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  • 17 recommandations pour une politique industrielle en matière de DM (rapport R. Picard)

    « Structurer et collecter les données de dispositifs médicaux en vue de faciliter leur partage, leur contextualisation et leur exploitation » est l’une des 17 recommandations présentées dans le rapport « Réflexions stratégiques sur la politique industrielle en matière de dispositif médicaux », remis par Robert Picard, ingénieur général des Mines, à Bruno Le Maire, ministre de l’Économie et des Finances, qui avait adressé en octobre 2018 une lettre de mission portant sur le sujet. Health & Tech Intelligence a pu consulter le document, daté du 27 mars 2019.

    À partir des différentes recommandations émises, 4 actions structurantes issues de 5 recommandations ont été travaillées et partagées avec divers acteurs publics et privés.

    Les 4 actions structurantes :
    • action 1 : référentiel process innovation DM ;
    • action 2 : plateformes numériques ;
    • action 3 : data DM dans le Health Data Hub ;
    • action 4 : 3 plateformes préfiguration industrielle.

    Les 5 recommandations :
    • créer une fonction de « guichet unique » déconcentrée dans les territoires, destinée aux startups et entreprises innovantes ;
    • mettre en place les outils numériques nécessaires à l’écosystème d’accompagnement de l’innovation DM ;
    • promouvoir les plateformes de préfiguration/pré-industrialisation des DM/SM innovants ;
    • mettre en place un référentiel partagé des bonnes pratiques d’innovation DM ;
    • structurer et collecter (ou vice-versa) les données de DMs (au sens général du terme) en vue de faciliter leur partage, leur contextualisation et leur exploitation.

    DM : « le secteur le plus dynamique parmi les industries de santé »

    Le secteur du dispositif médical (28 milliards d’euros, +4 % par an) est « le secteur le plus dynamique parmi les industries de santé », est-il indiqué dans le rapport.

    Cette croissance s’inscrit dans le contexte de la numérisation générale de la société et de la diffusion des objets connectés, contexte qui s’applique aussi au secteur de la santé. « Mais la poursuite de cette croissance n’est pas acquise d’avance, prévient Robert Picard, alors même que la France dispose pourtant d’atouts considérables : la qualité de sa recherche médicale, la compétitivité de grands acteurs nationaux de l’ingénierie et des systèmes attirés par le secteur de la santé. »

    4 actions structurantes pour sauver 10 000 emplois et créer 20 000 nouveaux emplois à 5 ans

    Les 4 actions structurantes issues de 5 des 17 recommandations (en italique ci-dessous) émises ont été travaillées et partagées avec divers acteurs du secteur. « Elles font l’objet d’un large consensus », est-il précisé.

    Ainsi, elle permettent, pour un total maximum de 5 millions euros annuels, de sauver 10 000 emplois dans des PME menacées à court terme « par une rigueur réglementaire accrue », et la création de 20 000 nouveaux emplois à 5 ans, tout en accélérant l’accès au marché pour les projets innovants.

    Le chiffres d’affaires ainsi généré et/ou sauvegardé s’élèvent à plusieurs milliards d’euros/an.

    Contexte :

    « Le présent rapport s’attache à lever les verrous du processus de développement de l’innovation dans le DM mais il ne peut occulter que le cadre tarifaire actuel ne lui est pas très favorable, est-il expliqué. Ceci affecte notamment l’innovation incrémentale (Cf. Enquête en ligne), laquelle peut déboucher sur des innovations de rupture. Lorsque l’accès au marché remboursable est peu prévisible, ou qu’il l’est mais avec un retour sur investissement faible, les financements « amont » des projets restent très difficiles à trouver. »

    Actions structurantes :

    17 recommandations

    L’ordre dans lequel sont affichées les recommandations du rapport « ne correspond pas à une hiérarchisation de leur importance mais simplement à leur ordre d’apparition au fil des constats et analyses du rapport ».

    Les recommandations en italique entrent dans les « actions structurantes » présentées dans le schéma ci-dessus. Elles sont développées et justifiées en annexe n° 4 du rapport (en lien ci-contre).

    Recommandation n°1 : approfondir et promouvoir des méthodologies d’investigations cliniques des DM innovants

    • engager un travail de recherche, associant les diverses compétences publiques et privées, pour traiter les enjeux et relever les défis de l’évaluation en vie réelle et fonder scientifiquement de nouvelles approches méthodologiques nécessaires aux DM innovants et à l’exploitation des données disponibles.

    ANR.

    Recommandation n°2 : approfondir les problématiques juridiques des nouveaux DM et des investigations cliniques qu’ils requièrent

    • engager une analyse spécifique des problématiques juridiques des nouveaux DM, en anticipation des questions issues des essais en vie réelle (recommandation n°1) et des nouvelles approches système et big data, en évitant l’empilement des exigences juridiques ;
    • mettre en place un travail sur la définition précise de la donnée de santé et de la donnée médicale (champ, articulation RGPD code de la santé publique, responsabilités des industriels du DM et des intégrateurs notamment…)

    ANR, Ministère de la Santé.

