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  • Nokia s’apprête à mettre en vente la start-up de santé connectée Withings

    Deux ans après avoir acquis la start-up française Withings, basée à Issy-les-Moulineaux (Hauts-de-Seine), l’entreprise finlandaise Nokia souhaite s’en séparer, rapporte le journal Le Monde dans un article publié le jeudi 19 avril 2018. D’après Le Monde, Google et Samsung, ainsi que des entreprises européennes et françaises seraient en lice pour racheter Withings.

    Rebaptisée Nokia Health après son rachat en 2016, Withings a commercialisé des outils de santé connecté, comme des pèse-personnes connectés, des bracelets permettant de mesurer l’activité physique de ses porteurs, etc.

    Selon une étude réalisée conjointement par l’Institut Montaigne et le cabinet A. T. Kearney, « le potentiel de création de valeurs des objets connectés liés à la santé irait jusqu’à 35 milliards d’euros à l’horizon 2025, notamment grâce à la prévention et à l’optimisation des parcours de soin », rappelle Le Monde.

  • Journal de Gestion et d’Économie Médicales 2018 : financer la télémédecine, Paris 29 juin 2018

    Le Journal de Gestion et d’Économie Médicales, dédié à l’évaluation des pratiques et des organisations de santé, organise le 29 juin 2018, dans le cadre de ses journées JGEM, un débat autour du financement de la télémédecine.

    Une session introductive ouvrira la journée et sera animée par les interventions de Pierre Pribile, directeur général de l’Agence Régionale de Santé Bourgogne Franche-Comté, Annelore Coury, directrice de la Direction déléguée à la Gestion et à l’Organisation des soins de la Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) et Myriam Burdin, représentante de la  Direction générale de l’offre de soins (DGOS).

    Deux autres sessions qui visent à livrer le point de vue des médecins, d’une part, et des spécialistes en Sciences économiques et en Sciences de gestion d’autre part, compléteront la journée. Dans ce cadre des interventions de Jacques Lucas, qui est le vice-président du Conseil national de l’ordre des médecins, et de Lise Rochaix, présidente du Conseil d’administration de l’Agence technique de l’information sur l’hospitalisation (ATIH) et professeur en Sciences économiques à l’Université de Paris 1 sont au programme.

    Programme

    9h00 : Accueil

    9h30-12h00 : Session introductive

    Intervenants :

    • Pierre Pribile (Directeur général ARS Bourgogne Franche-Comté)
    • Annelore Coury (Directrice de la Direction déléguée à la Gestion et à l’Organisation des soins – CNAM)
    • Myriam Burdin (Cheffe de bureau « coopérations et contractualisations » Bureau PF3 -Sous-direction du pilotage de la performance des acteurs de l’offre de soins-DGOS)

    13h30-15h15 : Le point de vue des médecins

    Intervenants :

    • Jacques Lucas (Vice-président du Conseil National de l’Ordre des Médecins)
    • Thierry Moulin (Président de la société française de télémédecine)
    • Maurice Giroud (ex-président du CA de l’INVS, responsable du réseau Télé-AVC en Bourgogne)
    • François-André Allaert (chaire d’évaluation des allégations de santé, CEREN ESC Dijon, Professeur de Santé Publique à la Faculté de Médecine de Liège)

    Pause : 15h15-15h30

    15h30-17h30 Le point de vue des spécialistes en Sciences économiques et en Sciences de gestion

    Intervenants :

    • Lise Rochaix (Présidente du CA de l’ATIH, Professeur en Sciences économiques, Université de Paris 1)
    • Claude Sicotte (Professeur en Sciences de gestion, Titulaire de la Chaire Prospective en santé, BFM-MOS-EHESP)
    • Julien Mousquès (Directeur de recherche à l’IRDES)
    • Christine Peyron (Maître de Conférences au laboratoire d’économie de l’Université de Bourgogne) et Laure Wallut (Ingénieur d’études)
    • Amandine Rauly (Maître de Conférences en Sciences économiques, Université de Reims Champagne-Ardenne)

    17h30-18h Conclusion

    • Étienne Minvielle (Professeur en Sciences de gestion, Chaire Management EHESP et Gustave Roussy, Directeur du laboratoire Management des Organisations en santé)
  • Chambre patient connectée : appel à projets pour tester les innovations en environnement hospitalier

    Le Centre Hospitalier de Castres-Mazamet (CHIC) et l’Université d’été de la e-santé offrent l’opportunité de mettre en avant des innovations technologiques dans un environnement hospitalier. L’appel à projets a été lancé le 16 avril 2018.

