Syndicats

  • Le groupe de cliniques Elsan s’allie avec une start-up dans l’intelligence artificielle

    Le groupe de cliniques privé Elsan et la start-up Collective thinking annoncent le 26 janvier 2017 avoir conclu un partenariat sur l’analyse des volumes de données produites dans le cadre d’une hospitalisation dans une trentaine d’établissements du groupe. C’est le premier partenariat de cette start-up avec un groupe de cliniques privé mais son directeur général, Vincent Susplugas indique travailler également avec des établissements de santé publics.

    Un logiciel développé par Collective thinking et intitulé « Intelligence for health », va permettre au groupe Elsan de bénéficier d’une aide au codage des diagnostics médicaux et des données relatives aux patients. Il s’agit donc à ce stade d’une aide administrative destinée à « mieux structurer les données du dossier patient » précise Laure Comar, directrice de l’information médicale du groupe Elsan. Le logiciel peut en effet analyser et synthétiser les données du dossier du patient jusqu’aux commentaires des médecins, les transmissions des infirmières, et tout autre type de document.

    « Intelligence for health » devrait ainsi permettre d’améliorer la qualité du codage en réduisant les erreurs de saisie et la mauvaise ou la non prise en comptes de certaines informations du dossier patient. Il est en cours de déploiement d’ici au mois d’avril prochain dans 29 cliniques d’Elsan choisies pour être «représentatives» sur les 80 que compte le groupe.

    Elsan, « en veille » sur l’utilisation des Big data

    «Après le codage, de nouveaux produits sont d’ores et déjà en cours de développement» indique le directeur général de Collective Thinking, Vincent Susplugas, qui précise que « la partie opérationnelle du logiciel a été conçue en lien étroit avec des médecins et techniciens d’information médicale » et qu’elle s’est fondée sur des technologies « développées au cours de quatre années de recherche et développement ».

    Laure Comar souligne que ce partenariat répond notamment à la volonté du groupe d’être « en veille » sur l’utilisation des « big data ». Elsan souligne que dans le secteur de l’hospitalisation, « les nouveaux outils à disposition des médecins, comme le séquençage haut débit du génome, et la digitalisation des informations médicales, produisent une masse croissante de données dont l’analyse (…) peut être bénéfique pour tous les patients ». 

    Selon Michèle Rojat, directrice générale adjointe du Groupe Elsan ce partenariat « s’inscrit dans une dynamique d’innovation» lancée « dès la naissance du groupe il y a un an, que ce soit dans le domaine technologique ou thérapeutique. »

  • Start-up : partenariat entre Invivox et Biomodex sur la formation médicale continue par simulation

    Les start-up Biomodex et Invivox ont annoncé le 15 janvier 2017 s’engager dans un partenariat visant à accélérer leur développement dans l’objectif de devenir des leaders sur le marché de la formation médicale continue à distance par simulation.

    La nouvelle solution proposée par les deux start-up s’adresse aux médecins, mais aussi aux fabricants de dispositifs médicaux, qui doivent former les médecins à leurs produits.

    Biomodex est une start-up franco-américaine qui développe des organes synthétiques imprimés en 3D dédiés à la formation des chirurgiens. La technologie brevetée permet de reproduire exactement la même consistance et le même comportement que les organes à l’intérieur du corps humain.

    Invivox est une plate-forme qui relie des experts médicaux et des praticiens pour offrir une formation pratique sur place (en salle d’opération) sur une base individuelle.

    Les deux start-up ont noué un partenariat pour proposer un nouveau mode de formation : les praticiens peuvent assister à distance à l’opération effectuée par un spécialiste tout en s’entraînant sur des organes reproduits en 3D.

    Ainsi, il y a quelques semaines, deux chirurgiens orthopédiques, l’un en Allemagne et l’autre à Bordeaux, ont suivi un entraînement médical simulé à distance dispensé depuis la salle d’opération du Professeur Philippe Liverneaux à Strasbourg.

