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  • USA : Walmart ouvre son 1er centre de santé, axé sur les technos pour améliorer l’expérience patients

    À Dallas, en Géorgie, Walmart a récemment dévoilé une « expérience de magasin améliorée », incluant notamment l’ouverture du premier centre de santé du groupe américain, spécialiste de la grande distribution. Un espace intégré au nouveau centre commercial de Walmart, inauguré en septembre 2019.

    En partenariat avec des prestataires locaux, le centre de santé Walmart fournira des services dans divers champs : soins primaires, conseils médicaux, soins dentaires, optique, audition et santé communautaire (services nutritionnels, forme physique…), laboratoires, rayons X et électrocardiogrammes mais aussi offres pour des assurances maladie. L’espace se situe à l’extérieur du magasin, avec une entrée séparée pour les patients. La clinique fournira aux famille de la région « des prix bas et transparents » pour les services de santé de base, quel que soit leur niveau d’assurance, indique Walmart dans un communiqué présentant l’ensemble du projet.

    Dans le cadre de ce nouveau centre, le groupe lance de nouveaux concepts « Vision Center » (optique) et « Pharmacy », qui reposent sur l’utilisation de technologies pour améliorer l’expérience des patients :
    • la pharmacie est conçue pour le patient, basée sur les commentaires en ligne de milliers de clients afin de proposer un service « de qualité supérieur », praticité et simplicité étant au centre des priorités, « pour une expérience repensée visant à limiter les éventuelles tensions et temps d’attente », explique le groupe ;
    • Walmart a également créé une expérience « Vision Center » conçue autour du patient, qui se veut pratique, confortable et abordable en matière de prix. « Nous avons créé une expérience patient transparente, comprenant plusieurs zones de services, pour que les clients puissent choisir comment et où ils souhaitent recevoir le service », précise l’entreprise.

    Walmart investit depuis quelque temps dans le secteur de la santé. À titre d’exemple, le groupe a été sélectionnée en juin par la FDA avec IBM, Merck et KPMG pour participer à un programme pilote dans le cadre de la mise en œuvre de la loi DSCSA (Drug Supply Chain Security Act) de 2013 : l’objectif est d’impliquer les parties prenantes de la chaîne d’approvisionnement des médicaments dans le développement d’un système électronique interopérable capable d’identifier et de localiser une série de médicaments distribués sur ordonnance aux États-Unis (blockchain). Ce projet pilote devrait se terminer au quatrième trimestre 2019.

  • IHS

    Integrated Health Solutions

  • CPM

    Care Pathway Management

  • CIO

    Chief Information Officer

  • Agnès Buzyn dégèle 415 M€ de crédits pour les établissements de santé dès ce mois de décembre

    La ministre des solidarités et de la santé Agnès Buzyn confirme le reversement immédiat aux établissements de santé de la totalité des crédits hospitaliers mis en réserve début 2019 : 415 millions d’euros vont ainsi être alloués ce mois-ci, indique le ministère dans un communiqué publié dans la soirée du 4 décembre 2019. Ce dégel avait été annoncé par le Premier ministre Edouard Philippe en novembre lors de la présentation du plan « Investir pour l’hôpital ».

    Tous les ans, une partie des fonds dédiés au financement des hôpitaux est mis en réserve en début d’exercice. « Cette année, l’engagement et les efforts de chacun ont permis le respect de l’Objectif national des dépenses d’assurance maladie (Ondam), d’où la décision de dégeler l’intégralité des crédits mis en réserve », indique le ministère.

    Cette décision constitue « une juste reconnaissance de l’engagement des établissements et de leurs professionnels dans les démarches de transformation de l’offre de soins en lien avec la stratégie Ma santé 2022, et un soutien aux missions qu’ils assument », commente le ministère.
     
    Pour rappel, l’intégralité des crédits mis en réserve avait aussi été restituée en 2018, et ce pour tous les champs d’activité (SSR, court séjour et psychiatrie).

