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  • États généraux de la Bioéthique : l’appel à contribution de France Biotech sur 4 thèmes

    Dans le cadre des États généraux de la Bioéthique, France Biotech a lancé un appel le 14 mars 2018 aux biotechs et medtechs françaises à contribuer au débat sur quatre thèmes primordiaux pour l’innovation en santé.

    France Biotech souhaite se positionner en tant que porte-parole des entreprises innovantes de la french HeathTech et pour cela espère recueillir les commentaires, propositions et réflexions de celles-ci autour des thématiques suivantes :
    • cellules souches et recherche sur l’embryon ;
    • examens génétiques et médecine génomique ;
    • neurosciences ;
    • données de santé.

    Thématiques et axes d’intérêt

    Cellules souches et recherche sur l’embryon

    Comment favoriser et encadrer le développement de la recherche sur les cellules souches et sur l’embryon ?

    Examens génétiques et médecine génomique

    Comment éviter que la recherche sur le génome, qui permet d’anticiper l’éventuelle survenue de maladies, n’aboutisse à sélectionner ou déterminer les individus ?

    Neurosciences

    Comment orienter l’application des neurosciences pour qu’elle reste au service de l’être humain ? 

    Données de santé

    Comment mieux réguler la collecte et l’utilisation des données relatives à notre santé ?

    Contribuer

    Pour partager ses réflexions, interagir avec France Biotech sur ces thèmes ou soumettre des préconisations, les contributions peuvent être envoyées à cette adresse : contact@france-biotech.org.

  • Prix SFR, Medicen, SNITEM 2018 : start-ups de l’imagerie médicale diagnostique et interventionnelle

    La Société française de radiologie (SFR), Medicen Paris Région et le Syndicat national de l’Industrie des Technologies Médicales (SNITEM) lancent leur appel à candidatures aux start-ups innovantes de l’imagerie médicale diagnostique et interventionnelle pour participer aux Journées Francophones de Radiologie (JFR) et être lauréates du « Prix de l’innovation en imagerie médicale ».

    Le dépôt de candidature doit se faire avant le 30 mai 2018.

    Les start-ups lauréates bénéficieront d’une présence lors des JFR 2018, d’un support médiatique par les partenaires et d’un accompagnement.

    Critères d’éligibilité

    Les start-ups candidates doivent déjà être établies en tant que structures :

    • être une jeune entreprise ou un porteur de projet (Siret obligatoire) ;
    • avoir développé une solution/ technologie innovante en imagerie (prototypes ou solution sur le marché depuis moins d’un an, pilote d’expérimentation) ;
    • être domiciliées sur le territoire français.

    Dossier de candidature

    Le dossier est à télécharger via ce lien et à envoyer, accompagné des pièces justificatives, avant le 30 mai 2018 à l’adresse suivante : prix-SFR-medicen-snitem@sfradiologie.org

    Contact

    Contact administratif : Sandrine Camblong 01 53 59 59 64

    Processus de sélection

    Le jury examinera les candidatures et procédera à la pré-sélection des start-ups qui seront présentes au Village innovations des JFR et à l’établissement du classement de 6 d’entre-elles pour être auditionnées. Le start-ups retenues seront informées le 15 juillet 2018.

    À l’occasion des JFR, le 12 octobre 2018, les start-ups seront auditionnées et l’une d’entre elles se verra décerner le Prix de l’innovation en imagerie médicale.

    Avantages à destination des les start-ups lauréates du Prix

    • Participation à un congrès international
    • Avantages réservés aux membres institutionnels de la Société Française de Radiologie
    • Stand au sein de l’exposition technique lors des JFR de l’année suivante
    • Visibilité pendant les JFR de l’année de la candidature (cérémonie de remise des Prix)
    • Pitch lors d’une séance à large audience des JFR de l’année suivante afin de présenter l’innovation récompensée
    • Reconnaissance institutionnelle du Prix
    • Présentation lors de la conférence de presse durant les JFR de l’année suivante
    • Publication dans le Quotidien des JFR
    • Supports de communication de MEDICEN Paris Region, du SNITEM et de la SFR
    • Communiqué de presse Medicen Paris Region
    • Présentation lors de la Commission DAS « Imagerie diagnostique et interventionnelle » de Medicen Paris Region
    • Présentation lors d’un colloque en relation avec la thématique
    • Mise en relation avec des partenaires académiques et/ou industriels de l’écosystème du pôle
    • Adhésion à Medicen Paris Region gratuite pour l’année suivante
    • Poser des questions au directeur PME et développement économique du SNITEM pendant un an.

