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  • Éthique : les experts s’interrogent après l’autorisation par la FDA du 1er comprimé connecté

    Quelques mois après que la Food and Drug Administration (FDA) ait approuvé le premier médicament numérique au monde, un comprimé antipsychotique (Abilify MyCite) qui envoie un signal au smartphone auquel il est connecté une fois qu’il a atteint l’intestin du patient, les experts de la e-santé s’interrogent sur les conséquences éthiques du développement des comprimés intelligents.

    Dans une analyse publiée début juillet 2018, Metro World News fait le point sur les opinions qui émergent dans le secteur. Si de nombreux spécialistes pensent que ces « smart » comprimés pourraient considérablement améliorer la qualité des services de santé en permettant de suivre l’état d’un patient en temps réel, voire de prévenir certaines maladies, d’autres sont plus nuancés, doutant de leurs effets supposés révolutionnaires et surtout des réactions des patients, soucieux de la protection de leurs données privées.

    Pour y voir plus clair, Health & Tech Intelligence a regroupé les principaux avis recueillis par le média international auprès d’experts américains.

    Médicaments connectés : une efficacité à nuancer

    L’objectif premier du comprimé connecté approuvé en novembre 2017 par la FDA est d’améliorer l’observance thérapeutique.

    Cependant, les acteurs de la santé manquent de recul pour connaître l’effet réel qu’engendrera la technologie utilisée pour Abilify MyCite. « Plusieurs patients décident sciemment de ne pas prendre leurs médicaments à cause des effets secondaires ou parce qu’ils croient ne plus en avoir besoin », indique notamment Metro World News.

    « Leur succès dépend de la volonté des patients de voir leur prise de médicaments monitorée » (Paul Appelbaum)

    « Les médicaments intelligents sont surtout utilisés chez les patients atteints de maladies et de troubles qui les rendent susceptibles d’oublier de prendre leur médication, en début d’Alzheimer par exemple, explique Paul Appelbaum, directeur de la division du droit et de l’éthique au département de psychiatrie de l’Université Columbia (New York). Ces médicaments pourraient aussi permettre aux médecins de découvrir les oublis de leurs patients et de leur rappeler l’importance de prendre les médicaments. Mais leur succès dépend grandement de la volonté des patients de voir leur prise de médicaments monitorée. Ce n’est pas tout le monde qui est à l’aise avec cette idée. »

    « Il existe un potentiel énorme » (John Torous)

    « Il existe un potentiel énorme, analyse de son côté John Torous, du département de psychiatrie de l’école de médecine de l’Université Harvard. Grâce à des recherches éthiques soignées et à l’implication de la communauté de patients, l’arrivée de médicaments comme MyCite a le potentiel d’aider les gens à éviter de nouvelles hospitalisations. »

    Et d’ajouter : « Ce nouveau type de médicaments a également un potentiel énorme pour les maladies qui ne sont pas liées à la santé mentale. Les informations personnalisées en temps réel sont précieuses dans presque n’importe quel cas. »

    Médicaments connectés et protection de la vie privée

    Le « cœur » du problème (Dolores Malaspina)

    L’utilisation de médicaments connectés pose par ailleurs question en ce qui concerne l’usage des données patients, certains particuliers craignant une récupération commerciale de leurs informations personnelles.

    « La vie privée est au cœur des problèmes, insiste Dolores Malaspina, psychiatre à l’école de médecine Icahn de l’hôpital Mount Sinai (ISMMS), à New York. Le fait de prendre des médicaments monitorés peut sembler restrictif et intrusif. Mais pour certains patients, la simple prise de médicaments [classique] est gage d’indépendance. Sans certains traitements, des personnes aux prises avec des problèmes de mémoire ou d’organisation devraient être hospitalisées ou recourir à une assistance dans leur vie de tous les jours. »

    « La question du contrôle est importante ici. Les droits des patients, y compris le droit de ne pas être médicamentés s’ils ne mettent pas leur vie ou celle des autres en danger, sont primordiaux. Des diagnostics ont été posés à tort envers des prisonniers politiques par le passé. »

    « Les médicaments numériques auront un rôle utile bien que limité » (Paul Appelbaum)

    Malgré ces interrogations d’ordre éthique, certains spécialistes de la santé se réjouissent du développement de ces nouvelles technologies, permettant d’améliorer les échanges entre les médecins et leurs patients mais aussi de proposer des thérapies plus adaptées aux besoins de la personne malade (meilleure gestion de la posologie).