    Les dispositifs seront présentés dans deux concept rooms de l’hôpital : le 2 juillet 2018 en exclusivité aux sponsors de l’évènement et aux professionnels de santé du Centre hospitalier et le 3 juillet 2018, au public de l’université et à la presse spécialisée.

    La date limite de candidature est le 31 mai 2018.

    Modalités de candidatures

    Peuvent candidater à l’appel à projets « chambre patient du futur », toute entreprise qui propose des solutions technologiques ou de service, répondant impérativement au critère suivant : utiliser ou développer des solutions issues des TIC et adaptées au monde de la santé, du bien-être social et/ou de l’autonomie.

    Un support de présentation de la solution (vidéo, plaquettes…) et une présentation de l’entreprise sont à envoyer avant le 31 mai 2018 à contact@universite-esante.com

    • Étude et sélection des projets : du 1er juin au 11 juin 2018
    • Installation des équipements : le lundi 2 juillet 2018 au matin (frais de déplacements et d’installation à la charge de l’entreprise).

    Des retours des participants de l’édition 2017

     « Présenter la solution de divertissements multimédia et d’informations médicales MultiMed à des professionnels et au grand public, lors de l’Université d’été de Castres-Mazamet, a permis à TMM Software de poursuivre ce qui fait la pertinence de ses solutions e-santé : rester au plus près des usages pour permettre une meilleure expérience utilisateur, en recueillant lors de ces démonstrations, les avis des professionnels de santé et des patients », a expliqué Sophie Leroux-Romanens, directrice communication de TMM Groupe.

    « La salle connectée a été une excellente opportunité de présenter in-situ nos écrans tactiles aux professionnels de santé susceptibles de les utiliser. La mise en situation est la meilleure des démonstrations », Franck Boulanger, Président de R&A.

  • La HAS publie un guide et une fiche memo sur la qualité et la sécurité des actes de téléconsultation

    Missionnée par Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, la Haute Autorité de Santé (HAS) publie le vendredi 20 avril 2018 une fiche, assortie d’un guide à l’usage des professionnels de santé sur les modalités de mise en oeuvre de la téléconsultation et de la téléexpertise.

    Accessible sur le site internet de la HAS, la fiche formule des recommendations « organisationnelles », « techniques » et de « mise en oeuvre » de la télémédecine et précise les critères que les patients et les professionnels de santé doivent satisfaire pour s’y adonner.

    La HAS publiera un guide sur le bon usage et la qualité des pratiques de la téléconsultation d’ici fin 2018.

    Saisine de la HAS : préciser les conditions de mise en oeuvre de la téléconsultation (TLC) et de la téléexpertise (TLE)

    Objectifs assignés à la HAS

    Agnès Buzyn a saisi la Haute Autorité de santé pour : 

    • « définir les situations cliniques, les champs et les publics pour lesquels les actes de téléconsultation et de téléexpertise devraient être exclus » ;
    • élaborer « un guide sur le bon usage et la qualité des pratiques de téléconsultation et de téléexpertise incluant des travaux spécifiques sur le bon usage des examens d’imagerie médicale ».

    Publications de la HAS

    La HAS a donc choisi d’élaborer deux documents, à savoir : 

    • une fiche mémo, rédigée à partir de l’analyse de la littérature et de la concertation de parties prenantes, accessible sur le site de la HAS ; 
    • un rapport reprenant les définitions, le cadre légal et règlementaire des actes de téléconsultation et de téléexpertise, l’analyse de la littérature et la synthèse de l’avis des parties prenantes concertées, consultable sur le site internet de la HAS.

    Définition des situations cliniques, des champs et des publics pour lesquels les actes de téléconsultation sont autorisés et exclus

    Prenant appuis sur la loi dite « HPST » du 21 juillet 2009, la HAS définit la téléconsultation comme suit : « la téléconsultation (TLC) a pour objet de permettre à un professionnel médical de donner une consultation à distance à un patient. Un professionnel de santé peut être présent auprès du patient et, le cas échéant, assister le professionnel médical au cours de la téléconsultation ».

