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  • Oncologie : comment l’IA redessine les contours de la lutte contre le cancer en France ?

    Aujourd’hui, les progrès médicaux ont permis des gains significatifs en termes de survie et de réduction de la mortalité. L’IA devient un levier pour une oncologie de demain en passant des traitements personnalisés aux approches prédictives et préventives. Elle permet d’accélérer les essais cliniques, de structurer des données médicales complexes et de personnaliser les stratégies de dépistage. Toutefois, cette application de l’IA en oncologie doit s’accompagner d’une vigilance éthique et méthodologique pour garantir une adoption sécurisée, équitable et bénéfique. Alors que l’oncologie évolue vers une approche plus préventive et anticipative, l’IA permettra une gestion du cancer plus précise et rapide ouvrant de nouvelles perspectives pour les années à venir.

    Dans cette étude, Health & Tech Intelligence explore comment l’IA redessine les contours de la lutte contre le cancer, en s’appuyant sur des exemples et données récentes tout en mettant en lumière les défis et opportunités à venir.

    Chiffres clés @H&TI

    🔎 Analyses

    📌État des lieux de l’oncologie : chiffres clés, incidence, données épidémiologiques et activité hospitalière

    Le « Panorama des cancers en France » publié par l’Institut National du Cancer en septembre 2024 établi un état des lieux et une comparaison de l’évolution des cancers qui reste l’un des principaux défis de santé publique. Le constat est clair : une baisse notable de la mortalité est remarquée ainsi qu’une amélioration du taux de survie pour de nombreux cancers. Cependant, l’incidence continue de croitre à cause notamment du vieillissement de la population et des comportements à risque comme le tabagisme.

    Ce rapport met en lumière le besoin de conjuguer prévention, innovation et coordination des politiques de santé pour relever le défi qu’est la lutte contre le cancer.

    👉 Plus de détail sur le contexte français de l’imagerie médicale sont disponibles dans cet article.

    📌Revue de littérature : l’intégration des modèles de langage en oncologie entre promesses et vigilance

    Les modèles d’IA permettent de renforcer la précision des décisions médicales et l’efficacité des soins. Leur capacité à analyser les données complexes des dossiers médicaux ouvre la voie à des applications telles que l’amélioration des décisions cliniques, l’identification des patients pour les essais cliniques ou encore la personnalisation des traitements. Cependant, leur déploiement à grande échelle exige une validation rigoureuse pour surmonter les défis liés aux biais, à la reproductibilité et à l’impact écologique. Les recommandations proposées dans l’article du Lancet soulignent l’importance d’une approche méthodique associant innovations technologiques et vigilance éthique pour maximiser les bénéfices de ces outils.

    👉 Une analyse approfondie des opportunités et limites des modèles de langage en oncologie, tout en mettant en lumière les recommandations nécessaires pour garantir leur intégration sécurisée et bénéfique dans la pratique médicale dans cet article.

    📌Essais cliniques et données de santé : comment l’IA permet d’accélérer les essais cliniques et structurer les données

    Les essais cliniques sont parfois ralentis par des processus longs et coûteux notamment lors du recrutement des patients et de la gestion des données. L’IA peut aider à surmonter ces défis. En automatisant des tâches critiques comme l’identification des patients éligibles ou la structuration des données, l’IA contribue à l’essor d’une médecine plus personnalisée. Des solutions comme ISELA-V2 et Lifen DataLab montrent comment l’IA peut optimiser le recrutement des patients, simuler des réponses thérapeutiques et structurer des données avec précision.

    👉 Des projets novateurs comme ceux de Nova In Silico et Lifen sont présentés dans cet article.

    📌La prévention, levier d’avenir de lutte contre le cancer

    La prévention et le dépistage personnalisé permettent de cibler les personnes à risque avant l’apparition de la maladie. Le programme Interception, développé par Gustave Roussy, illustre comment est combiné médecine préventive et IA afin de proposer des parcours de soins adaptés à chaque individu. En effet, il permet d’anticiper la maladie et de réduire les risques par des interventions précoces. Ce modèle pourrait transformer la gestion des cancers et réduire leur incidence renforçant l’importance de l’anticipation dans les stratégies de santé publique.

    👉 Retrouvez ici comment la recherche sur de nouveaux biomarqueurs et outils de dépistage, combinées à des parcours de soins adaptés, ouvrent la voie à une médecine préventive efficace.

    🗺️ Cartographies

    📌Cartographie des cas d’usage de l’IA en oncologie

    En optimisant les diagnostics, en ajustant les traitements et en facilitant la gestion des soins l’IA contribue à améliorer les résultats cliniques tout en allégeant les charges opérationnelles des équipes médicales. Grâce à ses capacités d’analyse et de prédiction, elle permet la prise en charge des patients atteints de cancer, du diagnostic au suivi en passant par l’élaboration de protocoles thérapeutiques.

    👉 Un tableau détaillé des cas d’usage repérés ainsi qu’une infographie illustrant la répartition des cas d’usage de l’IA en oncologie sont disponibles ici.

    📌Cartographie des entreprises proposant une solution d’IA en oncologie

    51 solutions en oncologie sont cartographiées ici. Les solutions présentées couvrent un large éventail de cas d’usage : analyse d’imagerie médicale, prédiction des réponses thérapeutiques, détection précoce des anomalies, gestion de la pathologie digitale et bien d’autres applications.

    👉 Cartographie à consulter ici

    📌Cartographie des partenariats public-privé utilisant l’IA

    Les partenariats publics-privés favorisent le partage des ressources et des compétences entre les institutions publiques, les centres de recherche et les entreprises privées pour accélérer le développement de solutions innovantes. Cet article propose une cartographie des principales initiatives en cours telles que la Fiac, le projet Mosaic ou encore le programme Fresh qui illustrent la dynamique de collaboration et le potentiel de l’IA dans la lutte contre le cancer.

