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  • Etude : une simple appli de réalité virtuelle réduit les symptômes de l’acrophobie (Jama Psychiatry)

    Une thérapie cognitivo-comportementale basée sur une application de réalité virtuelle entièrement autonome et à faible coût, avec des lunettes de réalité virtuelle rudimentaires, peut favoriser une importante réduction des symptômes de l’acrophobie. C’est le résultat d’une étude*, parue le 20 mars dans le Jama Psychiatry. Elle est la première à montrer que l’acrophobie peut être traitée en réalité virtuelle, à domicile sans l’intervention d’un thérapeute.

    La réalité virtuelle pour affronter ses peurs

    Les phobies figurent parmi les troubles de la santé mentale les plus répandus. Et l’acropophobie, la peur des hauteurs, est la plus fréquente des phobies. Ce trouble se traite essentiellement par thérapie cognitivo-comportementale (TCC), en exposant progressivement les individus à la situation qu’ils redoutent. Une forme émergente d’exposition est la thérapie par exposition à la réalité virtuelle (TERV), dans laquelle les environnements virtuels immersifs remplacent les environnements réels. Des méta-analyses ont montré que cette stratégie était aussi efficace que le traitement d’exposition conventionnel. Cependant, la TERV a jusqu’à présent exigé la participation d’un thérapeute et le recours à un équipement de réalité virtuelle (RV) haut de gamme.

    Un dispositif de RV peu coûteux

    Des chercheurs néerlandais de psychologie clinique de l’Université libre d’Amsterdam ont donc mené une étude randomisée afin d’évaluer l’efficacité et la convivialité de ZeroPhobia, une application mobile de réalité virtuelle entièrement autonome visant à traiter les symptômes de l’acrophobie. Pour garantir l’évolutivité, l’application s’appuie sur le smartphone des participants et sur des lunettes de RV de base (10 dollars), et permet que le programme puisse être suivi à domicile. Quelque 193 personnes souffrant d’acrophobie – non traitées – ont été incluses dans l’essai. Les participants ont été randomisés en 2 groupes : intervention ou liste d’attente.

    Les patients étaient invités à réaliser 6 modules animés (en 2D et avec une voix off en guise de thérapeute virtuel) basés sur des techniques de TCC via l’appli, le tout en 3 semaines. Outre les techniques de psychoéducation et de TCC, l’application Zerophobia comprenait un environnement de réalité virtuel immersif gamifié et quatre vidéos à 360 ° couvrant tout le spectre d’exposition. Au cours des trois semaines, les participants ont reçu des courriels de motivation standardisés chaque semaine avec des rappels leur demandant de commencer ou de continuer avec l’application. Les chercheurs ont utilisé un questionnaire d’anxiété et un questionnaire spécifique à l’acrophobie pour évaluer cette thérapie.

    Les résultats de cette étude ont été publiés le 20 mars dans le Jama Psychiatry.

    Résultats : des symptômes maîtrisés

    • 77% des personnes qui ont utilisé l’appli de réalité virtuelle sont allées au bout de l’expérience
    • La réalité virtuelle entraînait une réduction significative des symptômes de l’acrophobie au bout de 3 mois
    • Le niveau d’anxiété avait diminué
    • Les patients éprouvaient un plus grand sens de la maîtrise de leurs émotions
    • Les symptômes dépressifs n’ont pas changé de manière significative entre les deux groupes
    • Plus l’appli de RV était utilisée, plus les symptômes diminuaient
    • 24 patients ont souffert du « mal du simulateur » (nausées, vertuge…)
    • 75% des participants ont jugé l’appli de RV conviviale

    Soigner les phobies sans thérapeute 

    « À notre connaissance, cet essai clinique randomisé est le premier à évaluer un traitement de l’acrophobie entièrement autogéré, écrivent les chercheurs. Nous avons montré qu’un programme de thérapie cognitivo-comportementale en réalité virtuelle basée sur une application utilisant des lunettes de protection à faible coût était à la fois efficace et convivial. Des réductions importantes des symptômes de l’acrophobie ont été obtenues. » Et les résultats se maintenaient au suivi de trois mois. L’un des principaux atouts de l’étude réside dans « sa validité écologique », car l’intervention a été menée dans l’environnement naturel des participants plutôt que dans un laboratoire de recherche.

