Syndicats

  • Les sociétés health tech Novadiscovery et Koelis (Lyonbiopôle) obtiennent le label French Tech

    Après avoir auditionné le P.-D.G. de Novadiscovery, François-Henri Boissel, et le P.-D.G. de Koelis, Antoine Leroy, le comité de sélection du Pass French Tech #HealthTech a décidé à l’unanimité d’intégrer les deux entreprises dans la promotion nationale 2018 du Pass French Tech, a annoncé le 10 septembre 2018 dans un communiqué le pôle de compétitivité santé de la région Auvergne-Rhône-Alpes Lyonbiopôle, qui assure depuis 2016 le rôle d’opérateur santé du Pass French Tech.

    Novadiscovery et Koelis ont notamment été sélectionnés en raison de leur chiffre d’affaires « en hyper-croissance ». Les deux lauréats bénéficieront d’un accompagnement poussé afin de poursuivre leur développement. Il s’agit des deux premières « pépites régionales » à faire leur entrée dans le cercle restreint des sociétés labellisées « French Tech », précise le communiqué.

    Novadiscovery est une entreprise lyonnaise qui a mené pour la première fois en France des essais cliniques in silico afin de prédire l’efficacité d’un médicament en amont des essais sur l’homme. Koelis est quant à elle une société basée à Meylan (Grenoble-Alpes Métropole) qui développe et commercialise des dispositifs de navigation chirurgicale pour le diagnostic et le traitement ciblé du cancer de la prostate. Les deux entreprises sont membres de Lyonbiopôle.

    Les réactions des deux lauréats

    Pour François-Henri Boissel (Novadiscovery), cette labellisation est « une très bonne nouvelle pour l’entreprise » :

    « L’internationalisation est un enjeu primordial pour notre société, qui vise notamment le marché américain où la FDA est un fervent support des approches in silico pour dé-risquer le développement de nouveaux médicaments et maximiser les chances des patients dans les essais cliniques. Aux [États-Unis], les sociétés biotech comme pharma sont, de fait, ouvertes à notre approche, exploitant la modélisation mathématique nourrie de connaissances scientifiques et cliniques. Cette dernière permet d’améliorer la probabilité de succès en réduisant les coûts et le [délai de commercialisation] de nouvelles thérapies.

    Avec le Pass French Tech, nous serons accompagnés dans cette phase d’hyper-croissance cruciale afin de choisir la bonne trajectoire pour devenir leaders mondiaux d’un marché en émergence. Le Pass et ses partenaires facilitent les démarches à tous les niveaux pour que, sur les plans stratégique, tactique et opérationnel, nous soyons en capacité de monter en puissance très rapidement. À titre d’exemple, en tant qu’opérateur French Tech, nous pourrons bénéficier de procédures accélérées pour l’obtention de visas pour des profils étrangers. Nous sommes ainsi réellement choyés pour être dans les meilleures conditions afin de développer notre entreprise ! »

    Antoine Leroy (Koelis) :

    « Lyonbiopôle m’a proposé de candidater au vu de nos bonnes performances ces 3 dernières années. Avec une croissance moyenne de chiffre d’affaires de 50 % en 3 ans, notre dossier a été retenu par le comité, d’autant qu’il porte sur un domaine touchant la santé publique et pour lequel une technologie de pointe est née en France.

    Je suis heureux et fier d’être lauréat du Pass French Tech. Il s’agit tout d’abord d’une reconnaissance des années de travail et de la réussite que nous vivons – de quoi communiquer en interne pour encourager nos 40 salariés. De plus, cette labellisation met en lumière Koelis parmi les nombreuses PME innovantes qui cherchent l’appui de partenaires pour créer ou renforcer un cercle vertueux croissance/financement. Enfin, il s’agit également d’un engagement de ma part à promouvoir et participer au réseau French Tech dans le monde. Ainsi, je me tiens à la disposition des pilotes de la French Tech pour jouer ce rôle d’ambassadeur à l’international. »

  • Servier et Poietis s’associent autour d’un projet de bio-impression 4D de tissus hépatiques

    Servier, laboratoire pharmaceutique international et Poietis, start-up spécialisée dans la production de tissus vivants bio-imprimés, ont annoncé le 19 septembre 2018 avoir conclu un partenariat scientifique pluri-annuel portant sur l’utilisation de la technologie de bio-impression 4D de Poietis pour le développement et la production de tissus hépatiques.

