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  • Appel à projets : La Fondation MACSF soutient la télémédecine et les objets connectés

    La Fondation MACSF (Mutuelle d’assurance du corps de santé français) accorde une fois par an un soutien financier à des projets innovants, notamment ayant trait à la télémédecine, aux applications et objets connectés en santé, à la simulation, l’intelligence artificielle, etc.

    Date limite de dépôt des candidature : Mardi 20 mars 2018 à minuit

    Le projets éligibles

    Seuls peuvent être porteurs de projet :

    • des organisations de professionnels de santé libéraux ; 
    • des professionnels de la santé des établissements de soins ;
    • des universités et instituts de formation en santé ;
    • des associations de patients ou reconnues d’utilité publique.

    Le dossier de candidatures doit concerner l’une des thématiques suivantes :

    • la formation initiale et continue des soignants ;

    • l’innovation en santé : la Fondation peut soutenir des projets ayant trait à la télémédecine, aux applications et objets connectés en santé, à la simulation, l’intelligence artificielle ou encore les start-ups, etc. ;

    • les projets solidaires et caritatifs : des projets de soins en faveur des plus démunis, des actions destinées aux professionnels de santé les plus vulnérables.

    Parmi les précédents lauréats, le CHI André Grégoire de Montreuil pour son projet « MAEVA » : Mallette accompagnement des enfants visiteurs en réa et sa version appli, ou encore l’association FORMATICSanté, pour l’action « Le secret professionnel, axe fort du MOOC Initiation à la e-santé ».

    La dotation financière n’est pas prééfixée, elle dépendra du projet.

    Accédez au dossier de candidature via ce lien.

  • Le GIP ESEA Nouvelle-Aquitaine choisit Carestream pour créer un dossier d’imagerie patient unique

    Le GRADeS GIP ESEA Nouvelle-Aquitaine a choisi de confier à la société Carestream la mise en œuvre du projet KRYPTON visant à permettre la gestion et l’échange des données d’imagerie médicale à l’échelle de la région Nouvelle Aquitaine.

    Annoncé par ESEA Nouvelle-Aquitaine le 16 février 2018, le cœur du projet consiste en la constitution d’un dossier d’imagerie unique mutualisé au service d’un parcours de soin efficient pour chaque patient.

    Le nouveau GRADeS GIP ESEA Nouvelle-Aquitaine, opérationnel depuis le 1er octobre 2017, se substitue aux GCS e-santé Poitou-Charentes et TéléSanté Aquitaine, ainsi qu’à l’activité e-santé du GCS Epsilim (Limousin).

    Un dossier unique à échelle régionale pour un parcours de soin plus efficace

    Les services proposés par la plateforme de Carestream rendent possibles l’échange et le partage des données d’imagerie médicale de manière simple et sécurisée, en permettant aux professionnels de santé et aux patients de Nouvelle-Aquitaine de collaborer autour des parcours de soins.

    Sous l’impulsion de l’Agence Régionale de Santé Nouvelle-Aquitaine, les services mis à disposition des acteurs professionnels par le GIP ESEA couvrira notamment :

    • la constitution d’un dossier d’imagerie « patient » KRYPTON unique au niveau de la région permettant l’accès à toutes les antériorités disponibles, quel que soit la structure utilisatrice de KRYPTON dans laquelle les examens précédents ont été réalisés ;
    • la mise en place de parcours de soins collaboratifs, comme la demande d’avis avant transfert d’un patient ou la demande de second avis ;
    • la diffusion des résultats vers les médecins prescripteurs et les patients, qui permettra à tout professionnel impliqué dans la prise en charge d’un patient un accès unique, simple et sécurisé aux examens d’imagerie médicale, quelle que soit les structures dans lesquelles les examens ont été réalisés.

    Fonctionnalités logicielles

    Carestream propose aux professionnels de santé, y compris en situation de mobilité, des outils tels que :

    • outils de création de comptes rendus multimédias dynamiques ;
    • outils de post-traitement avancé intégrés aux applications de diagnostic ;
    • outils de gestion de l’imagerie hors radiologie.

