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  • Rapport annuel et chiffres clés : la CNSA dresse le bilan du SI harmonisé des MDPH

    La Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) a publié le 3 juillet 2018 son rapport annuel 2017, dans lequel elle revient sur les étapes marquantes de l’année 2017 en matière d’autonomie. Elle met également à la disposition des internautes la neuvième édition des chiffres clés de l’aide à l’autonomie.

    Finalités : Le rapport annuel de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) retrace ses activités au cours de l’année écoulée et la gestion des crédits qui lui ont été alloués pour 2017, issus de ses ressources propres (Journée de solidarité, contribution additionnelle de solidarité et CSG) et de l’Assurance maladie, au bénéfice des personnes âgées et des personnes en situation de handicap.

    Rapport annuel 2017

    En 2017, la CNSA a « poursuivi ses efforts pour garantir l’équité territoriale et la pertinence des moyens alloués » à travers :

    • de nouveaux critères de répartition des financements des établissements et services médico-sociaux ;
    • la révision des ordonnances « Pathos » : cet outil permet d’évaluer la charge en soins des résidents d’établissements d’hébergements pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) et d’unités de soins de longue durée (USLD) ;
    • la réforme de la tarification dans le secteur des personnes handicapées (projet SERAFIN-PH).

    Le bilan de l’année 2017 témoigne également de « la montée en puissance des missions issues de la loi ASV » avec notamment :

    • l’accentuation de la mission d’information grand public avec l’élargissement du périmètre du portail national Pour les personnes âgées au champ des résidences autonomie ;
    • l’animation et le premier bilan des conférences des financeurs de la prévention de la perte d’autonomie.

    Système d’information harmonisé des MDPH

    L’année 2017 a été une étape décisive dans la mise en place du nouveau système d’information harmonisé des maisons départementales des personnes handicapées (MDPH), poursuit la CNSA, avec notamment la construction du tronc commun fonctionnel, l’adoption d’une solution pour le suivi des orientations en établissements et l’engagement de sept MDPH pilotes.

    Les chiffres clés de l’aide à l’autonomie 2018

    La neuvième édition des chiffres clés de l’aide à l’autonomie publiée par la CNSA met à disposition des acteurs et décideurs du secteur médico-social des données disponibles en 2018.

    La CNSA consacre, par ses ressources propres et les crédits d’assurance maladie qu’elle gère, plus de 26 milliards d’euros au financement des politiques d’aide à l’autonomie, destinés aux personnes âgées et aux personnes handicapées. S’y ajoutent, entre autres, des financements de l’État, de la Sécurité sociale et des départements.

    Le document (voir lien ci-contre) contient des chiffres sur la population concernée par l’aide à l’autonomie, la scolarisation des enfants en situation de handicap, le montant des différents concours versés aux départements ou encore les aides consacrées à la modernisation et à la professionnalisation des services.


    Le rapport 2017 de la CNSA est consultable et disponible au téléchargement sur le site internet de l’institution (lien ci-contre).

  • Inauguration d’une plateforme technologique nationale de recherche en infectiologie et immunologie

    L’infrastructure nationale de recherche Infectious Diseases Models for Innovative Therapies (Idmit) fédérant six organismes et industriels impliqués dans la recherche et le développement technologique a été inaugurée le 26 juin 2018 à Fontenay-aux-Roses (Hauts-de-Seine) au centre CEA Paris-Saclay. 

    Lancé en 2012 par le Commissariat à l’énergie atomique et aux énergies alternatives (CEA), l’Institut Pasteur, l’Université Paris Sud, l’Inserm, l’Agence nationale de la recherche (ANR) et la société Oncodesign, ce projet d’infrastructure aujourd’hui réalisé forme une plateforme technologique innovante réunissant environ 130 scientifiques autour d’équipements de pointe.

