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  • Conférence « Médecine de précision et AI » d’Oncodesign, le 23 janvier 2018 à Villebon-sur-Yvette

    À l’occasion de son Investor Day 2018, le groupe biopharmaceutique Oncodesign organise une matinée d’informations sur le thème de l’intégration de l’intelligence artificielle dans la télémédecine de précision au centre de recherches François Hyafil d’Oncodesign.

    Les intervenants

    • Pr. Pierre Fumoleau : Directeur de l’Ensemble Hospitalier de l’Institut Curie
    • Christophe Thurieau : Directeur des centres de recherches de Servier
    • Bernard Landès : Directeur général de Cyclopharma
    • Philippe Genne : Président Directeur Général d’Oncodesign

    Inscriptions via l’adresse ci-contre : oncodesign@newcap.eu.

  • Institut Imagine : des laboratoires transdisciplinaires pour une recherche d’excellence

    L’Institut Imagine, premier pôle européen de recherche et de soins sur les maladies génétiques, a accueilli une conférence de presse le 15 décembre 2017. L’occasion pour le Pr Stanislas Lyonnet, son directeur, de faire un bilan en rappelant la stratégie et les succès de l’institut dépassant les frontières nationales. Trois chercheurs ont exposé les projets de leurs laboratoires respectifs : Isabelle André-Schmutz pour la lympho-hématopoïèse humaine, Antonio Rausell pour la bio-informatique clinique et Jean-Michel Rozet pour la génétique ophtalmologique. H&TI présente les grandes lignes de cette conférence.

    Le directeur de l’institut a mis l’emphase sur l’importance d’une recherche transversale et complémentaire, et qui intègre les nouvelles technologies dont notamment l’analyse de données médicales massives. Il a rappelé le choix stratégique de la création, en 2016, du laboratoire de bio-informatique. Imagine a la volonté d’augmenter sa capacité non seulement à produire des données en grand nombre, mais surtout à les interpréter correctement en lien avec les données cliniques. L’objectif est de les utiliser pour l’élaboration de traitements innovants. C’est l’objet des plateformes technologiques de l’institut.

    Enfin, Stanislas Lyonnet a souligné l’importance du soutien industriel de la recherche et le caractère primordial d’une recherche transversale qui fait le succès de l’institut grâce à la coopération avec l’hôpital Necker sur le campus duquel il se trouve.

    Un centre de recherche phare qui incarne la recherche hospitalo-universitaire

    Une recherche transversale et multipartite pour soigner les maladies génétiques

    Le professeur Stanislas Lyonnet, directeur également du laboratoire de génétique et d’embryologie des malformations, souligne le caractère original du lieu qui allie consultations médicales et laboratoires de recherche pour mettre les patients au cœur de la recherche.

    La recherche sur le maladies génétique de l’institut est au service notamment des enfants malades de l’Hôpital Necker avec lequel Imagine partage le campus. Les résultats des recherche de l’institut sont le fruit d’une collaboration de praticiens du milieu hospitalier et des chercheurs sensibilisés aux besoins cliniques.

    Les industriels sont également des associés. Les locaux de l’institut Imagine accueillent le laboratoire Alexion et plus précisément son centre de recherche et de développement. Cela a commencé par un simple partenariat d’accueil de durée limitée lors de implantation du groupe américain en France. Alexion est une société internationale de biotechnologie qui développe et commercialise des traitements pour les maladies rares et ultra-rares pouvant mettre en jeu le pronostic vital. Ce partenariat a débouche sur une collaboration pérenne avec l’implication du groupe dans 3 projets :

    • traitement de maladies ophtalmologiques ;
    • traitement de maladies rénales ;
    • implication dans un projet de RHU (recherche hospitalo-universitaire).

    Alexion profite de :

    • la proximité d’un savoir-faire scientifique non maîtrisé en interne ;
    • des cohortes de patients génétiquement typées ;
    • des outils de recherche clinique.

    Prendre en compte l’innovation et exploiter les données de santé pour améliorer et élaborer des traitements innovants : la Data Science Platform

    L’équipe de la Data Science Platform, avec Nicolas Garcelon à sa tête, œuvre à la création de logiciels permettant le stockage et l’analyse de données phénotypiques des patients et plus généralement de méthodes pour accélérer la recherche translationnelle entre médecins et chercheurs d’une part et l’hôpital et l’institut d’autre part.

