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  • Europe : un appel à propositions pour l’analyse d’images par IA en cancérologie (Commission)

    La Commission européenne organise un appel à propositions doté de 35 millions d’euros pour soutenir le développement de systèmes d’analyse d’image par IA pour le diagnostic du cancer, ainsi que d’autres outils axés sur la prévention, la prédiction et le traitement des formes les plus courantes de cancer. Les candidats devront « contribuer à constituer un vaste référentiel d’images de santé interopérables », permettant de développer, de tester et de valider de telles solutions.

    Lancé le 9 juillet 2019, cet appel est ouvert jusqu’au 13 novembre 2019. Les candidatures doivent être réalisées sur le site de la commission via ce lien.

    Cet appel à propositions s’inscrit dans le programme Horizon 2020, qui a vu la Commission européenne investir 177 millions d’euros dans les domaines « transformation numérique de la santé et des soins » et « solutions numériques fiables et cybersécurité dans les systèmes de santé et de soins ».

    « mettre en place un cadre qui équilibre les contraintes du système de santé avec les libertés individuelles »

    « Travailler ensemble de manière décloisonnée renforcera notre capacité à aider les patients en partageant et en interprétant les avancées technologiques en matière de prévention, de diagnostic et de prévision du traitement du cancer dans l’Union européenne », résume Vytenis Andriukaitis, le commissaire européen sortant chargé de la Santé.

    « Cet investissement confirme notre soutien résolu aux technologies de pointe qui façonneront l’avenir du secteur de la santé dans l’Union européenne », ajoute Mariya Gabriel, son homologue chargée de la Société numérique, soulignant la nécessité de « mettre en place un cadre qui équilibre les contraintes du système de santé avec les libertés individuelles, tout en libérant l’innovation en matière de santé au profit de tous les Européens ».

    « L’analyse d’images en santé est l’un des domaines d’application les plus prometteurs de l’IA[. Elle] contribue à améliorer les prévisions, le diagnostic et le traitement des maladies », commente la Commission. 

    Une exigence de sécurité et de lisibilité

    Dans le cadre de cet appel à proposition, les candidats doivent préciser les mesures à prendre pour valider les solutions d’imagerie en santé basées sur l’IA. Sont exigées « des preuves scientifiques rigoureuses, corroborées par des pairs, établissant leur innocuité, leur validité, leur reproductibilité, leur utilisabilité, leur fiabilité et leur utilité », afin d’améliorer les résultats pour la santé.

    Il est jugé « essentiel » dans le texte de montrer comment les solutions basées sur l’IA vont traiter « les défaillances, les inexactitudes et les erreurs possibles ». « Des mesures de performance, des critères et des procédures de suivi et d’évaluation adéquats » sont demandées.

    Selon la Commission européenne, « le raisonnement qui sous-tend les conclusions et les recommandations » basées sur l’IA devrait être expliqué pour que les utilisateurs puissent « donner leur consentement ou contester toute ligne de conduite proposée ».

    Des indicateurs d’impact précis

    La proposition doit s’accompagner d’indicateurs capables de mesurer son impact spécifique dans les domaines suivants :

    • la création d’un référentiel européen d’images de la santé dédiées aux formes de cancer les plus courantes, permettant l’expérimentation de solutions basées sur l’IA pour améliorer le diagnostic, le traitement et le suivi, et contribuer à une gestion plus précise et personnalisée du cancer ;
    • l’élaboration de normes techniques, organisationnelles et éthiques pour l’IA en imagerie médicale ;
    • la promotion de l’accès à des ensembles de données d’images de santé anonymisées afin de les rendre plus librement réutilisables dans l’UE pour la formation aux applications d’IA ;
    • l’augmentation de la confiance dans les solutions d’IA chez les utilisateurs (professionnels de santé et patients), les investisseurs et les parties prenantes de l’industrie et du monde universitaire.
  • Hackathon du Leem sur la prévention : 5 projets de e-santé se démarquent

    Un serious game pour les enfants atteints de diabète, une application pour les jeunes souffrant d’autisme, une chaussette antibactériennes avec capteur pour les personnes diabétiques, une paire de lunettes pour détecter l’amblyopie et une appli destinée aux personnes atteintes de maladies respiratoires ont été récompensées à l’issue du premier hackathon sur la prévention en santé du Leem.

