Pilotage

  • H&TI Webinar : la prise en charge de l’AVC en France, chiffres clés et innovations (30/10/19, 11h)

    Chers abonnés,

    Nous avons le plaisir de vous inviter au prochain H&TI Webinar, à l’occasion de la journée nationale pour la prise en charge de l’accident vasculaire cérébral (AVC) en France, un enjeu majeur de santé public.

    Le Webinar sera articulé autour :

    • des principaux indicateurs de santé publique liés à l’AVC ;
    • des innovations dans la prise en charge de l’AVC ;
    • des start-ups qui proposent des solutions de prévention ou de suivi post AVC.

    Connectez-vous le 30 octobre 2019 de 11h à 11h35 et posez vos questions en direct aux intervenants.

    L’échange sera animé par le Dr Béatrice Falise-Mirat, directrice scientifique de Care Insight.

    Les inscriptions, gratuites, doivent être réalisées via ce lien.

  • Hackathon data pharma/lauréat : un agrégateur des données patients intégré au logiciel du pharmacien

    Un agrégateur des données médicales du patient (du DMP et du DP) intégré au logiciel métier du pharmacien. C’est le dispositif au centre du projet « Ça marche » – « Integrated patient data », qui a remporté le hackathon « Health Data Hub : les données de santé au service du pharmacien d’officine », organisé les 19 et 20 octobre par R+/Résopharma et l’Association nationale des étudiants en pharmacie de France (Anepf), en parallèle du Congrès national des pharmaciens (Bordeaux).

    Le but de cet intégrateur est de faciliter l’interprétation des données hétérogènes afin de réaliser des analyses par segmentation et prédictive pour la pharmacie. 3 000 euros ont été versés à l’équipe internationale à l’origine de cette innovation, pour l’aider à développer son innovation. Le jury était présidé par Jean-Marc Aubert, directeur de la Drees et pilote de la task force « réforme du financement du système de santé ».

    Autre projet récompensé : Arma, qui décroche le prix « coup de cœur » du jury. Il s’agit d’une surcouche logicielle de data visualisation des données enregistrées dans le logiciel métier et équipé d’un module centré sur le patient. L’objectif est d’aider le pharmacien à réaliser une meilleure prévention auprès de sa patientèle (rappel de vaccination par exemple) et d’optimiser le potentiel commercial de l’officine.

    Le hackathon a réuni une vingtaine d’étudiants et de professionnels aux profils pluridisciplinaires (pharmaciens, développeurs, UX designers…), qui devaient imaginer une utilisation innovante des données au service du pharmacien, le tout en répondant à des problématiques précises : « Comment utiliser les données pour prédire les ventes en pharmacie d’officine ? » ; « Comment aider le pharmacien à mieux connaître son patient à l’aide de la visualisation de données ? » ; « Comment exploiter les différentes sources de données de santé dans les outils officinaux (logiciel spécialisés, messageries, réseaux sociaux, sites fournisseurs…) ? », etc.

    Hackathon data pharma : les autres finalistes

    • P4pillon

    P4pillon est un logiciel métier centré sur la coopération entre les professionnels de santé et une nouvelle organisation à l’officine.

    L’outil est déjà utilisé sur son territoire et le réseau Mille soins (Limousin, Centre). L’idée du projet est de revoir la place du pharmacien dans le parcours de soins (anticipation des sorties hospitalières et lanceur d’alerte) et de rationaliser les stocks gérés au patient.

    • Pharmadex

    Pharmadex est une application mobile qui permet le scan d’ordonnance et la e-réservation de produit pour les patients. Le but de cette solution est d’aider le pharmacien à mieux anticiper l’arrivée du patient au comptoir et à l’orienter vers les missions qui lui seraient le plus indiquées.

    • Satya

    Satya propose une surcouche logicielle qui centralise l’ensemble des informations médicales et administratives du patient. Pour chaque patient, le pharmacien dispose des informations à jour ou d’alertes si une action est requise, ce qui lui permet de gagner du temps dans les démarches administratives (complémentaire santé, coordonnées du prescripteur, etc.) et ainsi de davantage se concentrer sur le cœur de son métier, la dispensation.

    L’équipe de Satya souhaite également s’appuyer sur un algorithme d’analyse de la délivrance pour la sécurisation du patient (interaction médicamenteuse).

  • Traumatismes graves : un partenariat de recherche pour déployer des outils d’aides à la décision

    TrauMatrix est un partenariat de recherche scientifique et médicale, signé pour une durée de 3 ans, qui a pour objectif de « développer les premiers outils d’aide à la décision (basé sur intelligence artificielle) pour la gestion des patients atteints de traumatismes graves dans les 24 premières heures ». Cette initiative, dont le lancement a été annoncé le 25 octobre 2019 par communiqué, est portée par l’association Traumabase, l’AP-HP, le CNRS, l’École des hautes études en sciences sociales (EHESS), l’École polytechnique et Capgemini Invent.

