Mutuelles

  • 6e Journée de la Recherche Clinique le 26 janvier 2017 à Paris

    La 6e Journée de la Recherche Clinique aura lieu le 26 janvier 2017 à Paris.

    Organisée par l’AFCROS, les Entreprises de la Recherche Clinique, cet événement réunit professionnels et acteurs en recherche clinique et épidémiologique : institutionnels, académiques, industriels des produits de Santé, Cosmétique et Nutrition, patients et prestataires de services et de supports des essais.

    Cette journée s’articule autour d’ateliers thématiques dont notamment : la réglementation de la e-santé, les récentes avancées réglementaires : état des lieux et impacts, l’ouverture des bases de bonnées administratives.

    Programme

    09.15 : 10.30 : Travail en ateliers Recherche Clinique ou Monitoring

    • Récentes avancées réglementaires : état des lieux et impacts
    • Patients au cœur de la Recherche Clinique
    • Place de l’évaluation clinique dans le nouveau règlement européen du Dispositif Médical
    • Évolutions récentes et en cours des guidelines pour les phases I en France. Conséquences pratiques.
    • Réglementation de l’eSanté
    • Logistique des essais cliniques : Transport à température dirigée des médicaments expérimentaux
    • Ouverture des bases de données administratives
    • Optimisation de la relation ARC / Investigateur
    • Évolution du monitoring dans un environnement RBM
    • Cartographie des différentes fonctions d’ARC
    • Monitoring dans les essais de Dispositif Médical versus Médicaments

    11.00 : 12.30 : Reprise du travail en atelier

    14.00 : 14.40 : Plénière 1 : La santé de demain

    • – Philippe Emery, General Manager FranceABBOTT Diabetes Care
    • – Démonstrations en salles privées

    14.40 : 15:00 : Session de présentations d’entreprises  

    15.00 : 15.30 : Plénière 2 : Pourquoi choisir la France (ou pas) pour une essai clinique ?

    15.30 : 16.00 : Pause / networking

    16.00 : 17.00 : Restitution des ateliers Recherche Clinique & Monitoring

    17.00 : 17.30 : Interventions

    • – Arnaud Robinet, Député-Maire de Reims
    • – Bernard Hamelin, Global Head of Evidence Generation, Sanofi Group

    17.30 : 18.30 : Cocktail de fin de journée

    Les 7 ateliers Recherche Clinique

    • Récentes avancées réglementaires : état des lieux et impacts
    • Patients au cœur de la Recherche Clinique
    • L’évaluation clinique dans le nouveau règlement européen du DM
    • Évolutions récentes et encours des guidelines pour les études de Phase I en France
    • Réglementation de l’eSanté
    • Logistique des essais cliniques : Transport à température dirigée des médicaments expérimentaux
    • Ouverture des Bases de Données administratives 

    Les 4 ateliers Monitoring

    • Comment optimiser la relation ARC investigateur tout au long de l’essai ?
      • Cécile Roche, Head of Global Monitoring – GSK  France
      • Aurélie Marot et Céline Fuchs, ARC – PSI CRO
      • Bénédicte Loze, ARC – APPH
    • Évolution du monitoring dans un environnement RBM et technologique
    • Cartographie des différentes fonctions d’ARC
    • Monitoring dans les essais de DM versus Médicaments : similarités et différences

    L’inscription en ligne est possible en cliquant sur le lien ci-contre : inscription

  • Asie du Sud-Est : un centre de séquençage de pointe va ouvrir à Singapour

    Un centre de séquençage du génome complet (WGS) va ouvrir à Singapour.

    À l’origine de cette création annoncée en décembre 2016, NovogeneAIT, une société réunissant :
    – le fournisseur de services génomiques chinois Novogene, qui utilise des technologies de pointe (NGS) ;
    – la société de biotechnologie singapourienne AITbiotech.

    Le WGS appuiera les projets de recherche publics et les initiatives de séquençage à grande échelle à Singapour et plus largement en Asie du Sud-Est.

    WGS : soutenir les projets de recherche et encourager les initiatives de séquençage en Asie

    Ce nouveau centre de séquençage du génome complet sera basé à Biopolic, un centre international de recherche et de développement singapourien.

