Syndicats

  • Le gouvernement philippin soutient financièrement 5 solutions innovantes

    Le Département des sciences et de la technologie du Conseil philippin pour la recherche et le développement en santé (DOST-PCHRD) a dévoilé fin janvier 2017 les cinq technologies qu’il a décidé de soutenir pour améliorer les soins au sein du pays.

    L’agence gouvernementale, organisation nationale de coordination de la recherche en santé, soutient des programmes et la recherche en santé visant à renforcer l’écosystème local de soins.

    Les cinq solutions concernent :
    – la lutte contre la dengue ;
    – l’accès à une meilleure offre de soins pour les patients des zones reculées via la télémédecine ;
    – l’amélioration de la communication entre autorités et professionnels de santé ;
    – l’accessibilité à la chirurgie du genou.

    En adoptant en 2009 la loi sur le transfert des technologies (Philippine Technology Transfer Act of 2009, Republic Act 10055), le DOST a intensifié ses efforts pour construire un écosystème centré sur le transfert et l’adoption de nouvelles technologies sur le marché par le biais de partenariats et d’échanges entre scientifiques, chercheurs, innovateurs, entrepreneurs et autres acteurs de l’industrie.

    Le gouvernement philippin et l’Union européenne ont par ailleurs signé ensemble en 2014 un contrat de réforme du secteur de la santé des Philippines (PHSRC). D’un montant de 30 millions d’euros, l’enveloppe dédiée au projet représente le troisième soutien budgétaire sectoriel accordé par l’Union européenne au programme de réforme du système de santé philippin.

    Le PHSRC soutient le programme sectoriel national sur les CHU et accorde une attention particulière aux défis à surmonter pour accroître la capacité et l’engagement des gouvernements locaux à fournir des services de santé de qualité et assurer une mise en œuvre efficace et durable des réformes sanitaires au niveau local, en particulier pour les plus démunis.

    Les cinq technologies aujourd’hui soutenues par le gouvernement ont été sélectionnées par le DOST en raison des apports positifs qu’elles pourraient apporter à l’amélioration de l’accès aux soins dans les régions défavorisées et de leurs résultats prometteurs obtenus lors des premiers déploiements effectués sur le terrain.

    Biotek-M : test de diagnostic de la dengue bon marché

    Conçu par l’Institut national de la santé et l’Institut de la biologie moléculaire et de la biotechnologie de Manille, Biotek-M est un test permettant de confirmer le diagnostic de la dengue.

    Il est aussi précis que la technologie dite de « réaction en chaîne par polymérase (PCR) » actuellement disponible sur le marché mais moins coûteux car développé au niveau local.

    De par sa précision, il limite le nombre d’admissions en centres hospitaliers pour les cas suspects de dengue et permet ainsi aux hôpitaux mais aussi aux patients de réaliser des économies dans ce domaine.

    > Le projet est financé par l’Université des Philippines (The University of the Philippines System) à travers le Centre philippin du génome (PGC) et le Département des sciences et de la technologie du pays (DOST-TECHNICOM).

    OL Trap : solution anti-moustique pour limiter le risque d’épidémie de dengue

    L’OL Trap a été élaboré par l’Institut philippin de développement de la technologie industrielle (ITDI) afin de diminuer le nombre de moustiques Aedes aegypti, transmetteurs du virus de la dengue.

    Le dispositif tue les œufs et les larves de l’espèce en question avant la ponte et l’éclosion par la propagation d’une solution organique.

    > Le ministère de la Santé philippin (DOH) et le DOST ont collaboré pour assurer le développement national du produit.

    RxBox : une box de télémédecine dans les zones géographiques isolées

    Le RxBox a été élaboré conjointement par les universités philippines de Diliman et de Manille et le National Telehealth Center (NTC) pour offrir un meilleur accès aux services de santé dans les zones géographiquement isolées et défavorisées en facilitant la communication entre les professionnels de la santé des communes éloignées et les experts médicaux des zones urbaines développées.

    Il s’agit concrètement d’un dispositif à composants multiples, dont :

    • un capteur de température ;
    • un moniteur de pression artérielle ;
    • un oxymètre de pouls ;
    • un électrocardiogramme ;
    • un moniteur cardiaque fœtal ;
    • un tocomètre.

    Par l’intermédiaire de capteurs intégrés à ces différents équipements médicaux, il recueille et stocke les données traduisant l’état de santé des patients dans un dossier médical électronique (EMR), des informations transmises dans un deuxième temps aux fournisseurs de soins des grandes villes via internet.

    L’outil a été mis au point pour réduire les déplacements inutiles des patients au sein des établissements médicaux mais aussi les hospitalisations car, par son intermédiaire, les médecins des zones rurales peuvent établir des diagnostics précis et complexes en consultant à distance l’avis d’experts pratiquant dans les grandes villes et ainsi traiter localement certains patients vivant dans des régions reculées.

    En avril 2016, le RxBox avait été utilisé environ 48 000 fois depuis son lancement en 2014, avait annoncé à l’époque le Dr. Portia Grace F. Marcelo, directrice du CNT. Avant de préciser que sa dernière version avait, elle, été adoptée par cinquante hôpitaux en l’espace de trois mois.