    👉 Cartographie à consulter ici

  • Gestion du diabète : comment l’innovation transforme le parcours patient (chiffres clés, étude IA, cartographie des acteurs et des solutions)

    Le diabète à l’ère numérique : entre promesses et défis

    La gestion du diabète, maladie chronique touchant de plus en plus de personnes en France, reste un défi de santé publique majeur. Alors que les cas augmentent à un rythme soutenu, atteignant un coût annuel de près de 11 milliards d’euros pour l’Assurance maladie, les outils traditionnels peinent à offrir des solutions durables et adaptées à tous les patients. C’est dans ce contexte que les innovations numériques et l’IA s’imposent comme des alternatives prometteuses. Capables de surveiller les niveaux de glucose en temps réel, d’anticiper les crises ou encore de personnaliser les traitements, ces technologies pourraient transformer en profondeur la prise en charge du diabète et alléger la charge des professionnels de santé.

    Une telle transition soulève cependant de nombreuses questions. Bien qu’innovants, ces dispositifs numériques et algorithmes doivent encore prouver leur fiabilité et leur accessibilité. Comment garantir leur intégration dans les systèmes de santé tout en respectant les normes de sécurité et de confidentialité ? Et dans quelle mesure ces outils répondent-ils réellement aux besoins des patients, souvent confrontés à des inégalités d’accès aux technologies ? Si l’IA et les dispositifs médicaux numériques (DMN) offrent des perspectives enthousiasmantes, leur mise en œuvre à grande échelle nécessite une réflexion approfondie pour conjuguer innovation et inclusion.

    Analyses

    Une augmentation des nouveaux cas qui fait grimper les montants de prise en charge

    Les derniers chiffres montrent que 3,8 millions de personnes en France sont touchées par le diabète, soit une croissance de 75 % en 12 ans, ce qui représente un coût annuel de 10,9 milliards d’euros sur une année pour l’Assurance maladie. Un coût qui devrait augmenter quand l’International diabetes fédération prévoit 4,225 millions de diabétiques en France en 2045. 👉 Tous les chiffres clés sont à retrouver dans cet article.

    Diabète et DMN : un cadre européen pour garantir sécurité et innovation

    Avec l’essor des DMN, des outils comme la plateforme Sésame de la HAS facilitent l’accès aux innovations. Le cadre réglementaire européen impose par ailleurs des normes aux DMN, assurant leur sécurité et leur intégration dans les systèmes de santé. Dans cet article, zoom sur le périmètre réglementaire des DMN de gestion du diabète et de leurs enjeux. 👉 L’analyse H&TI du contexte réglementaire est disponible ici.

    Etude : une IA pourrait à l’avenir dépister les cas de diabète (Congrès EASD)

    Une équipe de chercheurs français et suisses a entraîné des algorithmes à détecter des changements dans la voix d’une personne afin de déterminer si elle est atteinte de diabète de type 2. Leurs travaux, présentés en septembre à l’EASD (European Association for the Study of Diabetes Annual Meeting), se sont révélés prometteurs. L’IA était précise à 66 % chez les femmes et 71 % chez les hommes. 👉 Plus de détails en suivant ce lien.

    Cartographies

    Associations locales, universités, services spécialisés… plus de 100 acteurs dans l’écosystème du diabète en France

    La lutte contre le diabète repose sur une mobilisation coordonnée de nombreux acteurs nationaux et internationaux. Ils agissent à différents niveaux, dans le cadre de missions de prévention, de dépistage, de prise en charge, de recherche scientifique ou encore de formation des professionnels de santé. Leur objectif commun est l’amélioration de la qualité de vie des personnes atteintes du diabète. 👉 A consulter ici.

    Panorama de 35 solutions numériques pour la gestion du diabète

    Diagnostic, surveillance, thérapie numériques (DTx), prévention des complications… Des dizaines de solutions numériques se déploient tout au long du parcours patient du diabète. 👉 A consulter ici.

     

  • Douleur chronique : quels outils technologiques pour relever les défis actuels et futurs ?

    Au-delà de leurs promesses sur les plans clinique et organisationnel, la mise en œuvre des innovations de santé numérique pose aussi des questions éthiques et logistiques propres à la gestion de la douleur chronique, notamment dans les soins palliatifs, où la personnalisation des traitements et le respect de la dignité du patient sont primordiaux.

    Pour offrir une vision d’ensemble, cette étude est structurée en plusieurs analyses pour comprendre l’ampleur des besoins et les spécificités de cette problématique de santé, le cadre juridique et les politiques publiques la concernant, ainsi que le potentiel de l’intelligence artificielle (IA) dans l’optimisation de la gestion de la douleur chronique. Par ailleurs, des cartographies sont dressées afin de mieux connaître les solutions numériques disponibles, les acteurs du parcours patient et les établissements spécialisés et comment leurs efforts sont coordonnés.

    Dans la lignée des autres études hebdomadaires de Health&Tech Intelligence, celle-ci vise à fournir aux professionnels de santé, décideurs et acteurs de l’innovation et de l’industrie un panorama global et actuel des outils à disposition pour relever le défi de la gestion de la douleur chronique.

    🔍 Analyses

    Contexte et chiffres clés de la gestion de la douleur chronique en France

    En France, 12 millions de personnes souffrent de douleur chronique, soit 20 % de la population. 70 % des patients ressentent des impacts psychosociaux, et seuls 33 % d’entre eux arrivent à trouver un soulagement adéquat. La douleur étant le premier motif de passage aux urgences, des progrès en gestion de cette maladie restent attendus. 👉 En suivant ce lien.

    Des avancées et disparités régionales dans la gestion de la douleur chronique en France : un besoin d’une action renouvelée

    Depuis 1998, 3 plans ont permis d’importantes avancées pour la prise en charge de la douleur en France, notamment pour les patients en fin de vie ou atteints de douleurs chroniques. L’arrêt du 4e plan en 2013 a freiné cette dynamique. La HAS, les sociétés savantes et les associations de patients plaident pour une relance des actions. En attendant, des recommandations sont diffusées. 👉 En suivant ce lien.