  • Le patient connecté, acteur de sa santé – l’un des RV du Salon Santé pour tous, 9-11/03/2018 à Paris

    L’Association Médecine pour Tous (AMT) organise la première édition du Salon Santé pour tous à l’Espace Champerret à Paris du 9 au 11 mars 2018.

    Le salon Santé pour tous a pour ambition de rassembler les principaux acteurs de l’écosystème de santé tels que les professionnels de santé, laboratoires, fabricants de solution santé et e-santé, institutions, fondations, sociétés savantes, associations d’usagers, établissements de soins, groupements pharmaceutiques, complémentaires santé, etc.

    Plus de 10 000 visiteurs (patients, non patients, aidants et professionnels de santé) sont attendus pour cette première édition, qui accueillera plus de 50 exposants et proposera plus de 40 conférences, tables rondes, débats et symposiums animés par des experts et 10 ateliers participatifs accessibles à tous pendant la durée du salon.

    Entrée gratuite en ligne (8€ sur place), sur le lien ci-contre.

    Extrait du programme

    Une large part du programme scientifique sera consacrée à l’éducation du patient en matière de :

    • prévention des grands fléaux de santé publique (cancer, diabète, maladies cardio-vasculaires et respiratoires, maladies infectieuses, etc.) ;
    • lutte contre les facteurs de risque (tabagisme, alcoolisme, obésité, sédentarité).

    D’autres thèmes comme l’automédication responsable, l’usage des médicaments génériques, la vaccination, la chirurgie ambulatoire, santé et environnement et la médecine humanitaire seront aussi abordés.

    Des ateliers participatifs permettront aux visiteurs d’effectuer des tests de dépistage et de se former aux gestes de premiers secours.

    Les conférences spécifiquement dédiées à la e-santé :

    Vendredi 9 mars

    14h La télémédecine au service du patient ?

    Par François Teboul, Directeur médical BewellConnect, VisioMed, Dr Franck Baudino, Président Fondateur d’H4DM, Yonathan Abbou, Président et Fondateur de Safesanté et Sabrina Chetioui, Directrice du développement de MesDocteurs

    14h45 Mieux connaître ses droits en santé

    Par Roger Mignot, Représentant des usagers du système de santé

    15h30 Réalité mixte et intelligence artificielle : une première mondiale pour révolutionner la chirurgie de demain

    Par Dr Thomas Grégory, chirurgien orthopédiste, Hôpital Avicenne de Bobigny (AP-HP) et Antoine Denis, Microsoft France

    Samedi 10 mars 

    11h Prendre son rendez-vous chez le médecin par internet : oui, mais attention !

    Par Dr Luc Réfabert, coordonnateur de la commission pratiques libérales et nouvelles technologies de l’URPS médecins libéraux Île-de-France.

    14h Le patient connecté, acteur de sa santé

    Par Priscille Godde, Directrice marketing, Laboratoire Arrow

    17h L’apnée du sommeil chez l’adulte et l’enfant

    Par Dr Anne-Hélène Giraud, médecin généraliste spécialiste des pathologies du sommeil, Hôpital privé de la Loire, St Etienne, Ramsay Générale de Santé

    18h30 Les nouvelles technologies numériques au service de la santé et de la recherche

    Dr Adnan El Bakri, urologue, CHU Reims et Fondateur d’InnovSanté InnovHealth

    Concours de pitchs de start-ups de la e-santé

    Vendredi 9 mars à 16h30

    Le jury ci-dessous va sélectionner la meilleure innovation:

    • Apparius Corporate Finance ;
    • Seventure Partners ;
    • Cap Digital :
    • Club Digital Santé ;
    • France eHealthTech ;
    • Microsoft.
  • MiMédI, un projet de la région BFC autour du bioréacteur de production de médicaments innovants

    Le projet MiMédI (Microtechniques pour les médicaments innovants), réunissant 10 acteurs de la région Bourgogne Franche-Comté autour de la mise au point d’un bioréacteur, a donné naissance à une production de médicaments innovants locale qui seront testés par le Centre Hospitalier Universitaire de Besançon, comme l’a annoncé ce dernier le 15 février 2018.