  • « Nos wearables permettent d’éviter les coûts de nuit d’hospitalisation » (Pierre Frouin, Bioserenity)

    Pierre-Yves Frouin, PDG de Bioserenity, start-up qui élabore des dispositifs médicaux sous forme de vêtements connectés, a accordé un entretien à Health&Tech Intelligence. Il explique notamment comment le recours à ces wearables permet aux hôpitaux d’économiser les frais de nuit d’hospitalisation de patients dans le cadre du diagnostic de l’épilepsie.

    Vous présentez Bioserenity comme « une start-up du vêtement intelligent comme dispositif médical » : pouvez-vous préciser ce concept ?

    Il y a actuellement beaucoup d’innovations dans les wearables, avec des revendications de santé, mais peu d’entre elles sont médicales. Bioserenity, a contrario, développe des vêtements intelligents qui sont des dispositifs médicaux homologués comme tels, avec des capteurs de qualité médicale.

    Vous avez obtenu le marquage CE pour le Neuronaute en mai 2016 : selon quel modèle économique est-il commercialisé ?

    Le Neuronaute est un vêtement qui permet de réaliser des électroencéphalographies (EEG) sans les contraintes d’infrastructure actuelle. L’enregistrement peut donc se faire dans n’importe quel lit d’hôpital ou à domicile, à des fins de diagnostic de l’épilepsie.

    Aujourd’hui, l’enregistrement de l’EEG est faiblement remboursé en France, pour cette raison les actes sont généralement déficitaires pour les hôpitaux. Le Neuronaute contribue à aider les hôpitaux à limiter le poids économique de ces actes, notamment en évitant une partie de frais d’hospitalisation du patient.

    Nous proposons le Neuronaute selon trois modalités :

    • achat ;
    • location à l’usage ;
    • facturation au prorata de l’utilisation (cost per result).

    Envisagez-vous une commercialisation à l’international ? Quels sont les éventuels freins ?

    Nous sommes en train de nous étendre en Suisse, en Belgique, et démarrons des tests en Allemagne.

    Nous venons par ailleurs d’ouvrir un bureau aux Etats-Unis, et devrions obtenir l’autorisation de la FDA pour le Neuronaute courant 2017, comme dispositif de classe 2. C’est un processus long et coûteux et il est important pour nous de le démarrer tôt.

    Quels sont vos autres projets en cours ?

    Nous développons actuellement le Somnaute, un vêtement connecté permettant d’effecteur les polysomnographies (enregistrements du sommeil), pour le diagnostic de l’apnée et des autres troubles du sommeil, sans hospitalisation dans un lit dédié, ou à domicile, permettant ainsi d’enregistrer les patients sur de plus longues durées. Nous travaillons en étroite collaboration avec le Pr Isabelle Arnulf, qui dirige le centre de sommeil de la Pitié-Salpétrière.

    Le Somnonaute, qui a notamment été financé par le FUI, devrait obtenir un marquage CE d’ici 12 à 18 mois.

    Nous avons également d’autres projets en neurologie et en cardiologie.

    Pourquoi avoir choisi d’être incubés à l’Institut du Cerveau et de la Moelle épinière (ICM) ?

    Nous sommes hébergés à l’ICM depuis trois ans. Cela représente un avantage considérable, car nous avons un accès privilégié aux médecins et aux chercheurs, ce qui nous permet d’identifier les besoins médicaux et de travailler selon des cahiers des charges précis. Nous bénéficions également de la plateforme technologique de l’ICM.

    Quels sont/ont été vos soutiens académiques et financiers ?

    Nous avons effectué une première levée de fonds de 2 millions d’€ auprès de Kurma diagnostics et d’Id Partners ; nous avons également bénéficié du FUI, et avons été lauréats du concours mondial d’innovation 1 et 2.

    Nos solutions sont déployées dans une trentaine d’hôpitaux environ, et nous montons également des partenariats avec de grands acteurs du secteur de la santé.

    Bioserenity effectuera une nouvelle levée de fonds dans les mois qui viennent.

    Quelles sont vos perspectives à moyen terme ?