    3 axes sont privilégiés dans le cadre de ce projet : la prise en charge du patient, le diagnostic et la gestion de la stratégie de soins (dont la prise en charge du choc hémorragique et du traumatisme crânien). Le but est de permettre un accompagnement des acteurs médicaux tout au long de la chaîne de décision des 24 premières heures, en plaçant « l’intelligence artificielle au cœur de la pratique de la traumatologie de demain », commentent les partenaires (communiqué).

    Un outil d’aide à la décision pour les médecins anesthésistes réanimateurs

    TrauMatrix vise à aboutir à un outil d’aide à la décision à destination des médecins anesthésistes réanimateurs. La solution permettra :

    • de les accompagner en temps réel dans leur prise de décision, en orientant la prise en charge des patients grands traumatisés vers les bonnes unités de soins ;
    • de prédire la probabilité d’événements comme le choc hémorragique ou le traumatisme crânien et l’ajustement de la stratégie de soins ;
    • de préciser, en parallèle, la nature des ressources hospitalières, matérielles et humaines à anticiper « afin d’apporter une meilleure réponse aux besoins du patient et d’augmenter ses chances de survie et d’absence de séquelles », précisent les partenaires (communiqué).

    Le projet repose sur la Traumabase, registre national de données sur les traumatismes graves

    Le projet repose sur la Traumabase, un observatoire régional crée en 2011 et devenu depuis un registre national de données médicales sur les traumatismes graves.

    Cette base est portée par un réseau d’une centaine de médecins urgentistes et anesthésistes-réanimateurs répartis dans toute la France. Elle fédère actuellement une grande partie des acteurs français de la traumatologie lourde.

    La Traumabase permet :

    • d’alimenter les démarches d’amélioration de la prise en charge des patients ;
    • de faciliter la recherche scientifique autour d’études prospectives et interventionnelles.

    Une collaboration multidisciplinaire

    « La collaboration avec l’École des hautes études en sciences sociales, le CNRS et l’École polytechnique initiée par le Dr Tobias Gauss, le Pr Catherine Paugam-Burtz et le Dr Sophie Hamada, des hôpitaux Beaujon et Bicêtre (AP-HP), a permis de lancer une dynamique de recherche autour du choc hémorragique et d’initier les premiers travaux sous l’impulsion de Julie Josse, professeur au Centre de mathématiques appliquées (CMAP – CNRS/École polytechnique) et à l’Inria XPOP et DataIA, et de Jean-Pierre Nadal, chercheur CNRS au Centre d’analyses et de mathématiques sociales (CNRS/École des hautes études en sciences sociales) », indiquent les partenaires.

    Capgemini Invent en charge du développement de modèle de prédiction via l’IA

    Capgemini Invent a rejoint le partenariat en tant qu’expert de la valorisation des données et de l’intelligence artificielle (IA). Dans le cadre de TrauMatrix, la société va développer des modèles de prédiction et a pour mission d’élaborer, à terme, une plateforme de services en collaboration avec les experts médicaux de la Traumabase et les scientifiques de l’EHESS, du CNRS et de L’École polytechnique

    « Un des enjeux est notamment de bien cibler les moments clefs du parcours de soin des traumatisés sévères dans un écosystème complexe de prise en charge et de soins », est-il précisé.

    « TrauMatrix est un catalyseur d’interactions entre médecins et chercheurs ou ingénieurs »

    « Outre l’opportunité de développer des méthodes dans une situation où les données ont tous les défauts (hétérogénéité, données manquantes, de sorte qu’aucune méthode connue n’est bien adaptée), le projet TrauMatrix est un catalyseur d’interactions entre médecins et chercheurs ou ingénieurs, entre chercheurs de disciplines ou d’expertises différentes, et contribue à la formation de jeunes scientifiques autant attirés par le côté hautement technique du point de vue mathématique et informatique, que par la problématique de santé publique », commente Jean-Pierre Nadal, directeur de recherche au CNRS et directeur d’études à l’EHESS, chercheur au laboratoire de physique de l’École normale supérieure (CNRS/ENS Paris/Sorbonne Université /Université de Paris) et directeur du Centre d’analyse et de mathématique sociales (CNRS/EHESS).

  • E-parcours : le Resah attribue les marchés d’accord-cadre sur les briques techniques & le déploiement

    Dans le cadre du programme national « e-parcours », le Resah vient d’attribuer les marchés d’accord-cadre pour les briques techniques et le déploiement de solutions numériques de coordination des soins. Il avait déjà publié l’attribution du lot 1 de pilotage. La centrale d’achat met ainsi à disposition des Grades (Groupements régionaux d’appui au développement de la e-santé) 3 accords-cadres nationaux consacrés à la mise en œuvre de « e-parcours », qui a pour but de déployer une offre de services numériques de coordination auprès des professionnels exerçant dans les secteurs sanitaire, médico-social et social. L’enveloppe financière consacrée à ces marchés est de 100 millions d’euros, précise le Réseau des acheteurs hospitaliers à H&TI, indiquant que tous les Grades sont susceptibles d’actionner le marché.

