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  • Recherche en IA : la France s’équipe d’un supercalculateur, avec une application possible en santé

    Dans le cadre de la stratégie nationale de recherche en intelligence artificielle (IA), présentée fin novembre 2018 à Toulouse par la ministre Frédérique Vidal (Recherche et Innovation) et le secrétaire d’État chargé du Numérique Mounir Mahjoubi, le gouvernement a signé le 8 janvier 2019 le marché d’acquisition de l’un des supercalculateurs les plus puissants d’Europe lors d’une cérémonie organisée en présence de Frédérique Vidal, a indiqué le ministère de lʼEnseignement supérieur, de la Recherche et de lʼInnovation dans un communiqué. Le dispositif vise à être exploité dans divers domaines, dont ceux de la santé et de la biologie.

    Le montant de l’investissement n’a pas été communiqué.

    Installé « début 2019 » au centre de calcul Idris du CNRS, sur le plateau de Saclay  dans l’Essonne, le supercalculateur a été élaboré par Hewlett Packard Enterprise et est financé par Genci, une société civile française en charge de l’équipement national en calcul intensif.
    Doté d’une puissance de calcul supérieure à 14 pétaflops par seconde (14 millions de milliards d’opérations par seconde) et d’un millier de processeurs spécialisés (GPU), il permettra d’étendre « les modes d’utilisation classiques du calcul à haute performance à de nouveaux usages pour l’intelligence artificielle », indique le ministère.

    L’un des six axes de la stratégie française de recherche en IA, qui sera financée par l’État à hauteur de 665 millions d’euros d’ici 2022, est de renforcer les moyens de calcul dédiés à l’intelligence artificielle : plus de 170 millions d’euros seront consacrés à ce projet. L’objectif de ce plan national est de faire du pays le leader européen de la recherche en IA.
    Le ministère précise, par ailleurs, que la France envisage de se porter candidate à l’horizon 2022 à l’hébergement d’un des machines européennes de calcul dite « exascale » (1 milliard de milliard d’opérations par seconde), dans le cadre de la stratégie d’infrastructures de calcul intensif.

    Renforcer les moyens de calcul : l’un des 6 axes de la stratégie de recherche en IA

    Éléments clés :

    • installation de l’un des plus puissants supercalculateurs en Europe début 2019 ;
    • plus de 170 millions d’euros seront consacrés d’ici 2022 pour les moyens de calcul dédiés à l’intelligence artificielle, une somme versée par le gouvernement, conjointement avec la Commission européenne ;
    • l’accès au calcul sera facilité pour l’ensemble de la communauté de recherche : une procédure d’accès aux moyens de calcul définie par Genci sur recommandation de l’alliance des sciences et technologies du numérique Allistene sera mise en place au cours de l’année et permettra de disposer de ressources de calcul à la volée.

    « Un élément important de la stratégie d’infrastructures de calcul intensif »

    « Plus généralement, [l]acquisition [de ce supercalculateur] est un élément important de la stratégie nationale d’infrastructures de calcul intensif », note le ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

    Elle va permettre de doubler « les moyens de calcul disponibles pour la simulation numérique qui, au-delà de l’intelligence artificielle, présente une importance majeure pour la plupart des champs scientifiques » et pour des domaines variés allant de la biologie et la santé à la sécurité et la défense, en passant par l’aéronautique, l’automobile, les matériaux, l’énergie, la simulation du climat et la prévision météorologique.

    La France, candidate à l’hébergement d’un supercalculateur européen dit « exascale »

    La stratégie d’infrastructures de calcul intensif s’inscrit dans le cadre de la stratégie européenne sur le sujet. La France prévoit dans ce contexte de se porter candidate à l’horizon 2022 à l’hébergement d’une des machines européennes de calcul dite « exascale », soit capable d’effectuer 1 milliard de milliard d’opérations par seconde, indique le ministère.

    Le dispositif sera cofinancée par la Commission européenne à travers l’entreprise commune EuroHPC, qui rassemble la Commission et 25 pays. L’investissement représentera plus de 320 millions d’euros, dont la moitié contribuera à l’intelligence artificielle.

