Universite

  • CHU de Tours : une conciergerie pour améliorer l’expérience patient et le quotidien des soignants

    Le CHU de Tours a ouvert le 28 juin 2018 un service de conciergerie pour les patients, leurs proches et les professionnels de l’établissement afin d’améliorer le séjour des usagers et simplifier le quotidien de ses employés.

    Conçu par la start-up française Happytal, le dispositif va être instauré sur les sites de Bretonneau (ouverture le 28 juin 2018) et de Trousseau (ouverture le 29 juin 2018), où deux comptoirs seront à disposition des utilisateurs.

    L’initiative s’inscrit dans le cadre de la poursuite de la politique d’amélioration du confort hôtelier entreprise par le CHU de Tours.

    De manière générale, l’offre élaborée  par Happytal vise à améliorer le confort du patient avant, pendant et après (retour à son domicile) sa prise en charge à l’hôpital. Ainsi, l’usager peut, par exemple, remplir sa préadmission en ligne, signer les accords de prise en charge et accéder à différents services de conciergerie pendant son séjour hospitalier.

    Selon Pierre Lassarat, co-fondateur de la société, l’ensemble des dispositifs proposés par son entreprise permet d’économiser environ 700 000 euros net par hôpital (source : APMnews).

    Services proposés par la conciergerie du CHU de Tours :

    • accès à une trousse d’hygiène ;
    • alimentation ;
    • aide à domicile ;
    • coiffure ;
    • esthétique ;
    • réflexologie ;
    • pressing ;
    • presse et livres ;
    • jeux ;
    • garde d’enfants et d’animaux.

    La particularité de l’offre établie par le CHU de Tours est que « l’établissement a fait le choix de ne pas financer cette prestation par les recettes des chambres particulières », précise le centre hospitalier dans un communiqué.

    Les avantages des services Happytal pour les hôpitaux

    Happytal aide les établissements de soins :

    • à améliorer la qualité de vie de leurs employés ;

    « Nous commençons à aller sur des prestations destinées aux agents hospitaliers (food truck, relais colis, pressing). Nous réfléchissons aussi à l’attractivité des hôpitaux ; [nous envisageons] de travailler avec des mairies pour proposer des guides de la ville aux agents hospitaliers qui viennent d’emménager et des prestations pour faciliter l’emménagement. » (Pierre Lassarat, APMnews)

    • à optimiser leur gestion, en particulier sur l’utilisation des chambres individuelles (facturées plus chères aux patients que les autres chambres), et la facturation : le dispositif d’Happytal permet de recueillir les demandes signées de chambre particulière, de gérer de manière prévisionnelle les lits et les placements en chambre individuelle.

    « Nous aidons les hôpitaux à répertorier les chambres individuelles, c’est bénéfique pour le patient en termes de confort et de réduction du risque de maladie nosocomiale, et aussi pour l’hôpital qui facture un supplément. À l’aide d’un algorithme, [nous faisons] des recommandations aux hôpitaux vis-à-vis de l’utilisation des chambres individuelles. » (Pierre Lassarat, APMnews)

    Selon le cofondateur de la société, tous ces services permettent aux hôpitaux d’économiser 1 million d’euros par an, soit 700 000 euros net par établissement.

    « Nous créons des ponts ville-hôpital »

    « 700 prestataires locaux travaillent avec nous (coiffeur, boulanger, fleuriste, etc.), a détaillé Pierre Lassarat. Nous créons des ponts ville-hôpital, pour le patient, mais aussi entre les patients et les prestataires de proximité qui ne sont pas armés pour collaborer avec des hôpitaux. Nous facilitons donc la relation entre ces prestataires locaux et les hôpitaux. Ces ponts bénéficient au le patient, à l’économie locale et à nous-mêmes car nous avons trouvé un modèle de développement pérenne et stable sur les territoires. »

    Happytal entend servir 300 hôpitaux publics et 400 institutions privées d’ici 2021

