PSY

  • 88 % des PS français ouverts aux usages de l’IA dans des domaines spécifiques (Future Health Index)

    54 % des professionnels de santé (PS) français utilisent l’intelligence artificielle (IA) dans leur établissement ou lieu d’exercice, contre 46 % au niveau mondial (31 % aux États-Unis, 41 % en Allemagne et 88 % en Chine) : la France se place ainsi en 5e position. C’est l’un des éléments clés qui ressort du Future Health Index (FHI) 2019, une étude sur l’usage du numérique en santé au niveau international commandée par Philips.

    Par ailleurs, 88 % des PS exerçant en France se disent favorables à l’utilisation de l’IA dans certains domaines spécifiques. Dans le détail : 73 % des professionnels de santé français ont confiance dans l’usage de l’IA pour le signalement d’anomalies, contre 38 % des professionnels allemands, 36 % des professionnels chinois et 22 % des professionnels américains. Ils sont 68 % à partager la même opinion pur la recommandation des traitements, 66 % pour le suivi des patients et 63 % pour le diagnostic.

    Autres informations centrales de l’étude côté français :
    • « seuls 23 % des professionnels de santé (…) indiquent que le lancement du dossier médical partagé (DMP) a eu des répercussions positives sur leurs pratiques alors que pour 51 %, cela n’a rien changé et que pour 13 %, cela aurait même eu des conséquences négatives », indique Philips dans un communiqué présentant le FHI publié le 16 septembre 2019 ;
    • l’usage par les Français des technologies numériques ou des applications mobiles de santé pour surveiller leurs indicateurs de santé (patients ou en bonne santé) « reste faible » ;
    • les Français sont plus ouverts au partage de leurs données médicales avec des professionnels de santé lorsqu’ils ont eux-mêmes accès aux informations : 90 %, contre 68 % de ceux qui n’ont pas accès à leurs données.

    Les PS français sont plus nombreux à faire confiance dans l’IA qu’en Chine

    73 % des PS français ont confiance dans l’usage de l’IA pour le signalement des anomalies

    IA et santé en France : de nombreux partenariats menés par les industriels avec les établissements

    « Ce fort usage [de l’IA côté français] est certainement lié aux nombreux partenariats menés par les industriels avec les établissements de santé, commente David Corcos, président de Philips France (communiqué). À titre d’exemples, en juin [2019], nous avons signé un partenariat de recherche avec le CHU de Lille autour de nos algorithmes d’intelligence artificielle. Encore plus récemment, nous avons contractualisé, pour 10 ans, avec le CHU de Nancy afin de moderniser l’ensemble du système d’information d’imagerie en s’appuyant sur l’IA. D’autre part, il faut souligner que Philips consacre 60% de son effort en R&D à l’informatique de santé, à l’IA. »

    Des pôles d’excellence scientifiques en IA présents en France

    « Cette confiance des professionnels de santé français peut être expliquée par la présence en France de pôles d’excellence scientifiques en IA, qu’il s’agisse des pôles liés aux grandes écoles d’ingénieurs, aux facultés… mais également des pôles de recherche privés comme le Hub IA de Philips, intégré au sein de notre siège de Suresnes, analyse de son côté Nicolas Villain, directeur du Hub AI Paris Philips. Tous ensemble, nous participons à créer des connaissances – près de 10 % des dépôts de brevets mondiaux liés à l’IA en 2019 sont le fait de Philips – mais aussi une culture et une confiance propres à favoriser les usages de demain. »

    84 % des PS français partagent des données

    • 84 % des professionnels de santé français partagent des données au sein de leur établissement ou lieu d’exercice, contre 80 % pour l’ensemble des 15 pays étudiés, révèle le Future Health Index 2019 ;
    • ils ne sont que 45 % à le faire vers l’extérieur, contre 32 % pour la moyenne des pays étudiés, est-il précisé.

