Universite

  • Les 150 millions € débloqués au titre du coefficient prudentiel fâchent les établissements de santé

    L’annonce par la ministre des Solidarités et de la Santé du dégel de 150 millions d’euros à destination des établissements de santé au titre du coefficient prudentiel le 29 novembre 2017 a été mal reçue par les fédérations hospitalières (FHF, FHP et Fehap) qui réclament le dégel de la totalité des crédits mis en réserve au début de l’année 2017, à hauteur de 412 millions d’euros, selon la Fehap.

    Néanmoins, les fédérations saluent la décision de la ministre de repousser de deux ans les mesures de sanction prévues dans le cadre du contrat d’amélioration de la qualité et de l’efficience des soins (Caques).

    80 millions d’euros de sous-exécution de l’ONDAM de 2017 dirigés vers la ville

    Au cours de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale du 29 novembre 2017, la ministre avait précisé que le dégel valait pour l’ensemble des enveloppes hospitalières ayant contribué à l’effort global de mise en réserve, en en précisant la répartition:

    • 106 millions d’euros reversés aux établissements exerçant des activités de médecine, chirurgie et obstétrique ;
    • 44 millions reversés aux établissements exerçant des activités de psychiatrie, de soins de suite et de réadaptation.

    Les sommes citées étaient censées revenir aux établissements avant la fin du mois de décembre, selon la ministre.

    Cependant, les fédérations hospitalières (FHF, FHP et Fehap) désapprouvent cette décision qu’elles vivent comme une décision de défiance, notamment au vu de ce qu’elles considèrent comme une faveur accordée à la médecine de ville avec le transfert de 80 millions d’euros de sous-exécution de l’ONDAM.

    Sursis de deux ans des mesures de sanction liées au Caques salué

    L’ensemble des fédérations, Unicancer s’y ralliant, saluent la décision de la ministre d’accorder deux ans supplémentaires aux établissements de santé pour l’application des mesures du Caques et notamment les sanctions qui en émanent, en espérant que ce délai supplémentaire permettra de clarifier le dispositif en apportant de la cohérence dans sa gestion et mise en œuvre.

  • L’AP-HP réévalue son déficit – de 39 millions prévisionnels à 174 millions d’euros

    Martin Hirsch, le directeur général de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) a annoncé mercredi 22 novembre 2017, devant les syndicats Sud, CGT et CFDT, la réévaluation à 174 millions d’euros du déficit du compte de résultat principal de l’AP-HP correspondant aux activités de soins.

    Le DG de l’AP-HP a par la même occasion exposé sa stratégie corrective, en décidant de limiter la masse salariale de l’institution d’ici 2022. Son « plan d’efficience » sur cinq ans prévoit de borner l’augmentation de la masse salariale à 0,7 % par an de 2018 à 2020, puis à 0,6 % en 2021 et 2022.

    Le déficit avait déjà été réévalué au mois d’octobre lorsqu’il est passé des 39 millions prévisionnels à 104 millions d’euros.

  • Les 2 GCS Télésanté de haute et basse Normandie fusionnent en GCS Normand’e-santé

    La nouvelle entité Normand’e-santé, née le 15 novembre, absorbera d’ici la fin du premier trimestre 2018 les GCS Télésanté de haute et basse Normandie (312 membres au total) et couvrira ainsi l’ensemble du territoire normand.

    Le GCS Normand’e-santé poursuivra les missions des deux « anciens » GCS et fera une priorité de la convergence des projets et services déployés sur le territoire depuis plusieurs années.

    Afin de mener cette transition, les 67 membres fondateurs du nouveau GCS ont désigné Thierry Lugbull comme Administrateur, Guillaume Laurent en tant qu’Administrateur adjoint et Olivier Angot comme Directeur.

    Dans la continuité de ses prédécesseurs, le GCS Normand’e-santé devient l’acteur opérationnel clé au service des projets de e-santé et de la politique régionale de télémédecine et des systèmes d’information de santé partagés.

