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  • Solutions IA médicales : Medopad (UK) signe une série de contrats de plus de 114 M€ avec la Chine

    Medopad, une société britannique health tech spécialisée en intelligence artificielle (IA), a annoncé le 2 février 2018 avoir signé en Chine une série de projets commerciaux et de partenariats d’une valeur de plus de 100 millions de livres sterling (114 M. € ; 140 M. USD).

    Le groupe va notamment s’associer au géant de l’internet Tencent pour développer des solutions d’IA médicales à l’échelle mondiale.

    L’entreprise faisait partie de la délégation commerciale britannique présente en Chine à l’occasion de la première visite officielle de la Première ministre, Theresa May, au sein du pays.

    Medopad a conclu 15 accords avec des organisations chinoises

    Medopad a signé quinze accords commerciaux avec des organisations chinoises de premier plan. Les principaux accords conclus par le groupe britannique incluent :

    • un partenariat avec Tencent, l’une des plus grandes entreprises technologiques de Chine, dont l’objectif est de développer l’utilisation de l’intelligence artificielle (IA) sur les plateformes de santé afin de faire avancer la recherche et d’apporter une aide à la décision clinique au fournisseurs de soins.
    • une collaboration avec la Peking University pour configurer de nouveaux modèles de soins et de nouvelles solutions de suivi des patients. Ce projet fera partie d’un investissement de 75 millions £ (85 M. € ; 105 M. USD) dans des projets financés par le gouvernement, les hôpitaux et plusieurs entreprises.
    • un plan de 36 millions £ (41 M. € ; 50 M. USD) avec le conglomérat China Resources, déployé sur cinq ans dans 600 hôpitaux, afin d’améliorer la prise en charge des patients atteints de maladies chroniques et coûteuses.
    • un contrat avec Ping An Good Doctor, une plateforme de services de santé en ligne et hors-ligne, pour encourager le déploiement de la technologie conçue par Medopad, parallèlement à son système d’intelligence artificielle avancée, en soutenant la surveillance à distance d’un groupe de patients souffrant de maladies chroniques issus de la base d’utilisateurs du groupe chinois, soit environ 200 millions de personnes.
    • un projet avec le fabricant d’électronique Lenovo New Vision visant à explorer de nouveaux types de technologies portables afin d’autonomiser la surveillance des patients à distance.
    • une alliance avec Le Centre national de recherche clinique pour les troubles gériatriques. Objectif : utiliser les solutions de surveillance des patients et l’IA conçus par Medopad pour mieux soigner les millions de patients du centre atteints de la maladie de Parkinson et d’Alzheimer.

    Parmi les autres organisations avec lesquelles Medopad s’est associé figurent : Actelion, UMP Healthcare, Johnson & Johnson Vision Care (Shanghai), GSK China, Accenture, Royal Free NHS Trust et le Chelsea Football Club.

    130 M. USD levés dans un premier tour de financement

    Medopad a également annoncé la clôture de son premier tour de financement (série A) qui lui a permis de lever au total 130 millions de dollars US (105 M. €). 20 millions USD (16 M. €) ont pu être recueillis grâce à la participation d’un certain nombre d’entreprises internationales et d’investisseurs institutionnels, dont NWS Holdings (Chine).

    Medopad : l’un des leaders sur le marché de l’analyse prédictive

    « Les progrès médicaux modernes en sont à un stade où le pré-diagnostic et l’analyse prédictive sont plus répandus et importants que jamais, a commenté Brian Cheng, directeur exécutif de NWS Holdings (source : Asiaone.com). Medopad est déjà bien positionné [sur le marché] pour répondre à cette demande croissante grâce à son implication continue auprès des patients atteints de maladies rares et grâce à l’aide qu’il apporte aux établissements médicaux pour soigner les patients de manière plus efficace et plus rentable. Nous pensons que Medopad réussira à révolutionner les méthodes actuelles de traitement et de prévention des maladies, [trop complexes], en un écosystème plus succinct grâce au développement de son intelligence artificielle et de ses capacités de collecte de big data. »

    Deux pionniers de l’industrie des soins rejoignent la direction de l’entreprise

    « Nous avons maintenant plusieurs investisseurs stratégiques de renom dans l’entreprise, ce qui est une grande réussite pour nous alors que nous nous préparons à une croissance significative et à l’expansion de nos activités, a déclaré de son côté Dan Vahdat, P.-D.G. de Medopad. La gestion de la santé de la population est l’un des plus grands défis pour les gouvernements du monde entier. Ainsi, la multiplication des investissements dans les solutions [dédiées à ce domaine] est substantielle. Nous sommes fiers d’être au premier plan dans la résolution de ce défi et de soutenir les gens dans le monde entier. »

    Par ailleurs, Medopad a annoncé la nomination de Stuart Fletcher et de Simon MacKinnon OBE, deux pionniers dans l’industrie des soins, en tant qu’administrateurs non exécutifs, apportant ainsi au conseil d’administration de l’entreprise une expertise solide en matière de santé et de business international.