    • Il fournira le séquençage complet du génome Illumina HiSeq X et l’analyse bio-informatique d’échantillons humains, végétaux et animaux pour les chercheurs spécialisés dans le domaine biomédical et agricole.
      Le principal objectif sera de soutenir des projets de recherche publics et d’encourager les initiatives de séquençage ambitieuses au sein de la cité-État et dans les pays alentours.
    • Par ailleurs, NovogeneAIT collaborera avec l’Institut du génome de Singapour (SIG). Objectif : développer de nouvelles applications de séquençage nouvelle génération, comme les solutions liées au séquençage complet du génome pour améliorer le diagnostic et le traitement stratifié du cancer.

    Faciliter l’accès à des technologies NGS de haute qualité en Asie du Sud-Est « pour rester concurrentiels »

    Le Pr. Ng Huck Hui, directeur exécutif du SIG, se félicite de ce partenariat entre secteur public et secteur privé. « [Il] se révélera très bénéfique car il tire parti des forces des deux entités pour faire progresser la science génomique et la médecine à Singapour. [Il facilitera aussi la création] d’entreprises de biotechnologie locales. »

    Le projet est également salué par les stakeholders du secteur d’autres pays d’Asie. « Les chercheurs d’Asie du Sud-Est ont besoin d’un accès à des technologies NGS de haute qualité à faible coût pour rester concurrentiels face aux initiatives mondiales dans le domaine de la médecine de précision », a déclaré en réaction à l’annonce du projet le Dr Ramprasad, directeur de MedGenome (Inde), fournisseur de services basés sur des recherches génomiques internationales.

  • Conseil stratégique du numérique en santé : installation prévue le 24 janvier 2017

    Le conseil stratégique du numérique en santé sera installé le 24 janvier 2017, selon des informations recueillies par Health&Tech Intelligence.

    Il comprendra 44 membres, représentant les professionnels et établissements de santé, les patients, les industriels, les administrations et opérateurs, la filière académique, et des personnalités qualifiées.

    Il devrait être présidé par la DSISS.

    La création du conseil stratégique du numérique en santé a été annoncée par Marisol Touraine, ministre de la Santé, dans le cadre de la présentation de la stratégie e-santé 2020 en juillet 2016.

    Les organismes faisant partie du conseil stratégique du numérique en santé sont les suivants :

    Professionnels et établissements de santé

    • Conseil national de l’ordre des médecins
    • Conseil national de l’ordre des pharmaciens
    • Conseil national de l’ordre des sages-femmes
    • Conseil national de l’ordre des chirurgiens-dentistes
    • Conseil national de l’ordre des masseurs-kinésithérapeutes
    • Conseil national de l’ordre des pédicures-podologues
    • Conseil national de l’ordre des infirmiers
    • Fédération Hospitalière de France
    • Fédération de l’Hospitalisation Privée
    • Fédération des Etablissements Hospitaliers et d’Aide à la Personne privés non lucratifs
    • Fédération Nationale des Etablissements d’Hospitalisation A Domicile
    • UNICANCER

    Patients

    • CISS (2 représentants)
    • Conférence nationale de santé

    Industriels

    • FEIMA
    • France e-health tech
    • LEEM
    • LESISS
    • SNITEM
    • Syntec numérique

    Administrateurs et opérateurs

    • DSISS
    • Délégué ministériel à l’innovation
    • Déléguée au service public d’information en Santé
    • Asip Santé
    • Direction générale de l’offre de soins
    • Direction générale de la Santé
    • Direction générale de la cohésion sociale
    • Direction de la Sécurité sociale
    • DREES
    • Direction générale des entreprises
    • ARS (1 représentant)
    • CNAM
    • CNSA
    • Santé publique France
    • ANSM
    • HAS

    Filière académique

    • Aviesan
    • Conférence des doyens des facultés de médecine
    • Fédération des spécialités médicales

    Personnalités qualifiées

    • Président du conseil national du Numérique
    • Président du CATEL
    • Président de la Société française de télémédecine
    • Président de l’association française d’informatique médicale

  • L’innovation santé peut-elle être un moteur de croissance ? (colloque du LIR)

    Le LIR organise le 27 janvier 2017 un colloque sur le thème « L’innovation santé peut-elle être moteur de croissance ? » au Collège de France.