    Cette nouvelle entité associe de manière définie et organisée, au sein de la région Normandie, les établissements de santé, publics et privés, les réseaux de santé, et les professionnels libéraux, médicaux et paramédicaux.

    Son objectif, d’intérêt public, mené à bien avec le soutien des pouvoirs publics, en particulier l’ARS de Normandie, se décline autour des principes :

    • de continuité et de qualité des soins ;
    • de respect des droits des patients et des usagers ;
    • de traçabilité des interventions ;
    • de renforcement des processus d’évaluation.
  • L’ARS Centre-Val de Loire veut attirer des médecins dans la region grâce au portail Instal Toi Doc

    Pour lutter contre la désertification médicale le portail « Instal toi Doc » a été lancé le 21 novembre 2017, dans le cadre d’un partenariat innovant piloté par l’Agence Régionale de Santé Centre Val de Loire. Ce portail internet a pour but d’aider à l’accueil et l’installation de professionnels dans la région.

    Il est le fruit d’une co-construction avec l’ensemble des acteurs du territoire : Union Régionale des professionnels de santé-Médecins libéraux, Conseil Régional de l’Ordre des médecins, l’Assurance Maladie, Association Remplacentre – RéAGJIR Centre, etc.

    Instal Toi Doc regroupe l’ensemble des informations utiles et opportunités d’installation, et des offres de remplacement.

    La Région Centre-Val de Loire a financé ce projet pour un montant global de 20 000€.

    Le portail, organisé autour d’une cartographie interactive, regroupe  :

    • l’accès aux aides conventionnelles en fonction des zonages ;
    • les implantations des structures d’exercice regroupées ;
    • le recensement des opportunités professionnelles en libéral et en salariat ;
    • les offres de remplacement ;
    • la liste des réseaux professionnels notamment les Communautés Professionnelles Territoriales de Santé.

    De plus, le portail met en avant les atouts du territoire, son art de vivre et le foisonnement de l’offre culturelle et associative.

    La région Centre-Val de Loire se caractérise en effet par une densité médicale parmi les plus faibles de France, avec un vieillissement accentué du corps médical. Certains départements sont particulièrement touchés par la chute des effectifs de médecins généralistes : le Cher et l’Eure-Loir (-19% entre 2007 et 2016) et l’Indre (-21%).

    En parallèle, les densités médicales de spécialistes sont à de rares exceptions significativement plus faibles dans cette région qu’à l’échelle nationale, d’où la création du portail Internet Instal Toi Doc.

  • Australie : 1ers résultats positifs pour l’Agence de e-santé mais des défis restent à surmonter

    L’Agence de la santé numérique australienne (ADHA) a publié mi-novembre 2017 son premier rapport annuel. Parmi ses principales préoccupations figure en tête le développement de My Health Record (MyHR), le dossier de santé numérique national, sujet à controverse.

    Le système enregistre actuellement plus de 5,3 millions d’utilisateurs (sur près de 25 millions d’habitants). Un résultat encourageant mais le gouvernement est encore loin de son objectif, qui est de rassembler au final plus de 20 millions de citoyens australiens sur sa plateforme.

    Les prémices d’une stratégie nationale de santé numérique

    Le bilan de l’ADHA est plutôt positif puisque l’organisation a rempli un certain nombre de ses objectifs stratégiques, tels que :

    • 1. l’augmentation du nombre de personnes et d’organisations enregistrées dans le dossier de santé numérique national, MyHR – plus de 5,3 millions de personnes utilisent le système actuellement.
    • 2. la mise en place d’essais de messagerie sécurisée.
    • 3. la rédaction d’une stratégie nationale de santé numérique, composée de sept priorités, dont le but est de parvenir à une approche coordonnée de la prestation des services de santé numérique dans le pays d’ici 2022.

    Ces priorités consistent à veiller à ce que l’information sur la santé soit disponible partout et à tout moment et qu’elle puisse être échangée en toute sécurité. L’objectif est également de rendre lisibles des données de haute qualité, c’est-à-dire de les rendre compréhensibles pour l’ensemble des acteurs de l’industrie, en particulier les patients, et non uniquement pour les professionnels de la santé.

