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  • Cloud : Ambra Health (US) lance sa plateforme de gestion d’imagerie médical au Japon

    Ambra Health, fabricant d’un dispositif de gestion d’imagerie médicale basée sur le cloud, a annoncé le 12 avril 2018 avoir signé un accord de distribution avec MC Healthcare, l’un des plus grands distributeurs médicaux du Japon, et une filiale de Mitsubishi Corporation, afin de développer sa plateforme d’imagerie médicale au Japon.

    La technologie d’Ambra Health est la première solution de santé numérique à être proposée par MC Healthcare sur le marché japonais.

    Imagerie médicale : une collaboration entre les 8 000 hôpitaux du Japon

    L’industrie des soins au Japon doit surmonter des défis similaires à ceux rencontrés par le secteur au États-Unis, y compris le fort besoin de collaboration entre les réseaux régionaux de fournisseurs de soins.

    En ce qui concerne le domaine de l’imagerie médicale, cela signifie que les plus de 8 000 hôpitaux du Japon doivent désormais travailler ensemble pour que l’accès aux images médicales se déroule de manière homogène, un challenge qui peut être relevé par les plateformes cloud telles que celle développée par Ambra Health.

    Le marché global de la gestion des images médicales au Japon représente une opportunité de marché importante (430 millions USD ; 348 M. €) mais le secteur est actuellement dominé par des systèmes fermés sur serveur, qui font de la mise en place d’une véritable interopérabilité un défi coûteux à surmonter.

    La solution d’Ambra permet d’échanger des données en toute sécurité

    « Au Japon, il est essentiel de fournir des soins médicaux efficaces pour réduire les coûts élevés, les hôpitaux en particulier pouvant jouer un rôle de leader dans ce domaine et disposer d’une technologie sûre et efficace, y compris au niveau de la gestion des images. Ambra offre un moyen d’échanger en toute sécurité des informations sur les patients et de permettre des collaborations régionales », a déclaré Osamu Miyashita, Pdg de MC Healthcare (source : Prnewswire.com).

    Une plateforme adaptée au marché japonais

    La plate-forme d’Ambra Health a été entièrement repensée pour le marché japonais : elle est conforme à l’APPI (loi sur la protection des renseignements personnels), est gérée à partir d’un centre de données basés à Tokyo pour obtenir une performance optimale et dispose d’une interface utilisateur en japonais.

    Désormais, l’outil développé par Ambra est disponible dans huit langues différentes : en anglais, en japonais, en allemand, en espagnol, en portugais, en néerlandais, en mandarin et en arabe.

    « Les solutions d’imagerie d’Ambra ont résolu un certain nombre de problèmes pour les principaux fournisseurs de soins aux États-Unis, améliorant ainsi l’échange et le stockage d’images, les économies de coûts et l’expérience des patients », explique Morris Panner, Pdg d’Ambra Health.

    Exemple d’utilisation : le cas du Sagara Women’s Healthcare Group

    Le Sagara Women’s Healthcare Group (SWHG) de Kagoshima, au Japon, un hôpital de premier plan spécialisé dans le cancer du sein et la santé des femmes, est l’un des premiers centres de soins à avoir adopté les solutions d’échange d’images médicales d’Ambra pour ses services de mammographie mobile.

    Afin d’encourager le dépistage du cancer du sein, Sagara a déployé des camionnettes de mammographie mobile qui se déplacent dans toute la ville pour que les citoyennes n’aient pas à se rendre à l’hôpital pour effectuer l’examen médical.

    Jusqu’ici, les données et les images des patientes étaient enregistrées sur des DVDs qui devaient ensuite être envoyés à l’hôpital pour examen. Un processus long, peu sûr et coûteux.

    Des images transmises directement à l’hôpital via le cloud

    Avec le dispositif d’Ambra Health, les images médiales collectées dans la camionnette de mammographie mobile sont directement téléchargées sur le cloud via un hotspot mobile sans fil, ce qui permet de les transmettre instantanément à l’hôpital de Sagara, accélérant ainsi la prestation de soins et augmentant l’efficacité de l’examen.

  • Ambra Health (US) to launch its cloud medical imaging platform in Japan

    Ambra Health, which developed a cloud-based, medical image management suite, announced on April 12, 2018 that it has signed a distribution agreement with MC Healthcare, one of Japan’s largest medical distributors, and a subsidiary company of Mitsubishi Corporation, to offer its medical imaging platform in Japan.