    C’est pourquoi l’équipe a créé un entrepôt de données nommé Dr Warehouse déployé sur l’Hôpital Necker – Enfants malades qui comprend :

    • des données biomédicales sous forme de texte libre (comptes-rendus d’hospitalisation, de consultation, de prescription, etc.) et de données codées (résultats biologiques) ;
    • 3,5 millions de documents provenant de 19 logiciels hospitaliers différents de 1996 à aujourd’hui pour 450 000 patients ;
    • 36 millions de résultats biologiques.

    L’interface de Dr Warehouse met ainsi à disposition des médecins des outils ergonomiques d’exploration des dossiers médicaux pour accélérer le recrutement des patients dans des études cliniques :

    • eCohorte permet de rapidement mettre en place une base de données contenant tous les outils nécessaires à la saisie et la fouille des données ;
    • BioPancarte pour la visualisation personnalisée des résultats de laboratoire ;
    • Auxo pour la création mutualisée des courbes de croissance ;
    • Gecko pour la gestion des études cliniques et des inclusions de patient ;
    • Gene2CT pour la veille automatique des essais cliniques associés à des mutations génétiques etc.

    L’équipe développera un entrepôt de données Dr Imagine regroupant les bases de données de l’Institut en collaboration avec le laboratoire d’Antonio Rausell.

    Le projet Dr Warehouse avait par ailleurs participé au concours en innovation dans le cadre de la réunion interrégionale de la campagne Faire avancer la santé numérique (FASN) à Paris le 14 décembre 2017.

    « L’ordinateur est la paillasse du chercheur d’aujourd’hui » (S.L.)

    La création du laboratoire bio-informatique clinique est un enjeux stratégique piloté par le docteur Antonio Rausell.

    Les objectifs du laboratoires consistent à développer des outils bio-informatiques au service de la recherche sur les maladies génétiques :

    • développement de méthodes informatiques pour évaluer les variants génétiques dans les études de séquençage, avec un intérêt principal pour les maladies immunitaires rares ;
    • analyse intégrée des données à haute dimension à partir de technologies multi-omiques visant à identifier des variants génétiques fonctionnels ;
    • étude de l’hétérogénéité cellulaire à l’intérieur du système immunitaire grâce à l’analyse du transcriptome monocellulaire et de sa relation avec l’apparition et la progression de la maladie.

    L’un des projets menés récemment et dont les résultats ont été dévoilés fin octobre 2017 avait pour objectif de caractériser l’hétérogénéité naturelle de la réaction immunitaire face à une maladie infectieuse, le VIH. Toutes les cellules d’un même individu ne présentent pas la même vulnérabilité aux pathogènes et aux virus intracellulaires, alors qu’elles partagent presque toutes le même ADN.

    L’étude a permis de mettre en évidence d’une incroyable variabilité :

    • interindividuelle (d’un individu à l’autre) ;
    • intra-individuelle (au sein des cellules d’un même individu), car seule une fraction des lymphocytes T est efficacement infectée par le virus.

    L’analyse computationnelle des profils d’expression de gènes de cellules individuelles a abouti à l’identification des marqueurs spécifiques dont le niveau d’expression est lié à la permissivité cellulaire à l’infection par le VIH. Si ces résultats ne débouchent pas sur une thérapie directement, ils permettent de savoir que certaines cellules d’un organisme sont plus vulnérables que d’autres et qu’en cas de maladie génétique, notamment, c’est vers elles que la thérapie ciblée doit être dirigée.

    Un institut soutenu par des partenaires industriels

    Mécénat et vente de charité Heroes

    Henner, société de gestion et de courtage d’assurances de personnes, la fondation Bettencourt Schueller, la Fondation EDF, Salesforce et autres sociétés, comme Havas, ont soutenu l’institut soit en nature, soit en compétences ou en produits et services.

    La vente caritative d’œuvres d’art portant le nom de Heroes, dont la 3e édition sera organisée par l’institut le 12 février 2018, a permis en 2016 de récolter des fonds à hauteur de 4,5 millions d’euros pour soutenir et faire accélérer la recherche et les soins innovants.