    Si cette inauguration intervient dans une période marquée par la mutation des technologies et des pratiques de recherche dans le monde, 60 % de la mortalité pédiatrique et 25 % des décès prématurés chez l’adulte restent liés à des maladies infectieuses, selon le rapport 2013 de l’Organisation mondiale de la santé (OMS).
    Dans ce contexte, Idmit vise à faciliter et à accélérer le transfert d’innovations de la recherche fondamentale vers la clinique dans le domaine de la lutte contre les maladies infectieuses : il s’agit de favoriser la concrétisation des résultats fondamentaux obtenus en phase préclinique chez des primates non humains pour mettre en place des voies thérapeutiques ou prophylactiques applicables à l’Homme.

    L’équipement innovant du centre

    Le centre Idmit concentre plusieurs équipements de pointe :

    • un centre de ressources biologiques permettant de gérer, d’archiver et de tracer les échantillons biologiques générés ou utilisés dans les projets de recherche ;
    • une plateforme de cytométrie à même de mettre en évidence de nouveaux marqueurs des cellules du système immunitaire et d’aider à la validation de nouvelles stratégies antivirales ou vaccinales ;
    • une plateforme d’imagerie in vivo comprenant un microscope biphotonique in vivo unique au monde de par sa capacité à produire des clichés en profondeur des tissus et un scanner à rayon X couplé à un appareil de tomographie à émission de positon (PET scan), disponible pour mesurer en 3D et in vivo des activités métaboliques cellulaires et moléculaires, par exemple la distribution d’une molécule dans un corps de primate non humain entier.

    Les enjeux d’une recherche transversale d’excellence

    L’enjeu des recherches menées à Idmit est d’anticiper et d’endiguer les problèmes de santé publique posés par les maladies infectieuses.

    En effet, les installations d’Idmit permettront aux unités de recherche d’étudier une grande variété de maladies et d’agents infectieux (virus du VIH et sida, chikungunya, grippe, fièvre jaune, dengue, Zika, tuberculose, coqueluche, chlamydioses, paludisme, etc.). Il s’agit en particulier : 

    • de comprendre les mécanismes d’interaction entre hôtes et pathogènes, par exemple au moyen des nouvelles techniques d’imagerie en temps réel ;
    • d’analyser, tant à l’échelle moléculaire qu’au niveau cellulaire, le fonctionnement du système immunitaire humain. L’objectif est notamment de faciliter l’élaboration de vaccins et de traitements innovants ;
    • de développer des technologies et méthodes exploratoires des maladies infectieuses ou de l’efficacité prophylactique et thérapeutique des traitements mis en place.

    Financements

    La création de l’infrastructure Idmit a été décidée en 2012. Elle a dès lors bénéficié d’un financement « Infrastructures nationales en biologie et santé » prévu par le Programme biologie et santé des investissements d’avenir (IA) de l’ANR. Ce financement a été renouvelé en 2016 lors de l’évaluation à mi-parcours de l’infrastructure de recherche par un jury international.

    D’autres acteurs ont également participé au financement d’Idmit, dont :

    • la Région Île-de-France, au travers des Contrats de plan État-Région ;
    • l’Europe, par le biais des programmes FEDER ;
    • le groupement d’intérêt scientifique infrastructures en biologie santé et agronomie (GIS IBiSA) :
    • la Fondation Bettencourt Shueller, engagée dans les sciences de la vie, la culture et la solidarité. Le groupe a en particulier choisi de contribuer à l’équipement du centre en tomographe par émission de positions TEP-CT en une zone d’imagerie des équipements de radioprotection. 

  • Expérimentations Parcours santé des aînés : l’Irdes publie les 1ers résultats d’une étude d’impact

    L’ Institut de recherche et de documentation sur l’économie de la santé (Irdes) a mis en ligne à la mi-juillet 2018 les premiers résultats d’une évaluation d’impact des expérimentations Parcours santé des aînés (Paerpa).