    Frein au partage des données : le manque d’interopérabilité cité par 61 % des PS

    Le problème de l’interopérabilité des systèmes dissuade les professionnels de santé français à généraliser le partage des données médicales de leurs patients, bien qu’ils soient plus nombreux à le faire que la moyenne de leurs confrères étrangers, note Philips.

    DMP : un bilan mitigé

    • 23 % des professionnels de santé français indiquent que le lancement du dossier médical partagé (DMP) a eu des répercussions positives sur leurs pratiques ;
    • pour 51 %, cela n’a rien changé ;
    • pour 13 %, cela aurait même eu des conséquences négatives.

    « Pourtant, ils sont 75 % à reconnaître que le DMP permet une meilleure coordination et continuité des soins et 65 % un meilleur suivi médical », complète Philips.

    Techno numériques et applis mobiles : un usage qui reste faible

    L’usage par les Français des technologies numériques ou des applications mobiles de santé pour surveiller leurs indicateurs de santé (patients ou en bonne santé) « reste faible », constatent les auteurs de l’étude :

    • 21 % les utilisent dans le cadre d’activités physiques, contre 29 % pour la moyenne des pays étudiés ;
    • 20 % pour surveiller leur poids, contre 25 % en moyenne ;
    • 15 % dans le cadre d’un suivi de traitement médical, contre 18 % en moyenne ;
    • 13 % pour suivre leur tension artérielle, contre 20 % en moyenne.

    « Ce faible usage est directement lié au taux de recommandation de ces technologies par les professionnels de santé », analysent les auteurs du FHI :

    • seuls 2/5e des professionnels de santé français ont déjà recommandé à leurs patients de surveiller des indicateurs clés tels que le poids (39 %) et la tension artérielle(44 %).

    Par ailleurs :

    • seuls 10 % des PS exerçant en France indiquent que la majorité de leurs patients partagent régulièrement leurs données de santé à l’aide de ces technologies numériques ou applications mobiles.

    « La France a un environnement propice pour réussir cette transformation numérique »

    « Cette nouvelle édition du FHI s’inscrit dans un contexte particulier : la transformation numérique de notre système de santé telle qu’elle est annoncée et décrite dans le plan Ma Santé 2022. Il est d’ailleurs intéressant de noter que si certains résultats semblent indiquer qu’il existe des marges de progression, je pense notamment au domaine de l’interopérabilité et du partage de données, d’autres résultats montrent clairement que la France a aujourd’hui un environnement propice pour réussir cette transformation numérique et même devenir l’un des leaders mondiaux dans différents domaines: l’IA, la télémédecine… », synthétise Frédéric Bouvier, directeur des activités systèmes de soins et solutions de Philips France.

  • USA : un accord de 10 ans signé entre Google et la Mayo Clinic sur les données, le cloud et l’IA

    Google annonce avoir conclu un partenariat stratégique de 10 ans avec la Mayo Clinic, fondation hospitalo-universitaire américaine basée au Minnesota, avec l’objectif de « redéfinir la manière dont les soins sont dispensés » et d’« accélérer le rythme de l’innovation en santé grâce au numérique », plus précisément dans les domaines du cloud, de l’IA (dont l’apprentissage automatique, machine learning) et de la data.

    La Mayo Clinic, qui a choisi Google Cloud comme pierre angulaire de sa transformation numérique, prévoit d’utiliser la technologie développée par le géant de l’internet pour l’aider à valoriser le diagnostic assisté par IA, notamment en concevant des modèles d’apprentissage automatique pour améliorer les résultats cliniques, est-il précisé dans un communiqué daté du 10 septembre 2019.

    Dans le cadre de cet accord, la Mayo Clinic « continuera à contrôler l’accès et l’utilisation des données de ses patients » : elle autorisera au cas par cas l’utilisation de données pour des projets précis menés avec Google ou d’autres partenaires.