    Actuellement, nous vivons le basculement entre le « system point of care », qui désigne le soin auprès du patient dans n’importe quel lit d’hôpital, et le « at home point of care », qui renvoie à la situation où le patient s’équipe lui-même à domicile.

    Les « plateformes personnelles de télémédecine » sont l’étape suivante : il n’est pas possible de mettre un professionnel de santé derrière chaque patient 24h/24, mais on peut imaginer de suivre le parcours du patient de façon virtuelle et de lui recommander le meilleur traitement.

    Dans cette perspective, nous travaillons dans un laboratoire commun avec une équipe de l’ICM sur un système d’aide au diagnostic basé sur l’intelligence artificielle dans l’EEG. Aujourd’hui, un enregistrement de trois semaines doit être lu intégralement par un médecin. Si les anomalies de signal sont identifiées par un système d’aide au diagnostic, les relectures seront moins longues. Des biomarqueurs numériques pourraient déclencher des alarmes en cas d’anomalie ou servir à la médecine préventive de crise.

  • eHealth Week 2017 de l’Union Européenne – 10 au 12 mai 2017 (Malte)

    La eHealth Week se tiendra à Malte du 10 au 12 Mai 2017.

    Organisée par l’Union européenne en collaboration avec l’OMS, cet événement a pour thème « Données de santé : la clef pour des soins personnalisés et durables ».

    Les conférenciers sont invités à étudier les différentes façons dont les données personnelles médicales sont créées, stockées, partagées et utilisées dans un contexte de changement de paradigme vers des stratégies de prévention et de traitement sur mesure pour les individus et groupes de populations.

    La stratégie de Malte sur la santé numérique pour les années 2017 à 2021 sera notamment présentée.

    Le programme est accessible via le lien ci-contre : Programme ehealthweek 2017

    L’inscription, payante, est réalisable via le lien ci-contre: Inscription ehealthweek 2017

  • Silver eco  : Bayer & l’université de Singapour s’unissent pour favoriser l’observance par l’e-santé

    Améliorer l’observance des traitements chez les personnes âgées atteintes de maladies chroniques, tel est l’objectif du partenariat annoncé fin décembre 2016 entre Bayer et NUS Enterprise, le pôle entrepreneurial de l’Université nationale de Singapour (NUS).

    Ils ont dévoilé le premier « Grants4Apps Singapore », un projet de crowdsourcing qui vise à développer des solutions technologiques de santé innovantes à Singapour et dans toute l’Asie-Pacifique afin d’améliorer l’observance thérapeutique des personnes âgées, l’un des principaux challenges liés au vieillissement de la population dans la région ASEAN.

    Grants4Apps Singapore : les trois meilleurs projets seront récompensés en mai 2017

    Le concours « Grants4Apps Singapore » est ouvert à tous à Singapour et dans toute l’Asie du Sud-Est (ASEAN), aussi bien aux professionnels de la santé, aux aidants, aux scientifiques et aux ingénieurs qu’aux étudiants, programmeurs, développeurs, start-up et entrepreneurs.

    Trois gagnants seront désignés :

    • ils recevront chacun 10 000 dollars singapourien (6 600 €) de soutien financier ;
    • ils bénéficieront d’un coaching personnalisé (mentorat) de Bayer, de NUS Enterprise et d’autres partenaires de l’industrie, qui les aidera à faire progresser leurs idées de projets et leurs stratégies numériques pour les technologies innovantes à destination des médecins et consommateurs dans le secteur de la santé.

    Les inscriptions au programme « Grants4Apps Singapore » sont ouvertes jusqu’au 14 février 2017. Jusqu’à cinq équipes seront sélectionnées au début du mois de mars 2017 pour une dernière étape de coaching. La compétition s’achèvera en mai 2017 avec une cérémonie de remise des prix.