    Le LIR est l’association des laboratoires internationaux de recherche. Il regroupe 15 filiales françaises de groupes internationaux de recherche en santé.

  • E-santé : ce qui a changé en 2016

    Si la e-santé n’a pas connu de révolution en France, en 2016, plusieurs événements importants ont concerné le secteur à commencer dans le champs légal et réglementaire par la publication d’une nouvelle loi de santé promulguée le 26 janvier et dont l’innovation constitue l’un des trois principaux axes. Le ministère a présenté en juillet une « stratégie nationale e-santé 2020 » et plusieurs événements marquants sont à signaler dans le secteur de l’innovation et des technologie médicales, qu’il s’agisse de l’intelligence artificielle, du cœur artificiel Carmat, de la réalité virtuelle, de l’exosquelette ou encore de la robotique chirurgicale. Enfin, 2016 a été été marquée par d’importants rachats d’entreprise dans le secteur des systèmes d’information.

    Voici les événements marquants de 2016 : 

    Environnement légal et réglementaire : promulgation d’une nouvelle loi de santé  

    L’année 2016 a commencé avec la promulgation, le 26 janvier 2016, de la « loi de modernisation de notre système de santé » votée fin 2015. En juillet, la ministre de la Santé, Marisol Touraine a présenté le 4 juillet une stratégie nationale pour le développement de la e-santé dotée d’une enveloppe de 750 millions d’euros.

    Loi de santé 

    GHT

    • Cette loi, longue de 227 articles a notamment créé les GHT permettant aux hôpitaux d’élaborer un projet médical commun et de partager des missions ou des fonctions support et dont Health&Tech Intelligence a été le premier à publier une carte nationale complète. La ministre de la Santé, Marisol Touraine a ainsi annoncé le 5 juillet 2016 la liste de 135 GHT qui redessinent la carte hospitalière française. 

    La loi du 26 janvier 2016  prévoit aussi la création :

    • d’un numéro d’appel national pour joindre un médecin aux heures de fermetures des cabinets médicaux et d’un portail internet (« GPS santé ») permettant de trouver un professionnel de santé ou de se renseigner sur la prévention, les risques épidémiques…
    • des plateformes territoriales d’appui (PTA), un outil institutionnel supplémentaire pour améliorer la coordination des soins en proposant un guichet intégré réunissant l’ensemble des dispositifs de coordination de proximité existant sur un territoire donné.
    • de l’agence Santé publique France officiellement crées en avril 2016 et qui a repris les attributions de l’INVS, l’Inpes et l’Eprus.

    Données de santé

    • La loi de santé relance aussi le dossier médical partagé, un espace numérique permettant aux assurés d’héberger et de partager avec les professionnels leurs données personnelles de santé (comptes rendus d’examens de radiologie, de biologie, d’hospitalisation etc.) Le déploiement du DMP a été confié à l’Assurance maladie. Neuf caisses primaires (celles du Bas-Rhin, des Pyrénées-Atlantiques, des Côtes-d’Armor, du Doubs, de Haute-Garonne, d’Indre-et-Loire, du Puy-de-Dôme, de la Somme et du Val-de-Marne)  vont l’expérimenter en avant-première.  
    • Elle crée un système national des données de santé (SNDS) qui doit rassembler à partir d’avril 2017 les informations personnelles sur les soins et faciliter leur exploitation par les chercheurs. Un décret paru le 28 décembre est venu en préciser les conditions d’accès. 
    • En novembre, la HAS a publié un référentiel pour recenser les règles de bonne pratique applicables aux applis santé.
    • En matière de protection des données, un accord a été signé en juillet entre l’Europe et les États-Unis, le « Privacy Shield » concernant le partage et la protection des données. Il vise à renforcer la protection des citoyens européens dont les données personnelles sont transférées sur des serveurs américains, en leur fournissant de meilleurs recours en cas de litige.