    > En sollicitant un système innovant en matière de technologies de l’information et des communications (TIC), le RxBox répond à l’appel lancé par le ministère de la Santé philippin pour améliorer l’offre de soins.

    EHATID : une appli pour améliorer la communication entre les autorités gouvernementales et les unités sanitaires rurales

    EHATID est une application Android créée par l’Université Ateneo de Manille pour fournir des informations en temps réel sur la santé et faciliter la communication entre les dirigeants nationaux et les unités sanitaires rurales.

    Fonctionnant même sans connexion internet, elle a été déployée pour aider les unités administratives locales philippines (LGU) à prendre des décisions éclairées afin de mettre en place des mesures et des programmes de santé efficaces, basés sur des données probantes.

    Toutes les données recueillies par l’application eHATID et les LGU sont synchronisées sur une base de donnée unique par le biais du cloud gouvernemental élaboré par l’Institut des sciences et des technologies avancées (Advanced Science and Technology Institute) du Département des sciences et de la technologie philippin (DOST-ASTI).

    Des protocoles ont été mis au point pour que les politiques et les exigences du programme en matière de sécurité, de privatisation et de confidentialité des données des patients soient respectées.

    Axis Knee System : une prothèse de genou économique

    Conçu par Orthopedic International Inc., le Axis Knee System est le premier dispositif permettant de remplacer un genou déficient à être proposé à un prix abordable dans la région de l’ASEAN : il est 40 à 50 % moins cher que les produits similaires présentés par les autres marques sur le marché.

    Grâce à ce dispositif, un plus grand nombre de chirurgiens vont pourvoir réaliser une chirurgie du genou sans avoir besoin de souscrire à un programme de financement annuel, la norme à l’heure actuelle au sein du pays.

  • Philippine government supports 5 high tech solutions to improve health care delivery

    The Department of Science and Technology- Philippine Council for Health Research and Development (DOST-PCHRD) has unveiled on January 2017 five technologies that should improve the delivery of local health care in the country.

    The government agency supports local programs on health health research to strengthen the local healthcare ecosystem.

    The five products supported focus on:
    – the fight against dengue;
    – access to better healthcare in remote areas via telemedicine;
    – improving communication between policy makers and health professionals;
    – accessibility to knee surgery.

    By adopting the Philippine Technology Transfer Act of 2009 (Republic Act 10055), the DOST has stepped up its efforts to build an ecosystem centered on the transfer and adoption of Filipino new technologies in the mainstream market through partnerships and linkages among scientists, researchers, innovators, entrepreneurs and other industry players.

    Furthermore, in 2014, the Philippine government and the European Union signed The Philippine Health Sector Reform Contract (PHSRC). Amounting to € 30 million, it represents the third EU sector budget support granted to the Health Sector Reform Agenda of the Government of the Philippines.

    The PHSRC supports the national sector program on UHC and pays particular attention to challenges to increase the commitment of local governments to deliver quality health services and to ensure effective and sustainable implementation of health reforms at the local level, especially for the most disadvantaged people.

    The five technologies supported by the government have been selected by the DOST because of the positive contributions they could make to improving access to healthcare in disadvantaged areas and their promising results obtained during the first deployments carried out in the field.

    Biotek-M: improving the diagnosis of dengue for savings

    Developed by the UP Manila National Institutes of Health Institute of Molecular Biology and Biotechnology, Biotek-M is a test to confirm the dengue diagnosis.

    It is as accurate as the Polymerase Chain Reaction (PCR) technology currently available on the market but less costly because it is locally developed.

    Due to its precision, the product limits the number of admissions for dengue suspected cases and, therefore, saves resources for both hospitals and patients.

    > The project is funded by the University of the Philippines System through the Philippine Genome Center and the Department of Science and Technology of the country (DOST -TECHNICOM).

    OL Trap: limiting the risk of dengue epidemic by eliminating eggs and larvae of mosquitoes virus

    The OL Trap was developed by DOST-Industrial Technology Development Institute to reduce the number of Aedes aegypti mosquitoes, transmitter of the dengue virus.

    The tool traps the eggs and larvae of mosquitoes in their laying site with an organic solution and kills them before hatching.

    > The Philippine Department of Health and the DOST have collaborated to facilitate the national development of the product.

    RxBox: providing better access to healthcare in isolated areas via telemedicine

    RxBox was jointly developed by the Philippines universities of Diliman and Manila (UP) and National Telehealth Center (NTC) to provide better access to healthcare services in geographically remote and disadvantaged areas by facilitating communication between health professionals in isolated communities and medical experts in urban areas.

    Concretely,  RxBox is a multi-component device. Its components include:

    • a temperature sensor;
    • an blood pressure monitor;
    • a pulse oximeter;
    • an electrocardiogram;
    • a fetal heart monitor;
    • a maternal tocometer.

    Through the use of sensors integrated into these different medical devices, it collects and stores patients data in an EMR. Then, the information is transmitted to healthcare professionals via internet.

    The tool has been developed to reduce unnecessary patients travels to medical facilities but also hospitalizations because, by using it, rural physicians can make accurate and complex diagnosis by remotely consulting clinic experts from urban areas and thus locally treat certain patients living in remote areas.