    Cependant, cet essai présente quelques limites : un taux d’attrition relativement important pour des raisons d’incompatibilité entre le téléphone et l’appli, des résultats basés uniquement sur de l’auto-déclaration et une période de suivi relativement courte. Ces résultats confortent tout de même l’hypothèse selon laquelle une thérapie par RV à domicile et sans l’intervention d’un thérapeute serait efficace. Une précédente étude, publiée en juillet dans le Lancet Psychiatry, parvenait à des conclusions similaires : 70% des personnes étaient considérées comme ne souffrant plus d’acrophobie.

     

  • La société Care Labs, à l’origine des chèques santé, est mise en liquidation

    Alain Foret, qui dirigeait depuis un an de la société Care Labs, a annoncé le 6 mars la « dissolution anticipée » de cette startup installée à Pérols (Hérault) et connue pour avoir inventé les « chèques santé ».

    Cette décision entraîne sa « cessation immédiate d’activité », et une « mise en liquidation amiable »  affirme-t-il dans un communiqué: elle a été prise « après avoir constaté l’absence de chiffre d’affaires depuis la création, des pertes cumulées de 4,7 M€, ainsi que l’absence de modèle économique viable et de perspectives ». Les sept salariés qui restaient en poste seront licenciés. 

    Un concept prometteur

    Care Labs avait inventé les « chèques-santé », premier titre prépayé et dématérialisé de prestation santé destiné à financer tout ou partie des consultations et prestations de santé peu ou pas remboursées par la Sécurité sociale ou la mutuelle: téléconseil médical, ostéopathie, automédication, semelles orthopédiques, dentisterie, audioprothèse, orthodontie.

    La société avait été fondée en 2014 par Vincent Daffourd avec pour objectif de remédier à la renonciation aux soins par manque de moyens, ainsi qu’au problème des dépassements d’honoraires, alors que 300 000 professionnels de santé n’étaient pas remboursables.

    Ce titre était commercialisé auprès des entreprises, des comités d’entreprises, des collectivités, des mutuelles, des associations et des services sociaux. Il se présentait sous la forme d’une carte à puce ou d’un crédit utilisable à partir d’une application mobile.

    Des obstacles réglementaires et commerciaux

    Selon le fondateur la première déconvenue est arrivée en 2015 quand l’Acoss (Agence centrale des organismes de sécurité sociale) a exclu le chèque santé de la liste des prestations éligibles aux réductions de charges sociales. La société a alors décidé de vendre ses prestations aux assureurs santé, puis aux grands groupes afin qu’ils les proposent à leurs propres clients. Nouveau problème, les délais de paiement se sont révélés trop longs.

    Nouveau départ

    Prenant les rênes de la société en mars 2018 après le départ du fondateur, Alain Foret comptait « accélérer le développement de l’entreprise », et « poursuivre la mise en place du tiers payant dématérialisé à destination de toutes les mutuelles pour la partie hors nomenclature » (non remboursés par la Sécurité sociale). Ces espoirs se fondaient notamment sur le fait que la solution Care Pay, nouvelle offre construite autour du parcours du patient, avait réussi à séduire en septembre 2017 Cegedim Insurance Solution, n°1 des logiciels et services dédiés à l’assurance de personnes.

    Fin de partie

    Finalement Care Labs aura réalisé « moins de 20 000 € » de chiffre d’affaires en trois ans d’activité, après avoir levé plus 7 M€ en deux tours, dont un de 5,2 M€ en février 2017. « Le choix de la liquidation amiable a été fait, tant qu’il restait encore dans les caisses de quoi solder le passif » explique Alain Foret à nos confrères du site Maddyness, ajoutant qu’ « au final, les investisseurs auront  quasiment tout perdu ».

    Care Labs avait été distinguée en 2016, par le Prix de l’entrepreneur et de la start-up de l’année en Méditerranée, organisés par EY et « L’Express », dans la catégorie des start-ups à fort potentiel ayant fait preuve d’innovation sur leur marché. La société  avait été présentée en 2018 par le magazine Challenges comme la start-up montpelliéraine présentant la plus forte valorisation de l’écosystème, entre « 50 et 100 M€ ».