    Recommandation n°3 : élaborer et publier un programme prévisionnel de nouvelles dispositions pour répondre aux difficultés observées dans l’accès au marché des DM innovants

    • L’introduction expérimentale de nouveaux modes d’accès pourrait être anticipée « beaucoup plus tôt » et mobiliser des dispositions de type « droit souple » (guides de bonne pratique) pour disposer de l’agilité nécessaire.

    Cf. également la recommandation 14 – ministère de la Santé.

    Recommandation n°4 : développer les formations initiales et continues sur les DM

    • concevoir et mettre en place des plans de formation des professionnels de santé, des structures d’accompagnement et des industriels aux besoins réels qui sont à la fois d’ordre scientifique et technologique mais également organisationnels et expérienciels.
    • Le champ des sciences humaines et sociales devrait également être mis à contribution.

    En lien avec la recommandation n°10 – ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

    Recommandation n°5 : renforcer l’accompagnement réglementaire des sociétés du dispositif médical

    • Débloquer les emplois nécessaires au désengorgement des différentes structures de contrôle (ANSM, LNE/GMED, CPP) pour maintenir l’activité des petites sociétés du dispositif médical (plusieurs dizaines de milliers d’emplois menacés)

    Recommandation complémentaire de la recommandation n° 6.

    Recommandation n°6 : créer une fonction de « guichet unique » déconcentrée dans les territoires, destinée aux start-ups et entreprises innovantes

    Cette fonction pourrait être placée sous l’autorité de la Délégation à l’innovation en santé.

    • Créer un réseau innovation en s’appuyant sur les ressources existantes éventuellement renforcées et un référent interinstitutionnel public, sous l’égide d’un comité ad hoc, adossé à la DIeS, qui serait doté d’un référent dédié, pour gérer ce référentiel, promouvoir cette convergence et assurer la conformité réglementaire des activités d’innovation.
    • Doter les structures d’accompagnement territoriales des moyens nécessaires à cette nouvelle approche.

    Recommandation complémentaire de la recommandation n°5 – ministère de la Santé, DGE.

    Recommandation n°7 : mettre en place les outils numériques nécessaires à l’écosystème d’accompagnement de l’innovation DM

    Cette infrastructure pourrait être placée sous la responsabilité de maîtrise d’ouvrage de la Délégation à l’innovation en santé.

    Elle serait mise à disposition des structures d’accompagnement, publiques et de leurs réseaux (SATT, Pôles, CIC-IT/ F-CRIN).

    • Ces moyens numériques (plateformes territoriales interconnectées sécurisées, connecteurs logiciels, référentiel de maturité et suivi des projets) visent à fluidifier et sécuriser les collaborations, la diffusion des bonnes pratiques, la mobilisation des financements en phase amont, et la visibilité des compétences et de l’avancement des projets
    • Cette infrastructure, dont les composantes seront pour l’essentiel portées par des entités régionales en lien avec les structures d’appui dans les territoires, sera harmonisée et coordonnée techniquement par un opérateur national, sous l’égide du Health Data Hub et sous le contrôle des instances réglementaires.

    Ministère de la Santé, DGE, Pôles.

    Recommandation n°8 : promouvoir les plateformes de préfiguration/pré-industrialisation des DM/SM innovants.

    • Recenser les besoins génériques aux projets d’industrialisation des dispositifs médicaux innovants, depuis la mise à disposition de nouveaux composants jusqu’aux essais cliniques des DM/SM, incluant notamment des facilités de conception, de préfiguration de production et de tests cliniques.
    • Mobiliser (ou rédiger sur cette base) un appel à projets du Plan d’nvestissements d’avenir (PIA) 3 pour sélectionner et soutenir les initiatives associant les acteurs-clés, publics et privés (recherche technologique, environnements cliniques, entreprises du DM), afin de sécuriser et d’accélérer la mise sur le marché de nouvelles solutions de santé.

    CSF Santé, DGE, Snitem.

    Recommandation n°9 : développer une approche intersectorielle de l’innovation DM

    • mettre en place une animation inter pôles dépassant les seuls pôles santé pour valoriser ces initiatives et compétences.
    • Dans la même logique, le CSF santé devrait établir des liens avec les autres CSF pour développer une vision globale des opportunités du secteur de la santé, au-delà du seul médicament et des entreprises spécialisées de ce secteur.

    DGE, CNI.

    Recommandation n°10 : développer les connaissances, méthodes et outils de l’évaluation organisationnelle et des usages

    • Favoriser le développement de recherches et de publications issues de compétences médicales et non médicales (sociologie, sciences de gestion, économie) afin de permettre une prise en compte rigoureuse des impacts organisationnels lors de l’introduction de DM innovants.