    In April 2016, the RxBox had been used about 48,000 times since its launch in 2014, Dr Portia Grace F. Marcelo, NCT director, announced last year. She also said that its latest version had been adopted by fifty hospitals in the span of three months.

    > This information and communications technology (ICT) innovation was also created to support the the Department of Health’s call for Universal Health Care.

    EHATID: a mobile app to improve communication between policymakers and rural health units

    EHATID is an Android application developed by Ateneo De Manila University to provide real-time information on the health sector and facilitate communication between local chief executives and rural health units (RHUs)

    Running even without internet connection, it has been developed to help Philippine local government units (LGU) to make informed decisions in order to create sound and evidence-based health policies and programs.

    The security of the eHATID LGU data is taken very seriously. Protocols have been implemented to make sure policies and program requirements for privacy, security and confidentiality of patient data are respected.

    Axis Knee System: facilitating access to knee surgery

    Designed by Orthopedic International Inc., the Axis Knee System is the first knee device available at an affordable price in the ASEAN region: it is 40-50% cheaper than similar products made by other brands on the market.

    Thanks to this innovative instrumentation, a larger number of surgeons will be able to perform knee surgery without the need to undergo one-year fellowship program.

  • Singapore: Philips launches Health Continuum Space to centralize health tech innovations

    Royal Philips launched on January 19, 2017 the Health Continuum Space, a first-of-its-kind innovation center in Singapore created to centralize high tech innovations in the healthcare sector in the city-state and, ultimately, co-create new healthcare facilities in order to better meet the future needs of the industry.

    The idea is to brings together different environments and medical scenarios, from the ambulance to the patient’s home. At the end of the day, the goal is to better meet the patients’ need, taking into account the important role played by the home environment, through the use of innovative solutions produced by Philips in the field of health tech.

    Better visualize the patient’s journey to create more effective healthcare facilities

    Located in the Philips APAC Center, the 1,028 square-meter facility is dedicated to technological innovations in the healthcare sector to enable governments, healthcare professionals and related stakeholders of the ecosystem to collaborate more easily to create future healthcare facilities and hospitals.

    Objective: To provide innovative solutions and overcome the challenges faced by the industry players, such as the rising of medical costs and the development of chronic diseases caused by an ageing population.

    The Continuum Health Space allows to contextualize simultaneously differentenvironments and medical scenarios to help the stakeholders visualize the entire health continuum, incuding:

    • an ambulance ;
    • an emergency room;
    • a CT room;
    • an ICU;
    • a recovery room;
    • a catheterization laboratory;
    • a home setting;

    The purpose of this project is to better understand the experience of the patient from diagnosis and treatment of the disease through its daily life and its willingness to adopt a healthy lifestyle. The idea is to highlight personal scenarios and possible innovations in healthcare to better meet the needs of patients, before but also after a possible hospitalization.

    « The Health Continuum Space helps us make informed decisions earlier, and fosters collaboration, integration of care and communication between partners from various specialties to find plausible solutions to enhance hospital workflow efficiencies and bring to life the future of healthcare systems we are aiming to establish to enable  the better patient and clinical outcomes, »said Dr Nikolas Wanahita, Medical Director, Gramercy Heart and Vascular Centre, Mount Elizabeth Novena Hospital, Singapore.

    E-health: innovative tools to improve the delivery of care and clinical workflow

    In this space, the industry players can use multiple solutions and advanced equipment developed by Philips. These innovative tools enables prototyping and co-creation of new solutions that can make a real difference in the healthcare sector, specifically in the future of patient care and clinical workflows.

    Among these solutions, there is a futuristic Reading Room: a facility equipped with the latest technological systems and a digital interface enabling clinicians of various specialties to review medical patient data and cases on one single platform .

    « To address the healthcare needs of our region, collaborations and partnerships between healthcare professionals and corporate enterprises are imperative to delivering innovative solutions across a patient’s healthcare journey, said Mr Srikanth Nott, General Manager, Personal Health, Philips ASEAN Pacific.. (…)Apart from envisioning and co-creating spaces within the hospital with our partners, the Health Continuum Space goes one step further to showcase the growing need to be more aware of the home environment, where individuals can take better control of their own health and prevent themselves from falling sick. »

  • Soins primaires : Forward ambitionne de révolutionner le modèle économique du cabinet médical

    Un nouveau modèle économique pour les soins primaires via un système de consultations à volonté sur abonnement, combiné à une approche préventive basée sur l’analyse des données des patients : telle est l’offre lancée par la start-up Forward à San Francisco le 25 janvier 2017 avec l’ouverture de son premier cabinet médical.

    Un accès aux soins illimité sur abonnement

    Forward propose à ses clients d’accéder aux services de son cabinet médical via un modèle de souscription mensuel d’un montant de 149$ (environ 139€), ce qui correspond à une dépense annuelle de 1 788$ (soit 1 666€ environ). Forward ne travaille pas avec les groupes d’assurance privés ou publics américains : l’abonnement est entièrement à la charge de celui qui souhaite bénéficier de ses services.

