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  • Les objets connectés sont peu efficaces pour améliorer le sommeil (étude Fondation Maif)

    «Les objets connectés conçus pour capter nos données de sommeil sont plutôt fiables pour évaluer le temps de sommeil passé » mais « pas très efficaces pour nous aider à bien dormir ». C’est la conclusion d’une étude réalisée pour la Fondation Maif par le Lati (Laboratoire Adaptations Travail Individu) de l’université Paris V Descartes et la société de conseil en ergonomie Ergo-Centre.

    Des résultats modestes, voire négatifs

     « La qualité du sommeil, impression subjective, s’est légèrement détériorée avec tous les dispositifs, pour les testeurs, en moyenne », affirme l’étude, soulignant que les indicateurs produits par les objets connectés « sont rarement interprétés ou expliqués, laissant l’utilisateur dans l’impossibilité de comprendre aisément les résultats de sa nuit ».

     «Durant la période de test, la durée moyenne d’endormissement a augmenté de 10% », ajoutent les chercheurs, précisant que  les dispositifs étudiés « créent une forme d’anxiété appelée ‘orthosomnie’ liée à la quête de l’atteinte d’un sommeil ‘idéal’» qui aboutit à l’inverse du résultat escompté. « Focaliser l’attention de l’utilisateur sur son sommeil est la meilleure façon d’altérer ce dernier » résume la Fondation Maif : « résultats et score sont des notions qui cohabitent mal avec le lâcher prise que suppose l’endormissement ».

    «Très peu de conseils personnalisés et pratiques sont apportés aux utilisateurs pour tenter de résoudre leurs difficultés ». Sur les sept produits étudiés, un seul obtient une note d’utilisabilité (facilité d’usage) supérieure à 80 sur 100, et la moyenne du groupe s’établit à 64 sur 100, ce qui correspond à une utilisabilité « faible à modérée ».

    Les auteurs affirment qui plus est que seuls deux des sept systèmes étudiés s’appuient sur des études de validation scientifique, et conclut que les autres appareils sont « susceptibles de produire des résultats imprécis, voire faux » .

    Des utilisateurs diversement satisfaits

    Cette efficacité modeste se reflète dans le ressenti des utilisateurs. Interrogées sur leur sommeil, à peine 22% des personnes utilisant des objets connectés depuis plusieurs mois déclarent mieux dormir, tandis que 42% déclarent l’inverse. Seuls 18% de ces utilisateurs estiment que la qualité de leur réveil s’est améliorée, contre 41% qui pensent que non.

    Parmi les services proposés par ces objets, certains sont en revanche très appréciés des utilisateurs, comme par exemple la possibilité, en fonction de la courbe de sommeil de chacun, d’être réveillé au meilleur moment pour se sentir frais et disponible.

    Conclusions

    L’étude recommande par conséquent d’établir précisément les objectifs visés, dès avant l’acquisition d’un de ces objets : l’acheteur potentiel doit savoir s’il veut traiter un trouble du sommeil ou juste améliorer son bien-être ou en savoir plus sur son sommeil.

    Sur la base de ces résultats, les chercheurs du Lati et d’Ergocentre ont commencé à développer une interface pour smartphone qui utilisera les données collectées par les objets connectés et les traduira sous forme visuelle, leur associant également des recommandations.

  • La Fnehad et SFTélémed veulent faire progresser la télémédecine dans l’hospitalisation à domicile

    La Fédération nationale des établissements d’hospitalisation à domicile (Fnehad) et la Société française de télémédecine (SFTéléméd) ont conclu une convention de partenariat avec l’objectif de faire progresser la télémédecine et l’e-santé dans les HAD (établissements d’hospitalisation à domicile).

    L’accord conclu prévoit de constituer un groupe de travail commun pour « définir précisément les usages et modalités de la télémédecine en HAD ». Les deux parties prenantes entendent également coopérer pour « soutenir l’émergence de projets de télémédecine en HAD ». Sont également prévues des séances de formation sur la télémédecine à destination des établissements adhérents à la Fnehad.

    La SFTéléméd et la Fnehad prévoient de se rencontrer « au moins deux fois par an » pour faire le point sur les travaux, établir un bilan du partenariat en cours et convenir des nouveaux axes de travail à explorer. 

