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  • Effic’Asthme : un simulateur virtuel pour apprendre aux parents à gérer les crises d’asthme

    Des médecins-chercheurs de l’Hôpital Necker-Enfants malades et du laboratoire de simulation en santé Ilumens de l’université Paris Descartes ont conçu Effic’Asthme, une application mobile permettant aux parents d’enfants de moins de 6 ans souffrant d’asthme de s’entraîner pour maîtriser les bons gestes en cas de crise d’asthme à domicile. Ce simulateur virtuel fait l’objet de plusieurs projets de recherche.

    L’asthme touche 1 enfant sur 10 en France et les crises d’asthme sont responsables de 35 000 hospitalisations d’enfants par an au sein du pays. Il s’agit de la première maladie chronique de l’enfant. Les concepteurs de Effic’Asthme ont constaté que 80 % des parents d’enfants asthmatiques ne savaient pas prendre les bonnes initiatives face à une crise débutant à domicile. Le simulateur virtuel simule des crises pour qu’ils puissent s’entraîner de manière virtuelle à gérer la situation.

    « L’éducation thérapeutique des parents d’enfants avec asthme permet de réduire les recours aux soins mais ne touche actuellement que 2 patients sur 1000 », est-il indiqué sur la plateforme Educ’Asthma, qui vise à démocratiser l’éducation thérapeutique. Effic’Asthme est le premier module de cette plateforme.

    L’application est disponible gratuitement sur Apple Store. Une version pour les terminaux fonctionnant sur Android est prévue.

    Un projet mené par Ilumens, Necker, Dowino et une centaine de familles

    Effic’Asthme a été mis au point par une équipe d’Ilumens (université Paris Descartes) et une centaine de familles rassemblées par le Dr David Drummond, porteur principal du projet, chef de clinique assistant à l’hôpital Necker Enfant malade (Paris). Des pneumologues provenant de cet établissements ont par ailleurs fourni le contenu médical et scientifique.

    La solution a été développée par l’entreprise Dowino, retenue à l’issue d’un appel d’offres marché public.

    Un profil sur mesure

    • L’application permet de créer le profil d’un enfant asthmatique fictif ayant le même âge, le même poids et la même taille que l’enfant de l’utilisateur, qui indique aussi quel est le traitement de fond et le traitement d’urgence à sa disposition.
    • Ensuite, le simulateur propose plusieurs scénarios, comme celui d’une crise modérée : l’enfant siffle, tousse et respire vite.
    • Le parent doit reconnaître pour chaque scénario les symptômes de la crise, choisir une attitude à adopter et administrer les médicaments appropriés avec la bonne technique.
    • L’application lui propose plusieurs solutions, comme attraper le téléphone pour appeler les urgences pneumologiques, administrer le médicament de fond ou le médicament d’urgence, ou attendre.
    • En cas d’échec de le prise en charge, un module de correction dynamique prend le relais et guide l’utilisateur pas à pas.

    Un carnet de suivi pour adapter les conseils d’éducation thérapeutique

    Un carnet permet de suivre l’évolution de la pathologie. Par le biais d’un algorithme, le médecin traitant ou le pneumologue peut voir en un coup d’œil quels sont les gestes précis qui ont été effectués par le parent lors de la crise et pour lesquels des conseils d’éducation thérapeutique doivent être livrés.

    De nouveaux scénarios sont débloqués lorsque l’utilisateur progresse dans le programme.

    « Des erreurs dans 50 % des scénarios »

    « En faisant faire des tests à des familles très éduquées et très impliquées dans la prise en charge de l’asthme de leur enfant, on constate qu’ils font des erreurs dans 50 % des scénarios, commente le Dr David Drummond (source : Lequotidiendumedecin.fr). Il y a donc de la marge d’amélioration, alors que dans le même temps, seulement 2 familles de patients sur 1 000 en moyenne ont recours à l’éducation thérapeutique du patient via les écoles de l’asthme, notamment pour des questions de disponibilité et d’éloignement. »

    Une évaluation de l’intérêt de l’application en cours

    « On se pose la question de l’utilisation des scénarios pendant les études de médecine », indique le Dr David Drummond.

    Il ajoute être en train de préparer un travail d’évaluation de l’intérêt de Effic’Asthme en comparant le taux de recours aux services d’urgence de familles utilisant l’application et de familles à qui il a été interdit de le faire. « Le projet est prêt, il ne nous manque plus que le financement », précise-t-il.

  • Concilio lance une nouvelle levée de fonds et envisage d’investir le marché chinois

    Concilio, une plateforme d’accompagnement santé personnalisé, lance une nouvelle levée de fonds dans le cadre d’un tour de table de série A que l’entreprise envisage de clôturer en 2019.
    La société française a recueilli depuis sa fondation en 2015 5 millions d’euros, dont 3 millions d’euros levés en 2017.