    Asie-Pacifique : une population de plus en plus vieillissante

    Asie-Pacifique : les plus de 60 ans représenteront 24 % de la population totale en 2050

    Le défi « Grants4Apps Singapore » a été lancé lors du Forum sur l’innovation en matière de vieillissement de la population, un événement organisé par le Dr. Amy Khor, ministre d’État au ministère de la Santé singapourien.
    Parmi les participants figuraient Yoriko Yasukawa, directrice régionale du Fonds des Nations Unies pour la population d’Asie-Pacifique, des experts en santé, des décideurs, des innovateurs, des universités, des entreprises, des ONG et des médias de toute l’Asie du Sud-Est.

    Selon les chiffres officiels, le pourcentage de personnages âgées de plus de 60 ans en Asie-Pacifique devrait doubler d’ici trente-cinq ans, passant de 12 % de la population totale en 2016 à 24 % en 2050.
    Une évolution entraînant une augmentation significative du nombre de patients atteints de maladies chroniques, comme le diabète, les maladies cardiovasculaires, les problèmes de santé oculaires et autres troubles liés au vieillissement.

    Selon l’OMS, le nombre de décès annuel dus à des maladies chroniques en Asie du Sud-Est et dans la région du Pacifique occidental continuera de faire partie des plus élevés au niveau mondial et devrait atteindre respectivement les 13 millions et les 14 millions en 2030.

    Lutte contre les maladies chroniques : l’observance des traitements est une priorité

    Le traitement à long terme est essentiel pour tenter de freiner au mieux l’évolution des maladies chroniques. Or, selon l’OMS, seuls 50 % des patients suivent de manière assidue des thérapies de longue durée. Le déclin cognitif et la polypharmacie (prise concomitante de plus de quatre médicaments) conduisent généralement à une mauvaise observance des traitements.

    Résultats : les bénéfices thérapeutiques diminuent au fil du temps, les visites chez le médecin se font moins fréquentes, les dépenses de santé sur le moyen et le long terme augmentent et un sur-traitement peut même être observé pour certains problèmes médicaux.

    Le premier objectif du « Grants4Apps Singapore » est d’améliorer les résultats de santé chez les personnes âgées en établissant des partenariats avec des acteurs innovants du marché afin de découvrir et de mettre au point des solutions technologiques de santé pour aider ces patients à surmonter les obstacles nuisant à la bonne observance de leurs traitements.

    Photo : lancement de Bayer-NUS Grants4Apps Singapour – décembre 2016.
    De gauche à droite : Irene Cheong, directrice adjointe, Business Development, NUS Enterprise ; Claus Zieler, vice-président et chef des opérations commerciales, division Asie-Pacifique, Bayer Pharmaceuticals, ; Marcus Yim, représentant principal de Bayer, Bayer ASEAN ; Kelvin Tan, directeur adjoint, Business Development, NUS Enterprise
    © Bayer

  • Silver economy: Bayer & University of Singapore unite to promote adherence through eHealth

    Improve treatment adherence in the elderly with chronic diseases, such is the objective of the partnership announced late in December 2016 between Bayer and the entrepreneurial center of the National University of Singapore (NUS). They unveiled the first « Grants4Apps Singapore » crowdsourcing project that aims to develop technological solutions for innovative health Singapore and throughout Asia-Pacific to improve adherence, one of the main challenges related to population ageing in the ASEAN region.

    In December 2016, Bayer and NUS Enterprise, the entrepreneurial arm of the National University of Singapore (NUS) announced their partnership. Objective: improving treatment adherence in the elderly patients with chronic diseases.

    They unveiled the first « Grants4Apps Singapore », web-based crowdsourcing project that aims to develop innovative health tech solutions in Singapore and across Asia Pacific to improve medication adherence in elderly people, one of the main challenges related to aging of the population in the ASEAN.

    Grants4Apps Singapore: the three best projects will receive an award in May 2017

    The « Grants4Apps Singapore » challenge is open to everyone in Singapore and across Southeast Asia (ASEAN), from health professionals, caregivers, engineers and scientists to students, developers, programmers, startups and entrepreneurs.

    Three winners will be selected:

    • they will each receive S$10,000 (€ 6 600) as financial support;
    • they will access to personalized coaching (mentoring) from Bayer, NUS Enterprise and other industry partners, to help them advance their project ideas and their digital strategies for innovative technologies for doctors and consumers in the health sector.

