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  • DM connecté : la FDA autorise le premier implant cochléaire fabriqué par la société Cochlear

    La presse américaine rapportait l’autorisation le 20 novembre 2017 du premier implant cochléaire connecté par la Food and Drug Administration (FDA). Produit par la société de la société Cochlear, le « Nucleus Cochlear Implant System » rend possible un réglage à distance de l’appareil.

    La solution concerne les personnes souffrant d’une perte auditive sévère à profonde et définitive et s’implante dans l’oreille interne du patient. C’est la première fois qu’un DM disposant d’un processeur réglable à distance est autorisé par l’autorité pour commercialisation.

    L’implant cochléaire est préconisé chez des personnes souffrant de pertes auditives sévères. Après l’implantation qui nécessite une chirurgie pour placer un processeur électronique dans l’oreille interne du patient afin de stimuler électriquement le nerf auditif, le patient doit être accompagné pendant une certaine période pour effectuer des réglages permettant d’ajuster la sensibilité aux sons de faible niveau ou fixer un seuil pour les sons forts.

    Désormais, les patients suivis dans les centres d’audition ou les établissements de santé vont pouvoir bénéficier de séances d’éducation auditive assurées par un audiologiste à distance.

    L’évaluation de la FDA

    Avant de donner son autorisation, la FDA a examiné les données cliniques recueillies au cours d’une étude menée auprès de 39 sujets âgés de 12 ans et qui étaient équipés d’un implant cochléaire depuis au moins un an. Leur implant avait été réglé au cours de sessions successives à distance et les résultat ne font pas état d’une différence significative dans la perception des sons de ces sujets comparé à les sujets dont l’implant avait été réglé en direct.

    Elle s’est également attardée sur l’évaluation par les patients eux-mêmes du dispositif et les mesures de sécurité déployées par Cochlear afin de garantir des réglages à distance sécurisés.

  • Etude : un programme d’entraînement cérébral diminuerait le risque de démence

    Un essai* randomisé et contrôlé mené chez 2 800 séniors pendant dix ans a testé l’efficacité d’un programme d’entrainement cérébral sur le risque de développement d’une démence. Les résultats publiés dans le numéro du 16 novembre 2017 de la revue « Alzheimer’s and Dementia : Translational Research and Clinical Interventions » font état d’une réduction du risque de 30%.

    Cependant, l’étude, financée par le NIH, est controversée dans la communauté scientifique.

    Mémorisation, vitesse et raisonnement contre la démence

    Les bénéfices de l’entraînement cérébral sur la performance cognitive ont déjà été démontrés. Cependant, est-ce suffisant pour diminuer le risque de démence sénile ? La question reste en suspens. Les NIH américains ont donc financé une large étude sur le sujet. Randomisée, contrôlée, elle a inclus 2 800 personnes âgées de 65 ans et plus, et en bonne santé au départ. Ils ont été répartis en 4 groupes :

    • un groupe a pratiqué des exercices mentaux dits de « réactions mentales » ;
    • le groupe 2 a effectué des exercices traditionnels de mémorisation ;
    • le groupe 3 des exercices de raisonnement ;
    • le groupe 4 était le groupe témoin et ne bénéficiait d’aucun entraînement.

    Pendant une période de 6 semaines, les 3 premiers groupes pratiquaient au moins 10 séances d’exercices qui duraient entre une heure et une heure et quart chacune. Les chercheurs ont ensuite mesuré l’évolution cognitive des participants tous les ans pendant les 5 premières années, puis une nouvelle fois au bout de dix ans.

    Le programme d’entraînement cérébral BrainHQ comprend plusieurs exercices sur ordinateur. La personne doit notamment identifier des objets de plus en plus complexes, et de plus en plus rapidement.

    Résultats

    • 260 cas de démence ont été diagnostiqués au cours des 10 ans de suivi ;
    • Les participants au groupe de « réactions mentales » ont réduit de 29% leur risque de démence par rapport au groupe contrôle ;
    • Plus la personne âgée suivait de séances à vitesse élevée, plus le risque baissait ;
    • Les personnes qui ont fait plus de 15 séances avaient un risque de 5,9% de développer une démence contre 10% pour les groupes 2 et 3 et 11% pour le groupe contrôle ;
    • Les différences entre les personnes n’ayant bénéficié d’aucun entraînement et celles qui avaient des exercices traditionnels étaient jugées non significative.