    L’ensemble des entreprises mandataires (consortiums retenus comme titulaires des 3 accords-cadres) sont les suivantes :

    • accord-cadre « Acquisition, maintenance et intégration des logiciels nécessaires à la mise en œuvre des services numériques pour les parcours de santé et leur coordination dans la sphère sanitaire et médico-sociale » :
    – Cap Gemini en co-traitance avec Orion Health, GFI en co-traitance avec Medialis, Maincare et Sword ;

    • accord-cadre « Assistance à la maîtrise d’ouvrage nécessaire à la mise en œuvre des solutions » :
    – Bee Consulting en co-traitance avec Verso Consulting, Easis, EY, PwC en co-traitance avec Sia Partners ;

    • accord-cadre « Appui au déploiement et à la consolidation des usages à l’issue de la mise en œuvre des solutions (formations, accompagnement au changement, etc) » :
    – Atos, Cap Gemini, Care Insight en co-traitance avec Doshas, Juliet Sterwen en co-traitance avec Proxicare.

    Les Grades pourront utiliser les accords-cadres dont ils sont bénéficiaires selon 2 modalités :

    • en demandant à la centrale d’achat du Resah, qui dispose d’une équipe d’experts notamment juridiques dédiée au projet, de mettre en concurrence les titulaires des accords-cadres afin de passer les marchés subséquents nécessaires à la satisfaction de leurs besoins ;
    • ou en se chargeant eux-mêmes de l’exécution des accords-cadres et de la passation des marchés subséquents. 

    « La notification de ces 3 nouveaux accords-cadres s’inscrit dans la volonté du Resah de devenir un acteur de référence en matière d’achat de solutions numériques complexes », indique la centrale d’achat dans un communiqué publié le 23 octobre 2019.

  • Asie : l’appli Doctor Anywhere (Singapour) multiplie les partenariats pour s’étendre au Vietnam

    Doctor Anywhere, une start-up singapourienne proposant une plateforme de télémédecine, s’associe à ViettelPay, un service bancaire numérique appartenant au plus grand opérateur de téléphonie mobile du Vietnam (Viettel). Objectif : fournir une gamme complète de services de santé en ligne aux plus de 6 millions d’utilisateurs de ViettelPay au Vietnam. Les détails financiers de l’opération n’ont pas été dévoilés.

    Dans le cadre de cette alliance, annoncée à la mi-octobre 2019, les utilisateurs de ViettelPay vont pouvoir se connecter directement à la clinique virtuelle de Doctor Anywhere pour consulter un médecin mais aussi accéder à une offre de services bien-être depuis l’application mobile de la société vietnamienne.

    ViettelPay a été lancé au Vietnam en juin 2018 et devrait porter son nombre d’utilisateurs à 30 millions en 2020.

    Dans un pays peuplé de 96 millions d’habitants avec un taux de pénétration de smartphone de 84 %, toute personne possédant un mobile peut facilement télécharger l’application ViettelPay et accéder immédiatement aux services de Doctor Anywhere. L’objectif de ce partenariat est d’améliorer l’efficacité du système de santé public dans le pays et la qualité des soins prodigués. Le nouveau service devrait être mis en ligne sur l’application vietnamienne début 2020.

    Il s’agit du deuxième partenariat annoncé au Vietnam par Doctor Anywhere sur une période d’environ deux mois. En septembre, la start-up a conclu un accord de coopération stratégique avec Bao Minh Insurance, l’une des plus grandes compagnies d’assurance vietnamienne.

    Extension de Doctor Anywhere au Vietnam : d’autres partenariats à venir

    La signature des coopérations stratégiques avec Bao Minh Insurance et ViettelPay s’inscrivent dans la stratégie de développement de Doctor Anywhere au Vietnam.

    L’alliance avec Bao Minh prévoit le déploiement d’une série de services de santé en ligne et hors ligne, dont la consultation vidéo et la délivrance de médicament, un e-marché pour les produits de santé et de bien-être ainsi que des prestations de soins à domicile. L’ensemble de l’offre sera accessible sur une plateforme unique.

    Ce partenariat était la première expansion régionale d’une telle ampleur annoncée par la start-up singapourienne. D’autres partenariats importants sont en cours de discussion, avait-elle alors indiqué.

    Objectif : un déploiement dans « plus de cliniques et de pharmacies au sein des villes clés »

    « Nous sommes ravis d’établir notre empreinte au Vietnam, l’une des économies en développement les plus dynamiques en Asie, commente Lim Wai Mun, fondateur et P.-D.G. de Doctor Anywhere (communiqué de septembre). Depuis notre lancement [au sein de ce marché] au T2 2019, nous avons établi notre présence dans les pôles d’affaires de Hô-Chi-Minh-Ville et de Hanoï, avec l’intention de déployer [nos activités dans] plus de cliniques et de pharmacies au sein des villes clés [du pays] au cours des prochains mois.

    Un accord également signé avec une start-up indonésienne

    Parmi les dernières actions notables de Doctor Anywhere figure l’accord signé en mars avec Go-Jek, une start-up indonésienne spécialisée dans la logistique et le suivi des déplacements façon Uber. Depuis le 1er avril 2019, tous les chauffeurs actifs de Go-Jek bénéficient d’un accès entreprise à la plateforme de de téléconsultation et de prise de rendez-vous médicaux en ligne Doctor Anywhere.