    Submissions to the « Grants4Apps Singapore » program will be closed on the 14th February 2017. Up to five teams will be selected in March 2017 for a final round of coaching. The competition will end in May 2017 with an awards ceremony.

    Asia Pacific: an increasingly ageing population

    Asia Pacific: the over 60 will represent 24% of global population in 2050

    « Grants4Apps Singapore » was launched at the Transforming Ageing with Health Innovation Forum, an event organized by Dr Amy Khor, Senior Minister of State for Ministry of Health, Singapore.
    Participants included Yoriko Yasukawa, Regional Director, United Nations Population Fund (UNFPA) Asia Pacific, healthcare experts, innovators, policymakers, academia, companies, NGOs and media from all over Southeast Asia.

    According to official figures, the percentage of people aged 60 and above in Asia Pacific may double in 35 years, from 12% of the total population in 2016 to 24% in 2050.
    This evolution would lead to a significant increase in the number of patients with chronic diseases such as diabetes, cardiovascular disease, age-related eye troubles and other disorders related to ageing.

    According to the WHO , the number of annual deaths from chronic diseases in Southeast Asia and the Western Pacific should reach 13 million and 14 million respectively in 2030.

    Fight against chronic diseases: treatment compliance is a priority

    Long-term treatments are essential for limiting the evolution of chronic diseases. Currently, according to the WHO, only 50% of patients adhere to long-term therapies. Cognitive decline and polypharmacy (the concomitant use of more than four medications) generally lead to poor treatment adherence.

    Results: Therapeutic benefits decrease gradually, visits to the doctor are less frequent, healthcare expenditure increases in the long run, and over-treatment of some medical conditions can even be observed.

    The first objective of « Grants4Apps Singapore » is to improve health outcomes in elderly patients by partnering with innovative market players; they aim at discovering and developing technological healthcare solutions to help patients overcome the barriers affecting medication adherence.

    Photo: Launch of Bayer-NUS Grants4Apps Singapore challenge – December 2016.
    From left to right: Irene Cheong, Director, NUS Industry Liasion Office; Claus Zieler, Senior VP/Head of Commercial Operations Bayer Pharmaceuticals Division Asia Pacific; Marcus Yim, Senior Bayer Representative, Bayer ASEAN; Kelvin Tan, Deputy Director, Business Development, NUS Enterprise.
    © Bayer

  • E-santé : inauguration de l’incubateur de start-up Facebook à la Station F à Paris

    Sheryl Sandberg, COO (directrice des opérations) de Facebook a inauguré le 17 janvier 2017 le « Start-up Garage from Facebook » au sein du site de la Station F dans le 13e arrondissement de Paris, en présence d’Anne Hidalgo, maire de Paris, et de Xavier Niel, fondateur de la Station F.

    Cet espace est un incubateur visant à accompagner la croissance de start-up indépendantes qui contribueront à l’économie de la donnée. L’objectif est de leur fournir des moyens innovants pour qu’elles puissent se développer.

    Facebook indique notamment que dès avril 2017 cinq start-up seront concernées, dont une start-up e-santé, The Fabulous ; à terme, plusieurs groupes de 10 à 15 start-up seront accueillis pendant 6 mois.

    Les start-up de la santé concernées

    Elles doivent être impliquées dans divers types d’innovation de l’information personnelle :

    • services d’aide à la gestion de renseignements personnels,
    • services de stockage, d’analyse ou de consentement de renseignements personnels,
    • services d’aide d’aide à la prise de décision : outils et guides de recommandation par exemple,
    • services de soutien de mode de vie.

    Calendrier

    Le pitch de l’entreprise postulant doit être envoyé à startupfrance@fb.com d’ici le 27 février 2017.
    Des entretiens et la sélection finale auront lieu à Paris en mars 2017 pour les entreprises pré-sélectionnées.