  • La fondation Nehs lance son appel à projet inaugural « Prendre soin de l’humain dans la santé »

    La fondation Dominique Bénéteau du groupe Nehs, lancée en 2019, lance un appel à projet (AAP) visant à soutenir des projets menés ou parrainés par des professionnels de santé qui attestent de leur utilité effective dans les domaines d’intervention de la fondation. Les projets doivent répondre concrètement à des besoins et à des enjeux clairement identifiés et s’inscrire dans une démarche de suivi et d’évaluation.

    Cet AAP, lancé le 12 mars 2019, est doté d’une enveloppe globale de 400 000 euros et le montant de la dotation remise à chaque structure lauréate sera compris entre 10 000 euros et 40 000 euros.

    Les dossiers sont à déposer avant le 30 avril 2019 sur le site de la fondation, accessible via ce lien.

    La fondation Dominique Bénéteau a pour mission d’encourager et de favoriser le dialogue et la collaboration entre les femmes et les hommes, patients, familles, professionnels du soin, aidants et proches.

    Les thématiques de l’appel à projet

    La fondation soutiendra des projets dans lesquels patients, soignants et/ou aidants coopèrent, à l’intérieur ou hors de l’hôpital, et qui s’inscrivent dans au moins l’une des thématiques suivantes :

    • prévention : promouvoir et développer une culture préventive de la santé ;
    • parcours de soin : proposer des actions, initiatives et/ou des outils d’accompagnement permettant un parcours de soins mieux vécu par les patients, les professionnels du soin, les aidants et les proches ;
    • accès à la santé : garantir des soins accessibles à tous, en temps utile, sur l’ensemble du territoire.

    Les critères d’éligibilité de l’appel à projet 

    • Le projet doit être porté par une structure d’intérêt général éligible au mécénat : association loi 1901, fondation ou association reconnue d’utilité publique, collectivités, établissements publics ou structures émanant de la puissance publique (Hôpital public, Centre de rééducation fonctionnelle, Ehpad/maison de retraite, ESAT, Maison pour l’emploi, établissement pénitentiaire, centre d’hébergement et de réinsertion sociale, etc …).
    • Le projet doit être parrainé ou soutenu par un ou des professionnel(s) de santé.
    •  La structure doit avoir été créée avant le 1er janvier 2017 et domiciliée en France.
    • Le projet doit être mené en France, en cours ou mis en œuvre entre le 1er septembre 2019 et le 1er septembre 2020.
    • Le dossier présenté doit être complet et conforme au règlement (ci-contre).

     La fondation ne soutiendra pas : 

    • les projets à caractère lucratif, promotionnel ou publicitaire ;
    • les projets destinés à financer le fonctionnement général ou récurrent de la structure (salaires, frais de fonctionnement, frais de structure, besoins en trésorerie), ou à financer des investissements immobiliers ou des travaux de gros œuvre ;
    • les projets portés par une personne physique ;
    • les projets ou structures de nature politique ou religieuses ;
    • les actions ponctuelles et non durables (événementiel, sponsoring, raids, galas, voyages humanitaires…).

     Informations et contact

    Pour toute information portant sur l’appel à projet lancé par la fondation Nehs :

    • Julia Fernandez : julia@fondation-nehs.com   |   0144685237

    Dépôt du dossier avant le 30 avril 2019

  • H&TI Morning : décrypter la feuille de route numérique du NHS dans le Long Term Plan (28/03/19)

    Health & Tech Intelligence et le think tank Le Cercle Numérique et Santé recevront le 28 mars 2019 le Dr Harpreet Sood, directeur de l’information médicale du NHS (UK) aux côtés de Véronique Roger, présidente du think tank et directrice du centre de science of health care delivery de la Mayo Clinic (USA).

    Cette rencontre s’inscrit dans le cadre des travaux 2019 du Cercle Numérique et Santé et s’adresse aux abonnés de H&T Intelligence ainsi qu’aux membres du Cercle.