  • Medical AI solutions: Medopad (UK) signs over €114 million deals in China

    Medopad, a UK-based health tech company specializing in artificial intelligence (AI), announced on February 2, 2018 over £100 million (€113m; US$140m) of commercial projects and partnerships in China. The group will notably partner with Internet giant Tencent to deliver medical AI solutions globally.

    The UK firm was part of UK Prime Minister Theresa May’s trade delegation to China, the PM’s first official visit to the country.

    Medopad has 15 trade deals with Chinese organizations

    Medopad has signed fifteen trade deals with leading Chinese organizations. The main agreements concluded by the British company include:

    • A partnership with Tencent Holdings, one of China’s largest technology businesses, to develop the use of artificial intelligence (AI) in healthcare platforms for research impact and clinical decision support.
    • A collaboration with Peking University to configure new models of care and patient monitoring solutions. This project will be part of a £75 million (€85m; US$105m) investments in projects funded by government, hospitals and other enterprises.
    • A £36 million (€41m; US$50m) deal with China Resources to improve the management of patients with chronic and high cost diseases are cared for. It will be deployed in 600 hospitals over five years.
    • A contract with Ping An Good Doctor, an online-to-offline healthcare servicing platform, to explore deploying Medopad’s technology, alongside their advanced AI, supporting delivery of remote monitoring to a cohort of their chronic and high cost disease patients from their 200 million user base.
    • A project with Lenovo New Vision to explore new types of wearable technology in order to empower remote patient monitoring.
    • An alliance with the National Clinical Research Centre for Geriatric Disorders. The purpose of its partnership is to use Medopad’s patient monitoring and AI capabilities to better deliver care to their millions of patients with Parkinson’s and Alzheimer’s disorders.

    Other organizations with which Medopad has partnered include: Actelion, UMP Healthcare, Johnson & Johnson Vision Care (Shanghai), GSK China, Accenture, Royal Free NHS Trust, and Chelsea Football Club.

    USD130 million raised in first round of financing

    Medopad also announced the first close of its Series A USD130 million (€105 million) fund raise round. The USD20 million (€16m) capital raise received participation from a number of global family offices and institutional investors including China’s NWS Holdings.

    Medopad: one of the market leader in predictive analytics

    « Modern medical advancements are at a stage where prediagnostics and analytics for disease prevention are as prevalent and important as ever before, » said Brian Cheng, executive director at NWS Holdings (source: Asiaone.com). « Medopad is already well positioned to capture this growing demand through its continuous involvement with rare disease patients and helping medical institutions treat patients in a more efficient and cost effective manner.  We believe Medopad will succeed in revolutionising the current convoluted methods of disease treatment and prevention into a more succinct ecosystem with the development of its artificial intelligence and big data gathering capabilities. »

    Two healthcare industry pioneer joined the company’s management

    « We now have several amazing strategic investors in the business, which is a great achievement for us as we gear for significant growth and scale our business, » said Dan Vahdat, CEO of Medopad. « Managing population health is one of the greatest challenges for governments across the world. As such, the investment appetite for solutions that address and manage this concern is substantial. We are proud to be at the forefront of solving this problem and supporting people around the world. »

    In addition, Medopad announced the appointment of healthcare industry pioneers Stuart Fletcher and Simon MacKinnon OBE as non-Executive Directors, bringing strong healthcare and international business expertise to the Medopad board of directors.

  • eHealth : Ogawa (China) sets up US$10m fund to establish an innovation center in Israel

    Leading Chinese health and wellness company Ogawa launched a US$10 million (€8m) fund in February 2018 for investing in new products, with a focus on investments in Israel.

    The group is also planning to create an innovation center in Israel that will either hire local engineers or local subcontractors to develop health products. The center will focus in particular on digital health, home monitoring of medical indicators and sports performance monitoring.

    The fund was created through Comfort Enterprise, a Hong Kong-based subsidiary of Ogawa, in cooperation with the Chinese investment company RJ Group.

    The Chinese company’s first in Israel in the medical field

    It will be the the Chinese company’s first in Israel in the medical field. Chinese company Fosun Pharmaceutical Group operates an innovation center in Israel since it acquired Israelimedical esthetics company Alma Lasers in 2013 for US$240 million (€194m), but Comfort Group’s activity in Israel will be the first by a Chinese concern in Israel that is not based on a local company.

    an influential local investor to lead the Comfort’s business in Israel

    The Chinese group’s liaison person in Israel is Rafi Aviram, a former senior executive at a number of Israeli medical equipment companies. He was vice president marketing and business development at Israel-based Telsys group and Canadian company Mio Global, a developer of pulse watches that distributed its products through the Ogawa group, which created a connection between Aviram and Ogawa.