  • Lancement d’une pépinière de start-up e-santé par la Communauté d’agglomération Seine-Eure

    La Communauté d’agglomération Seine-Eure a annoncé le 16 janvier 2017 lancer l’installation d’un espace de coworking et d’accueil de start-up tournées vers la e-santé dans la ville de Louviers, destinée à devenir une cité numérique dès 2017.

    La Communauté d’agglomération a racheté un site de 10 ha pour 3,5 M€, où 20 000 m² de bâtiments sont disponibles.

    3 start-up e-santé, démarchées au CES de Las Vegas par Bernard Leroy, président de la Case et maire de Louviers, ont déjà manifesté leur intérêt de s’installer dans la future pépinière d’entreprises :

    • l’une développe un logiciel optimisant le travail administratif des aides à domicile,
    • les deux autres développent des objets connectés permettant par exemple au médecin de suivre les données physiologiques des patients.

    Il est prévu que l’une d’elles travaille avec l’association de professionnels de santé du territoire, pour prendre en charge les problèmes rencontrés localement.

    Un agent du pôle numérique de la Région Normandie doit également s’installer dans cette pépinière.

    Par ailleurs, le réseau Les Entrepreneurs Seine-Eure occupera une partie des bâtiments avec un projet de coworking proposé à partir du 2e trimestre 2017.

    Enfin, un projet de résidence étudiante pourrait voir le jour en 2017 afin d’encourager l’activité et les emplois de cette cité numérique.

  • « Il faut qu’il y ait des Xavier Niel de la biotech » (Nicolas Dufourcq, BPIFrance)

    Nicolas Dufourcq, directeur général de BPIFrance, a accordé à Health&Tech une interview dans laquelle il dresse l’état des lieux du financement de la croissance du secteur de l’innovation en santé, en s’appuyant sur l’exemple des biotechnologies en France.

    Comment se font vos investissements ?

    La BPI est toujours co-investisseur. Il existe trois cas de figure :

    • Soit c’est un fonds de la BPI qui investit dans une société ; dans ce cas, il co-investit toujours avec un fonds privé ;
    • Soit c’est un fonds de la BPI avec des souscripteurs privés, comme InnoBio par exemple ;
    • Soit c’est un fonds privé dont la BPI est souscriptrice, en minoritaire.

    Les capitaux sont publics, mais le fonctionnement de la BPI est market-based et dans les mêmes termes que nos « collègues » des fonds partenaires.

    Quelle est l’organisation du financement de la French Tech, de la medtech et des biotech à Bpifrance ?

    A Bpifrance, nous avons des équipes polyvalentes qui s’occupent de la medtech et de la biotech, ainsi que des objets connectés dans la medtech.

    Nous avons différents véhicules de financement :

    • un fonds « maladies rares » ;
    • un fonds « biotech »,
    • un fonds « Large Venture », principalement consacré aux objets connectés,
    • un fonds santé, appelé FABS,
    • un fonds pour les accélérateurs, appelé FTA,
    • un fonds sur les technologies de rupture, appelé PSIM.

    Nous encourageons beaucoup la medtech. Notre fonds biotech est un fonds ouvert avec des souscripteurs privés, comme Sanofi, Roche ou Merck, qui ne souhaitent pas que le fonds soit investi en medtech. La medtech est donc financée sur les propres fonds de la Bpifrance. Les capitaux investis proviennent soit de la BPI, soit du Programme d’Investissements d’Avenir. Nous finançons également des fonds de biotech via nos fonds de fonds. 

    Comment la biotech est-elle défendue à l’international ?

    Je pense que la marque FrenchTech ne représente pas suffisamment la biotech. La question est de savoir comment intégrer la biotech dans la FrenchTech. Nous discutons donc actuellement avec l’équipe de la French Tech pour voir quel type d’événement peut être organisé et quel budget de publicité peut être alloué à ce qui devrait s’appeler « BioFrenchTech ». Le mouvement est amorcé, mais il y a encore beaucoup à faire.

    Comment attire-t-on les fonds du monde entier pour financer en France, et non à l’étranger, la croissance des biotech ? Comment éviter la délocalisation des pépites françaises ?