    • Prestataire français de services et de conciergerie, Happytal a déployé ses services dans 57 établissements publics de santé et 4 Ehpad depuis sa création en 2013.
    • Elle envisage de servir 300 hôpitaux publics et 400 institutions privées d’ici 2021 « mais sur un modèle un peu différent », a déclaré Pierre Lassarat, co-fondateur de l’entreprise, lors d’une interview réalisée début juillet par APMnews. « Nous souhaitons vendre nos outils en mode SaaS à des structures privées, qui opéreraient les solutions avec leurs propres salariés. »
    • La société souhaite également se développer à l’étranger. Elle a récemment ouvert ses services au CHU Saint-Pierre, à Bruxelles, et vise un déploiement plus large en Europe en 2019, puis à échelle internationale en 2021.

    Une croissance de 200 % entre 2015 et 2016

    Happytal a enregistré une croissance de 200 % entre 2015 et 2016 puis de 100 % entre 2016 et 2017.

    En 2015, l’entreprise a été sélectionnée par le Resah pour la mise en place d’une prestation de services de type « conciergerie d’hôpital ». En 2016, elle a conclu un accord-cadre avec l’UniHA pour intégrer son catalogue.

  • La stratégie nationale en e-santé du Bénin présentée à l’Africa CIMSA 2018

    À l’occasion de la deuxième Conférence internationale des ministres de la santé et des ministres des TIC sur la sécurité des soins en Afrique (CIMSA 2018) qui s’est tenue du 17 au 22 juin à Cotonou (Bénin), le ministre de la santé béninois, le Dr Benjamin Hounkpatin, a présenté la stratégie nationale en e-santé du pays : le Bénin compte parmi les 26 pays africains dotés d’un tel plan.

    Adoptée en novembre 2017 après un processus d’élaboration initié par la définition de la vision, des missions principales et des objectifs, cette stratégie prévoit au cours de la période 2018-2022 d’identifier, d’harmoniser et de planifier les actions à mettre en place pour agir sur le système de santé. Elle vise par ailleurs à mutualiser les moyens financiers, humains et matériels.

    En se dotant d’une telle stratégie, le pays se conforme aux recommandations exprimées à propos de la santé numérique en mai 2016 à Genève par l’OMS, validées au conseil des ministres, a expliqué le ministre au quotidien béninois l’Evénement précis.

    Un dessein général, une mission et sept objectifs pour plan d’action

    La finalité ultime de la stratégie

    Selon le Dr Hounkpatin, la finalité de la stratégie est qu’à l’horizon 2022 « le système de santé béninois puisse offrir une meilleure prise en charge sanitaire à tous les citoyens, en levant toutes les barrières de qualité, d’équité, d’égalité, d’accessibilité, de disponibilité et de rapidité grâce à la contribution de la [e-santé] ».

    Une mission globale pour atteindre cette finalité

    Pour atteindre une amélioration de la qualité du système de santé d’ici 2022 par la mise en œuvre de la e-santé, le ministre de la santé béninois a présenté une mission concernant « l’utilisation des technologies d’information et de communication (TIC) à tous les niveaux du système de santé ».

    En effet, selon le Dr Hounkpatin, la systématisation de l’utilisation de ces TIC devrait permettre d’optimiser l’échange d’informations sanitaires et médicales fiables, d’améliorer ainsi la qualité des soins et de rendre plus performante la gestion des ressources sanitaires du pays.

    Une mission déclinée plus précisément en 7 objectifs stratégiques

    Les sept objectifs stratégiques identifiés sont :

    • la formation de professionnels suffisamment nombreux à l’utilisation des TIC ;
    • le renforcement des capacités des professionnels de la santé par l’utilisation  de la e-santé ;
    • la constitution d’informations médicales plus complètes et récentes sur la santé des patients ;
    • une contribution à la prévention et à la lutte contre les maladies infectieuses ou non transmissibles ainsi qu’à la lutte contre la mortalité maternelle et infantile ;
    • l’extension et la consolidation de la télémédecine ;
    • la promotion de l’éducation à la santé auprès des communautés, de la transparence sur les coûts de prestations et les alternatives de traitement ;
    • une amélioration de l’information managériale et de gestion du système de santé, notamment pour une plus grande maîtrise de l’évolution des dépenses au sein du secteur.