    Un bilan de santé complet pour réaliser des analyses prédictives

    Tout nouveau client de Forward commence par effectuer un bilan de santé exhaustif effectué de la façon la moins invasive possible: scanner du corps entier mesurant de nombreuses variables, tests sanguins et génétiques. Ce panel de données collectées en temps réel nourrit ensuite un algorithme élaboré par Forward, et qui possède deux fonctionnalités :

    • Prédiction basée sur les données d’antécédents médicaux ; ces dernières sont vouées à s’enrichir via l’augmentation du nombre de consultations ;
    • Aide au diagnostic approfondie à destination des 4 médecins de Forward.

    La start-up souhaite ainsi proposer des soins primaires prédictifs et préventifs plutôt que réactifs et curatifs. Après consultation, le patient peut se voir équipé de capteurs visant à permettre l’analyse de ses constantes physiologiques en temps réel et le suivi de son traitement via une application mobile dédiée.

  • Pôles de compétitivité : Medicen opère un rapprochement stratégique avec le cluster Medteq (Québec)

    Medicen Paris Region, le pôle de compétitivité francilien dédié à l’innovation en santé, annonce le 6 février 2017 le renforcement de sa collaboration avec le cluster québécois Medteq. Les deux organismes vont notamment organiser un événement commun sur l’intelligence artificielle appliquée à l’imagerie médicale et à la médecine personnalisée en juin 2017.

    Le rapprochement entre Medicen et Medteq va aussi se concrétiser par la mise en place d’un projet collaboratif bilatéral France-Québec. Enfin, Medicen va créer un programme de soft landing au Québec, en partenariat avec Business France.

    Ce rapprochement s’inscrit dans la nouvelle stratégie déployée par Medicen depuis le début de l’année 2016, avec le développement de l’accompagnement des entreprises franciliennes à l’export, qui n’était précédemment pas dans les axes d’action du pôle.

  • Pôles de compétitivité : un impact inégal sur les entreprises (France Stratégie)

    « Les objectifs des pôles de compétitivité ont été atteints de manière inégale », telle est la principale conclusion de l’avis sur la politique des pôles de compétitivité publié par la Commission nationale d’évaluation des politiques d’innovation de France Stratégie le 2 février 2017.

    France Stratégie appelle donc l’État à clarifier l’objectif poursuivi à travers des pôles de compétitivité et à adapter sa politique en conséquence.

    Augmentation de la R&D, performances stables en aval

    L’étude menée par France Stratégie dans le cadre de la préparation de l’avis de la commission d’évaluation des politiques d’innovation, sur la période 2005-2012, montre un impact substantiel de l’appartenance à un pôle de compétitivité sur la R&D des entreprises. Ainsi, pour un euro additionnel de financement public, elles ont en moyenne engagé près de trois euros en dépenses de R&D en 2012, dont deux sur leurs propres deniers.

    En revanche, l’étude n’a pas permis de discerner d’effet significatif de l’appartenance aux pôles sur les performances des entreprises en aval de la R&D, qu’il s’agisse de nombre de brevets déposés, de chiffre d’affaires, d’exportations, d’emploi, ou de productivité du travail.

    Clarifier l’objectif poursuivi au travers des pôles

    Sur la base de ce constat, la commission d’évaluation des politiques d’innovation appelle l’État à choisir entre deux options :

    •  concentrer son soutien sur les pôles les mieux articulés avec la politique industrielle du pays dans un objectif de renforcement des activités en aval de la recherche. Cette concentration des moyens devra également être géographique, en faveur des pôles considérés comme les plus structurants ;
    • élever le niveau d’exigence lors de la sélection des projets, mieux définir les critères de réussite des pôles, et davantage tenir compte des résultats des évaluations, dans l’objectif de soutenir des écosystèmes d’innovation en devenir.

  • 15 % des médecins font un usage professionnel des objets connectés (étude MACSF-Withings)

    15 % : tel est le pourcentage de médecins qui font un usage professionnel d’objets connectés, selon l’étude publiée par la MACSF et Withings le 1er février 2017 .

    Réalisée auprès de 1037 professionnels de santé adhérents de la MACSF, cette étude montre qu’un grand nombre de médecins utilisent les objets connectés et applications mobiles, mais que la responsabilité du professionnel de santé, la protection des données et l’avenir de la relation médecin-patient en ralentissent l’usage.

    Une utilisation personnelle importante, peu de recommandations auprès des patients

    Un quart des professionnels de santé utilisent pour leur propre compte des objets connectés tels que des traqueurs d’activités, et 15% déclarent en faire un usage professionnel pour le diagnostic, le suivi à distance des patients ainsi que la prévention primaire et secondaire.

    Concernant les applications de santé, ils sont près des deux tiers à les utiliser, pour des renseignements encyclopédiques et de l’aide au diagnostic majoritairement.

    Ils restent néanmoins très peu prescripteurs de ces solutions: 63% d’entre eux ne les conseillent jamais et seulement un sur dix les recommandent. Parmi elles, ils conseillent majoritairement le glucomètre (51%), le tensiomètre (39%) et le traqueur d’activité (36%). Dans le cadre des maladies chroniques, les médecins conseillent les applications mobiles surtout pour informer le patient, lui faire changer ses attitudes et pour le suivi à distance.

    De façon générale, les professionnels de santé sont convaincus de l’utilité des objets connectés et des applications. Quatre médecins sur dix pensent ainsi que les objets connectés vont réduire le nombre d’hospitalisation, et 80% d’entre eux pensent qu’ils augmentent l’implication du patient. Ils sont majoritairement convaincus que les objets connectés présentent des intérêts pour améliorer la prévention, identifier de nouveaux risques et calculer l’impact d’une politique publique de santé. 