    L’objectif est de proposer un modèle préclinique efficace pour la détermination de l’hépatotoxicité d’une molécule, à savoir son pouvoir de provoquer des dommages au foie, sachant que les modèles existants ont une durée de vie trop courte ou nécessitent une mise en œuvre complexe. La technologie proposée par Poietis présente le potentiel de pouvoir dépasser les limites des modèles actuels.

    Un micro-tissu permettant l’étude in vitro des phénomènes inflammatoires

    Le projet qui réunit les deux acteurs a pour objectif de garantir la sécurité non clinique des molécules produites par le laboratoire Servier.

    Traditionnellement, l’équipe en charge de  la sécurité non clinique utilise des outils classiques de toxicologie in vitro en recourant aux modèles animaux ou aux divers modèles de culture de cellules humaines, qui, du fait de leur courte longévité et complexité, présentent une utilité limitée.

    De la collaboration entre les deux acteurs est censé naître un nouveau tissu hépatique humain bio-imprimé complexe avec des lignées de cellules hépatiques humaines et des cellules immunocompétentes dans une architecture définie afin d’imiter in vitro le tissu hépatique humain et de prévoir l’hépatotoxicité des molécules.

    Réduire les effets indésirables hépatiques

    Le modèle de tissu humain permettra de :

    • faire progresser la compréhension des mécanismes d’hépato-toxicité ;
    • offrir des tests pour détecter le plus tôt possible d’éventuels effets délétères lors du développement des médicaments du laboratoire ;
    • réduire les effets indésirables hépatiques chez les patients dès la phase de tests cliniques.

    « Ce partenariat pluriannuel sur le développement de tissus hépatiques par bio-impression marque une étape importante pour le déploiement de la bio-impression 4D dans le domaine pharmaceutique. Suivant la mise en place de la collaboration avec la Katholieke Universiteit Leuven, l’université néerlandophone belge dont le siège est à Louvain, sur la bio-impression de cartilage pour la réparation tissulaire, ce nouveau partenariat scientifique avec les laboratoires Servier s’inscrit dans la stratégie de Poietis qui vise à étendre les applications de sa technologie en dehors des premières applications en dermo-cosmétique« , a ajouté le Dr Fabien Guillemot, Président et Directeur Scientifique de Poietis.

  • #FASN2018 : pour 94 % des acteurs de la santé, le numérique peut améliorer le parcours patient

    À l’occasion de l’étape du 20 septembre 2018 centrée sur l’hôpital du futur de la campagne Faire avancer la santé numérique (FASN), Care Insight a mené une enquête auprès des acteurs de la santé afin mettre en évidence leurs attentes pour l’hôpital, leur perception des innovations organisationnelles ou technologiques hospitalières.

    Ainsi, les réponses d’environ 300 personnes à un questionnaire diffusé entre juillet et septembre 2018 sur le site de la campagne FASN et sur les réseaux sociaux ont permis de constater que les acteurs de la santé attendent une optimisation des échanges entre professionnels à l’hôpital ainsi que de nouvelles mesures réglementaires à mêmes de favoriser l’innovation hospitalière, l’émergence de solutions numériques qui pourraient contribuer à fluidifier le parcours patient à l’hôpital.

    En effet, seuls 8% des répondants trouvent le partage d’informations au sein des hôpitaux publics « complètement efficient », et pour 44% d’entre eux, la priorité que devrait traiter le grand plan hôpital annoncé par le gouvernement en septembre 2018 est la coordination des professionnels, devant l’augmentation des effectifs salariés (22%), la modernisation de la tarification hospitalière (21%) et la réduction des déficits publics (7%). 