    La nouvelle somme récoltée sera utilisée pour accélérer le développement international de la société en ouvrant des filiales dans différents pays, « là où l’on voit que le besoin est le plus fort et correspond à notre offre de service », indique le Dr Florian Reinaud, co-fondateur de Concilio avec l’entrepreneur Georges Aoun (source : Frenchweb). L’entreprise annonce prévoir entre autres d’investir dans les semaines à venir le marché asiatique, où elle accompagne notamment un « grand groupe de luxe », précise le Dr Florian Reinaud.

    La société souhaite également investir dans le développement d’outils techniques mais aussi de ses pôles marketing et commerciaux. Elle envisage de recruter une trentaine de personnes dans ces pôles et au sein des équipes médicales au cours de l’année 2019.

    Concilio a lancé les 4 services de santé suivant pour les entreprises, les salariés et leurs familles :

    • la recommandation pertinente de médecin, adaptés à la problématique de santé en question ;
    • la prise de rendez-vous ;
    • la téléconsultation avec des médecins généralistes ou spécialisés ;
    • le bilan de santé : « accès à une sélection de centres de soins à la pointe de la détection et des nouvelles technologies » (source : site officiel de Concilio).

    La société, composée de 15 collaborateurs, comptabilisé 75 entreprises clientes, dont Arkea Banking Services, filiale du Crédit mutuel Arkéa, Ilki, spécialiste du cloud, et La Mondiale Europartner, société luxembourgeoise d’AG2R La Mondiale. Elle couvre actuellement plus de 5 000 pathologies dans une soixantaine de pays par le biais d’un réseau de 20 000 médecins recommandés par leurs pairs.

  • Ping An Good Doctor améliore son supercalculateur pour accélérer le développement d’IA en santé

    Ping An Good Doctor, la principale plateforme de santé chinoise, a amélioré la capacité de son supercalculateur, a annoncé le groupe courant février 2019. Le système dispose d’un processeur parallèle capable de traiter d’énormes quantités de données en peu de temps, améliorant ainsi l’efficacité de sa R&D en intelligence artificielle (AI) et accélérant la vitesse des applications basées sur l’IA.
    À l’avenir, le groupe utilisera l’outil pour développer davantage d’applications de technologie médicale basées sur l’IA et maintenir ses capacités d’innovation.

    En utilisant une plateforme de calcul intensif, Ping An Good Doctor peut améliorer l’efficacité du traitement des images médicales et d’autres informations mais aussi vérifier et optimiser des modèles de plus en plus complexes afin de fournir un système d’apprentissage en profondeur (deep learning) ultra rapide.

    Un supercalculateur pour traiter de manière plus efficace les big data

    Ping An Good Doctor a accumulé une grande quantité de big data dans le secteur de la santé.

    Avec la croissance rapide du nombre d’utilisateurs de son service en ligne, les systèmes d’intelligence artificielle (IA) du groupe doivent effectuer un apprentissage approfondi (deep learning) dans le cadre du traitement de l’image, de la voix et du langage naturel, afin de fournir des services médicaux et de santé diversifiés.

    Ainsi, la puissance de calcul initiale avait du mal à répondre aux exigences en matière de traitement des données. L’amélioration de la performance du supercalculateur fournit un support technique de base à l’équipe de R&D en IA pour un développement rapide et un fonctionnement efficace.

    Étudier les informations pertinentes ne prend que quelques jours au lieu de plusieurs semaines

    « Après l’expansion, l’efficacité de la R&D de notre équipe d’intelligence artificielle va doubler, a déclaré un porte-parole de Ping An Good Doctor (source : Enterpriseinnovation.net). Dans l’ancien système, le modèle d’intelligence artificielle nécessitait plusieurs semaines pour étudier les informations pertinentes, mais cette opération peut maintenant être réalisée en quelques jours. »

    Un système qui renforce la sécurité des données

    En ce qui concerne la sécurité des données, « une puissante plateforme de calcul intensif peut empêcher le vol de données par des tiers, explique le porte-parole. Avec la multiplication des activités clés et des données importantes stockées par le [supercalculateur], Ping An Good Doctor peut désormais mieux gérer et exploiter cette plat-forme unifiée pour éviter tout problème. »

    Actuellement, la société fournit aux utilisateurs des services médicaux et de santé complets par l’intermédiaire de sa propre équipe médicale assistée par la technologie d’intelligence artificielle.

    L’efficacité et la précision de ses consultations en ligne se sont considérablement améliorées grâce à la technologie d’intelligence artificielle et à l’analyse de données massives, réduisant ainsi le coût unitaire de la consultation en ligne, commente l’entreprise.