    Priorité n°1 : le développement de My Health Record

    Privatisation des données de santé, inefficacité : un système controversé

    L’amélioration de MyHR est l’une des principales préoccupations de l’agence, le système ayant essuyé de nombreuses critiques, certains accusant le dispositif de ne pas suffisamment protéger les données privées des utilisateurs – plusieurs violations de données ont été recensées au cours de l’année – et de manquer d’efficacité.

    L’agence réussit tout de même à convaincre

    Malgré les obstacles, l’Agence de la santé numérique australienne a relevé une partie du challenge. Au cours de cette première année d’existence, elle est parvenue à connecter deux fois plus d’hôpitaux et de services de santé à My Health Record par rapport à juillet 2016.

    Elle a par ailleurs réussi à augmenter le volume de partage de documents cliniques. 14 millions de dossiers de prescription ont été téléchargés en une année.

    Objectif 2018 : développer un modèle opt-out

    Les objectifs pour 2018 sont ambitieux.

    L’organisme a présenté dans son rapport ses priorités stratégiques pour l’année à venir, dont :

    • le développement d’un modèle opt-out* dans le cadre de la poursuite du développement de MyHR, une action qui risque d’être controversée. Objectif : un dossier numérique doit être créé par défaut pour chaque Australien d’ici la fin 2018, sauf pour les citoyens demandant explicitement à ne pas rejoindre le système.
    • la poursuite des essais de messagerie sécurisée ;
    • la préparation d’un projet de cadre d’interopérabilité – appelé la « licence d’exploitation » par le P.-D.G. de l’ADHA, Tim Kelsey.

    Autres priorités : sécurité des médicaments et formation de la main-d’œuvre au numérique

    • L’une des autres grandes priorités de l’agence est la sécurité des médicaments. Elle a récemment annoncé quelques avancées dans ce domaine, notamment l’intégration au sein du MyHR de vendeurs en pharmacie communautaires, de la Guilde (Pharmacy Guilde of Australia), une organisation nationale d’employeurs promouvant la valeur de la pharmacie communautaire dans le système de santé australien, et de la Pharmaceutical Society of Australia (PSA), un organisme représentant 29 000 pharmaciens australiens travaillant dans tous les secteurs et dans toutes les régions du pays.

    Par ailleurs, le fournisseur national des pharmacies hospitalières Pharmhos est en train de télécharger activement les dossiers de médicaments délivrés par les hôpitaux publics sur le système national (source : Pulseitmagazine.com.au).

    • Les autres projets de l’agence pour 2018 consistent à :
      • assurer une meilleure disponibilité et un meilleur accès à l’information sur les médicaments et les ordonnances ;
      • déployer des modèles de soins numériques ;
      • s’assurer que la main-d’œuvre utilise avec confiance les technologies de la santé numérique ;
      • développer une industrie de la santé numérique prospère et innovante.

    « La technologie transforme déjà notre capacité à prévoir, à diagnostiquer et à traiter les maladies, a déclaré le président de l’Agence, Jim Birch AM (source : Technologydecisions.com.au). Mais nous pouvons faire beaucoup plus pour déployer pleinement son potentiel en faveur de la santé de chaque australien, en donnant aux consommateurs plus de contrôle sur leur santé et leurs soins, en connectant et en responsabilisant les prestataires de soins et en promouvant le leadership mondial de l’Australie en matière de santé numérique et d’innovation. »

    * L’opt-out est une pratique qui consiste à envoyer un e-mail commercial à un individu sans lui avoir demandé son autorisation auparavant mais qui lui permet, cependant, dans le cadre du message, d’exiger à ne plus faire partie de la liste des destinataires.

  • Australia: Digital Health Agency’s outcomes are positive but there is still a lot to do

    The Australian Digital Health Agency (ADHA) released its first annual report mid-November 2017. Amongst its main concerns is the development of My Health Record (MyHR), the controversial national electronic health record.