    Ambra Health’s technology is MC Healthcare’s first digital health solution offered in the Japanese market.

    Medical imaging: a collaboration between the 8,000+ hospitals across Japan

    The healthcare industry in Japan is characterized by similar trends occurring in the United States, including the strong need for collaboration among regional networks of healthcare providers.

    For the medical imaging industry, this means that the 8,000+ hospitals across Japan have now to work together to make access to prior medical imaging flow seamlessly, a challenge that cloud platforms like the one that Ambra created are built to address.

    The overall enterprise image management market in Japan represents a significant market opportunity (US$430 million ; €348 million) that is currently dominated by on-premise, closed, server-based systems which make true interoperability an expensive challenge to overcome.

    Ambra solution enables secure data exchange

    « In Japan, performing efficient medical care is critical to reducing high costs. Hospitals in particular can act as a leader in this area, and are expected to have secure and efficient technology, including image management. Ambra provides a way to securely exchange patient information and allow for regional collaborations, » said Osamu Miyashita, CEO of MC Healthcare (source: Prnewswire.com).

    A platform adapted to the Japanese market needs

    The Ambra platform has been fully localized for the Japanese market: it is APPI compliant, run from a data center in Tokyo for optimized performance, and features a Japanese language user interface.

    Ambra’s device is now available in eight languages: English, Japanese, German, Spanish, Portuguese, Dutch, Chinese and Arabic.

    « Ambra’s imaging solutions have solved a number of pain points for leading US healthcare providers, resulting in more efficient image exchange and storage, significant cost savings and improved patient experiences, » said Morris Panner, CEO of Ambra Health.

    Example of use: the case of Sagara Women’s Healthcare Group

    Sagara Women’s Healthcare Group (SWHG) in Kagoshima, Japan, a leading hospital specializing in breast cancer and women’s health, is one of the first healthcare centers which has adopted Ambra’s industry imaging exchange solutions for its mobile mammography services. In order to encourage women to be screened for breast cancer, Sagara has deployed mammography vans that travel throughout the city so that women do not have to go to the hospital for medical examination.

    Until now, patients’ data and imaging had to be recorded on DVDs which then had to be driven back to the hospital for review was a long and potentially error-prone process that was expensive.

    Imaging is transmitted directly to the hospital via the cloud

    With Ambra Health’s technology, imaging taken in the mobile mammography van is uploaded directly to the cloud, allowing instant routing of mammography images through the web via a mobile wireless hotspot to Sagara Hospital, speeding time-to-care delivery and increasing efficiency of the medical checkup business.

  • Silver éco : Medi’Pep, le robot qui fait le bilan de santé des personnes âgées dépendantes

    La start-up française Spin’r a annoncé dans un communiqué de presse du 18 avril 2018 la commercialisation de son robot intelligent d’assistance du personnel médical.

    Le robot baptisé Medi’Pep, développé en partenariat avec Softbank Robotics et Conserto, est capable de procéder à des consultations médicales pour venir en appui des équipes médicales en établissements.

    Optimiser les ressources et robotiser les établissements

    Le robot qui a été développé depuis une base de robot humanoïde Pepper est disponible dans une version exclusivement à destination des professionnels de santé et notamment du personnel soignant des Ehpad, Ehpa, maisons de retraite et résidences services.

    Il est autonome, donc fonctionne sans la présence d’un membre du personnel médical, mais nécessite une source d’énergie électrique. Livré prêt à l’emploi, il est paramétrable selon les besoins de chaque établissement.

    Il est prévu qu’une version grand public pour accompagner les seniors soit développée d’ici un an selon les équipes de Spin’r.

    La version à destination des professionnels est une réponse, selon ses créateurs, à la modernisation du système de santé français, et en tant que tel peut être financé dans le cadre du processus de modernisation que met en place une structure d’accueil des personnes âgées.

    Accompagner les résidents dépendants

    Il est à la disposition des résidents de jour comme de nuit pour leur permettre d’évaluer leur état de santé et signaler toute situation alarmante au personnel médical.

    Au travers d’une série de questions qu’il pose à une personne âgée manifestant un besoin de soin, il peut faire un bilan de santé.