    Chinese companies investments are increasing in Israel

    Investment fund managers are already negotiating with a number of Israeli companies. Comfort Enterprise is also in talks with other companies to distribute or manufacture their products in China. In addition to the healthcare sector, the entire group is also interested in investments in Israel in cyber and artificial intelligence.

    US$16 billion invested in Israeli companies since 2013

    Chinese companies are increasingly interested in the Israeli market. Their investments in Israeli high-tech venture capital approached US$1 billion in 2016 (€807m) in 2016, industry experts say (source: CNBC).

    Over the last five years, Chinese companies have invested some US$16 billion (€13b) in Israeli firms across all sectors, including the buyout of medical device firm Lumenis by China’s XIO Group in 2015 (US$510m; €412m) and the acquisition of Alma Laser by Fosun in 2013 (source: Nocamels.com).

  • CHU de La Réunion : décision favorable du Copermo pour le plan de retour à l’équilibre

    Le Comité interministériel de performance et de la modernisation de l’offre de soins hospitaliers (Copermo) a validé mercredi 31 janvier 2018, les propositions formulées par la direction du Centre Hospitalier Universitaire de la Réunion. Un soutien financier a été obtenu et les contreparties actées.

    Pour rappel, Agnès Buzyn, Ministre des Solidarités et de la Santé, qui s’était rendue au CHU de l’île début octobre 2017 avait annoncé une aide de 50 millions d’euros à la structure qui accusait, en 2016, un déficit de 35 millions d’euros.

    Il s’agissait, selon elle, d’une « aide transitoire » répartie sur quatre ans, dont 14 millions dès 2017.

    En contrepartie, la direction du CHU a proposé des mesures d’économie, ce qui a suscité une grève du personnel mardi 30 janvier 2018. A l’appel de la CFDT, une partie du personnel a cessé le travail et 34 médecins ont proposé leur démission. Ils protestaient contre le manque de concertation dans l’élaboration du plan de retour à l’équilibre.

    Que prévoit le plan de retour à l’équilibre ?

    Concernant le plan de retour à l’équilibre, Lionel Calenge, le directeur du CHU de La Réunion, s’est engagé à réaliser 30 millions d’euros d’économies sur 5 ans. 11 millions concerneraient la masse salariale. 155 postes devraient ainsi être supprimés, parmi lesquels 6 médicaux, mais aussi des soignants, comme des infirmiers, des aides-soignants et des agents des services hospitaliers.

    L’accord du Copermo… vers un redressement de la situation ?

    Le Copermo a rendu une décision favorable pour le soutien au financement du bâtiment central du site de Saint-Pierre et pour le plan de retour à l’équilibre, présenté par la direction de l’établissement.

     « Cette validation est un signal de confiance et de crédibilité adressé par le gouvernement au dossier du CHU, et une première étape importante dans son redressement », écrit l’ARS Océan Indien dans un communiqué du 2 février 2018. L’agence poursuivra l’accompagnement attentif du CHU dans son engagement à dépasser ses difficultés financières et mener sa modernisation au bénéfice des patients. Un point mensuel sera assuré par ses services.

    Un point semestriel sur l’état de mise en œuvre du plan d’action et ses effets sur le suivi de la situation financière du CHU sera assuré à cet effet au niveau national. Ce suivi renforcé permettra notamment au Copermo de piloter le versement des aides nationales en fonctionnement consenties en contrepartie de l’effort de redressement accompli par le CHU lui-même.

  • Michel Gagneux annonce les 6 orientations stratégiques de l’ASIP lors de sa conférence annuelle

    L’ASIP Santé (Agence des Systèmes d’information partagés de Santé) organisait, mardi 30 janvier 2018, sa conférence annuelle de rentrée sur le thème : « E-santé : innover ou réguler? ». Plusieurs experts et acteurs de terrain ont livré leur analyse des défis que doit relever l’éco-système de la e-santé pour généraliser les usages innovants du numérique en santé dans un cadre commun d’urbanisation, de sécurité et d’interopérabilité.

    Plusieurs intervenants ont pris la parole au grès de deux tables rondes consacrées aux « deux visages de la création de valeur », à savoir l’innovation et la puissance publique prescriptrices de normes, et aux « enjeux d’une nouvelle dynamique de diffusion et d’accompagnement ». A l’issue de ces tables rondes, Michel Gagneux, directeur de l’ASIP Santé, a présenté les orientations et les chantiers prioritaires de l’Agence pour les prochains mois et années.