  • Étude : l’IA détecte la rétinopathie diabétique avant les premiers symptômes

    Une équipe de chercheurs australo-brésiliens, dirigée par le Royal Melbourne Institute of Technology (RMIT), a mis au point un algorithme de traitement d’images capable de détecter automatiquement l’un des principaux signes de la rétinopathie diabétique avec un taux de précision de 98 %. Les résultats de son étude*, publiés dans l’édition de janvier 2019 de la revue Computers in Biology and Medicine, montrent que ce dépistage précoce pourrait éviter à des millions de personnes de perdre la vue.

    Les réseaux de neurones pour une détection automatisée

    La rétinopathie diabétique est la principale cause de perte de vision chez les adultes. En outre, le nombre de malades ne cesse d’augmenter : 191 millions de personnes devraient être touchées d’ici 2030. La principale difficulté avec cette pathologie est liée au fait qu’elle se développe à bas bruit, sans symptôme dans la phase précoce. Le diagnostic de la rétinopathie diabétique est ainsi très souvent posé lorsque les personnes commencent à perdre la vue.

    Un diagnostic et un traitement précoces pourraient avoir un impact considérable sur la part de vision conservée par le patient. Cependant, seulement la moitié des personnes atteintes de diabète subissent des examens de la vue réguliers et un tiers n’a jamais été contrôlé. De plus, les méthodes de référence en matière de diagnostic de la rétinopathie diabétique sont invasives, souvent coûteuses et indisponibles dans les régions éloignées ou en développement.

    En alternative à l’angiographie et à la tomographie par cohérence optique, il est possible d’utiliser une méthode moins coûteuse qui consiste à analyser des images de la rétine pouvant être prises avec un rétinographe mais le processus est manuel, prend beaucoup de temps et est moins fiable.

    Repérer le liquide sur la rétine

    Face à un tel constat, l’intelligence artificielle (IA) semble un recours possible. Une équipe de chercheurs australo-brésiliens dirigée par l’Université RMIT a mis au point un algorithme de traitement d’image capable de détecter automatiquement l’un des principaux signes de la maladie : la présence de fluide provenant de vaisseaux sanguins endommagés ou d’exsudats à l’intérieur de la rétine. Le suintement d’un exsudat au niveau de la rétine est en effet un signe précoce de la rétinopathie diabétique.

    Les réseaux de neurones convolutifs (CNN) ont été utilisés pour la détection automatique de l’exsudat mais avec des performances médiocres.

    L’équipe internationale a donc testé différentes techniques d’apprentissage en profondeur afin de maximiser la sensibilité et la spécificité. Les expériences ont été menées sur deux bases de données d’images de fond d’œil, accessibles au public.

    Les résultats de leurs travaux ont été publiés dans l’édition de janvier de la revue Computers in Biology and Medicine.

    Résultats : précis à 98 %

    • Le réseau de neurones convolutifs ResNet-50 a été le plus performant.
    • L’outil a détecté le liquide sur la rétine avec une précision de 98 % et une sensibilité de 99 %.
    • Le système d’intelligence artificielle a également obtenu de meilleurs résultats comparés à ceux des méthodes traditionnelles rapportées dans la littérature.

    Une IA peu gourmande en données 

    « Notre approche basée sur l’IA fournit des résultats aussi précis que les analyses cliniques mais repose sur des images rétiniennes pouvant être générées avec un équipement d’optométrie ordinaire, ont souligné les auteurs de l’étude. De plus, l’utilisation de Resnet-50 présente l’avantage de ne pas nécessiter un jeu de données d’entraînement volumineux.

    Le fait de détecter cette maladie incurable plus rapidement et à moindre coût pourrait changer la vie de millions de personnes non diagnostiquées et qui risquent de perdre la vue. Ils espèrent donc que leur méthode sera utilisée pour le dépistage à grande échelle des populations à risque. « Pour chaque personne en Australie qui sait qu’elle est atteinte de diabète, une autre personne vit avec le diabète mais ne fait pas l’objet d’un diagnostic. Dans les pays en développement, le ratio est de un pour quatre non diagnostiqués. »

    Les chercheurs ont entamé des discussions avec des fabricants d’appareils photo Fundus au sujet de collaborations éventuelles visant à faire progresser la technologie.

  • OMS : symposium sur l’avenir des systèmes de santé numériques en Europe, les 6-8/02/19 au Danemark

    Le Bureau régional de l’Organisation mondiale de la santé (OMS) pour l’Europe organise un symposium sur l’avenir des systèmes de santé numériques dans la région européenne (WHO Symposium on the Future of Digital Health Systems in the European Region) du 6 au 8 février 2019 à Copenhague, au Danemark, conjointement avec le Norwegian Centre for eHealth Research.