    S’agissant du champ d’application de la téléconsultation : 

    • Pas de restriction du périmètre de la téléconsultation : la HAS constate que « l’analyse de la littérature et la concertation des parties prenantes n’ont pas permis d’identifier de situation d’exclusion clinique a priori ».
    • Identification de critères d’éligibilité à satisfaire en amont de la réalisation d’actes de téléconsultation.

    Eligibilité du patient – Quand peut-il bénéficier d’un acte de TLC ? 

    Un acte de téléconsultation peut être réalisé si les conditions suivantes sont réunies : 

    • état clinique du patient et objectifs cliniques : la HAS précise que la TLC « n’est pas adaptée aux situations exigeant un examen physique direct par le professionnel médical consulté pour téléconsultation. Toutefois, il n’est pas toujours possible d’identifier ces situations a priori ; elles peuvent se révéler au cours de la TLC et nécessitent alors la mise en place d’une organisation adaptée » ;
    • Capacité du patient à bénéficier d’une TLC : l’état cognitif du patient, son état psychique, son état physique (notamment sa vue, son audition) et d’éventuelles barrières linguistiques ou liées à l’usage des technologies de télémédecine sont autant d’éléments pouvant potentiellement compromettre la réalisation d’un acte de télémédecine.
    • En cas de besoin, la présence d’une personne de l’entourage du patient est nécessaire (ayants droit, titulaire de l’autorité parentale, conjoint, concubain, curateur, famille, PACS, personne de confiance, proches, tuteur), selon ses capacités et ses besoins.

    Si un patient de satisfait pas les critères d’éligibilité, le professionnel de santé doit l’orienter vers une prise en charge adaptée.

    Conditions de réalisation d’un acte de téléconsultation – Comment la TLC s’exerce-t-elle ?

    • La TLC s’exerce dans le respect des lois et règlements applicables aux conditions d’exercice, précisées à l’article R. 6316-7 du Code de la Santé publique, des règles de déontologie et des standards de pratique clinique (recommandations, etc.) – comme dans la pratique médicale en présentiel.
    • La TLC doit s’inscrire dans le parcours de soins du patient ou dans la filière de soins coordonné par le médecin traitant ;
    • La durée de la TLC doit être adapté aux besoins des patients et aux types de questions posées par le professionnel de santé.

    La HAS publiera au second semestre 2018  un guide sur les recommandations organisationnelles, techniques et de mise en oeuvre de la téléconsultation

    Recommendations organisationnelles 

    • Formation des utilisateurs à la pratique de la TLC ;
    • Définition des rôles et responsabilité de chaque intervenant par la conclusion d’une convention ;
    • Conditions de lieu : le patient et le professionnel médical doivent être dans un environnement adapté ;
    • Organisation de la prise en charge du patient, pendant et après la TLC.

    Recommendations techniques 

    • Nécessité de mettre en conformité l’utilisation des TIC avec les règles de sécurité informatique et de confidentialité, établies notamment dans le cadre du Règlement européen sur la protection des données personnelles (RGPD) et de la politique générale de sécurité des systèmes d’information de santé (PGSSI-S) au cours du processus, qu’il s’agisse des données échangées en amont de la consultation, pendant et à l’issue de la TLC, et l’archivage des données ainsi générées ;
    • Traçabilité des échanges ;
    • Qualité des flux audio et/ou vidéo ;
    • Fonctionnement du matériel ;
    • Disponibilité d’éventuels matériels médicaux complémentaires ;
    • Procédure à appliquer en cas de problème technique. 

    Recommendations de mise en oeuvre 

    Avant la téléconsultation :

    • information du patient ;
    • recueillir le consentement éclairé et libre du patient ou de son représentant légal ;

    Pendant la téléconsultation :

    • Au début de la téléconsultation : authentification du professionnel médical, idenfication du patient et le cas échéant, de son accompagnement ;
    • Tout au long de la téléconsultation, le médecin doit veiller à la compréhension du patient et le cas échéant, de l’accompagnant ;
    • Le médecin doit également s’interroger sur l’opportunité de programmer une prise en charge exclusivement par télémédecine.