    De plus, 70% des participants au sondage estiment que les réglementations en vigueur ne favorisent pas l’innovation hospitalière alors que pour 94% d’entre eux, les solutions numériques peuvent contribuer à améliorer le parcours patient à l’hôpital. 59% des répondants leur trouverait même un « énorme potentiel » d’amélioration du parcours patient.

    En outre, Care Insight a interrogé les acteurs sur leur perception des regroupements hospitaliers sur les territoires, et 59% des répondants ont affirmé cette logique « compatible avec les hôpitaux de proximité préconisés par le récent rapport du Haut conseil pour l’avenir de l’assurance maladie » .

  • Dispositifs médicaux : Accuron MedTech Group ouvre un centre technologique de pointe à Singapour

    Accuron MedTech Group, le plus grand fabricant d’appareils médicaux d’Asie du Sud-Est, a annoncé le 13 septembre 2018 l’ouverture officielle de son nouveau centre de technologie (Technology Centre) à Singapour. « [Cette inauguration] marque une étape importante dans notre engagement à identifier et à développer des technologies de haute qualité qui [bouleversent le secteur médical] à Singapour et en Asie du Sud-Est », a déclaré Abel Ang, P.-D.G. du groupe.

    Le centre fournit des installations d’incubation et des services commerciaux qui seront mis à la disposition des sociétés dans lesquelles Accuron MedTech a investi.

    L’entreprise a une stratégie clairement définie pour investir dans des sociétés technologiques « hautement innovantes [ayant un fort impact sur le secteur] », complémentaires de ses activités centrées sur l’urologie et qui feront figure de catalyseurs de croissance pour ses opérations internationales.

    Plus tôt cette année, Accuron MedTech a révélé avoir investi 20 millions de dollars singapouriens (environ 12,5 M €) conjointement avec SEEDS Capital, la branche « investissement » d’Enterprise Singapore – l’agence gouvernementale chargée du développement des entreprises -, afin d’identifier et de booster la croissance de start-ups à fort potentiel basées au sein de la cité-État asiatique.

    Un centre unique pour renforcer les synergies entre les sociétés du groupe

    Depuis 2014, Accuron MedTech a effectué plus de 10 investissements stratégiques dans des sociétés innovantes, notamment dans AWAK Technologies et Advent Access, spécialisées dans les maladies rénales, ainsi que dans ASLAN Pharmaceuticals, une entreprise de biotechnologie experte en oncologie cotée au NASDAQ.

    Par l’inauguration de ce centre à Singapour, Accuron MedTech vise à renforcer les synergies entre les sociétés de son portefeuille en les rassemblant sur un lieu physique commun de plus de 2 000 mètres carrés (22 000 pieds carrés).

    Éviter les dépenses inutiles lors de la commercialisation d’un dispositif à l’international

    En évoluant au sein de cet espace unique, les différentes entreprises qui l’occupent ont ainsi la possibilité de se concentrer sur l’innovation de leurs produits sans avoir à engager des dépenses inutiles en capital ou en main-d’œuvre lorsqu’elles chercheront à commercialiser leurs dispositifs médicaux sur le marché mondial.

    Un centre de pointe

    AWAK Technologies, une société qui exploite une technologie de régénération pour l’insuffisance rénale terminale, est la première entreprise du portefeuille d’Accuron MedTech à transférer son siège au sein des nouveaux locaux.

    Les sociétés présentes sur le nouveau site pourront accéder aux multiples salles blanches et profiter des capacités de fabrication avancées du centre (prototypage rapide, fabrication clé en main, impression 3D, etc.). Elles pourront aussi tirer parti des ressources commerciales du groupe (R&D, finance, ressources humaines, business development).

    Un espace extensible

    Au fur et à mesure que les différentes entreprises du groupe migreront vers le centre technologique singapourien, il sera possible d’augmenter l’espace disponible de 50 %, précise Accuron MedTech.