    ~ 18 millions d’euros pour 3 programmes et 12 projets prioritaires

    Ces sept objectifs ont été déclinés dans un plan d’action déployé sur 5 ans, axé sur 10 composantes réparties en 3 programmes et dont le coût est estimé à environ 21 millions de dollars américains (environ 18 M €).

    Les 3 programmes

    Le 1er programme est lié aux infrastructures TIC, avec comme composante essentielle la mise en place d’un Réseau national numérique de santé (RNNS).

    Le 2ème programme est relatif aux applications et services. Parmi ses 5 composantes figurent : le déploiement d’une plateforme d’information et de communication harmonisée, de systèmes d’information hospitaliers et sanitaires ainsi que de la télémédecine par un renforcement du projet actuel.

    Le 3ème programme concerne la création d’un environnement propice au développement de la santé numérique. Ses 4 composantes sont la mise en place de dispositions légales et administratives liées à la problématique de la sécurité des données, de normes techniques et d’interopérabilité, un renforcement des capacités et la promotion de la e-santé.

    Ces programmes et composantes sont eux-même déclinés en 26 projets dont 12 sont considérés comme prioritaires.

    12 projets prioritaires

    Ces projets concernent notamment la connexion des structures sanitaires entre elles, la facilitation de la communication entre ministère de la Santé et structures sanitaires, la promotion de l’accès aux soins obstétricaux et néonataux d’urgence par la téléphonie mobile, la mise à jour et l’adaptation des textes juridiques et réglementaires encadrant l’exercice de la e-santé, le renforcement des capacités des professionnels de la santé par l’e-formation.

    Organiser la gouvernance de la stratégie pour en assurer la mise en œuvre

    La Stratégie nationale en santé numérique du Bénin a prévu un cadre de gouvernance placé sous la double tutelle du ministère de l’Économie numérique et de la Communication, et du ministère de la Santé. 

  • Réinventer le modèle des Ehpad : enjeu central du système de santé français

    Réinventer le modèle des établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) est l’un des enjeux majeurs du système de santé français pour les années à venir et un projet au cœur de l’agenda ministériel d’Agnès Buzyn.

    Le 30 mai 2018, la ministre des Solidarités et de la Santé a présenté publiquement les principales orientations de sa feuille de route pour les personnes âgées, annonçant notamment une enveloppe de 40 millions d’euros visant à généraliser la télémédecine au sein des Ehpad.

    Health & Tech Intelligence fait le point sur les trois axes principaux du sujet, soit (en bref) :

    • la télémédecine au service de la modernisation des Ehpad
    > Parmi les mesures présentées dans le cadre du plan d’accès aux soins, dévoilé le 13 octobre 2017 : l’équipement d’ici 2020 de tous les Ehpad et des zones sous-denses en matériel permettant la téléconsultation.

    • les innovations organisationnelles et financières
    > Par le biais de Bernard Bonne, rapporteur de la mission d’information sur la situation des Ehpad, le Sénat a préconisé en mars 2018 la réforme complète du financement et de l’organisation des Ehpad (rapport d’information).

    • l’Ehpad hors les murs (home care) ;
    > H&TI a recensé les dispositifs d’Ehpad hors les murs déployés en France.
    Ces solutions alternatives permettent aux personnes âgées dépendantes d’être maintenues à domicile par le biais d’une prise en charge complète autour d’un projet de vie personnalisé reposant sur des prestations coordonnées (HAD, SSIAD, SAD, etc.), avec une attention particulière portée sur l’aménagement du logement et l’adaptation du lieu de vie. Leur objectif est aussi d’apporter un soutien et des services aux aidants.

  • Radar de l’innovation (UE) : une plateforme unique pour booster les initiatives financées par la CE

    À l’occasion de la Journée du numérique, qui a eu lieu à Bruxelles le 10 avril 2018, la Commission européenne a annoncé le lancement du dispositif « radar de l’innovation ».