  • Future of Digital Health Systems (OMS – part 2) : 4 exemples de e-prescription en Europe

    Un des e-services de plus en plus développé par les pays européens est la e-prescription. À l’occasion du congrès Future of Digital Health Systems, organisé par l’OMS début février 2019 et auquel Health & Tech Intelligence a assisté, La Suède, l’Estonie et la Finlande ainsi que la région de la Catalogne sont revenus sur leur projet respectif :

    • Suède : 99 % de e-prescriptions ;
    • Estonie : 100 % de e-prescriptions ;
    • Finlande : e-prescription obligatoire depuis 2017 ;
    • Catalogne : 98 % de e-prescriptions.

    La e-prescription en Suède : 1 400 pharmacies regroupées en 7 systèmes

    • Le système de santé suédois est organisé autour de 21 comtés et 290 municipalité. 
    • Un premier projet de e-prescription est lancé en 2000 avec 900 pharmacies regroupées au sein d’une organisation privée monopolistique. 
    • Aujourd’hui, la démarche est organisée autour de 1 400 pharmacies regroupées en 7 systèmes et pilotée par une agence nationale de e-santé.

    Un projet basé sur 5 briques techniques :

    • base de données médicale ;
    • registre des identifiants nationaux ;
    • référentiels des offreurs de soins ;
    • référentiels des pharmacies ;
    • référentiels des professions de santé.

    Facteurs clés de succès identifiés :

    • coopération avec les parties prenantes ;
    • utilisation de standards et des formats permettant l’interopérabilité entre les différents systèmes ;
    • formation d’un groupe projet dédié ;
    • planification ;
    • implémentation structurée et trajectoire « étape après étape » ;
    • esprit de compétition entre les comtés.

    Les résultats :

    • 99 % de e-prescriptions ;
    • augmentation de la qualité ;
    • sécurité du patient ;
    • augmentation des services pour les patients ;
    • gain de temps ;
    • meilleur connaissance.

    La e-prescription en Estonie : 100 % des prescriptions sont numériques

    • Décidée en 2005 avec l’ensemble de la stratégie nationale e-santé.
    • Lancée en 2010.

    Les résultats :

    • Après 1 an, 73 % des prescriptions sont numériques ;
    • Après 2 ans, 95 % des patients satisfaits ;
    • Après 8 ans, 100 % des prescriptions sont numériques ;
    • L’Estonie et la Finlande démarrent en 2018 le premier service de e-prescription transfrontalier.

    La e-prescription en Finlande : obligatoire depuis 2017

    • Obligatoire depuis 2017.
    • Un projet construit à la fois pour les fournisseurs de soins et les pharmacies.
    • Les prescriptions sont réalisées en utilisant les systèmes d’information (SI) de santé ou des applications indépendantes.
    • Les prescriptions sont complètement structurées en utilisant la base de données pharmaceutiques nationale.
    • Elles sont stockées dans le Centre de prescription du pays.
    • Elles peuvent être récupérées par les pharmacies pour réaliser la dispensation. Les informations relatives à la dispensations sont stockées dans le Centre de Prescription
    • Les informations de prescriptions et de dispensation sont mise à disposition du personnel médical et du patient.
    • L’Estonie et la Finlande démarrent en 2018 le premier service de e-prescription transfrontalier.

    La e-prescription en Catalogne : une feuille de route démarrée en 2001

    Un projet basé sur 6 principes

    • un système de soins intégrés ;
    • une coordination des professionnels ;
    • accessibilité aux services médicaux et pharmaceutiques ;
    • prescription et dispensation électronique ;
    • sécurité de l’usage des médicaments ;
    • carte personnelle de santé et un seul plan de médicament.

    Une feuille de route démarrée en 2001

    Les résultats :

    • 98 % de e-prescriptions ;
    • 100 % de santé primaire ;
    • 96 % hôpitaux publics ;
    • 99 % santé mentale ;
    • 96 % centres sociaux ;
    • 93 % domaine social ;
    • 100 % pharmacies.
  • La complémentaire santé numérique Alan lève 40 M€ et prévoit de recruter 110 personnes en 2019

    Alan, une start-up français qui propose une assurance complémentaire santé et prévoyance 100 % numérique aux entreprises, lève 40 millions d’euros dans un nouveau tour de table mené par son investisseurs historique Index Ventures, basée à San Francisco et à Londres, aux côtés des partenaires de DST Global, le fonds d’investissement du milliardaire russe Yury Milner, qui a été l’un des premiers investisseurs de Facebook, Twitter et Airbnb.

    Alan avait déjà recueilli 23 millions d’euros en avril 2018 et 12 millions d’euros en octobre 2016. Au total, la start-up a ainsi levé 75 millions d’euros.

    La société prévoit de recruter 110 personnes en 2019. Elle espère atteindre les 100 000 assurés et dépasser les 100 millions d’euros de primes collectées d’ici la fin 2020, indique-t-elle dans un communiqué publié le 18 février 2019.