    5 prix ont été décernés le 7 juillet 2019 lors de la clôture de cet événement de 3 jours :

    • prix « leadership » : MD Craft, application pour les enfants atteints de diabète ou de mucoviscidose. Il s’agit d’une version éducative du jeu vidéo Minecraft qui les renseigne sur leur maladie. Le jeu peut également être utilisé par les enfants de leur classe pour mieux comprendre leur camarade malade.

    • prix « impact social » : Buddy, application destinée à certains enfants souffrant d’autisme, qui n’arrivent pas à exprimer leur douleur. L’application fonctionne avec une montre connectée qui surveille la sudation et le rythme cardiaque de l’enfant : en cas d’anomalie, elle demande une capture de la pupille, qui s’effectue en regardant la montre, et envoie un signal sur l’application de l’aidant.

    • prix « entrepreneur » : SVP, chaussette antibactérienne destinée aux personnes atteintes de diabète. Elle est munie d’un capteur qui permet au malade de détecter, au moment où il la retire, la présence d’une plaie qu’il faut soigner immédiatement, évitant des complications sévères.

    • le prix « innovation » : Eyeroes, paire de lunettes capable de détecter l’amblyopie, une différence d’acuité visuelle entre les deux yeux entraînant une perte progressive de la vision. Actuellement, les diagnostics ne sont établis qu’à partir de 6 ans, une détection trop tardive. Eyeroes permet un diagnostic chez les enfants de 3 à 8 ans, et une correction de ce trouble grâce à des jeux vidéos.

    • le prix « Impact local » : O2la, « un Waze médical », soit une application destinée aux personnes atteintes de maladies respiratoires qui les informe de la présence d’agents allergènes à proximité et  qui propose un itinéraire pour les éviter.

    Le hackathon était organisé par le Leem du 5 au 7 juillet au parc des expositions de la porte de Versailles à Paris, en partenariat avec la mission nationale Pépite France du ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche et de l’Innovation.

  • Concours i-Lab : 20 % des lauréats issus de la medtech, 3 projets e-santé parmi les 10 grands prix

    3 porteurs de projets de e-santé (Certis Therapeutics, Superbranche et Exoneo) font partie des 10 grands prix du concours d’innovation i-Lab 2019. Au total, 75 lauréats ont été désignés, sélectionnés parmi 468 candidatures. 20 % des gagnants représentent le domaine des technologies médicales. Créé il y a 21 ans par le ministère de la Recherche, le concours « valorise les résultats de la recherche publique à travers la création d’entreprises de technologies innovantes », est-il précisé dans le dossier de présentation du palmarès 2019, dévoilé le 4 juillet 2019.

    « Comme les années précédentes, les projets des domaines de la santé et du numérique représentent la très grande majorité » des lauréats, est-il indiqué dans le dossier de présentation, soit plus de 69 % des projets. « Les secteurs de la pharmacie, des biotechnologies et des technologies médicales représentent à eux seuls plus de 45 % », tandis que le secteur du numérique « recouvre presque un projet sur 4 avec 24 % », est-il noté. 

    Les projets sélectionnés se voient attribuer une subvention pouvant aller jusqu’à 600 000 euros ainsi que la possibilité d‘être accompagnés par l’EM de Lyon et HEC Challenge +,  et de bénéficier d’un accès privilégié au programme NETVA (Deeptech North America New Technology Venture Accelerator), un accompagnement personnalisé conçu pour se développer sur les marchés nord-américains. La marque i-Lab est présenté comme « un label précieux pour la recherche de financements ». Le ministère souligne qu’au cours des 21 éditions, le concours d’innovation a mobilisé 450 millions d’euros et a contribué à la fondation et à la croissance de 2 008 entreprises technologiques.