    L’IA optimise la prise en charge personnalisée de la douleur chronique (étude) :

    Prédire, surveiller en temps réel et personnaliser les traitements, les outils d’IA transforment les approches de soins de la douleur chronique. Une étude récente, parue dans le journal Advances in Machine Learning & Artificial Intelligence, montre que l’IA améliore l’évaluation et la gestion de cette maladie. 👉 En suivant ce lien.

    Entretien : “Comprendre et soulager la douleur chronique doit être au cœur de l’action” (F. Alliot-Launois, Aflar)

    La douleur chronique liée aux maladies rhumatismales impacte 20 millions de Français. Françoise Alliot-Launois, présidente de l’Association française de lutte antirhumatismale (Aflar), détaille les défis des patients, les solutions innovantes et l’avenir de la gestion de la douleur à l’ère de l’IA et de la santé numérique. 👉 Un entretien à lire ici.

    🗺️ Cartographies

    Panorama des solutions numériques de gestion de la douleur

    Il existe cliniquement différents types de douleur, nécessitant des solutions adaptées à la symptomatologie et à sa récurrence. Health&Tech Intelligence recense 21 solutions numériques, dont notamment des applications mobiles, mais aussi des programmes innovants nécessitant une intervention médicale. 👉 En suivant ce lien.

    Cartographie des acteurs de la prise en charge de la douleur chronique

    Recherche, formation, sensibilisation, accès aux soins… Plusieurs acteurs (instituts, centres spécialisés, associations, sociétés savantes…) français et internationaux impliqués dans le combat contre la douleur se coordonnent et collaborent dans le but d’améliorer la prise en charge des patients. 👉 En suivant ce lien.

     

  • AVC : comment l’innovation peut-elle transformer la gestion de la maladie et du parcours patient ?

    L’AVC est une des principales causes de décès et d’invalidité dans le monde. La rapidité de la prise en charge est cruciale pour maximiser les chances de survie et limiter les séquelles. Les innovations numériques et l’intelligence artificielle (IA) apportent aujourd’hui des solutions inédites, permettant des diagnostics précoces, une optimisation des soins d’urgence et un suivi post-AVC plus personnalisé. La problématique centrale est donc : comment ces innovations peuvent-elles transformer les pratiques cliniques pour améliorer le diagnostic, le traitement et la réhabilitation des patients victimes d’AVC ?

    La prise en charge des AVC s’appuie de plus en plus sur l’innovation numérique, avec des entreprises qui développent des solutions avancées tout au long du parcours patient, qui soutiennent les soins de la prévention jusqu’à la réhabilitation. L’IA est particulièrement prometteuse, améliorant la précision des diagnostics et accélérant les décisions médicales critiques. Par ailleurs, des collaborations public-privé réunissent hôpitaux, universités et entreprises technologiques pour adapter les traitements de manière personnalisée, renforçant l’efficacité des soins et le suivi post-AVC grâce à un écosystème de santé de plus en plus interconnecté.

    🔍 Analyses

    Etat des lieux des AVC en France : chiffres clés, facteurs de risque et enjeux de la prévention

    Chaque année, environ 140 000 AVC sont recensés en France, entraînant près de 40 000 décès et représentant la première cause de handicap acquis. Les inégalités sociales amplifient ce fléau : le risque d’AVC est 40 % plus élevé chez les plus modestes. Une prise en charge rapide est cruciale, mais seulement un tiers des patients arrivent à l’hôpital dans les 4 heures. 👉 A consulter ici.

    Cadre et recommandations pour structurer le parcours de soins de l’AVC, de l’urgence à la rééducation :

    Prévention, soins, imagerie ou encore rééducation et télémédecine… La prise en charge des AVC mobilise l’ensemble du système de santé. La HAS et la SFNV ont émis plusieurs recommandations et mis en place un cadre procédural pour structurer les soins. Elles mettent l’accent sur la réactivité et la coordination des acteurs locaux. 👉 A consulter ici.

    Bilan d’une décennie de preuves scientifiques sur l’usage de l’IA dans la gestion des AVC :

    Visant à comprendre comment l’IA transforme la gestion des AVC, une revue systématique examine les tendances et les résultats de 623 articles publiés entre 2012 et 2022. Ses résultats indiquent une augmentation significative des recherches et une utilisation croissante de l’IA dans la prise en charge des AVC. 👉 A consulter ici.

    🗺️ Cartographies

    Cartographie des acteurs de l’écosystème de l’AVC en France :

    L’amélioration de la prise en charge des AVC est au cœur des actions menées par les acteurs de l’écosystème de cette pathologie, qu’ils aient une dimension nationale, européenne ou mondial. En France, plus d’une dizaine d’acteurs coordonnent leurs efforts pour optimiser le parcours de soins, la recherche médicale et la formation des professionnels de santé. 👉 A consulter ici.

    Panorama de 32 solutions numérique du parcours patient de l’AVC :

    Des gants intelligents, des plateformes de rééducation ou encore des balances connectées… Les solutions numériques interviennent tout au long du parcours patient de l’AVC : de la prévention à la rééducation, en passant par l’aide au diagnostic et à la décision, les entreprises du secteur sont nombreuses à innover pour améliorer la prise en charge de la maladie. 👉 A consulter ici.

    Collaborations public-privé : comment l’IA et les données optimisent le traitement des AVC en France

    En intégrant l’IA dans les parcours de soin, afin de favoriser une approche plus personnalisée, les collaborations entre hôpitaux, universités, laboratoires de recherche et entreprises peuvent améliorer la prise en charge des AVC. Ce potentiel s’illustre dans les différents projets en cours, qu’ils soient menés en France ou en Europe. 👉 A consulter ici.