    Medi’pep dipose des fonctionnalités suivantes à destination des équipes :

    • gestion des autorisations de prise en charge ;
    • gestion des circuits d’information (choix des systèmes et intervenants cibles) ;
    • traçabilité des inconnus et des intrus ;
    • mesure des paramètres vitaux;
    • vérification automatique des mesures incohérentes ;
    • envoi automatisé des rapports avec mesures effectuées ;
    • alerte en cas de situation d’urgence ;
    • suivi de l’historique par résident;
    • impression des rapports.
  • Innovations organisationnelles : l’ARS IDF lance un appel à projets auprès des acteurs de santé

    L’Agence Régionale de Santé Ile-de-France a annoncé le 17 avril 2018 qu’elle soutiendrait – dans le cadre du dispositif régional « Innovation en santé » (article 51 de la loi de financement de la sécurité sociale) – des projets ambitieux et innovants en matière d’organisation élaborés et proposés par des acteurs de santé franciliens.

    L’organisation en parcours vise à l’amélioration de la capacité du système de santé à repérer et prendre en charge les populations qui en ont besoin et le renforcement de la coordination entre professionnels.

    Les associations d’usagers, les établissements de santé (publics ou privés), les fédérations et syndicats, les professionnels de santé, les start-ups, les professionnels de l’aide à domicile, les organismes complémentaires et les collectivités territoriales peuvent proposer des projets spontanément.

    L’ARS Île-de-France souhaite sélectionner, mener à bien et évaluer 10 projets dans la région d’ici à 2022.


    Décloisonner le système de santé

    Pour rappel, afin de promouvoir l’innovation en santé, l’article 51 de la LFSS 2018 prévoit la possibilité de mettre en œuvre des expérimentations dérogatoires aux modes de tarification de droit commun pour permettre l’émergence d’organisations innovantes dans les secteurs sanitaire et médico-social. Celles-ci doivent concourir à l’amélioration de la prise en charge et du parcours des patients, de l’efficience du système de santé et de l’accès aux soins.

    L’appel à projets de l’ARS IDF doit permettre d’identifier les modèles permettant de décloisonner le système de santé et d’inciter à la coopération entre les acteurs, notamment à travers des objectifs d’efficience et une meilleure prise en compte de la prévention et de la qualité des soins.

    Les expérimentations retenues seront évaluées de manière exigeante, de manière à contribuer à la mise en œuvre d’organisations innovantes faisant appel à des modes de financements inédits.

    Catégories d’expérimentations recherchées

    Plus précisément, le décret n° 2018-125 du 21 février 2018 relatif au cadre d’expérimentations pour l’innovation dans le système de santé liste les catégories d’expérimentations entrant dans le champ de la loi. Il s’agit :

    • de l’organisation et du financement d’activités de soins, de prévention et d’accompagnement sanitaire, médico-social ou social, à destination d’individus ou de populations, de manière alternative ou complémentaire aux modalités en vigueur, selon différentes modalités précisées par le décret ;
    • l’organisation et le financement d’activités de soins, de prévention et d’accompagnement sanitaire, médico-social ou social, et le financement de technologies ou de services non pris en charge par les modalités existantes ;
    • des prises en charge par l’assurance maladie des médicaments et des produits et prestations de services et d’adaptation associées au sein des établissements de santé, notamment par la mise en place de mesures incitatives et d’un recueil de données en vie réelle ;
    • de la prescription des médicaments et des produits et prestations de services et d’adaptation associées, notamment par le développement de nouvelles modalités de rémunération et d’incitations financières ;
    • du recours au dispositif de l’article L. 165-1-1 pour les dispositifs médicaux innovants avec des conditions dérogatoires de financement de ces dispositifs médicaux.

    Pour tout complément d’information

    Pour présenter les éléments clés de votre projet, pour déposer votre lettre d’intention, deux adresses génériques :

    – contact pour tout projet ayant une portée innovante : ARS-IDF-INNOVATION@ars.sante.fr

    – contact pour les projets relevant du périmètre de l’article 51 : ARS-IDF-ART51@ars.sante.fr.

    Un comité technique régional, composé de collaborateurs de l’ARS et de l’Assurance Maladie, étudiera l’opportunité, l’impact des projets et pourra également apporter un soutien méthodologique à la formalisation du cahier des charges national aux projets qui relèveraient de « l’article 51 ».

    Par ailleurs, un Comité régional de l’innovation en santé (CRIS), composé de représentants des fédérations, de l’ensemble des URPS, de la CRSA et de personnalités qualifiées du monde académique et économique spécialisé en santé, sera informé de l’état d’avancement des expérimentations et rendra un avis sur la généralisation des expérimentations. Il pourra auditionner des acteurs économiques et des offreurs de service.