    Six pistes pour une stratégie opérationnelle

    Les acteurs de la e-santé « sont en train de parvenir à une communauté de vue globale et un niveau maturité collective », constate Michel Gagneux,  qui lui paraissent être « le socle du succès de la e-santé ». Il appelle à ce que ces acteurs « soient au rendez-vous de l’accélération de l’innovation au service des pratiques professionnelles, de notre système de santé et des patients. ». Michel Gagneux esquisse six pistes qui constitueront les bases d’une stratégie opérationnelle lisible à long terme.

    Élaborer, en concertation avec les acteurs de la e-santé, une doctrine d’urbanisation

    Le premier enjeux, souligne M. Gagneux, consistent à « régler les problèmes d’incohérence et de mauvaise urbanisation que nous connaissons aujourd’hui ». Avant d’évoquer les innovations de seconde génération comme l’intelligence artificielle, et l’accélération de l’innovation, il convient d’admettre que les acteurs de la e-santé ont encore des « progrès à réaliser pour l’aboutissement des grands projets nationaux ».

    Le programme territoire de soins numérique, à titre d’exemple, touche aujourd’hui à sa fin. Les promoteurs de projets et les pouvoirs publics doivent « s’interroger sur l’interopérabilité de ces projets pour les rendre diffusables à grande échelle sur l’ensemble du territoire français ». Ainsi, en concertation avec l’ensemble des acteurs concernés, les pouvoirs publics devraient élaborer une « doctrine d’urbanisation » qui leur servirait de « guide ».

    Rapprocher les start-ups des établissements de santé

    Il importe aujourd’hui «  d’identifier, de capter les innovations, de les orienter vers les priorités de santé publique qui ont été retenues au niveau gouvernemental, à l’échelle d’une région ou d’un grand établissement».

    Michel Gagneux souligne l’existence de nombreuses initiatives porteuses d’exemplarité. Rapprocher les établissements de santé et les start-ups est donc « l’une des clés du succès » de la e-santé. A l’exception de quelques initiatives locales jugées pertinentes et efficaces, Michel Gagneux regrette l’absence de dispositifs de mise en relation, adoptés et instaurés collectivement par l’ensemble des acteurs de l’écosystème de la e-santé.

    Élaborer et adapter les référentiels aux évolutions et usages réels de la e-santé

    L’ASIP Santé s’interroge également sur la « capacité d’agilité » à donner aux cadres régulation de l’innovation pour la rendre possible à grande échelle.

    Michel Gagneux constate que les acteurs de la e-santé rencontrent actuellement des « problèmes d’adaptation » des systèmes et qu’il importe donc à ce titre de développer des moyens d’adéquation des méthodes, pour faire en sorte que les référentiels et normes définis par les pouvoirs publics soient, le plus en amont, compatibles avec l’évolution des usages et des technologies. Lorsqu’ils sont réinterrogés par de nouveaux usages ou des innovations technologiques, ils doivent pouvoir être suffisamment souples pour être réutilisés, adaptés, et retransformés au service des acteurs. L’ASIP Santé réfléchit actuellement à ces enjeux de souplesse des cadres de régulation et des nomenclatures pour accompagner les évolutions de la e-santé.

    Dès le second trimestre de 2018, l’agence proposera pour son cadre d’interopérabilité comme pour la politique de sécurité des données, différentes méthodes et suggestions qui doivent permettre d’accélérer le processus d’élaboration des référentiels et d’adaptation aux enjeux d’usage.

    Améliorer l’accompagnement et la lisibilité des dispositifs de l’écosystème de la e-santé

    Le système est jugé « complexe, au pilotage compliqué », marqué par la segmentation des acteurs et de pôles de responsabilité qu’il est important « d’aligner sur des objectifs prioritaires », selon Michel Gagneux. La dimension d’accompagnement et de lisibilité stratégique constituent deux priorités de l’ASIP Santé. M. Gagneux espère atteindre en 2018 « un seuil significatif d’usage et d’échange par messageries sécurisées de données des établissements de santé et des laboratoires vers les professionnels de ville » et développer des méthodes d’accompagnement, d’information et de conduites du changement auprès des acteurs concernés.

    Élaborer une stratégique politique de long terme pour orienter les investissements vers la e-santé

    Michel Gagneux explique qu’il existe des modalités opérationnelles concrètes à mettre en oeuvre au cours des prochains mois : il s’agit de donner aux acteurs de la e-santé, aux promoteurs de projets et à leurs bénéficiaires, une lisibilité stratégique de long terme et des éléments de politiques stables qui permettront aux acteurs financiers d’investir sur les éléments de la e-santé de demain. L’Etat peut, en concertation avec les acteurs concernés, définir des indicateurs et poser les jalons d’une stratégie de long terme. Il s’agit de rassurer les promoteurs de projets et de bâtir un cadre stable.