    « Les médicaments numériques auront un rôle utile bien que limité dans le système de santé, estime  Paul Appelbaum. C’est parfait ainsi. Chaque avancée dans les soins offerts aux patients est bénéfique. »

  • Gustave Roussy : lancement de recherches fondées sur le big data et soutenues par la fondation ARC

    L’Institut Gustave Roussy et la Fondation ARC pour la recherche sur le cancer ont annoncé par communiqué,le 10 juillet 2018 l’arrivée au centre d’un chercheur expert du big data spécialisé en génétique des tumeurs et en biologie computationnelle, Sergey Nikolaev.

    Lauréat de l’appel à projet « Leaders de demain en oncologie » émis par la Fondation ARC, le chercheur dispose d’1,3 million d’euros pour monter avant 2024 à Gustave Roussy une équipe à même de l’accompagner dans son projet de recherche sur les mutations génétiques à l’origine des cancers.

    L’arrivée de Sergey Nikolaev à Gustave Roussy s’inscrit dans l’ambition de l’institut d’explorer des voies thérapeutiques innovantes, notamment par le développement de modèles prédictifs de réponse, de résistance ou de rechute aux traitements.

    Le chercheur et son projet

    La problématique de recherche

    Le projet de Sergey Nikolaev a été sélectionné par un comité d’experts de la Fondation ARC dans le cadre de son appel à projets « Leaders de demain en oncologie ». En séquençant le matériel génétique de larges banques de prélèvements de tissus tumoraux, le chercheur a pour ambition de générer un nombre considérable de données puis d’analyser ces dernières afin de mettre en évidence des liens de cause à effet entre certaines mutations et des phénomènes de cancérisation. 

    Un parcours transdisciplinaire favorisant des approches innovantes

    Chercheur en génétique des tumeurs et expert dans le traitement de grandes quantités de données, Sergey Nikolaev est un spécialiste des algorithmes de traitement des données concernant notamment des phénomènes biologiques.

    Après une thèse en biologie moléculaire à l’Université de Moscou (Russie), Sergey Nikolaev a travaillé 13 ans à l’Université de Genève (Suisse), dont deux à la tête du département de bio-informatique clinique en charge du séquençage des tumeurs. Il travaillait alors à l’identification de gènes responsables du carcinome basocellulaire (cancer de la peau).

    Les recherches à l’Institut Gustave Roussy

    Si l’installation de Sergey Nikolaev à l’Institut Gustave Roussy permet au chercheur d’accéder directement à de grandes data-banques et ainsi de favoriser ses recherches, l’institut bénéficiera également de la présence du biologiste, dans la mesure où celui-ci l’aidera à progresser dans l’analyse des données dans une visée de recherche, d’enseignement et surtout d’amélioration des traitements, de l’espérance et de la qualité de vie des patients.

  • PatientTruth : vers des données de santé contrôlées et commercialisables par le patient

    La start-up Embleema a lancé le 17 juillet 2018 PatientTruth, une application fondée sur la technologie de la blockchain et constituant un dossier personnel numérique de santé alternatif au dossier patient officiel.

    Selon Robert Chu, fondateur d’Embleema, PatientTruth a d’abord été conçue dans l’objectif de « rendre aux patients la main sur leurs données médicales » : si elle donne actuellement aux utilisateurs la possibilité de concentrer toutes leurs données de santé sur cette unique application et de faciliter l’échange d’informations avec l’équipe médicale, l’objectif est, à terme, de permettre aux patients de vendre leurs données de santé à des fins de recherche aux industriels ou entités publiques de leur choix.

    Ces informations médicales, collectées par les patients dans leur cadre de vie réel, sont précieuses pour la recherche dont les protocoles actuels, en plaçant les sujets dans un environnement contrôlé, biaisent l’effet réel des molécules testées.