    Pour rappel, ces expérimentations Paerpa avaient été lancées en 2014 dans neuf territoires pilotes. Elles visent à améliorer la prise en charge et la qualité de vie des personnes âgées de plus de 75 ans en renforçant la coordination à l’échelle locale des différents acteurs des secteurs sanitaire, social et médico-social.

    D’après le rapport de l’Irdes, les premiers résultats observés à partir des données 2015 et 2016 montrent des évolutions contrastées selon les territoires et les indicateurs de résultats. Aussi, il est difficile d’attribuer un effet moyen significatif au dispositif Paerpa pour l’ensemble des territoires. Toutefois, à l’échelle des territoires et pour certains d’entre eux, il est possible de mettre en évidence des effets significatifs, notamment pour les indicateurs de résultats les plus sensibles aux soins primaires.

    Résultats

    Évolutions contrastées selon les territoires et intérêt de l’étude

    Des évolutions moyennes cachent des tendances distinctes.

    En effet, sur l’ensemble des territoires Paerpa et au cours de la période 2014-2016 :

    • les hospitalisations à 30 jours, non programmées ou potentiellement évitables, ainsi que le recours aux urgences non suivi d’hospitalisation ont augmenté régulièrement ;
    • la durée cumulée des hospitalisation est restée stable ;
    • la polymédication et les prescriptions inappropriée semblent de moins en moins fréquentes : ce phénomène serait lié au déremboursement de certains médicaments à amélioration du service médical rendu (ASMR) faible ainsi qu’à des actions de prévention.

    Toutefois, ces évolutions ont eu lieu à des ampleurs très différentes en fonction des territoires : globalement, à ce jour, compte tenu des délais et des modalités de mise en place hétérogènes des dispositifs, les résultats ne permettent pas de conclure à un impact moyen de Paerpa sur l’ensemble des territoires.

    Cependant, si cette première description des tendances ne permet pas de déterminer l’effet global des expérimentations, elle est utile pour comprendre les différences de situation entre les territoires.

    Des effets significatifs dans certains territoires et pour certains indicateurs

    • Concernant la polymédication

    Dès 2015, la polymédication baisse de façon significative dans les territoires Paerpa d’Aquitaine et du Nord-Pas-de-Calais. Ce phénomène s’explique notamment par la mise en place d’actions spécifiques autour de la iatrogénie médicamenteuse, par un effort d’articulation ville-hôpital ou par un renouvellement des systèmes d’information hospitaliers.

    • Concernant le recours aux urgences non suivi d’hospitalisation

    La Lorraine est le seul territoire où le taux de recours aux urgences non suivies d’hospitalisations connaît une évolution favorable en comparaison des témoins.

    • Concernant le taux d’hospitalisations non programmées et le taux d’hospitalisations évitables

    Dans deux territoires, Midi-Pyrénées et Bourgogne, l’impact de Paerpa est significatif, relativement à la réduction des hospitalisations non programmées. De même, en Bourgogne, le dispositif Paerpa a eu un impact positif sur les hospitalisations évitables.

    • Concernant le recours à l’hôpital, la durée cumulée de séjour et le nombre de réhospitalisations à 30 jours

    Il n’y a pas d’impact perceptible de Paerpa sur ces indicateurs.

    Conclusion du rapport

    Les résultats de l’évaluation montrent :

    • que le changement inter-organisationnel et professionnel dans le système de santé prend du temps : la période écoulée entre le lancement de l’expérimentation et la mise en place opérationnelle des dispositifs a duré en moyenne dix-huit mois ;
    • que les organisations nouvelles ne peuvent être efficaces que si les professionnels impliqués sont prêts à changer leurs pratiques ;
    • que la différence dans la structure de l’offre de soins entre les territoires peut être un facteur déterminant du succès ou au contraire de l’échec de la mise en place de nouveaux dispositifs organisationnels.