    Dans cet optique, l’assureur, dont les services sont principalement déployés chez des start-ups, envisage de signer des contrats avec des entreprises plus traditionnelles, Jean-Charles Samuelian, son P.-D.G., précisant que le but est que « toutes les entreprises de moins de 500 salariés en France soient clientes d’Alan ». Le projet était déjà en cours en 2018 mais l’entreprise a rencontré quelques difficultés pour former une équipe commerciale dédiée et a connu des processus d’adoption plus long qu’espéré auprès de cette nouvelle cible.

    « Nous n’étions pas en recherche de fonds car nous avons encore beaucoup de trésorerie, commente Jean-Charles Samuelian, dirigeant et cofondateur de la startup, avec Charles Gorintin, l’actuel directeur technique (communiqué). Toutefois, nous avons été sollicités par des investisseurs internationaux et cela nous permet d’accélérer nos ambitions. Nous souhaitons devenir le champion européen qui va transformer la santé. »

    110 recrutements prévus en 2019

    L’assureur a déclaré qu’il allait effectuer 110 recrutements au cours de l’année 2019, passant de 64 collaborateurs actuellement à 175. Il souhaite ainsi renforcer son équipe commerciale mais cherche aussi d’autres profils, dont un chef de produit, un ingénieur logiciel, un data scientist et un designer.

    De nouveaux services satellites dédiés à la prévention

    La somme récoltée va aussi permettre à la start-up de concevoir de nouveaux services satellites du parcours de santé, et notamment dédiés à la prévention, centrés sur le « stress au travail » par exemple, la nutrition » ou bien des « rappels de bilan de santé au bon moment », précise la société (source : Latribune.fr).

    Alan souhaite aussi mettre en place un système pour que les patients puissent régler directement leur consultation depuis l’application mobile.

    Un développement à échelle européenne envisagé dans un 2ème temps

    La société indique qu’elle se concentrera sur le marché français cette année mais qu’elle se développera dans un deuxième temps dans d’autres pays européens. Elle déclare que des acquisitions dans le secteur de la santé pourraient être réalisées pour l’aider à se développer mais qu’aucune démarche n’était pour l’instant en cours.

    Alan : 2 000 entreprises clientes et 27 000 personnes assurées

    Chiffres clés :

    • Première société indépendante à obtenir un agrément d’assureur en 30 ans en 2016 auprès de l’Autorité de contrôle prudentiel et de résolution (ACPR, adossée à la Banque de France) ;
    • 2018 : revenus multipliés par 6 ;
    • plus de 2 000 entreprises clientes ;
    • 27 000 personnes assurées ;
    • chiffre d’affaires récurrent (CA du mois de février 2019 multiplié par 12) de 22 millions d’euros.
  • Usage du numérique dans le secteur médico-social : l’Anap propose 5 pistes d’action principales

    Former et accompagner les professionnels au sein des structures et faciliter le travail des éditeurs en mettant en place des cahiers des charges nationaux font partie des propositions principales émises par l’Agence nationale d’appui à la performance (Anap) dans un rapport portant sur l’usage du numérique dans le secteur médico-social, publié le 13 février 2019.

    Le document présente le 1er état des lieux sur le sujet ainsi que les grands constats issus de l’analyse, les enseignements tirés et les enjeux de développement du numérique dans le secteur.

    L’Anap propose 5 pistes d’action principales :
    • dépasser une approche du système d’information (SI) centrée sur les fonctions de gestion ;
    • former et accompagner les professionnels au sein des structures ;
    • faciliter le travail des éditeurs en proposant des cahiers des charges nationaux ;
    • améliorer la connaissance du SI des structures ;
    • poursuivre l’amélioration des données du tableau de bord.

    La publication s’adresse :

    • en premier lieu aux directeurs de structures médico-sociales sensibilisés à l’intérêt que le numérique peut représenter pour leur activité et souhaitant se situer par rapport aux autres structures de même profil ;
    • aux acteurs du secteur souhaitant renforcer leur connaissance du secteur médico-social sur le champ de l’usage du numérique.

    Grands constats

    Le document étudie les données 2015 du tableau de bord de la performance (TDB) qui concernent 16 181 établissements et services médico-sociaux (ESMS) sur les 22 000 ESMS ciblés, précise l’Agence nationale d’appui à la performance (Anap). « Les constats présentés sont issus de l’observation des données renseignées par les ESMS. Aucun test statistique n’a été réalisé. »

    La géographie du système d’information médico-social est à l’image de la géographie du secteur : complexe et contrastée

    Les données exploitées présentent des situations extrêmement différentes et hétérogènes concernant la maturité numérique des acteurs.