    Les partenaires du laboratoire de lympho-hématopoïèse humaine : soutien technique, financier et en matériel biologique

    Le laboratoire de lympho-hématopoïèse humaine s’appuie sur une dizaine de partenaires industriels nationaux et internationaux qui l’assistent dans l’optimisation de ses recherches. Ces partenariats étant difficiles à mettre en place, Isabelle André-Schmutz, sa co-directrice, a souligné la contribution de certains partenaires qui secondent la recherche en permettant de résoudre de nombreux freins et de répondre aux besoins spécifiques du laboratoire de nature technique ou financière :

    • la société française CTRS, fabricant de préparations pharmaceutiques ;
    • Biomarine ClearBlue Chemical (BBB) d’outre-Atlantique;
    • Biomedomics pour son hémoglobine S ;
    • Miltenyi Biotec d’outre-Rhin qui est fournisseur mondial de produits de recherche biomédicale et de thérapie cellulaire pour l’isolation cellulaire, la cytométrie de flux, la préparation d’échantillons, la culture cellulaire, l’analyse moléculaire, les essais cliniques, etc.

  • L’IA développée par l’Université de Bari peut diagnostiquer la maladie d’Alzheimer 10 ans à l’avance

    Les chercheurs de l’université de Bari, en Italie, ont mis au point une IA capable de déceler les modifications cérébrales dix ans avant l’apparition des symptômes de la maladie d’Alzheimer.

    Au terme de ses recherches, l’équipe a réussi à créer un algorithme apte à déceler les changements les plus infimes de structures dans le cerveau humain. Les premiers résultats ont été dévoilés en septembre 2017.

    67 scanners, 38 patients

    Les chercheurs en physique médicale et neurologie ont eu recours à 67 scanners IRM effectués sur 38 patients atteints d’Alzheimer et 29 autres patients sains. Les scientifiques ont divisé les scanners en plusieurs parties.

    Par la suite, l’IA a analysé la connectivité neuronale ou l’aptitude du cerveau à réorganiser les réseaux de neurones et leurs connexions entre elles.

    Deuxième étape d’analyse

    Pour s’assurer de l’efficacité de la technologie, les chercheurs ont effectué des tests plus poussés. Leur algorithme a dû analyser les IRM de 148 patients : 52 étaient en bonne santé, 48 souffraient d’Alzheimer et 48 autres présentaient des déficiences cognitives pouvant mener à l’Alzheimer.

    Une marge d’erreur de 14 %

    À l’issue des tests, l’intelligence artificielle a été capable de diagnostiquer l’Alzheimer dans 86% des cas. Elle a aussi permis de détecter la maladie avec un taux de réussite de 84% en se basant uniquement sur les problèmes cognitifs, alors que la déficience était encore minime.

    Pour l’instant, les analyses de cette intelligence artificielle sont encore à étudier au vu du nombre réduit de scanners qu’elle a analysés. Les données qui ont permis aux chercheurs d’effectuer les tests ont été fournies par l’Alzheimer’s Disease Neroimaging Initiative. Les scientifiques de l’Université de Bari comptent effectuer des tests complémentaires pour obtenir des résultats plus précis.

    Dr Marianna La Rocca a expliqué à la revue New Scientist que son équipe de chercheurs compte étendre cette technique pour établir des diagnostics précoces d’autres maladies neurodégénératives comme la maladie de Parkinson.

  • Hacking Health Besançon : 20 solutions élaborées pour aider professionnels de santé et patients

    Pus de 200 participants se sont retrouvés à l’hôpital Saint-Jacques de Besançon 13 au 15 octobre 2017 pour le Hacking Health Besançon, destiné à trouver des solutions concrètes à des problèmes rencontrés par des professionnels de santé ou des patients.

    Au cours de ce marathon d’innovations, professionnels de santé, développeurs, designers et innovateurs se sont regroupés en petites équipes pour trouver et démontrer une solution à divers enjeux de la santé dans un court laps de temps. Parmi les 20 projets présentés, 14 ont été distingués.