    Le colloque a pour but d’engager un dialogue entre les États membres de la Région européenne de l’OMS, les partenaires et les leaders d’opinion, en vue de définir les priorités d’action en matière de santé publique pour accélérer l’adoption de la santé numérique au sein des pays membres. Il recueillera également des contributions supplémentaires pour l’élaboration d’une vision européenne et d’une feuille de route pour la numérisation des systèmes de santé nationaux.

    L’événement se tiendra en anglais et en russe, avec plusieurs sessions parallèles présentées dans l’une de ces langues ou les deux.

    Les inscriptions, obligatoires, doivent être réalisées en ligne via le site Web.cvent.com.

    Intervenants

    • Zsuzsanna Jakab (OMS), directrice régionale, Bureau régional de l’OMS pour l’Europe ;
    • Ran Balicer (Israël), directeur de la planification des politiques de santé et directeur-fondateur de Clalit Health Services, Clalit Research Institute ;
    • Harold « Hal » Wolf III (États-Unis), président et P.-D.G., Healthcare Information and Management Systems Society (HIMSS) ;
    • Stein Olav Skrøvseth (Norvège), directeur de centre, Norwegian Centre for E-health Research ;
    • Hans Kluge (OMS), directeur de la division des systèmes de santé et de la santé publique, Bureau régional de l’OMS pour l’Europe ;
    • Hon. Chris Fearne (Malte), vice-Premier ministre et ministre de la Santé, Malte ;
    • Nick Guldemond (Pays-Bas), professeur associé de technologie et de soins intégrés, Erasmus School of Health Policy and Management, Erasmus University ;
    • Indra Joshi (Angleterre), chef de clinique, portefeuille « Autonomisation de la personne » (England’s Empower the Person Portfolio) du National Health Service (NHS) England ;
    • Clemens Martin Auer (Autriche), envoyé spécial autrichien pour la santé auprès du ministère fédéral du Travail, des Affaires sociales, de la Santé et de la Protection des consommateurs ;
    • Ilona Kickbusch (Suisse), directrice du Global Health Centre, Institut de hautes études internationales et du développement (Graduate Institute of International and Development Studies).

    Le programme détaillé de l’événement est disponible en lien ci-contre.

  • L’assurtech Qape réalise une 1ère levée de fonds de 2 M€ et étoffe son offre de services e-santé

    La start-up française d’assurtech Qape, créateur et distributeur de la mutuelle santé Kovers, vient de recueillir 2 millions d’euros auprès de plusieurs investisseurs. Cette première levée de fonds va lui permettre d’accélérer sa croissance en augmentant ses investissements en recherche et développement et en concluant de nouveaux partenariats, l’idée étant avant tout de se focaliser sur la mutuelle Kovers avec :
    • l’acquisition de nouveaux assurés ;
    • le renforcement des technologies d’intelligence artificielle (IA) et de big data ;
    • le déploiement d’une plateforme d’intégration de services e-santé à destination des assurés.

    La société, qui place l’utilisation du numérique au centre de se stratégie, entend poursuivre son développement commercial auprès de grandes marques de l’assurance au cours des prochains mois et promouvoir ses solutions à un maximum d’assurés hors Kovers, indique Julien Mouchet, fondateur et associé dirigeant de la start-up avec Kim Vu Dinh, dans un communiqué publié le 16 janvier 2019.

    Fondé en 2016, Qape cherche à « répondre à la crise de confiance entre assurés et assureurs, en donnant à l’assuré non seulement plus de lisibilité sur les garanties et le coût de la santé, mais aussi un meilleur accès aux soins, notamment avec la e-santé dès le premier niveau d’adhésion« , explique la société.

    IA, big data et e-santé au centre de la stratégie de développement de Qape

    L’optimisation des coûts d’acquisition et de gestion des contrats réalisée par la mutuelle Kovers permet d’augmenter la part réelle des cotisations consacrées aux remboursements et aux services, qui est actuellement de 87 %, note Qape dans son communiqué.