    En outre, en attendant que cette commercialisation des données soit possible à partir de 2019 aux États-Unis, Embleema offre aux patients transférant des données dans PatientTruth une compensation, sous forme de crypto-jetons.

    Fonctionnement de l’application et type de données générées

    A l’heure actuelle en Europe, seules les données générées par les objets connectés Fitbit peuvent être transférées dans l’application : ces informations concernent en particulier des indicateurs de l’activité physique de l’utilisateur (nombre de pas réalisés, distance parcourue par jour, énergie dépensée, nombre d’heures de sommeil, etc.).

    Aux États-Unis, les données recueillies dans le dossier médical numérique (qui sera généralisé en France en 2019) peuvent également être envoyées vers PatientTruth.

    Aussi, les fonctionnalités de l’application d’Embleema permettent à l’utilisateur :

    • de visualiser son historique médical si le patient est Américain ainsi que son activité physique telle qu’elle est mesurée par les objets Fitbit pour tout utilisateur ;
    • de télécharger, d’enregistrer ses documents médicaux dans PatientTruth ;
    • de sécuriser l’accès à ses données par un système d’identification fort et un système de clés de sécurité ;
    • d’ouvrir cet accès aux personnes (professionnels de santé, entités publiques, industries, etc.) de son choix, d’où le développement de l’application à partir du protocole décentralisé des « smart contracts » proposés par la plateforme Ethereum, qui permettent de sécuriser à la fois le recueil et l’échange d’informations. L’utilisateur a ainsi la possibilité de déterminer qui peut accéder à son dossier et sous quelles conditions ;
    • de recevoir des jetons de cryptomonnaie en compensation du transfert dans l’application de ses données de santé et d’indicateurs de son activité physique issus de Fitbit.

    Donner aux patients le contrôle de leurs données de santé

    Fournir un espace sécurisé adapté au recueil de la totalité des données de santé des utilisateurs

    PatientTruth est présentée par ses concepteurs comme garantissant un haut niveau de sécurité : les données transmises dans l’application sont infalsifiables, traçables par le patient, qui peut y visualiser son historique médical complet.

    Les informations médicales des patients, réunies dans une seule application, devraient par ailleurs permettre de favoriser les échanges avec les professionnels de la santé.

    Permettre aux patients de contrôler le partage de leurs informations médicales

    L’application donne aux patients la possibilité de consentir à un partage de leurs données produites en conditions de vie réelles avec des industries pharmaceutiques ou des autorités de santé à des fins de recherche : dans le futur, Embleema souhaite donner la possibilité aux patients de vendre leurs données de santé à des promoteurs d’investigations cliniques au lieu de leur offrir une compensation pour le transfert de leur données dans l’application.

    « La blockchain n’a pas vocation à remplacer le dossier numérique du patient mais à restaurer un équilibre au sein du système de santé en donnant aux patients un moyen de contrôler totalement l’utilisation de leurs données médicales », affirme le Dr John D. Halamka, professeur « innovations en santé » à la Harvard Medical School, CIO au Beth Israel Deaconess Medical Center et membre du conseil consultatif d’Embleema.

    Ces données médicales représentatives de la santé et des pratiques hygiéniques réelles des patients sont en effet précieuses pour la recherche.

    Des données précieuses pour la recherche clinique

    Actuellement, le développement des médicaments est principalement fondé sur des données collectées dans des environnements de recherche, très contrôlés et éloignés de la réalité quotidienne des patients : ces méthodes ne permettent pas de mesurer l’efficacité des molécules testées dans un environnement de vie réel. Aussi, 32 % des médicaments autorisés par la FDA voient leurs indications thérapeutiques, liste de contre-indications ou d’effets indésirables, etc., modifiés en phase 4 des essais cliniques, soit après la commercialisation de la molécule.

    Aujourd’hui, ce suivi des effets du médicament après sa mise sur le marché (phase 4) est également peu efficace : le recueil des données est lent et peu précis, notamment du fait du manque d’implication active des patients dans cette phase, d’après l’entreprise.