  • HTI Morning : Sweper, le Health Data Hub suédois, cherche lui aussi à faciliter le partage des datas

    Faciliter l’utilisation des données de santé pour les soins médicaux. C’est l’objectif de Sweper, l’équivalent suédois du Health Data Hub, une initiative de Swelife, un programme de coordination en sciences de la vie et santé issu de l’agence gouvernementale suédoise pour l’innovation Vinnova. Un outil présenté par Lars Lindsköld, senior advisor healthcare à l’AI Innovation of Sweden et pilote du projet Sweper, intervenu le 23 octobre à Paris lors d’un HTI Morning, organisé par la société Care Insight sur la stratégie de la Suède en matière de données de santé.

    Parmi les réalisations du hub suédois figurent actuellement :
    • un dictionnaire lisible par ordinateur (machine-readable lexicon), permettant d’obtenir un langage commun entre la machine et l’homme grâce à l’exploitation de métadonnées.  
    • un programme d’analyse en temps réel des données patient conçu pour améliorer le traitement du cancer.

    Le projet Sweper a pour but, à terme, de démocratiser l’information en santé et de faciliter le partage de ces données entre disciplines pour accélérer les découvertes, dans le respect du droit des patients à la protection de leurs données personnelles.

    En ouverture de la matinée a par ailleurs été présentée une infographie de synthèse sur les critères de performances clés (KPIs) des systèmes de santé français, suédois et britannique, le précédent HTI Morning ayant porté sur le décryptage de la feuille de route numérique du NHS dans le Long Term Plan.

    Les critères de performances clés (KPIs) des systèmes de santé français, suédois et britannique

    Repères : la stratégie e-santé de la Suède

  • Urgences : chiffres clés, le plan du ministère (focus) et les alternatives numériques au 15

    « Mettre en place dans tous les territoires un service distance universel pour répondre à toute heure à la demande de soins des Français : le Service d’accès aux soins (Sas) ». Il s’agit de la première (340 M€) des 12 mesures du Plan de refondation des urgences, présenté en septembre 2019 par la ministre des Solidarités et de la Santé Agnès Buzyn, en réponse à la crise profonde qui touche le secteur, une crise marquée par un mouvement social qui dure depuis plusieurs mois.

    Dans ce contexte, Health & Tech Intelligence fait le point sur les services d’urgence en France, avec :

    • un focus sur les chiffres clés (au niveau national et par région) ;
    • une présentation des alternatives au 15 : la téléconsultation est perçue par certains acteurs comme un outil d’aide au désengorgement des urgences ; il existe par ailleurs des applications mobiles ou web visant spécifiquement à limiter le nombre de visites évitables au sein des urgences ;
    • un point sur les autres services vers lesquels se tourner avant d’envisager un passage aux urgences.

    À NOTER : l’équipe chargée de conduire les travaux sur le Service d’Accès aux Soins (SAS) a été nommée début octobre 2019 (4 membres). Elle est en train de mener une concertation (durée : 2 mois) auprès des professionnels de santé sur les différentes organisations possibles du SAS. La ministre Agnès Buzyn choisira fin novembre un modèle d’organisation pour pouvoir mettre en place ce service à l’été 2020.

    Urgences : les chiffres clés

    En général :

    • 6,3 millions d’entrées hospitalisation de court séjour dans les CHU (2017, chiffres novembre 2018);
    • 5 millions de passages aux urgences dans les CHU (2017, chiffres novembre 2018) : le nombre d’urgences a augmenté de près de 9 % entre 2015 et 2017 :
      • 637 structures d’urgence autorisées en France (2017) ;
      • 1 291 services d’urgences dans les régions métropolitaines françaises (2018) ;
      • 74 moyens aériens pour l’activité Smur (2017).

    Sources : Reseau-CHU et Statista

    Nombre de services d’urgences dans les régions de France en 2018 (hors Outre-mer) :

    Nombre de services d’urgences dans les dix plus grandes villes de France en 2018 (hors Outre-mer) :

    Pacte de refondation des urgences (753,5 M€) : repères

    « Un recours central au numérique »

    12 mesures clés figurent dans le Plan de refondation des urgences, présenté comme une déclinaison, pour les urgences, du plan Ma Santé 2022. Il est basé sur un renforcement de la proximité et la confiance accordées aux territoires, avec un « mode de financement adapté » et un recours central au numérique, « qui doit faire partie du système de santé d’avenir », indique la ministre des Solidarités et de la Santé (point presse de septembre 2019).

    Au total, ce sont 753,5 millions d’euros de crédits supplémentaires qui sont engagés sur la période 2019-2022. Pour l’année 2020, cela représente 150 millions d’euros.

    • Les 12 propositions sont présentées en détail par H&TI dans un article spécial, accessible ici.

    Pacte de refondation des urgences : une réponse globale, en soutien des initiatives de terrain

    Ces mesures du plan national « urgences » viendront « conforter et amplifier des initiatives prises localement (…) par des acteurs locaux et dont ils ont pu évaluer le caractère pertinent », commente l’ARS Centre-Val de Loire dans un communiqué publié en septembre 2019.