  • Owkin (France), Nvidia & le King’s College s’allient pour fournir aux hôpitaux une IA plus sécurisée

    Owkin, société française spécialisée dans les technologies d’intelligence artificielle (IA) appliquées à la recherche médicale, travaille avec l’entreprise américaine Nvidia, acteur majeur de l’IA, et le King’s College London (KCL) sur un projet de « federated learning« , ou « apprentissage fédéré » en français, une technique qui permet de concevoir des IA sans compromettre la sécurité des données des utilisateurs. Dans le cadre de cette collaboration, annoncée le 4 décembre 2019 par Owkin (communiqué), la start-up française a pour objectif de démontrer qu’une architecture de federated learning « est aussi pertinente que le modèle traditionnel d’analyse par centralisation des données mais aussi beaucoup plus sûre pour protéger les données personnelles des patients ».

    Le Medical Imaging and AI Centre for Value-Based Healthcare (AI4VBH) du KCL est actuellement l’un des plus importants projets d’apprentissage fédéré au monde. Il reliera tout d’abord 4 des principaux hôpitaux universitaires de Londres, puis s’étendra progressivement au reste de ces établissements au Royaume-Uni. Par son biais seront proposés des services d’IA conçus pour accélérer la recherche et améliorer les essais cliniques dans divers domaines thérapeutiques (cancer, insuffisance cardiaque, accidents vasculaires cérébraux, maladies neurodégénératives…).

    Le King’s College London va utiliser la plateforme EGX « Intelligente Edge Computing » de Nvidia, à laquelle va être intégré le logiciel de federated learning basé sur la blockchain d’Owkin, pour développer les améliorations cliniques, de recherche et opérationnelles, explique la société française. Les données fédérées seront mises à la disposition des chercheurs par le KCL ainsi qu’auprès d’une communauté d’entreprises du secteur de la santé membres du consortium AI Centre, financé par Innovate UK, l’agence publique d’innovation (non ministérielle) du Royaume-Uni.

    Une dizaine d’hôpitaux impliqués dans le projet à terme

    Le déploiement du projet de federated learning du King’s College London (KCL) sera réalisé en 2 étapes :

    • première phase : le centre AI4VBH, qui fait partie de la KCL School of Biomedical Engineering, fédérera les données de 3 universités (King’s College London, Imperial College et Queen Mary University de Londres) et de 4 hôpitaux d’enseignement supérieur de Londres (Kings College Hospital, South London et Maudsley, Guy’s & St. Thomas’ et Barts Health) ;
    • seconde phase : le réseau sera étendu à 12 hôpitaux du Royaume-Uni.

    « Ce partenariat réunit les meilleurs acteurs du secteur de la santé, du machine learning (ML, apprentissage automatique) et de l’univers de la donnée, commente Gilles Wainrib, co-fondateur et CSO d’Owkin (communiqué). Nvidia va permettre de créer un écosystème idéal et agile pour que les hôpitaux puissent investir dans le ML. De son côté, [le] KLC a réuni les talents en ingénierie, médecine et informatique ainsi que des données de haute qualité sur les patients au sein du centre AI4VBH. »

    « Fédérer une communauté de chercheurs universitaires et privés »

    « Notre objectif est de fédérer une communauté de chercheurs – universitaires et privés – pour développer nos connaissances autour des données cliniques et opérationnelles, indique de son côté Sébastien Ourselin, professeur en ingénierie de santé (professor of healthcare engineering) au KLC. Nous sommes particulièrement heureux d’accueillir Owkin au sein de ce consortium. Ils vont fournir  la couche logicielle permettant aux modèles d’être construits, orchestrés et sécurisés. Cela va garantir que les modèles prédictifs élaborés à partir des données des patients sont représentatifs et impartiaux. »

    La plateforme Owkin Connect intégrée aux plateformes de Nvidia

    Nvidia fournit la plupart des infrastructures de machine learning dans le monde

    Owkin rappelle dans son communiqué que Nvidia alimente une majorité des infrastructures d’apprentissage automatique (machine learning) dans le monde. La société donne accès à de multiples entreprises et start-ups du monde entier à sa plateforme Clara Application Framework et à une gamme de plateformes informatiques spécialisées, dont Nvidia DGX, supercalculateur personnel dédié au déploiement d’applications IA, et Nvidia EGX.