    La matinale se déroulera de 10h30 à 12h au 103 rue de Grenelle, 75007 Paris, selon le programme suivant :
    • 10h30 – accueil et introduction de la présidente du Cercle, Véronique Roger
    • 10h40 – 10h45 : France /UK : analyse croisée des stratégies digitales : Cécile Lagardère, associée Care Insight ;
    • 10h45 – 11h10 : présentation du Long Term Plan du NHS et de sa feuille de route numérique : Dr Harpreet Sood, NHS.

    La présentation sera suivie d’un débat sur 3 questions clés :
    – data et intelligence artificielle : quelle est la stratégie du NHS ?  : Bernard Hamelin, vice-président head of evidence generation, Sanofi ;
    – outcome et expérience patient : une réalité en Grande Bretagne ? Dr Philippe Presles, Directeur R&D santé –  AXA France ;
    – Formation et transformation des métiers : comment le NHS engage-t-il les professionnels ?

    Ces échanges seront suivis de  questions/réponses avec la salle.

    L’accès est libre sur inscription auprès de Care Insight : Azeline.martino@care-insight.fr.

  • UE : les sites de santé officiels infestés de trackers au détriment de la vie privée des visiteurs

    Les citoyens qui cherchent des conseils de santé sur les sites officiels sont victimes à leur insu de fuites de données personnelles : c’est ce qu’affirme une étude rendue publique en mars 2019 par la société spécialisée Cookiebot sous le titre « AdTech Surveillance on the public sector web ». « Leur historique de navigation sur ces sites peut être utilisé pour établir des faits confidentiels sur leur état de santé et leur situation personnelle, explique-t-elle. Ces données seront traitées et souvent revendues par des sociétés publicitaires, elles pourront être utilisées pour cibler des annonces mais également pour évaluer un niveau de risque. Les citoyens n’ont aucun moyen d’empêcher ces fuites, de savoir où leurs données sont stockées, ni de les corriger ou de les supprimer, dénonce Cookiebot.

    « Plus de 9 mois après la mise en place du RGPD, un secteur qui pèse des milliards de dollars continue de surveiller systématiquement les activités en ligne des citoyens européens, souvent avec l’aide non intentionnelle des gouvernements qui devraient le réglementer », affirme Daniel Johannsen, fondateur de Cookiebot, appelant les organismes du secteur public à donner l’exemple, « au moins en mettant fin aux violations des droits numériques qu’ils facilitent sur leurs propres sites web ».

    Les auteurs de ces travaux ont utilisé des requêtes liées au VIH, à la santé mentale, à la grossesse, à l’alcoolisme et au cancer pour savoir dans quelle mesure les internautes européens sont suivis lorsqu’ils veulent accéder aux informations émanant des autorités sur ces questions sensibles. Ils ont pu déduire que 89 % des sites de santé officiels de l’UE intègrent des trackers commerciaux.

    Les sites français présentent le plus grand nombre de trackers

    Cookiebot a parcouru quelque 184 683 pages des 28 principaux sites gouvernementaux de l’Union européenne, et établi que ce sont les sites français (52), lettons (27), belges (19) et grecs (18) qui présentent le plus grand nombre de trackers. Seuls les sites web des gouvernements espagnol, allemand et néerlandais n’en contenaient aucun.

    Les chercheurs ont également lancé pour 6 États de l’UE (Royaume-Uni, Irlande, Espagne, France, Italie et Allemagne) un jeu de 15 requêtes relatives à la santé afin de savoir pour chacun de ces pays vers quelles pages du site de son système de santé national elles menaient. Le résultat est sans ambiguïté : la majorité (52%) des pages de ces sites vers lesquelles les moteurs de recherche orientaient leurs visiteurs contenaient des trackers, avec en tête le site irlandais (73%) suivi de ses homologues britannique (60%), espagnol (53%), français (47%) et italien (47%). L’Allemagne, classée au dernier rang parmi les six, présentait tout de même des trackers sur un tiers des pages.