    Des bénéfices controversés

    « À notre connaissance, c’est la première étude qui montre qu’une intervention (comportementale ou médicamenteuse) peut diminuer le risque de démence », indiquent les auteurs. Ils précisent néanmoins qu’au bout de 5 ans, aucun effet n’était perceptible. Et ils ajoutent que « l’ampleur de cet effet est supérieur à celui des médicaments contre les événements cardiovasculaires majeurs ». Ils concèdent des limites à leur étude : l’absence de diagnostic clinique, l’attrition au cours des dix ans de suivi.

    Pour autant, la communauté scientifique n’est pas convaincue. L’étude ne fait pas l’unanimité. « Ces résultats indiquant une réduction apparente du risque de démence après avoir effectué seulement quelques heures d’entraînement à des exercice cognitifs, sont plutôt surprenants et devraient être jugés avec réserve », estime le professeur de psychiatrie Rob Howard de l’University College de Londres qui n’a pas participé à l’étude. « Je trouve invraisemblable qu’une pratique aussi brève de ces exercices mentaux puisse avoir eu cet effet », ajoute-t-il.

  • E-santé : l’application Envoi Ordonnance déployée dans 2 300 officines, soit 1500 de plus qu’en 2016

    Mi-novembre 2017, Doctipharma fait un bilan positif de l’utilisation de son application Envoi Ordonnance, disponible sur Android et iOS et lancée mi-2016. Doctipharma revendique actuellement 2 300 officines utilisatrices de sa solution contre 800 en 2016.

    Envoi Ordonnance est un service gratuit au service des patients qui peuvent photographier avec leur smartphone leur ordonnance et la faire parvenir au pharmacien, qui prépare alors la prescription et notifie sa validation à l’utilisateur. Ce service intègre toutes les exigences de confidentialité des données de santé.

    Grâce au principe du « scan & collect » (scanner et récupérer), l’application simplifie la préparation des commandes :

    • pour le patient, il n’est plus nécessaire de repasser plusieurs fois en pharmacie pour obtenir enfin le produit manquant ;
    • l’utilisateur peut se géolocaliser et trouver l’officine ouverte la plus proche ;
    • un système de messagerie permet également au patient d’entrer directement en contact avec son pharmacien, et de maintenir ainsi une relation de proximité.

    Par ailleurs Envoi Ordonnance contient un « pilulier » électronique qui permet de facilement gérer la prise de médicaments grâce à un système d’alertes entièrement paramétrable.

    Un objectif : couvrir 50 % des pharmacies du territoire

    La première phase de lancement à destination des pharmaciens a été une réussite, puisque près de 2 300 officines (contre 800 il y a un an) réparties dans toutes les régions de France adhèrent déjà à Envoi Ordonnance. Le lancement de cette application mobile conforte l’ambition de Doctipharma de devenir le référent de la pharmacie en ligne en reproduisant le maillage territorial sur les supports digitaux avec l’objectif de couvrir à terme plus de 50 % des officines françaises.

    Les pharmaciens peuvent adhérer gratuitement en remplissant un simple formulaire sur le site.

  • Les 2 GCS Télésanté de haute et basse Normandie fusionnent en GCS Normand’e-santé

    La nouvelle entité Normand’e-santé, née le 15 novembre, absorbera d’ici la fin du premier trimestre 2018 les GCS Télésanté de haute et basse Normandie (312 membres au total) et couvrira ainsi l’ensemble du territoire normand.

    Le GCS Normand’e-santé poursuivra les missions des deux « anciens » GCS et fera une priorité de la convergence des projets et services déployés sur le territoire depuis plusieurs années.

    Afin de mener cette transition, les 67 membres fondateurs du nouveau GCS ont désigné Thierry Lugbull comme Administrateur, Guillaume Laurent en tant qu’Administrateur adjoint et Olivier Angot comme Directeur.

    Dans la continuité de ses prédécesseurs, le GCS Normand’e-santé devient l’acteur opérationnel clé au service des projets de e-santé et de la politique régionale de télémédecine et des systèmes d’information de santé partagés.