    Des freins perçus à l’utilisation des objets connectés et applis

    Les auteurs de l’étude constatent un décalage générationnel dans les usages : 72% des médecins de 30 ans utilisent des applications dans leurs pratiques professionnelles contre 61% pour l’ensemble des professionnelles de santé. Un médecin sur quatre de plus de 50 ans pense que les objets connectés dégradent la relation avec le patient contre un sur six pour la population globale.

    L’environnement du professionnel de santé a également un impact: un tiers des médecins en établissement de santé ont un point de vue positif sur les objets connectés alors qu’ils sont deux fois moins en cabinet.

    Le manque de confiance est le premier frein à l’utilisation des objets connectés. Ils sont 40% à penser que le secret médical est menacé. Ensuite vient le problème de la responsabilité. Les professionnels de santé pensent majoritairement que la responsabilité de divulgation de données doit peser sur l’hébergeur et 36% pensent qu’elle doit peser sur le fournisseur de l’objet. Ils ne sont qu’un tiers à penser qu’ils engagent leur responsabilité lorsqu’ils utilisent des objets connectés ou des applications.

  • Logiciels d’aide au diagnostic : Pixyl Médical lève 500 000€

    La start-up Pyxil Médical, spécialisée dans le développement de logiciels d’aide au diagnostic pour la neurologie annonce le 31 janvier 2017 avoir finalisé un premier tour d’investissement d’un montant de 500 000€ auprès du fonds (d’ultra-amorçage) IT-translation Investissement, de Crédit Agricole et de Davycrest Nominees.

    La start-up indique que cette augmentation de capital lui permettra d’accélérer son activité commerciale en Europe et ses efforts en R&D.

    Pixyl commercialise le logiciel Pixyl.Neuro auprès des acteurs de recherche clinique neurobiologique (laboratoires pharmaceutiques, neurologues et radiologues).

    Ce logiciel vise à analyser automatiquement des images du cerveau (IRM) afin d’en extraire les biomarqueurs, utilisés en recherche clinique pour mesurer l’efficacité d’un traitement.

    Ces biomarqueurs d’imagerie cérébrale concernent plusieurs pathologies neurologiques comme entre autres la SEP, les AVC, les traumatismes crâniens.

  • Inde : focus sur le business modèle de Practo, une start-up en plein boom sur le marché de l’e-santé

    Practo, une société basée à Bangalore, en Inde, a levé en janvier 2017 55 millions de dollars (51,2 M€) dans le cadre d’un cycle de financement mené par le groupe chinois Tencent (Série D).

    Aujourd’hui, Practo bénéficie d’un financement total d’environ 180 M $ (167,6 M€). Spécialisée dans le secteur de l’e-santé, l’entreprise propose divers services, dont un annuaire numérique permettant aux patients d’accéder à une liste de praticiens présents dans leur région.

    Créé il y a neuf ans, Practo est parvenu à mettre en place un business modèle aujourd’hui stabilisé. Néanmoins, certains experts estiment que la concurrence – croissante dans le secteur – risquent de faire rapidement de l’ombre au groupe indien et que les professionnels de la santé finiront, à terme, par rejeter ce type de modèles les contraignant à payer pour être référencés en ligne.

    Objectif 2017 : créer un espace numérique sans frontières pour connecter les professionnels de la santé du monde entier

    Les entreprises états-uniennes Thrive Capital, Ru-Net, RSI Fund, Sequoia Capital, Matrix Partners, CapitalG (Google Capital), Altimeter Capital et le groupe belge Sofina font partie des investisseurs ayant participé à la levée de fonds menée en janvier. Ils sont regroupées sous le nom « Practo PTE », une société basée à Singapour.

    Fondé en 2008, Practo vise à améliorer l’accès aux soins et aux données de santé sur les marchés émergents :

    • Le groupe propose analyses et expertises en business développement à ses sociétés partenaires pour les aider à s’implanter dans le secteur de la santé ;
    • il connecte les consommateurs avec les fournisseurs de soins du monde entier (cliniques, hôpitaux).

    La plateforme mise au point par la société indienne recense à ce jour 20 000 praticiens, 10 000 hôpitaux et 5 000 centres de diagnostic. Elle est disponible en Inde, en Indonésie, aux Philippines, à Singapour et au Brésil.

    Grâce au dernier cycle de financement réalisé ce mois-ci, le groupe va pouvoir poursuivre son extension à échelle internationale.

    « Au cours des dernières année, Practo a connu une croissance de 90 % côté clients, de 80 % si on se concentre sur les rendez-vous effectués depuis la plateforme, soit huit fois plus d’examens médicaux réalisés et plus de 5 millions de dossiers de santé partagés », précise sur le blog de l’entreprise son P.-D.G, Shashank ND.

    En 2016, l’entreprise a acquis la société analytique indienne Enlightiks pour perfectionner sa plateforme et ses services aux entreprises.

    Objectif pour 2017 : fournir une infrastructure centralisée sur laquelle l’ensemble de l’écosystème du secteur pourra se connecter, créer, interagir et échanger de la valeur en croisant les différentes données recueillies par chaque acteur du marché mais aussi leurs moyens de communication et de paiements afin d’offrir une meilleure offre de soins mondiale.