    « Cette coopération doit permettre à nos établissements de passer un nouveau cap dans le numérique en santé », estime Élisabeth Hubert, présidente de la Fnehad. Selon elle, l’HAD,« présente sur l’ensemble du territoire – y compris les régions les plus isolées »,  « structurée comme un établissement de santé mais intervenant au domicile », « constitue un terrain d’application formidable pour la télémédecine et l’e-santé ».

    Nathalie Salles, présidente de la SFTéléméd rappelle le précédent que constitue la création d’un « pôle d’excellence en formation en santé numérique » par FormaticSanté: cette association que préside depuis 2018 Lydie Canipel, la secrétaire générale de SFTélémed, promeut l’enrichissement des pratiques de soins par l’utilisation des nouvelles technologies.

  • Les défibrillateurs implantables de Medtronic déclarés vulnérables au piratage

    Le Département américain de la Sécurité intérieure a émis le 21 mars 2019 un avertissement concernant une série de failles critiques de sécurité détectées dans les défibrillateurs Medtronic, estimant qu’elles exposent ces dispositifs à un risque de piratage. Plus de 20 modèles sont concernés, ce qui représenterait quelque 750 000 appareils.

    Les défibrillateurs Medtronic  sont implantés dans la poitrine d’un patient, et émettent de petites décharges électriques afin de prévenir les irrégularités de rythme cardiaque, potentiellement mortelles. Le système est géré par les consoles radio Carelink: les médecins utilisent Carelink Programmer à l’hôpital, tandis que les patients se servent chez eux de Carelink Monitor.

    La société de cybersécurité Clever Security, à l’origine de l’alerte, accuse le protocole de communication Conexus propre à Medtronic, qui transmet les informations sans les crypter, et ne dispose d’aucun moyen d’authentification permettant aux appareils légitimes de prouver qu’ils sont autorisés à prendre le contrôle des défibrillateurs.

    A cause de ces failles, les chercheurs de Clever Security ont pu prendre le contrôle des défibrillateurs implantés,  et jugent qu’ avec un accès physique à Carelink Programmer, des hackers seraient capables d’ apporter des modifications potentiellement fatales aux décharges programmées. «Il est possible avec ce type d’attaque de mettre en danger un patient, soit en effaçant le micrologiciel qui donne le traitement nécessaire à son coeur, soit en déclenchant directement des décharges», explique Peter Morgan, le patron de la société.

    Medtronic souligne en réponse, qu’à sa connaissance aucun de ses patients n’a subi une attaque, et annonce qu’il développe des mises à jour visant à corriger les vulnérabilités, sans toutefois préciser à quel moment ces correctifs seront opérationnels. Le fabricant recommande aux patients d’utiliser uniquement des appareils obtenus auprès d’un médecin ou directement auprès d’elle, afin de pouvoir recevoir des mises à jour logicielles.

    Ce n’est pas la première fois que Medtronic est amenée à réagir aux failles de sécurité de ses dispositifs médicaux. En octobre, la société avait dû mettre à jour 34 000 appareils cardiaques.

  • RDV en ligne en Ile de France : 62 % patients utilisent une plateforme, 66 % des médecins inscrits

    En Île-de-France, 62% des patients et 66% des médecins utilisent les plateformes de rendez-vous médicaux en ligne, tels sont les principaux résultats de l’enquête réalisée par l’URPS médecins d’Ile de France et l’IFOP.
    L’URPS médecins libéraux Ile-de-France publie également une étude de marché des outils de prise de RDV pour les médecins libéraux. Celle-ci montre que seuls 6% des médecins utilisent exclusivement une plateforme, la majorité ayant encore recours à une secrétaire médicale.
    Elle rend également publique une charte e-RDV médicaux de l’urps Idf  à destination des éditeurs de plateforme.

    Les pratiques et usages des plateformes de rdv en ligne se répandent, Doctolib en pole position.

    L’étude réalisée par l’Urps Médecins d’Idf démontre un taux de pénétration des usages des RDV en ligne en forte augmentation chez les patients, 62 % des patients déclarant utiliser ce moyen de prise de rdv, contre 33% en 2016.