    L’association est née du désir de réponde à l’enjeu de l’industrialisation des médicaments innovants, véritable défi pour les acteurs des filières. Le projet mobilise une dotation de 13,6 millions d’euros en provenance des fonds FEDER et du fonds régional d’innovation Bourgogne Franche-Comté.

    Les ambitions nourries résident dans :
    • l’optimisation de la fabrication médicaments innovants par l’apport des microtechniques pour en réduire les coûts de fabrication ;
    • la contribution à l’émergence et à la diffusion des thérapies innovantes personnalisées au service de la médecine de demain.

    Une salle blanche miniature pour vaincre les barrières à l’entrée

    Cette mobilisation vise à vaincre le principal obstacle caractérisant la filière du biomédicament innovant, à savoir d’importantes barrières à l’entrée. C’est pourquoi 6 entreprises, 3 académiques et un organisme de transfert de technologie se sont fédérés pour se mettre au service d’un projet visant à permettre un accès plus rapide des patients aux nouveaux traitements personnalisés à un prix abordable pour les patients et supportable par les systèmes de santé.

    MiMédI a été monté dans le cadre du programme de spécialisation intelligente (RIS3) pour un coût total de 13,6 millions d’euros financé à hauteur de 75 % par les fonds FEDER et cofinancé en partie par la région.

    Acteurs mobilisés autour du processus de production industrialisée

    Cette mission de construction d’un bioréacteur pour une production de médicaments innovants qui soit maîtrisée et à grande échelle est menée par les sociétés ILSA, chef de file du projet, SMALTIS, AUREA Technology, Diaclone, BioExigence, MED’INN’ Pharma.

    Dans la catégorie acteurs académiques et société de transfert on compte l’Établissement Français du Sang Bourgogne Franche-Comté, l’institut FEMTO-ST (UMR 6174), l’UMR 1098 « Interactions Hôte-Greffon-Tumeur & Ingénierie Cellulaire et Génique », FEMTO Engineering et le CIC Inserm 1431 du CHU de Besançon.

    À terme, les partenaires espèrent :

    • développer de nouveaux process de production avec la mise au point d’un bio-réacteur intégrant différents modules spécifiques à chacune des étapes de production d’un biomédicament ;
    • produire des lots cliniques qualifiés en vue de leur évaluation dans les essais à conduire sur l’animal et l’homme.

    Le CHU de Besançon validera la sécurité et l’efficacité de la production

    À l’issue de la production et de la qualification des médicaments innovants, ces derniers seront évalués dans le cadre d’études cliniques au sein du Centre d’Investigation Clinique du CHU (CIC Inserm 1431) via son module « Biothérapies » qui se chargera notamment des phase I et II nécessaires à l’évaluation clinique de ces nouveaux médicaments.

    En prenant part à ce projet mêlant biothérapies et innovations technologiques, le CHU de Besançon revendique sa position de meneur dans la dynamique de l’écosystème régional.

  • Servier ouvre Servier BioInnovation, son lab innovation au sein du vivier de l’innovation de Boston

    Servier, laboratoire pharmaceutique français, a annoncé l’ouverture de Servier BioInnovation, son lab dédié à l’innovation, à Boston afin d’identifier de nouvelles opportunités en R&D et d’intensifier les activités de développement de ses activités aux États-Unis, le 23 février 2018.

    La laboratoire a également nommé le Dr Christian R. Schubert en tant que Directeur de Servier BioInnovation, qui se chargera :
    • d’identifier les opportunités et les partenaires potentiels dans le cadre des 5 aires thérapeutiques du Groupe ;
    • d’établir un plan d’actions à mettre en œuvre afin d’augmenter la visibilité de Servier dans la région Est des États-Unis.

    Première base du Réseau International de Recherche Servier (SIRN)

    La conquête du marché américain est une priorité pour Servier, puisque celui-ci constitue 47% du marché mondial, notamment dans le domaine de l’oncologie, un axe prioritaire de recherche pour le laboratoire.