    L’ARS Centre-Val de Loire présente quelques initiatives clés déployées dans la Région pour désengorger les services d’urgence :

    Il existe bien entendu d’autres initiatives locales, multiples, déployées dans les autres régions au niveau territorial. Parmi elle figure notamment Entr’actes, une application de coordination des soins primaires, développée dans l’Essonne (Île-de-France) par des professionnels de santé afin notamment d’éviter aux patients d’aller aux urgences si leur état leur permet d’être soignés à domicile.

    Alternatives au 15 : les solutions numériques se développement sur le marché

    La téléconsultation comme alternative

    « La téléconsultation peut être une alternative au 15, en tous cas un complément, indique Maxime Cauterman, directeur médical France de la société de télémédecine Livi, intervenu en juin 2019 dans le cadre de l’événement FASN « Parcours innovants ». Nous avons une expérience de près de 30 000 téléconsultations en France aujourd’hui, qui tend à le prouver. Nous sommes réellement dans un concept de gradation des soins, nous ne prétendrons jamais remplacer la médecine présentielle. »

    Les structures présentielles « sont efficaces mais s’installent toujours dans des endroits plutôt urbains, où il y a de la densité [médicale], donc qui finalement vont rajouter de l’inégalité d’accès aux soins puisqu’elles ne s’adressent pas à des populations en désert médical, commente l’entrepreneur. Nous sommes contactés par des Samu ou des centres 15 qui sont demandeurs de téléconsultations. »

    Les start-ups françaises proposant un service de téléconsultation :

    Maxime Cauterman nuance cependant ses propos en indiquant que la téléconsultation ne résoudra pas à elle seule la crise des urgences. « Le problème d’effectifs est un vrai problème actuellement, à travers notre prisme d’urgentistes nous le voyons de façon très prégnante », note-t-il.

    En Bourgogne-France-Comté, par exemple, « il y a une réflexion sur les soins non programmés, qui est une réflexion, compliquée, complète Eric Blondet, président de l’URPS Médecins libéraux de la Région (FASN « Parcours innovant). Nous sommes dans une région qui souffre d’une densité médicale très faible, où la densité en médecins urgentistes est catastrophique : la télémédecine est un des axes de réflexion mais n’est pas la seule réponse. On commence la réflexion autour des CPTS car c’est un des enjeux majeurs de ce dispositif ».

    4 applications mobiles ou web pour fluidifier les services d’urgences :

    Alternatives aux urgences : les autres services vers lesquels se tourner

    Entre 8 h et 20 h en semaine :

    • médecin traitant ou généraliste : la plupart ont une permanence et gardent libres des créneaux horaires pour recevoir des patients dans la journée. 

    La nuit et le week-end :

    • maison ­médicale de garde (MMG) – dans les grandes villes : assure des consultations urgentes (hors urgences vitales) en médecine générale pour les patients de tout âge pendant les horaires de fermeture des cabinets médicaux, les week-ends et les soirs de semaine. Il existe des MMG dans toutes les grandes villes ;
    • le numéro 116 117 (unique et gratuit), mis en place par le Gouvernement : mise en relation avec un médecin de garde aux heures de fermeture des cabinets médicaux. Le numéro est disponible dans certaines régions seulement. Certains acteurs, dont la CSMF, réclament une généralisation du dispositif dans toute la France.

    24 h sur 24 et 7 jours sur 7

    • SOS Médecins (couvre 60 % du territoire) : service joignable au 3624 (numéro national et payant) ou au numéro local.

    Et aussi : Urgent Care, des consultations sans RDV de petites traumatologies et de soins immédiats

    En janvier 2014, le Cosem, une association qui gère plusieurs centres médicaux à Paris, a ouvert dans le centre Auber, un service appelé « Urgent Care ».

    Ce service « s’engage à prendre en charge et à prodiguer des soins sans rendez-vous dans l’heure qui suit l’arrivée du patient », explique le Cosem.

    • Fonctionnement : une équipe de médecins urgentistes, en binôme avec des infirmières, travaille dans un secteur dédié aux urgences légères ou modérées du quotidien. En cas de complication ou de cas grave, le patient est ré-orienté vers le service d’urgence d’un hôpital de proximité ou vers les cliniques avec lesquelles le Cosem a établi des conventions (secteur 1).

    Par ailleurs, plusieurs hôpitaux parisiens adressent au centre Cosem Auber des patients en petite urgence pour désengorger leur propre service via le service Urgent Care.

    • Chiffres clés :
      • équipe de 8 médecins urgentistes et de 3 infirmières ;
      • 9 600 patients reçu en 2015 : depuis sa création en 2014, l’unité de soins immédiats Auber a doublé le nombre de visites pour atteindre 10 000 patients en 2016.

    Depuis février 2017, le nouveau centre Cosem Saint-Michel dispose également d’un service Urgent Care. Il propose sans rendez-vous une prise en charge en urgence par le biais d’un plateau technique adapté, composé de médecins, d’un laboratoire de biologie et d’un service de radiologie, les patients pourront bénéficier, en urgence, d’une prise en charge globale.