    Les pratiques des patients :

    • Parmi les patients franciliens, 62% d’entre eux ont recours aux plateformes de prise de rendez-vous.
    • 96% des patients utilisateurs déclarent que celles-ci facilitent la prise de rendez-vous.
    • 82% des patients franciliens choisissent en priorité un médecin généraliste connu et
    • 68% choisissent un médecin spécialiste connu

    Le point de vue des médecins franciliens : un service qui améliore la prise ne charge et limite l’absentéisme

    • 66% ont déjà recours aux plateformes de prise de rendez-vous,
    • 21% des non-utilisateurs sont susceptibles d’y recourir dans un avenir proche.
    • 87% des médecins utilisateurs déclarent que le recours aux plateformes améliore la prise en charge des patients;
    • 80% des médecins utilisateurs déclarent que la prise de rendez-vous sur internet a sensiblement fait baisser les appels téléphoniques;
    • 40% des médecins utilisateurs ont constaté une diminution de l’absentéisme (33% ne constatent pas de changement en matière de taux de présence).

    Les médecins sont en attente de fonctionnalités complémentaires : intégration logiciel métier, téléconsultation etc …

    Au-delà de la simple prise de rendez-vous, les médecins souhaitent voir intégrer de nouvelles fonctionnalités:

    • Plus de 50% souhaitent l’intégration et la synchronisation avec les logiciels métier
    • Le télésecrétariat est demandé par 52% des médecins utilisateurs de plateformes. Cette fonctionnalité est déjà accessible par 9 plateformes de RDV en ligne. Ce service répondrait au besoin des 62% de patients non-utilisateurs qui préfèrent utiliser le téléphone pour prendre rendez-vous.
    • La téléconsultation n’intéresse que 17% des médecins utilisateurs de plateformes à ce jour. 4 plateformes la proposent déjà.
    • La téléexpertise attire 11% des médecins utilisateurs de plateforme. Une seule plateforme propose déjà ce service

    La concentration des plateformes de RDV en ligne inquiète médecins et patients, les éditeurs favorables à un label.

    Depuis 2017, le marché des plateformes de rendez-vous en ligne s’est concentré avec la fusion de deux leaders du marché, Doctolib et MonDocteur en juillet 2018 puis plus récemment de Docavenue et RDV médicaux en février 2019.  79% des patients et 76% des médecins utilisateurs ont recours aujourd’hui à Doctolib.

    La confidentialité des données, connexe à la concentration du marché, est la préoccupation des patients et des médecins quant à l’utilisation de leurs données. Ils sont 51% des patients et 44% des médecins utilisateurs à percevoir des risques liés à la confidentialité des données médicales ou à leur exploitation à des fins commerciales. Interrogés dans le cadre de l’étude de marché, les éditeurs de plateforme se sont globalement déclarés favorables à la création d’un label e-RDV attestant et contrôlant l’usage strictement confidentiel des données des patients et des médecins.

    Pour mémoire, l’URPS médecins libéraux IDF avait été la première en 2018 à proposer une charte de confiance (Charte E-RDV). Cette charte a été signée à ce jour par 15 plateformes s’engageant à respecter la confidentialité des données des patients et des médecins, et à ne pas les utiliser à des fins commerciales.

  • RDV en ligne : 18 plateformes scrutées par l’URPS Médecins d’IDF, un label qualité proposé

    L’urps médecins d’Ile de France vient de rendre publique son étude publiée en février 2019  sur les plateformes de RDV en ligne, initialement publiée en 2017. Alors que le premier service émerge en 2006, l’étude concerne 18 plateformes et s’attache à comparer les services, les modèles économiques et les tarifs des éditeurs rencontrés. L’étude comporte ainsi 18 fiches détaillant les informations pour chacune des solutions :
    – les principales fonctionnalités proposées
    – les nouvelles fonctionnalités : téléconsultation, téléexpertise, télésecrétariat.
    – les services complémentaires : formation, hotline…
    – les tarifs
    – la sécurité et le RGPD 

    L’analyse des outils de prise de rendez-vous en ligne a reposé sur :
    – des entretiens avec les éditeurs,
    – des démonstrations et tests des solutions,
    – des entretiens avec des médecins utilisateurs,
    – une analyse des contrats proposés aux médecins.

    L’étude montre une forte concurrence, avec l’entrée de nouveaux acteurs en lien avec la téléconsultation et avec les éditeurs de logiciels métier. Celle-ci pousse les acteurs à investir pour se différencier. La RGPD a également impacté les éditeurs qui ont du y consacrer une forte part de leurs ressources.