    Ce radar, qui regroupe une plateforme web et un forum de discussion, permettra aux citoyens européens mais aussi aux investisseurs, incubateurs, etc. de l’Union de découvrir sur une base numérique unique les meilleures innovations provenant d’initiatives en recherche et développement financées par la Commission européenne (FP7, CIP et H2020), notamment dans le secteur de la santé.

    Objectif : encourager l’innovation en facilitant la connexion entre les innovateurs et les entrepreneurs ayant les capacités de favoriser l’introduction de leurs produits ou services sur le marché ; perfectionner le dispositif web et l’enrichir par le biais de projets d’innovation nationaux.

    Radar de l’innovation : historique

    Recensement

    La plateforme se base sur les données recueillies par des experts indépendants impliqués dans l’examen des projets financés par l’Union Européenne (FP7, CIP et H2020). Ces spécialistes ont par ailleurs présenté leur point de vue indépendant sur les innovations et leur potentiel de réussite sur le marché.

    Lancement

    Le radar de l’innovation a officiellement été lancé par la Commission européenne en avril 2018. Il met en avant les principales innovations financées par l’Union Européenne ainsi que les innovateurs qui les ont portées.

    Services pour les innovateurs référencés dans la base

    Le but de cet outil est d’apporter un soutien aux innovateurs grâce à des initiatives d’entrepreneuriat financées, entre autres, par l’Union Européenne afin de répondre aux besoins relatifs à la mise en réseau, à l’accès au financement, aux droits de propriété intellectuelle, etc.

    En ce qui concerne la Commission, l’institution a annoncé le financement du projet IRSUS (voir lien ci-contre), un service d’assistance dédié au radar d’innovation.

  • Gustave Roussy : lancement de recherches fondées sur le big data et soutenues par la fondation ARC

    L’Institut Gustave Roussy et la Fondation ARC pour la recherche sur le cancer ont annoncé par communiqué,le 10 juillet 2018 l’arrivée au centre d’un chercheur expert du big data spécialisé en génétique des tumeurs et en biologie computationnelle, Sergey Nikolaev.

    Lauréat de l’appel à projet « Leaders de demain en oncologie » émis par la Fondation ARC, le chercheur dispose d’1,3 million d’euros pour monter avant 2024 à Gustave Roussy une équipe à même de l’accompagner dans son projet de recherche sur les mutations génétiques à l’origine des cancers.

    L’arrivée de Sergey Nikolaev à Gustave Roussy s’inscrit dans l’ambition de l’institut d’explorer des voies thérapeutiques innovantes, notamment par le développement de modèles prédictifs de réponse, de résistance ou de rechute aux traitements.

    Le chercheur et son projet

    La problématique de recherche

    Le projet de Sergey Nikolaev a été sélectionné par un comité d’experts de la Fondation ARC dans le cadre de son appel à projets « Leaders de demain en oncologie ». En séquençant le matériel génétique de larges banques de prélèvements de tissus tumoraux, le chercheur a pour ambition de générer un nombre considérable de données puis d’analyser ces dernières afin de mettre en évidence des liens de cause à effet entre certaines mutations et des phénomènes de cancérisation. 

    Un parcours transdisciplinaire favorisant des approches innovantes

    Chercheur en génétique des tumeurs et expert dans le traitement de grandes quantités de données, Sergey Nikolaev est un spécialiste des algorithmes de traitement des données concernant notamment des phénomènes biologiques.

    Après une thèse en biologie moléculaire à l’Université de Moscou (Russie), Sergey Nikolaev a travaillé 13 ans à l’Université de Genève (Suisse), dont deux à la tête du département de bio-informatique clinique en charge du séquençage des tumeurs. Il travaillait alors à l’identification de gènes responsables du carcinome basocellulaire (cancer de la peau).

    Les recherches à l’Institut Gustave Roussy

    Si l’installation de Sergey Nikolaev à l’Institut Gustave Roussy permet au chercheur d’accéder directement à de grandes data-banques et ainsi de favoriser ses recherches, l’institut bénéficiera également de la présence du biologiste, dans la mesure où celui-ci l’aidera à progresser dans l’analyse des données dans une visée de recherche, d’enseignement et surtout d’amélioration des traitements, de l’espérance et de la qualité de vie des patients.