  • La mission de médiation de l’IGAS sur la réforme de la tarification en Ehpad publie ses propositions

    La mission de médiation de l’Inspection générale des Affaires sociales sur la mise en place de la réforme de la tarification dans les établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad), sollicitée par Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, s’est déroulée en février-mars 2018 et a rendu ses conclusions le jeudi 19 avril 2018.

    La mission s’inscrit dans le cadre de débats relatifs aux impacts de la mise en œuvre de cette réforme en 2017, en application de la loi d’adaptation de la société au vieillissement (ASV) du 28 décembre 2015 et des mesures réglementaires d’application publiées en décembre 2016. 

    Le rapport publié sur le site internet de l’IGAS le 18 avril 2018 comporte :
    – une synthèse des ressentis des acteurs sur la réforme de la tarification ; 
    – des éléments d’analyse de cette réforme et de la transformation du secteur des Ehpad ;
    – une série de propositions dont Health & Tech Intelligence synthétise le contenu.

    De nouvelles perspectives en matière de financement des Ehpad

    La mise en oeuvre de la réforme a donné suite à la rédaction de nombreux rapports parlementaires de l’Assemblée nationale et  du Sénat daté du 30 janvier 2018. Agnès Buzyn a par ailleurs annoncé le mercredi 18 avril 2018, trois mesures visant à réformer la tarification des Ehpad et la présentation courant avril d’une feuille de route gouvernementale sur la prise en charge des personnes âgées en établissement et à domicile. Le rapport de l’IGAS du 19 avril 2018 vient compléter ces travaux sous l’angle de la tarification.

    Objectifs de la mission

    La mission portait sur la seule question de la réforme de la tarification. Comme le précise le rapport, « il ne s’agit pas d’une mission d’évaluation de l’inspection générale des affaires sociales mais une mission d’écoute, d’analyse et de recherche de solutions pour aider à surmonter les désaccords apparus entre les acteurs au cours des derniers mois ».

    Méthode

    La mission IGAS a rencontré une soixantaine d’acteurs au niveau national et plus de 200 interlocuteurs au niveau territorial, dans six régions visitées : conseils départementaux, agences régionales de santé (ARS), fédérations d’établissements et groupes de directeurs d’Ehpad. Elle s’est également rendue dans un quinzaine d’établissements pour échanger avec les administrateurs, directeurs, salariés et résidents des Ehpad.

    Le ressenti des principaux acteurs impliqués

    Selon l’IGAS, la « crise » de la tarification révèle les transformations structurelles à l’oeuvre au sein des Ehpad, qui accueillent des résidents de plus en plus âgés et dépendants et dont le besoin de soins a sensiblement augmenté au cours des dernières années.

    Le niveau de la tarification est souvent présenté comme « en retard » de l’évolution des besoins des Ehpad. Les interlocuteurs de l’IGAS évoquent une « course » aux moyens pour suivre la pression des « besoins » croissants.

    Les professionnels rencontrés « manquent de temps » auprès des résidents. Ce « manque de temps » génère une « souffrance au travail » et une « perte de sens » de leur engagement professionnel. Les attentes suscitées par la réforme tarifaire ont été « partiellement déçues pour une partie du secteur », rapporte l’IGAS.

    Par ailleurs, la réforme tarifaire coïncide avec d’autres évolutions structurelles, qui en complexifient la mise en oeuvre. Les difficultés exprimées par les acteurs rencontrés par l’IGAS ont été renforcées par les incertitudes sur les évolutions du régime d’habilitation à l’aide sociale et du « tarif hébergement ».