    Ces Urgent Care sont placés sous la responsabilité du Dr Patrick Vidal, médecin urgentiste.

  • French Tech 120 (FT120) : Cédric O lance un AAC visant à compléter le Next40 avec 80 start-ups

    « Sélectionner les 80 meilleures start-ups au niveau national et par territoire sur la base de la levée de fonds ou de l’hyper-croissance ». C’est l’objectif de l’appel à candidature (AAC) « French Tech 120 » (FT120), lancé le 23 octobre 2019 par le gouvernement avec Bpifrance et la mission French Tech afin de « compléter les 40 sociétés qui composent le Next40 », dévoilé en septembre et dans lequel figurent des sociétés de e-santé (Doctolib, Bioserenity et Alan). Les 120 start-ups  sélectionnées bénéficieront d’un « programme d’accompagnement public sur mesure » visant à « faire émerger des leaders technologiques de rang mondial », précise le secrétaire d’État au Numérique Cédric O (éditorial).

    Les 80 sociétés restantes seront sélectionnées :

    • pour une première moitié, sur la base des « levées de fonds les plus importantes » : sociétés ayant réalisé au cours des deux dernières années » une levée de fonds d’au moins 20 millions d’euros en equity (part primaire uniquement) ;
    • pour une deuxième moitié, sur des « critères d’hyper-croissance » : sociétés ayant enregistré sur les 3 derniers exercices fiscaux clôturés une croissance annuelle du chiffre d’affaires de 50 % ou plus (tolérance à 40 %), ou de 25 % ou plus (tolérance à 20 %) si le chiffre d’affaires est supérieur à 10 millions d’euros sur le dernier exercice. Si la société dépasse le seuil de 3 millions d’euros uniquement en 2018, « une croissance d’au moins 75% entre 2016-2017 et 2017-2018 est exigée », est-il précisé.

    « Afin de mettre en avant et d’accompagner les meilleures start-ups de tous les écosystèmes », il est ajouté dans le dossier de présentation de l’AAC que les 2 meilleurs start-ups de chaque région (Outre-mer inclus) seront « automatiquement sélectionnées » : une sur la base de la levée de fonds et une sur la base des critères d’hyper-croissance.

    Les sociétés au chiffre d’affaires compris entre 3 et 10 millions d’euros doivent avoir moins de 15 ans et ne pas avoir été rachetées. Au-delà de ce seuil, les sociétés candidates doivent être « innovantes » et avoir leur siège social en France.

    Les candidatures sont ouvertes jusqu’au 29 novembre 2019 et à réaliser sur le site dédié, accessible via ce lien. Les lauréats seront dévoilés au mois de janvier 2020.

    Déploiement de French Tech Central dans les capitales French Tech

    Est également annoncé dans le dossier relatif à l’ACC le déploiement de French Tech Central dans les Capitales French Tech dès janvier 2020. Ce programme « assurera un soutien local par les services de l’État, destiné à toutes les start-ups », au sein des lieux totem des capitales French Tech afin d’« identifier leurs besoins spécifiques » et de « déployer une réponse coordonnée entre acteurs publics ».

    Le socle de services publics communs à chaque capitale French Tech sera complété d’une offre d’accompagnement portée par les capitales, en lien avec les acteurs locaux, à destination d’une sélection de start-ups, qui « bénéficieront d’une promotion nationale », est-il indiqué.

    Création d’un Conseil national des capitales et communautés French Tech

    « Instance de concertation et de co-construction des programmes à destination des écosystèmes territoriaux », le Conseil national des capitales et communautés French Tech réunira des représentants des capitales et des communautés French Tech et « comportera au moins 35 % de femmes », précise le gouvernement.

    Le secrétaire d’État chargé du Numérique réunira ce conseil au moins une fois par trimestre. Sa première mission sera de « co-construire d’ici la fin de l’année le programme French Tech Central ».

  • Valoriser les données d’imagerie et leur structuration, le modèle économique de la start-up NetR

    La start-up française NetR, créée début 2019, développe une solution qui permet le traitement des données médicales d’imagerie d’établissements de santé pour les mettre à disposition de la recherche publique ou privée. Dans un entretien accordé à Health & Tech Intelligence dans le cadre des Journées francophones de radiologie – JFR (11-14 octobre 2019), Marie Pauline Talabard, co-fondatrice et P.-D.G. de la société, indique se retrouver confrontée à la question que se posent de nombreux professionnels : comment valoriser la donnée de santé et à quel prix ?

    Elle revient dans cet entretien sur son modèle économique de partage de la valeur entre le fournisseur de la donnée et la solution.