    Cette nouvelle entité associe de manière définie et organisée, au sein de la région Normandie, les établissements de santé, publics et privés, les réseaux de santé, et les professionnels libéraux, médicaux et paramédicaux.

    Son objectif, d’intérêt public, mené à bien avec le soutien des pouvoirs publics, en particulier l’ARS de Normandie, se décline autour des principes :

    • de continuité et de qualité des soins ;
    • de respect des droits des patients et des usagers ;
    • de traçabilité des interventions ;
    • de renforcement des processus d’évaluation.
  • L’ARS Centre-Val de Loire veut attirer des médecins dans la region grâce au portail Instal Toi Doc

    Pour lutter contre la désertification médicale le portail « Instal toi Doc » a été lancé le 21 novembre 2017, dans le cadre d’un partenariat innovant piloté par l’Agence Régionale de Santé Centre Val de Loire. Ce portail internet a pour but d’aider à l’accueil et l’installation de professionnels dans la région.

    Il est le fruit d’une co-construction avec l’ensemble des acteurs du territoire : Union Régionale des professionnels de santé-Médecins libéraux, Conseil Régional de l’Ordre des médecins, l’Assurance Maladie, Association Remplacentre – RéAGJIR Centre, etc.

    Instal Toi Doc regroupe l’ensemble des informations utiles et opportunités d’installation, et des offres de remplacement.

    La Région Centre-Val de Loire a financé ce projet pour un montant global de 20 000€.

    Le portail, organisé autour d’une cartographie interactive, regroupe  :

    • l’accès aux aides conventionnelles en fonction des zonages ;
    • les implantations des structures d’exercice regroupées ;
    • le recensement des opportunités professionnelles en libéral et en salariat ;
    • les offres de remplacement ;
    • la liste des réseaux professionnels notamment les Communautés Professionnelles Territoriales de Santé.

    De plus, le portail met en avant les atouts du territoire, son art de vivre et le foisonnement de l’offre culturelle et associative.

    La région Centre-Val de Loire se caractérise en effet par une densité médicale parmi les plus faibles de France, avec un vieillissement accentué du corps médical. Certains départements sont particulièrement touchés par la chute des effectifs de médecins généralistes : le Cher et l’Eure-Loir (-19% entre 2007 et 2016) et l’Indre (-21%).

    En parallèle, les densités médicales de spécialistes sont à de rares exceptions significativement plus faibles dans cette région qu’à l’échelle nationale, d’où la création du portail Internet Instal Toi Doc.

  • Formation : 16,2 millions d’euros pour l’université de Bordeaux et ses formations hi-tech (PIA3)

    Une dotation totale de 16 222 000 euros dans le cadre du programme PIA3 intitulé « Écoles universitaires de recherche » attribuée à l’Université de Bordeaux avec ses trois programmes, à savoir santé publique numérique, neurosciences et sciences et technologies de la lumière a été annoncée fin octobre 2017.

    Sur un total de 191 projets évalués, 29 en tout ont été retenus parmi lesquels le projet de l’Université de Bordeaux et notamment celui intitulé « Graduate School in Digital Public Health ». Ce dernier répond à deux objectifs :
    • appréhender l’impact du big data et des objets connectés sur la santé des populations en l’analysant ;
    • former les experts et cadres dirigeants de demain à travers une formation modulaire et multidisciplinaire.

    Une seconde vague de l’appel à projets européen dans le cadre du PIA3 sera organisée au plus tard début 2019.

    Ambition de l’université de Bordeaux : devenir un centre de référence international pour la formation et la recherche dans le domaine de la santé publique numérique

    L’école universitaire doit répondre aux enjeux de formation émanant de la transformation de la recherche en santé publique pour appréhender l’irruption de l’innovation numérique.

    L’école est portée par le centre de recherche interdisciplinaire Bordeaux Population Health Research Center et de l’Institut de Santé Publique, d’Épidémiologie et de Développement (ISPED). Ces deux acteurs vont fédérer un réseau de chercheurs interdisciplinaires travaillant sur des aspects spécifiques de la santé publique numérique.

    Elle va proposer un programme de formation complet :

    • un master international (MsC) ;
    • une formation doctorale ouverte aux étudiants de toutes disciplines (PhD) ;
    • un nouveau diplôme universitaire répondant aux besoins d’articulation avec des entreprises privées régionales et internationales.