    Un marché en fort développement qui pousse les acteurs à se différencier

    Les plateformes s’homogénéisent en suivant les bonnes pratiques ou services à succès des leaders du marché. Ainsi, les fonctionnalités d’agenda, de choix de créneau, de rappel par sms du Rdv se généralisent. Des fonctionnalités nouvelles sont ajoutées telles que la proposition d’une messagerie patient-médecin, le stockage de documents ou encore le lien avec le LGC du médecin.

    Ainsi, l’étude fait apparaitre 4 drivers forts de différenciation :

    • Se différencier par la vision : plateformes orientées médecins ou patients.
    • Se différencier par la politique tarifaire et le modèles économique :
    • Se différencier par la cible :
      Certaines plateformes diversifient leur cible de clients et s’adressent aux établissements, comme Keldoc, ou attaquent le marché européen voire international comme Doctolib, déjà présent en Allemagne.
    • Se différencier par l’offre de services :
      Les plateformes développent de nouvelles fonctionnalités : paiement en ligne, téléconsultation, stockage de documents mais aussi adressage à un confrère, mais aussi agenda partagé et rdv direct dans l’agenda d’un confrère etc ….

    L’étude soulève la question de la création d’un label dédié aux logiciels de RDV en ligne. Les éditeurs questionnés se montrant plutôt favorables à cette initiative en soumettant des propositions :

    – une reconnaissance du label par l’ensemble des acteurs publics du secteur
    – un label co-construit avec les éditeurs
    – vigilance à ne pas limiter les évolutions fonctionnelles
    – une labellisation qui ne pénalise pas financièrement les petits éditeurs

    Les 18 plateformes étudiées sont :

  • 9 ARS lancent une consultation commune d’accompagnement des porteurs de dispositifs Article 51

    Un accord cadre est lancé pour accompagner les porteurs de projets dans le cadre du dispositif d’innovation en santé dit « Article 51 ». Le marché est porté par l’ARS Rhônes Alpes Auvergne pour le compte de 9 ARS

    Dans le cadre de ce dispositif, la consultation a pour objet de référencer des prestataires en capacité d’appuyer les porteurs dans l’élaboration de leur projet : appui au cadrage en amont notamment dans l’élaboration du cahier des charges, alignement stratégique, proposition de méthodologie de mise en œuvre.

    Cet accord cadre qui est non alloti et multi-attributaire avec conclusion de marchés subséquents, ne concerne pas l’accompagnement à la mise en oeuvre du projet et à son suivi.

    Le nombre de candidats retenu sera de cinq, l’accord cadre est conclu sans minimum et sans maximum.

    La date limite de dépôt des candidatures est le 23 avril 2019 à midi.

    Un groupement d’ARS, émetteur de l’accord cadre

    Un groupement de plusieurs Agences Régionales de Santé (ARS) lance une consultation concernant l’accompagnement des porteurs de projets dans le cadre du dispositif d’innovation en santé dit « Article 51 ».

    Le groupement de commande pour la mise en place de cet accord cadre est constitué des 9 ARS suivantes :

    • L’ARS Auvergne-Rhône-Alpes (coordonnatrice du groupement de commande)
    • L’ARS Bretagne
    • L’ARS Centre-Val-de-Loire
    • L’ARS Ile-de-France
    • L’ARS Normandie
    • L’ARS Occitanie
    • L’ARS Pays-de-Loire
    • L’ARS PACA
    • L’ARS Grand-Est

     Les compétences recherchées sont :

    • La connaissance de l’environnement législatif, réglementaire et conventionnel dans le champ de la santé ;
    • La connaissance des secteurs médico-social, sanitaire et social ;
    • Le savoir-faire en matière de conception de modèles médico-économiques et tarifaires ;
    • Une capacité à produire des modèles d’évaluation ;
    • Des compétences en statistiques et analyse de données de santé ;
    • Une capacité à prendre en compte les dimensions numériques et d’e-santé ;
    • L’accompagnement de projets innovants en santé ;
    • La maitrise de la gestion de projet et des techniques d’animation ;
    • L’accompagnement probant de projets complexes.