    En lien avec les recommandations n° 4 et n°16 – ANR.

    Recommandation n°11 : mettre en place un référentiel partagé des bonnes pratiques d’innovation DM

    Ce référentiel pourrait être placé sous l’autorité de la Délégation à l’innovation en santé.

    • expliciter et partager, à partir des meilleures pratiques, un référentiel des étapes amont d’innovation des DM ainsi que les activités/compétences requises pour ces étapes. « Ce langage commun permettra de fluidifier le processus d’accompagnement des projets innovants et la lisibilité pour l’ensemble des acteurs et de cibler les aides sur des projets qualifiés. »

    Recommandation n°12 : structurer et collecter (ou vice-versa) les données de DMs (au sens général du terme) en vue de faciliter leur partage, leur contextualisation et leur exploitation

    • Consolider les initiatives locales visant à une collecte pérenne de données issues de DM.
    • Promouvoir la structuration (standards), la qualité et l’harmonisation de ces données en vue de faciliter leur appariement, leur partage et leur exploitation dans un environnement dédié en conformité avec le cadre réglementaire en vigueur.
    • Émettre des directives visant à faciliter, à terme, le partage et l’exploitation de ces données en réponse à de premiers cas d’usage cibles génériques, suite à l’analyse de différents cas d’usage représentatifs du domaine.
    • Identifier un écosystème d’acteurs du domaine qui aura la responsabilité d’opérateur national en charge de cette action dans le cadre d’étroites interactions avec le Health Data Hub (HDH).
    • Évaluer les résultats de cette action destinée, idéalement, à être pérennisée.

    Drees.

    Recommandation n°13 : créer un comité interministériel et une délégation pluridisciplinaire permanente de l’innovation en santé

    • Conforter le CSIS dans son rôle de Comité interministériel en établissant un lien formel avec le Conseil stratégique installé par le PLFSS 2018, dont le rôle devrait être étendu, autour d’un délégué à l’innovation en santé.

    CSIS.

    Recommandation n°14 : approfondir les problématiques juridiques des nouveaux DM connectés formant système, et des investigations cliniques qu’ils requièrent, en anticipant leur accès au marché

    • engager une recherche spécifique sur les problématiques juridiques des nouveaux DM, en anticipation des questions issues des essais en vie réelle et des nouvelles approches système, permettant le moment venu de soutenir la croissance du secteur et l’attractivité de la France pour ces solutions.

    ANR.

    Recommandation n°15 : développer une approche de recherche transverse prospective en soutien de la politique industrielle des technologies pour la santé.

    • développer un volet prospectif de la politique industrielle des DM, permettant de se préparer au futur des systèmes médicaux, en tirant parti des résultats récents de la recherche, y compris de la recherche en ingénierie, en sciences de gestion, en droit, sur l’innovation de rupture.

    ANR.

    Recommandation n°16 : reconnaître et favoriser les tiers lieux d’innovation – co-conception et évaluation formative des usages – des technologies pour la santé.

    • Procéder à l’identification et à la diffusion de bonnes pratiques des nouveaux lieux de création participative, de formation expérientielle et interdisciplinaire, ainsi qu’au soutien et à la labellisation de ces lieux.

    Cf. Recommandation n°6 – DGRI.

    Recommandation n°17 : transversalité de la stratégie industrielle en santé.

    • Inscription dans le programme des comités stratégiques en santé (recommandation n°13) de travaux sur l’impact de l’évolution des connaissances, des métiers, des nouvelles formes d’interactions entre recherche et industrie (CNI, CSIS, CSF Santé) en lien avec les recommandations 9 et 15.
  • One Drop noue un partenariat avec Amazon pour le suivi numérique des affections chroniques

    La société One Drop, spécialiste des solutions numériques pour le diabète et les maladies chroniques, signe un accord de partenariat avec Amazon via Choice, la marque santé du géant du numérique.

    Les appareils Choice donneront désormais accès aux fonctionnalités One Drop pour la gestion du diabète, le contrôle de la tension artérielle et du poids, y compris à l’aide à la décision par intelligence artificielle, précise l’entreprise, qui a annoncé cette alliance en mars 2019. Ces dispositifs s’intégreront aussi directement avec l’application mobile One Drop, et les clients Choice pourront s’inscrire aux programmes de coaching personnel One Drop.

    One Drop : une appli qui définit des objectifs quotidiens pour les patients

    L’application mobile One Drop, disponible sur les plateformes Apple iOS et Google Android est capable de suivre et d’analyser la glycémie, la prise de médicaments, le régime alimentaire et les activités du patient. Elle lui permet de définir des objectifs quotidiens, de visualiser ses progrès et de s’intégrer à une communauté mondiale de diabétiques. Les services de coaching durent de 7 semaines à 6 mois et leur prix varie en fonction de la durée du programme. 