    Du projet « le plus prometteur » à « la meilleure solution patient », 20 projets de la French tech présentés, 11 primés

    • Prix CPAM : « Gluci Miam », application mobile pour aider les diabétiques de type 1 à manger plus librement en les aidant à évaluer les apports glucidiques de leur alimentation et à adapter leur dose d’insuline ;
    • Prix du projet le plus prometteur et Prix One Fit : « Augmented Patient Setup », système permettant le repositionnement des patients au fil des séances de radiothérapie. L’objectif est d’apporter aux manipulateurs une solution de contrôle direct, précise et rapide pour améliorer le positionnement du patient ;
    • Prix coup de cœur du jury : décongélation ultra rapide de plasma frais congelé pour que les patients puissent être transfusés le plus rapidement possible en cas d’urgence vitale ;
    • Meilleure solution patient (Prix France Assos Santé) : création d’une chaise de massage type exosquelette permettant à des personnes lourdement handicapées d’être mobilisées sans douleur ;
    • Prix du Pôle des Microtechniques : table de malade sans pied ni roulette. L’objectif est de pouvoir bloquer l’ensemble des articulations par un moyen simple, utilisable y compris par une personne ayant peu de force dans la main ;
    • Prix CHU de Besançon et de son centre d’investigation clinique : Automatisation de la manipulation et de l’évaluation visuelle des produits issus des dons de sang ;
    • Deux prix Onlineformapro :
      • « CYBeLe », un nouvel outil pédagogique en digital learning facilitant l’apprentissage, le maintien et le perfectionnement des connaissances ;
      • Création d’une appli intuitive permettant l’apprentissage du raisonnement clinique chez les masseurs-kinésithérapeutes en formation initiale ;
    • Trois prix Numerica :
      • « Remote postoperative monitoring » : le projet consiste à concevoir un boîtier d’acquisition et de télétransmission de données médicales, afin d’améliorer la surveillance post-opératoire des patients hospitalisés, de façon continue. Le but est de faire gagner du temps et de l’argent à l’équipe médicale ;
      • Application smartphone pour impliquer les citoyens dans la problématique nationale de stabilisation des réserves de sang disponibles à tout moment ;
      • « Vasc Map » permettra de réaliser une cartographie du réseau vasculaire afin de simplifier les comptes-rendus médicaux et d’augmenter la performance diagnostique.

    De nombreux partenaires du marathon, dont la CPAM du Doubs, le Centre d’Investigation Clinique du CHU, Numerica et le Pôle des Microtechniques, se sont engagés à accompagner neuf projets primés, soit financièrement, soit par la mise à disposition de compétences pour leur permettre d’aller plus loin.

  • Télésurveillance : Elsan lance CardioDom pour les patients atteints d’insuffisance cardiaque

    Elsan, groupe spécialisé dans l’hospitalisation privée annonce, jeudi 21 décembre 2017, le lancement d’un nouveau service de télésurveillance pour les personnes atteintes d’insuffisance cardiaque chronique. Ce service utilise la plateforme Cardio +, une des solutions e-santé développée par la société bepatient.

    Grâce à une tablette tactile et une balance connectée, le patient reste en permanence en liaison avec son cardiologue. Outre la solution digitale, l’éducation thérapeutique prodiguée par les infirmières d’Elsan a pour but de sensibiliser les patients à la gestion de leur pathologie : compréhension de la maladie, connaissance des signes de décompensation, conduites à tenir en cas d’urgence ou conseils relatifs à l’hygiène de vie.

    L’insuffisance cardiaque, qui touche environ 800 000 personnes en France, peut entraîner un essoufflement, des œdèmes aux jambes et une forte fatigue. Ces symptômes s’aggravent lors de « poussées », qui peuvent nécessiter une prise en charge médicale urgente. CardioDom entend répondre à cet enjeu en proposant aux patients un accompagnement personnalisé à la fois digital et humain.

    Faire du domicile une véritable étape du parcours de soins

    Le Dr Jacques Delfosse, conseiller médical d’Elsan rappelle que le groupe « a travaillé avec les médecins et les équipes de soins afin d’adapter au mieux et rapidement ce service de télésurveillance aux organisations de nos cliniques. Il permet un meilleur suivi du patient, de l’observance de son traitement et empêche les hospitalisations excessives. »

    Frédéric Durand-Salmon, PDG-fondateur de bepatient, ajoute : « Nous partageons avec Elsan les mêmes objectifs : placer le patient au cœur des dispositifs, développer des applications de suivi intégrées dans les parcours de soins et ainsi faire du domicile une véritable étape de ces parcours. »

    Ce projet s’inscrit dans le cadre d’une expérimentation nationale financée par la Caisse nationale d’assurance maladie

    Il sera évaluée au terme d’une phase de test de 24 mois. Les praticiens de trois établissements Elsan testeront la mise en place de l’organisation de l’offre CardioDom avec l’appui de la plateforme digitale Cardio+ avant qu’elle ne soit déployée plus largement : la Clinique Ambroise Paré à Nancy, la Clinique du Pont de Chaume à Montauban et la Polyclinique Notre Dame à Draguignan.