  • #FASN2018 : Diabnext remporte le start-up challenge avec son carnet d’autosurveillance connecté

    À l’occasion de la campagne Faire avancer la santé numérique (FASN) organisée par Care Insight, s’est tenue le 20 septembre 2018 la finale d’un start-up challenge, événement pendant lequel deux start-ups lauréates du challenge ont eu l’opportunité de « pitcher » sur leur solution.
    Il s’agissait de Medicitus, qui propose un service de téléconsultation, et de Diabnext, fournisseur d’un dispositif permettant aux patients atteints de diabète insulinodépendant de digitaliser leur carnet d’autosurveillance.

    Ces 2 start-ups avaient été présélectionnées selon 4 critères – caractère innovant de la solution, pertinence de la stratégie de l’entreprise, cohérence du projet, cohérence et complémentarité entre les membres de l’équipe – par un jury composé de :
    – Livia Aouizerate, responsable des projets de R&D à Medicen ;
    – Amina Belkhir, déléguée régionale de Grand Enov ;
    – Joséphine Marie, chargée d’investissements Fonds Patient Autonome à Bpifrance.

    A l’issue de la séance de pitch et des délibérations du jury, Diabnext a remporté le prix « coup de cœur du jury ».

    Les services développés par les start-ups lauréates du challenge

    Le carnet d’autosurveillance connecté de Diabnext

    Laurent Nicolas, P.-D.G. et co-fondateur de Diabnext, a présenté une plateforme de monitoring du diabète reliée à un carnet digital d’auto-surveillance entièrement automatisé à destination des patients souffrant d’un diabète insulino-dépendant.

    En effet, le diabète est une maladie contraignante pour les patients, qui doivent tenir à jour un « carnet d’autosurveillance » afin d’échanger au mieux avec leur endocrinologue. Pour faciliter la gestion de la maladie au quotidien, Diabnext lancera d’ici la fin 2018 sa solution connectée à des dispositifs automatiques de recueil des données, adaptables aux stylos à insuline et aux glucomètres disponibles sur le marché : chaque mesure de glycémie effectuée avec un glucomètre et chaque injection d’insuline réalisée avec un stylo à insuline est transmise à l’application mobile Diabnext, téléchargeable sur smartphone, permettant au patient d’enregistrer automatiquement, exhaustivement et sans contrainte ses données, de les suivre précisément et de les partager avec les professionnels de santé de son choix.

    La plateforme donne également accès à des supports pédagogiques conçus pour les patients diabétiques. Une prochaine étape du développement de Diabnext consiste en l’adjonction au système d’une intelligence artificielle à même de conseiller le patient au quotidien, de façon personnalisée, dans l’objectif de l’aider au quotidien dans ses prises de décisions, notamment en ce qui concerne son alimentation et la pratique d’une activité physique adaptée.

    En outre, cette solution de Diabnext a été déclarée conforme par la DGOS pour participer au programme Etapes (Expérimentations de télémédecine pour l’amélioration des parcours en santé). Elle est par ailleurs sécurisée et hébergée sur des serveurs agréés Asip Santé.

    Concernant le modèle économique adopté par la start-up pour le déploiement de son dispositif, Laurent Nicolas a indiqué que l’application mobile Diabnext était téléchargeable gratuitement – seules des fonctionnalités supplémentaires sont payantes (abonnement d’environ 2 € par mois). En revanche, le patient doit se munir de deux appareils connectés (Clipsulin et Gluconext), capables de transmettre les données depuis le stylo à insuline ou le lecteur de glycémie vers l’application. De plus, la labellisation du système par la DGOS le rend éligible au remboursement par la Sécurité sociale.

    La téléconsultation de Médicitus

    Eric Roussin, P.D.G. et fondateur de Médicitus, était présent pour présenter une plateforme de télémédecine permettant d’obtenir une téléconsultation, éventuellement un diagnostic et une prescription, et de télécharger ses données de santé (alimentation du DMP, téléchargement des résultats d’analyses médicales, etc.). 