  • Rapport annuel et chiffres clés : la CNSA dresse le bilan du SI harmonisé des MDPH

    La Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) a publié le 3 juillet 2018 son rapport annuel 2017, dans lequel elle revient sur les étapes marquantes de l’année 2017 en matière d’autonomie. Elle met également à la disposition des internautes la neuvième édition des chiffres clés de l’aide à l’autonomie.

    Finalités : Le rapport annuel de la Caisse nationale de solidarité pour l’autonomie (CNSA) retrace ses activités au cours de l’année écoulée et la gestion des crédits qui lui ont été alloués pour 2017, issus de ses ressources propres (Journée de solidarité, contribution additionnelle de solidarité et CSG) et de l’Assurance maladie, au bénéfice des personnes âgées et des personnes en situation de handicap.

    Rapport annuel 2017

    En 2017, la CNSA a « poursuivi ses efforts pour garantir l’équité territoriale et la pertinence des moyens alloués » à travers :

    • de nouveaux critères de répartition des financements des établissements et services médico-sociaux ;
    • la révision des ordonnances « Pathos » : cet outil permet d’évaluer la charge en soins des résidents d’établissements d’hébergements pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) et d’unités de soins de longue durée (USLD) ;
    • la réforme de la tarification dans le secteur des personnes handicapées (projet SERAFIN-PH).

    Le bilan de l’année 2017 témoigne également de « la montée en puissance des missions issues de la loi ASV » avec notamment :

    • l’accentuation de la mission d’information grand public avec l’élargissement du périmètre du portail national Pour les personnes âgées au champ des résidences autonomie ;
    • l’animation et le premier bilan des conférences des financeurs de la prévention de la perte d’autonomie.

    Système d’information harmonisé des MDPH

    L’année 2017 a été une étape décisive dans la mise en place du nouveau système d’information harmonisé des maisons départementales des personnes handicapées (MDPH), poursuit la CNSA, avec notamment la construction du tronc commun fonctionnel, l’adoption d’une solution pour le suivi des orientations en établissements et l’engagement de sept MDPH pilotes.

    Les chiffres clés de l’aide à l’autonomie 2018

    La neuvième édition des chiffres clés de l’aide à l’autonomie publiée par la CNSA met à disposition des acteurs et décideurs du secteur médico-social des données disponibles en 2018.

    La CNSA consacre, par ses ressources propres et les crédits d’assurance maladie qu’elle gère, plus de 26 milliards d’euros au financement des politiques d’aide à l’autonomie, destinés aux personnes âgées et aux personnes handicapées. S’y ajoutent, entre autres, des financements de l’État, de la Sécurité sociale et des départements.

    Le document (voir lien ci-contre) contient des chiffres sur la population concernée par l’aide à l’autonomie, la scolarisation des enfants en situation de handicap, le montant des différents concours versés aux départements ou encore les aides consacrées à la modernisation et à la professionnalisation des services.


    Le rapport 2017 de la CNSA est consultable et disponible au téléchargement sur le site internet de l’institution (lien ci-contre).

  • Expérimentations Parcours santé des aînés : l’Irdes publie les 1ers résultats d’une étude d’impact

    L’ Institut de recherche et de documentation sur l’économie de la santé (Irdes) a mis en ligne à la mi-juillet 2018 les premiers résultats d’une évaluation d’impact des expérimentations Parcours santé des aînés (Paerpa).

    Pour rappel, ces expérimentations Paerpa avaient été lancées en 2014 dans neuf territoires pilotes. Elles visent à améliorer la prise en charge et la qualité de vie des personnes âgées de plus de 75 ans en renforçant la coordination à l’échelle locale des différents acteurs des secteurs sanitaire, social et médico-social.

