Le SML a quitté le 1e juin la table des négociations de la future convention médicale. Le syndicat explique cette décision par le « refus » de l’Assurance maladie de fournir « le montant de l’enveloppe » dont elle dispose pour cette négociation.
Lors de cette réunion, l’Assurance Maladie avait proposé une augmentation de 23 à 25 euros du prix de la consultation mais sous condition pour les généralistes du secteur 2. La prochaine réunion de négociation de la future convention médicale est prévue le 8 juin 2016.
Le SML exige des réponses
« On est là pour signer une convention et savoir où l’on va. Il n’est pas possible que l’Assurance maladie ne nous dise pas de quelle enveloppe elle dispose », a déclaré Eric Henry, président du Syndicat des médecins libéraux (SML).
Le représentant, qui a quitté la réunion de négociation après une vingtaine de minutes, a précisé qu’il reviendrait lors de la prochaine rencontre, programmée le 8 juin, en exigeant des réponses à ses questions sous peine de quitter une nouvelle fois la salle.
Depuis février 2016, les cinq syndicats représentatifs de la profession (SML, CSMF, FMF, MG France et le Bloc) sont en négociation avec l’Assurance maladie pour redéfinir d’ici à l’été le texte régissant les relations entre les médecins et la Sécurité Sociale et notamment leurs tarifs de consultation.
Le SML appelle aussi l’Assurance maladie à mettre en place « une équité tarifaire » entre médecins exerçant en secteur 1 (pratiquant des tarifs sécu) et secteur 2 (avec dépassements d’honoraires).
« Nous demandons que le prix de la consultation de base soit le même dans chaque cabinet que vous soyez généraliste, spécialiste ou chirurgien et qu’il passe de 23 à 25 euros », ce qu’a refusé l’Assurance maladie, a expliqué le Eric Henry.
Encadrer les dépassements d’honoraires
Dans un document remis le 1e juin 2016 aux syndicats, l’Assurance maladie a notamment proposé d’augmenter le prix des consultations de 23 à 25 euros, selon un schéma qui bénéficierait aux généralistes de secteur 1 et secteur 2 adhérant au CAS (qui permet d’encadrer les dépassements d’honoraires), mais pas aux spécialistes du secteur 2 n’adhérant pas au CAS.
« On veut clairement casser le secteur 2, on est en train de le massacrer », a fustigé le responsable syndical.
Enfin, troisième condition réclamée par le syndicat, que la Sécurité Sociale s’engage « par écrit » sur la pérennisation des cotisations retraites des médecins dont elle assure en grande partie la charge.