    Un accompagnement des projets selon 3 types de prestations 

    Modules A : Aide à la formalisation complète du projet à l’exception du modèle médico-économique

    Il s’agit d’une aide à la formalisation du cahier des charges comprenant tous les éléments de présentation et d’évaluation nécessaires pour sa transmission au comité technique national.

    Module B: Aide relative à l’élaboration des principes du modèle économique cible et de l’équilibre du schéma de financement

    Prestation qui peut s’ajouter au module A ou prestation spécifique indépendante, il est attendu qu’un expert propose un modèle médico-économique et un plan de financement à partir des éléments fournis dans le cahier des charges et par le porteur.

    Module C- Formalisation d’une méthodologie de mise en oeuvre de projet

    Il s’agit de pouvoir anticiper, dès la conception du projet, les modalités de sa mise en oeuvre.

    Sont notamment attendus :

    • Des recommandations techniques, juridiques, ou méthodologiques ;
    • La proposition de tableau de bord de pilotage projet,
    • Un planning prévisionnel de mise en oeuvre,
    • Un projet de plan de communication

    Informations et Contact

    Pour obtenir tous les renseignements complémentaires nécessaires et dépôt du dossier de candidature:

    https://www.marches-publics.gouv.fr.

    Date limite de dépôt : 23 avril 2019

  • L’EHESP organise un séminaire sur l’IA et les établissements de santé le 5 avril 2019

    La Chaire de Management et des Technologies de Santé de l’EHESP organise le samedi 5 avril 2019 un séminaire sur le thème:

    « L’intelligence artificielle (IA) et ses impacts sur l’organisation des Établissements de Santé ».

    8.30
    Introduction par François LANGEVIN, Chaire de Management des Technologies de Santé de l’EHESP:
    « État des lieux et transformations prévisibles des hôpitaux. »

    1ere partie: « Points de repères scientifiques ».

    Introduction et modération : Rodolphe BOURRET, Directeur du Centre hospitalier de Valenciennes

    9.00-11.00
    Zyed ZALILA, Professeur à l’Université de Technologie de Compiègne (Sorbonne Universités), PDG et fondateur de Intellitech:
    « Familles d’algorithmes, mesure des performances. Vers une approche de l’IA Floue Augmentée : découvrir des systèmes prédictifs robustes et explicables »

    11.00-12.30
    Philippe BOURHIS, Directeur du système d’information patient de l’APHP:
    « Retour d’expérience en matière d’intelligence artificielle à l’APHP »

    12.30-13.30
    Pause déjeuner

    2e partie: « Paysage des start-up avec des applications à l’hôpital »

    Présentation, puis table ronde.
    État des lieux et modération: Jean Patrick LAJONCHERE, Directeur du Groupe Hospitalier St Joseph à Paris

    13.30-15.00
    Exemples de Start Up d’IA en santé. Groupe de réflexion et de mise en oeuvre au sein du groupe St Joseph.

    13.30-15.00
    Débat : enjeux pour l’avenir des d’hôpitaux.

    16.00
    Fin du séminaire

    Le séminaire aura lieu au Groupe Hospitalier St Joseph, Salle de conférence Galerie St Jean, Porte 10, niveau -1.

    Il est organisé dans le cadre de la Chaire de Management des Technologies de Santé, soutenue par les partenariats de l’EHESP avec ARKEA Banque E&I, Sham et Medasys.

    Cette séance est publique, elle est ouverte à toutes les personnes, personnels hospitaliers, étudiants, médecins, ingénieurs, directeurs, chercheurs, etc… qui désirent y assister.

    Inscription et contact : francois.langevin@utc.fr

  • Téléradiologie : la centrale d’achats Resah choisit la plateforme Acetiam pour les centres de santé

    La centrale d’achat hospitalière Resah (Réseau des acheteurs hospitaliers) a sélectionné la plateforme de téléradiologie Acetiam dans le cadre de l’appel d’offre intitulé « Plateforme de téléradiologie et réalisation de prestations intellectuelles », selon un communiqué publié le 18 mars 2019.

    Le recours à la téléradiologie répond à la pénurie de radiologues (40% de postes vacants): pour pallier ce manque de professionnels, les autorités médicales recommandent d’engager une mutualisation des ressources entre plusieurs établissements.