    Selon Embleema, la technologie de la blockchain pourrait permettre de partager des données précises avec les équipes de recherche afin d’accélérer le développement de nouvelles molécules thérapeutiques, par exemple.

  • Influence For Health : une soirée consacrée aux influenceurs santé digitaux, le 20 septembre 2018

    Le jeudi 20 septembre 2018, l’agence digitale de communication RCA Factory et le média Buzz e-santé organisent Influence For Health, une soirée consacrée aux influenceurs santé digitaux.

    Ce rendez-vous sera rythmé par 5 keynotes de 10 minutes, dont l’une d’entre elles sera consacrée à la manière dont les influenceurs peuvent jouer un rôle déterminant dans les perceptions d’une maladie, ici l’endométriose (intervenante : Chrysoula Zacharopoulou, présidente d’Info endométriose).

    L’événement bénéficie du soutien institutionnel d’Orange Healthcare.

    Programme

    19h00 :

    Accueil.

    19h15 :

    5 keynotes de 10 minutes réalisées par des praticiens, des patients ou des professionnels du secteur :

    • #1 Les tendances 2018 des influenceurs santé, par Rémy Teston, fondateur de Buzz e-santé et David Réguer, directeur de RCA Factory.
    • #2 Comment les influenceurs peuvent-ils contribuer à modifier les perceptions de la maladie ?, par Chrysoula Zacharopoulou, gynécologue et chirurgienne, présidente d’Info endométriose : 
    • #3 Julie Meunier, créatrice des Franjynes : Comment son blog et Facebook l’ont aidée à devenir une vraie partenaire de soins à part entière ? 
    • #4 Dans Ton Corps, le youtubeur qui vulgarise la santé et le corps humain (sous réserve de confirmation).
    • #5 Douze février (compte Instagram de Julie Bourges, gravement brûlée le 12 février 2013) : Comment Instagram lui a permis de se libérer (sous réserve de confirmation).

    20h15 :

    Networking musical.

  • Appel à projets : 2ème édition du prix « Start-up » lancé par les cliniques psychiatriques (FHP Psy)

    La branche psychiatrie de la FHP a lancé le 16 juillet 2018 la deuxième édition de son prix « Start-up », destiné à encourager le développement de solutions innovantes en santé mentale.

    La finale du concours, à laquelle les 3 meilleurs projets pourront participer, et la remise du prix auront lieu lors du Congrès français de psychiatrie, qui se tiendra le 29 novembre 2018 à Nantes.

    Le lauréat se verra récompenser d’un don de 1 000 euros.
    Le projet gagnant sera présenté de manière détaillée et exclusive aux membres de la FHP-Psychiatrie lors d’un conseil d’administration du syndicat en 2019. Il fera également l’objet d’une communication de la fédération à destination de ses établissements adhérents.

    En 2018, Bloom-up avait remporté ce premier prix « Start-up ». La société est en train de poursuivre le développement d’une application pour la prise en charge de la dépression à destination des médecins (généralistes ou spécialistes) et des patients.

    Les entreprises qui souhaitent participer au concours ont jusqu’au 15 octobre 2018 pour remplir un dossier de candidature sur le site internet du Congrès français de psychiatrie (lien ci-contre). 

  • La stratégie nationale en e-santé du Bénin présentée à l’Africa CIMSA 2018

    À l’occasion de la deuxième Conférence internationale des ministres de la santé et des ministres des TIC sur la sécurité des soins en Afrique (CIMSA 2018) qui s’est tenue du 17 au 22 juin à Cotonou (Bénin), le ministre de la santé béninois, le Dr Benjamin Hounkpatin, a présenté la stratégie nationale en e-santé du pays : le Bénin compte parmi les 26 pays africains dotés d’un tel plan.

    Adoptée en novembre 2017 après un processus d’élaboration initié par la définition de la vision, des missions principales et des objectifs, cette stratégie prévoit au cours de la période 2018-2022 d’identifier, d’harmoniser et de planifier les actions à mettre en place pour agir sur le système de santé. Elle vise par ailleurs à mutualiser les moyens financiers, humains et matériels.