    Cependant, pour cartographier ce paysage, 4 facteurs discriminants peuvent être retenus :

    • le poids du statut juridique : un clivage public/privé et commercial/non commercial ;
    • la capacité d’accueil de de l’ESMS ou de l’organisme gestionnaire (OG) : un élément pivot ;
    • la présence auprès de la structure d’un organisme gestionnaire et la manière dont celui-ci est organisé : élément favorable à la structuration du SI ;
    • le champ d’activité (personnes âgées-PA ou personnes handicapées-PH) : élément déterminant.

    Cette géographie du SI médico-social comporte 4 zones à explorer :

    • la place du système d’information (SI) dans l’accompagnement du parcours des personnes, encore incertaine : l’approche SI demeure essentiellement gestionnaire ;
    • les différences entre les modes d’accompagnement (établissement ou domicile) : un domaine peu investigué ;
    • les solutions des éditeurs de logiciel : une piste à poursuivre ;
    • le non renseignement des données ou le manque de compétences, qui limite les pistes à explorer.

    Les principales pistes d’action

    Dépasser une approche du système d’information centrée sur les fonctions de gestion

    « Le premier élément marquant de cette analyse est le positionnement du [système d’information] comme facilitateur des fonctions administratives et de gestion », indique l’Anap. Un SI complet apparaît comme un support efficace pour aider le professionnel de santé dans sa pratique ainsi que pour soutenir les changements de l’ensemble du secteur.

    « Ce positionnement peut se révéler un véritable frein à la mise en place des parcours et à la coordination de l’accompagnement de l’usager, note l’agence nationale. En effet, le numérique a été identifié comme un levier pour les orientations nationales sur la e-santé. Cependant, pour ce faire, il doit être porteur d’informations concernant le soin et l’accompagnement pour réellement devenir un élément propice à ce changement. »

    Selon l’Anap, le manque d’informatisation des activités « cœur de métier » est ainsi « préjudiciable » à ces changements.

    Former et accompagner les professionnels au sein des structures

    Le fait qu’il y ait un nombre important de données « peu ou insuffisamment renseignées » dans le tableau de bord démontre, selon l’agence, qu’il y a un manque de maturité des professionnels concernés par l’utilisation du système d’information et par l’usage des indicateurs. Cela entraîne des difficultés de compréhension de certaines questions et d’adéquation des ressources humaines, en nombre ou en compétences.

    Ces 2 faits :

    • participent à « une mauvaise appréciation des stratégies à conduire et des besoins en financement pour disposer d’un SI adapté et performant » ;
    • entraînent, parfois, un usage inapproprié de l’allocation de ressource financière dont les établissements disposent.

    Faciliter le travail des éditeurs en proposant des cahiers des charges nationaux

    Les solutions proposées par les éditeurs actuellement sont développées par métier et présentent des failles en termes de sécurité et d’interopérabilité. Les éditeurs s’adaptent par essai-erreur en raison d’un manque d’expression de besoins structurés.

    L’Anap suggère de réaliser des cahiers des charges nationaux, par exemple, pour travailler à la convergence des besoins.

    Améliorer la connaissance du SI des structures

    L’Anap constate que les fédérations et les organismes gestionnaires ne considèrent pas comme une priorité le déploiement d’un système d’information complet. « Seuls le secteur privé commercial et les plus grands organismes gestionnaires du secteur du handicap semblent avoir la position stratégique du système d’information dans les changements présents et à venir », observe-t-elle.

    L’agence remarque par ailleurs que la majeure partie des directeurs semblent considérer ce sujet comme technique pour la comptabilité et le suivi macroscopique des ressources humaines. Les enjeux stratégiques n’étant pas identifiés de manière suffisante, il y a une sous-évaluation des besoins en ressources d’ingénierie informatique, note-t-elle.

    « Ce décalage de maturité des différentes catégories d’ESMS, des grands [organismes gestionnaires] et des fédérations contribue aux difficultés de compréhension du secteur, analyse l’Anap. Dans certains cas, les données fournies par le tableau de bord présentent une hétérogénéité de catégories beaucoup plus large qu’appréhendée. »

    Poursuivre l’amélioration des données du tableau de bord

    • La mise en place d’un contrôle des informations transmises et d’une validation de ces données par un organisme indépendant est suggéré afin de permettre une analyse objective et quantitative. « L’ensemble des données du tableau de bord, dont l’axe 4 sur les systèmes d’information des structures recueille, des informations qui sont déclaratives, laissées à la libre appréciation de la structure », explique l’agence ;
    • l’évolution du contenu de certains items est à prévoir, recommande-t-elle, le contenu du recueil des données SI n’entraînant pas assez de réflexion sur le rôle stratégique et de pilotage que doit jouer un système d’information adapté ;
    • une réflexion sur les données demandées dans le TDB pourrait être engagée pour proposer des indicateurs d’usage du SI et ses moyens alloués plutôt que de couverture fonctionnelle.