    Resah choisit Acetiam (Groupe NEHS) après que plus de 500 de ses clients hospitaliers ont choisi cette plateforme pour leur processus de télémédecine.

    « Le choix du Resah s’est principalement fondé sur la qualité technique de sa plateforme qui peut facilement s’intégrer à l’environnement métier existant » affirme Coffi Gnanguenon, directeur de projet au Resah : il évoque également « l’autonomie de l’éditeur » qui lui permettra de « faire évoluer la solution afin de réponde au mieux aux besoins des établissements ».

    Acetiam développe une plateforme de télémédecine capable de réaliser notamment des actes de téléradiologie, et propose également une offre d’interprétation avec son partenaire médical TMF (TéléMédecins de France), société médicale comptant plus de 100 radiologues. 

    Le groupement d’intérêt public Resah s’attache à soutenir la performance des acteurs du secteur sanitaire, médico-social et social (plus de 400 structures) grâce à la mutualisation des achats et de la logistique.Sa centrale d’achats affiche un volume d’achats annuel de près d’1 milliard d’euros. Elle s’articule à un centre de ressources et d’expertise qui s’attache à faire de la fonction achat un levier de performance.

  • Loi de réforme du système de santé : la CSMF agite la menace d’un « conflit frontal et dur »

    Le Dr Jean-Paul Ortiz, président de la CSMF, a donné le 20 mars 2019 une conférence de presse pour faire  le point sur  trois sujets touchant l’exercice de la médecine libérale :

     ‐ la négociation en vue d’un éventuel avenant conventionnel pour la mise en place des assistants médicaux
     ‐ la négociation d’un accord conventionnel interprofessionnel visant à favoriser l’émergence et le financement des communautés professionnelles territoriales de santé (CPTS)
     ‐ la loi en discussion à l’Assemblée Nationale, portant sur « l’organisation et la transformation du système de santé »

    Assistants médicaux et CPTS

    Pour la mise en place des postes d’assistant médical Jean-Paul Ortiz affirme préférer une « revalorisation significative de l’acte médical » plutôt qu’un « accompagnement forfaitaire ». Selon lui le modèle qui doit s’imposer est celui « d’un assistant médical par médecin » car c’est le modèle en vigueur dans les autres pays européens.

    Il estime que l’appartenance à une CPTS « ne peut pas devenir obligatoire » et refuse que soient baissées certaines parties des honoraires du médecin s’il n’appartient pas à une CPTS. Il affirme que si les missions des CPTS étaient définies par la loi, la CSMF quitterait les négociations conventionnelles, «puisqu’elles deviendraient inutiles ».

    Projet de loi de réforme du système de santé

    Après examen du texte issu de la commission des affaires sociales de l’Assemblée nationale portant sur la réforme du système de santé, la CSMF s’inquiète des « dispositions multiples » ajoutées en commission, signes d’une « frénésie réglementaire » qui « met à bas le dialogue conventionnel »,  ainsi que des « nombreux renvois à des ordonnances », estimant qu’ils reviennent à « donner un chèque en blanc au gouvernement ».

    Le syndicat de médecins fait part de ses inquiétudes concernant notamment les « projets territoriaux de santé » qui pourrait faire des praticiens « les supplétifs d’un hôpital public qui va mal ». Il dénonce également le projet d’autoriser les pharmaciens à prescrire des médicaments, jugeant que « le métier de médecin ne peut être démantelé ».

    Jean-Paul Ortiz avertit que si les dispositions qu’il fustige étaient maintenues lors de l’examen du projet de loi en séance plénière, la CSMF « quitterait la table des négociations conventionnelles », et « appellerait les médecins libéraux à rentrer dans un conflit frontal et dur avec le pouvoir politique ».

  • Etude : une simple appli de réalité virtuelle réduit les symptômes de l’acrophobie (Jama Psychiatry)

    Une thérapie cognitivo-comportementale basée sur une application de réalité virtuelle entièrement autonome et à faible coût, avec des lunettes de réalité virtuelle rudimentaires, peut favoriser une importante réduction des symptômes de l’acrophobie. C’est le résultat d’une étude*, parue le 20 mars dans le Jama Psychiatry. Elle est la première à montrer que l’acrophobie peut être traitée en réalité virtuelle, à domicile sans l’intervention d’un thérapeute.