    Innovation

    • Echopulse sera le premier bénéficiaire du forfait innovation qui dans le même esprit que l’Autorisation temporaire d’utilisation pour les médicaments, est destiné à faciliter l’accès au marché français des dispositifs médicaux innovants, qu’il s’agisse de dispositifs implantables (pacemakers, prothèses…), d’imagerie, de robots ou de produits de diagnostic. 
    • La HAS s’est déclarée favorable en septembre dernier au remboursement de deux dispositifs médicaux innovants pour la mesure de la glycémie (Freestyle Libre),et l’accompagnement des diabétiques (l’application Diablo). 

    Télémédecine

    • L’année 2016 a été marquée par la signature d’une nouvelle convention médicale entre trois syndicats de médecins et l’Assurance maladie qui mentionne notamment le déploiement de la télémédecine (téléexpertise et téléconsultation) comme un moyen d’encourager l’accès aux soins.
    • Trois cahiers des charges ont été publiés en fin d’année pour la mise en oeuvre des expérimentations relatives à la prise en charge par télésurveillance.  

    Business : une année de partenariats et de rachats majeurs

    L’année 2016 a été marquée par quelques importants rachats d’entreprise dans le secteur des systèmes d’information :

    • le rachat d’IDO-In par l’éditeur Maincare en février 2016, portant l’effectif de la société à 500 collaborateurs, pour un chiffre d’affaires de 57 millions d’€ en 2016 ;
    • le rachat de Noemalife, actionnaire principal de l’éditeur Medasys, par Dedalus en juillet 2016 ;
    • le rachat de Vidal, qui édite notamment des systèmes d’information médicaux, par le groupe japonais M3 pour 100 millions d’€ en octobre 2016.

    Côté start-up, à noter :

    • le rachat de Withings par Nokia en avril 2016 pour 170 millions d’€ ;
    • le rachat de Medtech par Zimmer Biomet pour 146 millions d’€ en juillet 2016 ; 
    • l’entrée en Bourse de Gensight, assortie d’une levée de fonds de 40 millions d’€.

    Les montants levés par les start-up de la e-santé sont publiés mensuellement dans le data center d’HTI.

    2016 a également été l’année de la multiplication des partenariats entre acteurs de santé et GAFAM :

    • Watson Health d’IBM a noué de nombreux partenariats avec des associations de patients, des entreprises des hôpitaux et des centres de recherche ;
    • Alphabet, maison mère de Google, a réalisé d’importants rachats à travers son fonds Google Ventures, notamment dans les biotech, créé des joint ventures avec de grands laboratoires pharmaceutiques (Sanofi, GSK) via Verily,  et noué des partenariats avec des institutions (NHS) et des universités (Vanderbilt University…).

    Innovation : quelques grandes premières

    Concernant le domaine des technologies, solutions et outils numériques appliqués aux soins médicaux, voici une sélection de quelques innovations marquantes de l’année 2016 :

    • L’IA de Google a surpassé le diagnostic des ophtalmologistes , un point de vue publié dans le JAMA a mis en évidence une nouvelle répartition des rôles entre l’IA et la pratique médicale.
    • La réalité virtuelle a démontré sa légitimité en tant qu’outil d’optimisation des opérations chirurgicales difficiles.
    • Concernant l’appui apporté par la robotique à la chirurgie, le robot STAR a accompli une première médicale : opérer des tissus mous d’animal sans les altérer, les premières greffes rénales robotiques en Europe ont été réalisées sur des patients obèses et la HAS a émis un avis favorable pour le remboursement de la prostatectomie totale robot-assistée.
    • Atalante, l’exosquelette français de la start-up française Wandercraft, il devrait permettre à des personnes handicapées de marcher en parfaite autonomie.
    • Le cœur artificiel de la société Carmat, implanté chez un premier patient, le pancréas artificiel mis au point par la société Diabeloop pour les patients diabétiques de type 1 et une neuroprothèse pour permettre aux paraplégiques de retrouver l’usage de leurs membres (et encore à l’état expérimental) font également partie des innovations majeures de 2016. 

    Nominations : les mouvements de 2016

    Institutions

    En 2016, les principaux mouvements dans les agences de santé sont :

    • la nomination d’Agnès Buzyn à la présidence de laHAS ;
    • la nomination de Norbert Ifrah à la présidence de l’INCA ;
    • la nomination de Sophie Martinon comme directrice générale de l’ANAP.