  • Téléconsultation : Concilio intègre le service à sa propre plateforme en accord avec l’ARS IDF

    Concilio, la plateforme proposant des services d’accompagnement en santé est en train de déployer un service de téléconsultation pour lequel l’ARS Ile-de-France a donné son agrément ce 20 mars 2018.

    C’est une façon pour la start-up de proposer un service d’accompagnement en santé complet, depuis l’établissement d’un bilan et les actions de conseil jusqu’aux téléconsultations avec un réseau de médecins sélectionnés, accessibles depuis sa plateforme.

  • 8 propositions sur l’innovation dans le Livre blanc du député J.C Grelier sur l’avenir de la santé

    Jean-Carles Grelier, député LR de la 5e circonscription de la Sarthe a remis courant février 2018 au gouvernement un Livre blanc intitulé « L’avenir de la santé, 28 propositions pour la santé de demain ».

    Une « initiative personnelle », fruit d’un travail de quatre mois, dans laquelle il s’inquiète du fait que « le système de santé français [soit] désormais un malade chronique que quelques demi-traitements ou solutions placebo ne permettront pas de tenir debout ».

    « Ce Livre blanc n’est pas l’expression d’une défiance à l’égard de ceux qui tiennent aujourd’hui les rênes de notre système de santé. Au contraire je l’ai bâti avec la volonté de susciter le débat, d’ouvrir la discussion sur des propositions nouvelles et différentes », écrit celui qui était le porte-parole pour le groupe Les Républicains sur le projet de loi de finances de la sécurité sociale. Jean-Carles Grelier s’est basé sur « une littérature abondante », dont il a ensuite forgé quelques idées fortes qu’il a « confrontées à l’opinion de grands professionnels : académiciens, universitaires, autorités ordinales, syndicalistes, représentants des institutions d’hospitalisation ou associations de patients ».

    H&TI s’est procuré le document et livre les propositions de l’élu sur les technologies et innovations en santé, auxquels il consacre un chapitre, entre ceux sur la prévention (I), la formation des professionnels de santé (II), l’accès à la santé (III) et le financement de la santé (V).

    Des technologies et de l’innovation en santé

    Selon Jean-Carles Grelier, « réfléchir aux impacts des innovations en santé ne ressemble en rien à un exercice de science-fiction. Les perspectives à un horizon de 10 ou 15 ans sont pour la plupart convergentes et s’articuleront autour des finalités suivantes, comme l’énonce le Haut Conseil sur l’Avenir de l’Assurance Maladie (HCAAM) : favoriser l’autonomie et la prise en charge à domicile, suppléer une fonction physiologique, faciliter/accélérer/améliorer le dépistage et le diagnostic, faciliter/améliorer la qualité des gestes chirurgicaux et interventionnels, adapter de plus en plus la thérapeutique au patient (hors chirurgie, faciliter le suivi des maladies chroniques, améliorer la connaissance sur les parcours, l’épidémiologie, l’efficience des soins et la veille sanitaire. Le système doit donc se restructurer pour favoriser la collaboration entre les professionnels, renforcer la communication sur et entre les territoires et accepter enfin d’utiliser les données des patients.

    Les organisations aussi doivent être repensées et ne doivent plus occulter l’aspect économique : les investissements immobiliers pour la construction ou le réaménagement des sites hospitaliers doivent dès aujourd’hui prendre en compte ce que pourra être la santé de demain. Les entreprises privées doivent trouver à se financer sur le marché français ou inéluctablement elles partiront à l’étranger. Car le cadre financier ne permet aux entreprises privées et aux structures publiques de se financer ni correctement, ni suffisamment pour parvenir aux termes de leurs projets de recherche. »

    Proposition n° 21 Créer une plateforme numérique universelle.

    Le patient, utilisateur de l’offre de soins, ou le sujet de santé, usager du système de santé, est davantage informé. L’Etat doit l’accompagner en développant des supports qui lui procureront plus d’autonomie grâce à un service de e-santé.