    Le projet devrait prendre de l’ampleur dès la publication des codes de remboursement spécifiques pour cette activité au Journal Officiel.

  • FHF : alerte sur un déficit historique de 1,5Md € des hôpitaux et appel aux réformes de structure

    La Fédération Hospitalière de France revient sur le déficit des hôpitaux de 2017 et la restitution des fonds de réserve jugée trop modeste et injuste envers les hôpitaux, dans un communiqué daté du 18 décembre 2017.

    La FHF annonce un déficit historique de 1,5 milliard d’euros comparé aux 470 millions d’euros en 2016, qu’elle explique comme conséquence :
    • des plans annuels d’économie, près de 3 Mds d’€ en trois ans qui ont entraîné une dégradation sans précédent des investissements ;
    • d’une réduction considérable des moyens dédiés aux financements de ses missions d’intérêt général (soutien de la recherche, accès aux médicaments innovants, etc.) ;
    • d’un modèle économique qui consisté à baisser les tarifs au début de l’exercice en anticipation des hausses d’activités qui fait peser sur les hôpitaux un même niveau de dépenses incompressibles en regard d’un moindre niveau de ressources.

    La FHF alerte sur la dégradation financière des établissements de santé et appelle au versement immédiat du solde des crédits qui reviennent aux hôpitaux et à long terme (150 millions sur les 412 mis en réserve). De même, elle met en garde contre l’objectif annoncé d’économie à hauteur de 1,6 Md d’€ en 2018 qui risque de mettre en grandes difficultés les établissements sur le plan de la qualité des soins, les conditions de travail du personnel hospitalier et de l’obligation du retour à l’équilibre.

    Elle voit une réponse au problème de fonds dans les réformes structurelles et financières retardées depuis des années, mais qui deviennent urgentes :
    • le financement du système de santé et la relance de l’investissement ;
    • la fin des mesures catégorielles non financées ;
    • l’assouplissement des modes de gestion interne des établissements ;
    • la meilleure participation à la permanence des soins de l’ensemble des professionnels de santé, quel que soit leur statut.

  • GHT : 57 % des établissements envisagent d’externaliser l’hébergement des données (étude TICsanté)

    57 % des établissements de santé interrogés dans le cadre d’une étude nationale menée par TICsanté, dont les résultats ont été dévoilées le 21 décembre 2017, envisagent d’externaliser l’hébergement des données générées par leur Groupement Hospitalier de territoire (GHT).

    55 % des équipes de centres hospitaliers envisagent le recours à une externalisation de l’hébergement des données, tandis que celles des CHU penchent plutôt pour la mutualisation de l’hébergement au niveau de l’établissement support.

    Environ 72% des personnels interrogés indiquent par ailleurs avoir pris connaissance du Règlement général européen sur la protection des données personnelles (RGPD) qui entrera en vigueur en mai 2018, et la même proportion estime que ce règlement aura un impact sur l’élaboration du schéma directeur du système d’information hospitalier (SIH).

    301 sociétés éditrices de logiciels hospitaliers

    L’homogénéisation des outils informatiques utilisés dans les GHT va avoir un impact sur le marché de l’offre en logiciels hospitaliers, qui se caractérise en France par un paysage très éclaté, composé d’un grand nombre d’éditeurs (301 sociétés, selon la dernière édition de l’Atlas des SIH).

    Les trois éditeurs les plus cités comme fournisseurs des établissements supports des GHT sont :

    • Maincare ;
    • Cpage et Midi Picardie informatique hospitalière, deux groupements d’intérêt public.

    Seuls 17% des établissements de santé ont indiqué avoir déjà diffusé un appel d’offres pour assurer la convergence du SI au niveau du GHT.

    Près d’un quart ont toutefois déjà fixé un budget d’investissement prévisionnel pour cette convergence. Pour 30% d’entre eux, ce budget dépasse les 4 millions d’euros.

  • Diabète : les sociétés health tech invitées à participer à un concours mondial d’innovation

    Ascensia Diabetes Care, une entreprise internationale spécialisée dans les soins diabétiques, a lancé en octobre 2017 en collaboration avec la société Yet2 un concours mondial d’innovation pour soutenir les solutions numériques innovantes visant à améliorer la gestion du diabète et la vie des personnes atteintes de diabète de type 2.