    « Sur les 30 millions d’Américains vivant avec le diabète, 20 millions vivent également avec une pression artérielle élevée », souligne Jeff Dachis, P.-D.G. de One Drop, précisant que le partenariat avec Amazon offre aux clients de Choice « l’accès à un éventail de services complet et hyper-personnalisé ».

    « Cette collaboration représente une occasion pour nous de proposer une offre accessible et abordable dans le secteur des dispositifs médicaux grand public », a déclaré Bob Guest, P.-D.G. du groupe Arcadia, qui a développé Amazon Choice.

  • Bayer Challenges 2019 : Grant4Apps lance un appel à collaboration avec des start-ups e-santé

    Le groupe pharmaceutique allemand Bayer lance via son accélérateur G4A (Grants4Apps) un appel à partenariats adressé aux sociétés innovantes pour des collaborations de long terme dans une série de spécialités en e-santé.  

    Bayer a publié au début du mois d’avril 2019 le détail des projets auxquels il propose aux start-ups de collaborer, dans 10 domaines allant de la cardiologie à la radiologie. Les dossiers de candidatures peuvent être envoyés jusqu’au 31 mai 2019 via le site en lien ici.

    Les candidats présélectionnés seront recontactés au mois d’août pour des prises de contact avec les équipes de Bayer. Les accords définitifs seront signés à Berlin au début du mois d’octobre.

    G4A Partnerships : combinaison des programmes Accelerator, Dealmaker et Generator

    Bayer « franchit une nouvelle étape », souligne le communiqué daté du 21 mars 2019 : « au lieu de programmes de démarrage uniques », le groupe « se concentre désormais sur des domaines spécifiques », comme les e-thérapies numériques, l’IA appliquée à la découverte de médicaments et les plateformes d’engagement des patients.

    Pour ce faire, les 3 programmes existants de Bayer (Accelerator, Dealmaker et Generator) ont été combinés pour former G4A Partnerships, une initiative conjointe destinée aux jeunes entreprises du secteur de la santé, quel que soit leur stade de développement.

    Des challenges métier spécifiques ont été définis avec mission pour les start-ups de proposer leurs solutions, et les projets sélectionnés seront développés dans des équipes constituées en commun avec le groupe Bayer.

    Un financement initial unique de 50 000 à 100 000 euros

    Les start-ups recevront un financement initial unique (de 50 000 à 100 000 euros), ainsi que des financements supplémentaires lorsque des objectifs définis conjointement seront atteints.

    « L’écosystème e-santé a mûri au fil des ans et il existe des jeunes entreprises très bien développées à différents stades. Nous voulions simplifier leurs possibilités de coopération avec Bayer et mettre en œuvre ensemble des solutions innovantes plus rapidement », commente Eugène Borukhovich, responsable mondial de la santé numérique à Bayer.

    « Il s’agit avant tout de développer de nouvelles solutions à même de changer la façon dont la santé est vécue, ajoute le Dr Zsuzsanna Varga, responsable des partenariats en santé. Nous sommes convaincus que des collaborations à long terme avec des sociétés d’e-santé partageant la même passion et la même vision sont le meilleur moyen d’y parvenir.

  • Ehpad : Teranga Software intègre la télémédecine à sa solution NETsoins

    La société Teranga Software, qui édite le logiciel de gestion d’Ehpad NETSoins, annonce l’intégration à cet outil d’une fonctionnalité de télémédecine.

    L’éditeur souligne dans un communiqué publié le 9 avril 2019 que cette téléconsultation intégrée permet aux personnes dépendantes de maintenir un lien avec leur médecin traitant, et qu’elles n’ont plus besoin d’être déplacées vers un centre médical pour bénéficier d’une consultation ou d’un soin spécialisé. Il estime qu’elle permettra une détection précoce des pathologies et « le développement de la bientraitance ».

    NETSoins : un logiciel pour faciliter la gestion quotidienne d’un Ehpad

    NETSoins est une solution visant à faciliter la gestion quotidienne d’un Ehpad : le logiciel permet d’accéder aux dossiers médicaux (DM) et paramédicaux, d’organiser la gestion administrative, le plan de soins ou des plans de tâches.

    La consultation de télémédecine est initiée par le soignant au sein de l’Ehpad, qui planifie le rendez-vous avec un résident après avoir vérifié le consentement de celui-ci. Le médecin rejoint la téléconsultation grâce à un lien d’accès à la visio-conférence via sa messagerie sécurisée.

    Durant la consultation, le praticien peut demander au soignant de réaliser certains actes : prise de constantes, prise de photo, direction de la caméra . Il est également en mesure de consulter pendant la téléconsultation les dernières transmissions du résident ou son dossier médical grâce à la navigation sur NETSoins.