    Recommandations de la mission

    En matière de financement et de tarification

    • Mettre en place une mesure de neutralisation temporaire des effets les plus importants de la convergence à la baisse sur les années 2018 et 2019 en concertation avec les départements avant la fin du mois d’avril 2018 ; 
    • Garantir la capacité des départements à instaurer des crédits complémentaires « dépendance » sans impacter l’équation tarifaire et la convergence associée (2018) ;
    • Permettre aux départements de financer des crédits complémentaires (2018) ;
    • Adapter la programmation des Contrats pluriannuels d’objectifs et de moyens (CPOM) pour intégrer rapidement les établissements les plus touchés par la convergence dépendance à la baisse (2018) ;
    • Faire du CPOM un outil de gestion de cette convergence (2018) ;
    • Ouvrir la possibilité d’accélérer la convergence « soins » dans le cadre des CPOM (2019) ;
    • Alléger les procédures liées à l’Etat prévisionnel des recettes et des dépenses (EPRD) pour orienter les ressources vers la contractualisation (2019) ;
    • Intégrer la prévention dans le dispositif de la tarification (2019) ;
    • Ouvrir les périmètres de responsabilisation des Ehpad sur les dépenses de soins soit par le tarif global, soit dans le cadre de périmètres expérimentaux dans le cadre de l’article 51 de la LFSS pour 2018 (2019) ;
    • Discuter des règles de bonne conduite dans la fixation des tarifs « hébergement » pour les établissements habilités à l’aide sociale et envisager un crédit complémentaire spécifique (2018/2019) ;
    • Encourager, accompagner ou inciter en contractualisant pour que l’ensemble des appuis sanitaires aux Ehpad soient effectivement mobilisés par les établissements et éviter au maximum les hospitalisations (2018/2019)
    • Mettre en place un chantier de simplification des règles de financement (2019).

    En matière politique et institutionnelle

    • Structurer le débat sur les enjeux juridiques et politiques des évolutions en cours sur les différentes formes d’habilitation à l’aide sociale (2018/2019).
    • Donner un rôle accru au médecin coordonnateur en lui accordant un pouvoir de prescription et faciliter l’exercice de la mission de coordination dans l’ensemble des établissements (2018) ;
    • Accompagner les établissements pour les aider à améliorer les organisations du travail et la qualité de vie au travail (2018/2019) ;
    • Accompagner la réflexion engagée par le secteur public autour de l’équivalent d’une stratégie de groupe et identifier les leviers pour la promouvoir (2018/2019) ;
    • Mettre en place un groupe de travail pour bien mesurer les coûts de l’auto-assurance des arrêts maladies dans le secteur public (2019) ;
    • Identifier les voies d’un accompagnement du secteur pour réduire l’absentéisme et optimiser son financement (2019).

    Le rapport est consultable et disponible au téléchargement sur le site internet de l’IGAS.

  • Appel à projets de la Fondation des Usagers du Système de Santé pour la protection des données

    La Fondation des Usagers du Système de Santé, créée en 2016 à l’initiative de la Fédération de l’hospitalisation privée (HFP), a lancé un appel à projets le 16 avril 2018 afin de favoriser, entre autres, l’accès aux soins et améliorer la protection des données personnelles des usagers du système de santé.

    La mission générale de la Fondation des Usagers du Système de Santé consiste à promouvoir les droits des usagers, à développer la prévention, à renforcer l’accès aux soins, à améliorer la qualité des soins et encourager l’excellence médicale. C’est dans ce cadre que 4 axes d’actions prioritaires ont été définis cette année :
    • actions de prévention menées par des associations d’usagers et des professionnels de santé ;
    • actions favorisant l’accès aux soins ;
    • actions d’amélioration de la qualité de vie  ;
    • actions tendant à améliorer la protection des données personnelles et médicales.

    À la clé de l’appel à projets, un soutien financier de la Fondation ou un prix honorifique récompensant une réalisation, ainsi qu’une action de communication spécifique.

    L’appel à projets est ouvert jusqu’au 8 juin 2018.

    Appel à projets en faveur des patients

    Les projets éligibles doivent être portés par un professionnel de santé, un établissement de santé, une structure de soins, une organisation à but non lucratif ou une association.

    Peuvent candidater des porteurs de projets correspondant à des actions :

    • de prévention dans la perspective d’une prise en charge globale du patient ou de la personne promoteur de sa santé, notamment auprès des enfants et de la défense de l’environnement ;
    • favorisant l’accès aux soins des personnes en situation de précarité liée à la chronicisation des pathologies ;
    • d’amélioration de la qualité de vie avec un partage des connaissances et une recherche de l’autonomie de la personne (’ouverture vers la vie culturelle, sociale, sportive, etc.) ;
    • contribuant à la protection des données personnelles et médicales et des actions d’application du « droit à l’oubli ».

    Critères d’éligibilité

    Les projets ou les réalisations portés par les candidats doivent déjà être déployés. Ils doivent apporter une réelle innovation et une amélioration aux patients ou à leur entourage avérée.

    Ils doivent être pratiques, reconductibles, reproductibles, avoir fait l’objet d’une étude de faisabilité et d’une évaluation.

    Modalités de soumission

    Le dossier de candidature à remplir est téléchargeable via ce lien.