    Il faut les attirer en leur donnant envie d’être ici. Cela nécessite du marketing. Si nous ne créons pas Bio French Tech, nous n’aurons pas en France les grands investisseurs américains à l’échelle de ce que nous recherchons.

    A Bpifrance, nous avons une politique qui consiste à leur proposer de revenir en France en échange d’un investissement dans leur fonds : nous avons ainsi investi chez Versant, New Leaf Venture, et Advent : ils sont revenus à Paris et Lyon. Nous allons continuer, car nous voulons que les fonds américains se réinstallent à Paris et redécouvrent la richesse incroyable du potentiel de l’écosystème.

    Par ailleurs, nous sommes évidemment dans une guerre des mondes, toutes les nations cherchent à faire du brain drain des autres. L’enjeu est donc de convaincre toute la biotech française de rester ici. Il faut réussir à créer de grandes sociétés françaises. Or, cela nécessite des fonds de growth, qui peuvent investir de 30 à 40 millions d’euros, et nous n’en avons pas assez. Et ce n’est pas parce qu’il n’y a pas d’argent, c’est parce qu’il n’y a pas d’équipes !

    Manque-t-il beaucoup de professionnels du financement de la croissance en France ?

    Pas tellement: pour constituer un fonds de growth, il faut quatre à cinq personnes. Mais il faut les recruter, les former, les tester, et ce n’est pas la BPI qui peut le faire. Nous avons déjà créé le nôtre, Large Venture (600 millions). Les autres sociétés ont déjà parfois des fonds de série A à investir. Cela représente énormément de travail et elles ont du mal à se projeter en croissance, en entrepreneuriat. Donc, mon rôle c’est de les secouer et de leur dire qu’il faut que le financement reste en France.

    Pensez-vous que l’entrée en bourse des start-up de santé pourrait être un bon modèle économique ?

    Nous réalisons beaucoup de cotations en Bourse de biotech en France. Ensuite, ces start-up effectuent une double cotation au NASDAQ pour aller chercher des valorisations plus importantes et des fonds plus profonds. La difficulté tient au fait que les les gérants institutionnels en France connaissent mal la biotech et la medtech.

    Il s’agit donc uniquement d’une question de visibilité ?

    C’est une question de compétences ! Les professionnels de la finance qui exercent dans l’équivalent français des fonds de pension, d’assurance-vie, ou les fonds propres de la Caisse des Dépôts, ne savent pas acheter les actions d’un DBV Technologies ou d’un Cellectis. Ils ne connaissent pas et ne comprennent pas intimement ce secteur. Ils posent parfois des questions de débutants, et cela décourage les entrepreneurs qui, lorsqu’ils vont à New-York, font des roadshow avec de purs professionnels.

    Estimez-vous que les investisseurs français n’ont pas encore compris qu’une niche au développement exponentiel se présentait à eux ?

    Ils n’ont pas compris et, surtout, ils n’ont pas investi. Il faut recruter des personnes qui comprennent le milieu, qui ont exercé dans le domaine de la médecine, de la pharma. Ensuite, il faut investir dans des analystes.

    Aujourd’hui, il y a seulement deux ou trois analystes capables de rédiger de la recherche sur ces entreprises-là en France. Ils sont chez Portzamparc et une ou deux autres sociétés seulement. Or, un analyste ne se paye pas très cher, ce n’est donc pas un investissement énorme.

    Il nous manque en France 30 investisseurs dans des fonds de growth, 10 gérants dans des fonds institutionnels, 10 analystes, c’est-à-dire 50 personnes. A l’échelle du, pays ce n’est rien. Mais ces décisions ne sont pas prises, parce qu’elles ne sont pas conscientisées ni internalisées. Mon rôle, c’est de révéler à quel point nous ne sommes pas loin. L’argent est là, maintenant il faut le capital humain.

    Que répondez-vous aux personnes qui estiment qu’en France le système est trop complexe ?