    Le concours, appelé « Ascensia Diabetes Challenge », a pour objectif de trouver de nouvelles idées pour traiter et gérer l’épidémie mondiale de diabète de type 2. Les entreprises health tech sont encouragées à concourir avant le 31 janvier 2018.

    Un fonds de 205 500 € pour soutenir les solutions les plus novatrices

    Les gagnants de la compétition recevront un fonds de près 205 500 € pour soutenir le développement de leurs solutions.

    Dans le cadre de ce défi international, Ascensia s’est associé à Yet2, une société de services d’innovation américaine. Elle gérera le processus de soumission des dossiers et l’examen initial des candidatures. Les deux entreprises veilleront au respect de la propriété intellectuelle et à la bonne tenue du processus de sélection des différents projets.

    Un jury d’experts international

    Un jury, composé de spécialistes indépendants du diabète et de la santé numérique venus du monde entier ainsi que des membres des équipes R&D et commerciales d’Ascensia Medical, évaluera les candidatures et désignera les finalistes puis les gagnants du concours.

    Les finalistes seront annoncés début 2018

    L’Ascensia Diabetes Challenge est ouvert à tous les innovateurs d’Europe, d’Asie-Pacifique et d’Amérique. Les candidatures sont ouvertes depuis le 1er octobre 2017 pour les sociétés européennes et depuis le 6 novembre 2017 pour les entreprises de la région Asie-Pacifique et d’Amérique.

    Pour participer, il suffit de soumettre sa candidature sur le site officiel du concours.

    La liste des finalistes devrait être dévoilée courant mars 2018 et les gagnants du concours annoncés fin juin 2018 au cours de l’American Diabetes Association 78th Scientific Sessions 2018, à Orlando en Floride.

    Le numérique peut révolutionner l’industrie de la santé

    Health tech et diabète : des tentatives intéressantes mais quelque peu décevantes

    « Les interventions visant à modifier le mode de vie des patients sont la clé pour améliorer l’autogestion du diabète de type 2 et les solutions numériques sont absolument nécessaires pour engager les patients sur le long terme et permettre un changement de comportement durable, analyse l’un des membres du jury, le Dr. William Polonsky, président et cofondateur du Behavioral Diabetes Institute de San Diego, aux États-Unis. Malheureusement, les solutions numériques actuelles n’ont pas encore été en mesure de répondre pleinement aux besoins des patients ou de soutenir efficacement l’autogestion et le changement de comportement sur le long terme. »

    Améliorer et soutenir l’autogestion du diabète de type 2

    Un autre membre du jury, Robin Swindell, un blogueur influent au Royaume-Uni lui-même atteint de diabète de type 2, insiste de son côté sur la nécessité d’améliorer le suivi à domicile sur le long terme. « Comme la plupart des patients atteints de diabète de type 2, je ne vois un professionnel de la santé que quelques heures par an au maximum. Le reste du temps, nous devons auto-gérer notre maladie. Il est essentiel de trouver des solutions numériques innovantes qui puissent nous soutenir dans [cette démarche à domicile]. Les solutions doivent pouvoir être personnalisées et s’intégrer dans la vie [des patients]. »

  • Diabetes : Health tech companies invited to participate in a global challenge

    Ascensia Diabetes Care, a global specialist diabetes care company, launched a global innovation competition in October 2017 with tech company Yet2 to support innovative digital solutions in order to improve diabetes management and the lives of people with type 2 diabetes.

    The competition, called « Ascensia Diabetes Challenge », aims to find new ideas for addressing and managing the global epidemic of type 2 diabetes. Several Malaysian health tech companies are encouraged to apply before January 31th 2018.

    A €205,500 fund to support the most innovative solutions

    The winners of the competition will have a prize fund worth close to MYR1 million (€205,500) to support the development of their solutions.

    As part of this international challenge, Ascensia has partnered with Yet2, an American innovation service company. The company will manage the submission process and initial review of entries. The two firms will manage intellectual property screening and support the judging process.

    An international jury of experts

    A judging panel of independent diabetes and digital health experts from across the world, as well as members of the Ascensia Medical, R&D and Commercial teams, will assess the entries and determine finalists and the winner.