  • Étude : une molécule cruciale dans le traitement du cancer décryptée et modélisée en 3D (Nature)

    Des scientifiques de la Columbia University, en collaboration avec des chercheurs de Nimbus Therapeutics, ont déterminé pour la première fois la structure 3D d’une enzyme métabolique qui pourrait constituer la prochaine cible moléculaire majeure dans le traitement du cancer. Les résultats de leur étude*, publiés le 3 avril 2019 dans Nature, représentent le premier pas vers une meilleure compréhension de l’enzyme afin de créer des thérapies moléculaires efficaces pour les patients.

    Une technique d’imagerie révolutionnaire

    La thérapie ciblée est un domaine actif de la recherche sur le cancer qui consiste à identifier des molécules spécifiques dans les cellules cancéreuses afin de les aider à croître, à se diviser, à se propager et à interférer avec la progression des cellules cancéreuses. Pour mettre au point de telles stratégies thérapeutiques, une étape essentielle du processus de découverte de médicaments consiste à comprendre le fonctionnement des composés au niveau moléculaire.

    Des chercheurs de l’Université Columbia ont mis au point une technique d’imagerie appelée microscopie électronique cryogénique (cryo-EM) afin de résoudre la structure complexe d’une enzyme qui joue un rôle clé dans la prolifération des cellules cancéreuses. La cryo-EM permet l’imagerie haute résolution d’échantillons biologiques congelés au microscope électronique. Une série d’images bidimensionnelles est ensuite reconstruite par calcul en modèles 3D précis et détaillés de structures biologiques complexes telles que les protéines, les virus et les cellules.

    La structure d’une molécule modélisée en 3D

    En collaboration avec le Nimbus Therapeutics, une société de biotechnologie américaine pionnière dans l’application de technologies informatiques très avancées à la conception et au développement de nouveaux traitements, ces chercheurs ont utilisé cette technique d’imagerie pour modéliser en 3D la structure de l’ACLY, « une enzyme métabolique qui contrôle de nombreux processus cellulaires, y compris la synthèse des acides gras dans les cellules cancéreuses », explique Liang Tong, principal auteur de l’étude. Dans le cancer du sein et du poumon, on observe une activité accrue d’ACLY. « En outre, des inhibiteurs de cette enzyme pourraient être utiles pour contrôler les niveaux de cholestérol », ajoute Lian Tong.

    Jusqu’à maintenant, seuls des fragments de cette enzyme avaient pu être décryptés. Mais la cible semblait déjà très prometteuse. Un essai clinique a déjà démontré qu’un inhibiteur d’ACLY pouvait réduire de 30 % le cholestérol (LDL) lorsqu’il était pris seul et de 20 % supplémentaire en association avec des statines. Et il a été constaté que ACLY était surexprimé dans plusieurs types de cancers. Des expériences ont montré que le fait de l’inhiber empêchait les cellules cancéreuses de croître et se diviser.

    Une nouvelle cible thérapeutique dans le cancer ?

    La microscopie électronique cryogénique et la mise à jour de la structure en 3D d’ACLY ont révélé un mécanisme inattendu d’inhibition. L’équipe a découvert qu’un changement significatif de la structure de l’enzyme était nécessaire pour que l’inhibition soit efficace. Ce nouveau mécanisme d’inhibition d’ACLY pourrait constituer une meilleure approche pour la mise au point de médicaments destinés à traiter le cancer et les troubles métaboliques.

    « Cette étude est un excellent exemple de la façon dont notre travail chez Nimbus combine une technologie de pointe, des approches informatiques et une découverte approfondie de médicaments afin de générer de nouvelles connaissances scientifiques », a déclaré Jeb Keiper, P.-D.G. de Nimbus.

  • Alexa, l’assistant vocal d’Amazon, propose désormais des fonctionnalités conformes à la norme HIPAA

    Amazon a annoncé le 4 avril 2019 sur le blog dédié aux développeurs d’Alexa que son assistant virtuel prenait pied pour de bon dans le monde de la santé grâce à sa conformité à la norme HIPAA, ce texte de 1996 qui réglemente l’échange électronique de données de santé.

    Via son Alexa Skills Kit, le groupe de Jeff Bezos permet désormais aux développeurs qu’il sélectionne de programmer pour Alexa des fonctionnalités conformes à la norme HIPAA : ces « skills » sont l’équivalent des applications pour smartphones. Chaque société peut lancer la sienne pour être accessible à ses clients via Alexa.

    Amazon est aujourd’hui en mesure de proposer ces programmes parce qu’il est habilité à passer des accords avec des professionnels de santé soumis à la norme HIPAA. 6 nouvelles « skills » ont été publiées.