    C’est une vue de l’esprit. On sous-estime par exemple complètement la complexité juridique aux États-Unis, où pour louer un local professionnel, il faut un avocat. En France, le juridique n’est pas un obstacle. Par ailleurs, les ingénieurs sont beaucoup plus chers aux États-Unis. Il n’y a pas de crédit impôt recherche (CIR) ; quant à la fiscalité, le statut jeune entreprise innovante (JEI) en France exonère d’impôt. Ce n’est donc pas compliqué de créer sa société. La difficulté de ces trois dernières années pour les start-uppers, cela a été les actions gratuites. Elles sont fondamentales. Voter la loi Macron pour revenir dessus à nouveau cette année, c’est une erreur. 

    Peut-on espérer une perspective de développement européen à court terme afin d’attirer puis de conserver les richesses du progrès scientifique en Europe ?

    Aujourd’hui, il n’y a pas d’Europe. Les personnes se connaissent, la BPI travaille par exemple avec Novo Nordisk (entreprise pharmaceutique danoise), également un peu avec les Allemands, mais nous n’avons pas de collaboration avec les Italiens et les Espagnols. Il y a très peu de fonds réellement européens de biotech. 

    Chaque pays européen évolue donc de son côté ?

    L’Europe du capital risk n’est pas faite, elle est à faire ! Il faudrait que le fonds européen d’investissement, dépendant de la Banque Européenne d’Investissement, s’empare réellement du sujet de la connexion des écosystèmes biotech des différentes places. Mais il n’a pas une action systémique sur la biotech européenne.

    Cela ne fait pas partie de leurs priorités ?

    Il faut que chacun des fonds nationaux, français, norvégien, suédois, aient des stratégies européennes. C’est ce que je les incite à faire. La BPI fait un énorme travail pour coudre le capital-risque européen, mais c’est très long de déclencher l’appétit de ces personnes-là.

    Il est pourtant de notoriété commune que le tournant du numérique est rapide, en particulier dans le domaine de la biotech, et qu’on ne peut pas se permettre de le manquer ?

    J’en suis conscient, mais c’est comme le phénomène des courants : nombreux sont ceux qui sont en train de se baigner et de se faire emmener vers les États-Unis par les courants. Il faut beaucoup d’énergie pour lutter à contre-courant. La BPI est à fond, exprime le mécanisme, les Suédois un petit peu, les Allemands commencent à comprendre mais le mouvement est lent !
    Pendant ce temps-là, le courant américain emporte une start-up sur deux, et quasiment 100 % des start-up de la medtech. C’est un vrai sujet.

    S’ils ne sont ni financiers ni réglementaires, quels sont donc les freins ?

    Ils sont humains, cela se passe énormément dans la tête : avons-nous envie d’une Europe puissante ou non ? La solution de facilité est sûrement d’aller tout de suite au NASDAQ aux États-Unis, de délocaliser la société et devenir américain. Cela rapporte beaucoup plus d’argent, beaucoup plus vite, à un investisseur. 

    Quelles sont les solutions proposées par la BPI pour donner plus de chances à la biotech en termes d’attractivité ?

      Nous allons continuer à communiquer.
    Il faut qu’il y ait une génération de héros de la biotech, connue de tout le monde. Il faut qu’il y ait des Xavier Niel de la biotech qui donnent envie à tous les jeunes ingénieurs de biotech française de devenir des rois du monde. C’est un des projets que nous avons déjà lancé, avec DBV Technologies de Pierre-Henri Benhamou et Cellectis d’André Choulika. Nous avons des entrepreneurs formidables. Il faut qu’ils acceptent d’être médiatisés et de donner envie aux autres de leur ressembler.

    Qu’en est-il de l’incubateur de start-up de la BPI ?

    Nous avons 25 start-up dans notre incubateur, mais seulement deux biotech, il est très digital.

  • 3e rencontres industries bio-santé Nouvelle-Aquitaine/Euskadi/Navarre le 29 juin 2017

    Le cluster Tic Santé, le Basque biocluster et le Groupement des industries pharmaceutiques et de Santé du Sud Ouest (GIPSO) organisent la troisième édition des Rencontres industries bio-santé Nouvelle-Aquitaine/Euskadi/Navarre.