    En Europe, les données n’ont pas de valeur marchande

    La start-up est partie des principes fondamentaux suivants pour constituer son offre :

    • Les données d’origine sont des données personnelles, nominatives, dédiées à l’usage du soin. Ces données n’ont en l’état pas de valeur autres que personnelles pour la réalisation de la prise en charge médicale de la personne. Elles n’ont pas d’appartenance ni de valeur marchande, du moins en Europe ;
    • Une donnée individuelle n’a pas de valeur en tant que telle, seul le traitement de données massives (ou au moins à partir d’un volume significatif au regard du sujet d’étude) représente un intérêt et donc une valeur pour la recherche médicale ;
    • concernant la recherche, il existe un principe de solidarité nationale : la collecte doit être réalisée à l’échelle de la collectivité et valorisée de même. Le système de santé qui produit ces données de soin est financé par la solidarité nationale, il est donc licite de penser la valorisation à l’échelle de la collectivité.

    La structuration des données peut faire l’objet d’une rémunération

    Ce qui va être rémunéré, c’est la transformation de ces données nominatives et individuelles en des données traitées et structurées pour être dédiées à la recherche. L’intérêt est de pouvoir de plus en plus se reposer sur des processus automatisés, applicables à grande échelle. Ainsi, la chaîne de valeur du traitement de la donnée de santé s’industrialise et nécessite de professionnaliser les pratiques pour les faire passer à l’échelle.

    Une offre permettant une mise en relation entre établissements et chercheurs

    NetR a mis en place une prestation de service « sur mesure », permettant la mise en relation entre les établissements fournisseurs de données et les chercheurs (industriels) demandeurs de données de valeur pour nourrir leurs travaux.

    Un prix de la donnée variable selon les pays

    La start-up est pour l’instant spécialisée en données d’imagerie et s’inscrit dans un marché où des acteurs internationaux sont déjà présents et fortement concurrentiel. Les prix pratiqués aujourd’hui en Chine (Alibaba rachète massivement les données des hôpitaux chinois) et aux États-Unis pour des données plus ou moins labellisées varient entre 30 et 300 dollars (entre 27 et  270 €) l’examen d’imagerie, en fonction des critères suivants :

    • la rareté de la pathologie ou de la thématique adressée ;
    • la difficulté de traitement de cette donnée, des volumes à adresser ;
    • la demande.

      Les prix pratiqués en France par NetR varient entre quelques euros et quelques centaines d’euros par examen en fonction du service de qualification nécessaire.

    Une rémunération répartie entre l’établissement fournisseurs de données et NetR

    La jeune pousse française a construit un modèle financier qui permet la répartition de la rémunération entre l’établissement fournisseurs de données (70 % de la somme) et NetR (30 %).

    NetR se positionne ainsi en :

    • tiers de confiance (et intègre dans sa prestation la composante de démarche juridique : déclarations, information des patients) ;
    • prestataire pour le traitement des données à chaque fois spécifiques, traitées en fonction de la demande.

    La solution proposée est en effet construite sur mesure en fonction de la demande du client final, et dans ce sens rejoint l’esprit du RGPD qui a surtout pour vocation de défendre les usagers sur la finalité de l’usage fait de leurs données.

    Un service adapté à la spécificité clinique de la demande

    L’une des forces de NetR est de reposer sur la présence au sein de la structure de l’expertise radiologique de Marie Pauline Talabard : le service proposé est adapté à la spécificité clinique de la demande, et pour répondre au plus près aux attentes des clients, intègre dans sa réponse des informations diverses, issues des images médicales mais également des comptes rendus (analyse textuelle). Ainsi, par exemple, des données de traitements pharmacologiques peuvent être prises en considération.

    NetR accompagne les établissements partenaires dans l’information donnée aux patients, qui peut être prospective (le patient est informé que ses données pourront être utilisées à des visées de recherche après anonymisation), ou rétrospective, auquel cas l’information est individuelle et demande de recontacter les différents patients concernés.

    Un marché en devenir, un positionnement européen en retrait

    Marie Pauline Talabard alerte sur le positionnement « très en retard » de l’Europe par rapport aux États Unis ou la Chine. Il y a d’un côté « la Chine, où l’individu passe après l’intérêt général et où aucune question n’est posée concernant l’appartenance des données, et [de l’autre] les États-Unis, où l’individu prime et a une liberté totale de l’usage et de la vente de ses données », explique la présidente de NetR. Ente ces deux choix « philosophiques », l’Europe s’est tournée vers une position médiane sur l’appartenance des données et leur valorisation. En retrait, elle accumule un retard difficilement rattrapable selon l’entrepreneuse.

  • Europe : présentation des AAP H2020 du défi 1 « santé », gérés par la DG Connect (deadline : 13/11)

    La Commission européenne (CE) a publié en juillet 2019 le programme de travail 2020 du défi sociétal « santé, changement démographique et bien-être » d’Horizon 2020. Dans ce cadre, les appels à projets (AAP) du défi 1 « santé » sont composés de 2 actions de coordination et de soutien (CSA) et d’1 action de recherche et d’innovation (RIA). Dotés d’un budget de 42 millions d’euros, ils sont gérés par la Direction générale des réseaux de communication, du contenu et des technologies (DG Connect), un service de la CE.