    Le cursus inclut des modules dédiés à l’innovation et l’employabilité, des méthodes d’enseignement innovantes qui renforceront les compétences des étudiants par une stratégie de résolution collaborative de problèmes réels, la conduite de projets et la diffusion des résultats.

    Les formations seront basées sur des projets de recherche réels mis en place par les chercheurs et pour cela, l’école bénéficiera des études épidémiologiques telles que l’étude i-Share, une cohorte unique de 17 000 participants.

    Quatre laboratoires de recherche seront également impliqués dans les activités de l’école et des institutions telles l’Inserm, l’Inria ou Sciences Po Bordeaux seront partenaires.

  • CHIS

    Child Health Information Servicenull

  • DMC : la HAS publie un Guide pour le dépôt des demandes de remboursement auprès de la CNEDiMTS

    La Haute Autorité de Santé publie en novembre 2017 un guide dédié aux fabricants, distributeurs ou prestataires du secteur des DMC dans le cadre d’une demande ou d’une modification de remboursement (inscription sur la LPPR).

    Ce guide détaille les éléments à fournir pour permettre l’instruction du dossier de demande de remboursement et son examen par la CNEDiMTS et concerne les DMC à usage individuel et disposant d’une fonction de télécommunication :
    • les DMC assurant une fonction thérapeutique ou diagnostique indépendante de la fonction de télécommunication de données de santé ;
    • les DMC dont la finalité médicale est uniquement liée à la fonction de télécommunication de données de santé ;
    • les logiciels dispositifs médicaux.

    Le guide détaille notamment les caractéristiques médico-techniques qui doivent figurer dans le dossier :

    • les fonctions du DMC ;
    • le mode de fonctionnement (description matérielle et description logicielle) ;
    • les modalités de gestion des données ;
    • les modalités de sécurisation des données ;
    • la description des actes, prestations et aspects organisationnels associés à l’utilisation du DMC (le cas échéant) ;
    • la démonstration du service attendu/rendu revendiqué ;
    • le DMC est-il interopérable ;
    • le mode de sécurisation des données, etc.

    Le guide est téléchargeable ci-contre.

  • CNEDiMTS

    Commission nationale d’évaluation des dispositifs médicaux et des technologies de santénull

  • IA : Microsoft et Pierre Fabre lancent le « IA Santé Challenge » pour diagnostiquer le mélanome

    Microsoft et les Laboratoires Pierre Fabre lancent aujourd’hui le challenge  » IA Santé Challenge », à l’occasion de la 28e édition du Festival de la Communication Santé. Pierre Fabre lance cette année les « 48 heures d’intelligence artificielle pour challenger la santé », un challenge similaire à son initiative de 2017, Uro-Tech Challenge, qui a permis d’identifier et d’incuber un projet de santé à fort potentiel business). Cette année, le laboratoire s’associe avec Microsoft qui proposera un accompagnement au lauréat.

    Le challenge consiste à reconnaître un mélanome à partir de clichés dermatoscopiques d’un grain de beauté. Pour cela, les participants pourront exploiter des milliers d’images ainsi que la plateforme Microsoft Azure. Un challenge online est lancé en parallèle, mais prendra fin le 25 janvier 2018.

    Le gagnant du challenge pourra prétendre à 5 000€ et une incubation de deux mois au sein de l’AI Factory de Microsoft à la Station F pour travailler sur un cas d’usage.

    Ce challenge s’inscrit dans une série de challenges qui ont pour ambition d’établir un baromètre des IA appliquées à la santé.

    Vers la création d’un observatoire de l’lA en santé

    Selon Thierry Picard, le Chief Digital Officer de Pierre Fabre, cette initiative est le premier pas vers la fondation d’un observatoire de l’lA en santé qui aura pour mission de publier trimestriellement un baromètre des compétences de l’IA sur des aires thérapeutiques à chaque fois renouvelées.

    Participants du challenge

    Peuvent participer les entrepreneurs de la santé et de l’IA : les startups du secteur de la e-santé maîtrisant l’IA, les SSII, les data scientists, les grandes écoles, les unités de recherche ou étudiants passionnés par ces thématiques.

    Challenge IA version online

    Le même challenge est ouvert également online jusqu’à fin décembre 2017. Les résultats seront annoncés le 25 janvier 2018.