    D’après le rapport de l’Irdes, les premiers résultats observés à partir des données 2015 et 2016 montrent des évolutions contrastées selon les territoires et les indicateurs de résultats. Aussi, il est difficile d’attribuer un effet moyen significatif au dispositif Paerpa pour l’ensemble des territoires. Toutefois, à l’échelle des territoires et pour certains d’entre eux, il est possible de mettre en évidence des effets significatifs, notamment pour les indicateurs de résultats les plus sensibles aux soins primaires.

    Résultats

    Évolutions contrastées selon les territoires et intérêt de l’étude

    Des évolutions moyennes cachent des tendances distinctes.

    En effet, sur l’ensemble des territoires Paerpa et au cours de la période 2014-2016 :

    • les hospitalisations à 30 jours, non programmées ou potentiellement évitables, ainsi que le recours aux urgences non suivi d’hospitalisation ont augmenté régulièrement ;
    • la durée cumulée des hospitalisation est restée stable ;
    • la polymédication et les prescriptions inappropriée semblent de moins en moins fréquentes : ce phénomène serait lié au déremboursement de certains médicaments à amélioration du service médical rendu (ASMR) faible ainsi qu’à des actions de prévention.

    Toutefois, ces évolutions ont eu lieu à des ampleurs très différentes en fonction des territoires : globalement, à ce jour, compte tenu des délais et des modalités de mise en place hétérogènes des dispositifs, les résultats ne permettent pas de conclure à un impact moyen de Paerpa sur l’ensemble des territoires.

    Cependant, si cette première description des tendances ne permet pas de déterminer l’effet global des expérimentations, elle est utile pour comprendre les différences de situation entre les territoires.

    Des effets significatifs dans certains territoires et pour certains indicateurs

    • Concernant la polymédication

    Dès 2015, la polymédication baisse de façon significative dans les territoires Paerpa d’Aquitaine et du Nord-Pas-de-Calais. Ce phénomène s’explique notamment par la mise en place d’actions spécifiques autour de la iatrogénie médicamenteuse, par un effort d’articulation ville-hôpital ou par un renouvellement des systèmes d’information hospitaliers.

    • Concernant le recours aux urgences non suivi d’hospitalisation

    La Lorraine est le seul territoire où le taux de recours aux urgences non suivies d’hospitalisations connaît une évolution favorable en comparaison des témoins.

    • Concernant le taux d’hospitalisations non programmées et le taux d’hospitalisations évitables

    Dans deux territoires, Midi-Pyrénées et Bourgogne, l’impact de Paerpa est significatif, relativement à la réduction des hospitalisations non programmées. De même, en Bourgogne, le dispositif Paerpa a eu un impact positif sur les hospitalisations évitables.

    • Concernant le recours à l’hôpital, la durée cumulée de séjour et le nombre de réhospitalisations à 30 jours

    Il n’y a pas d’impact perceptible de Paerpa sur ces indicateurs.

    Conclusion du rapport

    Les résultats de l’évaluation montrent :

    • que le changement inter-organisationnel et professionnel dans le système de santé prend du temps : la période écoulée entre le lancement de l’expérimentation et la mise en place opérationnelle des dispositifs a duré en moyenne dix-huit mois ;
    • que les organisations nouvelles ne peuvent être efficaces que si les professionnels impliqués sont prêts à changer leurs pratiques ;
    • que la différence dans la structure de l’offre de soins entre les territoires peut être un facteur déterminant du succès ou au contraire de l’échec de la mise en place de nouveaux dispositifs organisationnels.

    Pour plus de détails, le rapport de l’Irdes est consultable dans son intégralité via le lien ci-contre.

  • Le futur du système de santé aux Universités d’été de la performance en santé (Bordeaux, 7-8/9/2018)

    Les Universités d’été de la performance en santé auront lieu les 7 et 8 septembre 2018, à Bordeaux. L’événement est organisé par l’Agence nationale d’appui à la performance (ANAP), en partenariat avec France Assos Santé Nouvelle-Aquitaine, l’École des hautes études en santé publique (EHESP) et avec le soutien de l’ARS Nouvelle-Aquitaine.