    Cette plateforme s’appuie sur un réseau de médecins généralistes ou spécialistes afin de proposer aux patients une prise en charge rapide, réduisant les inégalités d’accès aux soins et facilitant le suivi en sortie d’hospitalisation.

    Concrètement, cette solution de télémédecine peut permettre aux patients qui le souhaitent, après une rencontre avec l’équipe de la start-up et une brève formation à l’utilisation de la plateforme, de bénéficier à son domicile de téléconsultations.

    Elle donne également la possibilité aux médecins, qu’ils soient salariés d’un établissement de santé ou libéraux, ainsi qu’aux établissements de santé et aux Ehpad, de proposer ce type de consultations et de disposer d’un chariot d’objets connectés (stéthoscope, dermatoscope, otoscope, oxymètre, tensiomètre, etc.) reliés à la plateforme. La start-up désire aussi équiper environ 1 000 pharmacies dans le but que l’officine puisse devenir un lieu de téléconsultation pour les patients désirant un accompagnement.

  • Des start-ups de e-santé françaises aux Journées pratiques respiration-sommeil d’octobre 2018

    À l’occasion des 10 ans des Journées pratiques respiration-sommeil (JPRS), qui se tiendront du 4 au 6 octobre 2018 au Palais des congrès de Bordeaux, la Fédération française de pneumologie (FFP) et l’Observatoire sommeil en pneumologie libérale (OSPL) accueilleront des start-ups dans un « Village Innovation e-Santé – French Tech », soutenu par la French Tech Bordeaux et par le réseau French HealthTech.

    Les sociétés choisies pour leurs solutions innovantes liées, notamment, aux pathologies chroniques respiratoires et du sommeil bénéficieront d’un accompagnement au développement de leurs outils ainsi que d’une visibilité accrue aux côtés d’autres acteurs de la e-santé tels que Philips, Novartis, Bastide Médical, Dom’Air Santé, France Oxygène, etc.

    Parmi les start-ups retenues figurent Meyko, Ludocare, Rythm, Biosency, MacadamTonic, Bliss, RVitality, Chronolife, Anamnese et BforDoc.

  • Singapour : 4 sociétés de télémédecine rejoignent un programme d’expérimentation du gouvernement

    Quatre nouveaux fournisseurs de services de télémédecine ont rejoint le 7 septembre 2018 le nouveau programme du ministère de la Santé (MOH) Licensing Experimentation and Adaptation Programme (LEAP). Lancé en avril, le LEAP sera maintenu jusqu’à ce que les actes de télémédecine soient officiellement autorisés en vertu de la loi sur les services de santé de la cité-État.

    Les quatre acteurs en question sont les sociétés de télémédecine MyDoc et Doctor Anywhere, l’application de livraison de médicaments à domicile Speedoc et MaNaDr, qui permet notamment aux patients de prendre des rendez-vous en ligne et de discuter à distance avec un médecin.

    Deux autres sociétés avaient déjà intégré le programme. Il s’agit de Ringmd, un dispositif mobile via lequel les patients peuvent réaliser des appels vidéo avec un généraliste basé à Singapour, et de WhiteCoat, une plateforme virtuelle proposant des consultations de télémédecine.

    LEAP : un programme pour expérimenter les modèles de soins innovants

    Lancé en 2018 par le ministre d’État à la Santé singapourien, le Dr Lam Pin Min, le Licensing Experimentation and Adaptation Programme (LEAP) est « une initiative de sandbox réglementaire qui permet de développer en toute sécurité des modèles de soins innovants dans un environnement contrôlé », explique le ministère de la Santé (MOH) sur son site web.

    Contexte

    « Au cours des dernières années, Singapour a connu une croissance dans le secteur de la télémédecine, les acteurs publics et privés étant apparus pour offrir une variété de services aux patients », relève le MOH, soulignant que la télémédecine permettait d’offrir une meilleure commodité aux patients et une meilleures accessibilité aux offres de soins et aux médicaments.