    Des enjeux opérationnels et stratégiques

    Les enjeux opérationnels identifiés sont :

    • préciser des éléments de référence SI communs à l’ensemble des structures du secteur MS : ils permettent d’orienter les professionnels dans les réorganisations qui s’imposent à eux, aussi bien pour la mutualisation entre structures que pour l’ingénierie de l’informatisation (taille critique la plus favorable, bénéfice à la mutualisation, coût/ratio, etc.) ;
    • professionnaliser la fonction numérique : structurer les fonctions numériques et faire monter en compétence les professionnels du numérique ;
    • déployer des formations adaptées aux attentes des professionnels, prenant en compte leur hétérogénéité et leur maturité ;
    • assurer une communication générale auprès de l’ensemble des professionnels du secteur sur les sujets de grandes importances (la sécurité, les risques de piratage, les règles de déploiement d’un SI, les enjeux du RGPD, etc.).

    Les enjeux stratégiques suivants ont aussi été repérés :

    • profiter de l’impact du RGPD qui impose la mise en conformité et l’inventaire des traitements, s’appuyer sur celui-ci pour les formations aux règles de confidentialité, de sécurité et d’éthique ;
    • identifier un axe SI dans les contrats pluriannuels d’objectifs et de moyens ;
    • intégrer les indicateurs SI du tableau de bord comme outil de pilotage du numérique national, régional et local.
  • Appel à candidatures pour l’Urgo Mentorship Program dans le domaine des technologies médicales

    Urgo, groupe international de santé spécialiste du traitement des plaies, lance la 2ème édition de son Mentorship Program pour accompagner les start-ups basées en Europe dans le domaine des technologies médicales.

    Les dossiers d’inscription seront évalués par un jury d’experts issus de l’entreprise, qui présélectionnera 6 candidats. Ces derniers seront invités à pitcher leur projet au siège d’Urgo à Paris fin juin 2019.

    Les candidatures doivent être déposées en ligne avant le 30 avril 2019 sur Urgo-group.com.

    Pour candidater, le projet devra remplir les 4 critères suivants :

    1. proposer un produit ou un service dans l’un des 5 domaines suivants :

    • médecine esthétique ou chirurgie plastique ;
    • cicatrisation ;
    • ingénierie tissulaire et thérapie cellulaire ;
    • compression et thérapie vasculaire ;
    • Santé numérique, objets connectés dans la santé.

    2. concerner les dispositifs médicaux avec la réalisation préalable d’un prototype ou d’un produit minimum viable (MVP) ;

    3. avoir un temps de développement produit pour accéder au marché inférieur à 5 ans ;

    4. constituer un produit différenciant.

    Les bénéfices du lauréat

    Un accompagnement personnalisé pour les lauréats

    Le vainqueur de l’appel bénéficiera d’un an de coaching intensif réalisé par des experts d’Urgo afin de guider la jeune pousse lors des étapes précédant son lancement, précise le groupe dans un communiqué publié le 18 février 2019.

    Le lauréat sera guidé sur différents sujets, qui pourront être adaptés en fonction des besoins du projet de la start-up. Ces thématiques sont :

    • la validation du besoin et du client potentiel ;
    • la création du plan marketing ;
    • l’analyse de marchés potentiels ;
    • l’estimation du coût production ;
    • le choix du business model et validation du business plan ;
    • la validation ou ajustement de la technologie ;
    • l’accompagnement sur la conception des essais cliniques, analyses et tests liés aux produits,
    • l’accompagnement sur la stratégie brevets et propriété intellectuelle ;
    • l’accompagnement sur l’accès au marché (enregistrement  et remboursement des produits)
    • autre selon la start-up.

    Un partenariat stratégique possible sur le long terme

    Des partenariats stratégiques sur le long-terme pourront être envisagés avec la start-up lauréate et le groupe, indique Urgo.

  • Étude : la réalité virtuelle pourrait aider au traitement des phobies chez les personnes autistes

    La réalité virtuelle (RV) semble un outil prometteur pour aider les personnes autistes à surmonter leurs phobies sociales. Des chercheurs de l’université de Newcastle, en Angleterre, ont utilisé une chambre d’immersion à 360° pour plonger des personnes atteintes d’autisme dans un environnement virtuel et les confronter à des situations de la vie courante qui déclenchent des phobies. L’étude*, publiée le 15 février 2019 dans le Journal of Autism and Developmental Disorders, montre que près de la moitié des personnes autistes parvenaient à maîtriser leurs peurs 6 mois après le traitement.

    Une chambre d’immersion virtuelle pour traiter les phobies

    Environ un quart des enfants atteints d’autisme souffriraient de phobies. Ces peurs violentes bouleversent leur quotidien et celui de leur famille, qui tente d’éviter les situations déclenchant ces crises d’angoisse. Or, les options thérapeutiques pour traiter ces phobies sont rares.