    Cookiebot souligne le nombre de sociétés impliquées dans le suivi commercial de ces pages : ainsi, 21 entreprises différentes surveillaient une seule page web française sur l’avortement. Selon le rapport, sur les sites web gouvernementaux et les sites des systèmes de santé, 112 entreprises au total ont utilisé des trackers qui envoient des données à 131 domaines tiers. 10 des entreprises concernées dissimulaient délibérément leur identité.

    Google, « cheville ouvrière »

    Google fait figure de « cheville ouvrière » du système parce que le groupe possède les trois principaux domaines de tracking : les sites YouTube.com, DoubleClick.net et Google.com. « Grâce à la combinaison de ces domaines, Google opère un suivi des visites sur 82 % des principaux sites gouvernementaux européens », et enregistre les visites sur 43 % des pages des systèmes de santé indiquées par les moteurs de recherche. Selon Cookiebot, Google serait en mesure d’opérer des recoupements avec les informations collectées par ses services les plus répandus (Google Mail, son moteur de recherche et ses applications Android) pour relier à des personnes physiques les données récoltées sur les sites de santé.

    L’entreprise américaine indique que les données relatives au trafic ne sont collectées et traitées que selon les instructions reçues des propriétaires de sites et des éditeurs, et ne seraient pas utilisées à des fins publicitaires sans leur autorisation. Cookiebot redoute cependant que des administrations aux ressources limitées n’activent par inadvertance les suivis en question.

    Cookiebot et sa société mère Cybot ont pour activité principale la vente de services de conformité aux normes européennes de protection des données.

  • Télémédecine : Teladoc Health (USA) acquiert la plateforme française MédecinDirect

    La société internationale Teladoc Health, l’un des leaders mondiaux de la télémédecine, acquiert la plateforme de téléconsultation française MédecinDirect. Par cette opération, dont le montant n’a pas été dévoilé, le groupe « entend profiter de la dynamique favorable sur ce marché pour étendre les bénéfices de la téléconsultation médicale à davantage de personnes en France », précisent les 2 partenaires dans un communiqué publié le 19 mars 2019.

    L’acquisition devrait être finalisée durant le premier trimestre de l’année.

    MédecinDirect conservera son équipe dirigeante et deviendra l’antenne française de Teladoc Health International, dirigée par Carlos Nueno depuis Barcelone. Le groupe américain dispose par ailleurs d’activités en Espagne, au Portugal, en Hongrie, au Royaume-Uni mais aussi au Canada, en Australie, en Chine, au Chili et au Brésil.
    « Le closing est soumis à l’approbation des autorités réglementaires et l’acquisition n’aura aucune incidence sur les résultats financiers de Teladoc Health« , est-il précisé dans le communiqué.

    « [Ce rachat] nous permet de devenir leader sur le marché français« , déclare Carlos Nueno. Teladoc entend compléter l’offre de MédecinDirect avec sa gamme de services de soins proposée à ses clients internationaux.

    MédecinDirect investit notamment dans l’IA

    Cofondée à Paris en 2008 par François Lescure et Marc Guillemot, MédecinDirect est une plateforme d’expertise médicale mobile agréée, sécurisée et confidentielle. Les médecins qui utilisent la solution s’engagent à répondre à toutes les questions médicales posées par les patients par téléphone et par internet 7 jours sur 7.

    La société investit notamment dans l’intelligence artificielle (IA) pour élaborer des outils pertinents dans l’optique d’optimiser la gestion médicale des patients par téléconsultation.

    40 assurances et une dizaine d’assureurs médicaux privés partenaires

    Elle affirme compter actuellement plus de 40 partenaires d’assurances et près de la moitié des 30 premiers assureurs médicaux privés en France.

    Teladoc Health propose ses services dans 130 pays

    Teladoc Health ambitionne de « transformer la façon dont les patients accèdent aux soins de santé, en mettant l’accent sur une qualité élevée, des coûts réduits et ce, à travers le monde », explique l’entreprise dans le communiqué.

    Les solutions cliniques primées de l’entreprise incluent le recours :

    • à la télémédecine ;
    • aux avis médicaux ;
    • aux experts ;
    • à l’IA ;
    • à l’analyse des données.