    Michel Gagneux propose ainsi de mettre en place une gouvernance durable qui associe plusieurs niveaux : étatique, territorial, et industriel. L’ASIP Santé est par ailleurs en train de réviser un contrat pluriannuel 2019-2021 qui devrait intégrer l’ensemble de ces axes. 

  • La MGEN s’associe avec Maincare pour généraliser son programme e-santé, Vivoptim

    La mutuelle MGEN opte pour la plateforme e-santé de Maincare, Idéo, pour soutenir la généralisation de son programme e-santé, Vivoptim, selon un communiqué de la mutuelle du 25 janvier 2018.

    Après une phase pilote concluante de deux ans et un déploiement au sein de 50 villes des régions Occitanie et Bourgogne Franche-Comté, la MGEN a décidé de généraliser ce programme qui vise un objectif double :
    • intégrer les nouvelles technologies pour des soins complémentaires à l’offre actuelle ;
    • contribuer à la gestion du risque santé.

    Le déploiement sur le territoire national démarre en janvier 2018 pour durer tout le premier semestre.

    Vivoptim pour rester connecté et surveiller son risque cardiovasculaire

    Vivoptim est le programme de santé connectée MGEN, dédié à la prévention (mieux gérer la maladie et éviter les complications) et à la gestion du risque cardiovasculaire (prévenir la survenue d’évènements cardiovasculaires).

    Il a été mis à disposition des adhérents et salariés des groupes dans la tranche d’âge 30-70 ans. 

    Il se décline en trois offres spécifiques correspondant chacune à des patients réunis sous la même catégorie de risque. Le programme « Déclic » s’adresse à des participants présentant un risque faible, « Impulsion » aux patients à risque modéré et « Envol » aux patients ayant un risque élevé.

    L’allié quotidien dans la surveillance de sa maladie

    Vivoptim se présente comme un coach santé au quotidien. Il permet d’approfondir sa connaissance des facteurs de risque et de suivre son observance, sa nutrition, son activité physique, sa gestion du stress ou ses troubles du sommeil.

    Le dispositif global comprend :

    • une plateforme numérique sécurisée accessible à l’ensemble des parties prenantes (participant, coach santé et médecin traitant) ;
    • une plateforme médicalisée pluri-professionnelle constituée d’infirmières d’État, de diététiciens-nutritionnistes, de tabacologues et d’éducateurs médico-sportifs ;
    • une application mobile.

    Un bilan chiffré des deux années pilotes

    Vivoptim se caractérise par une approche multicanale : ateliers en présentiel, échanges mail, coaching téléphonique, espace digital, objets connectés, accompagnement pour la prise en main des nouvelles technologies.

    Voici quelques chiffres sur l’expérimentation du dispositif depuis novembre 2015 :

    • thématiques plébiscitées par les utilisateurs : 65% la gestion du stress, 28% l’activité physique, 7% la nutrition ;
    • application mobile Vivoptim :
      • 39 000 sessions de connexion, 5 minutes de consultation ;
      • 60% mesures de santé collectées (via tensiomètre, balance, montre ou bracelet connecté) ;
      • 2 900 usagers, 89% utilisateurs réguliers ;
      • 45% IOS / 55% Androïd ;
    • newsletter Vivoptim : 8 400 destinataires, 44% de taux d’ouverture;
    • plateforme téléphonique médicale :
      • 12 000 appels sortants réalisés (19 minutes en moyenne) ;
      • 5 900 appels entrants traités (4 minutes en moyenne) ;
      • 95% d’appels pris en charge en moins de 30 secondes ;
    • satisfaction des adhérents :
      • 70% sont satisfaits de l’usage des données de santé par les coachs ;
      • 88% sont satisfaits de la qualité de l’accompagnement personnalisé prodigué ;
      • 9 738 appels de coaching et de suivi ;
      • 58% ont acquis de nouvelles connaissances ;
    • taux de sortie du programme: 3%.

  • NYC investit 500M$ dans la création d’un hub biotech pour rivaliser avec Boston et San Francisco

    La municipalité new-yorkaise a annoncé le 23 janvier 2018 le lancement d’un plan d’investissement 500 millions de dollars (405 millions d’euros), destiné à faire de New York le premier hub biotech du pays, dont le calendrier de mise en œuvre sera précisé au cours des prochaines semaines.