    En se dotant d’une telle stratégie, le pays se conforme aux recommandations exprimées à propos de la santé numérique en mai 2016 à Genève par l’OMS, validées au conseil des ministres, a expliqué le ministre au quotidien béninois l’Evénement précis.

    Un dessein général, une mission et sept objectifs pour plan d’action

    La finalité ultime de la stratégie

    Selon le Dr Hounkpatin, la finalité de la stratégie est qu’à l’horizon 2022 « le système de santé béninois puisse offrir une meilleure prise en charge sanitaire à tous les citoyens, en levant toutes les barrières de qualité, d’équité, d’égalité, d’accessibilité, de disponibilité et de rapidité grâce à la contribution de la [e-santé] ».

    Une mission globale pour atteindre cette finalité

    Pour atteindre une amélioration de la qualité du système de santé d’ici 2022 par la mise en œuvre de la e-santé, le ministre de la santé béninois a présenté une mission concernant « l’utilisation des technologies d’information et de communication (TIC) à tous les niveaux du système de santé ».

    En effet, selon le Dr Hounkpatin, la systématisation de l’utilisation de ces TIC devrait permettre d’optimiser l’échange d’informations sanitaires et médicales fiables, d’améliorer ainsi la qualité des soins et de rendre plus performante la gestion des ressources sanitaires du pays.

    Une mission déclinée plus précisément en 7 objectifs stratégiques

    Les sept objectifs stratégiques identifiés sont :

    • la formation de professionnels suffisamment nombreux à l’utilisation des TIC ;
    • le renforcement des capacités des professionnels de la santé par l’utilisation  de la e-santé ;
    • la constitution d’informations médicales plus complètes et récentes sur la santé des patients ;
    • une contribution à la prévention et à la lutte contre les maladies infectieuses ou non transmissibles ainsi qu’à la lutte contre la mortalité maternelle et infantile ;
    • l’extension et la consolidation de la télémédecine ;
    • la promotion de l’éducation à la santé auprès des communautés, de la transparence sur les coûts de prestations et les alternatives de traitement ;
    • une amélioration de l’information managériale et de gestion du système de santé, notamment pour une plus grande maîtrise de l’évolution des dépenses au sein du secteur.

    ~ 18 millions d’euros pour 3 programmes et 12 projets prioritaires

    Ces sept objectifs ont été déclinés dans un plan d’action déployé sur 5 ans, axé sur 10 composantes réparties en 3 programmes et dont le coût est estimé à environ 21 millions de dollars américains (environ 18 M €).

    Les 3 programmes

    Le 1er programme est lié aux infrastructures TIC, avec comme composante essentielle la mise en place d’un Réseau national numérique de santé (RNNS).

    Le 2ème programme est relatif aux applications et services. Parmi ses 5 composantes figurent : le déploiement d’une plateforme d’information et de communication harmonisée, de systèmes d’information hospitaliers et sanitaires ainsi que de la télémédecine par un renforcement du projet actuel.

    Le 3ème programme concerne la création d’un environnement propice au développement de la santé numérique. Ses 4 composantes sont la mise en place de dispositions légales et administratives liées à la problématique de la sécurité des données, de normes techniques et d’interopérabilité, un renforcement des capacités et la promotion de la e-santé.

    Ces programmes et composantes sont eux-même déclinés en 26 projets dont 12 sont considérés comme prioritaires.

    12 projets prioritaires

    Ces projets concernent notamment la connexion des structures sanitaires entre elles, la facilitation de la communication entre ministère de la Santé et structures sanitaires, la promotion de l’accès aux soins obstétricaux et néonataux d’urgence par la téléphonie mobile, la mise à jour et l’adaptation des textes juridiques et réglementaires encadrant l’exercice de la e-santé, le renforcement des capacités des professionnels de la santé par l’e-formation.

    Organiser la gouvernance de la stratégie pour en assurer la mise en œuvre

    La Stratégie nationale en santé numérique du Bénin a prévu un cadre de gouvernance placé sous la double tutelle du ministère de l’Économie numérique et de la Communication, et du ministère de la Santé. 