    Pour plus de détails, le rapport de l’Irdes est consultable dans son intégralité via le lien ci-contre.

  • Les nanotechnologies et l’impression 3D en santé parmi le top 10 des technos à suivre en Thaïlande

    Selon l’Agence gouvernementale thaïlandaise de développement des sciences et de la technologie (NSTDA), les technologies médicales, en particulier les nanotechnologies ainsi que l’impression 3D en métal à destination de l’industrie des soins font partie du top 10 des technologies à surveiller cette année en Thaïlande, a révélé le Bangkok Post dans une annonce publiée le 10 juillet 2018.

    Narong Sirilertworakul, président de la NSTDA, a déclaré que le secteur de la R&D avait le potentiel d’impacter positivement le développement social et économique du pays.

    3 technologies health tech prometteuses selon la NSTDA

    « La technologie de la santé est l’un des secteurs les plus avancés cette année », a déclaré Narong Sirilertworakul.

    7 des 10 tendances technologiques de 2018 ont été repérées dans le domaine de la santé, dont 3 plus précisément centrées sur la health tech :

    • des aiguilles nanométriques intelligentes dotées de capteurs pour obtenir des informations précises sur l’organisme du patient, tels que les niveaux de sucre dans le sang chez les personnes souffrant de diabète, permettant ainsi un suivi plus personnalisé ;
    • une technologie conçue à partir de nano-valves, un nouveau type de valves nanoscopiques, pour faciliter l’administration de médicaments par perfusion ;
    • l’impression 3D en métal pour les secteurs des soins, de l’aérospatiale et de l’automobile.

    Autres innovations en santé repérées :

    • The Wolbachia (anti-moustique).
      La solution est élaborée à partir de la bactérie appelée « Wolbachia » dans l’optique d’éliminer les moustiques, contribuant à réduire les maladies transmises de l’insecte à l’Homme telles que le paludisme.
    • Des vaccins comestibles.
      Il s’agit de vaccins administrables par voie orale fabriqués à partir de plantes transgéniques, conçus pour des produits pharmaceutiques qui utilisent l’Agrobacterium (genre de bactéries communes du sol étant pour la plupart des pathogènes des végétaux). Le procédé se veut plus rentable que le processus classique de vaccination et aussi plus pratique car il évite ainsi aux parents d’emmener leurs enfants à l’hôpital pour réaliser une injection.
    • Un dispositif qui se sert de lignées cellulaires (cellules « immortelles », c’est-à-dire qui peuvent être maintenues indéfiniment en culture) afin de mettre au point des tests de dépistage des drogues sans passer par une exploitation animale. Cette innovation favorise le développement d’une médecine plus personnalisée.
    • Une thérapie personnalisée qui utilise deux techniques : la création et la reprogrammation de cellules souches, combinées avec la conception génétique, pour l’établissement de traitements personnalisés.

    Les autres technologies à suivre, en dehors du champ médical :

    • La « cyber technologie et la technologie physique » : l’Internet des objets (IoT), les systèmes de communications et le cloud afin d’améliorer les systèmes de gestion de la ville ;
    • Les chatbots pour les smart-homes (maisons connectées), utilisés avec des enceintes intelligentes ou des assistants numériques et des robots de service, dont les chatbots de support client ;
    • La science des matériaux et les absorbeurs de son personnalisés.
  • À Singapour, Fullerton Health s’unit à Microsoft pour booster sa transformation digitale

    Microsoft Asia Pacific a annoncé le 2 juillet 2018 la signature d’un mémorandum d’entente (MoU) avec Fullerton Healthcare (Singapour), l’une des principales plateformes de santé de l’Asie-Pacifique, afin de numériser les activités commerciales de l’entreprise singapourienne.

    L’objectif premier de ce partenariat est de transférer les applications métier existantes de Fullerton Health vers la plateforme cloud Microsoft Azure dans l’optique d’être intégralement sur le cloud d’ici octobre 2018 à Singapour et sur d’autres marchés avant l’été 2020.