    A l’issue de la téléconsultation 

    • Enregistrement du compte-rendu dans le dossier patient tenu par le professionnel médical ;
    • Inscription du compte-rendu dans le dossier médical partagé (DMP) du patient lorsque ce dernier existe ; 
    • Transmission sécurisée du compte-rendu au patient, médecin traitant et autres professionnels de santé désignés par le patient et impliqués dans sa prise en charge.

    Définition des situations cliniques, des champs et des publics pour lesquels les actes de téléexpertise sont autorisés et exclus

    Prenant appuis sur la loi dite « HPST » du 21 juillet 2009, la HAS définit la téléexpertise comme suit : « la téléexpertise (TLE) a pour objet de permettre à un professionnel médical de solliciter à distance l’avis d’un ou de plusieurs professionnels médicaux en raison de leurs formations ou de leurs compétences particulières, sur la base des informations médicales liées à la prise en charge d’un patient ».

    La téléexpertise est réalisable si les données médicales du patient, nécessaire à la réalisation de l’acte, sont disponiblses (article R. 6316-3 du Code de la Santé publique).

    Dans le cas où la téléexpertise est possible : 

    • A l’image de la médecine en présentiel et de la téléconsultation, la TLE s’exerce dans le respect des lois et règlements applicables aux conditions d’exercice médicale posées à l’article R. 6316-7 du Code de la Santé publique, des règles de déontologie médicale et des standards de pratique clinique (recommandations, etc.) ;
    • La TLE doit s’inscrire dans le parcours de soins du patient ou dans la filière de soins coordonnée par le médecin traitant. 

    Recommandations organisationnelles

    • Formation des utilisateurs à la pratique de la TLE ;
    • Une convention doit préciser le rôle et les responsabilités du professionnel médical requérant et du professionnel médical ;
    • Modalités de mise en oeuvre de la TLE : délai de réponse, information et recueil du consentement, etc. doivent être explicités auprès des professionnels de santé et des patients. 

    Recommandations techniques

    • Conformité de l’usage des TIC au RGPD et à la PGSSI-S.

    Recommandations de mise en oeuvre

    Les recommandations de mise en oeuvre de la TLE sont similaires aux recommandations relatives à la mise en oeuvre de la TLC.

    La Fiche Mémo et le Rapport d’élaboration de la fiche sont accessibles et disponibles au téléchargement sur le site internet de la Haute Autorité de Santé.

  • CHRONIC Care Act 2018 : la télémédecine au service du suivi des pathologies chroniques aux Etats-Unis

    Intégré au Bipartisan Budget Act de 2018, et voté le 9 février 2018, le Creating High-Quality Results and Outcomes Necessary to Improve Chronic (CHRONIC) Care Act of 2018 fait de la télémédecine un outil de suivi des patients atteints de maladies chroniques et des personnes âgées de premier plan.

    Une législation mouvante sur l’accompagnement des malades chroniques et personnes âgées

    Depuis 2010, les programmes fédéraux américains Medicare et Medicaid privilégient une approche fondée sur le value-based care, qui encouragent les prestataires de soins et de services de santé à améliorer la qualité et l’efficience des soins proposés aux patients atteints de maladies chroniques. Cette inflexion des politiques de santé s’est traduite par : 

    • l’augmentation du nombre de bénéficiaires du Medicare Advantage (assurances de santé fournies par des entreprises privées), qui s’établit aujourd’hui à 19 millions de bénéficiaires, dont 2,3 millions de titulaires de Special Needs Plans (SNPs) (destinés aux patients présentant des cas complexes). 
    • 22 états américains ont fusionné les programmes Medicaid et Medicare et développent des services d’aide et de soins à domicile. Un nombre croissant d’Etats met en oeuvre des services d’aide de long terme administrés par le programme Medicaid, intitulé Medicaid managed long-term services and supports (MLTSS), qui visent à orienter la dépense publique vers des programmes de maintien à domicile et de prestataires de soins locaux. Un rapport du Center for Health Care Strategies, rédigé en 2017 en partenariat avec le National Association of States United for Aging and Disabilities évalue ces programmes de maintien à domicile.
    • les quelques 561 Accountable Care Organizations (ACOs) en activité accueillent désormais plus de 10 millions de bénéficiaires de Medicare, d’après des chiffres des Centers for Medicare & Medicaid Services.