  • Italie : Europ Assistance lance MyClinic, plateforme de télémédecine basée sur l’IA BewellCheck-up

    Visiomed Group, entreprise française spécialisée dans l’électronique médicale, a annoncé le 17 juillet 2018 le lancement en Italie de MyClinic, la nouvelle offre de consultation médicale virtuelle d’Europ Assistance.

    Basée sur l’intelligence artificielle (IA) de BewellCheck-up (Visiomed), MyClinic est une plateforme web de santé digitale spécialement conçue pour les clients particuliers d’Europ Assistance en Italie et disponible sous forme d’abonnement (MyClinic Classic : 5,50 €/mois ; MyClinic Illimité : 9,90 €/mois).

    L’offre proposée par MyClinic :
    • consultations gratuites avec des médecins généralistes et spécialistes ;
    • accès illimité à BewellCheck-up (système d’analyse des symptômes) ;
    • accès à des tarifs préférentiels pour des consultations et des examens médicaux ;
    • stockage des données de santé actuelles et passées (antécédents médicaux) sur un seul dossier numérique, disponible sur la plateforme.

    Visiomed avait annoncé en octobre 2017 un accord avec Europ Assistance en Italie, qui avait choisi d’exploiter l’expertise technologique du groupe pour mettre en œuvre son nouveau service digital.

    Europ Assistance propose 2 types d’abonnement en Italie

    1. MyClinic Classic : 5,50 €  par mois

    Comprend :

    • 1 profil ;
    • 3 consultations avec un médecin généraliste ;
    • 3 consultations avec un spécialiste ;
    • l’accès illimité à BewellCheck-up ;
    • un carnet de santé numérique ;
    • l’accès à des tarifs préférentiels pour des consultations et examens médicaux.

    2. MyClinic Illimité : 9,90 € par mois

    Comprend :

    • jusqu’à 6 profils ;
    • 100 consultations avec un médecin généraliste ;
    • 100 consultations avec un spécialiste ;
    • l’accès illimité à BewellCheck-up ;
    • un carnet de santé numérique ;
    • l’accès à des tarifs préférentiels pour des consultations et examens médicaux.

    Europ Assistance domine actuellement le marché italien de l’assurance avec plus de 650 000 personnes protégées et plus de 21 millions de personnes assistées depuis 1968, année de création de la filiale italienne du groupe français.

    La succursale italienne propose également ce nouveau service de e-santé à d’autres secteurs d’activité.

    BewellCheck-up : une IA pour analyser rapidement les symptômes

    En 2014, Visiomed Group – basé à Paris et à Boston – est devenu le premier laboratoire d’électronique médicale à intégrer le marché de l’IoT en lançant une série unique d’objets de santé connectés sous la marque BewellConnect®.

    Un système reposant sur 1 100 diagnostics

    BewellCheck-up est un système d’intelligence artificielle et de médecine algorithmique qui repose sur 350 diagnostics de médecine d’urgence et 750 diagnostics de médecine générale. Il a été développé avec une équipe de médecins urgentistes spécialisés dans l’aide à la décision médicale depuis plus de trente ans.

    L’intelligence artificielle de BewellCheck-up permet aux clients d’Europe Assistance d’obtenir des réponses rapides sur leur état de santé. Par le biais d’un questionnaire médical personnalisé en ligne accessible via smartphone, tablette ou ordinateur, ils peuvent faire analyser leurs symptômes (symptom checker Check-up) en cas de besoin. Le système mesure le degré de gravité de la situation et propose une orientation diagnostique, grâce à laquelle l’utilisateur saura s’il a besoin de consulter un médecin en urgence ou non.

  • Les nanotechnologies et l’impression 3D en santé parmi le top 10 des technos à suivre en Thaïlande

    Selon l’Agence gouvernementale thaïlandaise de développement des sciences et de la technologie (NSTDA), les technologies médicales, en particulier les nanotechnologies ainsi que l’impression 3D en métal à destination de l’industrie des soins font partie du top 10 des technologies à surveiller cette année en Thaïlande, a révélé le Bangkok Post dans une annonce publiée le 10 juillet 2018.