    Cette opération est une première pour une organisation de soins singapourienne. Elle servira de base à l’entreprise pour déployer des technologies de pointe, telles que l’analytique avancée, l’apprentissage automatique (machine learning) et l’intelligence artificielle (IA) afin d’améliorer ses activités et davantage impliquer médecins, patients et clients dans le processus de soins, le tout en s’engageant à sécuriser aux mieux les informations privées des utilisateurs, conformément aux lois relatives à la protection des données en vigueur.

    Repenser l’organisation des entreprises de soins via le numérique

    « Diverses tendances comme les changements démographiques, l’omniprésence des appareils connectés, l’augmentation des maladies chroniques et la demande de meilleurs soins exigent que les entreprises de soins innovent et repensent la façon dont elles soignent les patients, a déclaré le Dr Samuel Chong, directeur de la technologie de Fullerton Health (communiqué).

    Avec la montée en puissance des technologies émergentes telles que le cloud, le big data, la blockchain et l’IA, nous voyons un énorme potentiel dans l’exploitation de la technologie d’une manière qui était auparavant plus difficile [à envisager]. Notre partenariat avec Microsoft nous permettra de numériser nos opérations et de fournir des soins de meilleure qualité de façon abordable, accessible et durable. »

    Dans une étude publiée en avril 2018 par Microsoft en partenariat avec IDC Asia/Pacific (lien ci-contre) et menée auprès de 159 chefs d’entreprise du secteur de la santé basés en Asie-Pacifique, plus de 50 % des sondés ont identifié l’amélioration des opérations informatiques et de données comme une priorité commerciale clé pour l’année, suivie par l’amélioration des soins, du soutien aux patients, de leur admission et de la gestion de leurs dossiers.

    Les 3 axes du partenariat entre Microsoft et Fullerton Health

    Dans le cadre de ce partenariat, Microsoft et Fullerton Health collaboreront dans trois domaines :

    La refonte du système informatique

    Objectif : transférer les applications métier de Fullerton Health vers les services cloud Microsoft Azure et transformer ses applications pour la plateforme cloud, notamment les systèmes de soins primaires, de gestions des réclamations et de relation client du groupe.

    Évolutive, la plateforme permettra à l’entreprise d’étendre facilement ses opérations en cas de besoin.

    La gestion des données hébergées sur le cloud

    Une fois le passage sur le cloud accompli, Microsoft introduira des solutions avancées d’analyse et d’intelligence artificielle pour les différentes applications et les ensembles de données existants de Fullerton Health afin de lui permettre de gagner en efficacité et, par conséquent, de créer une plus grand valeur commerciale.

    Ainsi, la société singapourienne pourra :

    • formuler des recommandations de traitements plus pertinentes car établies grâce à l’analyse des données relatives à l’ensemble des demandes traitées par le passé ;
    • statuer plus rapidement et plus précisément les demandes des utilisateurs, avec la possibilité de repérer les erreurs de manière plus efficace.

    La stimulation de l’innovation

    Par ailleurs, les deux entreprises développeront, testeront et déploieront conjointement de nouvelles applications afin d’introduire et de mettre à l’échelle rapidement des solutions innovantes au sein de l’industrie.

    La sécurité des données au cœur des préoccupations de Fullerton Health

    Selon l’enquête réalisée en avril par Microsoft et IDC Asia/Pacific, la sécurité de l’information et la confidentialité des données constituent la principale préoccupation des entreprises du secteur de la santé interrogées.