    Practo : un business modèle basé sur l’offre d’une meilleure gestion de la relation client

    Le business modèle du groupe est basé sur deux principes : l’acquisition de sociétés et ses propres revenus.

    Le groupe a acquis cinq sociétés indiennes depuis sa création :

    • 1. QikWell : un logiciel de prise de rendez-vous en ligne (SaaS)
      Business modèle :
      • vente d’espaces publicitaires aux médecins et aux hôpitaux sur sa page de recherche et celle mettant en avant les « meilleurs résultats » ;
      • frais d’admission pour les médecins, les hôpitaux et les cliniques pour leur permettre d’utiliser le logiciel de prise de rendez-vous en ligne.
    • 2. FitHo : via l’application mobile LifeStyle, qui aide à prévenir les maladies.
      Business modèle : option freemium pour les patients.
      La société a été dissoute. Le service fait désormais partie de l’application Practo App.
    • 3. InstaHealth : un logiciel d’aide à la gestion des hôpitaux.
      Business modèle : logiciel de gestion de la relation client vendu aux hôpitaux et aux grandes cliniques. L’outil est disponible en tant que solution de paiement SaaS.
    • 4. Genii : une société de développement de logiciels.
      Acquisition pour mieux s’implanter sur le secteur de la health tech. Le but premier n’est pas la recherche de revenus.
    • 5. Enlightiks : une société analytique.
      Acquisition pour mieux s’implanter sur le secteur de la health tech. Le but premier n’est pas la recherche de revenus.

    Practo multiplie les outils facilitant la relation médecins/patients

    Le produit central de Practo est un moteur de recherche permettant aux patients de trouver des professionnels de santé en fonction de leur zone géographique, de leur spécialité, etc.
    Prix : gratuit pour les patients, payant pour les professionnels souhaitant être référencés (démo gratuite pendant un temps limité).

    Parmi ses autres services les plus utilisés, on retrouve :

    • Practo Ray :
      Practo Ray est un logiciel de gestion pour aider les médecins dans la pratique quotidienne de leur métier. Pour les hôpitaux et les cliniques, il se rapproche du principe de l’ERP : le praticien peut contrôler ses activités depuis son profil numérique.
      Prix : abonnement mensuel. Ce service représente la plus grande source de revenus du groupe jusqu’à présent.
    • Practo Profile
      Cet outil permet aux médecins, aux hôpitaux et aux cliniques de mieux contrôler leur profil numérique. Il comprend l’inscription sur Practo, la gestion de son profil professionnel et facilite la mise à jour d’informations pour que les patients aient accès aux informations les plus récentes sur le médecin, l’hôpital ou la clinique en question.
      Prix : payant pour les professionnels (médecins, hôpitaux, cliniques), gratuit pour les clients.
    • Practo Health Feed
      Practo propose un outil, type réseau social, afin de permettre aux médecins de poster des mises à jour ainsi que des conseils sanitaires au public. Les patients peuvent suivre les professionnels de leur choix.
      Prix : gratuit.
    • Practo Consult
      Il s’agit d’un service présenté sous la forme de « questions/réponses ». Les patients posent publiquement une question de santé sur la plateforme. N’importe quel médecin disposant d’un profil Practo peut y répondre.
      Prix : gratuit.
    • Practo Reach
      Vente d’espace publicitaire sur le site web et l’application de Practo.
      Prix : disponible sous différentes formules : mensuelles, trimestrielles, en fonction de la position géographiques, de la spécialités du médecin, etc.
    • Practo Tab
      Offre aux hôpitaux et aux cliniques un espace numérique pour leur faciliter la réalisation de certaines tâches basiques, comme la gestion des retours/critiques des patients, le recueil de données de santé, la prise de rendez-vous…
    • Practo et la livraison de médicaments
      Le groupe propose d’acheter des médicaments en vrac pour ensuite les vendre directement aux pharmacies et aux consommateurs. Il permet aussi l’achat, par les chimistes, de médicaments pour une livraison aux consommateurs.
    • Practo et la réservation de spas, salons et salles de gym
      L’entreprise permet d’effectuer des réservations dans des spas, des salons bien-être et des salles de gyms.
      Prix : Practo pourrait commencer à toucher des commissions sur ce type de services.

    Practo : un modèle éco stable mais inefficace à long terme ?

    Des dépenses importantes mais essentielles à ce stade de développement

    Pratec Technologies Pvt. Ltd est parvenu à multiplier par dix sa croissance au cours de l’année 2016 (mars 2015-mars 2016), tandis que ses pertes ont augmenté de 30 %.

    Dans le détail, ses revenus ont atteint les 297,3 millions de roupies (4 M€) au cours de l’année 2015, contre 23 millions (314 427 €) en 2014. Ses pertes atteignaient 128,5 millions de roupies (1,8 M€) en mars 2015, contre 98,8 millions (1,4 M€) l’année précédente, indique le Registrat of Companies (RoC).

