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  • Robotics middleware framework : Singapour simplifie l’interopérabilité des appareils médicaux

    Le 17 juillet 2018, le ministre singapourien de la Santé Gan Kim Yong a annoncé le développement du premier cadre intergiciel de robotique de Singapour (robotics middleware framework) à l’occasion du Sommet national sur l’IT dans la santé (National Health IT Summit), organisé par l’agence health tech IHiS.

    Ce nouveau RMF dédié à l’industrie des soins est un cadre d’adoption et d’intégration de technologies qui facilitera le développement à grande échelle de systèmes intelligents et l’interopérabilité entre les appareils médicaux.

    IHiS a par ailleurs présenté des plans de collaboration avec les concepteurs de chatbots pour l’expérimentation et le développement d’outils d’aide à la décision au profit des patients. Lors de l’événement ont été aussi dévoilés les finalistes du National HealthTech Challenge, des solutions novatrices visant à répondre aux besoins les plus pressants en matière de santé publique.

    Toutes ces initiatives permettront d’encourager la collaboration entre les secteurs public et privé afin de stimuler l’innovation et d’adapter l’offre de soins aux nouvelles technologies. Elles s’inscrivent dans le cadre des efforts du ministère de la Santé (MOH) pour surmonter les défis relatifs au vieillissement de la population, à l’augmentation des maladies chroniques et à la réduction de la main-d’œuvre médicale.

    RMF : un cadre commun pour faciliter l’interaction entre différents systèmes

    Selon ses concepteurs, le RMF de Singapour est l’un des plus complets au monde. Il permettra à de multiples systèmes technologiques, différents et complexes, d’interagir et de travailler ensemble selon un cadre standard commun.

    Une fois achevé, le RMF – hautement interopérable – réduira la complexité que peut parfois représenter l’intégration des nombreux équipements, appareils et robots dans les organisations de santé.

    Cette collaboration de recherche et développement de trois ans est dirigée par le Smart Systems Program Office du MOH, soutenue par le Centre pour la technologie d’assistance et de robotique médicale (CHART) et IHiS, en partenariat avec la Government Technology Agency (GovTech) et les partenaires industriels Open Robotics (Singapour) et HOPE Technik.

    Chatbots : vers le développement d’outils d’aide à la décision

    Lors du sommet singapourien, IHiS a de son côté insisté sur le potentiel d’une exploitation des chatbots dans l’espace de soins.

    Des start-ups locales et internationales ont participé à un exercice visant à rendre leurs plateformes disponibles pour l’expérimentation et le développement d’outils d’aide à la décision. Les différentes propositions exposées sont actuellement en cours d’évaluation.

    Parmi les futurs cas d’utilisation possibles figure un système d’auto-triage pour la prise de rendez-vous médicaux des patients. Le dispositif leur permettra d’obtenir de l’aide auprès du fournisseur de soins approprié afin d’économiser du temps et de l’argent mais aussi de réduire la demande dans les hôpitaux publics.

    Prévention et suivi post-traitement : 2 autres préoccupations centrales

    Bruce Liang, directeur général de IHiS et directeur de l’information au ministère de la Santé singapourien, a déclaré qu’en dehors des innovations relatives à l’organisation de l’espace au sein des organisations de soins, deux autres domaines seront également développés :

    • la prévention : pour inciter les citoyens à adopter des habitudes plus saines ;
    • le domaine post-traitement : afin de mieux soutenir les patients et les inviter à mieux gérer leur santé dans la communauté.

    Pour ce faire, il a indiqué qu’il était primordial de collaborer avec les fournisseurs de soins et les entreprises de technologies afin de s’assurer que les soins délivrés dans la communauté soient durables et efficaces, garantissant une gestion des maladies à la fois à domicile, sur le lieu de travail et dans les hôpitaux.

    Des méthodes d’engagement plus efficaces doivent être utilisées pour atteindre les patients, a-t-il précisé, grâce au déploiement de technologies health tech et aux produits de consommation régulièrement utilisés par les patients (applications mobiles, montre intelligente, etc.)

  • Grands prix de l’innovation 2018 : des projets de e-santé pourront être présentés pour la 1ère fois

    La mairie de Paris et Paris&Co ont lancé le 15 juin 2018 la 17ème édition des Grands prix de l’innovation de la Ville de Paris. Cette année, pour la première fois, le concours compte une catégorie « e-santé » : les porteurs de projets innovants relevant de la santé numérique pourront candidater au prix.

    Le concours, organisés par Paris&Co, vise à soutenir le développement de petites entreprises indépendantes et innovantes franciliennes dans des secteurs en forte croissance et de récompenser celles qui contribuent, par leur innovation, à améliorer la vie de la cité et à développer le tissu économique parisien.

    Les prix, soit une dotation de 12 000 euros par catégorie, seront remis aux lauréats le 11 décembre 2018 lors d’une cérémonie.

    L’inscription peut être réalisée via le lien ci-contre avant le 22 août 2018 à midi.

    Candidatures et recevabilité

    Dans la catégorie e-santé, toute entreprise indépendante de moins de 5 ans au 11 décembre 2018 et ayant un établissement situé en Île-de-France peut participer à ce grand prix. Les candidats des éditions précédentes peuvent concourir, à l’exclusion des entreprises lauréates. De plus, chaque société candidate ne peut présenter qu’une seule candidature par an.