    Les GAFAM multiplient les partenariats avec les acteurs de la santé

    Un accord entre Microsoft et Providence St Joseph

    Cette annonce intervient après plusieurs accords du même ordre conclus aux États-Unis entre les GAFAM et le monde de la santé. Microsoft a annoncé le 8 juillet 2019 un partenariat similaire avec le groupe Providence St Joseph visant à « améliorer les résultats en matière de santé et réduire le coût total des soins » en combinant les technologies du géant de Redmond (cloud, IA, outil collaboratifs) avec les données et l’expertise clinique des hôpitaux.

    Une alliance entre AWS et Cerner

    Le 30 juillet 2019, c’est Cerner Corporation, société spécialiste des dossiers patient numériques, qui rendait public un accord avec AWS (Amazon Web Services) autour du cloud et de l’apprentissage automatique afin d’ouvrir une nouvelle ère en matière d’interopérabilité et de portabilité des données.

  • Colloque Paris Descartes : « intelligence artificielle en santé et responsabilités », le 25/09/2019

    « Intelligence artificielle (IA) en santé et responsabilités ». C’est le thème du colloque organisé le 25 septembre 2019 par l’Institut droit et santé (IDS) et la faculté de droit, d’économie et de gestion de l’université Paris Descartes.

    « Les succès de l’intelligence artificielle dans le domaine de la santé ne doivent pas faire oublier qu’elle reste faillible. La question de la responsabilité en cas de dommage causé par l’IA ne doit par conséquent pas être négligée », contextualisent les organisateurs. L’objectif de cet événement est de s’interroger sur la capacité des régimes actuels de responsabilité civile à indemniser de façon optimale les victimes de dommages causés par l’IA. « Qu’en sera-t-il demain ? Une simple adaptation de nos principes juridiques actuels suffira-t-elle ? » sont autant de questions qui rythmeront les échanges.
    Un autre sujet traité sera celui de la sécurisation des données. « Parce que le résultat produit par une IA sera étroitement pendant des données d’apprentissage qui l’auront nourrie, il convient s’assurer de la qualité et de la sécurité de ces données, commentent les organisateurs. Or, le producteur des données risque de voir sa responsabilité engagée en cas d’obsolescence des données utilisées ou de manquements aux règles de sécurité. »

    Les inscriptions à ce colloque, gratuites, doivent être réalisées sur le site web de l’IDS par le biais d’un formulaire en ligne, accessible via ce lien.

    Plus d’informations au 01 76 53 45 39.

    Organisation :

    • Clémentine Lequillerier, maître de conférences en droit privé à la faculté de droit, d’économie et de gestion de l’université Paris Descartes et membre de l’Institut droit et santé, UMR S 1145.

    Programme

    2 tables rondes et un point sur la thématique « responsabilités et données »

    • 8h30 : café d’accueil
    • 9h00 : ouverture du colloque
      • Lydia Morlet-Haïdara, maître de conférences HDR à l’université Paris Descartes et co-directrice de l’Institut droit et santé, UMR S 1145
  • Rencontres du progrès médical 2019 : une innovation freinée par une gestion subie des données

    Dans le processus d’innovation, le patient n’est plus un cobaye qui subit mais un acteur de l’innovation. C’est ce qui ressort de la table ronde portant sur l’implication des patients dans la création de dispositifs médicaux (DM), organisée le 10 septembre à l’occasion des 7ièmes Rencontres du progrès médical du Snitem.

    Actuellement, la conception même de nombreuses dispositifs médiaux (DM) est accompagnée par les patients qui ont exprimé leurs besoins et leurs propositions pour y répondre. C’est la cas, par exemple, du développement de pacemaker miniaturisé sans sonde, considéré par le Dr Nicolas Clementy, cardiologue au CHU de Tours, comme la première innovation de rupture en 60 ans de stimulation cardiaque.