    Servier n’en est pas à sa première initiative mobilisant des acteurs américains, puisqu’il a conclu des partenariats privés et publics avec :

    • des laboratoires Pfizer et Amgen ;
    • des incubateurs tels que LabCentral, Plug and Play Health & Wellness ;
    • le MIT ou la prestigieuse université d’Harvard

    C’est le premier établissement de l’industriel d’un réseau international de recherche qui vise à renforcer la visibilité du groupe, attirer les talents et établir des partenariats de Recherche et de Développement, grâce à représentation dédiée dans les meilleurs centres d’innovation mondiaux.

    La prochaine étape en 2018 est l’ouverture de centres à San Francisco et à Pékin.

  • Apple ouvre au printemps ses premiers centres de santé à destination de ses employés aux États-Unis

    Selon un article du journal de la chaîne américaine CNBC en date du 27 février 2018, Apple est en train de préparer l’inauguration de son réseau de centres de santé « AC Wellness Network » avec l’ouverture au printemps 2018 de deux centres de santé aux États-Unis dans la région de Santa Clara, à proximité du siège social d’Apple.

    La société américaine compte ainsi asseoir sa position dans le secteur de la santé et utiliser les centres destinés à ses employés et leurs familles pour tester ses propres innovations dans le domaine.

    Les centres de santé doivent selon Apple délivrer la meilleure expérience de santé au monde à leurs usagers.

    Selon la chaîne CNBC, interrogé sur la question, Apple a refusé toute déclaration.

    Le média américain fonde ses propos sur la création récente d’un site web en toute discrétion avec comme nom de domaine « acwellness.com » et la publication d’offres d’emploi qui portent à croire qu’Apple est en train de constituer une équipe médicale pour son réseau de centres de soins primaires, qui serait amené à être géré indépendamment d’Apple en tant que filiale du groupe (AC Wellness Network).

  • L’ARS Bretagne dote de 3 M€ le Projet Médico-Soignant Partagé au sein du GHT Haute Bretagne

    Un Contrat Hospitalier de Territoire (CHT) a été signé entre l’Agence Régionale de Santé Bretagne et les 10 établissements publics de santé membres du Groupement Hospitalier de Territoire Haute-Bretagne le 27 février 2018 au Centre Hospitalier Universitaire de Rennes.

    Ce contrat introduit une innovation organisationnelle des praticiens hospitaliers et implique un soutien financier de l’ARS, sur cinq ans, afin de favoriser le déploiement du Projet Médico-Soignant Partagé (PMSP) du GHT visant à mieux répondre aux enjeux de santé publique du territoire, parmi lesquels l’accès aux soins de la population bretonne.

    Contrat Hospitalier de Territoire (CHT), un outil régional au service de la stratégie territoriale d’offre de soins

    Pour le GHT Haute Bretagne, le Contrat Hospitalier de Territoire (CHT) constitue un outil régional au service de la stratégie territoriale d’offre de soins, les priorités du Projet Régional de Santé et les enjeux de santé publique du territoire de santé.

    Il accompagne trois types de mesures en accord avec les priorités du Projet Médico-Soignant Partagé (PMPS) afin de permettre d’amorcer et d’accélérer des actions concrètes au service d’un meilleur accès aux soins des patients :

    • l’aide à la structuration et/ou au développement d’une filière de soins via des temps médicaux partagés ;
    • le soutien à certains investissements pour les établissements membres du GHT ;
    • la mutualisation de certaines fonctions supports au sein du GHT.

    Initiatives concrètes et suivi du projet

    Le temps médical partagé par exemple sera financé grâce à cette initiative en permettant aux praticiens expérimentés du CHU de Rennes d’intervenir dans les hôpitaux périphériques et transmettre leurs compétences à leurs collègues dans le cadre des postes de praticiens hospitaliers exerçant sur plusieurs sites.

    Autre exemple de projet : le financement d’une astreinte infirmière de nuit mutualisée entre plusieurs Ehpad afin de renforcer la sécurité des personnes âgées de nuit, améliorer les prises en charge nocturnes, limiter les appels au Samu et les passages aux urgences.

    Les signataires du contrat s’engagent à suivre l’évaluation du projet de façon annuelle fondée sur des indicateurs de mise en œuvre et d’activité. Cette évaluation s’inscrira dans le cadre plus large d’évaluation du PMSP.