    Proposition n° 22 Ouvrir l’accès aux données de santé

    « Il est urgent et nécessaire de mettre ces jeux de données, anonymisées bien entendu, à disposition de tous en open data. Il s’agit en effet d’une question stratégique pour la souveraineté sanitaire de la France : Google et Facebook détiennent déjà, en partie ou en totalité, et peut-être de façon plus précise encore que les caisses d’assurance maladie nos données de santé grâce aux recherches et aux comportements que nous avons sur leurs site ».

    Les avantages sont nombreux : informer et éduquer les patients sur leurs pathologies et les risques possibles (prévention), proposer une information fiable validée par des experts, développer des outils de suivi de la santé afin de rendre l’usager complètement acteur, orienter les patients vers divers points d’accès au soin afin d’éviter les recours inutiles ou inappropriés, etc.

    Les données ainsi mises à disposition permettront également aux acteurs privés d’un côté de développer de nouveaux services et aux chercheurs de mener des travaux sur la base d’informations probantes.

    Proposition n° 23 Apporter plus de transparence quant à la qualité des soins.

    Le député préconise un classement officiel des hôpitaux de France sur la base de critères objectifs, qui pourraient être définis par le Ministère de la Santé et collectés dans l’ensemble des pôles des hôpitaux. « Force est de constater l’avance des systèmes américains et britanniques, qui publient les résultats des enquêtes qui sont menées auprès des patients des hôpitaux, respectivement sur Hospital Compare et NHS Choices. Le développement d’une telle plateforme assurerait une information institutionnelle par nature neutre et régulièrement mise à jour. »

    Proposition n° 24 Rembourser les actes de télémédecine.

    L’inscription récente de la télémédecine dans le droit commun par la Loi de financement de la Sécurité sociale pour 2018 est une avancée majeure qui répond parfaitement à l’évolution de la santé. Cependant, il convient, pour être cohérent avec cette mesure, de rembourser les actes de téléconsultation sous l’égide d’une charte ou d’une convention, établie avec les fédérations et les ordres et qui pourrait être signée par les professionnels enclins à l’utilisation d’un tel service pour garantir la qualité de la consultation ainsi que l’engagement éthique du médecin.

    La France peut s’inspirer de la Suisse où le centre Medgate a depuis les années 2000 opéré plus de 4 millions de téléconsultations et une appli permet également de prendre des rendez-vous, d’obtenir des conseils médicaux, de passer commande de médicaments, etc.

    Proposition n° 25 Repenser la structure de financement de la Health Tech.

    La Health Tech nécessite des durées de développement structurel longues, en moyenne 8 années sont nécessaires pour le développement clinique et l’obtention d’une autorisation de mise sur le marché pour un médicament et entre 3 à 7 ans pour un dispositif médical. Outre la durée de détention du capital, le montant à investir est également très élevé. Le développement de ces entreprises devient donc très compliqué à cause d’un accès aux fonds privés post-amorçage quasi impossible. Pour se financer, certaines entreprises recourent alors aux introductions en bourse alors qu’elles ne sont parfois pas suffisamment matures, entraînant une sous-valorisation. Il est donc urgent de rétablir l’équilibre de l’écosystème financier, suffisamment dense en amorçage mais insuffisant pour les phases de développement.

    Proposition n° 26 Alléger la réglementation pour les produits relevant d’essais cliniques.

    La France serait très mal positionnée en termes d’essais cliniques, essentiellement à cause de la lourdeur administrative de ces procédures et d’un manque de ressources conduisant à des délais à rallonge d’autorisation de mise sur le marché. L’innovation doit devenir le nouveau cheval de bataille de l’Etat français. 

    Pour l’intégralité du Livre blanc de Jean-Carles Grelier, suivre ce lien.

  • Singapour : Accuron MedTech va investir 6,2 millions d’euros dans des start-ups biomédicales

    Accuron MedTech Group (Singapour) a annoncé le 8 février 2018 qu’elle avait été nommée par Spring SEEDS Capital (SSC), la branche d’investissement de l’agence gouvernementale Spring Singapore, pour booster la croissance des start-ups à fort potentiel basées au sein de la cité-État.