    Le patient est ainsi de plus en plus acteur de l’innovation, un constat observé par les intervenants excepté dans le domaine de la gestion des datas générées nécessaires à ces innovations et du manque de registres de données sanitaires. Autant de freins aux avancées en cours. Sur ce point, tous les participants à la session sont en attente d’une solution, qui pourrait selon eux notamment venir du Health Data Hub, dont le lancement officiel est prévu en octobre.

    Le patient n’est plus un cobaye

    Tous les professionnels le répètent, le patient est au cœur des préoccupations des acteurs de santé. Pour autant, est-il impliqué dans la conception des dispositifs qui le soignent ou n’est-il que le bénéficiaire d’une technologie ? C’est la question à laquelle les participants à la table ronde ont été invités à répondre.

    Selon le Pr Jacques Belghiti, professeur de chirurgie (Académie nationale de médecine) « la médecine s’est d’abord construite sur des convictions de certains médecins ou chirurgiens. Aujourd’hui, la médecine sur les preuves, la personne a pris le pas ». Le patient ne serait donc plus un cobaye. Ce constat est partagé par les représentants de patients. »Pendant longtemps, le patient a été la dernière roue du carrosse. Il y a eu des progrès incontestables, on le voit dans les dossiers transmis à la commission », analyse de son côté Pascal Sellier, représentant de patients à la Cnedimts (Haute autorité de santé). Les industriels semblent de plus en plus intégrer les conséquences de leurs solutions pour les patients sur la douleur ainsi que la vie quotidienne personnelle ou professionnelle.

    L’exemple du pacemaker sans sonde

    La stimulation cardiaque est une technologie qui a plus de 60 ans. Le Pr Nicolas Clementy, cardiologue au CHU de Tours, note que le concept a très peu évolué depuis puisqu’il se présente sous la forme d’ »un boîtier à l’extérieur du cœur, sous la peau, branché à des fils ». Les améliorations se sont concentrées sur la longévité de la batterie, la capacité. « Nous avions fini par nous habituer à des complications devenu normales, liées plus de 30 millions de stimulations cardiaques par ans et aux germes », commente-t-il. 

    La première innovation de rupture est venue des patients qui ont fait sortir les professionnels de ces habitudes en exprimant leurs besoins de miniaturisation, d’interventions au bloc plus courte et moins invasive. « Pour aller de la conception de l’innovation aux patients, il fallait impliquer ces derniers, explique Laurence Comte-Arassus, présidente de Medtronic France. Avec le développement de pacemaker miniaturisé sans sonde, nous avons redéfini la procédure, repensé notre positionnement, et la fin de vie de ses produits. »

    Les professionnels, cliniciens et industriels, ont répondu à ces besoins en adéquation avec les normes internationales très strictes tout en conservant les avantages de l’ancien produit (longévité, compatible avec l’IRM…). L’innovation dans le DM implique ainsi une collaboration à 3 : soit entre l’industriel, le patient, et le professionnel de santé, où chacun détient son propre rôle et sa propre responsabilité.

    Un manque de suivi et une gestion des data subie

    Si le patient n’est plus un cobaye dans le cadre du développement de dispositifs médicaux, cela ne semble pas aussi évident dans le cadre de leur suivi, notamment au regard de la gestion des big data qui échappent aux premiers concernés. »Nous avons des garanties en termes de sécurité, d’augmentation des exigences, mais il y a une insuffisance du suivi. Nous n’avons pas assez de registres, » précise le Pr Jacques Belghiti.

    La robotisation en chirurgie permet la standardisation des interventions. « La France a le plus grand nombre de robots dans ses blocs mais aucun suivi des patients », poursuit le professeur, qui estime que le patient ne serait presque pas assez cobaye parce que pas assez impliqué dans ce suivi. Ce que confirme, avec d’autres mots, le Pr Guy Vallancien, chirurgien urologue (Académie nationale de médecine). Les patients sont bien suivis à un niveau individuel, avec des données patients propres, mais il y a un manque de données transversales. « Je rêve, qu’avec un smartphone, les patients puissent remplir une données pour quantifier les données en masse », déclare le chirurgien.