    Les 3 lauréats qui représentent la e-santé parmi les 10 grands prix sont :
    • Stéphane Chemouny, de Certis Therapeutics, qui développe des dispositifs médicaux mini-invasifs de thermo‑ablation guidés par imagerie  en cardiologie, oncologie et neurologie ;
    • Delphine Felder-Flesch, de Superbranche, qui développe des produits nanoparticulaires simples, injectables par voie intraveineuse et à moindre coût, ce qui permet d’atteindre les organes les plus profonds et difficilement accessibles ;
    • Guillaume Moguez, d’Exoneo, dont le projet UPYA propose une emboîture de prothèse de jambe capable d’augmenter l’accès aux soins en réduisant la complexité des réglages et les temps d’appareillage.

    Les lauréats du concours i-Lab issus du secteur de la e-santé sont les suivants :

    • Philippe Bastide, de Dianosic, dont le projet Sari-SC vise à développer « un scaffold actif résorbable intranasal pour le traitement de la sinusite chronique »;
    • Nicolas Bourdel, dont le projet SurgAR propose un logiciel d’assistance à la chirurgie par réalité augmentée ;
    • Jérôme Braudeau, d’AgenT, qui développe le test diagnostique sanguin AgenT Alz Diag, capable de détecter les patients atteints d’Alzheimer « 15 ans avant l’apparition de leur démence » grâce à un algorithme de machine learning ;
    • Sophie Cahen, de Ganymed Robotics, qui développe des technologies robotiques avancées pour les chirurgiens orthopédiques, notamment pour la pose de prothèse totales de genou ;
    • Marine Cotty-Eslous, de Lucine, qui propose une thérapie numérique capable de mesurer, d’analyser et de soulager la douleur chronique ;
    • Alexandra de la Fontaine, de Ludocare, qui propose des compagnons connectés destinés aux enfants atteints de mucoviscidose et d’asthme ;
    • Cédric Enguehard, dont le projet DMIV (Diagnostic Medical In Vivo) s’attache à détecter les cellules cancéreuses in vivo ;
    • Benjamin Faurie, dont la technologie Electroducer permet de réduire la durée et les coûts des interventions endovasculaires en supprimant l’utilisation d’un pacemaker temporaire;
    • Alexandre Guenoun, de Byond, dont les outils diagnostiques mettent l’intelligence artificielle au service de la biologie médicale ;
    • Jean-Damien Louise, d’Axorus, qui développe une rétine artificielle implantable pour les patients atteints de DMLA sèche s’appuyant sur un neurone électronique de rupture ;
    • Jordan Miron, dont le dispositif électronique Walk 2.0 aide les personnes atteintes de la maladie de Parkinson à mieux vivre grâce à la stimulation rythmique auditive ;
    • Fabien Astic, dont le projet d’IA ExactCure propose un jumeau digital capable d’anticiper les effets d’un médicament sur un patient;
    • Florian Bernard, de Nurea, qui développe le logiciel Dynamo, spécialiste de l’aide à la décision médicale pour le diagnostic, le suivi et le pronostic des maladies vasculaires;
    • Sandrine Murcia, de Cosmia, qui lance la « première plateforme d’intelligence de la donnée privée » avec pour cible notamment le secteur de la santé.

  • Investissements d’avenir : lancement du 1er appel à projets « PSPC-Régions » (deadline : 11/09/2019)

    Dans le cadre du lancement d’une nouvelle phase de la politique des pôles de compétitivité (2019 – 2022), l’État souhaite poursuivre une politique active de cofinancement des projets de recherche et développement collaboratifs, en association étroite avec les Régions, qui cofinancent les projets retenus.

    Après 25 appels à projets déjà menés conjointement par l’État et les Régions, le lancement de la phase IV des pôles de compétitivité est l’occasion d’impulser une nouvelle dynamique via la création du PSPC-Régions au sein du programme d’investissements d’avenir (PIA).

    Les projets PSPC-Régions attendus sont conduits par un consortium qui rassemble des entreprises et des partenaires académiques. Ils correspondent à des assiettes de travaux d’un montant compris entre 1 et 4 millions d’euros.

    Les objectifs de cet appel à projets conduit dans le cadre d’une association étroite avec les Régions sont :
    • de soutenir des projets collaboratifs de recherche et développement (R&D) structurants devant conduire à une mise sur le marché et visant des retombées économiques et technologiques directes sous forme de nouveaux produits, services et technologies, et des retombées indirectes en termes de structuration durable de filières ;
    • de favoriser la collaboration entre différents types d’acteurs (économiques et académiques), et en particulier entre grandes entreprises et PME.