     

  • Bilan des levées de fonds des start-ups de la santé numérique au T3 2024 : une dynamique en progression

    Un retour des grandes levées de fonds en Europe

    📌 64 % des deals ont été réalisés en early stage (pré-seed, seed et série A).

    📌 Un regain de croissance est observé  :

    • T3 2023 : 456.07 millions d’euros (41 opérations) > +23,88 % ;
    • T3 2022 : 1 780 millions d’euros (73 opérations) > -74,38 % ;
    • T3 2021 : 1 449,17 millions d’euros (78 opérations) > +22,83 % ;
    • T3 2020 : 500,3 millions d’euros (46 opérations) > +189,66 % ;
    • T3 2019 : 563,24 millions d’euros (55 opérations) > -11,17 %.

    📌 Un retour de mega deals : l’insurtech Alan réalise une levée de 173 millions d’euros en septembre 2024, représentant 66% du financement total du T3.

    📌 Dominance britannique et française en Europe : le Royaume-Uni se démarque avec 5 entreprises dans le top 11 des levées en Europe, dont Flo Health, Huma, Healx, Doccla et Zoe. Cela montre une dynamique importante dans la santé numérique britannique, soutenue par des investisseurs globaux et nationaux. La France suit avec Alan et Qantev, qui ont levé respectivement 173 M€ et 31 M€. En dehors du Royaume-Uni et de la France, d’autres pays comme Israël (avec CytoReason et Scopio Labs), le Danemark (avec Cerebriu), et l’Allemagne (avec Mindpeak) sont représentés dans le top 10 des levées en Europe.

    Le secteur de la santé numérique continue d’attirer des financements massifs en Europe, avec une forte concentration sur le Royaume-Uni et la France :

    Les grandes levées de fonds par Flo Health et Alan confirment leur position de leaders, mais des entreprises comme Huma et CytoReason pourraient également devenir des acteurs majeurs dans les années à venir.

    En France, l’évolution, mois par mois, montre une baisse importante du montant des levées à partir de février alors que le mois de Septembre marque un pic spectaculaire en termes de montants, bien qu’il n’ait pas le plus grand nombre d’opérations. la transaction majeure ayant fortement impacté ces résultats est la série F réalisée à 173M€, représentant 66% du financement total du T3.

    Ce bilan marque également le retour de megadeal. Au troisième trimestre 2023 , aucune levée de fonds ne dépassait les 61 M€. Une nette différence avec le bilan au S1 2022, qui était porté par 3 opérations dépassant les 100 M€ : Doctolib (500 M€, série G), Alan (183 M€, série E) et DNA Script (172 M€, série C).

     

    Montants levés par les startups de santé numérique au T3 2024 – @Health & Tech Intelligence

    👉 Pour aller plus loin:

    Analyses

    Dans cet indicateur H&TI, vous trouverez les articles suivants :

    • Détails des levées de fonds réalisées en France de janvier à septembre 2024👉 ici
    • USA: activité financière modérée mais stratégique (Rock Health) 👉 ici ;
    • Détails des levées de fonds réalisés en France de janvier à septembre 2024 👉 ici ;
    • Les 10 premières opérations totalisent 75 % des levées de fonds de janvier à septembre 2024👉 ici ;
    • La France se hisse à la deuxième position des levées en Europe au T3 2024 (CB Insight)👉 ici ;
    • Investissements en santé numérique: Une série de fermetures et une activité de Fusions-acquisitions en baisse 👉 ici ;
    • Evolution des levées de fonds au T3 de 2016 à 2024 👉 ici ;

     

     

  • Autriche : état des lieux de la santé numérique, réglementation et principaux acteurs

    L’Autriche doit relever aujourd’hui plusieurs défis pour moderniser son système de santé. Pour cela, le gouvernement autrichien se concentre sur l’amélioration de la qualité des soins, l’égalité d’accès aux soins et l’efficacité des processus de soins dans un contexte de hausse des coûts et de tensions sur les ressources humaines.

    📌 Contexte et chiffres clés du système de santé autrichien :

    L’Autriche dispose d’un système de santé universel financé principalement par des assurances publiques et garantissant une couverture pour 99,9 % de la population. Cependant, ce système est marqué par une fragmentation organisationnelle et fait face à des défis pressants tels que le vieillissement de la population et la pénurie de personnel médical. En 2023, environ 20 % des Autrichiens avaient plus de 65 ans. Ce chiffre devrait atteindre 29 % d’ici 2050 ce qui entraînera une augmentation de 30 à 40 % de la demande de services de soins de longue durée d’ici 2030.

    Chiffre clé : plus de 90% des hôpitaux sont intégrés au système ELGA, le système de dossier de santé électronique national.

    👉 H&TI dresse un aperçu détaillé de différents aspects du système de santé du pays, notamment son organisation, son financement et son contexte numérique, dans un article à retrouver ici.

    📌 Principales évolutions réglementaires en Autriche en lien avec la santé numérique :

    Avec l’intégration de plus en plus de la télémédecine dans la pratique, l’IA et la digitalisation des dossiers médicaux, l’Autriche a posé les cadres juridiques pour améliorer l’accès aux soins et répondre aux besoins croissants de sa population. La Loi ELGA et le RGPD garantissent la protection des données et la sécurité des échanges. Par ailleurs, des initiatives comme le projet d’interopérabilité des systèmes de santé numériques soutiennent l’harmonisation européenne et l’accès transfrontalier aux soins.

    Chiffre clé : en 2023, le pays a obtenu un score de 88/100 pour la maturité de son système de santé numérique. Cependant, des défis subsistent, comme l’intégration des acteurs privés et l’extension des services de télémédecine aux zones rurales.

    👉 H&TI dresse un état des lieux des principales initiatives réglementaires sur lesquelles s’appuient les différentes stratégies en santé numérique et des principales réglementations en matière de couverture de santé, dans un article à retrouver ici.