    La récolte de données dans un registre médical, sécurisé, ne pose pas de problème

    L’ensemble des participants à la table ronde s’accorde sur le fait que la récolte de données dans un registre médical, sécurisé, ne pose pas de problème. « Je n’ai jamais vu de patients refuser un protocole quand cela a été bien expliqué. Ils savent qu’ils participent à l’évolution des techniques au-delà d’eux-mêmes », observe le Pr Guy Vallancien. L’utilisation à des fins commerciales semble être clairement la ligne à ne pas franchir.

    Être cobaye en tant que patient ne serait donc finalement pas le sujet. La problématique de l’innovation dans le domaine des dispositifs médicaux porterait plutôt sur la capacité à développer un réservoir commun de l’ensemble des expériences et des données. Le Health Data Hub pourrait ainsi répondre aux attentes exprimées par ces différents acteurs de la santé et du dispositif médical, avancent les intervenants.

  • Dossier RH : nouveaux métiers et marché de l’emploi à l’ère de la révolution numérique et de l’IA

    Data scientist, ingénieur en robotique médicale, coordinateur de parcours de soins, bed manager… De par l’essor des nouvelles technologies dans le monde de la santé, numérique et IA en tête, et la réorganisation progressive du système de soins, des métiers nouveaux émergent et de nouvelles formations se déploient en France. Afin de mieux cerner ces compétences recherchées et les enjeux qu’implique cette (r)évolution technologique sur le marché de l’emploi, Health & Tech présente un dossier spécial, avec :

    • des portraits de professionnels au profil spécifique ou mixte :
    – les Dr Aziz Nazha, directeur du Centre médical d’IA de la Cleveland Clinic, et Nicolas Rochet, co-fondateur du Lica, un laboratoire d’intelligence collective et artificielle, expliquent leur métier de data scientist, qui consiste à « analyser, exploiter, mettre en valeur des données et à les communiquer » ;
    – Marie-Astrid Meyer, infirmière coordinatrice parcours de soins/recherche à Paris, revient en détail sur les spécificités de son poste, insistant sur l’importance du travail d’équipe entre les acteurs de soins, patient compris ;

    • un zoom sur les nouveaux diplômes, dont un indicateur des cursus santé proposés par les écoles d’ingénieurs ;

    • un aperçu de l‘état du marché de l’emploi en santé, marqué par le recrutement d’experts IT : dernière annonce en date, la délégation ministérielle du numérique en santé (DNS) renforce ses équipes et indique rechercher, entre autres, un architecte des systèmes d’information (SI) ; de son côté, la Drees publie plusieurs offres d’emploi, dont l’une est destinée au recrutement de responsables de la sécurité du SI (RSSI) et une autre au recrutement de data engineers, dans le cadre du projet « Health Data Hub » (HDH) ;

    • un focus sur l’impact du développement des nouvelles technologies sur les métiers traditionnels du secteur : dans un rapport publié en 2019, France Digital souligne le fait que l’IA peut transformer les métiers de la santé de manière significative.

  • 7 millions de Français disposent d’un DMP en septembre 2019 (Cnam)

    7 millions. C’est le nombre de personnes qui disposent actuellement en France d’un dossier médical partagé (DMP), contre 1,8 million en novembre 2018, mois de lancement de la nouvelle version du DMP, indique la Caisse nationale de l’assurance maladie (Cnam) dans un communiqué publié le 13 septembre 2019. Le DMP a pour intérêt de conserver de manière sécurisée sur un seul espace les informations médicales d’un même patient, que ce dernier peut partager avec les professionnels de santé de son choix. L’objectif est ainsi d’améliorer la coordination et la qualité des soins.