    L’instruction des dossiers est conduite par les ministères concernés ainsi que par Bpifrance, sous la coordination du Secrétariat général pour l’investissement (SGPI) et en concertation avec les Régions.

    Opéré par Bpifrance, l’appel à projets PSPC-Régions N°1 est ouvert jusqu’au 11 septembre 2019.
    Les projets sont à adresser uniquement sous format électronique via la plateforme de dépôt Bpifrance :
    Extranet.bpifrance.fr/projets-innovants-collaboratifs.

    Nature des projets attendus

    Les projets attendus sont des projets de R&D conduits par un consortium qui rassemble au minimum 2 partenaires industriels ou de services dont une PME ou une ETI et un partenaire de recherche.

    Ils doivent présenter des budgets totaux compris entre 1 et 4 millions d’euros et seules les entreprises peuvent être chefs de file des projets. Il est recommandé que les consortiums candidats n’excèdent pas 5 partenaires formulant une demande d’aide.

    Critères de sélection des projets

    Pour être sélectionnés, les projets éligibles sont instruits notamment sur la base des critères suivants :

    • caractère innovant et valeur ajoutée du projet ;
    • caractère stratégique à l’échelle nationale et régionale, existence d’une collaboration structurée et d’un effet diffusant au sein d’une filière, en particulier pour les entreprises impliquées ;
    • impact économique du projet ; capacité du consortium à porter le projet ;
    • éco-conditionnalité.

    La labellisation d’un projet par un ou plusieurs pôles de compétitivité :

    • permet d’apporter une plus-value au porteur de projet, en apportant notamment la vision d’experts ;
    • doit garantir une qualité technique du projet pour les financeurs publics.

    Financement

    La labellisation d’un projet par un pôle de compétitivité conduit à une bonification du taux d’aide pour les entreprises :

    • de 35 à 50 % pour une PME ;
    • de 25 à 35 % pour un ETI ;
    • de 20 à 25 % pour une grande entreprise.

    Dans le cadre du processus de sélection, les projets PSPC-Régions sont proposés aux collectivités territoriales pour faire l’objet d’un cofinancement avec l’État, dans un objectif de parité.

    Le soutien apporté par l’État aux bénéficiaires se fait sous forme d’aides constituées de subventions et/ou d’avances récupérables.

    Les collectivités territoriales mettent en œuvre leurs propres modalités d’aide.

    Calendrier prévisionnel

    L’appel à projets PSPC-Régions est ouvert jusqu’au 11 septembre 2019 à midi. Le cahier des charges est téléchargeable via ce lien.

    Le calendrier prévisionnel de sélection est le suivant : 

    Contacts et informations :

    Pour toute question concernant cet AAP, les points de contact sont :

    • PSPC-Regions@bpifrance.fr :
      • Julien Simon : julien.simon@bpifrance.fr ; 01 53 89 87 25 ;
      • Julie Baudet : julie.baudet@bpifrance.fr ; 01 53.89.78.83.
  • Life Medical Control et SameSame rejoignent l’incubateur e-santé de Boehringer Ingelheim

    Life Medical Control et SameSame font partie des 3 sociétés sélectionnées par le laboratoire pharmaceutique Boehringer Ingelheim pour rejoindre la deuxième promotion de start-ups installées au sein de son incubateur de santé digitale Synapse, créé en janvier 2019 à Lyon en collaboration avec le réseau d’incubateurs IKubator.

    2e promotion pour l’incubateur e-santé Synapse de Boehringer Ingelheim: Neurocoach et Gong retenus

    Les 3 lauréats, dévoilés par le groupe le 25 juin 2019, sont :
    • Life Medical Control : société issue du CHU de Saint-Étienne qui a développé la solution « NeuroCoach » pour le dépistage primaire de risque d’AVC ;
    • SameSame : développe Gong, une solution de communication pour personnes aphasiques co-construite par les orthophonistes, les patients et les aidants ;
    • Arioneo : propose des solutions d’analyse de la performance et de la santé des chevaux athlètes.