    Côté ARS, quelques nominations de directeurs généraux ont eu lieu ;

    • Patrick Houssel à l’ARS de Martinique ;
    • Jacques Cartiaux à l’ARS de Guyane ;
    • Jean-Yves Grall à l’ARS Auvergne Rhône-Alpes ; 
    • Monique Ricomes à l’ARS Hauts de France ;
    • Claude d’Harcourt à l’ARS PACA ;
    • Christophe Lannelongue à l’ARS Grand Est ;
    • Pierre Pribile à l’ARS Bourgogne Franche-Comté.

    Dans les ministères :

    • Jean-Yves Fagon est délégué à l’innovation en Santé ;
    • Alain Beretz est directeur général de la recherche et de l’innovation.

    Entreprises

    Côté entreprises, à retenir :

    • Thierry Beaudet est le nouveau président de la Mutualité Française, qui a également un nouveau directeur général, Albert Lautman.
    • Elie Lobel est directeur général d’Orange Healthcare ;
    • Guillaume Leroy est directeur France de Sanofi.

     

     

      

  • Congrès annuel HIMSS du 19 au 23 février 2017 à Orlando aux Etats-Unis

    Le Congrès annuel HIMSS aura lieu du 19 au 23 février 2017 à Orlando aux États-Unis. Il réunira plus de 40 000 professionnels internationaux du secteur de la e-santé, cliniciens, cadres et industriels.

    Les orateurs principaux seront :
    • Ginni M. Rometty, Présidente, président et chef de la direction chez IBM,
    • John Boehner, ancien président de la Chambre des représentants des États-Unis,
    • Robert Herjavec, expert en cybersécurité, entrepreneur et auteur,
    • Kevin O’Leary, Investisseur en innovation.

    Cet événement s’articulera autour de plusieurs conférences dont les thèmes seront: Clinical and Business Intelligence, la Santé connectée, la cybersécurité – confidentialité et sécurité de l’innovation, l’entrepreneuriat, l’investissement de capital-risque, l’interopérabilité et l’accès aux données, la coordination et la culture des soins.

    Le détail du programme est disponible via le lien ci-contre : Programme HIMSS 2017
    L’inscription, (payante) peut s’effectuer via le lien ci-contre : Inscription HIMSS 2017

  • Inde : Une Autorité nationale d’e-santé pour sécuriser les données des patients

    Le Ministère de la Santé du Bien-être familial indien (MoHFW) a proposé début décembre 2016 la création d’une Autorité nationale d’e-santé (NeHA).

    Objectif: superviser l’intégration des technologies de l’information et de la communication dans l’industrie des soins de santé.

    Pour l’instant, des organisations privées et les acteurs du secteur traitent de manière indépendante les données de santé. La gestion des informations électroniques des patients n’est donc aujourd’hui pas soumise à une réglementation unique au niveau national. Résultats : les donnés privées sont mal protégées.

    Le gouvernement indien souhaite agir pour mieux encadrer leur recueil et leur exploitation, harmoniser les normes en la matière et ainsi assurer la sécurité des informations des patients.

    Une réglementation unique pour éviter le piratage des données privées

    La gestion des données de santé des patients est actuellement désordonnée en Inde. L’absence d’une harmonisation du règlement pose différents problèmes au sein de l’industrie :

    • Les informations des patients sont parfois centralisées sur des sites isolés, inaccessibles aux professionnels de la santé en cas de besoin.
    • En raison du manque de normes établies, les dossiers médicaux peuvent être hébergés sur des serveurs publics non sécurisés, à la portée de potentiels tiers malveillants.

    Plus de 40 000 dossiers de patients ont été compromis, dont certaines personnes infectées par le VIH, ont rapporté les autorités début décembre 2016. Ils auraient été accidentellement rendus publics après avoir été mis en ligne par un laboratoire de Bombay. Les fichiers en question contenaient des détails confidentiels, comme les noms, les adresses, les dates de naissance et des résultats de tests sanguins.

    La mission de l’Autorité nationale d’e-santé serait d’imposer la mise en place de pratiques cohérentes et standardisées pour :

    • la gestion des informations personnelles des patients (identités) ;
    • la saisie et la récupération des données ;
    • l’échange de messages entre professionnels et patients ;
    • le cryptage des données traitées.