    Accuron MedTech investira jusqu’à 10 millions de dollars singapouriens (6,2 M. € ; 7,5 M. USD) dans des entreprises spécialisées dans les secteurs des sciences de la santé et des sciences biomédicales à Singapour. Tous les investissements seront soutenus par SSC.

    Plus de dix investissements stratégiques dans des start-up health tech

    « Nous constatons qu’il y a un nombre croissant de start-ups à Singapour et dans la région d’Asie du Sud-Est pouvant avoir un impact significatif sur la santé et connaître un succès commercial rapide au niveau mondial », a déclaré Abel Ang, directeur général du groupe Accuron MedTech (source : Enterpriseinnovation.net).

    Depuis 2014, Accuron MedTech a réalisé plus de dix investissements stratégiques dans des start-ups technologiques innovantes ayant les capacités de révolutionner le secteur des soins et la manière de traiter les patients. Parmi les start-ups locales soutenues par le groupe figurent Advent Access et Awak Technologies, spécialisées dans les maladies rénales, et Peregrine Ophthalmic, expert en ophtalmologie.

    MedTech Alliance 2 : un consortium singapourien à fort potentiel

    L’investissement d’Accuron MedTech sera réalisé par l’intermédiaire du MTA2 (MedTech Alliance 2), un consortium singapourien réunissant Accuron MedTech, la société privée de développement économique international Economic Development Innovations Singapore (EDIS), et M. Yoh-Chie Lu, le fondateur du groupe d’entreprises Biosensors International, qui développe et commercialise des dispositifs médicaux novateurs pour améliorer les interventions dans le domaine cardiaque et les services de soins intensifs.

    Accuron MedTech : plus de 100 ans d’expertise mondiale dans le secteur de la santé

    Les start-ups soutenues pourront bénéficier des conseils de l’équipe de direction d’Accuron MedTech, qui compte plus de cent ans d’expertise internationale dans le secteur de la santé grâce au développement d’innovations médicales, depuis leur phase de conception jusqu’à leur commercialisation à échelle mondiale.

  • Singapore: Accuron MedTech to invest SGD10 M. in biomedical start-ups

    Medical device company Accuron MedTech Group (Singapore) announced on February 8, 2018 that it had been appointed by Spring SEEDS Capital (SSC), the investment arm of the government agency Spring Singapore, to boost the growth of high-potential start-ups based in the city-state.

    Accuron MedTech will invest up to SG$ 10 million (€6.2m; US$7.5m) in Singaporean companies specializing in health and biomedical sciences. All investments will be matched by SSC.

    More than 10 strategic investments in health tech start-ups

    « We are seeing a growing pool of start-ups in Singapore and the Southeast Asia region that have the potential to make significant impact in healthcare, and are poised for rapid global commercial success, » said Abel Ang, group chief executive of Accuron MedTech (source: Enterpriseinnovation.net).

    Since 2014, the Singapore company has made more than ten strategic investments in innovative technology start-ups which have the potential to revolutionize the healthcare industry and and transform the paradigm of patient treatment. Local start-ups backed by the group include renal disease companies Advent Access and Awak Technologies, and ophthalmic company Peregrine Ophthalmic.

    MedTech Alliance 2: A Singapore high potiential consortium

    Accuron MedTech’s investment will be made through MTA2 (MedTech Alliance 2), a Singaporean consortium of Accuron MedTech, a privately-owned international economic development company Economic Development Innovations Singapore (EDIS), and Mr Yoh-Chie Lu, the founder of the Biosensors International group of companies, which develops and markets innovative medical devices for interventional cardiology and critical care procedures.

    Accuron MedTech: more than 100 years of international healthcare sector expertise

    Investee companies will have access to Accuron MedTech’s senior management team, which has over one hundred years of international expertise in the healthcare industry through the development of medical innovations, taking them from concept phase through to commercialization worldwide.

  • « Global Digital Health Partnership », un réseau mondial des agences de santé lancé en Australie

    L’Australie a récemment joué un rôle central dans le domaine de la santé numérique à échelle internationale avec l’annonce du lancement d’un réseau mondial d’agences et d’organisations de santé visant à soutenir la mise en place des technologies numériques au sein des différents systèmes de soins du monde entier.