    📌 Panorama des acteurs clés de l’écosystème fédéral autrichien autour de la santé numérique:

    La Zielsteuerungskommission est une commission fédérale réunissant l’État, les régions (Länder) et les assureurs publics. Son rôle est d’assurer la gouvernance de la stratégie nationale de santé numérique publiée en juin 2024 et dont les actions couvriront la période 2024-2030. Le ministère de la santé et ELGA GmbH jouent également un rôle central dans la gestion et la mise en œuvre des initiatives numériques.

    Toutefois, le secteur privé n’est pas encore pleinement intégré dans cet écosystème. Des initiatives sont en cours pour connecter les hôpitaux et cliniques privés à ELGA d’ici 2025. Le gouvernement encourage également les partenariats public-privé pour stimuler l’innovation dans le secteur de la santé.

    Chiffre clé : en 2023, 97,5% de la population autrichienne est couverte par le système ELGA.

    👉 H&TI réalise un panorama des nombreuses organisations jouant un rôle essentiel dans la réglementation et la mise en œuvre des initiatives numériques, dans un article à retrouver ici.

    📌 Quelle stratégie en santé numérique et data ?

    La stratégie fédérale autrichienne pour 2024-2030 vise à :

    1️⃣ améliorer l’accès aux soins via des plateformes numériques ;
    2️⃣ à optimiser l’utilisation des données de santé pour la recherche ;
    3️⃣ et à relever les défis démographiques comme le vieillissement de la population.

    La stratégie prévoit également la création d’un portail de santé numérique unifié dès 2026 qui centralisera les téléconsultations, les dossiers médicaux et la gestion des rendez-vous. Les objectifs de cette stratégie pour la période 2024-2030 sont :

    1️⃣permettre l’accès numérique au système de santé ;
    2️⃣créer des offres de prévention et de soins par télésanté ;
    3️⃣développer l’infrastructure publique de télématique de santé (GTI) ;
    4️⃣fournir des services eHealth centraux/composants ;
    5️⃣établir des registres pertinents pour les soins et la gouvernance ;
    6️⃣renforcer l’utilisation secondaire des données de santé ;
    7️⃣faciliter l’accès à l’innovation ;
    8️⃣renforcer les compétences numériques ;

    Chiffre clé : d’ici 2030, l’Autriche souhaite intégrer la télémédecine dans 50 % des services de santé et offrir des soins à distance pour les maladies chroniques.

    👉H&TI réalise une synthèse des  principaux  points  de cette  stratégie, dans un article à retrouver ici.

    Synthèse de la stratégie santé numérique autrichienne @ H&TI
  • Urgences : comment l’IA peut-elle redéfinir la prise en charge face aux défis du système de santé ?

    Comprendre l’existant et se projeter dans l’avenir

    L’IA pourrait potentiellement répondre à plusieurs défis critiques des urgences, notamment la surcharge des services, la pénurie de personnel médical, l’orientation des patients et la qualité des diagnostics et des soins. Toutefois, son adoption à grande échelle se heurte à des questions techniques, organisationnelles, réglementaires et éthiques. Elle soulève par ailleurs des interrogations sur la sécurité des données et la confiance à gagner des professionnels de santé et des patients.

    Dans cette nouvelle étude, Health&Tech Intelligence cherche à comprendre comment l’IA peut être intégrée de manière efficace et sûre dans le paysage médical français tout en tenant compte de ces enjeux complexes. A travers une analyse du contexte, des politiques publiques récentes et des preuves scientifiques disponibles, mais aussi des cartographies des cas d’usage de l’IA et un panorama des solutions disponibles en France, cette étude vise à dresser un état des lieux complet sur l’intégration actuelle et future de l’IA dans les services d’urgence en France, tout en explorant ses impacts potentiels sur l’organisation des soins, la qualité de la prise en charge et l’expérience des professionnels et des patients.

    🔍 Analyses

    Quelle structuration et quelle gestion des urgences médicales ? Enjeux des mesures et des politiques publiques en France :

    Pacte de refondation (754 M€), Mission Flash, plan été 2022… Ces dernières années, un arsenal de mesures a été mis en œuvre pour sauver les urgences en France, dont la situation reflète toutes les tensions que subit le système de santé. Cela reste pourtant insuffisant et les solutions proposées doivent encore se déployer pleinement pour répondre à la surcharge persistante.

    👉 Cette analyse des ambitions des récentes initiatives du Gouvernement et de leur impact est accessible via ce lien.

    Etude : état de l’art des applications actuelles et potentielles de l’IA aux urgences et des défis à relever

    Triage et orientation, gestion des flux et amélioration de l’expérience des patients aux urgences : une étude* publiée dans le JMIR dresse un état de l’art des applications de l’IA dans ce domaine. Elle souligne par ailleurs qu’une évaluation plus rigoureuse et une meilleure coordination entre législateurs, agences réglementaires et assureurs seraient nécessaires.

    👉 Une lecture dans cette revue de la littérature est à retrouver ici.

    🗺️ Cartographies

    Urgences et soins non programmés : chiffres clés et analyse des “pain points” tout au long du parcours patient

    Une demande croissante, une pénurie des personnels, des problèmes de régulation d’accès et des lacunes dans la gestion des lits… Autant d’obstacles qui retardent les hospitalisations et engorgent les services d’urgences, d’où la nécessité d’optimiser la gestion et la régulation des flux et des ressources pour garantir une prise en charge efficace et de qualité des patients aux urgences.

    👉 Retrouvez un commentaire sur les chiffres clés de l’année 2023 et une cartographie des points d’étranglement et des défis à relever à différentes étapes du parcours patient aux urgences dans cet article.

    Cartographie des cas d’usage de l’IA aux services d’urgences :

    Gestion des lits, triage et orientation, aide au diagnostic, prédiction des flux… A toutes les étapes de la prise en charge du patient aux urgences, de l’amont à l’aval, des usages de l’IA sont possibles. Cet article dresse un panorama des 13 cas d’usage de l’utilisation de l’IA aux urgences.