    Une prise en charge encore « imparfaite »

    Malgré ces avancées, relève la Scan Foundation, la prise en charge des individus en situation de handicap souffre d’un manque de coordination. Organisme de recherche publique spécialisée dans la dépendance des personnes âgées, la Scan Foundation publie une note de synthèse sur les changements induits par le Chronic Care Act de 2018.

    L’organisation du système de santé ne permet pas de répondre aux besoins spécifiques de ces populations. Pour pallier ce manque, le Senate Committee on Finance Chronic Care Working Group a publié des documents de travail (Policy Options Document), organisé des auditions parlementaires, et réuni les principaux acteurs du secteur médico-social américain pour réviser et infléchir la législation américaine dans le sens d’une meilleure coordination du parcours des malades chroniques.

    Il en a résulté un projet de loi intitulé Creating High-Quality Results and Outcomes Necessary to Improve Chronic (CHRONIC) Care Act, intégré au Bipartisan Budget Act de 2018, voté par le Congrès Américain le 9 février 2018 et signé par le Président Trump le jour même.

    Le Chronic Care Act ménage une place de choix à la télémédecine et aux innovations en santé

    Parmi les principales dispositions introduites par la loi, plusieurs ont trait aux innovations technologiques et organisationnelles : 

    • Etendre le périmètre des Gives Medicare Advantage plans pour qu’ils prennent en charge les services « non médicaux » comme des barres de douche et des fauteuils roulants pour les malades chroniques ;
    • Développer la télémédecine et les téléconsultations pour les adhérents au programme Medicare Advantage (MA) ;
    • Pour les patients atteints d’insuffisance rénale, leur permettre de bénéficier de dialyse à domicile grâce à des services de téléconsultation ;
    • Créer un nouveau programme avec certaines Accountable Care Organizations, (prestataires de soins qui exercent en groupe et peuvent délivrer des soins coordonnés aux patients Medicare) pour des tarifs inférieurs ou égaux $20 (16€) par consultation ;
    • Encourager une meilleure coordination de services pour les personnes bénéficiaires des Special Needs Plans.
  • L’ambulatoire et un parcours de soin pluridisciplinaire contre les troubles alimentaires des jeunes

    L’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris a annoncé, dans un communiqué du 17 avril 2018, la mise en place d’une unité innovante de soin ambulatoire pour combattre les TCA (troubles du comportement alimentaire) chez l’adolescent à hôpital universitaire Jean-Verdier – AP-HP et l’établissement public de santé de Ville-Evrard –AP-HP de Bondy.

    L’approche innovante, baptisée le UFITAA (Unité Familiale Inter-hospitalière pour les Troubles du comportement Alimentaire de l’Adolescent), suppose un traitement fondé sur l’hospitalisation de jour et l’implication forte de l’entourage de l’adolescent afin de minimiser sa rupture sociale et améliorer les résultats cliniques.

    Le projet se caractérise par une prise en charge multidisciplinaire et un ancrage au sein d’un territoire défini – le département de Seine-Saint-Denis (93) et les communes limitrophes du Val d’Oise (95) et de Seine-et-Marne (77).

    Lutter contre un problème de santé publique grâce à une approche inspirée d’un modèle anglo-saxon éprouvé

    Actuellement, selon les chiffres de l’AP-HP, ce sont potentiellement 1 400 adolescents du territoire de la Seine-Saint-Denis qui souffriraient des troubles du comportement alimentaire.

    C’est face à ce constat que les deux hôpitaux ont développé ce projet innovant fondé sur un un modèle anglo-saxon faisant appel à un parcours de soins pluridisciplinaires pour combattre les TCA. Il repose sur quatre piliers :

    • une prise en charge précoce et coordonnée ;
    • des soins prodigués exclusivement en ambulatoire ;
    • une mobilisation forte de l’entourage familial ;
    • des actions intensives et intégrées avec l’intervention de pédiatres et pédopsychiatres.

    Traitement : thérapie familiale soutenue par un pool de professionnels de santé

    Le traitement proposé sera articulé autour d’une thérapie familiale spécialisée, un suivi pédiatrique renforcé et un accompagnement diététique. Si besoin est des soins psychothérapiques ou psychomoteurs individuels pourront être prodigués.

    L’équipe de professionnels de santé dédiée au suivi de la famille peut inclure au besoin des pédiatres, des pédopsychiatres, des psychologues (familiaux et individuels), des infirmiers, des diététiciens, des psychomotriciens, etc.