    Les six nouvelles Skills conformes à la norme Hipaa

    Les nouveaux programmes disponibles pour Alexa et habilités à gérer des données de santé émanent de diverses sociétés actives dans le domaine sanitaire, notamment d’établissements hospitaliers ou d’industriels.

    Express Scripts permet désormais à ses membres de vérifier via sa Skill Alexa l’état d’une commande de médicaments à domicile et demander des notifications lorsqu’elles sont expédiées.

    Le groupe Cigna permet aux bénéficiaires d’un de ses programmes de gérer leurs objectifs d’amélioration de leur santé via la Skill Cigna Health Today.

    Avec la Skill Eras (Enhanced Recovery after Surgery), l’hôpital pour enfants de Boston (Boston Children’s hospital) permet aux parents de leurs jeunes patients de tenir les soignants informés de l’évolution de leur état de santé après leur sortie de l’hôpital, et de recevoir des notifications relatives au suivi post-opératoire.

    Les groupements d’hôpitaux américains Providence St Joseph Health et Atrium Health  permettent via leurs  » skills » respectives de localiser un service d’urgence à proximité et de prendre rendez-vous pour le jour même.

    Livongo permet aux utilisateurs de son outil de contrôle glycémique de demander leurs analyses et de recevoir des conseils personnalisés via Alexa.

    « Les développeurs de ces nouvelles Skills dans le domaine de la santé sont ravis de permettre à leurs clients d’accéder à leurs services dans le confort de leur foyer en demandant simplement à Alexa « , affirme Rachel Jiang, chef de projet Alexa Health and Wellness chez Amazon.

  • Alpes-Maritimes : AAP soutien aux équipes médicales et scientifiques pour des innovations techniques

    Le Conseil départemental des Alpes-Maritimes lance son 11ème appel à projets (AAP) « Soutien aux équipes médicales et scientifiques du département pour des innovations techniques dans le domaine de la santé ». Plus précisément, cet AAP porte sur les équipements dédiés à la recherche médicale et aux améliorations dans les domaines du dépistage, du diagnostic et du traitement.

    Les dossiers de candidature, téléchargeables ici, doivent être adressés au plus tard le 4 juillet 2019 à minuit (date de réception) à aapsante2019@departement06.fr.

    Les projets seront examinés et évalués par « un comité scientifique composé de spécialistes et de personnalités éminentes de la santé », précise le Département. La sélection définitive sera effectuée par la commission permanente du Conseil départemental. Les résultats seront communiqués par écrit à tous les candidats.

    Objectifs :

    L’objectif principal de cet appel à projet (AAP) est de favoriser ou d’accompagner des projets innovants, développés par des équipes travaillant sur le territoire départemental dans l’optique d’améliorer la santé, la prévention, le dépistage, le diagnostic ou la prise en charge des pathologies.

    Il vise, par une aide à l’investissement, de soutenir les équipes médicales dans des projets novateurs directement liés aux domaines de compétence attribués au Département des Alpes-Maritimes par la loi.

    « Ces projets ne pourront pas être des compléments de projets déjà dotés lors des précédents appels à projets santé, indique le Département. Cependant, s’agissant d’un projet d’équipement complémentaire permettant d’aboutir à un nouveau projet, celui-ci dit « variante » pourra être examiné.

    Organismes éligibles :

    L’AAP doit impliquer des acteurs implantés sur le territoire des Alpes-Maritimes.

    Les porteurs de projet peuvent être :

    • des établissements de soins publics ou privés (à l’exception de ceux gérés par une société à but commercial : SARL, SA, SELARL… ) ;
    • des instituts de recherche et des centres universitaires ;
    • des associations déjà constituées, identifiées et enregistrées.

    Thèmes :

    Dans le cadre des innovations techniques, technologiques ou d’usage dans le domaine de la santé, les thèmes retenus pour cet appel sont les suivants :

    • 1. le dépistage et traitement du cancer, incluant les cancers de l’enfant ;
    • 2. le traitement des maladies neuro-dégénératives et du handicap (la perte d’autonomie, les maladies rares ou orphelines, la maladie d’Alzheimer) ;
    • 3. la e-santé et les nouvelles technologies comme moyen de mieux traiter, d’améliorer la permanence des soins et d’améliorer la diffusion des progrès cliniques ;
    • 4. la connaissance de l’impact de l’environnement sur la santé et les moyens pour limiter la vulnérabilité (déterminants de la santé, développement durable, sensibilité et inégalité) ;
    • 5. l’intelligence artificielle comme moyen de mieux assister les cliniciens et les chercheurs dans les domaines de la cancérologie, de la perte d’autonomie, et également dans d’autres domaines des traitements des maladies chroniques ; sont visés également les traitements personnalisés grâce au traitement des données médicales (data base).

    Les projets proposés doivent se dérouler sur le territoire des Alpes-Maritimes.

    Les porteurs de projet peuvent déposer un ou plusieurs dossiers sur la ou les thématiques qu’ils auront retenues.