    👉 Pour tout savoir sur comment l’IA est et peut-être utiliser aux services d’urgences, vous pouvez consulter cet article.

    Panorama des solutions d’IA aux urgences disponibles en France en 2024 :

    Un algorithme qui aide à la décision et l’orientation des patients à partir des symptômes décrits, une application qui permet de prédire l’affluence et de classer les “futurs” patients en fonction de plusieurs critères, des outils intelligents d’aide au diagnostic… Au moins 13 solutions d’IA sont déjà utilisées dans les services d’urgences en France.

    👉 Accédez à notre panorama des solutions recensées via ce lien.

    Urgences : comment l’IA peut-elle redéfinir la prise en charge face aux défis du système de santé ? - @ Health&Tech Intelligence
    Urgences : comment l’IA peut-elle redéfinir la prise en charge face aux défis du système de santé ? – @ Health&Tech Intelligence
  • Radiologie : quelles innovations pour répondre aux défis organisationnels, économiques et humains ?

    L’intelligence artificielle (IA) en imagerie médicale permet d’améliorer la précision des diagnostics, de personnaliser les traitements et d’optimiser l’efficacité des soins. Cependant, son intégration soulève des défis liés à la qualité et à l’interprétation des données, à la gestion des biais algorithmiques, ainsi qu’aux enjeux éthiques, juridiques et de protection des données sensibles des patients. De nombreuses solutions aident les radiologues dans leurs tâches quotidiennes (workflow) et les manipulateurs en électroradiologie, de plus en plus rares. Les fournisseurs d’équipements d’imagerie intègrent directement des solutions pour optimiser les doses et améliorer les techniques d’acquisition.

    Dans cette étude,  Health & Tech Intelligence explore l’impact croissant de l’IA et de la financiarisation sur l’imagerie médicale en France. Une revue approfondie des applications actuelles de l’IA en radiologie diagnostique et interventionnelle y est proposée, ainsi qu’une étude des défis organisationnels et économiques auxquels la profession fait face. Un entretien exclusif avec le Dr Laurent Verzaux, directeur général du groupe Vidi, vient enrichir ces travaux. L’étude met également en lumière les initiatives telles que le déploiement de la DRIMBox dans le cadre du Ségur du numérique pour moderniser le partage sécurisé des données d’imagerie.

    Etude radiologie & IA @ H&TI

    🔎 Analyses

    État des lieux de la radiologie : chiffres clés, répartition des appareils d’imagerie et financiarisation de l’offre

    Face aux défis liés à la pénurie de manipulateurs en électroradiologie et à la répartition inégale des radiologues, les innovations technologiques offrent des solutions prometteuses pour optimiser l’organisation des soins et répondre à une demande croissante d’examens. Aujourd’hui, la France compte 5454 radiologues dont 78% sont exclusivement libéral ainsi que 31 528 manipulateurs d’électroradiologie médicale (MERM) malgré que ce chiffre soit souvent remis en cause. Par ailleurs, entre 15% et 30% des centres d’imagerie serait financiarisé, un rapport du Sénat publié le 25 septembre met en lumière ce phénomène de plus en plus croissant.

    👉 Plus de détail sur le contexte français de l’imagerie médicale sont disponibles dans cet article.

    Revue de littérature : quelles sont les avancées, applications et défis de l’IA en radiologie interventionnelle ?

    De l’aide à la décision à l’amélioration des techniques d’imagerie, l’IA montre des avancées prometteuses dans des domaines tels que la prédiction des résultats, la réduction des erreurs et l’efficacité des procédures. Cependant, des défis subsistent, notamment en termes d’hétérogénéité des données, de standardisation et de fiabilité des systèmes.

    👉 Une analyse approfondie des applications actuelles de l’IA en radiologie interventionnelle, ainsi qu’une revue des publications récentes sur les avancées et défis de cette technologie émergente, sont à retrouver ici.

    Entretien expert : « l’IA sera indispensable à la radiologie, mais les modèles financiers non aboutis sont à construire avec la profession » (Dr Laurent Verzaux, directeur général du groupe Vidi)

    L’entretien avec le Dr Laurent Verzaux met en lumière les enjeux liés à l’intégration de l’IA en radiologie, notamment la nécessité d’adapter les modèles financiers et d’organiser une mutualisation des ressources. Bien que l’IA offre des solutions prometteuses pour optimiser le workflow, améliorer la précision des diagnostics et alléger la charge des radiologues, son adoption généralisée reste conditionnée par une collaboration étroite entre les acteurs du secteur. La réussite de cette transformation dépendra de la capacité à aligner les innovations technologiques avec les réalités économiques et organisationnelles des structures de santé.

    👉 Entretien à lire ici.

    DRIMBox : vers une accélération du partage sécurisé des données d’imagerie médicale

    En s’appuyant sur l’interopérabilité des systèmes et des normes strictes de cybersécurité, le dispositif DRIMBox promet d’améliorer la fluidité des échanges entre les établissements de santé et faciliter l’accès aux examens d’imagerie pour les professionnels et les patients. Avec son déploiement prévue dès 2025 dans le cadre du Ségur du numérique, ce dispositif constitue un pilier pour moderniser la filière imagerie dans les établissements de santé, tout en optimisant la prise en charge des patients grâce à une meilleure coordination des soins.

    👉 Un tour d’horizon des vagues du Ségur numérique pour l’imagerie médicale et les dates clés sont à retrouver dans cet article.

    Retour sur les principaux partenariats stratégiques et investissements dans les entreprises d’IA en imagerie

    Des levées de fonds importantes, telles que les 10 millions d’euros d’IMADIS ou les 15 millions d’AZmed, reflètent l’intérêt croissant des investisseurs pour les technologies d’IA, avec une projection du marché mondial atteignant 14,9 milliards de dollars d’ici 2029. La structuration du marché, marquée par des initiatives comme le partenariat entre Incepto et Philips, ainsi que le soutien de France 2030 avec 90 millions d’euros dédiés à l’imagerie médicale démontre de l’intérêt de la collaboration entre acteurs.