    Lors d’un sommet organisé les 18 et 19 février 2018 à Canberra par l’Agence de la santé numérique australienne (ADHA), des représentants de treize pays d’Asie, d’Europe et d’Amérique ainsi que de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) se sont associés pour créer le Partenariat mondial pour la santé numérique (Global Digital Health Partnership).

    Les axes de travail de cette nouvelles assemblée pour l’année qui arrive sont l’interopérabilité, la cybersécurité et l’engagement des patients.

    Réunir les expertises du monde entier pour innover plus rapidement

    Des spécialistes venus d’Asie, d’Europe et d’Amérique

    L’événement a rassemblé des acteurs de l’industrie provenant de Nouvelle-Zélande, de Singapour, d’Indonésie, de Corée du Sud, de Hong Kong, d’Inde, d’Arabie Saoudite, du Royaume-Uni, d’Italie, de Suède, d’Autriche, des États-Unis, du Canada et de l’OMS.

    Cette coalition, qui permettra aux experts internationaux de partager leurs connaissances, d’apprendre les uns des autres et de collaborer sur des projets dans le domaine de la health tech, satisfait « un appétit mondial », a commenté le Dr Meredith Makeham, conseillère médicale en chef de l’ADHA (source : Healthcare IT News Australia).

    Mis en place après diverses discussions multilatérales, le GDHP rassemble des spécialistes en e-santé issus de gouvernements, d’organismes gouvernementaux et d’organisations multinationales responsables de la législation, du financement et de la prestation des services de santé.

    Le Dr Makeham estime qu’avec une telle collaboration internationale les gouvernements, les agences gouvernementales et les organisations de santé pourront apprendre des essais et réussites de leurs homologues étrangers sans avoir besoin de « réinventer » tout le processus.

    « Une initiative très importante pour soutenir (…) les initiatives locales »

    « C’est un grand honneur pour nous d’avoir obtenu de si nombreux retours positifs après notre premier appel à des personnes partageant les mêmes idées dans le monde entier, [des personnes] qui ont également senti qu’il s’agissait d’une initiative très importante pour soutenir leurs politiques et leurs initiatives locales, a-t-elle ajouté. [Notre proposition de lancer un Partenariat mondial pour la santé numérique] a été très chaudement accueillie dans le monde entier par de nombreux pays. »

    Un focus sur l’interopérabilité des systèmes, la cybersécurité et l’engagement des patients

    « Nous reconnaissons qu’en Australie nous sommes confrontés à de nombreux défis au niveau de notre offre de services numériques et nous savons que [ces problèmes sont partagés] par de nombreux pays à travers le monde [et] que nous sommes tous confrontés aux mêmes problèmes pour rendre nos systèmes interopérables, proposer aux patients des services de soins accessibles en ligne, donner aux consommateurs un accès à leurs informations de santé, soutenir les cliniciens et aider les patients à mener une vie plus heureuse et plus saine. »

    Pour sa première année d’activité, le GDHP se focalisera sur des questions centrées sur les soins connectés et l’interopérabilité des systèmes de santé, la cybersécurité, le soutien aux politiques, l’engagement des cliniciens et des usagers ainsi que sur la mise en place d’essais et d’évaluations des solutions novatrices.

  • Global Digital Health Partnership, an international network of health agencies launched in Australia

    Australia has recently played a key role in the field of digital health internationally with the announcement of a global network of health agencies and organizations to support the development of digital technologies within health systems across the world.

    At a summit held on February 18 and 19, 2018 in Canberra and hosted by the Australian Digital Health Agency (ADHA), representatives from thirteen countries from Asia, Europe and America and the World Health Organization (WHO) partnered to create the Global Digital Health Partnership (GDHP).

    Experts from all over the world will share knowledge to innovate faster

    Specialists from Asia, Europe and America

    The event brought together health industry players from New Zealand, Singapore, Indonesia, South Korea, Hong Kong, India, Saudi Arabia, United Kingdom, Italy, Sweden, Austria, the United States, Canada and the WHO.

    The coalition, which will allow international experts to share their knowledge, learn from each other and collaborate on projects in the field of health tech, satisfies « a global appetite, » said Dr Meredith Makeham, chief medical advisor at the ADHA (source: Healthcare IT News Australia).