    Décliné en trois axes principaux, ce projet vise en premier lieu à « encourager le rapprochement du monde de la recherche et de l’industrie » moyennant 150M de dollars. Le deuxième axe du projet, dont le montant s’élève à 310M de dollars, doit permettre de « créer un bassin d’emplois et favoriser l’implantation d’entreprises, d’incubateurs et de laboratoires spécialisés dans les biotechnologies ». Enfin, le troisième volet de ce projet mobilisera près de 40M de dollars dans le but de soutenir les start-ups et former la prochaine génération d’acteurs de la biotech.

    Rivaliser avec Boston et San Francisco, acteurs majeurs des biotechnologies

    La municipalité de New York, conduite par Bill de Blasio, entend renforcer l’écosystème biotechnologique de la ville à l’aide d’un plan d’investissement de 500M de dollars décliné en trois axes. James Patchette, Président et CEO de la New York City Economic Development Corporation, entité municipale en charge du projet, explique que : 

    « Nous avons ici à New York parmi les meilleurs centres de recherche biomédicale au monde. Mais, nous perdons notre prééminence dans le champ des sciences de la vie. Le moment est donc venu d’engager les moyens nécessaires pour nous positionner comme un acteur de premier plan dans ce domaine ».

    La ville espère rivaliser, voire devancer, Boston et San Francisco, qui se sont affirmées au cours des dernières années comme des acteurs majeurs des biotechnologies. L’État de NY se positionne toutefois en troisième position à l’échelle nationale : il s’agit du troisième bénéficiaire de subventions accordées par le National Institute of Health, après les états de Californie et du Massachusetts. New York dispose aujourd’hui de centres médicaux et d’hôpitaux universitaires d’envergure internationale comme le Albert Einstein College of Medecine (Bronx), New York Presbyterian/Columbia University Medical Center, Icahn School of Medicine at Mount Sinai, NYU Langone Medical Center. La ville dispose également de centres de recherche comme le New York Structural Biology Center et le New York Genome Center.

    Axe 1 : Rapprocher le monde de la recherche et l’industrie, créer des emplois et promouvoir le développement des technologies innovantes en santé

    Un plan d’investissement de 100M de dollars pour bâtir un Campus de Sciences de la Vie Appliquées

    La ville de New York financera la création d’un Applied Life Sciences Campus, un campus urbain destiné à accueillir les start-ups spécialisées dans les biotechnologies et à faciliter le rapprochement entre les mondes de la recherche et de l’industrie. Le campus servira à ce titre d’incubateur pour les jeunes pousses new yorkaises et de lieu de formation entrepreunariale.

    Une dotation de 50M de dollars pour densifier le réseau d’infrastructures de R&D en sciences de la vie

    La municipalité procèdera à des investissements ciblés, destinés principalement aux laboratoires de recherche et hôpitaux universitaires de la ville. New York entend « catalyser le recherche innovante, qui mène à la création de nouvelles entreprises », d’après un communiqué de la New York City Economic Development Corporation (NYCEDC), l’entité municipale chargée de promouvoir le développement économique de la métropole et responsable de la mise en œuvre du projet. À cet effet, la ville allouera 50M de dollars à huit centres de recherche à but non lucratif dans le but de créer de nouveaux laboratoires de recherche appliquée. 

    Axe 2 : Créer un nouveau bassin d’emplois et de croissance économique

    Réductions fiscales de 300M de dollars pour attirer les investisseurs et créer un espace commercial

    Ces mesures fiscales incitatives visent à attirer des entreprises, aménager de nouveaux espaces de travail et encourager les entreprises à recruter des personnes qualifiées originaires de la ville et de ses alentours.

    Un investissement de 10M de dollars destiné à étendre le réseau d’incubateurs de start-ups

    La ville va soutenir financièrement cinq incubateurs et centres d’innovation, dont le premier ouvrira ses portes en 2018. Les incubateurs seront implantés à proximité des centres de recherche existants. Cette mesure vise à soutenir les innovations et favoriser le recrutement de travailleurs qualifiés.

    Révision de la règlementation locale pour autoriser l’implantation de nouvelles entreprises biotech dans les zones commerciales

    Dans le but de doubler le nombre d’entreprises biotech présentées à New York, la municipalité a révisé la règlementation locale pour autoriser l’implantation de laboratoires, de centres de recherche et d’entreprises biotech dans les zones commerciales. L’ensemble des révisions règlementaires sont accessibles dans le document de synthèse « Clarification Memo – Life Sciences in Commercial Zoning Districts » produit par la ville.