  • Le Groupe UGECAM et la FEHAP signent une convention de partenariat

    La convention de partenariat signée entre le Groupe UGECAM et la Fédération des Établissements Hospitaliers et d’Aide à la Personne (FEHAP) le 23 février 2018 vise à unir les actions de défense d’intérêts et de développement des deux acteurs du secteur privé non lucratif, sanitaire, social et médico-social.

    Le Groupe UGECAM, opérateur privé à but non lucratif qui rassemble 225 établissements sanitaires et médico-sociaux de l’Assurance Maladie et la FEHAP s’associent en poursuivant les objectifs suivants :
    • agir de concert et construire des prises de positions concertées au service de la défense des principes, valeurs et intérêts du secteur privé non lucratif ;
    • ouvrir au réseau des UGECAM les services proposés par la FEHAP à ses partenaires (accès au portail, études de comparaison, veilles juridiques et techniques, etc.).

  • 85 % des utilisateurs de la prise de rendez-vous en ligne de l’AP-HP recommandent le service

    80 000 rendez-vous ont été pris en ligne depuis que le service a été inauguré dans les établissements de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) selon un communiqué de cette dernière en date du 20 février 2018.

    Dans le cadre d’une enquête de satisfaction, sur 25 000 usagers interrogés, 85% ont exprimé leur souhait de recommander le service utilisé et 58% des utilisateurs ont attribué au service la note maximale de 10/10.

    Une seconde enquête est programmée par l’AP-HP à l’automne 2018.

    Service satisfaisant du point de vue des utilisateurs

    Service fourni en partenariat avec Doctolib et disponible à ce jour dans 22 établissements sur les 39 qui composent l’AP-HP, il apparaît comme plébiscité par les 25 000 usagers ayant accepté de partager leur retour d’expérience.

    Les principaux résultats de l’enquête dévoilent :

    • 85% des utilisateurs désireux de recommandent le service attribuent une note d’au moins 8/10 ;
    • 1/3 des utilisateurs n’aurait pas choisi de consulter au sein de l’AP-HP sans l’existence du service.

    Parmi les traits du service les plus appréciés, on compte :

    • l’ergonomie de la plateforme de pris de rendez-vous ;
    • la facilité d’accès aux consultations ;
    • le récapitulatif des informations communiquées avant le rendez-vous ;
    • le rappel de rendez-vous par SMS ;
    • l’existence d’une liste d’attente permettant d’avoir un rendez-vous avancé en cas de désistement.

    Évolutions et suivi du service

    Une seconde enquête afin d’évaluer la satisfaction des usagers et l’impact des améliorations sera menée à l’automne 2018.

    Parmi les évolutions visant à améliorer la qualité du service, l’AP-HP cite la possibilité pour les patients d’indiquer le nom du médecin qui les a adressé à un praticien de l’AP-HP.

  • Usagers et professionnels, 2 axes de réfléxion du groupe de travail sur l’avenir du système de santé

    De la démarche personnelle engagée par le président du Syndicat des Managers Publics de Santé, Jérémie Sécher, en collaboration avec Philippe Denormandie, chirurgien orthopédique et directeur des relations santé de MNH GROUP, est née l’initiative du groupe de réflexion sur l’avenir du système de santé qui vise notamment à repenser la place et le rôle du service public à moyen et long terme. L’initiative a vu jour une semaine après l’annonce de la stratégie de transformation du système de santé par le Premier ministre Édouard Philippe, le 21 février 2018.

    Réfléchir à l’organisation du soin, des parcours, la place du patient, le rôle de l’hôpital et du CHU de demain, du réseau sanitaire au service du patient à l’échelle de l’établissement ainsi que du territoire, tels sont les objectifs du groupe. Les paradigmes de la réalité hospitalière ont subi des modifications fondamentales et le système de santé ne peut pas les ignorer. Pour les appréhender, le groupe entame une réflexion autour des notions du temps et du sens pour repenser le rôle de l’hôpital de demain.

    Le groupe de réflexion s’est engagé à formuler des recommendations opérationnelles pour début mai 2018 à destination notamment des pouvoirs publics.