    Afin d’encourager son adoption, l’Assurance maladie s’efforce d’améliorer progressivement le service et mène des actions auprès des potentiels utilisations à travers :
    • des campagnes de communication auprès du grand public : la campagne publicitaire lancée en novembre 2018 sera de nouveau visible à partir du 13 septembre pendant 7 jours à la télévision et jusqu’à la fin 2019 sur internet et sur les écrans de pharmacies ;
    • un accompagnement des professionnels et des établissements de santé par les caisses de l’Assurance maladie ;
    • l’ajout de comptes rendus d’imagerie et des résultats d’analyses biologique dans les DMP en travaillant avec les radiologues et les laboratoires de biologie ;
    • des améliorations techniques réalisées en collaboration avec les éditeurs de logiciels destinés aux professionnels de santé.

    Selon un sondage BVA mené pour le compte de la Cnam en juin 2019*, « si les patients sont toujours plus nombreux à avoir entendu parler du DMP, seulement 1 sur 4 connaît l’appli », indique la Caisse (communiqué). Afin d’augmenter le nombre d’utilisateurs, l’outil a été « entièrement revisitée ». Cette nouvelle version, qui se veut plus simple et agréable à utiliser, est déjà disponible sous iOS et le sera sous Android à partir de la mi-septembre.

    À noter également qu’un carnet de vaccination sera ajouté au DMP au cours du premier semestre 2020.

    7 millions de DMP ouverts depuis la généralisation du service

    Une nouvelle version de l’application DMP disponible

    • L’écran d’accueil est simplifié pour retrouver ou ajouter un document plus facilement : plus besoin de passer par un menu déroulant puis par une page intermédiaire, il suffit de cliquer sur le bouton « documents » ou le signe « + » dès la page d’accueil.
    • Chaque document est accompagné de ses informations pratiques sur une même page : dans l’ancienne version, un document tel qu’une radiographie – et les informations qui lui sont rattachées (auteur, date de l’examen, etc.) ne s’affichaient pas sur la même page.
    • Il est possible de rédiger un document et de joindre un fichier en même temps : plus besoin de choisir entre les deux.

    58 % des Français ont entendu parler du DMP

    Selon le sondage BVA réalisé pour la Cnam en juin 2019* :

    • le DMP est de plus en plus connu par les Français : 58 % des personnes interrogées indiquaient avoir déjà entendu parler du DMP en juin, soit 9 point de plus par rapport à janvier** et 34 point de plus par rapport à octobre 2018*** ;
    • par ailleurs, 61 % des sondés attribuent une note comprise entre 7 et 10/10 à l’intérêt qu’ils portent au DMP, soit 14 points de plus par rapport à octobre 2018.

    « L’utilité du service en cas d’urgence » mentionné par 43 % des Français

    Lorsque les sondés sont interrogés sur les avantages à disposer d’un DMP*, 43 % d’entre eux placent en première position des bénéfices proposés « l’utilité du service en cas d’urgence » et 21 % « avoir toujours ses dossiers médicaux avec soi, même en vacances ». Pour 14 % des personnes interrogées, l’avantage n°1 principal est de pouvoir « retrouver rapidement un document médical, comme sa dernière analyse de sang ».

    Les bénéfices du DMP selon les Français sondés :

    45 % des médecins généralistes consultent le DMP, contre 20 % fin 2017

    45 % des médecins généralistes consultent le DMP actuellement, alors qu’ils n’étaient que 20 % fin 2017. Ils sont désormais 20 % à y ajouter des documents, contre 6 % à fin 2017.

    Principaux enseignements du sondage réalisé auprès d’un échantillon de 300 médecins généralistes :

    • 3/4 des médecins généralistes interrogés reconnaissent que le DMP peut favoriser la coordination des soins entre les différents professionnels de santé ;
    • 77 % estiment que ce service permettra de faciliter la prise en charge en situation d’urgence et contribuera à éviter les examens superflus déjà demandés ou réalisés par des confrères ;
    • Parmi les 44 % qui utilisent le service, 76 % en ont une opinion positive.