    Capacités actuelles de l’UFITAA de l’hôpital Jean-Verdier

    Pour l’année 2018, il est prévu que l’UFITAA de l’hôpital Jean-Verdier prenne en charge 40 adolescents. La capacité de prise en charge est censée augmenter par la suite pour répondre aux besoins de soins de 120 jeunes.

    Une évaluation multidisciplinaire du patient, fondée sur un entretien et un examen clinique minutieux, conduira à l’établir un diagnostic et une évaluation des risques qui débouchera lui sur un parcours coordonné. En fonction des besoins personnels du patient, une série de 10 à 20 séquences de soins, étalées sur un an, seront prescrites, invitant le patient à effectuer des passages en hôpital de jour de façon hebdomadaire ou bimensuelle.

  • Prévention du suicide : l’App et le site web StopBlues de l’Inserm aide les personnes en souffrance

    Dans le cadre de la prévention du suicide, l’Unité mixte de recherche 1123 – Epidémiologie clinique et évaluation économique appliquées aux populations vulnérables (ECEVE) a développé, fin 2017, l’application StopBlues, un programme de recherche interventionnelle et évaluative.
    Ce « compagnon virtuel » est chargé d’accompagner, de renseigner et de rassurer les utilisateurs en souffrance.

    L’application comporte un bouton d’urgence, pour contacter le Samu.

    L’appli STOPBLUES et son site Internet permet à son utilisateur d’avoir accès à des informations (vidéos de professionnels, de malades ou de proches), ou encore de remplir des questionnaires d’auto-évaluation de façon anonyme. un plan de soutien peut être proposé.

    Un mapping permet également de trouver à proximité des médecins, des centres médicaux psychologiques ou encore des associations.

    Des informations sont aussi destinées aux proches : signes avant-coureur, comment réagir, quels mots utiliser, comment orienter ses proches vers un médecin…, etc.

    Un outil développé pour faire face au déni

    L’Inserm rappelle que chaque année on compte en France 200 000 tentatives de suicide et 10 500 décès par suicide.

    Si les scientifiques ont eu l’idée de se tourner vers ces deux outils numériques, c’est avant tout pour dépasser un des principaux obstacles auxquels se heurte la prévention. « Aujourd’hui les personnes en souffrance psychologique sont dans le déni : 80 à 90% des personnes qui se suicident sont allées consulter un médecin, mais pour tout autre chose… Elles n’ont pas osé se confier. Ressentir un mal-être ou évoquer le suicide est encore associé à une faiblesse, alors les personnes en souffrance n’en parlent pas, jusqu’au jour décisif… » explique Karine Chevreul, professeure de santé publique et responsable du projet.

    Les chercheurs de l’Inserm projette de développer deux nouvelles appli, l’une spécifiquement dédiée à la prévention du suicide chez les 15-25 ans, l’autre en lien avec les souffrances psychiques liées au travail.

    Pour télécharger StopBlues, suivre ce lien.

  • Nouveau Guide méthodologique de production du recueil d’informations médicalisé en psychiatrie

    Les établissements de santé publics et privés ayant une activité autorisée en psychiatrie sont tenus de réaliser, pour chaque patient pris en charge, un recueil d’informations portant sur l’activité de soins et sur sa facturation, par extraction depuis le système d’information de l’établissement de santé.

    Le Ministère des Solidarités et de la Santé a publié le 4 avril 2018 son Bulletin officiel spécial intitulé « Guide méthodologique de production du recueil d’informations médicalisé en psychiatrie ».

    Ce guide porte sur le recueil et le traitement des données d’activité médicale des établissements de santé publics ou privés ayant une activité en psychiatrie et sur la transmission d’informations issues de ce traitement.

    Il comporte quatre chapitres. Le chapitre I précise les conditions de production, les définitions, les nomenclatures des informations relatives à la description de l’activité en psychiatrie. Le chapitre II décrit le recueil des informations relatives à la facturation de l’activité. Le chapitre III expose les modalités techniques de la transmission des informations et du chainage anonyme des résumés, et les obligations en matière de qualité, de confidentialité et de conservation des informations. Le chapitre IV décrit les consignes de codage avec la CIM–10 à usage PMSI et les directives d’emploi des diagnostics dans le cadre du RIM-P.

    Le guide est consultable en ligne. 