    Axe 3 : Soutenir les talents émergents et la nouvelle génération d’entrepreneurs biotech

    Investir 7,5M de dollars dans la création de stages et de curriculum académiques en sciences de la vie

    À l’été 2018, la ville de New York ouvrira une première session de stages qui permettront à près d’une centaine d’étudiants de la région de NY de s’immerger dans l’écosystème des centres de recherche, des fonds d’investissement et des entreprises spécialisées en biotechnologies. Roche, Eli Lilly, le New York Genome Center ou encore Deerfield Management sont partenaires du programme. La municipalité soutiendra également les universités locales qui accepteront de réviser leur curriculum académique pour « former la prochaine génération de talents en sciences de la vie ».

    Débloquer 20M de dollars en soutien aux jeunes pousses de la biotech

    La municipalité new-yorkaise s’est engagée à soutenir le développement économique de 80 jeunes sociétés. Ce soutien passe notamment par la mise en relation de ces entreprises avec des fonds d’investissement privés et par une allocation ventilée entre ces différents acteurs, d’un montant total de 20M de dollars. La ville allouera 7, 5M de dollars à la création d’un Life Sciences Management Corps.

    Accorder 3,8M de dollars en appui à l’extension d’un programme de formation en entreprenariat 

    NYCEDC va reconduire et renouveler son programme Bio and Health Tech Entrepreneurship Lab (ElabNYC), dont le curriculum va désormais offrir des formations en management de projet et commercialisation d’entreprise. La  municipalité va par ailleurs étendre son programme SBIR, destiné à aider les entreprises spécialisées en biotechnologies à obtenir des financements du Small Business Innovation Research Program du National Institute of Health. 

    Lancement du Life Sciences Advisory Council, conseil municipal adossé à la mairie de New York

    Entité pluridisciplinaire composée d’universitaires, d’industriels, de philanthropes et d’investisseurs, le Life Sciences Advisory Council sera chargé de conseiller le maire de New York, Bill de Blasio, en ce qui concerne les programmes de sciences de la vie mis en œuvre par la municipalité, et de créer des partenariats stratégiques avec les industriels de santé.

  • Téléconsultation et télé-expertise : Audiens, nouveau partenaire de Médecin Direct et de DeuxièmeAvis

    Sous le slogan « Innover pour protéger », Audiens, groupe de protection sociale des professionnels de la culture, de la communication et des médias, a lancé le 19 janvier 2018 deux services innovants à destination de ses adhérents  – la téléconsultation, en partenariat avec MédecinDirect, et le téléconseil en coopération avec Deuxièmeavis.

    C’est dans le cadre de sa gamme de services en médical et prévention qu’Audiens investit la e-santé et propose à ses adhérents des services d’expertise médicale accessibles sans surcoût et sans carence.

    Alors que les partenariats entre les groupes de protection sociale et mutuelles d’une part et les prestataires de téléconsultation d’autre part se multiplient, Audiens innove en proposant également un service de télé-expertise fourni par Deuxièmeavis.

    Deuxièmeavis : partenariat pour une télé-expertise

    Deuxiemeavis.fr permet aux patients atteints de maladies graves, rares ou invalidantes, ou confrontés à des décisions médicales lourdes telles les interventions chirurgicales, d’obtenir un deuxième avis médical auprès de médecins spécialistes (100 médecins-experts pour 300 pathologies traitées) et ce en moins de 7 jours.

    Le patient remplit un questionnaire médical approfondi pour guider le médecin et lui transmet en ligne les résultats de ses examens médicaux. Le médecins expert rend un avis personnalisé qu’il formalise sous forme d’un compte-rendu écrit qui peut être utilisée comme un outil de dialogue entre le patient et son équipe médicale traitante.

    Avec le service proposé, Deuxièmeavis revendique ici sa contribution à la pertinence des soins.

  • Assurtech : Axa devient le réassureur d’Oscar, qui fait évoluer la diffusion de son offre

    La signature d’un accord pluriannuel de réassurance avec le groupe Axa, et plus précisément la division International Employee Benefits (IEB) du Groupe, a été annoncée sur le site de l’assureur en ligne américain Oscar Health, le 15 janvier 2018.

    Les deux sociétés affirment partager la même vision du rôle d’assureur et de l’avenir de la santé, et l’accord doit permettre à la start-up américaine de poursuivre son développement.

    Oscar Health a initié un partenariat avec la Cleveland Clinic pour diffuser des assurances couvrant uniquement les services rendus par le réseau des prestataires agréés de la Cleveland Clinic incluant l’hôpital central lui-même, 10 hôpitaux régionaux et plus de 150 cliniques ambulatoires. En 2018, elle compte élargir sa zone de couverture dans de nouveaux États.

    Axa, un partenaire axé sur la prévention et le digital

    Oscar voit en Axa un partenaire expérimenté, qui accorde une importance particulière à la prévention en santé et à l’expérience client, domaines qu’il valorise tout particulièrement. 