    89 % des pharmaciens proposent l’ouverture de DMP

    « Si 63 % des patients auxquels on propose l’ouverture de leur DMP en pharmacie l’acceptent, c’est qu’elle présente certains avantages, notamment pour les personnes qui n’ont pas accès à internet ou qui ont besoin d’échanger avec un professionnel au préalable pour bien comprendre en quoi consiste le service », commente la Cnam.

    Principaux enseignement du sondage réalisé auprès des pharamaciens :

    • 89 % des pharmaciens interrogés proposent l’ouverture de DMP dans leur officine mais seulement à la moitié des personnes en moyenne ;
    • 95 % ont une opinion positive du service ;
    • 85 % affirment avoir des demandes d’ouverture de DMP de la part de patients.
  • Grand Ouest : un entrepôt de données hospitalières interrégional opérationnel en mars 2020 (GCS Hugo)

    Le GCS Hugo (Hôpitaux universitaires du Grand Ouest) annonce le lancement d’un entrepôt de données hospitalières interrégional. Il s’agira de collecter à partir des centres de données cliniques existants les données dé-identifiées et de les mettre à disposition des investigateurs autorisés. Hugo souligne dans un communiqué daté du 10 septembre 2019 qu’il s’inscrit, par ce projet, « dans le cadre de la stratégie nationale de partage des données de santé » et qu’il « souhaite ainsi contribuer activement à la réussite du Health Data Hub ».

    Le GCS défend sa stratégie consistant à « renforcer les expertises sur tous les sites » pour garantir la qualité des données de l’entrepôt, jugeant que « la proximité de l’expertise garantira la pertinence et la qualité de l’interprétation des données ».  

    La constitution de l’entrepôt partagé s’accompagne d’ »un appel à projets interrégional sur la recherche en données massives » porté par le Girci Grand Ouest et doté de 600 000 euros : les résultats seront rendus publics par le Conseil d’évaluation scientifique du GCS à la fin du mois de septembre. L’objectif est de « développer une excellence en recherche sur les données massives ».

    1,2 milliards de données structurées

    Pour son actuel réseau Ri-CDC (Réseau interrégional des centres de données cliniques), lancé en 2015, Hugo revendique la place de « premier réseau de données hospitalières d’Europe », avec plus de 5 millions de patients, 6 millions de séjours, 130 millions de documents et 1,2 milliard de données structurées affichés.

    Le GCS Hugo regroupe les 6 CHU/CHR de l’interrégion Grand Ouest, constituée des régions Bretagne, Centre-Val de Loire et Pays de Loire, soit quelque 10 millions d’habitants. Il intègre également l’Institut de cancérologie de l’Ouest, le Centre hospitalier du Mans et le Centre hospitalier départemental de Vendée.

  • Journées de rentrée de la Mutualité Française : les 25 et 26 septembre 2019, Nancy

    Les Journées de rentrée de La Mutualité française se dérouleront les 25 et 26 septembre 2019 au Centre Prouvé de Nancy. En présence de nombreuses personnalités (experts, élus locaux, etc.), dont le maire de Nancy Laurent Hénart, et devant une assistance essentiellement composée de représentants de mutuelles, cet événement déploiera une vision prospective du système de santé d’ici à 10 ans.

    Le village « Place de la santé – place à l’innovation » permettra aux participants de découvrir des initiatives mutualistes innovantes. Il sera composé de stands animés par divers exposants et start-ups du secteur de la santé. Des conférences et des débats rythmeront également ces journées.  

    Parmi les rendez-vous phares de l’événement :
    • la remise du Prix innovation mutuelle, destiné à valoriser des projets innovants en matière de santé ou à fort impact social ;
    • la conférence « L’intelligence artificielle peut-elle être éthique ? ». 