    Selon les investisseurs, cette évolution est le signe d’une stabilisation de son modèle économique. « Les entreprises prospèrent seulement si leurs revenus augmentent plus vite que leurs dépenses. Certes, il y a des pertes. Mais, si les revenus augmentent plus vite que les dépenses, cela signifie que la société a le potentiel pour devenir une entreprise rentable », a déclaré en janvier 2016 Rutvik Doshi, directeur d’Inventus Capital Partners, une société de capital risque qui a investi dans Practo (Livemint.com).

    Les experts estiment que les pertes vont augmenter encore dans un avenir proche puisque Practo a récemment acquis de multiples sociétés et continue de se développer à échelle internationale.

    « À court terme, je m’attends à ce que les dépenses croissent. Il est logique de dépenser beaucoup d’argent à ce stade et de viser les marchés adjacents. Dans un an ou deux, ils pourront à nouveau accélérer leur croissance et la balance sera réajustée dans le bon sens », analyse R. Doshi.

    Principal risque : la montée de la concurrence et la création de sites médicaux personnalisés

    Bien que la société se porte bien aujourd’hui, certains acteurs du marché ont repéré quelques failles au sein du modèle établi par le groupe indien.

    « Je conviens que l’acquisition de patients en ligne est un excellent moyen pour les médecins de maximiser leurs revenus, car il limite les frais qu’un spécialiste doit payer à un intermédiaire classique pour améliorer son référencement, analyse le Dr. Aniruddha Malpani, fondateur et directeur de Malpani Ventures (société d’investissement indienne) dans un billet publié sur LinkedIn en août 2015. Cependant, les praticiens vont se retrouver face à un problème majeur : tous leurs concurrents sont répertoriés sur la même page, ils sont donc susceptibles de perdre facilement leurs patients. Ces [annuaires médicaux en ligne] ne permettent pas au professionnel de fidéliser leur patientèle : [à terme,] ils n’améliorent pas vraiment la relation médecin/patient ».

    L’homme d’affaires prévoyait la mise en place d’une formule payante, c’est effectivement le cas aujourd’hui : Practo propose différents tarifs aux professionnels pour bénéficier de son service de référencement. Résultat : les médecins n’auront plus aucun intérêt à être référencés par Practo, qui devrait par ailleurs faire face à l’émergence inévitable de nouveaux concurrents, comme ZocDoc ou JustDial, présents sur le même secteur, mais surtout Google, très performant en matière de référencement.

    « Sceptique ? Essayez de faire une recherche « neurologue à Bombay » sur JustDial, Google et Practo et observez ce que vous obtenez. Les résultats de recherche de Practo sont les pires, parce que les résultats mettent en avant un nombre important de non-neurologues. »

    Sur le long terme, le Dr. Malpani est convaincu que les médecins « se rendront compte qu’il est beaucoup moins cher et plus rentable de créer leur propre site web. En possédant leurs plateformes numériques personnelles, ils permettront à leurs patients de les trouver directement plutôt que d’avoir à passer par un intermédiaire numérique [les contraignant à payer le prix fort] ».

  • India: focus on the business model of Practo, a booming startup in the eHealth market

    Practo, a company based in Bangalore, India, raised $55 million (€51.2 million) in January 2017 in Series D founding in a round led by Chinese company Tencent.

    Practo now has a total funding of about $180 million (€167.6 million). Specializing in the eHealth sector, the company offers various services, including a digital platform allowing patients to access a list of doctors practicing in their area.

    Established nine years ago, Practo has managed to develop a business model now stabilized. However, some experts believe that its competitors – increasingly numerous – are likely to harm the development of the Indian group and that health professionals will ultimately reject this kind of model forcing them to pay to be referenced online.

    Objective 2017: create a digital space to connect  health professionals worldwide

    US firms Thrive Capital, Ru-Net, RSI Fund, Sequoia Capital, Matrix Partners, CapitalG (Google Capital), Altimeter Capital, Belgian group Sofina and Russian millionaire Yuri Milner are among the investors who participated in the round conducted in January. They are grouped under the name « Practo PTE, » a Singapore-based company.

    Founded in 2008, Practo aims to improve access to care and health data in emerging markets:

    • The group offers analysis and expertise in business development for its partners to help them settle in the health sector;
    • it connects consumers with healthcare providers worldwide (practitioners, clinics, hospitals).

    The platform developed by the Indian company currently lists 20,000 practitioners, 10,000 hospitals and 5,000 diagnostic centers. It is available in India, Indonesia, the Philippines, Singapore and Brazil.

    Thanks to the last round of financing, the group will be able to continue its expansion internationally.

    « Over the past year, Practo has seen 90 percent growth in patients, 80 percent more appointments booked, eight times more reviews from users and more than 5 million health records shared on the platform, » Shashank ND, the company’s CEO, said on the firm blog.

    In 2016, the group acquired Indian company Enlightiks analytics to improve its platform and its business services.

    Its goal by the end of 2017: providing a central infrastructure on which the entire ecosystem of the sector could connect, create, interact and exchange value « by linking layers of data, communication and payments to deliver better care ».

    Practo: a business model based on the offer of a better customer relationship management

    The group’s business model is based on two principles: the acquisition of companies and its own revenues.