    La société indique employer plus de 2 000 personnes et fournir des services de santé dans 130 pays, dans plus de 30 langues, en partenariat avec les employeurs, les hôpitaux et les systèmes de santé ainsi qu’avec les assureurs.

  • IA : Synapse Medicine lève 2,5 millions d’euros pour promouvoir le bon usage des médicaments

    La start-up bordelaise Synapse Medicine annonce une première levée de fonds après seulement 18 mois d’existence : ce tour de table de 2,5 millions d’euros a été réalisé grâce à XAnge, accompagné de BNP Paribas Développement, Kima Ventures ( le fonds de Xavier Niel), Bpifrance et la région Nouvelle-Aquitaine.

    Fondée en juin 2017, la société lance sur le marché sa plateforme d’intelligence artificielle (IA) qui rassemble plus de 900 millions d’informations sur les médicaments afin d’apporter aux praticiens une assistance à la prescription en temps réel.

    Une plateforme conçue avec l’Inserm et le CHU de Bordeaux

    Développée en collaboration avec l’Inserm et le CHU de Bordeaux, la plateforme de Synapse permet aux médecins d’accéder instantanément aux dernières informations, toujours à jour, concernant l’usage des médicaments dans un contexte donné. Le praticien peut interroger en langage naturel un assistant virtuel qui donne accès à la base de données.

    « Le Google Assistant du médicament »

    Il est ainsi possible de demander à l’IA les questions suivantes : « Est-ce que je peux utiliser tel médicament pour telle situation ? Quelle est la dose recommandée pour tel médicament ? Quelles sont les contre-indications ? C’est le Google Assistant du médicament », précise Clément Goehrs, le cofondateur de la société, dans un entretien accordé Maddyness et publié le 19 mars 2019.

    L’IA peut analyser une ordonnance déjà prescrite

    La plateforme permet également d’analyser une ordonnance déjà prescrite, à condition qu’elle soit numérique et non manuscrite. Il suffit de « prendre une ordonnance en photo avec son smartphone pour être renseigné sur les médicaments qui ne seraient potentiellement pas appropriés pour des raisons spécifiques de cas, de dosage ou d’interaction avec d’autres médicaments de la liste », explique le Dr Clément Goehrs.

    Plus de 30 000 documents médicaux analysés chaque jour

    Pour arriver à mettre à jour ses informations, la plateforme parcourt quotidiennement plus de 30 000 documents médicaux, dont 15 000 présents sur des sites dédiés aux médicaments. « En 1980, la connaissance médicale doublait tous les sept ans. En 2010, tous les trois ans et demi. En 2020, on estime qu’elle doublera tous les 72 jours », détaille le cofondateur dans La Tribune, soulignant la nécessité d’avoir recours à l’intelligence artificielle.

  • Télémédecine : Hellocare lève 2 millions d’euros pour développer son cabinet médical virtuel

    La plateforme e-santé Hellocare annonce une levée de fonds d’un montant de 2 millions d’euros, réalisée grâce à l’accélérateur marseillais P.Factory auprès des investisseurs Inovalis et Hoche Partners.

    La société prévoit d’utiliser la sommes récoltée pour étoffer ses équipes techniques et développer de nouvelles fonctionnalités, après l’ouverture en janvier de Hellocare Connect, son cabinet médical virtuel destiné aux professionnels de santé libéraux, précise la start-up dans un communiqué publié le 20 mars 2019.

    Hellocare Connect permet aux patients d’effectuer une consultation en ligne à distance avec leur médecin traitant et d’être remboursés de la même façon que pour une consultation physique. La société prévoit de lancer une deuxième version de son service et d’en faire une solution SaaS (logiciel en tant que service) complète, incluant la prise de rendez-vous et le suivi post-consultation ainsi que l’échange sécurisé de documents avec les patients.

    Hellocare Connect a déjà séduit depuis janvier quelque 140 praticiens. La start-up vise pour cette année les 50 000 utilisateurs actifs et les 1 400 médecins inscrits.

    C’est la deuxième levée de fonds que réalise cette jeune pousse fondée en 2016 à La Ciotat (Bouches-du-Rhône) par l’entrepreneuse Mathilde le Rouzic et le médecin William Benichou.