    Les 3 start-ups de la première promotion s’apprêtent à quitter l’incubateur. Il s’agit de Lili Smart , qui propose une solution connectée d’assistance aux personnes en perte d’autonomie, de Medeo, qui offre une plateforme interconnectée dédiée aux professionnels de santé, et de Tibot, qui développe un robot pour l’aviculture.

    3 start-ups retenues sur une trentaine de dossiers étudiés

    Retenues après l’étude d’une trentaine de dossiers, les sociétés lauréates de la deuxième promotion répondent toutes les 3 aux critères du comité de sélection : « qualité des équipes, chiffre d’affaires, business plan et business model cohérents, concept en phase avec les activités santé humaine ou santé animale de Boehringer Ingelheim, et surtout perspectives de liens stratégiques ou commerciaux avec le groupe », indique le laboratoire pharmaceutique.

    Une trentaine d’experts chargés d’accompagner les lauréats

    L’incubateur Synapse de 150 m² est installé dans de l’immeuble Boréal, siège de la filiale française de Boehringer Ingelheim, au sein du Biodistrict Lyon-Gerland.

    Le groupe allemand a mis à la disposition des start-ups des moyens structurels (espaces dédiés, postes de travail, salles de réunion…) ainsi qu’une trentaine d’experts chargés d’accompagner les entrepreneurs dans leur stratégie de développement.

  • Harmonie Mutuelle rejoint le fonds Capital Santé 2 de Turenne Capital

    Le fonds Capital Santé 2, lancé en mars 2019 par Turenne Santé (Turenne Capital), accueille la société Harmonie Mutuelle, qui rejoint ainsi le Fonds européen d’investissement et Bpifrance. Ce partenariat permet à la mutuelle de se positionner comme « un « amorceur » de start-ups et un « référent » pour les PME et les entreprises du secteur de l’innovation technologique santé », dans le cadre de la stratégie innovation définie par sa maison-mère, le groupe VYV.

    Harmonie Mutuelle « testera des solutions innovantes » grâce à ses adhérents/patients dans les établissements Vyv Care, « afin de choisir, avec le fonds, les solutions de demain », précise Turenne Capital dans un communiqué publié le 27 juin 2019. Le groupe Vyv pourra également, à travers son outil d’investissement Vyv Invest, « poursuivre le déploiement à grande échelle des solutions améliorant le parcours de soins des patients et réduisant les coûts de santé », est-il indiqué.

    Ce partenariat « renforce la proximité » entre Harmonie Mutuelle et les PME et ETI de la santé, « à la fois les opérateurs de la prise en charge des soins, les fournisseurs de l’écosystème de la santé, ainsi que les acteurs du bien-être et du bien-vivre ». Harmonie Mutuelle et le Turenne Capital annoncent qu’ils vont développer, au-delà de l’investissement dans le fonds, un partenariat de long terme et « des synergies opérationnelles entre les équipes et les sociétés en portefeuille ».

  • FASN Parcours innovants : Qalyo remporte le start-ups challenge

    Qalyo remporte le start-ups challenge de l’événement « Parcours innovants », organisé le 27 juin 2019 à Paris par Care Insight dans le cadre de la campagne #FASN.

    Fondé en 2016, Qalyo propose un logiciel permettant d’optimiser et de coordonner le parcours de soins des patients par le biais d’algorithmes.

    Les 2 autres finalistes du concours étaient :
    • Docmadi : application SaaS dédiée à l’accompagnement, aux interactions soignants-patients et au télé-suivi entre consultations à l’hôpital ;
    • Félix Santé : plateforme qui propose de la prévention santé sous format d’épisodes, d’un forum, d’illustrations ou encore de quiz (se présente comme le « Netflix de la santé ») ;

  • Servier lance à Paris-Saclay un incubateur pour start-ups innovantes, y compris en e-santé

    Servier va ouvrir un incubateur dédié aux start-ups « les plus innovantes dans le domaine de la santé ». Il se situera au sein de l’Institut de recherche Servier Paris-Saclay, dont la première pierre a été posé le 19 juin 2019 et qui regroupera d’ici 2022 l’ensemble des activités de recherche du groupe basées en France.