    The system currently has more than 5.3 million users (Australia has around 25 millions inhabitants). This is an encouraging outcome, but the government is still far from its goal, which is to gather more than 20 million Australian citizens on the platform.

    The early stages of a national digital health strategy

    The outcomes of the ADHA is quite positive because the organization has fulfilled a number of its strategic priorities, such as:

    • 1. Increasing the number of people and organizations registered for the MyHR. More than 5.3 million people are currently using the system.
    • 2. Setting up the secure messaging trials.
    • 3. Writing the national digital health strategy, consisting of seven priorities, aiming to guide a coordinated approach to the delivery of digital health in the nation through 2022.

    These priorities include ensuring that health information is available wherever and whenever it is needed, which can be exchanged securely and uses high-quality data with a commonly understood meaning.

    Priority #1: the development of My Health Record

    Health data privatization, inefficiency: a controversial system

    The improvement of MyHR is one of the main concerns of the agency. The system have been criticized, some people accusing the device of not sufficiently protecting the private data of users – several data breaches were identified during the year – and to be inefficient.

    The agency still manages to convince

    Despite the obstacles, the Australian Digital Health Agency met some of the challenges. During its first year of implementation, it has managed to connect more than twice as many hospitals and health services to My Health Record as were connected in July 2016.

    It also managed to increase the volume of clinical document sharing, with 14 million medical prescriptions now uploaded.

    Target 2018: Developing an opt-out model

    The goals of the agency for 2018 are ambitious.

    The organization presents in its report its strategic priorities for the coming year, including:

    • transiting to an opt-out* model as part of the further development of MyHR, which is likely to be a controversial move. Objective: A digital record will be automatically created for every Australian by the end of 2018 unless one actively asks not to participate.
    • pursuing with the secure messaging trials;
    • preparing a draft of the framework for interoperability – called the « licence to operate » by the ADHA CEO, Tim Kelsey.

    Other Concerns: Medication safety, digital models of care and digital training for workforce

    • Another of the agency’s top priorities is medication safety. The ADHA has announced a few wins in this area recently, such as getting on board with the MyHR community pharmacy vendors, the Guilde (Pharmacy Guild of Australia), a national employers’ organization promoting the value of the role of community pharmacy in the Australian health care system, and national professional pharmacy organization representing Australia’s 29,000 pharmacists working in all sectors and across all locations.

    Moreover, the hospital pharmacy vendor Pharmhos is busily uploading dispensed medicines records from public hospitals to the national system (source: Pulseitmagazine.com.au).

    • The agency’s other projects for 2018 are:
      • ensuring better availability and access to prescription and medicine information;
      • deploying digitally enabled models of care;
      • ensuring the workforce is confidently using digital health technologies;
      • developing a thriving and innovative digital health industry.

    « Technology is transforming our ability to predict, diagnose and treat disease, » said Agency Chair Jim Birch AM (source: Technologydecisions.com.au). But there is much more we can do to realize its full potential for the health of every Australian: giving consumers more control of their health and care, connecting and empowering healthcare providers, and promoting Australia’s global leadership in digital health and innovation. »

    * Opt-out communications are messages sent for marketing, promotion or fundraising that include an option for the recipient to be removed from any future messages.

  • Les alternatives à l’hospitalisation complète progressent, l’HAD gagne 11,2 % (données ARS Bretagne)

    L’Agence Régionale de Santé Bretagne a annoncé le 14 novembre 2017 la progression des alternatives à l’hospitalisation complète au sein des établissements sanitaires bretons dans les champs médicaux suivants :
    • médecine, chirurgie et obstétrique (MCO) ;
    • hospitalisation à domicile (HAD) ;
    • psychiatrie ;
    • soins de suite et de réadaptation (SSR).