    👉 Article à consulter en suivant ce lien.

    🗺️ Cartographies

    Cartographie des cas d’usage de l’IA en radiologie

    Parmi les 17 cas d’usages répertoriés en France, plus d’un tiers sont dédiés à l’aide au diagnostic, avec des applications majeures en oncologie et dans les maladies pulmonaires. De la détection automatique de pathologies à l’amélioration de la qualité des images, cette variété de cas d’usage illustre comment le travail des radiologues est optimisé et comment est amélioré la prise en charge des patients. En parallèle, l’automatisation des tâches administratives et des protocoles de recherche enrichit l’efficacité globale des établissements de santé.

    👉 Un tableau détaillé des cas d’usage repérés ainsi qu’une infographie illustrant la répartition des cas d’usage de l’IA en radiologie sont disponibles ici.

    Cartographie des entreprises proposant une solution d’IA en imagerie médicale

    42 solutions d’IA utilisés, dont 36 reposant sur le deep learning. Ces solutions, largement déployées dans les examens par scanner et radiographie, offrent des avancées en matière de détection, de segmentation, et d’assistance au diagnostic. Cependant, l’IA reste moins présente dans des modalités d’imagerie comme l’échographie, en raison de la complexité des images à analyser. Les aires thérapeutiques telles que l’oncologie et la neurologie bénéficient sont celles où l’on retrouve le plus de solutions.

    👉 Cartographie à consulter ici.

    Mise à jour – Cartographie des entreprises proposant une solution d’IA en téléradiologie

    9 solutions de téléradiologie dont 2 qui intègrent de l’IA. Les récentes fusions et partenariats entre entreprises du secteur témoignent d’une volonté d’optimiser les offres de services et d’améliorer la qualité des soins. L’alliance entre Imadis et Deeplink Medical, ainsi que la collaboration entre TIM et EDL, illustrent cette dynamique collaborative qui s’établit dans le secteur.

    👉 Cartographie mise à jour à consulter ici.

     

  • Exec summary – Numérique en santé et personnes âgées : une offre abondante, mais une adoption inégale

    La France est confrontée à une transformation démographique majeure

    En 2023, environ 21% des Français avaient plus de 65 ans. En 2030, plus de 30% des français auront plus de 60 ans et pour la première fois, les plus de 65 ans seront plus nombreux que les moins de 15 ans​. Cette longévité s’accompagne de défis économiques, sociaux et sanitaires importants. Le vieillissement accélère l’incidence des maladies chroniques, augmente les besoins en soins (dépendance) et renforce la pression sur le système de santé. Selon la Direction de la Recherche, des Études, de l’Évaluation et des Statistiques (DREES), environ 2 millions de personnes bénéficieront de l’Allocation personnalisée d’autonomie (APA) d’ici 2050, contre 1,4 million en 2023​.

     

    Ce phénomène impose de repenser les politiques publiques pour prévenir la dépendance et accompagner les personnes âgées dans leur souhait de vieillir dans de bonnes conditions. Pour répondre à cette situation, la France a élaboré une stratégie nationale du bien-vieillir, visant à prévenir la perte d’autonomie et à améliorer la qualité de vie des seniors et des personnes âgées.

    @Préparer la France de demain, ajouter de la vie aux années. Stratégie « bien vieillir ». Stratégie interministérielle

     

    La trajectoire démographique soulève des questions en matière de santé, prévention, dépendance. Health&Tech Intelligence vous propose un tour d’horizon du sujet ; stratégie nationale, marché de la silver économie, mais aussi la place du numérique dans la feuille de route, et quels sont les facteurs déterminants à son adoption. Ce dossier est composé des éléments suivants :

    La population française vieillit, marquant un tournant démographique. Ce contexte impose de repenser les politiques publiques pour répondre aux enjeux du bien vieillir, de la prévention et de la dépendance. Plan antichute, investissement financier, création d’une cinquième branche, virage domiciliaire, la stratégie interministérielle propose des pistes pour préparer la société française.

    Avec 56 solutions recensées allant du maintient à domicile et la prévention des chutes à la lutte contre l’isolement et les maladies neurodégénératives, la Silver Tech se positionne comme un acteur clé dans l’amélioration du bien-être des seniors en proposant des innovations répondant aux défis croissants du vieillissement de la population.

    Amélioration de l’autonomie, prévention des chutes, lutte contre l’isolement, soutien aux aidants et professionnels de santé… Les solutions numériques continuent de répondre aux besoins des personnes âgées et de leur entourage, en matière de santé et de bien-être. Où en est-on aujourd’hui et qu’en dit la littérature scientifique ?

    La perception des solutions de la Silver Tech par leurs utilisateurs finaux varie en fonction de plusieurs facteurs (littératie numérique, accessibilité, soutien social…). Cet article propose une analyse des bénéfices, défis et axes d’amélioration de ce ces innovations et de leur adoption par les personnes âgées, leurs aidants et les professionnels de santé.

    La silver économie en France est en pleine expansion, avec 19 millions de personnes de plus de 60 ans en 2024 et un marché estimé à 130 milliards d’euros d’ici 2030. Cette dynamique est portée par un vieillissement de la population général notamment les plus de 80 ans, dont le nombre augmentera de 70 % d’ici 2030.

    Le marché de la silver économie couvre des secteurs variés tels que l’assurance, l’habitat, l’inclusion, etc. Les services à la personne et la santé tirent leur épingle du jeu. Toutefois, cette croissance s’accompagne de défis complexes, notamment la diversification des besoins des seniors et la difficulté de rendre ces offres accessibles à tous.