    Finalists will be announced early 2018

    The Ascensia Diabetes Challenge is open to all innovators from Europe, Asia-Pacific and America. Applications are open since 1 October 2017 for European companies and since 6 November 2017 for the Asia-Pacific region and America.

    To apply, one needs to submit their entry via this link.

    Finalists will be announced in early 2018 and the winners in June.

    eHealth tech and diabetes: interesting but somewhat disappointing attempts

    « Behavioral interventions are the key to enhancing self-management in type 2 diabetes, and digital solutions are desperately needed as a means to engage patients over the long-term and enable sustainable behavior change, » said one of the jury members, Dr. William Polonsky, president and co-founder of the Behavioral Diabetes Institute, San Diego, USA. Unfortunately, current digital solutions have not yet been able to fully address the needs of patients or effectively support self-management and long-term behaviour change. I am thrilled to be part of the Ascensia Diabetes Challenge to try and find the next innovations to address the burden of type 2 diabetes. »

    To improve and support self-management of type 2 diabetes

    Another member of the jury, Robin Swindell, an influential blogger from the UK with type 2 diabetes, insists on the need to improve self-management in the long term. « Like most patients with type 2 diabetes, I only see a healthcare professional for a couple of hours a year at most. For the rest of the time, we rely on self-management. We need to find innovative digital solutions that can better support self-management for us. Solutions need to be able to be personalized and fit into their lives. »

  • Asie du Sud-Est : NSI Ventures cherche à lever 125M USD pour investir dans des start-ups e-santé

    NSI Ventures, une société de capital risque basée à Singapour, cherche à lever un deuxième fonds de 125 millions de dollars US (106 M€) pour continuer à investir dans les applications mobiles grand public et les start-ups d’Asie du Sud-Est spécialisées dans la santé, indique Bloomberg dans une annonce publiée le 12 décembre 2017.

    Déjà 60 M. USD collectés dans le cadre d’une 1ère ronde de financement

    NSI Ventures se concentre sur le financement de série A et de série B. L’entreprise fait partie de Northstar Group, une société de capital-investissement d’Asie du Sud-Est basée à Singapour qui gère plus de 2 milliards de dollars américains (1,7 Md €) d’actifs.

    Le fonds NSI Ventures II s’élève déjà à 60 millions de dollars US (51 M€) grâce à une première ronde de financement, avec un engagement de 15 millions USD (12,8 M€) supplémentaires provenant des investisseurs existants, a précisé Shane Chesson, cofondatrice et partenaire de la société basée à Singapour (source : Bloomberg).

    NSI Ventures prévoit de clôturer ce 2ième fonds au premier semestre 2018

    Le premier fonds de NSI a permis de soutenir quinze entreprises, dont le service d’assurance santé en ligne de CXA Group et la société fintech FinAccel. Le deuxième fonds se concentrera là encore sur les start-up du secteur de la santé numérique mais aussi sur les sociétés spécialisées dans les services financiers et l’éducation.

    L’entreprise compte parmi ses investisseurs existants la grande société d’investissement Temasek Holdings (Singapour) et prévoit de clôturer ce deuxième fonds au premier semestre 2018.

    Un attrait pour le secteur de la health tech

    Par ailleurs, NSI a annoncé en décembre 2017 avoir rejoint Aviva Ventures (Royaume-Uni) dans le cadre d’un tour de table de 5 millions de dollars américains (4,3 M€) pour Biofourmis, une start-up health tech singapourienne qui aide les médecins et les infirmières à surveiller à distance la santé de leurs patients.

    Le domaine de la santé est l’un des principaux centre d’intérêt de la société indonésienne avec le secteur de la fintech.

    Services connectés : l’Asie du Sud-Est devient de plus en plus attractive

    L’entreprise singapourienne espère collecter l’ensemble de la somme souhaitée par le biais des sociétés de capital-risque de la région, les investisseurs cherchant actuellement des opportunités au-delà des États-Unis et de la Chine, le principal marché qui attire les transactions en Asie depuis ces dernières années.

    480 millions d’internautes d’ici 2020

    L’Asie du Sud-Est est une zone de plus en plus attractive pour les investisseurs, notamment parce que le Le nombre d’internautes devrait atteindre les 480 millions d’ici 2020 dans la région, selon un rapport publié en 2016 par Google et Temasek.

    Cette évolution ouvre la porte à des opportunités intéressantes pour les investisseurs misant sur les produits et services connectés.