    Des chercheurs de l’université de Newcastle ont voulu tester la réalité virtuelle (RV) pour la prise en charge de ce type de phobies. Ils ont donc mis au point avec la société Third Eye Neuro Tech la « Blue Room », une chambre d’immersion à 360 degrés. Grâce à ces quatre grands écrans bleus, la Blue Room permet de projeter des scènes et de proposer des activités interactives. Dans cet environnement virtuel, qui ne nécessite pas de lunettes de RV, l’enfant peut facilement explorer et naviguer dans différents scénarios avec un thérapeute, à l’aide de commandes iPad, tout en gardant le contrôle total de la situation.

    Des scénarios pour traiter progressivement la phobie

    Afin d’évaluer l’efficacité d’une telle stratégie thérapeutique, les chercheurs ont mené une étude randomisée et contrôlée incluant 32 enfants souffrant de troubles autistiques, âgés de 8 à 14 ans. La moitié d’entre eux a immédiatement été pris en charge dans la « Blue room » et l’autre moitié a constitué le groupe témoin, recevant un traitement 6 mois plus tard.

    Accompagnés d’un psychologue, ils ont suivi 4 séances par semaine sur un scénario personnel dans la Blue room. Il s’attaquait à des phobies très diverses, notamment celles des guêpes, des ascenseurs, de l’obscurité, des poupées, des ballons, des transports en commun, de l’école…

    La réalité virtuelle permettait de procéder par paliers : pour la phobie du chien, par exemple, il était possible de jouer sur la taille de l’animal, sur la laisse, sur la proximité avec l’enfant, sur le fait d’aboyer… Cette gradation permet au participant d’expérimenter des niveaux de maîtrise dans la gestion de son anxiété et de pratiquer de manière répétée un niveau de défi avant de passer au niveau suivant. À tout moment, des psychologues pouvaient intervenir pour proposer des techniques de relaxation et de gestion de l’anxiété.

    Après avoir reçu le traitement et avec le soutien de leurs parents, les enfants ont ensuite été initiés au scénario dans le monde réel.

    Les résultats de cette étude ont été publiés le 15 février 2019 dans le Journal of Autism and Developmental Disorders.

    Résultats

    • 2 semaines après le traitement, 25 % des patients étaient capables de faire face à une phobie spécifique.
    • 6 mois après l’expérience de réalité virtuelle, 45,8 % des enfants étaient classés comme répondeurs au traitement.
    • 1 enfant a vu ses symptômes s’aggraver.

    La réalité virtuelle efficace chez les adultes atteints d’autisme

    Pour la première fois, le traitement Blue room a aussi été proposé à des adultes atteints d’autisme.

    Dans une publication distincte publiée par la même équipe dans Autism in Adulthood, il a été démontré que la RV était efficace chez 5 adultes autistes sur 8.

    De 18 à 57 ans, les adultes ayant participé à ces travaux ont suivi 4 séances de 20 minutes avec une scène personnalisée générée par ordinateur. 6 mois après les sessions, 5 des 8 participants bénéficiaient encore d’améliorations quotidiennes en ce qui concerne leur phobie.

    « Incroyablement encourageant »

    « Les personnes souffrant de troubles autistiques peuvent avoir des difficultés à imaginer une scène. C’est la raison pour laquelle la Blue room a été si bien acceptée », ont déclaré les auteurs de cette étude.

    « Nous fournissons la situation de manière contrôlée à travers la réalité virtuelle et nous sommes assis à leurs côtés pour les aider à apprendre à gérer leurs peurs », précise le Dr Morag Maskey, chercheur à l’Institute of Neuroscience de l’Université de Newcastle et l’un des auteurs des travaux. C’est incroyablement encourageant de voir l’effet que cela a eu chez certains d’entre eux, qui ont été capables de surmonter une situation qui aurait été si pénible il y a une semaine à peine. »

    Cette recherche soutenue par le NHS ne portait que sur un petit nombre d’enfants mais l’université de Newcastle a annoncé son intention de poursuivre l’évaluation de la réalité virtuelle dans le traitement des phobies chez les autistes.

  • 97 % des patients chroniques utilisent le numérique, 10 % sont hyperconnectés (étude collectif ICA)

    Plus de 97 % des patients chroniques utilisent des technologies numériques dans le cadre d’une recherche d’information, de la gestion ou du suivi de leur maladie chronique. C’est le premier apprentissage de l’étude du collectif d’associations de patients [im]Patients, chroniques & associés (ICA), réalisé en partenariat avec la Chaire Réseaux sociaux et objets connectés de l’Institut Mines Telecom et dont les résultats ont été publiés en février 2019.

    L’originalité de cette enquête est d’avoir divisé les patients en 3 catégories :
    • les hyperconnectés : utilisateurs réguliers d’internet, d’applications mobiles et d’objets connectés, connectés de manière multimodale et intensive ;
    • les biconnectés : utilisateurs fréquents d’applications mobiles et d’internet mais pas d’objets connectés ;
    • les hypoconnectés : utilisateurs très occasionnels d’internet mais pas d’applications ni d’objets connectés.