    La réalité virtuelle pour affronter ses peurs

    Les phobies figurent parmi les troubles de la santé mentale les plus répandus. Et l’acropophobie, la peur des hauteurs, est la plus fréquente des phobies. Ce trouble se traite essentiellement par thérapie cognitivo-comportementale (TCC), en exposant progressivement les individus à la situation qu’ils redoutent. Une forme émergente d’exposition est la thérapie par exposition à la réalité virtuelle (TERV), dans laquelle les environnements virtuels immersifs remplacent les environnements réels. Des méta-analyses ont montré que cette stratégie était aussi efficace que le traitement d’exposition conventionnel. Cependant, la TERV a jusqu’à présent exigé la participation d’un thérapeute et le recours à un équipement de réalité virtuelle (RV) haut de gamme.

    Un dispositif de RV peu coûteux

    Des chercheurs néerlandais de psychologie clinique de l’Université libre d’Amsterdam ont donc mené une étude randomisée afin d’évaluer l’efficacité et la convivialité de ZeroPhobia, une application mobile de réalité virtuelle entièrement autonome visant à traiter les symptômes de l’acrophobie. Pour garantir l’évolutivité, l’application s’appuie sur le smartphone des participants et sur des lunettes de RV de base (10 dollars), et permet que le programme puisse être suivi à domicile. Quelque 193 personnes souffrant d’acrophobie – non traitées – ont été incluses dans l’essai. Les participants ont été randomisés en 2 groupes : intervention ou liste d’attente.

    Les patients étaient invités à réaliser 6 modules animés (en 2D et avec une voix off en guise de thérapeute virtuel) basés sur des techniques de TCC via l’appli, le tout en 3 semaines. Outre les techniques de psychoéducation et de TCC, l’application Zerophobia comprenait un environnement de réalité virtuel immersif gamifié et quatre vidéos à 360 ° couvrant tout le spectre d’exposition. Au cours des trois semaines, les participants ont reçu des courriels de motivation standardisés chaque semaine avec des rappels leur demandant de commencer ou de continuer avec l’application. Les chercheurs ont utilisé un questionnaire d’anxiété et un questionnaire spécifique à l’acrophobie pour évaluer cette thérapie.

    Les résultats de cette étude ont été publiés le 20 mars dans le Jama Psychiatry.

    Résultats : des symptômes maîtrisés

    • 77% des personnes qui ont utilisé l’appli de réalité virtuelle sont allées au bout de l’expérience
    • La réalité virtuelle entraînait une réduction significative des symptômes de l’acrophobie au bout de 3 mois
    • Le niveau d’anxiété avait diminué
    • Les patients éprouvaient un plus grand sens de la maîtrise de leurs émotions
    • Les symptômes dépressifs n’ont pas changé de manière significative entre les deux groupes
    • Plus l’appli de RV était utilisée, plus les symptômes diminuaient
    • 24 patients ont souffert du « mal du simulateur » (nausées, vertuge…)
    • 75% des participants ont jugé l’appli de RV conviviale

    Soigner les phobies sans thérapeute 

    « À notre connaissance, cet essai clinique randomisé est le premier à évaluer un traitement de l’acrophobie entièrement autogéré, écrivent les chercheurs. Nous avons montré qu’un programme de thérapie cognitivo-comportementale en réalité virtuelle basée sur une application utilisant des lunettes de protection à faible coût était à la fois efficace et convivial. Des réductions importantes des symptômes de l’acrophobie ont été obtenues. » Et les résultats se maintenaient au suivi de trois mois. L’un des principaux atouts de l’étude réside dans « sa validité écologique », car l’intervention a été menée dans l’environnement naturel des participants plutôt que dans un laboratoire de recherche.

    Cependant, cet essai présente quelques limites : un taux d’attrition relativement important pour des raisons d’incompatibilité entre le téléphone et l’appli, des résultats basés uniquement sur de l’auto-déclaration et une période de suivi relativement courte. Ces résultats confortent tout de même l’hypothèse selon laquelle une thérapie par RV à domicile et sans l’intervention d’un thérapeute serait efficace. Une précédente étude, publiée en juillet dans le Lancet Psychiatry, parvenait à des conclusions similaires : 70% des personnes étaient considérées comme ne souffrant plus d’acrophobie.