    « Nous ne prenons pas les données de nos clients à la légère, a déclaré Kevin Wo, directeur général de Microsoft Singapour (communiqué). Nous nous assurons [qu’elles] soient gérées de manière sécurisée et en conformité avec les lois et règlements locaux [mais aussi] internationaux, pour que [la] vie privée [de nos clients] soit protégée. »

    Microsoft propose des solutions conformes à la règlementation locale et internationale

    Le Dr Samuel Chong (Fullerton Health) indique de son côté que :

    • la plateforme cloud de Microsoft respecte les lois, les réglementations et les principales normes internationales en vigueur, dont la certification de niveau 3 relative aux normes multi-niveaux de sécurité sur le cloud appliquées à Singapour (MTCS SS) ;
    • les solutions proposées par Microsoft sont conformes aussi bien aux clauses de confidentialité mises en place dans l’Union européenne et aux États-Unis (EU-U.S. Privacy Shield) qu’à celles particulières à l’UE (EU Model Clauses). Le groupe s’engage par ailleurs à être en conformité avec le règlement européen sur la protection des données personnelles (RGPD), applicable depuis mai 2018 dans tous les pays membres de l’Union Européenne.
  • MTCS SS

    Multi-Tier Cloud Security Singapore Standardsnull

  • GDPR

    General Data Protection Regulationnull

  • Imagerie & IA : un big data français de 500 M de dossiers pour concurrencer les GAFA et les BATX

    Le Dr Jean-Philippe Masson, président de la Fédération nationale des médecins radiologues (FNMR), et le Pr Jean-François Meder, président de la Société française de radiologie (SFR), ont annoncé le lancement du premier « écosystème français de l’intelligence artificielle (IA) dédié à l’imagerie médicale« , en clôture du séminaire « L’IA : rêve ou cauchemar du radiologue » organisé à Lyon par la FNMR le 2 juin 2018.

    Objectif : concurrencer les géants du web dominant actuellement le marché de l’IA. L’écosystème « sera indépendant des GAFA (Google, Apple, Facebook, Amazon) américains et des BATX (Baidu, Alibaba, Tencent et Xiaomi) chinois », indiquent les deux spécialistes (source : TICsanté).

    Selon le Dr Masson et le Pr Meder, ce projet permettra d’exploiter un « big data potentiel de plus de 500 millions de dossiers médicaux et libellés, grâce à l’exhaustivité des comptes-rendus radiologiques archivés par les médecins radiologues des services d’imagerie médicale français depuis cinq ans ». La base de données pourrait être utilisée dans le cadre de recherche en IA.
    Les professionnels de santé ont cependant insisté sur l’importance de « répondre au défi médical et technique que représente l’intégration de ce big data », tout en respectant les règles éthiques et législatives en vigueur.

    Un soutien financier de l’État espéré

    Le projet est porté par le Conseil national professionnel de la radiologie française (le G4) regroupant le FNMR, la SFR, le Syndicat des radiologues hospitaliers (SRH), et le Collège des enseignants de radiologie de France (CERF).

    Il s’inscrit dans le cadre du plan français de développement numérique. Le Dr Masson et le Pr Meder espèrent ainsi obtenir « le plein soutien de l’État » et notamment une aide financière de sa part pour mener à bien l’initiative.

    La formation de cet écosystème « permettra d’assurer l’indépendance de la radiologie française en respectant la culture de l’imagerie médicale francophone ainsi que sa vision humaniste [pour] que cette technologie de rupture place toujours le patient au cœur du système de santé », ont-ils argumenté lors du séminaire, qui réunissait des représentants de la société civile et plusieurs experts internationaux issus des communautés scientifiques et politiques.

    Selon 82% des radiologues, l’IA améliore la pertinence des décisions cliniques

    Selon une enquête* de la SFR réalisée avec le soutien de GE Healthcare et publiée en octobre 2017, 82 % des radiologues affirment que l’intelligence artificielle (apprentissage profond/deep learning, apprentissage automatique/machine learning, etc.) peut améliorer la pertinence des décisions cliniques et 80 % estiment qu’elle a le potentiel d’optimiser la productivité.

    Les technologies basées sur l’IA peuvent notamment aider les radiologues à mieux répondre aux problématiques de classification des images médicales, récurrentes dans leur métier.