    Established after a number of multilateral discussions, the GDHP brings together digital health specialists from governments, government agencies and multinational organizations responsible for policy, funding and delivery of health services.

    Dr Makeham believes that such international collaboration will allow governments, government agencies and health organizations to learn from from each other’s evidence and evaluation without the need to « reinvent the wheel ».

    « A very important initiative to support (…) their local initiatives »

    « It’s been a great honor for us to have such an overwhelmingly big response with our first call to like-minded people around the globe who also felt that this was a very important initiative to support their local policy and initiatives, » she added. « [Our offer to start this Global Digital Health Partnership] was very warmly received around the world by many countries. »

    A focus on systems interoperability, cyber security and patient engagement

    « We recognize that in Australia we face a lot of challenges in delivering digital services and we know that that is shared internationally by many countries around the world, that we’re all facing the same issues about how to make our systems interoperable, how to get connected up care for people, how to give people access to their own health information, how to support clinicians and patients having happier and healthier lives. »

    In its first year of operations, the GDHP will focus on issues centered on connected and interoperable healthcare, cyber security, policy support, clinician and consumer engagement, and evidence and evaluation.

  • Le NHS England publie sa feuille de route pour créer un service national de santé digitale

    Le NHS England a dévoilé un nouveau « plan d’action digital » le mercredi 28 février 2018. Le plan se décline en quatre axes visant à consolider et renouveler l’offre de services proposés. Le NHS a notamment annoncé l’installation du wifi gratuit dans l’ensemble des cabinets de médecine générale qui lui sont rattachés, ainsi que la refonte de son site internet et le redéploiement  d’un portail d’applications de santé mobiles.

    Intitulé « Empower the person : roadmap for digital health and care service » (« Encapaciter l’individu : feuille de route pour la création d’un service de santé digitale »), le plan d’action national couvre la période 2018-2019 et sera mis en oeuvre en quatre étapes. La feuille de route est accessible en ligne. 

    Etape 1 : Wifi gratuit et services de recherche en ligne

    • Mise en place du wifi gratuit dans tous les cabinets de médecins généralistes du NHS ;
    • Création d’un service en ligne de recherche d’officines pharmaceutiques du NHS ; 
    • Publication d’un guide de mise en conformité des technologies digitales en santé aux normes d’accessibilité nationales, à destination des concepteurs et usagers de technologies digitales. Une première version du guide est accessible en ligne, assorti d’un appel à commentaires.
    • Lancement d’un service national d’identification citoyenne (national citizen ID service) permettant aux usagers d’accéder de manière sécurisée aux services de santé en ligne.

    Etape 2 : renouveler l’offre de services proposée par le NHS

    • Publication d’un nouveau guide d’utilisation des local personal health records (PHRs) ;
    • Réédition du manuel d’utilisation des services informatisés du NHS, visant notamment à en assurer l’interopérabilité (NHS digital services standards design manual);
    • Création d’un site internet pédagogique à l’usage des patients diabétiques de type 1, proposant des solutions pratiques de suivi des traitements et des outils de suivi psychologique (Type 1 diabetes online education).

    Etape 3 : Refonte des site internet du NHS et du portail d’application de santé

    • Refonte du site internet du NHS désormais baptisé « NHS website » (au lieu de « NHS choices »).
    • Refonte du portail d’applications de santé labellisées dont la version beta est accessible en ligne.
    • Le service NHS 111 Online,  plateforme digitale de traitements des urgences médico-sociales, sera accessible sur l’ensemble du territoire britannique. 

    Etape 4 : Création d’un Citizen ID et d’un dossier médical pédiatrique

    • Mise en service du dossier médical électronique pédiatrique (Electronic personal child health record) entre janvier et avril 2019 ;
    • Examen de 14 outils digitaux de thérapie psychologique rendus publics à horizon 2019.
  • Des médecins de Stanford alertent sur les problèmes éthiques liés à l’intelligence artificielle

    Les algorithmes d’aide au diagnostic se développent à grande échelle. Face à ce phénomène massif, des médecins chercheurs de l’Université de Stanford tirent la sonnette d’alarme. Ces algorithmes sont porteurs de biais, intentionnels ou pas, qui peuvent poser de graves problèmes éthiques. Dans leur prise de position* publiée le 15 mars 2018 dans le New England Journal of Medicine, ils invitent leurs confrères à se plonger dans les algorithmes afin de les évaluer.