  • MarkB, un test sanguin portable pour surveiller à domicile l’évolution d’un cancer (Corée du Sud)

    Fondé en 2014 et notamment basé à Séoul, en Corée du Sud, BBB Tech (BBB) a développé un appareil portable équipé d’un capteur permettant d’examiner une goutte de sang afin de surveiller à domicile l’évolution des cellules cancéreuses chez les malades, a révélé le 9 avril 2018 The Korea Herald.

    Le produit, nommé MarkB, devrait être lancé sur le marché sud-coréen d’ici la fin de l’année.

    Contrôle des cellules : BBB est parvenu à miniaturiser et à automatiser la procédure

    L’utilisation de l’appareil est simple. L’utilisateur doit piquer l’un de ses doigts avec une aiguille puis tamponner le sang sur une bandelette de test à usage unique. 30 microlitres de sang suffisent. Les données générées sont ensuite enregistrées et conservées par le médecin pour assurer un suivi.

    Le fonctionnement de MarkB repose sur deux technologies fondamentales :

    • la première permet de séparer le plasma (partie contenant des protéines) du sang ;
    • la seconde utilise des ondes électromagnétiques pour séparer les protéines dérivées de cellules cancéreuses sélectionnées et détecter leur densité.

    L’identification de la densité de ces protéines dans le sang permet aux médecins de déterminer si les cellules cancéreuses croissent ou rétrécissent à l’intérieur de l’organisme.

    Le dispositif peut être utilisé pour surveiller l’évolution de 5 cancers

    « (…) La clé est que nous avons réussi à miniaturiser et à automatiser les procédures [actuellement] effectuées par de gros équipements lourds, sans compromettre la précision [du résultat] », a déclaré au Korea Herald le co-fondateur et P.-D.G. de la start-up, Jae-kyu Choi.

    Pour l’instant, MarkB peut contrôler l’évolution de cinq cancers parmi les plus communs : le cancer colorectal, le cancer du foie, le cancer de la prostate, le cancer de l’utérus et de l’ovaire ainsi que le cancer affectant les organes digestifs tels que le pancréas et la vésicule biliaire. L’entreprise espère élargir la portée de son appareil dans les années à venir.

    MarkB bientôt classé comme outil de prévention du cancer à domicile ?

    Le produit de BBB est pour l’instant catégorisé comme outil de pronostic. Il est destiné aux patients atteints d’un cancer post-opératoire qui doivent subir des examens de routine tous les trois à six mois.

    Bien que les patients devront toujours se rendre à l’hôpital pour des examens d’imagerie médicale, ils pourront effectuer leurs tests sanguins à domicile grâce à ce nouveau dispositif.

    Après qu’il aura accumulé des cas d’utilisation positive, BBB espère repositionner MarkB comme un outil de prévention du cancer à domicile pour toute personne intéressée, a précisé Jae-kyu Choi.

    Un lancement à échelle internationale est envisagé

    Actuellement, la start-up travaille sur des essais cliniques en partenariat avec l’hôpital de l’Université de Bundang, à Séoul, avec pour objectif d’obtenir l’approbation du ministère coréen de la Sécurité alimentaire et pharmaceutique.

    L’objectif final de BBB est de lancer son dispositif au niveau international. La société prépare actuellement des documents et des données d’essais cliniques pour obtenir l’approbation des organismes de réglementation des dispositifs médicaux aux États-Unis et en Europe.

    BBB envisage également la création d’une plateforme de soins personnalisée via laquelle les entreprises pourraient aider à prévenir les maladies de leurs employés et prendre des mesures préventives si nécessaire.

    BBB devrait réaliser un chiffre d’affaires de 8 Mds de wons en 2018

    « Beaucoup de start-up dans ce secteur ont tendance à se plaindre, [expliquant] qu’elles ne peuvent pas développer de nouveaux produits parce que la réglementation n’existe pas encore [en la matière]. Mais je pense que la direction devrait être prise par l’industrie, et suivie par les organismes de réglementation, a déclaré le P.-D.G. de BBB. (…) Lorsque les entreprises présentent des appareils offrant des performances et un usage acceptables, les réglementations suivent naturellement. »

    BBB fait partie des pionniers dans le domaine. L’entreprise a déjà lancé avec succès sur le marché un autre dispositif de test sanguin, Elemark, qui mesure les niveaux de glucose dans le sang. L’appareil a été approuvé l’année dernière pour une utilisation par les patients souffrant de diabètes.