    Fusion des technos d’Owkin et de Nvidia : une « révolution pour la recherche hospitalière »

    Dans le cadre de ce projet, Owkin a intégré sa plateforme de federated learning Owkin Connect aux plateformes EGX, DGX et Clara de Nvidia. Selon la start-up française, il s’agit d’une « révolution pour la recherche hospitalière puisque, plutôt que de construire des modèles d’IA sur des données locales, les hôpitaux pourront élargir leur recherche à un réseau de centres médicaux universitaires de niveau 1 dans le monde entier ».

    En augmentant le volume de données de formation, Owkin garantit que les modèles d’IA peuvent être formés sur des données hétérogènes, « sans retirer les données des hôpitaux », explique la société.

    Le réseau comprend actuellement des hôpitaux de niveau 1 en France et aux États-Unis. Le KCL et ses partenaires hospitaliers de Londres seront le premier consortium universitaire participant au Royaume-Uni.

    Une technologie basée sur la blockchain

    « Owkin donne vie au federated learning en ayant développé un logiciel extrêmement flexible, sécurisé, traçable et préservant la confidentialité des données, note Craig Rhodes, responsable EMEA « intelligence artificielle en santé et sciences de la vie » (« artificial intelligence healthcare and life science« ) à Nvidia. Dans un contexte européen où le RGPD est une exigence, leur technologie basée sur la blockchain permet aux hôpitaux que la donnée de leurs patients soient respectées et protégées. »

    Owkin : des partenariats qui se développent aussi en France

    En France, Owkin a annoncé au mois d’octobre 2019 la lancement, en partenariat avec l’AP-HP, d’une première série de projets de recherche sur données afin d’améliorer la prise en charge des patients et de faciliter le développement de nouveaux médicaments dans 3 domaines principaux : l’oncologie, l’immunologie et la cardiologie.

    1,5 million d’euros versés par la Région Île-de-France

    Début septembre, la start-up a par ailleurs remporté le AI for Health challenge. La Région Île-de-France lui a attribué dans ce cadre 1,5 million d’euros pour financer ses travaux de R&D, en collaboration avec les chercheurs et médecins de l’Institut Gustave Roussy (pendant 18 mois). « Cette recherche vise à développer des outils d’intelligence artificielle performants, qui permettront de faire progresser la lutte contre le cancer », précise la Région (communiqué).

  • Amazon lance Transcribe Medical, système de reconnaissance vocale pour la saisie de données patients

    « Un service de reconnaissance vocale avec apprentissage automatique (machine learning) [qui vise à] améliorer l’efficacité de la prise de notes médicales. » C’est ainsi qu’Amazon décrit son nouveau produit, Transcribe Medical, dans un billet de blog daté du 3 décembre 2019. Présenté la veille lors de Re-Invent, l’événement cloud du groupe organisé cette semaine à Las Vegas, ce programme développé avec Cerner est complémentaire de l’outil d’extraction Amazon Comprehend Medical, lancé en 2018.

    Le groupe indique avoir conçu cette solution en réponse à une forte demande : pouvoir automatiser la saisie de données dans les dossiers patients électroniques, imposée depuis l’entrée en vigueur en 2009 de la loi HITECH. Selon Amazon, les médecins peuvent passer « jusqu’à six heures par jour » à cette tâche, ce qui constitue « un facteur important d’épuisement professionnel (burn out) et de stress » et dégrade la qualité des soins.
     
    Amazon Transcribe Medical se présente comme une API (interface de programmation d’application) en streaming intégrable à toute application vocale sur tout appareil doté d’un micro. Amazon souligne que son outil est doté de fonctionnalités de ponctuation automatique qui permettent aux médecins l’utilisant de parler naturellement. Le groupe ajoute qu’un important travail d’annotation a été effectué pour éviter les erreurs de transcription de termes et d’abréviations pointues, dans un domaine où elles peuvent avoir de graves conséquences.

  • EIT Health Summit : un programme européen de 2 Mds € pour soutenir les sociétés innovantes en e-santé

    À terme, « la valeur totale des nouvelles transactions dépassera les 2 milliards d’euros », indique la Région Île-de-France à propos d’un nouveau programme d’investissement européen, déployé pour soutenir le développement d’entreprises ou de start-ups innovantes dans les secteurs de la santé numérique, de la medtech et de la biotech. La ville de Paris accueillera « d’ici à deux ans » le siège du Venture Centre of excellence, porteur de ce programme, annonce la Région, intervenue le 3 décembre 2019 lors du sommet de l’EIT Health, l’institut européen d’innovation et de technologie.