    Le rapport de l’usager-patient avec l’établissement au cœur de la réflexion

    La motivation du groupe, dont les membres actuels sont listés ci-dessous, consiste à apporter une réponse collective et convergente aux défis que rencontrent les professionnels de santé hospitaliers et s’inscrit dans la discussion actuelle autour de la transformation du système de santé. Les membres du groupe sont différents acteurs de la santé issus du monde hospitalier et des représentants d’usagers.

    Le travail du groupe s’articule autour de 2 axes principaux avec en perspective l’élaboration d’un livrable rapide à destination du public et des autorités à horizon Hôpital expo 2018. Il inclura des propositions opérationnelles et très probablement des études d’appui.

    Les deux thématiques qui vont alimenter la réflexion des hospitaliers tournent autour de :

    • l’impact des nouvelles attentes des usagers, du nouveau rapport aux technologies de l’information, des télécommunications et de l’émergence des collectifs et des associations sur le système hospitalier à l’échelle des établissements, d’une part, et des territoires, d’autre part ;
    • la façon dont on peut redonner du temps et du sens aux professionnels de santé.

    Les membres placent au cœur de leur démarches les usagers, car toutes les réformes de l’organisation hospitalières n’ont de sens que si elles sont au service des usagers. L’usager et ses rapports à l’hôpital seront examinés à travers le prisme des paradigmes régissant la vie des établissements qui sont en train de se métamorphoser.

    Le professionnel n’est plus le détenteur de la connaissance

    Le constat est fait d’une rupture dans la démarche du patient envers sa santé, résultat notamment de l’accès du patient à une grande quantité d’informations en amont de la rencontre avec le professionnel de santé qui influe sur la relation soignant-soigné où le patient veut être acteur et constructeur de la décision clinique et qui doit être empreinte de croyance, au sens de la confiance en le médecin, en le système de soin.

    Ce changement a des conséquences à différents niveaux – le professionnel de santé n’est plus le détenteur de la connaissance, mais doit posséder de bonnes compétences pour construire une relation permettant un parcours clinique efficace et garant de résultats. L’implication du patient est nécessaire dans un processus de décision totalement nouveau qui a un impact sur le rapport avec le médecin, avec les professionnels et l’établissement de santé et aussi sur l’organisation des soins et les structures de santé de façon globale.

    La question se pose de savoir quel sens doit être donné aux organisations de santé pour répondre à ces nouvelles exigences du patient.

    Cette question du rapport au soin a un lien direct avec une deuxième notion structurante, celle du temps.

    La temporalité du soin et le temps administratif

    Les professionnels de santé n’ont pas le temps d’exercer leur métier.

    Le temps est la grande interrogation des professionnels de santé tous secteurs confondus. Qu’il s’agisse du temps matériel dont les professionnels disposent, que l’on organise, ou du temps immatériel qui est la sérénité du professionnels le plaçant dans de bonnes dispositions face à son patient pour une relation de qualité.

    Le Dr Denormandie évoque la pénétration du digital dans les soins et le temps que les soignants passent face à un écran et non pas face aux patients, notamment pour gérer les tâches administratives. Il souligne l’influence de cet aspect sur le rapport des médecins à leurs patients et les rapports entre les professionnels de santé eux-mêmes.

    Pour bien comprendre les rapports entre ces différentes catégories, le groupe de réflexion se propose d’établir un portrait sociologique des différents intervenants et de redéfinir le sens des missions et du relationnel à différents niveaux – hôpital-ville, entre différentes catégories professionnels, etc.

    Une réflexion plurielle face à une perte de sens généralisée et un cadre de soins profondément modifié

    Les différentes catégories de professionnels de santé sont unanimes et partagent la sensation de perte de sens dans la cadre de l’exercice de leur métier.