    En 2017, BBB a enregistré un chiffre d’affaires de 6,1 milliards de wons (4,6 M. € ; 5,7 M. US$). Cette année, la start-up devrait réaliser un chiffre d’affaires d’environ 8 milliards de wons (6 M. € ; 7,5 M. US$) et enregistrer une hausse importante de ses bénéfices une fois que les ventes de MarkB auront décollé, a indiqué M. Choi.

    À ce jour, BBB a levé environ 5,5 milliards de wons (4,2 M. € ; 5,1 M. US$) dans différents tours de financement (série A) assurés par diverses sociétés de capital de risque, dont Posco Venture Capital et Mirae Asset Capital (Corée du Sud). La société prévoit de lever de nouveaux fonds cette année.

  • MarkB, a portable blood test to monitor the progress of cancer at home (South Korea)

    Founded in 2014, Seoul-based BBB Tech (BBB) has developed sensor-equipped portable device that examines a droplet of blood to detect cancer signals, revealed The Korea Herald on April 9, 2018.

    The product, named MarkB, is expected to be launched in the South Korean market by the end of this year.

    Cancer cells monitoring: BBB has managed to miniaturize and automate procedures

    The use of the device is simple. The user has to prick one of his/her fingertips with a needle and dab the blood on the one-use testing strip. 30 microliters of blood are enough. The generated data is then logged and kept by the doctor for monitoring.

    MarkB is based on two fundamental technologies:

    • the first one separates out the plasma (the part of the blood containing proteins) from the blood;
    • the second one uses electromagnetic waves to separate out selected cancer cell-derived proteins, and detecting their density.

    Identifying the density of these proteins in the blood allows doctors to determine whether cancer cells are growing or shrinking inside a patient’s body.

    The device can be used to monitor the evolution of 5 cancers

    « (…) The key is that we’ve managed to miniaturize and automate procedures previously carried out by large, heavy equipment, without compromising accuracy, » BBB co-founder and CEO Jae-kyu Choi said to Korea Herald.

    For now, MarkB can monitor the evolution of five of the most common cancers: colorectal cancer, liver cancer, prostate cancer, uterine and ovarian cancer as well as cancer affecting digestive organs such as the pancreas and gallbladder. The company hopes to expand the device’s diagnostic scope in the coming years.

    MarkB should be reposition as an at-home cancer prevention tool

    For now, the product of BBB has been positioned as a prognosis device. It is intended for use by post-surgery cancer patients required to undergo routine checkups every three to six months.

    Although patients would still have to go to the hospital for imaging-based examinations, they could do blood tests at home.

    After accumulating positive use cases, BBB hopes to reposition MarkB as an at-home cancer prevention tool for use by anyone, Jae-kyu Choi said.

    An international launch is planned

    Currently, the start-up is working on clinical trials in partnership with Seoul University Bundang Hospital, with the goal of obtaining approval from the Korean Ministry of Food and Drug Safety.

    The eventual goal of BBB is to launch its device in the global markets. The company is currently preparing documents and clinical trial data to get MarkB approved by medical device regulators in the US and Europe.

    BBB is also considering the creation of a personalized healthcare platform through which companies could help predict diseases and take preventive action if needed.

    BBB should achieve a turnover of 8 billion wons in 2018

    « A lot of startups in this sector tend to complain that they can’t develop new products because regulations have yet to exist. But I think the lead should be taken by the industry, and followed-up on by regulatory agencies, » the BBB CEO said. (…) When companies present devices that offer acceptable performance and usability, the regulations will naturally follow. »

    BBB is one of the pioneers in the sector. It has already successfully launched on the market another blood test device, Elemark, which measures blood glucose levels. The device was approved last year for use by patients with diabetes.

    In 2017, BBB logged around 6.1 billion won (€4.6m; US$5.7m) in revenue. This year, the company is expected to achieve around 8 billion won (€6m; US$7.5m) in revenue, and see a major hike in earnings once MarkB sales take off, Mr Choi said.

    BBB has raised around 5.5 billion won (€4.2m; US$5.1m) in Series A funding from various venture capital companies, including Posco Venture Capital and Mirae Asset Capital (South Korea). It plans to raise further capital this year.