    Plus de 5 millions d’euros de primes d’assurance vendus en moins de 2 ans

    « À ce jour, par rapport à plus de 1 000 offres comparées sur le marché, les assurés Kovers bénéficient en moyenne de – 21 % d’économie sur les cotisations et de + 50 % sur les remboursements de dépenses de santé ; cela peut représenter 1 000 euros d’économie sur un budget santé annuel, explique la start-up. Cette approche innovante a permis à Qape de vendre plus de 5 [millions d’euros] de primes d’assurance en moins de 2 ans. »

    Lancement d’une plateforme d’intégration de services e-santé proposés par des tiers

    Afin de poursuivre cette démarche, Qape veut faire évoluer le service de comparatif d’assurance, « une aide à l’achat pour les assurés Kovers », notamment en renforçant les technologies d’intelligence artificielle (IA) et de big data de Kovers mais aussi en développant des services numériques de simulation de dépenses et profiling de risque santé pour que les assurés puissent mieux gérer leur budget santé et leur choix d’assurance santé.

    La société indique que son offre de santé numérique à destination des assurés va évoluer par la mise en place d’une plateforme d’intégration de services e-santé proposés par des tiers.

  • CNN

    Convolutional Neural Networknull

  • Colloque de la Société médecine et psychanalyse : « Et la santé ? Quoi de neuf ? »,

    La Société médecine et psychanalyse (SMP) organise un colloque axé sur la thématique « Et la santé ? Quoi de neuf en matière de thérapeutique ? », les 22 et 23 mars 2019 à l’École des Mines de Paris (Mines ParisTech).

    En collaboration avec l’École des Mines de Paris, ce 17ième colloque de la SMP vise à introduire débats, formations et échanges transdisciplinaires sur le devenir des malades et sur les soins, le système de santé faisant l’objet de nombreuses mutations.

    Les inscriptions sont à réaliser auprès de Danièle Brun, présidente de la SMP et professeur émérite de l’université Paris Diderot :
    • 66, boulevard Saint-Michel, 75006 Paris
    • daniele.brun@medpsycha.org

    Tarifs et inscriptions sur le site Medpsycha.org.

    Programme

    Vendredi 22 mars 2019 – soirée

    • 18:00 : Accueil
    • 18:15 : Ouverture : « Quelles évolutions ? Pour quels enjeux ? », Danièle Brun et Jean-Claude Sardas
    • 19:00: François Sigaux
      • Discussion : Marie-José Del Volgo – Présidence : Vincent Berger
    • 20:00 : Place aux questions
    • 20:15 : Roland Gori
      • Discussion : Stéphane Habib – Présidence : Bruno Chaudret
    • 21:00 : Place aux questions

    Samedi 23 mars 2019 – matinée

    • 08:30 : Accueil
    • 09:00 : Jean-Claude Ameisen (sous réserve)
      • Discussion : Caroline Eliacheff -Présidence : Nathan Wrobel
    • 10:00 : Jean-Gabriel Ganascia
      • Discussion : Jean-Paul Laumond – Présidence : Alain Vanier
    • 11:00 : Pause
    • 11:30 : Claire Ewenczyck
      • Discussion : Catherine Caleca -Présidence : Franck Dugravier
    • 12:30 – 13:00 : Place aux question

    Samedi 23 mars 2019 – après-midi

    • 14:30 – 15:30 : Chloé Bertolus et Philippe Lançon
    • Présidence : Sophie Marinopoulos
    • 15:30 – 17:15 : Projection du film de Nicolas Philibert : De chaque instant
    • 17h15 – 17:45 : Discussion : Hélène Fresnel et Nicolas Philibert
    • Présidence : Marie-Armelle Roquand
    • 17:45 – 18:00 : Conclusions : Danièle Brun, Roland Gori et Jean-Claude Sardas

    Comité d’organisation

    • Danièle Brun ;
    • Franck Dugravier ;
    • Roland Gori ;
    • Michèle Lévy-Soussan ;
    • Jean-Claude Sardas ;
    • Geneviève Wrobel.
  • Le CNNum ouvre un débat national sur les nouvelles régulations du numérique

    Une consultation publique sur l’évolution des régulations relatives au numérique, un sujet qui touche de près le secteur de la santé, va être animée avec l’ensemble des acteurs concernés par le Conseil national du numérique (CNNum), missionné par Mounir Mahjoubi, secrétaire d’État chargé du numérique, qui a publié le 14 janvier 2019 la synthèse des réflexions prospectives menées au sein des administrations sur le sujet depuis l’été 2018.