    Cet AAP finance partiellement les dépenses d’investissement des dossiers qui seront retenus.

    Critères de sélection :

    Les critères de sélection tiennent compte de la qualité scientifique, de l’adéquation à l’appel à projets mais également de l’originalité du sujet, du choix des méthodes, de la compétence des équipes et de la pertinence du budget.

    Sont recevables les projets répondant aux indications figurant dans les points 1 à 5 ci-dessus et comprenant toutes les informations et documents sollicités.

    Seuls les meilleurs projets bénéficieront d’une subvention d’investissement du Conseil départemental des Alpes-Maritimes, dans la limite des crédits disponibles, en fonction des critères suivant :

    • réalisme technique, économique et social du projet, existence d’un partenariat ;
    • caractère innovant ;
    • qualité des conditions prévues pour la mise en œuvre, le suivi et l’évaluation (méthodologie, remise régulière de rapports d’avancement technique) ;
    • pertinence de l’offre par rapport aux besoins spécifiques en matière de santé dans les Alpes-Maritimes ;
    • principe translationnel structurant le projet.

    Modalités de financement :

    La participation maximale du Département des Alpes-Maritimes est fixée à 50 % du montant des dépenses d’investissement. « La modulation de cette participation relève de la compétence exclusive de la commission permanente du Conseil départemental des Alpes-Maritimes », est-il précisé.

    « Les projets retenus feront l’objet d’une convention relative au financement d’une subvention d’investissement avec un engagement de réalisation du projet dans un délai de 3 ans », ajoute le Département.

    Le versement s’effectuera en 3 fois :

    • Subvention inférieure à 100 000 € :
      • 25 % après notification de la convention ;
      • 50 % à réception des factures dûment acquittées ;
      • solde à réception du rapport final sur la réalisation de l’action menée.
    • Subvention supérieure à 100 000 € :
      • 50 % après notification de la convention ;
      • 25 % à réception des factures dûment acquittées ;
      • solde à réception du rapport final sur la réalisation de l’action menée.
  • Novo Nordisk et l’appli myDiabby déploient un service de télésurveillance du diabète en Algérie

    L’entreprise pharmaceutique Novo Nordisk et la plateforme pour le suivi du diabète myDiabby, développée par la société française Be4Life, signent un contrat de partenariat pour mettre en place une solution de télésurveillance du diabète en Algérie, qui permettra aux patients d’être connectés à leur médecin traitant 24h sur 24 et aux professionnels de santé de travailler en réseau pour améliorer la prise en charge. Une opération pilote sera lancée prochainement dans plus d’une dizaine d’établissements hospitaliers publics et privés à l’échelle nationale.

    Il s’agira du premier service de télémédecine de référence pour le traitement du diabète à être déployé en Algérie, commente Jean-Paul Digy, directeur général Algérie-Afrique du Nord de Novo Nordisk, cité par le quotidien algérien El Watan dans un article publié le 7 avril 2019. L’application sera accessible en arabe, en français et en anglais.

    L’opération va être confiée à des médecins ayant suivi une formation en éducation thérapeutique, aussi bien dans le secteur public que dans le secteur privé, précise de son côté Maria Rim Benmoussa, chef du projet digital à Novo Nordisk en Algérie. « Grâce à cette application, le patient a la possibilité, dans le cas d’une hyperglycémie par exemple, surtout chez la femme enceinte, de contacter et [de] communiquer avec son médecin traitant au temps T afin d’adapter le traitement », explique-t-elle au journal algérien.

    Le patient peut également disposer d’une prescription médicale automatisée sur son terminal par le biais d’un logiciel à installer. Il doit simplement rentrer ses mesures glycémiques pour ensuite obtenir des indications afin d’ajuster la dose d’insuline à injecter.

    MyDiabby, leader français dans le suivi du diabète gestationnel

    Créé en 2015 en France par la start-up Be4Life, avec le soutien du laboratoire Lilly, myDiabby est présentée comme la première plateforme française de suivi du diabète gestationnel, avec pour objectif d’atteindre un meilleur équilibre glycémique et moins de complications.

    Il s’agit du plus important programme de télémédecine en France, avec plus de 10 000 actes de télésurveillance réalisés chaque mois pour 10 000 patientes atteintes de diabète gestationnel, indique la société.

    Actuellement utilisé dans 70 CHUs, myDiabby se décline en 2 solutions :

    • l’application mobile pour les patients ;
    • le portail web professionnel de santé.

    Le service est adapté en fonction des retours des utilisateurs et 2 mises à jour sont effectuées chaque semaine.

    En ce qui concerne la sécurisation des données recueillies, une traçabilité sur tous les échanges est prévue, que ce soit sur l’activité ou le nombre de patients suivis, explique Pierre Camille Altman, co-fondateur de myDiabby (source : El Watan).