    L’étude révèle que moins de 10 % des malades chroniques sont hyperconnectés et moins de 20 % sont biconnectés malgré le développement croissant de ces technologies. Pourtant, selon Frédéric Lert, président d’ICA, « internet est un vrai enjeu, les informations qu’on y trouve peuvent impacter voire modifier les décisions des personnes malades chroniques et leurs proches ».

    Avec cette étude, le collectif [im]Patients, chroniques & associés (ICA) veut mieux comprendre comment les personnes atteintes de maladies chroniques utilisent les nouvelles technologies et comment elles influencent leur qualité de vie et leurs comportements de santé.

    Impact des nouvelles technologies sur la qualité de vie

    Selon l’enquête, internet contribuerait le plus à améliorer la vie des personnes avec une maladie chronique notamment grâce à une meilleure compréhension du traitement pour 65 % des sondés, et du parcours de soins pour 63 % mais aussi à une sortie de l’isolement et à un meilleur vécu de la maladie pour 60 % ainsi qu’un renforcement du dialogue avec le médecin pour 53,1 %.

    L’étude montre également une sous-utilisation des applications mobiles et objets connectés et une moindre perception des bénéfices espérés. Elle fait apparaître que les personnes les plus connectées sont celles chez qui l’empowerment est le plus développé et sont les plus engagés dans la relation avec leur médecin.

    Les sondés s’accordent sur le fait de se sentir en meilleure santé ou de moins ressentir leur maladie au quotidien tout en ayant conscience des limites : difficultés à choisir les informations fiables pour 75,8 % d’entre eux, risques d’erreurs d’auto-diagnostic…

    Enjeux pour les technologies numériques en santé

    La vision d’ICA est que les technologies numériques peuvent incarner un allié, plutôt qu’une menace, pour le suivi et la prise en charge de ces patients. Internet est alors une des ressources essentielles dont les malades chroniques se sont déjà saisis pour s’adapter à leur maladie et améliorer leur qualité de vie liée à la santé et la qualité de leur suivi.

    Ainsi, l’un des enjeux actuels autour des technologies numériques est la capacité des institutions et des professionnels de santé à s’adapter à cette transformation des malades chroniques et à intégrer les technologies numériques aux pratiques de soins. Pour cela, les personnes concernées et les associations de patients devraient intégrer le processus global de conception de ces outils numériques.

    « Il est aussi essentiel que ceux-ci soient encadrés et coconstruits avec l’industrie du numérique par une charte encadrant les processus d’élaboration, d’évaluation, de qualité par l’ensemble des acteurs concernés : les personnes, les soignants, les institutionnels et industriels », plaide Frédéric Lert (communiqué). Le collectif appelle à une garantie de la sécurité de ces données, à un contrôle de leur circulation pour protéger les personnes et leurs proches mais aussi à une réflexion sur les bénéfices engendrés par le traitement de ces données.

    États généraux permanents

    Avec cette étude, [im]Patients, chroniques & associés veut enrichir sa réflexion, menée dans le cadre d’états généraux permanents, sur l’impact des technologies digitales dans l’empowerment. Elle sera mise en discussion le mercredi 20 février 2019, à la Cité des sciences et de l’industrie, lors de la conférence « Homo Connectus & Dr Data », sur les usages et impacts des technologies digitales.

  • CPTS : qualité et accueil de stagiaires, les missions complémentaires présentées par la Cnam

    Démarche qualité et accueil de stagiaires dans les zones sous-denses sont les missions complémentaires des communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS) proposées par l’Assurance maladie lors du troisième round de négociations, le 14 février 2019. Les deux précédentes réunions avaient précisées les modalités juridiques, financières et les missions dites « socles » des CPTS : l’accès facilité à un médecin traitant, l’accès à des plages de soins non programmés, l’organisation des parcours pluri-professionnels et la prévention.

    Pertinence et qualité des soins

    Pour compléter les missions socles – et une fois celles-ci installées, les communautés professionnelles territoriales de santé pourront de façon facultative choisir de mettre en place des missions complémentaires : création de « groupes qualité » pour développer la collégialité entre différentes professions sur leurs pratiques, des concertations sur la pertinence des actes et des soins. À ce stade, si des thématiques telles que la iatrogénie médicamenteuse ou le déclin cognitif sont cités, les modes d’organisation de ces groupes qualités ne sont pas spécifiés.

    Accueil de stagiaires ou nouveaux arrivants

    Les CPTS pourront assurer l’accompagnement des professionnels pour faciliter leur installation dans les zones sous-denses, en assumant plusieurs missions (offres de stages, aide au logement…)

    À ce stade, l’Assurance maladie n’a pas précisé de montant en compensation de ces missions.