    La médecine mobile (visites à domicile), par ailleurs, « offre une plus grande accessibilité aux patients qui, pour diverses raisons, ne peuvent pas se rendre dans un hôpital ou une clinique, en amenant des praticiens à leur chevet », ajoute le ministère.

    Modalités du programme

    Dans le cadre du programme LEAP, le ministère de la Santé va se concentrer sur la mise en place d’un cadre réglementaire relatif aux services de télé-consultation et de médecine mobile, en invitant les fournisseurs concernés à participer à son expérimentation.

    Il collaborera avec les fournisseurs retenus pour :

    • définir des conditions limites claires pour la pratique de ces deux exercices particuliers ;
    • entreprendre des stratégies de gouvernance clinique et des données ;
    • établir des stratégies d’atténuation des risques pour les patients.
  • Coalition S : un programme européen pour ouvrir l’accès en ligne aux publications scientifiques

    Science Europe, association regroupant les principales organisations de financement de la recherche et les organisations de recherche européennes, a annoncé le 4 septembre 2018 le lancement de Coalition S, un programme visant à favoriser un accès complet et immédiat – dans des revues ou plateforme à accès libre conformes – aux publications scientifiques financées par des fonds publics.

    Cette initiative, qui fédère 11 organismes nationaux de financement de la recherche et invite les bailleurs de fonds de recherche du monde entier à participer, est soutenue à l’échelle internationale par la Commission européenne et le Conseil européen de la recherche.
    Au niveau national, alors que la ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche Frédérique Vidal a annoncé le 4 juillet 2018 un plan pour la science ouverte, la France appuie ce projet via la participation de l’Agence nationale de la recherche (ANR).

    Concrètement, pour parvenir d’ici 2020 à ouvrir l’accès aux publications scientifiques, l’initiative Coalition S propose aux 11 organismes nationaux participants et à ceux qui les rejoindront de coordonner leurs actions autour de 10 principes, qui constituent le « Plan S ».

    Les 10 principes du plan S

    • Les auteurs doivent pouvoir conserver leurs droits d’auteur sur leurs publications, sans aucune restriction. Toutes les publications doivent paraître sous une licence ouverte, de préférence la « Creative Commons Attribution Licence CC BY ». Dans tous les cas, la licence utilisée doit être conforme aux exigences définies par la déclaration de Berlin. 
    • Les bailleurs de fonds assureront conjointement la mise en place de critères et d’exigences robustes pour les services que les revues et les plates-formes open access (en libre accès) conformes devront fournir.
    • S’il n’existe pas encore de revues ou de plateformes en libre accès de grande qualité, les bailleurs de fonds inciteront, de manière coordonnée, à les créer et à les soutenir, le cas échéant ; le support sera également fourni pour les infrastructures en libre accès, si nécessaire.
    • Les publications en open access doivent être financées par les bailleurs de fonds de recherche ou les universités, non par les auteurs eux-mêmes ; tous les scientifiques devraient pouvoir publier leurs travaux en libre accès même si les institutions dont ils dépendent disposent de moyens limités.
    • Les financements des publications en open access doivent être standardisés et plafonnés en Europe.
    • Les bailleurs de fonds demanderont au universités, aux organisations de recherches et aux bibliothèques d’aligner leurs politiques et leurs stratégies, notamment pour garantir une transparence.
    • Si ces principes s’appliquent à tous les types de productions de recherche, il n’est pas attendu que les monographies, les encyclopédies et les autres livres puissent être disponibles en accès libre avant le 1er janvier 2020.
    • L’importance des archives ouvertes pour l’accueil des nouveaux travaux de recherche est reconnue : ces dépôts ouverts ont une fonction d’archivage à long terme et portent un potentiel d’innovation éditoriale.
    • Les modes de publication « hybrides » – accessibles uniquement sous abonnement mais via lesquels les auteurs peuvent publier leurs travaux en open access moyennant versement de frais de publication supplémentaires – ne sont pas en accord avec les principes ci-dessus.
    • Les bailleurs de fonds surveilleront que les acteurs concernés respectent ces principes et sanctionneront ceux qui ne les appliquent pas.