    « Nouvelles missions, nouvelles compétences : quelles évolutions pour demain ? », telle est la problématique autour de laquelle s’articuleront les ateliers et conférences du rendez-vous national. Les principaux sujets abordés concerneront, entre autres, les compétences partagées, l’évolution des métiers, le poids restauré du patient dans l’organisation des soins et les nouvelles modalités de coordination du parcours patient au sein des territoires.

    Les animateurs et orateurs invités à présenter ces thématiques de discussion sont des experts du domaine de la santé issus de diverses professions (professionnels de santé, gestionnaires, paramédicaux, ingénieurs, personnels administratifs, etc.) mais aussi des usagers et des citoyens impliqués dans les évolutions du système de santé français.

    Les intéressés peuvent s’inscrire gratuitement sur le site Performance-en-sante.fr (lien ci-contre).

    Programme du vendredi 7 septembre 2018

    • 9h30-10h30 : Accueil au Palais des congrès de Bordeaux
    • 10h30-11h00 : Allocutions d’ouverture

    Ces allocutions seront prononcées par : Alain Juppé, président de Bordeaux Métropole et maire de Bordeaux ; Michel Laforcade, directeur général de l’ARS Nouvelle Aquitaine; Sophie Martinon, directrice générale de l’ANAP et Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé (sous réserve).

    • 11h00-11h20 : Conférence usager
    • 11h20-11h50 : Conférence introductive
    • 11h50-13h05 : Conférences prospectives
    • 13h05-14h05 : Buffet déjeunatoire
    • 14h15-15h30 : Ateliers de retours d’expériences
    • 15h30-16h30 : Café-Poster
    • 16h30-18h30 : Plateaux-débats

    Quatre débats seront animés par Thierry Guerrier, journaliste :

    Plateau 1 : « Évolution des missions et pratiques : le numérique est-il votre allié ? », avec Isabelle Adenot, membre du Collège de la HAS ; Michel Laforcade, directeur général de l’ARS Nouvelle Aquitaine ; Alain Livartowski, médecin oncologue, directeur des data et responsable des projets de e-santé à l’Institut Curie.

    Plateau 2 : « Start-up et entreprises de services : quelle valeur ajoutée pour notre système de santé ? », avec Jacques Léglise, directeur général de l’Hôpital Foch de Suresnes (Hauts-de-Seine) ; Delphine Mallet, directrice des services de la silver économie à La Poste ; Stanislas Niox-Chateau, co-founder & CEO de Doctolib.

    • 19h00-21h00 : Cocktail dînatoire

    Programme du samedi 8 septembre 2018

    • 08h15-08h45 : Café d’accueil
    • 08h45-10h00 : Ateliers de retours d’expériences
    • 10h00-10h30 : Pause
    • 10h30-11h45 : Conférences prospectives
    • 12h00-12h45 : Discours de clôture

    Ce discours sera prononcé par Philippe Vigouroux, directeur général du CHU de Bordeaux, et Dominique Maigne, président du Conseil d’Administration de l’ANAP.

    Pour connaître le contenu détaillé des conférences prospectives ainsi que des ateliers de retours d’expériences, suivez le lien ci-contre.

  • Les CLCC de Paris, Nice et Caen s’allient pour intégrer la protonthérapie dans le parcours de soins

    Le réseau Unicancer, fédération hospitalière nationale dédiée à la cancérologie, a annoncé par communiqué le 10 juillet 2018 le regroupement des trois seuls Centres de lutte contre le cancer (CLCC) français proposant des traitements par des techniques innovantes de radiothérapie.

    En effet, l’Institut Curie de Paris, le Centre de lutte contre le cancer François Baclesse de Caen et le Centre Antoine Lacassagne de Nice ont signé un accord-cadre visant à garantir sur tout le territoire français l’égalité d’accès à la protonthérapie, technique ultra précise de radiothérapie externe : la source d’énergie utilisée pour irradier la tumeur, placée à l’extérieur du corps du patient (à l’inverse de la curiethérapie, aucun élément radioactif n’est introduit à proximité de la zone à traiter), est un faisceau de protons qui permet d’augmenter la dose de rayons reçus par la tumeur tout en abaissant l’irradiation subie par les tissus sains alentours.
    Ainsi, cette technique est particulièrement adaptée aux tumeurs situées à proximité d’organes sensibles (œil, encéphale, rachis), aux enfants et aux jeunes adultes.