  • DDASS

    Direction départementale des Affaires sanitaires et sociales

  • Paerpa : L’ARS CVL dresse un 1er bilan de l’activité de coordination du parcours des personnes âgées

    La coordination territoriale d’appui (CTA) d’Indre-et-Loire, mise en place fin 2014, s’est équipée d’un système d’information collaboratif numérique afin de permettre aux professionnels d’effectuer les repérages et de mettre en place des projets personnalisés de santé dans le cadre du développement du Plan personnalisé de santé (PPS).

    Le PPS vise à faciliter et organiser la concertation entre professionnels de premier recours et les acteurs du territoire (sociaux, médico-sociaux, établissements…) afin d’améliorer la mise en place de service et d’aide en fonction de la situation de la personne âgée. Son déploiement est prévu dans le programme national « Personnes âgées en risque de perte d’autonomie » (Paerpa), qui expérimente depuis fin 2013 de nouveaux outils et organisations co-construits avec les acteurs des territoires.

    À ce jour, près de 600 professionnels de santé libéraux ont participé au projet Paerpa à travers le repérage ou la coordination des situations, indique l’ARS Centre-Val de Loire dans une synthèse publiée le 21 mars 2019, relative à l’évaluation de l’activité de coordination du parcours des personnes âgées, réalisée dans le cadre de l’expérimentation Paeroa. « Cela recouvre près de 38 % des médecins généralistes, 36 % des infirmier(e)s diplomé(e)s d’État libérales, 45 % des pharmaciens et 13 % des masseurs-kinésithérapeutes du territoire », précise-t-elle.

    Une évaluation lancée en 2018

    Une étude a été confiée en 2018 par l’ARS Centre-Val de Loire au cabinet MC2 afin :

    • d’analyser la nature de l’appui apporté par la coordination territoriale d’appui et objectiver son activité dans un contexte où 45 % des repérages donnent lieu à l’ouverture d’un plan personnalisé de santé,
    • de capitaliser sur l’expérience de la coordination territoriale d’appui en vue de la mise en place de la Plateforme territoriale d’appui (PTA),
    • d’apporter un retour aux professionnels et aux partenaires impliqués dans l’expérimentation.

    Qui sont les personnes repérées ?

    Depuis 4 années, plus de 1 500 repérages ont été effectués et 700 d’entre eux ont donné lieu à l’ouverture d’un PPS.

    Parmi les personnes repérées :

    • 61 % sont des femmes ;
    • 61 % sont âgées de 85 ans ou plus ;
    • 77 % ont un niveau de perte d’autonomie modéré (GIR 3 et 4 soit 59 %) à lourd (GIR 1 et 2 soit 18 %).

    Qui sont les repérants ?

    Le repérage est fait principalement par le médecin traitant (45 %), un établissement de santé (18 %) un professionnel de santé autre que le médecin traitant (10 %) ou un travailleur social (10 %).

    Lorsqu’un professionnel de santé libéral ou un établissement de santé est à l’origine du repérage, un plan personnalisé de santé est ouvert dans 63 % des cas.

    Dans quelles situations les professionnels ont-ils recours à la coordination territoriale d’appui? Pour quelles demandes d’appui ?

    Dans quelles situations les professionnels ont-ils recours à la coordination territoriale d’appui? Pour quelles demandes d’appui ?

    3 raisons principales conduisent les professionnels à faire appel à la coordination territoriale d’appui :

    • la détérioration de l’état de santé de la personne âgée, rendant difficile son maintien à domicile dans les mêmes conditions (64 % des dossiers) ;
    • sa sortie d’hospitalisation ;
    • l’épuisement de l’aidant ou l’absence d’aidant.

    L’étude montre que leur demande est corrélée au niveau de dépendance de la personne :

    • dépendance lourde : les demandes concernent principalement la recherche d’une solution d’hébergement (40 % des dossiers GIR 1 et 2) ;
    • dépendance modérée : les demandes visent le plus souvent à adapter le plan d’aides et/ou les conditions du maintien à domicile (46 % des dossiers GIR 3 et 4) ;
    • personnes les plus autonomes : les professionnels s’adressent à la CTA pour mieux connaître la situation de la personne (économique, familiale, …) et ses besoins (33 % des GIR 5 et 6) ou prescrire des expertises ou actions de prévention (27 %).