    Intitulée « États généraux des nouvelles régulations du numérique », cette démarche prospective est pilotée par le secrétaire d’État et a été engagée sous l’égide du Premier ministre Édouard Philippe.

    Une première restitution publique des travaux est prévue pour le mois de février. L’objectif de ce débat public est d’apporter des éléments de réflexion aux autorités françaises sur les différents sujets identifiés mais aussi d’affiner les propositions de la France émises à la prochaine mandature européenne.
    « L’objectif affirmé par le président de la République est de bâtir un projet européen de régulation intelligente du numérique« , commente Mounir Mahjoubi (communiqué).

    Une consultation en ligne et hors ligne

    Des pistes de propositions comme point de départ de la réflexion

    La première étape de ces états généraux a pris la forme d’une réflexion administrative sur les sujets suivants : régulation économique, régulation sociétale, régulation sociale et nouvelles modalités de régulation. En ont découlé des pistes de propositions, « qui serviront de point de départ à une réflexion approfondie dans les prochaines semaines, co-construite avec les citoyens ainsi que les acteurs économiques, syndicaux, associatifs et académique », indique le cabinet de Mounir Mahjoubi et le Conseil national du numérique (CNNum) dans un communiqué.

    Le CNNUm va organiser des événements participatifs thématiques et proposer une « boîte à outils » pour des ateliers-relais

    Le CNNum est en charge de la deuxième étape, soit de la mise en place d’une consultation en ligne et hors ligne via, entre autres, des événements participatifs thématiques et la mise à disposition d’une « boîte à outils » pour faciliter l’organisation d’ateliers-relais. Salwa Toko, présidente du Conseil national du numérique, explique que l’objectif est de veiller à « recueillir les avis du plus grand nombre des parties prenantes afin de faire vivre le débat sur les enjeux suivants :

    • se protéger des contenus illicites tout en préservant la liberté d’expression ;
    • questionner les limites des règles de concurrence traditionnelles face aux grandes entreprises numériques ;
    • faire évoluer les instances publiques de régulation à tous ces enjeux ;
    • adapter notre modèle social aux travailleurs des plateformes ;
    • inciter au partage des données qui présentent un intérêt collectif ;
    • et enfin se prémunir de la surexposition des plus jeunes aux écrans. »
  • Le service de téléconsultation de Doctolib officiellement ouvert pour 79 € TTC/mois par médecin

    Annoncé en septembre 2018, le lancement de l’outil de téléconsultation de Doctolib a été officialisé le 14 janvier 2019. Le service sera facturé 79 euros TTC par mois à chaque médecin utilisateur, en complément de l’abonnement à l’agenda numérique. Environ 500 praticiens, partenaires de la plateforme web, ont participé à la construction du dispositif en ligne au cours des six derniers mois dans l’optique de répondre aux attentes des professionnels de santé, dont certains ont récemment pointé du doigt les méthodes de référencement des médecins présentés sur le site de prise de rendez-vous Doctolib.

    Fonctionnalités du nouveau service :
    • un agenda numérique permet aux médecins de planifier leurs consultations vidéo ;
    • l’application mobile propose aux patients de prendre rendez-vous pour une téléconsultation ;
    • le paiement est effectué directement en ligne ;
    • les patients peuvent recevoir une ordonnance après la consultation sur leur compte sécurisé.

    La télémédecine est entrée dans le droit commun en septembre 2018. Le gouvernement français attend 500 000 actes de téléconsultation en 2019, 1 million en 2020 et 1,3 million en 2021.

    Doctolib pointé du doigt par un syndicat

    Leader sur le marché de la prise de rendez-vous médicaux en ligne, Doctolib fait l’objet de certaines critiques dans l’industrie. L’Union française pour une médecine libre-Syndicat a lancé en octobre 2018 l’action « Doctolibgate »,  épinglant certaines des pratiques de la plateforme.

    Les reproches faits à la start-up portent sur :

    • l’utilisation des données personnelles des médecins faisant partie de l’annuaire établi par l’Ordre national des médecins ;
    • le mélange des genres avec le référencement des professions non réglementées aux côté des praticiens reconnus médicalement et scientifiquement.