    L’accord signé par ces trois centres, tous membres d’Unicancer, est articulé selon trois volets :
    • « organiser les parcours patients« , notamment en structurant des filières de prise en charge afin d’optimiser les parcours de soins et d’assurer la continuité des traitements en cas d’arrêt prolongé de l’un des centres ;
    • « structurer un programme d’enseignement et de formation » favorisant l’échange des bonnes pratiques, la mutualisation de compétences, etc. ;
    • « structurer une coopération nationale dans les domaines de la recherche et de l’innovation médicale, technique et technologique » visant à amener rapidement les nouvelles découvertes au lit du patient.

  • Journée d’étude « E-santé : quelles opportunités pour les établissements de SSR », à Paris le 12/09/18

    La FHP-SSR, syndicat des professionnels des soins de suite et de réadaptation, organisera à Paris le 12 septembre 2018 une journée d’étude et de sensibilisation au sujet de la e-santé. 

    À l’occasion de cet événement, intitulé « E-santé : quelles opportunités pour les établissements de SSR ? », le syndicat invitera notamment des officiels ministériels et des start-ups à prendre la parole pour proposer des retours d’expériences parfois étrangères ou des points sur l’actualité de la santé numérique à l’hôpital.

    09h30-12h45 : Matinée

    09h30 : Ouverture de la journée par le Dr Frédéric Sanguignol, président de la FHP-SSR 

    09h40 : La e-santé en SSR : perspectives et pièges à éviter

    Conférence animée par :

    • le Pr Jean-Yves Fagon, délégué ministériel à l’innovation en santé ;
    • Catherine Miffre et le Dr Bernard Bordet, co-présidents de la commission Recherche et Innovation de la FHP-SSR ;
    • le Dr Guillaume Marchand, président de France eHealth Tech.

    10h30 : Affections de l’appareil locomoteur et du système nerveux : des exemples d’innovation

    • Conférence autour de l’appareil connecté Ema®, de l’amélioration de la pratique en établissement et de l’ouverture de nouveaux champs de recherche qu’il peut engendrer, par Thibault Faÿ, d’Ezygain.
    • Présentation de la technologie de rééducation neuromotrice post-AVC IVS3®, par Nicolas Fournier, président et cofondateur de l’entreprise Dessintey.

    11h10 : Un exemple d’innovation pensée, développée et évaluée avec les patients : le Diabète LAB, par la Fédération française des diabétiques

    11h30 : Pause

    11h45 : Un exemple de solution innovante en télémédecine pour les maladies chroniques, par le Dr Paul Bonnabel, Directeur médical de P2link

    12h05 : Un exemple de carnet de santé numérique : l’outil Aviitam®

    12h25 : Un exemple de réseau social digital pour les patients et d’outil connecté, présenté par Julien Artu, cofondateur de My Hospi Friends

    14h00-16h45 : Après-midi

    14h00 : L’APA connectée, un exemple présenté par Benoit Fagnou, responsable des programmes APA connectés Kiplin®

    14h20 : Un exemple de médecine prédictive en cardiologie : le dispositif CardioNexion®, par @Health

    14h50 : Et ailleurs ? Retour d’expériences étrangères, proposé par Karim Hatem et Benjamin Gilles, du cabinet Ylios

    15h25 : Conférence organisée par Sébastien Letelié, de la Health Factory

    15h50 : Hôpital numérique vers HOP’EN : point d’actualité présenté par Michel Ballereau, délégué général de la FHP

    16h30 : Clôture de la journée, par le Dr Frédéric Sanguignol, président de la FHP-SSR 

    L’inscription, nécessaire, peut-être réalisée par envoi d’un mail à l’adresse suivante :  fhpssr@fhp-ssr.fr