    Axa s’inscrit dans une démarche de transformation de son modèle de simple financeur des services de santé vers un modèle établissant une relation de partenariat avec les assurés. Son objectif est de construire une relation avec l’assuré et de le responsabiliser (empowerment) en utilisant l’assurance et les services de santé proposés pour l’aider à mener une vie saine.

    Selon le communiqué, le partenariat fraîchement signé intervient au moment où Oscar Health prépare sa prochaine phase de croissance visant à introduire davantage de technologies dans ses services afin de permettre des soins de meilleure qualité à coût moindre.

    Partenariat innovant avec la Cleveland Clinic

    Au cours de l’été 2017, Oscar Health a annoncé un partenariat avec la Cleveland Clinic. Les deux partenaires sont associés afin de créer un réseau de prestataires de soins local et dont les services de soin sont couverts par une assurance d’Oscar Health.

    Il s’agit d’un réseau régional gravitant autour de la Cleveland Clinic, puisqu’il est composé de son hôpital, de ses 10 hôpitaux régionaux et de plus de 150 cliniques ambulatoires. Les services de soins procurés par l’une de ces institutions sont couverts par l’assurance complémentaire d’Oscar Health et la clinique diffuse l’assurance de son partenaire auprès de ses patients et ce au sein du territoire des 5 comtés du Nord-Est de l’État de l’Ohio.

    En outre, l’assurance peut être souscrite via une plateforme d’assurance, ce qui donne la possibilité aux adhérents d’utiliser une subvention gouvernementale. Elle peut également être souscrite sans intermédiaire, auquel cas le coût total de son assurance est à la charge de l’assuré.

    Objectifs 2018 : 1 milliard de dollars en revenu-primes et 250 000 adhérents

    Oscar Health vise actuellement les particuliers et de petites structures à qui il propose des formules d’assurance.

    En 2018, la start-up souhaite élargir ses zones de couverture, en proposant ses services d’assurance dans les états de New York, Californie, Texas, New Jersey, Ohio, grâce notamment à la coopération avec la Cleveland Clinic, et Tennessee. Elle espère arriver à établir un pool de 250 000 adhérents et réaliser ainsi un revenu-primes d’un milliard de dollars.

    En 2017, Oscar Health a réalisé un revenu-primes à hauteur de 300 millions de dollars.

  • Mutuelles : AG2R La Mondiale et Matmut en route pour devenir le 1er groupe de protection sociale

    AG2R La Mondiale et Matmut ont annoncé le 18 janvier 2018 leur rapprochement, qui devrait être effectif à l’horizon 2019, pour devenir le premier groupe de protection sociale en assurance des personnes.

    Le rapprochement, fruit de négociations entamées fin 2017, doit être validé par les Assemblées générales prévues à la fin du premier semestre 2018 et par les autorité compétentes.

    L’une des priorités au cœur du rapprochement est la transformation numérique des deux entités. Il doit notamment faciliter la mise en place de la dématérialisation des actes, d’un parcours client omni-canal, de nouveaux services et de l’innovation au sens large.

    Les objectifs du rapprochement : affronter les enjeux et la transformation du secteur

    Le rapprochement doit notamment permettre aux deux groupes de :

    • mieux servir, multi-équiper et fidéliser ses clients grâce à une offre complète de protection des personnes et de leurs biens (retraite complémentaire et assurance de personnes) ;
    • développer une proximité accrue avec l’ensemble de ses parties prenantes : plus de 5 000 collaborateurs en lien direct avec ses clients, un maillage territorial très dense, d’importants moyens de vente à distance, etc. ;
    • disposer de capacités d’investissement et d’expertises plus importantes pour répondre aux enjeux de la digitalisation : dématérialisation des actes, parcours client omni-canal, services, innovation ;
    • consolider des fondamentaux financiers : diversification des risques et amélioration de la solvabilité,  augmentation des capacités de financement, optimisation des moyens.  

    Forme juridique et calendrier

    La SGAM AG2R LA MONDIALE serait renommée pour devenir la Sgam faîtière, qui à terme devrait inclure deux affiliés :

    • SGAM LA MONDIALE MATMUT ;
    • SGAPS AG2R LA MONDIALE (réunissant l’institution de prévoyance et les mutuelles d’AG2R LA MONDIALE).

    Après l’approbation du rapprochement par les Assemblée générales des deux groupes au printemps 2018, une gouvernance opérationnelle sera constituée au second semestre de 2018 et les travaux liés au rapprochement débuteront.

    La mise en œuvre opérationnelle du rapprochement est elle prévue pour le 1er janvier 2019.