    Un guide de la soumission est disponible ici. Il esquisse le sommaire du dossier de candidature et  répertorie les pièces à joindre.

    Toute les annexes doivent être joints au message au format pdf, à raison d’un fichier par type d’annexes.

    Une fois renseigné, il doit être envoyé par courrier électronique en format Word à l’adresse suivante : contact@fondationdesusagers.fr.

    Deux exemplaires sous format papier doivent être envoyés à l’adresse suivante : Fondation des Usagers du Système de Santé, 106 rue d’Amsterdam, 75009 Paris.

    Une présentation générale de l’appel à projets est également disponible, de même que la Charte de la Fondation.

  • « Quelle place pour les infirmiers dans la télémédecine ? » (Nathalie Depoire, Syndicat CNI)

    Le 13 avril 2018, Nathalie Depoire, présidente du Syndicat Coordination nationale Infirmière (CNI), a adressé à Emmanuel Macron, Agnès Buzyn, Nicolas Revel, directeur général de la Caisse nationale d’assurance maladie, Patrick Chamboredon, président de l’Ordre National des Infirmiers et l’ensemble des parlementaire, une lettre ouverte au sujet de la tarification à l’acte de télémédecine.

    Elle évoque notamment les questionnements d’une infirmière au sujet de la place du personnel paramédical dans la prise en charge en télémédecine  – questionnements que le syndicat partage – et demande une réponse adaptée. Selon le syndicat, les négociations sur la rémunération des actes de télémédecine sont « une profonde injustice » pour la profession et avant de réclamer une juste rémunération, il demande « la reconnaissance des compétences des infirmiers ».
     
    Health&Tech Intelligence publie cette tribune in extenso et ouvre le débat.

    Notre système de santé doit faire face à un flux croissant de patients lié à l’avancée en âge et son corollaire de maladies chroniques, véritable problème de santé publique. Les contraintes économiques induisent de multiples injonctions paradoxales générant un mal être croissant des professionnels de santé, conduisant parfois à des fins dramatiques. En tant que présidente du syndicat CNI, je reçois le questionnement de Nicole Tagand, responsable d’une consultation infirmière plaies chroniques hospitalière, qui a contribué en tant qu’expert, à l’élaboration et la mise en place d’une expérimentation de télémédecine dédiée aux patients en Ehpad.

    Sa réflexion pose la question de la place de l’infirmière, acteur majeur et maillon indispensable de la chaîne du soin dans notre système de santé. Est-il économiquement viable de faire abstraction des infirmiers, profession paramédicale la plus importante en effectifs dans l’hexagone ?

    Partageant ses interrogations, je vous propose de découvrir ci-après son écrit :

    La télémédecine doit-elle être réservée aux médecins ?

    « L’acte de télémédecine est maintenant rémunéré et pour cela une tarification requérant (demandeur) et requis (expert) est instaurée, financée par l’assurance maladie alors que jusqu’à présent, les expérimentations étaient financées par l’ARS sur le FIR ou le FEDER. Lors de la mise en place des « expérimentations » le 23 avril 2015 (9 régions pilotes avaient été choisies par la DGOS pour expérimenter ce dispositif, ndrlr) les régions Basse-Normandie et Languedoc-Roussillon étaient déjà prêtes, et la rédaction du protocole de coopération de Montpellier stipulait bien que l’acte de télémédecine n’était pas dérogatoire dans la prise en charge des plaies par un expert infirmier. Par définition, les expérimentations sont une étape avant la mise en place d’une méthodologie et ses implications organisationnelles et financières pour l’amélioration du service rendu, ou abandon en cas d’inefficacité.

    Quelle n’a été ma surprise de voir la tarification à l’acte de télémédecine, que ce soit en téléconsultation, ou en télé expertise limitée à des interactions de médecin à médecin uniquement ! L’inscription à la CCAM implique que seuls les médecins pourront l’utiliser et prétendre à rémunération, sauf à demander un protocole de coopération pour obtenir une dérogation sur cet acte, ce qui est loin d’être une simple formalité, et encore plus loin de l’obtention d’une rémunération identique.

    C’est une profonde injustice, car comment imaginer qu’un médecin puisse être expert de la science infirmière ? De l’approche kinésithérapeutique ? Ou de toute approche paramédicale, qui par définition collabore en complémentarité pour apporter au patient des soins adaptés tenant compte de sa globalité, et son devenir par la prévention et l’éducation. Cela se fait tous les jours dans un travail de collaboration où chacun apporte savoir et savoir-faire pour l’élaboration de stratégies et d’actions adaptées, personnalisées au patient. Faudra-t-il passer par un protocole de coopération systématiquement? Pourquoi cloisonner le numérique supposé ouvrir le champ des possibles ?