    La position de l’Inserm

    Signataire de la Déclaration de San-Francisco sur l’évaluation de la recherche (DORA), qui propose notamment « d’exploiter les possibilités offertes par la publication en ligne », l’Inserm s’est « réjoui » de cette initiative. 

    Dans une dynamique similaire, l’institut français avait déjà augmenté de 22 % entre 2015 et 2017 son taux de publications en accès libre en ligne payées par l’organisme : environ 30 % des publications de l’Inserm sont disponibles en accès libre en 2018.

  • 3 jours de formation des jeunes talents de l’innovation en santé (26-28/09/2018, Paris)

    Le mouvement yeti.h (young entrepreneurs talented of innovation in healthcare), réseau d’acteurs de formation, d’entreprises innovantes et d’associations animé par Medicen Paris Région, organisera à Paris du 26 au 28 septembre 2018 la yeti.h school, « 3 jours de formation des jeunes talents de l’innovation en santé ».

    Cet événement s’adresse aux étudiants, aux chercheurs, aux entrepreneurs, etc., porteurs d’un projet innovant en santé : la mission que se fixe le mouvement yeti.h consiste en la valorisation des talents de l’innovation en santé, de l’entrepreneuriat et des approches multi-disciplinaires.

    L’inscription à cette formation peut être réalisée via le lien ci-contre.

    Programme de l’événement

    Jour 1 (26/09/2018) : « Idéation : qu’est-ce qu’innover dans le secteur de la santé ? »

    • Matin

    Table ronde : « Qu’est-ce qu’une innovation en santé ? »

    Intervention inspirante : « L’innovation multidisciplinaire »

    Atelier : « Qu’est ce que le Design Thinking ? » ; exercices sur l’observation

    • Après-midi

    Atelier pratique de design thinking, en petits groupes 

    Keynote et échanges, animés par l’Institut Roche

    Témoignage : « Start up ou PME : la naissance de l’idée »

    Jour 2 (27/09/2018) : « Création : comment créer ou gérer un projet innovant ? »

    • Matin

    Intervention inspirante : « Pourquoi j’ai choisi de monter ma start-up ? »

    Table ronde : « Création de projets innovants: quoi/quand/comment ? »

    Tutoriel : « Créer sa start-up, les grandes étapes »

    Atelier : « Outils de gestion de projets »

    • Après-midi

    Atelier/Formation de montage de projet (session coachée) 

    Témoignage  : « Start up : incubation/accélération, retour d’expérience »

    Intervention et échanges, animés par Servier

    Jour 3 (28/09/2018) : « Interaction : comment faire vivre un projet innovant ? »

    • Matin

    Table ronde : « Entrepreneurs, intrapreneurs ou collaborateurs ? »

    Intervention inspirante : « Les industriels vous cherchent ! »

    Atelier : « Pitcher comme une start-up ou comme un candidat »

    • Après-midi

    Atelier pratique : « Préparer un pitch »

    Keynote et échanges, animés par InterSystems

    Présentation de programmes/formation des partenaires 

    Mot de la fin ; avis des participants par sondage

  • L’université nationale de Singapour soutiendra la création de start-ups en e-santé

    L’Université nationale de Singapour (NUS) devrait consacrer 25 millions de dollars singapouriens (15,62 M €; 18,16 M USD) sur une période de cinq ans à l’incubation et au lancement de 250 startups spécialisées dans les technologies de pointe, co-créées avec ses étudiants diplômés et son personnel de recherche. Ce projet s’inscrit dans le cadre d’une nouvelle initiative annoncée le 4 septembre 2018 par le ministre des Finances singapourien, Heng Swee Keat, à l’occasion de la cérémonie d’ouverture du nouveau bâtiment de l’établissement : « innovation4.0 » (i4.0), la dernière contribution de la NUS à l’initiative « smart nation » de la cité-État.