    Existe-t-il une typologie des situations en fonction de leur aboutissement sur un PPS et sans PPS ?

    • « Lorsque le repérage est fait par un professionnel de santé et que la personne repérée est encore relativement autonome, il est généralement suivi de l’ouverture d’un PPS, note l’agence régionale de santé Centre-Val de Loire. La demande à la coordination territoriale d’appui porte alors davantage sur l’activation de prestation de prévention et/ou d’expertise qu’en l’absence de PPS ».
    • « Les situations hors PPS, souvent plus complexes, cumulant problèmes médicaux, familiaux et sociaux, génèrent un travail plus important avec une multiplication des contacts dans un délai court, car elles présentent souvent un caractère d’urgence », explique l’ARS. Les demandes associées portent davantage sur des solutions d’hébergement temporaire ou définitif. »

    Quel type de coordination recouvre le plan personnalisé de santé ?

    L’intensité de l’activité de coordination de la coordination territoriale d’appui (CTA) est identique qu’il y ait ou non ouverture d’un PPS.

    Quelle satisfaction des professionnels par rapport aux services rendus par la coordination territoriale d’appui ?

    Les professionnels sollicitent une mise en relation entre professionnels de santé et professionnels du médico-social et du social. Cette connexion se concrétise par la constitution d’un réseau global autour de la personne âgée.

    Ils apprécient les réponses qu’apporte la CTA aux situations complexes en mobilisant, le cas échéant, des dispositifs qui n’étaient pas connus d’eux, soit des dispositifs spécifiques au Paerpa (ex : chambres relais) ou de droit commun (ex. : aides au maintien à domicile).

    La CTA est perçue comme un confort au quotidien. Elle représente pour les professionnels un « gain de temps’ » (appels téléphoniques évités, prise de renseignements…), leur permettant ainsi de ‘ »se recentrer sur leur cœur de métier ».

    Le fait d’avoir un interlocuteur référent (disponible, joignable en cas de besoin), est « particulièrement apprécié », indique l’ARS Centre-Val de Loire.

    Quelle plus-value pour les personnes âgées ?

    95 % des dossiers mettent en relief des difficultés liées à l’environnement social et familial. Elles sont principalement dues :

    • aux aidants, absents de façon temporaire ou permanente, ou en situation d’épuisement (67 % des dossiers) ;
    • à l’isolement de la personne âgée (faiblesse du réseau social ou familial, isolement ressenti) (57 % des dossiers).

    Les difficultés d’accès aux soins (absence ou manque de disponibilité du médecin traitant, manque de professionnels / d’équipements sanitaire à proximité du domicile) sont très rarement mentionnées.

    En ce qui concerne les difficultés liées aux aidants, l’épuisement de l’aidant est la situation la plus fréquente. Lorsque ce cas se présente, un plan personnalisé de santé est ouvert dans près de 2 dossiers sur 3.

    Quelles suites en 2019 ?

    Le travail de co-construction entre les acteurs de la santé et les acteurs du social se poursuivra en 2019 avec :

    • la poursuite de l’expérimentation Paerpa : intégration de la coordination territoriale d’appui au sein de la plateforme territoriale d’appui d’Indre-et-Loire (PTA37), qui poursuivra la mission d’appui à la prise en charge des personnes âgées ;
    • la constitution de la future plateforme territoriale d’appui : l’étude confirme l’apport de la coordination territoriale d’appui pour la mise en place de la plateforme territoriale d’appui parce qu’elle « constitue d’ores et déjà un dispositif de traitement des situations complexes (au sens de la complexité ressentie par le professionnel), dotée d’une expérience robuste en termes de processus de fonctionnement », note l’ARS ;
    • l’objectif de repérage précoce de la population âgée encore autonome est inscrit dans le projet régional de santé : des actions complémentaires seront effectuées pour promouvoir le repérage de la fragilité.