    Malgré des investissements importants de la part de l’État et une abondante offre de services privés, le secteur du “bien vieillir” fait face à de nombreuses pressions. Le manque d’attractivité des métiers du médico-social, la fracture numérique, et l’isolement des seniors sont autant de défis qui freinent son développement. Voici un tour d’horizon de l’environnement du bien vieillir en France.

     

  • Prévention : quelles perspectives pour l’usage de l’IA au service des priorités de santé publique ?

    L’IA émerge comme un levier stratégique majeur de la prévention en santé publique. Grâce à sa capacité à analyser des volumes considérables de données, l’IA offre des perspectives inédites pour améliorer les stratégies de prévention. En permettant une identification plus précise des individus à risque, une prédiction plus fiable des maladies et une optimisation des ressources, elle pourrait transformer le paysage de la santé publique. Les avancées récentes dans ce domaine, illustrées par une croissance exponentielle des publications scientifiques, témoignent de son potentiel à transformer les approches préventives.

    Dans cette nouvelle étude premium, Health & Tech Intelligence explore les perspectives offertes par l’IA pour soutenir les priorités de santé publique. Une revue approfondie des applications actuelles de l’IA en prévention y est proposée, ainsi qu’une analyse des initiatives innovantes en France et des tendances internationales qui façonnent l’avenir de la prévention. Un entretien exclusif avec le Dr Nicolas Leblanc, président du syndicat national des médecins de santé publique (SNSP) vient compléter ces travaux.

    En mettant en lumière les cas d’usage de l’IA, l’étude vise à offrir un panorama complet de ses contributions potentielles pour une prévention plus efficace et mieux ciblée.

    🔎 Analyses

    Maladies chroniques, santé mentale des jeunes, santé des femmes… Les priorités nationales en matière de prévention

    Avec 100 000 décès annuels évitables et 24 millions de patients souffrant de maladies chroniques, le renforcement de la prévention devient urgent en France. Il s’agit désormais d’élargir l’usage des outils existants qui fonctionnent bien (DMP, téléconsultation) tout en développant de nouveaux dispositifs innovants. Un budget de 170 M€ est alloué pour faire émerger et soutenir ces innovations.

    👉 Plus de détail sur le contexte français de l’innovation en prévention sont disponibles dans cet article.

    Revue de la littérature : comment l’IA peut-elle soutenir la prévention et renforcer la santé publique ?

    L’IA transforme la prévention en analysant d’importants volumes de données pour aider professionnels et autorités de santé à optimiser leurs stratégies. La croissance exponentielle du nombre d’études publiées ces 20 dernières années, surtout à partir de 2020-2021, témoigne de son intérêt pour la santé publique, pour une efficacité et une efficience améliorées.

    👉 Une analyse détaillée de la sémantique de la prévention dans la recherche et de l’évolution récente des publications, ainsi qu’une sélection bibliographique spécifique, sont à retrouver ici.

    Les acteurs de la santé s’engagent pour relever les défis du grand âge et des maladies chroniques :

    Portée par l’innovation technologique et la demande croissante de soins préventifs, de plus en plus d’acteurs de la santé se mobilisent au service de la prévention. Hôpitaux, start-ups, laboratoires pharmaceutiques et assureurs mettent en place des initiatives ciblées pour personnaliser les soins, réduire les risques et améliorer la qualité de vie des patients.

    👉 Un tour d’horizon des initiatives de prévention, lancées récemment en France, est disponible sur ce lien.

    Entretien expert : “L’accompagnement humain au changement est essentiel pour favoriser l’adoption de l’IA” (N. Leblanc, SNSP)

    Ciblage des populations à risque, amélioration des diagnostics et le suivi des traitements… Dans un entretien exclusif, le Dr Nicolas Leblanc, président du syndicat national des médecins de santé publique (SNSP), explore l’impact croissant de l’IA à différents niveaux de la prévention, tout en soulignant l’importance d’un accompagnement humain constant pour favoriser son adoption et maximiser son intérêt.

    👉 Entretien à lire ici.

    Pour aller plus loin :

    Le Think Tank Health&Tech a fêté 2 ans de travaux sur la Prévention et le numérique, le 12 septembre à Parisanté Campus. Le Pr Didier Lepelletier, président du HCSP, et le Dr Lise Alter, directrice générale de l’AIS, ont fait voix commune pour appeler à une volonté politique incarnée et une coordination nationale des financements des actions de prévention soutenues et accélérées par le numérique.

    👉 Vous pouvez consulter l’article consacré à cette rencontre sur ce lien : AIS et HCSP appellent à une ambition politique coordonnée de financement des actions soutenues par le numérique.

    🗺️ Cartographies

    Cartographie des cas d’usage de l’IA en prévention et au service de la santé publique

    De la surveillance des maladies et des épidémies à l’analyse des déterminants de santé et la lutte contre les inégalités, au moins 42 cas d’usage de l’intelligence artificielle (IA) en prévention peuvent être recensés. Ils se répartissent sur 5 axes principaux que sont : la modélisation prédictive, l’aide à la décision, le changement des comportements, le ciblage et l’optimisation des processus.

    👉 Un tableau détaillé des cas d’usage repérés ainsi qu’une infographie illustrant la répartition des cas d’usage de l’IA en prévention sont disponibles ici.

    Panorama des tendances internationales de l’innovation en prévention

    Du big data aux thérapies numériques (DTx), en passant par la gestion de la santé populationnelle et la vaccination, des initiatives utilisant le numérique ou l’IA existent à différents niveaux de la prévention. Elles permettent de mieux comprendre les facteurs de risque, de détecter précocement les maladies et d’améliorer la qualité de vie des patients.

    👉 Article à consulter en suivant ce lien.

    Cartographie des entreprises proposant une solution d’IA en prévention en France :

    Au moins de 44 solutions d’intelligence artificielle (IA) dédiées à la prévention sont présentes en France. Les maladies chroniques en concentrent le plus grand nombre, suivies de la perte d’autonomie et des actions sur les déterminants de santé.

    👉 Cette cartographie est accessible ici.