    * Enquête menée entre juillet et septembre 2017 auprès de 271 répondants.

  • Le futur du système de santé aux Universités d’été de la performance en santé (Bordeaux, 7-8/9/2018)

    Les Universités d’été de la performance en santé auront lieu les 7 et 8 septembre 2018, à Bordeaux. L’événement est organisé par l’Agence nationale d’appui à la performance (ANAP), en partenariat avec France Assos Santé Nouvelle-Aquitaine, l’École des hautes études en santé publique (EHESP) et avec le soutien de l’ARS Nouvelle-Aquitaine.

    « Nouvelles missions, nouvelles compétences : quelles évolutions pour demain ? », telle est la problématique autour de laquelle s’articuleront les ateliers et conférences du rendez-vous national. Les principaux sujets abordés concerneront, entre autres, les compétences partagées, l’évolution des métiers, le poids restauré du patient dans l’organisation des soins et les nouvelles modalités de coordination du parcours patient au sein des territoires.

    Les animateurs et orateurs invités à présenter ces thématiques de discussion sont des experts du domaine de la santé issus de diverses professions (professionnels de santé, gestionnaires, paramédicaux, ingénieurs, personnels administratifs, etc.) mais aussi des usagers et des citoyens impliqués dans les évolutions du système de santé français.

    Les intéressés peuvent s’inscrire gratuitement sur le site Performance-en-sante.fr (lien ci-contre).

    Programme du vendredi 7 septembre 2018

    • 9h30-10h30 : Accueil au Palais des congrès de Bordeaux
    • 10h30-11h00 : Allocutions d’ouverture

    Ces allocutions seront prononcées par : Alain Juppé, président de Bordeaux Métropole et maire de Bordeaux ; Michel Laforcade, directeur général de l’ARS Nouvelle Aquitaine; Sophie Martinon, directrice générale de l’ANAP et Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé (sous réserve).

    • 11h00-11h20 : Conférence usager
    • 11h20-11h50 : Conférence introductive
    • 11h50-13h05 : Conférences prospectives
    • 13h05-14h05 : Buffet déjeunatoire
    • 14h15-15h30 : Ateliers de retours d’expériences
    • 15h30-16h30 : Café-Poster
    • 16h30-18h30 : Plateaux-débats

    Quatre débats seront animés par Thierry Guerrier, journaliste :

    Plateau 1 : « Évolution des missions et pratiques : le numérique est-il votre allié ? », avec Isabelle Adenot, membre du Collège de la HAS ; Michel Laforcade, directeur général de l’ARS Nouvelle Aquitaine ; Alain Livartowski, médecin oncologue, directeur des data et responsable des projets de e-santé à l’Institut Curie.

    Plateau 2 : « Start-up et entreprises de services : quelle valeur ajoutée pour notre système de santé ? », avec Jacques Léglise, directeur général de l’Hôpital Foch de Suresnes (Hauts-de-Seine) ; Delphine Mallet, directrice des services de la silver économie à La Poste ; Stanislas Niox-Chateau, co-founder & CEO de Doctolib.

    • 19h00-21h00 : Cocktail dînatoire

    Programme du samedi 8 septembre 2018

    • 08h15-08h45 : Café d’accueil
    • 08h45-10h00 : Ateliers de retours d’expériences
    • 10h00-10h30 : Pause
    • 10h30-11h45 : Conférences prospectives
    • 12h00-12h45 : Discours de clôture

    Ce discours sera prononcé par Philippe Vigouroux, directeur général du CHU de Bordeaux, et Dominique Maigne, président du Conseil d’Administration de l’ANAP.

    Pour connaître le contenu détaillé des conférences prospectives ainsi que des ateliers de retours d’expériences, suivez le lien ci-contre.