    Plus de 50 000 patients

    Depuis le lancement de la plateforme en France en 2015, plus de 50 000 patients ont été suivis et 250 remboursements au profit des équipes médicales pour la solution technologique ont été effectués par le biais de la solution, indique Pierre Camille Altman.

    Un élargissement de l’appli au diabète de type 1 et 2 et à la pédiatrie

    En raison de la bonne adhésion de ses utilisateurs, professionnels de santé et patients, myDiabby a élargi en 2018 ses applications au suivi des patients atteints d’un diabète de types 1 ou 2 et aux enfants diabétiques. « Des ajustements nécessaires ont été faits pour permettre à cette frange de population d’être suivie », précise le co-fondateur.

  • L’APF France Handicap lance APFLab-LeHub pour connecter numérique et inclusion

    APF France Handicap lance APFLab-Le Hub. Cette structure se fixe l’objectif d’ »évaluer le potentiel des technologies émergentes, des nouveaux produits et services susceptibles de compenser un handicap ou un déficit sensoriel [et de] faire connaître ces mêmes technologies au plus grand nombre, en informant et formant les aidants et les bénéficiaires ». Elle remplace le Centre d’expertise et de ressources nouvelles technologies et communication (C-RNT).

    Le lancement a été célébré le 5 avril 2019 à l’imaginarium Plaine Images de Tourcoing (Nord) en présence de Sophie Cluzel, la secrétaire d’État en charge des Personnes handicapées, de Gérald Darmanin, du ministre de l’Action et des Comptes publics etex-maire de Tourcoing (2014-2017), et de Marie-Anne Montchamp, présidente de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA).

    Le C-RNT était installé depuis sa création en 1996 à l’Institut d’éducation motrice (IEM) Christian Dabbadie, à Villeneuve-d’Ascq. Il a rejoint en juin 2018 la Plaine images, écosystème de 125 entreprises dédié aux industries créatives (animation, audiovisuel, jeux vidéo, marketing digital) afin de promouvoir l’innovation dans son domaine.

    800 fiches pratiques à disposition

    APFLab-LeHub se veut « l’interlocuteur privilégié de toute personne physique ou morale à la recherche de solutions innovantes d’accessibilité [ou qui] cherche à approfondir sa connaissance des usages numériques des personnes en situation de handicap », précise APF France Handicap. Il publie sur son site internet quelque 800 fiches pratiques dans 7 domaines : contacteurs, ordinateurs, logiciels et appli, jeux et loisirs, aide à la communication, mobilité et domotique.

    Une collaboration avec des chercheurs et des industriels

    Parallèlement à cette mission d’information, le Hub ambitionne de collaborer avec des chercheurs et des industriels pour « s’assurer que les besoins des personnes en situation de handicap sont intégrés dès les phases de conception ».

    La Plaine image : un hébergeur de start-ups

    Saluant de son côté les entrepreneurs qui « font bouger les lignes en proposant des solutions adaptées », La Plaine image donne l’exemple d’une start-up qu’elle héberge, Wivy, connue grâce à son application professionnelle d’animation en Ehpad.

  • La Withings Move, tracker d’activité et de sommeil, lancée sur le marché

    La Withings Move, une montre connectée analogique et numérique personnalisable, est désormais disponible à l’achat sur le site de son fabricant pour 75,95 euros. Présenté en janvier 2019 à l’occasion du CES de Las Vegas, ce tracker permet de mesurer l’activité physique en suivant notamment la fréquence cardiaque en temps réel. Il n’y a pas d’écran : les informations s’affichent sur le sous-cadran par le biais d’une aiguille dédiée.

    Résistante à l’eau et à la poussière, étanche jusqu’à 50 mètres de profondeur et possédant une autonomie pouvant aller jusqu’à 18 mois, le système peut s’adapter à des dizaines de disciplines (marche, course, natation, etc). La montre est aussi capable d’analyser la qualité du sommeil.

    L’utilisateur peut retracer ses sessions avec le GPS connecté via smartphone. La montre se synchronise avec l’application Health Mate, gratuite, pour qu’il puisse observer l’évolution de son activité ou de son sommeil.

    La Withings Move est personnalisable. 4 modèles de base sont proposés par la marque mais jusqu’à 5 850 combinaisons sont possibles. L’utilisateur peut ainsi choisir le cadran, le boîtier, l’aiguille du tracker et le bracelet. Chaque produit est assemblé dans un atelier dédié nommé « La Manufacture ». Withings vise une production de 100 000 unités. Actuellement, la capacité de production est limitée à 200 montres par semaine mais, selon l’évolution des commandes, d’autres sites d’assemblage pourraient être ouverts, indique la société, vendue à Nokia en 2016 et finalement racheté en 2018 par son co-fonddateur Eric Carreel.