    Doctolib supprime le référencement des professions non réglementées et des médecins n’ayant pas donné leur accord

    La société avait réagi à ces accusations et assuré avoir entrepris des mesures correctives en supprimant le référencement des professions non réglementées et celui des professionnels n’ayant pas donné leur accord pour figurer sur la plateforme, en précisant cependant qu’aucune violation du RGPD n’avait été commise. 

  • AI4EU : la santé au cœur des expérimentations pilotes, une plateforme à la demande sur l’IA annoncée

    L’Union européenne (UE) envisage de mettre en place une plateforme à la demande sur l’intelligence artificielle (IA) dans le cadre du projet Artificial Intelligence for the European Union (AI4EU), une initiative de l’UE visant à s’imposer sur le marché de l’IA face aux États-Unis, à la Chine, à la Russie, au Japon et aux autres nations figurant en premier plan sur ce secteur.

    La santé fait partie des thématiques centrales des huit expérimentations pilotes annoncées à travers AI4EU.

    Le déploiement de la plateforme à la demande, pilotée par l’entreprise française Thales, démarrera en janvier 2019, avec une ligne de crédit de 20 millions d’euros sur trois ans. L’ensemble de la communauté européenne est mobilisé.

    Le but de ce dispositif est d’offrir des services et un accompagnement aux utilisateurs potentiels mais aussi de les aider à tester et à intégrer des solutions en IA dans leurs produits et services. L’idée est également de mettre en avant les avantages que peut apporter le projet AI4EU en encourageant la découverte scientifique et l’innovation technologique en intelligence artificielle.

    Un observatoire éthique sera fondé pour cadrer les recherches au profit de l’humanité, indique Bruxelles. Un groupe d’experts sollicité par l’Union travaille actuellement à sa mise en place.

    De manière générale, la Commission européenne prévoit d’investir 1,5 milliard d’euros d’ici 2020 dans le domaine de l’IA, puis 2,5 milliards d’euros d’ici 2027.

    AI4EU sollicite à la fois le secteur public et le secteur privé

    Partenaires du projet

    • 79 membres, dont 60 instituts de recherche ;
    • 21 pays partenaires, dont des pays de l’Union européenne, France incluse, et des pays européens ne faisait pas partie de l’Union (Suisse et Norvège) ;
    • Allianz, France Digitale, Atos, l’Inria, le CEA, Orange, Qwant, Siemens, SAP, l’université Grenoble Alpes ou encore Sorbonne Université font aussi partie des associés.

    Les grandes entreprises, les instituts de recherche et les universités représentent la part la plus importante des membres mais les petites et moyennes entreprises, les centres de calcul informatique et d’autres tiers participent également au programme.

    La santé parmi les sujets centraux des 8 expérimentations pilotes annoncées

    Les 8 expérimentations pilotes concernent :

    • la santé ;
    • la citoyenneté ;
    • la robotique ;
    • l’industrie ;
    • les médias ;
    • l’agriculture ;
    • les objets connectés ;
    • la cybersécurité.
  • Hellocare lance son cabinet de téléconsultation Hellocare connect

    Après avoir mis en place une version d’essai au cours de l’été 2018, l’entreprise spécialisée dans la téléconsultation Hellocare a annoncé le 15 janvier 2019 le lancement officiel de son « cabinet virtuel médical », baptisé « Hellocare connect ».

    Concrètement, il s’agit d’une plateforme de téléconsultation qui met en relation les patients et les médecins, les premiers pouvant être remboursés de la même manière qu’avec une consultation classique, les actes de télémédecine étant entrés dans le droit commun en septembre 2018.
    Le logiciel permet aux patient :
    • d’avoir accès à leur espace santé (https://patient.hellocare.com) : un coffre-fort numérique va également être mis en place afin de centraliser l’ensemble des données de santé (carnet de santé, historique des documents échangés par le patient et les soignants, etc.) ;
    • de prendre rendez-vous avec leurs médecins traitants, généralistes ou spécialisés (dermatologues, gynécologues, ophtalmologues et pédiatres).

    L’outil est disponible en ligne depuis les navigateurs web. La société précise dans un communiqué que la version mobile sera « disponible ultérieurement » mais que le service « est tout de même accessible via un smartphone depuis le navigateur ».

    Elle indique par ailleurs que cette solution SaaS permettra « très prochainement » au patient de rechercher son médecin traitant ou un autre praticien par le biais d’un annuaire spécifique si ce dernier n’est pas inscrit sur la plateforme Hellocare et l’inviter à rejoindre le service.