    Les professionnels de santé adoptent une démarche unie et pluri-professionnelle pour agir sur l’adaptation du modèle de soin en prenant en compte les problèmes au sein des établissements de santé et les nouvelles exigences posées par l’évolution de la société :

    • la gestion des maladies chroniques nécessitant des prises en charge innovantes ;
    • le besoin d’une réponse collective de plusieurs spécialités face à des pathologies nouvelles ;
    • l’individualisation des thérapies pour une réponse optimale par le patient ;
    • les modèles de formation professionnelle enfermés dans une approche de silos entre catégories professionnelles et loin d’un modèle de transmission de compétences transversales ;
    • la synchronisation du temps médical, administratif et de soin à l’hôpital et l’impact sur les équipes ;
    • la capacité à travailler ensemble et la création de conditions favorable à l’émergence de la cohésion d’équipe ;
    • la nécessité de réorganisation des parcours et des structures pour une réponse médicale adaptée et efficace face à des changements de paradigmes de soins majeurs ;
    • la modification de l’offre et de l’organisation de soin au sein de l’établissement et au sein des territoires ;
    • la prévalence des nouvelles technologies dans la société contemporaine ;
    • les attentes du patient vis-à-vis du médecin qui le suit ;
    • les risques psycho-sociaux chez les professionnels et la détection de situations anormales ;
    • la motivation professionnelle de jeunes praticiens et des perspectives d’évolution de carrière ;
    • l’usage comme partie prenante dans l’élaboration des stratégies d’établissements de santé.

    Selon les professionnels de santé, tous ces éléments ont besoin d’être interrogés et leur rôle dans la santé ainsi que leurs interactions et rapports qui les animent, redéfinis.

    Oui au numérique s’il peut être synonyme de gains de temps

    Le numérique, les systèmes d’information et les outils au service de la traçabilité introduisent trop de contraintes pour les professionnels de santé. Pour sortir de cette perception de charge numérique, il faut penser les outils numériques dans une logique d’usage afin qu’ils ne constituent pas une perte de temps, mais un moyen d’en gagner. Selon le Dr Denormandie, il faut sortir de la logique technologique et adopter celle de l’usage pour produire des outils adaptés.

    Par ailleurs, les directions d’établissement manque de visibilité sur l’utilité que peuvent présenter certains nouveaux outils et la façon dont ils pourraient être implémentés dans la finalité de faciliter le quotidien des professionnels. Le groupe envisage de se pencher sur la question et de guider les professionnels dans les usages qu’ils pourraient faire de nouveaux outils numériques.

    Les membres actuels du groupe de réflexion

    Les promoteurs du groupe de réflexion, qui n’a toujours pas de nom officiel, ont souligné leur volonté d’associer l’ensemble des acteurs et des professionnels de santé. C’est pourquoi la composition du groupe est appelée à évoluer en enrôlant de nouveaux membres.

    Actuellement, il se compose des membres suivants:

    • Jérémie SECHER, Directeur d’établissements, Président du Syndicat des Manageurs Publics de Santé (SMPS)
    • Dr Philippe DENORMANDIE, Chirurgien orthopédique, Conseiller Médical, Directeur Relations Santé MNH GROUP
    • Pr Laurent BERTOLETTI, Médecin Pneumologue, CHU de Saint Etienne
    • Dr Rachel BOCHER, Médecin Psychiatre, Présidente de l’Intersyndicat National des Praticiens Hospitaliers (INPH)
    • Guy COLLET, ancien Conseiller FHF et Directeur d’ARH
    • Philippe EL SAIR, Directeur Général du CHU de Brest
    • Dr Bruno FAGGIANELLI, Médecin urgentiste, Président de CME, Secrétaire Général, Association des Médecins Urgentistes de France (AMUF)
    • Dr Pierre FOUCAUD, Médecin, CH de Versailles, ARS Ile-De-France
    • Thierry GAMOND RIUS, Directeur d’établissements, Président de la Conférence Nationale des Directeurs de Centres Hospitaliers (CNDCH)
    • Marie HIANCE, Déléguée Nationale du Syndicat des Manageurs Publics de Santé (SMPS)
    • Laurent HOUDART, Avocat, Cabinet HOUDART
    • Dr Jean Patrick SALES, Chirurgien, Vice-Président Comité Économique des Produits de Santé
    • Thomas SANNIE, Représentant des usagers, Président de l’association française des hémophiles, Représentant des usagers au conseil d’administration de l’AP-HP
    • Dr Pierre SIMON, Médecin, ancien Président de la Société Française de Télémédecine
    • Guillaume WASMER, Directeur d’établissements, Administrateur de la Fédération Hospitalière de France (FHF).