    Un médecin ne peut être un expert infirmier, et les infirmiers développent des expertises dont ont besoin les médecins. Le domaine des plaies fait appel à l’expertise infirmière de longue date, ce qui est entériné par les deux protocoles de coopération validés à Montpellier et Toulouse. N’est-il pas paradoxal de déclarer que les médecins se raréfient, qu’il est urgent de travailler en collaboration et en complémentarité, et d’éteindre la richesse du numérique en l’étouffant dans un goulot médical qui ne serait de fait qu’un intermédiaire pour communiquer ? En 2007, la prescription infirmière est introduite pour « fluidifier » le parcours patient, et éviter un recours systématique au médecin pour prescrire ce dont l’infirmier avait besoin pour réaliser les soins. Doit-on imaginer que pour demander une expertise paramédicale ou portée par un paramédical, le médecin soit le seul opérateur possible ? Peut-on croire que les médecins traitants vont se faire un plaisir de servir d’intermédiaire à des infirmiers pour exposer une demande pour laquelle ils ne sont pas outillés (description de la plaie, pansements utilisés, état des pansements au retrait, pose de bandes de compression…) ?

    Que la demande soit encadrée et justifiée n’est pas un problème, information du médecin, accord du médecin sont déjà établis depuis 2007. Mais que feront les médecins libéraux qui ont déjà dans leur carnet d’adresse des experts paramédicaux à qui ils adressent leurs patients sur des thématiques ciblées ? Qui vont-ils solliciter ?

    Je comprends bien l’intérêt pécuniaire des médecins, et encore, mais quel est l’intérêt de la caisse d’assurance maladie ?

    L’ordre des médecins publie sur son site ses avis, ne serait-il pas opportun d’en faire autant pour les infirmiers? Notre ordre n’est-il pas le porte-parole de nos savoirs et de notre savoir-faire ? Avant de réclamer une juste rémunération, ce qui appartiendrait à nos syndicats, libéraux et hospitaliers réunis, la reconnaissance de nos compétences est indispensable, et renforcerait notre fierté professionnelle, bien malmenée. Le leadership ne se décrète pas, il se vit et se voit par le prisme de nos comportements, notre capacité à se positionner, à être des acteurs incontournables du domaine de la santé.

    Les paramédicaux sont inaudibles sur les avis, décrets et publications : manque de voix ou manque d’écoute ? Si le numérique est un outil, alors il doit offrir la même diversité, complémentarité au patient pour une prise en charge de qualité. A l’heure où l’on s’interroge enfin sur la pertinence de la T2A, pâle reflet financier de l’activité dont les hôpitaux se meurent, faut-il accepter sans rechigner d’être une fois de plus écartés du champ de vision du soin au patient ?

    A la dernière question de Nicole, je répondrai non bien sûr : il incombe aux professionnels infirmiers d’exiger la reconnaissance qui leur est due et pourtant si souvent niée. C’est donc à la fois au nom des professionnels infirmiers, mais aussi pour une réponse adaptée aux besoins de santé de la population que je vous demande d’examiner cette question.

    Vous remerciant de l’attention portée à cette demande et restant disponible, je vous prie d’agréer, Monsieur le Président de la République, Madame la Ministre de la Santé et des Solidarités, Monsieur le directeur général de la Caisse nationale d’assurance-maladie (CNAM), Monsieur le président de l’Ordre des Infirmiers, Mesdames, Messieurs les députés et sénateurs, mes respectueuses salutations.

  • CCAM

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  • Téléconsultation : une généralisation prévue à partir du 15 septembre 2018

    La Caisse nationale d’assurance maladie (Cnam) et cinq syndicats de médecins ont abouti à l’occasion de la réunion du 18 avril 2018 à un accord concernant la mise en œuvre des téléconsultations, sans que pour autant le nouveau projet d’avenant conventionnel sur la téléconsultation et télé-expertise soumis par la Cnam à cette occasion n’ait été signé.

    Il vise notamment :
    • la généralisation de l’accès à la téléconsultation à tous les patients ;
    • l’avancement de la date de l’accès aux téléconsultations au 15 septembre 2018, prévue initialement au 1er janvier 2020.