    Narong Sirilertworakul, président de la NSTDA, a déclaré que le secteur de la R&D avait le potentiel d’impacter positivement le développement social et économique du pays.

    3 technologies health tech prometteuses selon la NSTDA

    « La technologie de la santé est l’un des secteurs les plus avancés cette année », a déclaré Narong Sirilertworakul.

    7 des 10 tendances technologiques de 2018 ont été repérées dans le domaine de la santé, dont 3 plus précisément centrées sur la health tech :

    • des aiguilles nanométriques intelligentes dotées de capteurs pour obtenir des informations précises sur l’organisme du patient, tels que les niveaux de sucre dans le sang chez les personnes souffrant de diabète, permettant ainsi un suivi plus personnalisé ;
    • une technologie conçue à partir de nano-valves, un nouveau type de valves nanoscopiques, pour faciliter l’administration de médicaments par perfusion ;
    • l’impression 3D en métal pour les secteurs des soins, de l’aérospatiale et de l’automobile.

    Autres innovations en santé repérées :

    • The Wolbachia (anti-moustique).
      La solution est élaborée à partir de la bactérie appelée « Wolbachia » dans l’optique d’éliminer les moustiques, contribuant à réduire les maladies transmises de l’insecte à l’Homme telles que le paludisme.
    • Des vaccins comestibles.
      Il s’agit de vaccins administrables par voie orale fabriqués à partir de plantes transgéniques, conçus pour des produits pharmaceutiques qui utilisent l’Agrobacterium (genre de bactéries communes du sol étant pour la plupart des pathogènes des végétaux). Le procédé se veut plus rentable que le processus classique de vaccination et aussi plus pratique car il évite ainsi aux parents d’emmener leurs enfants à l’hôpital pour réaliser une injection.
    • Un dispositif qui se sert de lignées cellulaires (cellules « immortelles », c’est-à-dire qui peuvent être maintenues indéfiniment en culture) afin de mettre au point des tests de dépistage des drogues sans passer par une exploitation animale. Cette innovation favorise le développement d’une médecine plus personnalisée.
    • Une thérapie personnalisée qui utilise deux techniques : la création et la reprogrammation de cellules souches, combinées avec la conception génétique, pour l’établissement de traitements personnalisés.

    Les autres technologies à suivre, en dehors du champ médical :

    • La « cyber technologie et la technologie physique » : l’Internet des objets (IoT), les systèmes de communications et le cloud afin d’améliorer les systèmes de gestion de la ville ;
    • Les chatbots pour les smart-homes (maisons connectées), utilisés avec des enceintes intelligentes ou des assistants numériques et des robots de service, dont les chatbots de support client ;
    • La science des matériaux et les absorbeurs de son personnalisés.
  • À Singapour, Fullerton Health s’unit à Microsoft pour booster sa transformation digitale

    Microsoft Asia Pacific a annoncé le 2 juillet 2018 la signature d’un mémorandum d’entente (MoU) avec Fullerton Healthcare (Singapour), l’une des principales plateformes de santé de l’Asie-Pacifique, afin de numériser les activités commerciales de l’entreprise singapourienne.

    L’objectif premier de ce partenariat est de transférer les applications métier existantes de Fullerton Health vers la plateforme cloud Microsoft Azure dans l’optique d’être intégralement sur le cloud d’ici octobre 2018 à Singapour et sur d’autres marchés avant l’été 2020.

    Cette opération est une première pour une organisation de soins singapourienne. Elle servira de base à l’entreprise pour déployer des technologies de pointe, telles que l’analytique avancée, l’apprentissage automatique (machine learning) et l’intelligence artificielle (IA) afin d’améliorer ses activités et davantage impliquer médecins, patients et clients dans le processus de soins, le tout en s’engageant à sécuriser aux mieux les informations privées des utilisateurs, conformément aux lois relatives à la protection des données en vigueur.