    Concernant les innovations de e-santé admises à concourir, ces dernières résident dans le développement de solutions ou produits contribuant notablement à une amélioration du suivi du patient, du parcours de santé, des pratiques de soins, de la relation au patient, de l’observance ou de la prévention et de l’éducation à la santé. La solution, qui doit être technologique ou de services, peut être classée dans une ou plusieurs des catégories suivantes :

    • équipements médicaux ;
    • instrumentation ;
    • prestations de services dans le secteur de la santé ;
    • dispositifs de prévention ;
    • accompagnement de la dépendance, du vieillissement ou du handicap ;
    • relation au patient ;
    • bon usage du médicament (médicaments de prescription complexe) ;
    • information, et suivi vaccinal ;
    • imagerie médicale, partage de l’image et exploitation de l’image ;
    • amélioration du rôle et de la place de la médecine de ville et de la pharmacie d’officine.

    Critères d’évaluation

    L’évaluation des projets s’appuie sur :

    • le caractère innovant de la technologie ou du service proposé ;
    • la viabilité économique du projet et son potentiel de création d’emplois ;
    • l’apport du projet à la Ville de Paris en termes d’utilité sociale, écologique et économique ;
    • la qualité (cohérence, etc.) de l’équipe.

    Calendrier de l’appel à projets

    • 15/06/2018 : Lancement de l’appel à projets
    • 22/08/2018, à 12h : Clôture des dépôts de projets
    • 15/10/2018 : Annonce des finalistes
    • 11/12/2018 : Cérémonie de remise des prix

    Prix

    Chaque lauréat d’une catégorie recevra une dotation de 12 000 euros.

    Les dotations seront remises aux lauréats issus de sociétés ou organisations encore actives au 11 décembre 2018 et lors du versement de la dotation, soit 3 mois après l’annonce de l’identité des lauréats.

  • RMF

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  • Réinventer le modèle des Ehpad : enjeu central du système de santé français

    Réinventer le modèle des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) est l’un des enjeux majeurs du système de santé français pour les années à venir et un projet au cœur de l’agenda ministériel d’Agnès Buzyn.

    Le 30 mai 2018, la ministre des Solidarités et de la Santé a présenté publiquement les principales orientations de sa feuille de route pour les personnes âgées, annonçant notamment une enveloppe de 40 millions d’euros visant à généraliser la télémédecine au sein des Ehpad.

    Health & Tech Intelligence fait le point sur les trois axes principaux du sujet, soit (en bref) :

    • la télémédecine au service de la modernisation des Ehpad
    > Parmi les mesures présentées dans le cadre du plan d’accès aux soins, dévoilé le 13 octobre 2017 : l’équipement d’ici 2020 de tous les Ehpad et des zones sous-denses en matériel permettant la téléconsultation.

    • les innovations organisationnelles et financières
    > Par le biais de Bernard Bonne, rapporteur de la mission d’information sur la situation des Ehpad, le Sénat a préconisé en mars 2018 la réforme complète du financement et de l’organisation des Ehpad (rapport d’information).

    • l’Ehpad hors les murs (home care) ;
    > H&TI a recensé les dispositifs d’Ehpad hors les murs déployés en France.
    Ces solutions alternatives permettent aux personnes âgées dépendantes d’être maintenues à domicile par le biais d’une prise en charge complète autour d’un projet de vie personnalisé reposant sur des prestations coordonnées (HAD, SSIAD, SAD, etc.), avec une attention particulière portée sur l’aménagement du logement et l’adaptation du lieu de vie. Leur objectif est aussi d’apporter un soutien et des services aux aidants.

  • SAD

    service d’aide à domicilenull

  • FP7

    Seventh Framework Programme (septième programme-cadre de l’Union européenne)null

  • CIP

    Competitiveness and Innovation Framework Programme (programme-cadre pour la compétitivité et l’innovation de l’Union européenne)null

  • IRSUS

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  • Radar de l’innovation (UE) : une plateforme unique pour booster les initiatives financées par la CE

    À l’occasion de la Journée du numérique, qui a eu lieu à Bruxelles le 10 avril 2018, la Commission européenne a annoncé le lancement du dispositif « radar de l’innovation ».

    Ce radar, qui regroupe une plateforme web et un forum de discussion, permettra aux citoyens européens mais aussi aux investisseurs, incubateurs, etc. de l’Union de découvrir sur une base numérique unique les meilleures innovations provenant d’initiatives en recherche et développement financées par la Commission européenne (FP7, CIP et H2020), notamment dans le secteur de la santé.

    Objectif : encourager l’innovation en facilitant la connexion entre les innovateurs et les entrepreneurs ayant les capacités de favoriser l’introduction de leurs produits ou services sur le marché ; perfectionner le dispositif web et l’enrichir par le biais de projets d’innovation nationaux.

    Radar de l’innovation : historique

    Recensement

    La plateforme se base sur les données recueillies par des experts indépendants impliqués dans l’examen des projets financés par l’Union Européenne (FP7, CIP et H2020). Ces spécialistes ont par ailleurs présenté leur point de vue indépendant sur les innovations et leur potentiel de réussite sur le marché.

    Lancement

    Le radar de l’innovation a officiellement été lancé par la Commission européenne en avril 2018. Il met en avant les principales innovations financées par l’Union Européenne ainsi que les innovateurs qui les ont portées.

    Services pour les innovateurs référencés dans la base

    Le but de cet outil est d’apporter un soutien aux innovateurs grâce à des initiatives d’entrepreneuriat financées, entre autres, par l’Union Européenne afin de répondre aux besoins relatifs à la mise en réseau, à l’accès au financement, aux droits de propriété intellectuelle, etc.

    En ce qui concerne la Commission, l’institution a annoncé le financement du projet IRSUS (voir lien ci-contre), un service d’assistance dédié au radar d’innovation.

  • RNNS

    Réseau national numérique de santénull