    Les promesses de l’intelligence artificielle

    Les algorithmes d’apprentissage automatique feront partie des outils de base des médecins de demain. Et « l’arrivée des techniques d’intelligence artificielle dans le champ de la médecine clinique est prometteuse concernant l’amélioration des soins », reconnaissent des médecins-chercheurs de la prestigieuse université de Stanford. Cependant, ces derniers ont signé un article de perspective le 15 mars 2018 dans le New England Journal of Medicine pour mettre en garde contre les dangers potentiels de l’intelligence artificielle. Certaines dérives sont déjà visibles dans d’autres champs que celui de la médecine. Les auteurs de la tribune citent « les programmes conçus pour aider les juges à déterminer la peine en prévoyant le risque de récidive d’un délinquant ont montré une propension déconcertante à la discrimination raciale. »

    Pour tirer tous les avantages des techniques d’apprentissage automatique, ces médecins plaident donc pour une prise en compte des différents défis éthiques.

    Alerte sur des données biaisées

    Les auteurs de l’article paru dans le New England Journal of Medicine attirent tout d’abord l’attention sur le fait que les algorithmes risquent de conduire à des erreurs diagnostic si les données sont biaisées. Un manque de données sur certaines populations peut conduire à une forme de discrimination dans les soins.

    Une autre forme de biais, tout aussi involontaire, pourrait également être responsable d’inégalité dans l’accès aux soins. Quand les médecins intègrent le manque de ressources financières et se livrent à une sorte de rationnement des soins pour les cas les plus graves,  » les systèmes d’apprentissage automatique peuvent conclure que ces résultats sont toujours fatals ». Les concepteurs d’algorithmes pourraient aussi être tentés par la tromperie volontaire, comme l’algorithme de Volkswagen qui permettait aux véhicules de passer des tests d’émissions en réduisant leurs émissions d’oxydes d’azote lorsqu’ils étaient testés. Ils évoquent la possibilité de créer des algorithmes ayant pour but premier de générer des profits en recommandant par exemple certains médicaments.

    Les cliniciens peuvent se tourner vers l’apprentissage automatique pour obtenir un diagnostic et des conseils sur les traitements, et non simplement comme un outil de soutien. Si cela se produit, les outils d’apprentissage automatique deviendront des acteurs importants dans la relation thérapeutique et devront être liés par les principes éthiques fondamentaux, tels que la bienfaisance et le respect des patients, qui ont guidé les cliniciens.

    Des cliniciens capables d’évaluer les algorithmes

    Pour éviter ce genre de scénario catastrophe, les auteurs de la tribune invitent leurs confrères à se plonger dans l’intelligence artificielle et à travailler en partenariat avec les concepteurs de ces algorithmes. « Les médecins qui utilisent des systèmes d’apprentissage automatique doivent se familiariser davantage avec leur construction, les ensembles de données sur lesquels ils sont construits et leurs limites, écrivent-ils. Rester ignorant de la construction de systèmes d’apprentissage automatique ou permettre de les construire en tant que boîtes noires pourrait conduire à des résultats éthiquement problématiques. » Ils appellent aussi les médecins à garder leur libre-arbitre afin de mettre en balance leur expérience clinique et ce que « prédit » le machine learning.

    Réinventer la relation médecin-patient

    Enfin, les chercheurs de Stanford posent la question de la relation médecin-patient. Avec l’arrivée de l’apprentissage automatique, la notion clé de « confidentialité » est quelque peu chahutée. En effet, les outils d’aide à la décision se nourrissant de données, il devient délicat de soustraire certaines d’entre elles pour des raisons de confidentialité. Retirer des données du dossier médical électonique pourrait alors priver le patient de soins, voire d’un diagnostic pertinent. « La mise en œuvre de systèmes d’apprentissage automatique nécessitera donc une réimagination de la confidentialité et d’autres principes fondamentaux de l’éthique professionnelle », prédisent les auteurs de la tribune.