    1. Appel « Digital Transformation of Health and Care » (transformation numérique de la santé et des soins) :

    • SC1-HCC-06-2020: Coordination and Support to better data and secure cross-border digital infrastructures building on European capacities for genomics and personalised medicine (coordination et soutien pour améliorer les données et sécuriser les infrastructures numériques transfrontalières en s’appuyant sur les capacités européennes en génomique et en médecine personnalisée) ;

    • SC1-HCC-07-2020: Support for European eHealth Interoperability roadmap for deployment (prise en charge de la feuille de route européenne d’interopérabilité e-santé pour son déploiement).

    2. Appel « Trusted Digital Solution and Cybersecurity in Health and Care » (solution numérique de confiance et cybersécurité dans les domaines de la santé et des soins) :

    • DT-TDS-05-2020: AI for Health Imaging (IA pour l’imagerie médicale).

    La date limite de dépôt des dossiers de candidatures est le 13 novembre 2019.

    À noter : Il est possible de revoir les webinaires de présentation détaillée des appels sur le site Horizon2020.gouv.fr, accessible via ce lien.

    Appel SC1-HCC-06-2020

    Coordination and Support to better data and secure cross-border digital infrastructures building on European capacities for genomics and personalised medicine

    • En français : coordination et soutien pour améliorer les données et sécuriser les infrastructures numériques transfrontalières en s’appuyant sur les capacités européennes en génomique et en médecine personnalisée.

    Cette action vise à soutenir l’identification de normes communes, d’infrastructures numériques transfrontalières et de mécanismes de coordination afin de faire progresser la médecine personnalisée en Europe. Il devrait s’appuyer sur les initiatives, projets et ressources existants aux niveaux national, régional et européen.

    Cette CSA devrait consolider les connaissances issues des initiatives et projets existants afin d’identifier les pratiques, normes et modèles de gouvernance les plus appropriés pour la mise en place d’infrastructures numériques transfrontalières soutenant la recherche en génomique et la médecine personnalisée en Europe.

    • Le programme de travail de cet appel est à télécharger ci-contre.
    • Date limite de soumission des candidatures : le 13 novembre 2019, 17 heures (heure de Bruxelles). Les dossiers doivent être envoyés à partir du site Ec.europa.eu, accessible ici.

    Appel SC1-HCC-07-2020

    Support for European eHealth Interoperability roadmap for deployment

    • En français : prise en charge de la feuille de route européenne d’interopérabilité e-santé pour son déploiement.

    L’objectif de cet appel est de soutenir le déploiement et la surveillance de l’interopérabilité de la santé en ligne, ce qui signifie des plateformes numériques interopérables et des solutions concrètes à utiliser par les citoyens, les chercheurs, les services de santé et le marché du travail dans l’Union européenne (UE) et la main-d’œuvre transfrontalière sur le marché unique numérique de l’UE.

    Ce soutien devrait comprendre un ensemble cohérent d’activités qui amélioreront le déploiement de solutions et de plateformes de santé en ligne interopérables, un nombre important de citoyens de plusieurs États membres ayant accès à leurs propres données sur la santé et les fournissant sur ces plateformes.

    Le déploiement devrait prendre en compte l’interopérabilité des dossiers de santé (électroniques) au-delà des frontières nationales, le citoyen européen habilité, le respect du règlement général sur la protection des données, la directive sur les réseaux et les systèmes d’information et le fonctionnement sur un marché unique numérique européen. Le déploiement devrait s’appuyer sur la recommandation de la Commission relative au format d’échange de DSE européen et s’inspirer de contributions solides et systémiques pour obtenir de meilleures données et de meilleures approches informatiques permettant de faire progresser la prévention des maladies et la médecine personnalisée.

    • Le programme de travail de cet appel est à télécharger ci-contre.
    • Date limite de soumission des candidatures : le 13 novembre 2019, 17 heures (heure de Bruxelles). Les dossiers doivent être envoyés à partir du site Ec.europa.eu, accessible ici.

    Appel DT-TDS-05-2020

    AI for Health Imaging

    • En français : IA pour l’imagerie médicale

    Cette action devrait contribuer à tester et à développer des outils et des analyses basés sur l’intelligence artificielle (IA) axés sur la prévention, la prévision et le traitement des formes de cancer les plus courantes, tout en apportant des solutions permettant de partager en toute sécurité des images médicales en Europe.

    Les propositions doivent définir et contribuer à constituer un vaste référentiel d’images de santé interopérables, permettant de développer, de tester et de valider des solutions d’imagerie médicales basées sur l’IA afin d’améliorer le diagnostic, la prédiction de la maladie et le suivi des formes de cancer les plus courantes.

    Le référentiel doit inclure des ensembles de données de cas annotés de haute qualité, interopérables, anonymes ou pseudo-anonymes, basés sur le don de données, et doit être conforme à la législation sur l’éthique, les exigences de sécurité et la protection des données. Les aspects de genre doivent être considérés de manière appropriée. Il devrait assurer la qualité et l’interopérabilité des données sur la base de normes communes et d’interfaces de programmation d’applications (API) ouvertes.

    • Le programme de travail de cet appel est à télécharger ci-contre.
    • Date limite de soumission des candidatures : le 13 novembre 2019, 17 heures (heure de Bruxelles). Les dossiers doivent être envoyés à partir du site Ec.europa.eu, accessible ici.