    Les prises en charge en ambulatoire et l’hospitalisation à domicile constituent les principales alternatives à hospitalisation complète et affichent toutes deux une progression :
    • l’évolution du virage ambulatoire en chirurgie illustre les efforts des établissements à engager une réelle mutation des prises en charge chirurgicale – 53% d’actes chirurgicaux réalisés en ambulatoire ;
    • l’HAD quant à elle progresse plus rapidement que dans les autres régions du territoire national : elle gagne 11,2% en 2016.

    Selon l’ARS Bretagne, ces deux progressions seraient principalement liées aux retombées du plan d’efficience et de performance du système de santé.

    Les soins de suite et de réadaptation et en psychiatrie affichent la même tendance

    90,5 % des patients psychiatriques sont pris en charge en ambulatoire et les hospitalisations partielles et ambulatoires ont progressé respectivement de 2,8 % et de 1,9 % en 2016.

    L’ARS signale également que 13,4 % des SSR sont mis en œuvre dans le cadre d’une alternative à l’hospitalisation complète et qu’ils progressent pour la cinquième année consécutive. Les soins qui s’y prêtent le mieux sont des soins locomoteurs, cardiovasculaires et respiratoires.

    Seul bémol – l’hospitalisation sans nuitée

    Le communiqué précise néanmoins que seule la part des hospitalisations sans nuitée stagne. En cause – des difficultés organisationnelles pour concentrer de multiples examens en une journée, le manque de référentiels de bonne pratique ou encore les incertitudes sur les règles de tarification liées à ce mode de prise en charge.

  • ARS : les responsables e-santé

    L’objectif de la stratégie nationale e-santé 2020 est d’accompagner les acteurs du système de soins dans le virage numérique et de permettre à la France de rester à la pointe en matière d’innovation. En tant que régulateurs et financeurs du système de santé en région, les agences régionales de santé sont étroitement impliquées dans sa mise en œuvre.

    Les responsables e-santé des agences régionales de santé sont impliqués à des degrés divers sur les questions de :
    – dossier médical personnel (DMP) ;
    – objets connectés et applications mobiles en santé ;
    – systèmes d’information en santé ;
    – programme Hôpital numérique ;
    – programme territoire de soins numérique.

    Health&Tech vous propose de retrouver la liste des responsables e-santé par région, en novembre 2017.

  • Les 3 GCS de Nouvelle-Aquitaine se regroupent pour devenir le GIP ESEA, premier GRADeS de France

    Le nouveau GRADeS GIP ESEA Nouvelle-Aquitaine a vocation à se substituer aux Groupement de Coopération Sanitaire Poitou-Charentes, Groupement de Coopération Sanitaire Aquitaine ainsi qu’à l’activité e-santé du GCS Epsilim, telle est l’annonce faite dans un communiqué du 21 novembre 2017. Le GIP ESEA Nouvelle-Aquitaine est le premier GRADeS de France et l’opérateur de la e-santé de l’ARS Nouvelle Aquitaine.

    Ce regroupement, impulsé par l’Agence Régionale de Santé Nouvelle Aquitaine, est opérationnel depuis le 1er octobre 2017. ll participe à l’élaboration et à la mise en œuvre de la stratégie régionale de la e-santé portée par l’ARS Nouvelle-Aquitaine, en lien avec le socle commun de services numériques en santé accompagné nationalement par l’Agence des Systèmes d’information partagés de Santé.

    Les trois GCS de Nouvelle-Aquitaine se sont regroupés, lors de l’assemblée générale constitutive du 30 mai 2017, au sein du GIP ESEA, vecteur du développement de la e-santé au sein de la région Nouvelle-Aquitaine. Ce regroupement s’est inscrit dans le contexte du déploiement des GRADeS initié par le Ministère de la Santé le 10 janvier 2017, et accompagné par l’ASIP Santé.

    Missions et engagements

    Fort de l’expertise des 3 GCS, le GIP ESEA porte des missions d’intérêt général et devient désormais l’acteur institutionnel de la santé numérique en Nouvelle-Aquitaine.