    L’incubateur s’étendra sur une surface de 1 850 m2 et sera composé de 80 postes de travail. Il permettra aux start-ups hébergées de « développer leurs projets de façon autonome » et de « partager leur expertise avec les équipes Servier pour créer une dynamique partagée supplémentaire », précise Servier dans un communiqué.

    Contacté par Health & Tech Intelligence, le groupe explique que cet « hôtel à projets » sera appelé à accueillir « des entreprises du numérique et de la e-santé à partir du moment où cela fera sens » du point de vue du soutien que Servier peut apporter ou « vis-à-vis d’autres start-up présentes sur le site ». C’est le professionnel choisi pour la gestion de cet incubateur qui se chargera de sélectionner les jeunes sociétés appelées à rejoindre le site en 2022 : Servier fera partie du comité de sélection.

    « Le futur institut s’inscrit dans un écosystème extraordinaire par sa proximité avec CentraleSupelec, l’ENS, l’ICE, le CNRS, l’Inserm… et nous l’espérons bientôt un hôpital dédié aux soins et à la recherche à proximité », commente Olivier Laureau, président de Servier.

  • Éthique des algorithmes : « Les acteurs de la santé sont conscients des enjeux » (J.Béranger, Adel)

    « L’objectif d’une certification est de donner du sens, de la sécurité et de la confiance. » C’est ce qu’affirme Jérôme Béranger, chercheur (PhD) associé à l’Inserm 1027 de l’université Toulouse III – Paul Sabatier et directeur scientifique (CSO) de la société Adel (Algorithm Data Ethics Label), spécialiste de la certification des systèmes algorithmiques d’un point de vue éthique.

    Dans un entretien accordé à Health & Tech Intelligence, Jérôme Béranger explique constater une montée en puissance des enjeux relatifs à l’éthique dans le domaine de la e-santé. Il salue à cet égard le rôle du règlement RGPD et des actions menées au moment de son introduction. Le co-fondateur d’Adel indique que la santé est le domaine de base de sa société : détaillant les avantages concurrentiels que procure la certification, il fait part de son ambition de devenir une agence de notation autour de l’éthique et du digital.

    RGPD : il y a eu une « période d’inquiétude » puis une « prise de conscience »

    Pouvez-vous citer quelques références récentes dans le domaine de la santé ? Quelles sociétés et quels projets ont obtenu le label Adel ?

    Jérôme Béranger : Je peux citer notamment :

    • Digikare, sur Orthense : plateforme de suivi des programmes de soins en chirurgie orthopédique ;
    • DV Santé sur le système Monali : suivi médical pour la pratique médicale courante au quotidien pour les patients, élaboration de database pour analyse épidémiologique, recherche clinique ;
    • MSD France : observatoire sur le traitement du diabète de type 2 ;
    • Sanofi – Lab 39 bis : laboratoire d’innovation digitale pour les projets de santé numérique ;
    • Le GIP e-santé Occitanie – ARS Occitanie : évaluation technique, éthique, voire RGPD.

    Pouvez-vous évaluer la part que représente le domaine de la santé parmi les traitements que vous évaluez ces derniers temps ?

    Cette part est aujourd’hui de 100 % , c’est notre secteur de base. Notre plateforme d’évaluation éthique est désormais applicable à d’autres secteur d’activité comme l’assurance, la finance, les ressources humaines ou l’industrie. Nous sommes en train d’explorer ces nouveaux marchés.

    Pouvez-vous établir un bilan de l’entrée en vigueur du RGPD dans votre activité un an après ?

    Dans un premier temps, il y a eu de la part des entreprises et des start-ups, une période d’inquiétude autour du RGPD. Ce règlement a eu l’avantage de susciter une prise de conscience des acteurs autour des enjeux de conformité. Cependant, durant cette phase, toute l’énergie et les financements employés à assurer la conformité au RGPD était perdu pour la certification Adel. Puis, dans un second temps, c’est devenu plus bénéfique car les entreprises ont développé une prise de conscience et sensibilisé les acteurs du digital aux enjeux et risques éthiques. 