    The group has acquired five Indian companies since its foundation:

    • 1. QikWell: a software for booking appointments online (SaaS)
      Business model:
      • selling advertising space to doctors and hospitals on its landing page and top results;
      • onboarding fee for doctors, hospitals and clinics to unable them using the online appointment booking software;
      • appointment booking fee from the doctor after the appointment is successfully booked and executed.
    • 2. Fitho: via mobile LifeStyle, a mobile app which helps prevent diseases (freemium model).
      Business model: freemium option for patients. Finally, the company was dissolved. The service is now part of Practo App.
    • 3. InstaHealth: a hospital management support software.
      Business model: InstaHealth created a software selling to hospitals and clinics to help them for their day to day management. The tool is available as a SaaS based recurring payment solution.
    • 4. Genii: a software development company.
      This acquisition was carried out to better penetrate the health tech sector. The main purpose is not to make money with it.
    • 5. Enlightiks: an analytic company.
      This acquisition was carried out to better penetrate the health tech sector. The main purpose is not to make money with it.

    Practo multiplies tools facilitating patients/health providers relationship

    The central product of Practo is a web search engine allowing patients to find health professionals based on their geographical area, their specialty, etc.
    Price: free for patients but not for professionals wishing to be referenced (free demo for a limited time).

    Among the other services used by Practo are:

    • Practo Ray:

    Practo Ray is a management software designed to help doctors in their daily practice. For hospitals and clinics, it is close to an ERP: the practitioner can control his activities from his digital profile.
    Price: monthly subscription. This service represents the largest source of revenue for the group so far.

    • Practo Profile
      This tool allows physicians, hospitals and clinics to have more control over their digital profile. It includes the inscription on Practo, the management of their professional profile and facilitates the updating of information.
      Price: free for patients, fees for professionals (doctors, hospitals, clinics).
    • Practo Health Feed
      Practo offers a kind of a professional network to enable physicians to post updates and health advice to their patients. Patients can follow the professionals of their choice.
      Price: Free.
    • Consult Practo
      QnA tool for patients. Patients can ask questions publicly on the platform. Any doctor with a profile on Practo can answer.
      Price: Free.
    • Reach Practo
      Through this service, advertising space can be sold on Practo website and app.
      Price: available in different size of packages: monthly, quarterly, geographically, etc.
    • Practo Tab
      It offers hospitals and clinics a digital space, a Tab, to do some basic tasks such as book appointments, leave feedback, collect data…
    • Practo and medicine delivery
      The group purchases medicines in bulk and sells them directly to chemists and consumers. It also allows the purchase of medicines through chemists for delivery to consumers.
    • Practo and booking spas, salons and gyms
      Customers can now make reservations in spas, salons and gyms rooms via its platform.
      Price: Practo could start charging commissions on these services.

    Practo: a stable business model but ineffective in the long run?

    The group’s expenses are important but essential at this stage of its development

    PRATEC Technologies Pvt. Ltd. posted a more than 10-fold increase in revenue in 2016 (from March 2015 to March 2016), while losses increased 30%.

    Its revenues increased to 297.3 million rupees (€ 4 million) in 2015, from 23 million (€ 314,427) in 2014. Its losses reached 128.5 million rupees (€ 1,8 million) in March 2015, against 98.8 million (€ 1.4 million) a year earlier, according to the Registrat of Companies (RoC).

    According to investors, this development is a sign of a business model stabilization. « Businesses thrive only if revenue grows faster than expenses. Yes, there are losses. But, if revenue grows faster than expenses, at some point in time the company has the potential to become a profitable business, » said in January 2016 Rutvik Doshi, director at Inventus Capital Partners, a venture capital firm (Livemint.com).

    Experts estimate that losses will rise further in the near future, as Practo recently acquired multiple companies and continues to grow internationally.

    « In the short term, I would expect the expenses to balloon. It makes sense to pump in a lot of money at this juncture and capture the adjacent markets. In a year or two, they can again accelerate and the cost will be recovered, » said Mr Doshi.

    Principal risk for Practo: the growth of competition and the creation of personal medical websites

    Although the company is doing well today, some industry experts have spotted some weaknesses in the business model established by the Indian group.

    « I agree that acquiring patients online is a great way for doctors to maximise their income, because it cuts out the referral fees the specialist in India needs to pay to the middleman, said Dr. Aniruddha Malpani, founder and director of Malpani Ventures (Indian investment company) in a post published on LinkedIn in August 2015. However, a major danger for doctors is that all their competitors are also listed on the same page, which means they are quite likely to lose their patients to their colleagues. Also, these sites do not allow the doctor to create patient engagement or loyalty, which means they don’t really enhance the doctor-patient relationship. »

    He predicts the implementation of a paid version, as is actually the case today: Practo offers different packages to health professionals to benefit from its referencing service. As a result, doctors will no longer have any interest in being referenced by Practo, which should also face the emergence of new competitors, such as ZocDoc or JustDial, present in the same sector, but especially Google, « he Big Daddy of search ».

    « Skeptical? Try doing a search for « neurologist in Mumbai » on JustDial, Google and Practo and see what you get. In fact, the Practo search results are the worst, because the results bring up lots of non-neurologists as well! »

    In the long run, Dr. Malpani believes that doctors « will realise that it’s much cheaper and more cost effective to publish their own website. By owning their own digital real estate, patients will be able to find them directly, rather than having to go through a digital middleman who wants to extract his pound of flesh ! »