    La Région francilienne prévoit d’injecter 200 000 euros pour l’implantation de ce nouveau centre et de créer 10 emplois dans le cadre de ce projet.

    Ce programme de co-financement, d’une durée de 15 ans, sera piloté par le fonds européen d’investissement (FEI) et l’EIT Health. L’objectif est de rassembler des investisseurs, aussi bien des entreprises de capital risque que des industriels et des laboratoires, pour accélérer le développement des sociétés ciblées et faciliter leur accès au marché. Le but est d’améliorer la position de l’Europe à échelle internationale dans ce secteur vis-à-vis des concurrents étrangers.

  • Outils e-santé pour enfants : 66 % des parents adhèrent mais peu de médecins en parlent (étude Merck)

    56 % des personnes interrogées (53 % des parents) estiment que le développement de la e-santé est « une bonne chose pour le suivi des enfants atteints d’une maladie chronique. » C’est l’une des informations qui ressort d’une étude OpinionWay réalisée mi-octobre 2019 pour le laboratoire pharmaceutique Merck sur « la santé des enfants et les objets connectés » et présentée le 2 décembre. Les répondants sont par ailleurs 68 % (66 % des parents) à juger que les enfants peuvent « s’approprier plus rapidement des consignes sur leur traitement grâce à internet, une application ou un objet connecté ».

    Pour chacune de ces questions, le taux de jugements positifs est toujours plus élevé si les répondants sont de catégorie socioprofessionnelle supérieure (CSP+). 

    Cette reconnaissance du rôle thérapeutique des outils e-santé à destination des enfants est d’autant plus notable que 67 % des parents interrogés déclarent instaurer un « couvre-feu numérique » pour leur progéniture (à savoir « l’interdiction d’utiliser les écrans : smartphones, tablettes, TV » à la maison, après le repas voire dès le retour de l’école). Cette pratique est présente chez 72 % des CSP+, et chez 62 % des autres foyers.

    En revanche, seuls 9 % des parents indiquent que leur médecin leur a déjà conseillé ou suggéré une application e-santé. De manière générale, ce taux est de 7 % pour les 30-55 ans : dans le détail 16 % pour les 30-35 ans, contre 4 % pour les 51-55 ans.

    L’étude permet enfin d’établir que 84 % des Français (83 % des parents) jugent « importantes » les conditions dans lesquelles leurs données de santé sont collectées et utilisées.

  • UE : le contrôleur de la protection des données défend sa volonté de développer l’éthique numérique

    « Nous avons porté la question de l’éthique et des nouvelles technologies, en particulier l’intelligence artificielle (IA), au centre du débat public », note Wojciech Wiewiórowski, élu fin novembre 2019 au poste de contrôleur européen de la protection des données (CEPD), en introduction du rapport d’activité 2015-2019 du CEPD intitulé « Montrer l’exemple ». Ce document publié le 3 décembre 2019 porte sur la période durant laquelle Wojciech Wiewiórowski était contrôleur adjoint sous la direction de Giovanni Buttarelli.

    « Dans le monde numérique, la législation ne suffit plus [et] les cadres traditionnels peuvent ne pas être suffisamment solides », est-il indiqué dans ce rapport pour justifier la volonté du CEPD de développer « la dimension éthique de la protection des données ». Le contrôleur estime que le sujet est aujourd’hui « solidement ancré » dans l’agenda international en la matière.

    Le CEPD retient à cet égard :

    • la création en 2016 par ses services du groupe consultatif sur l’éthique (EAG), un groupe d’experts chargé « d’examiner les relations entre les droits de l’Homme, la technologie et les marchés », qui a publié son rapport en 2018 ;
    • le lancement en 2014 de IPEN (Internet Privacy Engineering Network), un réseau d’experts chargé de « garantir que la protection des données est prise en compte dès la conception » des nouvelles technologies ;
    • la session publique de la Conférence internationale des commissaires à la protection des données et de la vie privée organisée en 2018 à Bruxelles sur le thème de l’éthique numérique.