in digital health and innovation. »

    * Opt-out communications are messages sent for marketing, promotion or fundraising that include an option for the recipient to be removed from any future messages.

  • Les alternatives à l’hospitalisation complète progressent, l’HAD gagne 11,2 % (données ARS Bretagne)

    L’Agence Régionale de Santé Bretagne a annoncé le 14 novembre 2017 la progression des alternatives à l’hospitalisation complète au sein des établissements sanitaires bretons dans les champs médicaux suivants :
    • médecine, chirurgie et obstétrique (MCO) ;
    • hospitalisation à domicile (HAD) ;
    • psychiatrie ;
    • soins de suite et de réadaptation (SSR).

    Les prises en charge en ambulatoire et l’hospitalisation à domicile constituent les principales alternatives à hospitalisation complète et affichent toutes deux une progression :
    • l’évolution du virage ambulatoire en chirurgie illustre les efforts des établissements à engager une réelle mutation des prises en charge chirurgicale – 53% d’actes chirurgicaux réalisés en ambulatoire ;
    • l’HAD quant à elle progresse plus rapidement que dans les autres régions du territoire national : elle gagne 11,2% en 2016.

    Selon l’ARS Bretagne, ces deux progressions seraient principalement liées aux retombées du plan d’efficience et de performance du système de santé.

    Les soins de suite et de réadaptation et en psychiatrie affichent la même tendance

    90,5 % des patients psychiatriques sont pris en charge en ambulatoire et les hospitalisations partielles et ambulatoires ont progressé respectivement de 2,8 % et de 1,9 % en 2016.

    L’ARS signale également que 13,4 % des SSR sont mis en œuvre dans le cadre d’une alternative à l’hospitalisation complète et qu’ils progressent pour la cinquième année consécutive. Les soins qui s’y prêtent le mieux sont des soins locomoteurs, cardiovasculaires et respiratoires.

    Seul bémol – l’hospitalisation sans nuitée

    Le communiqué précise néanmoins que seule la part des hospitalisations sans nuitée stagne. En cause – des difficultés organisationnelles pour concentrer de multiples examens en une journée, le manque de référentiels de bonne pratique ou encore les incertitudes sur les règles de tarification liées à ce mode de prise en charge.

  • L’application mobile GPM e-santé du Groupe Pasteur Mutualité évolue

    Le Groupe Pasteur Mutualité a enrichi son application mobile gratuite lancée en 2014. Celle-ci constitue un guide santé mobile pour professionnels de santé les aidant à connaître et conseiller les patients sur les différentes applications existantes et labellisées mHealth Quality, premier label européen en santé mobile et connectée, lancé en 2015 par DMD Santé.

    De nombreuses fonctionnalités ont été revisitées, notamment la rechercher rapide d’une application mobile et son téléchargement.

    30 applications labellisées mHealth Quality sont aujourd’hui présentes sur le store. Chacune d’entre elles a été analysée sur plusieurs critères :

    • l’analyse juridique et réglementaire ; 
    • la conformité éthique ;
    • la sécurité du code ;
    • la valeur d’usage au travers de panel d’usagers potentiels ;
    • la pertinence des contenus médicaux et le respect de la vie privée. 

    Toutes les applications recensées ont été testées et évaluées de façon collaborative par un collège médical. Une sélection mensuelle des nouveautés permet à ses utilisateurs d’avoir une vision actualisée des applications disponibles.

    Plusieurs nouvelles fonctionnalités ludiques et simples d’utilisation

    Désormais, chaque application, téléchargeable via GPM e-Santé, est accompagnée d’une fiche descriptive que les utilisateurs peuvent partager entre eux. Ces derniers sont également invités à donner leur avis et à devenir évaluateur des applications utilisées. En utilisant GPM e-Santé, les professionnels de santé pourront ainsi renforcer leur expertise en santé connectée et mieux conseiller aussi leurs patients désireux d’utiliser des applications de santé grand public.

    L’application GPM e-Santé est téléchargeable gratuitement sur l’App Store et sur Google Play.

  • Conférence du Lab Santé Ile-de-France : santé connectée et mobilité, Paris, le 6 décembre 2017

    Le Lab Santé Ile-de-France organise le 6 décembre 2017 à Paris sa conférence annuelle destinée aux établissements de santé, aux opérateurs médico-sociaux, aux professionnels de santé, aux entrepreneurs et aux investisseurs.

    Le programme de cette matinée organisée en partenariat avec l’Agence Régionale de Santé Ile-de-France, la CCI Paris Ile-de-France et Medicen Paris Région, sous le haut patronage d’Agnès Buzyn, s’articulera autour de deux thèmes principaux : « Santé Connectée » et « Santé et Mobilité ».

    Jean-Paul Vermes, président du Lab Santé Ile-de-France et président honoraire de la CCI de Paris Ile-de-France et Christophe Devys, directeur général de l’ARS Ile-de-France, assureront le discours d’ouverture.

    Des start-ups auront l’occasion de présenter leurs innovations.

    Au programme

    Durant cette matinée, l’équipe du Lab Santé Ile-de-France montrera comment transformer les organisations pour les rendre plus attractives, comment intégrer l’innovation dans vos pratiques et comment identifier les terrains d’expérimentation pour avancer.

    Des start-ups auront l’opportunité de pitcher en présentant leurs solutions « santé connectée ».

    Une table ronde intitulée « Santé et mobilité » sera également animée.

    L’inscription est gratuite, mais obligatoire via ce lien.

  • Managers publics de santé : SMPS crée Nouvel’R, son nouveau think tank focalisé sur la transformation

    Le Syndicat des manageurs publics de santé (SMPS) a annoncé le 22 novembre 2017 la création en son sein d’un nouveau Think Tank, Nouvel’R. Réunissant professionnels de santé, adhérents et sympathisants du SMPS, il a pour ambition d’animer un débat focalisé sur la transformation du paysage sanitaire et médico-social, impulsée par les nouvelles réglementations, et la façon dont elle influe sur l’évolution des pratiques desdits secteurs.

    Les professionnels de santé s’interrogent sur la mutation du secteur sanitaire et médico-social qui s’opère et notamment en termes de regroupement sous forme de GHT, avec des enjeux impactant le projet médical de territoire, la mutualisation des systèmes d’informations, la mutualisation des achats, etc.

    Comment assumer la transformation de son métier et notamment l’intégration de la dimension territoriale et de nouvelles compétences, soit-on cadre de santé, directeur d’établissement sanitaire, social ou médico-social, ou encore ingénieur ou technicien – telle est la principale question qui occupera Nouvel’R.