  • Fondation Saint-Pierre : appel à projets « Grand prix de l’innovation pour la santé de l’enfant »

    La Fondation Saint-Pierre, qui fête cette année ses 100 ans avec l’Institut Saint-Pierre, crée le Grand prix de l’innovation pour la santé de l’enfant. Dans ce cadre, un appel à projets a été lancé en avril 2018. Les candidats ont jusqu’au 30 septembre pour soumettre leur dossier sur le site officiel de l’événement (voir ci-contre).

    La compétition, nationale, vise à « soutenir des innovations susceptibles d’améliorer chez l’enfant une autonomie altérée par une maladie chronique invalidante ou un handicap et (…) de le projeter positivement dans la possibilité d’une vie d’adulte autonome et actif, [par le biais de l’exploitation de nouvelles technologies] », précise l’organisation dans un communiqué.

    Les deux lauréats de cette première édition, qui seront sélectionnés parmi dix finalistes, recevront une dotation financière globale de 10 000 euros ainsi qu’un accompagnement stratégique.

    Deux catégories sont mises à l’honneur : « talents d’innovation » (dotation : 70 000 € sur 3 ans) et « espoir » (30 000 € sur 3 ans).

    Deux lauréats, deux catégories :

    Catégorie 1 : talents d’innovation

    Ce prix sera remis à une innovation déjà présente sur le marché.

    Il devra s’agir d’un nouveau produit, d’une nouvelle méthode organisationnelle d’exercice de la médecine, de nouveaux services à la santé ou encore de nouvelles méthodes ou procédés de pratiques médicales. Les innovations développées pour l’adulte mais en voie d’être étendues à l’enfant sont inclues.

    Dotation : 70 000 euros sur trois ans.

    Catégorie 2 : espoir

    Ce prix sera décerné à un projet en phase de développement de maquettes ou de prototypes porteurs d’innovation, encore ni introduits sur le marché, ni mis en œuvre.

    Dotation : 30 000 euros sur trois ans.

    Le concours national organisé par la Fondation Saint-Pierre s’adresse aux porteurs de projets de start-ups ou de laboratoires de recherche « qui se mobilisent, créent et inventent aujourd’hui le monde de demain ».

    Il offrira aux vainqueurs l’opportunité unique de pénétrer « un marché aujourd’hui peu investi mais extrêmement porteur, celui de la santé de l’enfant », commente la fondation.

    Trois objectifs majeurs recherchés pour favoriser l’autonomie des enfants

    Améliorer la qualité de vie dans son environnement.

    Cette catégorie concerne les innovations permettant l’amélioration de la qualité de vie de l’enfant, et par répercussion de sa famille, et de sa prise en charge dans son environnement à l’hôpital (serious game, système de liaison avec les parents, etc.), à son domicile (équipement robotique, domotique, adaptation du lieu de vie, etc.) ou pendant ses loisirs (prothèses, orthèses, équipements sportifs adaptés, etc.).

    Améliorer l’éducation thérapeutique

    La thématique porte sur des innovations dont le but est d’améliorer l’éducation thérapeutique pour l’enfant, sa famille ou ceux qui le prennent en charge.

    Réduire les inégalités

    Cette division cible les innovations aidant à réduire des inégalités d’accès à la santé pour les enfants qui sont éloignés d’un centre spécialisé de référence (amélioration des connexions, conseils en ligne, communication vidéo ou autre, suivi à distance, etc.).

    Tout les dossiers reçus seront évalués par des jurés indépendants sur la base de 5 critères :

    • innovation ;
    • efficacité démontrée ;
    • écoconception ;
    • pertinence du modèle d’affaires ;
    • management.

    Appel à projets : calendrier

    • Avril 2018 : ouverture de l’appel à projets ;
    • 30 septembre 2018 : clôture des candidatures ;
    • Octobre 2018 : présélection de 10 finalistes ;
    • 13 novembre 2018 : présentation des finalistes et remise des prix.