    Installé au sein du innovation4.0, le Graduate Research Innovation Programme (Grip) de la NUS fera appel aux étudiants des cycles supérieurs, aux boursiers postdoctoraux et aux personnels de recherche de l’université pour fonder et développer des start-ups à fort potentiel basées sur des technologies novatrices qui leur donneront un avantage durable sur les acteurs historiques de leur secteur ou leur permettront de créer de nouveaux marchés. La santé numérique fait partie des domaines clés de ce programme.

    Le processus de sélection du premier lot de start-ups est actuellement en cours et devrait être finalisé d’ici le mois d’octobre 2018. Les sociétés retenues suivront un programme intensif de validation et de création d’entreprise de trois mois, en collaboration avec des acteurs expérimentés de l’entrepreneuriat, et pourront recevoir un financement total de 100 000 SGD (environ 62 500 €), en partie versé par la NUS, afin de les aider à déployer leurs solutions sur le marché.

    100 000 SGD (62 500 €) seront versés aux start-ups sélectionnées

    Le premier appel à candidatures pour le Graduate Research Innovation Programme (Grip) sera lancé au cours du mois de septembre 2018, a déclaré le président de l’université nationale de Singapour (NUS), Tan Eng Chye.

    Dans les trois à six mois suivant la sélection des dossiers, et une fois le processus de création d’entreprise achevé, les start-ups retenues seront évaluées par un panel d’experts dans l’optique d’obtenir un premier soutien de 50 000 dollars singapouriens (31 266 € ; 36 321 USD), qui leur permettra de financer le développement de leurs prototypes et de poursuivre leur formation auprès d’acteurs expérimentés de leur secteur.
    Les jeunes sociétés recevront ensuite 50 000 dollars supplémentaires de la part de la NUS afin de poursuivre le déploiement de leur projet commercial et de se lancer sur le marché.

    Dans le cadre du programme, l’université nationale de Singapour fournira également des conseils en gestion de projet, des services de prototypage, et permettra aux start-ups de tester leurs solutions en laboratoire.

    Des « espaces de travail interactifs » centrés, entre autres, sur la santé numérique

    Le bâtiment innovation4.0 (i4.0) est centré sur six domaines et abrite 12 entités de recherche, y compris le NUS Smart Nation Research Cluster et le Cybersecurity Laboratory, ainsi que des équipes spécialisées dans l’intelligence artificielle (IA) et la science des données. La NUS a indiqué que jusqu’à huit équipes de recherche supplémentaires devaient s’installer dans les nouvelles installations d’ici la fin 2019.

    Des « espaces de travail interactifs » destinés à alimenter des idées dans des domaines tels que la santé numérique (digital health), la mobilité intelligente (smart mobility), la vie intelligente (smart living) et la logistique intelligente (smart logistics), vont être mis en place au sein de l’i4.0.

    Lorsqu’il sera pleinement opérationnel, d’ici deux ans, le bâtiment devrait abriter plus de 1 000 chercheurs, inventeurs et personnels de soutien, a avancé l’université.

    Le gouvernement singapourien veut investir massivement dans le numérique

    Le ministre des Finances singapourien, Heng Swee Keat, a déclaré que le gouvernement singapourien avait déjà beaucoup investi afin de pouvoir exploiter les nouvelles opportunités offertes par la convergence numérique et qu’il était prêt à investir davantage mais qu’il devait « se différencier et [explorer] en profondeur » le secteur car de nombreuses autres grandes entreprises et pays investissaient également massivement dans les technologies numériques. « Nous allons donc investir stratégiquement et jouer sur nos points forts », a-t-il expliqué.

    Un MoU signé entre le programme national AI Singapore et une société experte en IA

    M. Heng a également assisté à la signature d’un protocole d’entente entre le programme national AI Singapore et Element AI, l’une des principales sociétés mondiales d’applications d’intelligence artificielle (IA).

    Element AI aidera les entreprises locales à comprendre et à adopter l’IA plus rapidement et de manière significative afin de « créer ensemble à un impact mondial » sur le marché, a ajouté le ministre.