    Les inscriptions, obligatoires, sont à réaliser en ligne :
    • institutionnels, professionnels de santé : inscription (gratuite) ici ;
    • industriels : inscription (payante) ici.

    Pré-programme

    Mercredi 25 septembre 2019

    Jeudi 26 septembre 2019

    Plus d’informations sur l’événement ici.

  • Accord cadre e-parcours : le Resah retient les cabinets EY, Bee Consulting, Easis et PwC (lot 2)

    Ernst & Young (EY), Bee Consulting, Easis et PwC sont les 4 cabinets choisis par le Resah pour le lot 2 de l’accord-cadre national « e-parcours », portant sur l’assistance à la mise en œuvre.

    Pour rappel, le programme e-parcours vise à développer sur la période 2018-2022 une offre de service numérique pour la coordination de l’ensemble des professionnels de santé au service du patient. L’accord-cadre, conclu pour une durée de 4 ans à l’issue d’un appel d’offres (AO), permettra aux adhérents du Resah de bénéficier de 3 types de prestation : déploiement des services (lot 1), assistance à la mise en œuvre (lot 2) et animation des usages (lot 3).

    Les lots 1 et 3 n’ont pas encore été attribués. Le Resah indique à H&TI qu’il réalisera une communication globale lorsque cela sera le cas, soit début octobre.

  • L’université de Lille lance un DU « intelligence artificielle en santé »

    L’université de Lille va ouvrir un nouveau diplôme universitaire (DU) spécialisé en intelligence artificielle (IA) en santé.

    Les objectifs de cette nouvelle formation sont les suivants:
    • comprendre le principe des algorithmes qui sous-tendent les technologies embarquant des outils d’IA ;
    • connaître les méthodes de ces nouveaux outils diagnostiques ou d’aide à la décision ;
    • permettre au chercheur de connaître les bons interlocuteurs pour les projets de recherche utilisant les méthodes d’intelligence artificielle.

    La formation est ouverte aux médecins, pharmaciens, chirurgiens-dentistes, enseignants ou enseignants chercheurs en santé, ainsi qu’au personnel de santé publique et aux professionnels de santé pouvant justifier d’un niveau master ou équivalent. Sont également ciblés les internes en médecine, pharmacie ou odontologie et les salariés du privé ou indépendants de l’industrie de la santé pouvant justifier d’un niveau master ou équivalent. 

    Le DU se compose de 6 séminaires de 2 jours (17 heures par séminaire, soit un total de 102 heures), répartis entre novembre 2019 et juin 2020. Il est porté par les professeurs Vincent Sobanski et Grégoire Ficheur.

    Les dossiers de candidatures peuvent être déposées jusqu’au 15 décembre 2019 sur le plateforme Medecine.univ-lille.fren ligne, accessible via ce lien.

    Contenu du DU :

    Séminaire 1 : Big data en santé : introduction, données et outils.

    Séminaire 2 : bioinformatique et analyse statistique de données -omiques

    Séminaire 3 : la relation médecin/IA

    Séminaire 4 : text mining-Natural language processing

    Séminaire 5 : le deep learning pour le traitement d’image

    Séminaire 6 : datathon/séminaire projet

    Organisation du DU :

    • 6 séminaires de 2 jours (17 heures par séminaire) se déroulant le jeudi et le vendredi (à l’exception du séminaire 6 qui pourrait se dérouler le vendredi et le samedi) soit un total de 102 heures.

    Validation du DU :

    1. réalisation d’un projet au cours du séminaire 6 (datathon) noté sur 10 :

    2. examen final sous forme de QCM noté sur 10 :

    La somme des notes des programmes 1. et 2. doit être supérieure ou égale à 10 pour valider la formation.

    3. assiduité aux enseignements :

    La session de rattrapage en septembre ne portera que sur la partie QCM. Elle s’ajoute à la note obtenue en juin lors du séminaire 6.