    Par ailleurs, à l’issue de cette quatrième réunion du cycle de 6 rounds de négociations prévus initialement, la rémunération de l’acte de la téléconsultation assuré par un généraliste à hauteur de 25 euros a été maintenue, de même que les tarifs relatifs à l’acte de télé-expertise avancés lors de la réunion du 15 mars 2018.

    Une nouvelle version de l’avenant sera proposée aux syndicats sous peu et les négociations seront poursuivies en mai 2018.

    La téléconsultation pour tous

    Le cadre d’application de la téléconsultation défini au départ avait instauré la restriction de public bénéficiaire en limitant le recours à la téléconsultation aux patients souffrant d’une ALD, de maladies rares, résidant en Ehpad ou zones sous-denses. Avec le nouvel avenant, cette restriction a été levée.

    La Confédération des Syndicats Médicaux Français (CSMF), MG France, Syndicat des médecins libéraux (SML), la Fédération des Médecins de France (FMF) et le BLOC ont confirmé la nécessité d’inscrire la téléconsultation dans un parcours de soins coordonné.

    La rémunération des médecins et aides associées confirmées

    Sur l’aspect de la tarification des téléconsultations, la Cnam a affirmé sa position de départ en proposant 25 euros pour un médecin généraliste et 30 euros pour un médecin spécialisé.

    Télé-expertise et forfait structure

    Concernant la rémunération de la télé-expertise, la Cnam campe sur ses positions : 12 euros pour une expertise simple et 20 euros pour une expertise complexe. Le dernier projet en date introduit une troisième catégorie de télé-expertise nommée « très complexe ».

    Le forfait structure quant à lui est maintenu, mais la Cnam souhaite l’associer à une dotation de 350 euros par an. Elle pourrait éventuellement être complétée par une aide à l’équipement à hauteur de 175 euros, à la demande des syndicats. Une demande que la Cnam va examiner pour la prochaine réunion.

    Rémunération du médecin requérant 

    Le projet de la Cnam présenté le 18 avril 2018 introduit le déclenchement de la rémunération du médecin requérant dès la première télé-expertise. Alors que l’avenant précédant ne prévoyait pas de rémunération du médecin requérant avant le 10e acte de télé-expertise, ce dernier pourrait toucher un forfait annuel de 50 euros. Au-delà de dix actes de télé-expertise, chaque acte supplémentaire devrait été rémunéré  5 euros, dans la limite d’un plafond annuel de 500 euros.

    Les syndicats mécontents des tarifs proposés

    Concernant la tarification de la téléconsultation par un médecin généraliste (20 euros) et par un médecin spécialisé (30 euros), Philippe Vermesch, le président du SML a déclaré : «Au moins, on a gardé la possibilité de faire des dépassements d’honoraires».

    « Nous avons proposé ensemble une différenciation de rémunération du médecin requérant en fonction du niveau de télé-expertise« , a déclaré le Dr Jacques Battistoni, président de MG France. Les syndicats réclament que dans le cadre d’une télé-expertise de niveau 2 (complexe), l’acte supplémentaire soit  tarifé 10 euros pour le requérant.  

  • Silver éco : Zembro et Amazon s’associent pour la distribution de la montre connectée Zembro

    Zembro, start-up spécialisée dans les dispositifs d’aide à l’autonomie et au maintien à domicile de la personne, a annoncé le 17 avril 2018 avoir conclu un partenariat de distribution avec Amazon.

    Le partenariat implique les montres d’alarme personnelle fabriquées par Zembro qui sont d’ores et déjà accessibles via le site internet de cet acteur majeur du e-commerce en France.

    Pour rappel, la montre connectée de Zembro permet à la fois à son porteur de lancer une communication vocale avec des personnes de son entourage et d’être géolocalisé en cas de besoin. La version « Plus » permet notamment de lancer une alerte automatique auprès des aidants lors d’une phase d’égarement (Alzheimer, démence, etc.). La montre est susceptible en outre de faciliter un retour post-opératoire, une convalescence à risque, ou encore prévenir d’une absence de mouvement prolongée grâce aux capteurs de mouvements intégrés.

    Grâce à ce partenariat, l’offre de téléassistance de Zembro est disponible sur l’ensemble du territoire français. Le fabricant continue à diversifier ainsi ses canaux de distributions, puisque cette association intervient après l’annonce fin février 2018 de son partenariat avec Hexa Plus Santé.