    La conduite et le développement des projets permettront d’accompagner et de promouvoir les usages de services numériques en santé au bénéfice notamment des professionnels de santé libéraux, des établissements de santé, des établissements sociaux et médico-sociaux et des usagers de la région.

    Ces activités menées dans un cadre normé et sécurisé comprennent notamment :

    • la mise en œuvre des obligations réglementaires et des référentiels de bonnes pratiques concernant l’interopérabilité ;

    • la sécurité des systèmes d’information utilisés dans la prise en charge des patients et usagers à l’échelle régionale (PGSSI…).

    Trois agences territoriales historiques, Bordeaux, Limoges et Poitiers, marquent l’ancrage de proximité et le maillage permettant le développement des services et projets de santé numérique sur l’ensemble de la Nouvelle-Aquitaine.

    De nombreux services et projets

    Structure d’appui de l’ARS Nouvelle-Aquitaine sur la mise en œuvre :

    • d’outils de coordination et de gestion de parcours PAACO ;
    • de services de télémédecine (téléconsultations, télésurveillances médicales, télé-expertises) ;
    • de services d’orientation des patients Nouvelle-Aquitaine (également en en partenariat avec l’ORUNA – Observatoire Régional des Urgences Nouvelle-Aquitaine) tels que ViaTrajectoire et le Répertoire opérationnel de ressources ;
    • de la Messagerie sécurisée de santé.

    Le GIP accompagne aussi le volet e-santé des grands projets nationaux portés par l’ARS Nouvelle-Aquitaine, tels que le PAERPA, Territoire de Soins Numérique (TSN) et la mise en œuvre des Plateformes Territoriales d’Appui (PTA).

    Enfin, le portail www.esea-na.fr accueille progressivement les services mutualisés de la grande région.

  • Data : 8 Français sur 10 partageraient leurs données pour stimuler le progrès en santé (Odoxa)

    84% de Français accepteraient de partager leurs données de santé à condition qu’elles soient mises au service de :
    • l’amélioration du diagnostic et des traitements médicaux ;
    • l’accélération de la recherche médicale ;
    telle est la conclusion du sondage publié le 16 novembre 2017 et réalisé par Odoxa pour Healthcare Data Institute, un Think Tank international consacré au big data dans le domaine de la santé.

    Intitulé « Les Français et leurs données de santé », le sondage a impliqué un échantillon de 1 000 personnes interrogées, âgées de 18 ans et plus, du 25 au 26 octobre 2017.

    Le deuxième aspect essentiel ressortant du sondage concerne la confiance dont les citoyens français ont besoin afin de céder le droit d’utilisation secondaire de leurs données personnelles de santé. Si deux tiers pensent que les institutions françaises œuvrent à la mise en place du cadre nécessaire à leur protection, seulement 10% en sont persuadés.

    Anonymisation et sécurité des données conditions sine qua non de partage

    Seulement 12% des sondés ne souhaitent pas mettre à disposition leurs données de santé personnelles, quel que soit la finalité du partage ou les garanties fournies.

    La raison principale de partage de données mise en avant par les sondés est l’amélioration des diagnostics, des décisions cliniques et des traitements médicaux avec 53% des consentements. Viennent ensuite les raisons telles que :

    • faire avancer plus rapidement la recherche médicale (51%) ;
    • améliorer la qualité et la coordination des prises en charge et de notre système de soins (46%) ;
    • mesurer la performance des acteurs du soin et/ou des produits de santé pour améliorer la qualité des soins prodigués (33%) ;
    • faire avancer l’innovation, notamment des start-up (18%).

    Si 6% des sondés sont disposés à partager leurs données sans aucune condition, et 14% seulement avec les professionnels de santé, les autres posent des conditions :

    • savoir à quelles fins elles seront potentiellement utilisées (52%) ;
    • savoir exactement à qui les données seront transmises (hôpitaux, universités, laboratoires, fondations, etc.) (51%) ;
    • pouvoir faire valoir son droit d’opposition à tout moment (50%).