    Repenser l’organisation des entreprises de soins via le numérique

    « Diverses tendances comme les changements démographiques, l’omniprésence des appareils connectés, l’augmentation des maladies chroniques et la demande de meilleurs soins exigent que les entreprises de soins innovent et repensent la façon dont elles soignent les patients, a déclaré le Dr Samuel Chong, directeur de la technologie de Fullerton Health (communiqué).

    Avec la montée en puissance des technologies émergentes telles que le cloud, le big data, la blockchain et l’IA, nous voyons un énorme potentiel dans l’exploitation de la technologie d’une manière qui était auparavant plus difficile [à envisager]. Notre partenariat avec Microsoft nous permettra de numériser nos opérations et de fournir des soins de meilleure qualité de façon abordable, accessible et durable. »

    Dans une étude publiée en avril 2018 par Microsoft en partenariat avec IDC Asia/Pacific (lien ci-contre) et menée auprès de 159 chefs d’entreprise du secteur de la santé basés en Asie-Pacifique, plus de 50 % des sondés ont identifié l’amélioration des opérations informatiques et de données comme une priorité commerciale clé pour l’année, suivie par l’amélioration des soins, du soutien aux patients, de leur admission et de la gestion de leurs dossiers.

    Les 3 axes du partenariat entre Microsoft et Fullerton Health

    Dans le cadre de ce partenariat, Microsoft et Fullerton Health collaboreront dans trois domaines :

    La refonte du système informatique

    Objectif : transférer les applications métier de Fullerton Health vers les services cloud Microsoft Azure et transformer ses applications pour la plateforme cloud, notamment les systèmes de soins primaires, de gestions des réclamations et de relation client du groupe.

    Évolutive, la plateforme permettra à l’entreprise d’étendre facilement ses opérations en cas de besoin.

    La gestion des données hébergées sur le cloud

    Une fois le passage sur le cloud accompli, Microsoft introduira des solutions avancées d’analyse et d’intelligence artificielle pour les différentes applications et les ensembles de données existants de Fullerton Health afin de lui permettre de gagner en efficacité et, par conséquent, de créer une plus grand valeur commerciale.

    Ainsi, la société singapourienne pourra :

    • formuler des recommandations de traitements plus pertinentes car établies grâce à l’analyse des données relatives à l’ensemble des demandes traitées par le passé ;
    • statuer plus rapidement et plus précisément les demandes des utilisateurs, avec la possibilité de repérer les erreurs de manière plus efficace.

    La stimulation de l’innovation

    Par ailleurs, les deux entreprises développeront, testeront et déploieront conjointement de nouvelles applications afin d’introduire et de mettre à l’échelle rapidement des solutions innovantes au sein de l’industrie.

    La sécurité des données au cœur des préoccupations de Fullerton Health

    Selon l’enquête réalisée en avril par Microsoft et IDC Asia/Pacific, la sécurité de l’information et la confidentialité des données constituent la principale préoccupation des entreprises du secteur de la santé interrogées.

    « Nous ne prenons pas les données de nos clients à la légère, a déclaré Kevin Wo, directeur général de Microsoft Singapour (communiqué). Nous nous assurons [qu’elles] soient gérées de manière sécurisée et en conformité avec les lois et règlements locaux [mais aussi] internationaux, pour que [la] vie privée [de nos clients] soit protégée. »

    Microsoft propose des solutions conformes à la règlementation locale et internationale

    Le Dr Samuel Chong (Fullerton Health) indique de son côté que :

    • la plateforme cloud de Microsoft respecte les lois, les réglementations et les principales normes internationales en vigueur, dont la certification de niveau 3 relative aux normes multi-niveaux de sécurité sur le cloud appliquées à Singapour (MTCS SS) ;
    • les solutions proposées par Microsoft sont conformes aussi bien aux clauses de confidentialité mises en place dans l’Union européenne et aux États-Unis (EU-U.S. Privacy Shield) qu’à celles particulières à l’UE (EU Model Clauses). Le groupe s’engage par ailleurs à être en conformité avec le règlement européen sur la protection des données personnelles (RGPD), applicable depuis mai 2018 dans tous les pays membres de l’Union Européenne.
  • MTCS SS

    Multi-Tier Cloud Security Singapore Standardsnull