    « Les enjeux éthiques sont mieux perçus aujourd’hui qu’il y a quelques années »

    Pouvez-vous évaluer ce niveau de conscience des enjeux éthiques parmi vos partenaires, et plus particulièrement dans le domaine de la santé ?

    Les enjeux sont beaucoup mieux perçus aujourd’hui qu’il y a quelques années par les décideurs. Les médias se sont entre-temps beaucoup fait l’écho des problématiques de sécurité et de confidentialité des données notamment. En témoigne une présentation que j’ai récemment faite devant le Medef. Enfin, que ce soit le rapport IA de Cédric Villani ou le volet digital du Plan Santé 2022, on remarque qu’il y a un vrai mouvement en faveur de l’éthique dans le numérique et notamment en intelligence artificielle. 

    Quelles sont les conséquences de l’obtention de votre label éthique pour les organisations du domaine de la santé ? Est-ce un avantage concurrentiel vis-à-vis des clients, des autorités et des partenaires, comme c’est le cas s’agissant de la notation extra financière ?

    L’objectif d’une certification est de donner du sens, de la sécurité et de la confiance. L’impact d’une certification Adel est donc important auprès des clients mais aussi des autorités, notamment de la Cnil ou du ministère de la Santé. La similarité avec l’activité d’une agence de notation extra financière est importante, nous sommes d’ailleurs engagés dans un élargissement de nos activités dans cette direction. À moyen terme, Adel a l’ambition de devenir une agence de notation autour de l’éthique du digital.

    Plus concrètement, le processus de certification Adel permet de faire participer l’ensemble des collaborateurs d’une société à une réflexion sur les enjeux éthiques du développement d’un algorithme, comme l’a remarqué Pascal Recchia, le président de notre client Digikare.

    Quelle est votre position sur les logiciels dits « adaptatifs » d’apprentissage automatique (réseaux de neurones, etc) ? Pouvez-vous envisager un contrôle de conformité régulier ou continu pour un outil qui se reprogramme lui-même en permanence ?

    Pour l’instant ce n’est pas possible, une certification est conçue pour être valable à l’instant T. Cependant, nous avons développé une plateforme d’évaluation éthique en ligne qui est utilisée par les entreprises en interne (comme outil d’amélioration continu) pour leur permettre de s’auto-évaluer et de suivre l’évolution de leurs projets digitaux au sein de leur entreprise.

    D’ailleurs, nous avons mis à disposition des entreprises sur notre site une auto-évaluation gratuite pour sensibiliser les directions à l’approche de l’Ethics by design. Même si cela n’est qu’une version réduite de notre plateforme d’évaluation, cela apporte une idée plus concrète de notre méthodologie d’analyse.

    À moyen-long terme, nous pourrions auditer d’un point de vue éthique des systèmes experts et des logiciels d’apprentissage automatique adaptatifs, grâce à un contrôle de conformité régulier via une plateforme intelligente (ou une IA) d’évaluation, permettant de surveiller l’impact d’une évolution. 

  • AAC : la Mutualité française lance la 4ème édition de son prix de l’innovation (deadline : 31/07/19)

    La Mutualité française lance en partenariat avec la société Care Insight la 4ème édition du prix « innovation mutuelle ». 3 lauréats seront récompensés à l’issue de cet appel à candidatures (AAC). Ils bénéficieront d’une dotation financière et auront l’occasion de gagner en notoriété auprès des acteurs du monde mutualiste, de professionnels et décideurs de la santé mais aussi du grand public.

    La remise des prix aura lieu lors des Journées de rentrée de la Mutualité, qui se tiendront les 25 et 26 septembre 2019 à Nancy. Ils seront décernés dans les catégories suivantes : 
    • innovation technologique en matière de santé ;
    • innovation organisationnelle en matière de santé ;
    • coup de cœur des Journées de rentrée (catégorie regroupant les 2 précédentes) : le lauréat sera désigné parmi 3 candidats présélectionnés par le jury, à l’issue du vote des mutualistes, par le biais d’une application mobile dédiée.

    Les candidatures, ouvertes jusqu’au 31 juillet 2019, sont à effectuer par le biais d’un formulaire en ligne disponible via ce lien.