    Le projet NeHa est en train d’être examiné

    La création d’une Autorité nationale d’e-santé doit être validée par une loi votée par le Parlement. La procédure est en cours. La note de consultation pour le projet NeHa est actuellement ouverte aux commentaires du public.

    Des normes déjà mises en place pour les dossiers électroniques

    Le MoHFW a déjà fait certains efforts ces derniers mois pour améliorer le protection des données de santé des patients par la mise en place de pratiques standardisées pour les dossiers médicaux et les dossiers de santé électroniques (EMR et EHR).

    Les « EMR/EHR Standards for India » (« normes EMR/EHR pour l’Inde ») ont ainsi été instaurées en 2013 par le gouvernement indien, après de longues discussions avec les parties prenantes.

    En 2014, l’Inde est devenu membre de l’Organisation internationale pour le développement de normes terminologiques des soins de santé (IHTSDO).

  • Forfait innovation : le dispositif Echopulse, premier bénéficiaire

    Un premier candidat à l’attribution du forfait innovation vient, selon Les Echos du 23 décembre 2016, d’être retenu pour bénéficier de ce dispositif, initié en 2009 mais repensé par en 2015 par les services de la ministre de la Santé, Marisol Touraine: la société Theraclion, qui a mis au point un matériel utilisant des ultrasons focalisés pour détruire des tumeurs bénignes dans le sein et la thyroïde.

    Grâce à ce dispositif, l’Echopulse de Theraclion va bénéficier d’une prise en charge temporaire à titre dérogatoire.

    Dans le même esprit que l’Autorisation temporaire d’utilisation pour les médicaments, « ce mécanisme est destiné à faciliter l’accès au marché français des dispositifs médicaux innovants, qu’il s’agisse de dispositifs implantables (pacemakers, prothèses…), d’imagerie, de robots ou de produits de diagnostic», explique la commission d’évaluation des dispositifs médicaux et des technologies de santé de la HAS (Haute autorité de santé).

    Le forfait innovation consiste en une prise en charge dérogatoire et transitoire de technologies de santé innovantes lorsqu’elles sont en phase précoce de développement clinique.

    Elle est conditionnée à la réalisation d’une étude visant à en confirmer l’intérêt. Cette prise en charge dérogatoire est décidée par les ministres chargés de la Santé et de la Sécurité sociale, après avis de la HAS.

    L’éligibilité d’une demande de prise en charge est appréciée au regard du caractère innovant de la technologie et de la pertinence du protocole de l’étude.

  • Chine : Startupbootcamp lance un accélérateur en santé numérique à Chengdu

    Le réseau anglais Startupbootcamp vient de lancer son premier programme en Chine. Il va développer un accélérateur numérique de la santé à Chengdu, capitale de la province du Sichuan.

    La société va ainsi soutenir le développement des entrepreneurs sur le marché local de la digital health en aidant 100 start-up prometteuses à se déployer.

    Startupbootcamp s’allie à l’incubateur chinois Thinkzon

    Startupbootcamp exploite un réseau mondial de programmes d’accélérateurs axés sur l’industrie. À Chengdu, il devrait se focaliser sur la mise à l’échelle des entrepreneurs dans le secteur de la santé numérique, précise la société dans un article posté sur son blog.

    Le projet se base sur un partenariat avec Thinkzone, un incubateur chinois rassemblant plus de 500 entreprises dans les domaines de l’internet mobile, de la R&D et des médias numériques.

    100 start-up soutenues financièrement et coachées pour percer sur le marché de l’e-santé chinois

    Les demandes pour intégrer le programme devront être formulées d’ici le 20 mars 2017. Le projet devrait débuter en mai 2017. Il est ouvert aux start-up de Chine et des pays voisins. L’accélérateur mettra l’accent sur les entreprises qui opèrent dans des domaines tels que l’élaboration d’appareils médicaux numériques et d’objets connectés, la surveillance à distance des patients, l’amélioration des diagnostics et la génomique.

    Les 10 start-up sélectionnées recevront :

    • 100 000 RMB (13 822 €) de fond pour leur lancement ;
    • un espace de travail gratuit ;
    • un mentorat de plus de 100 spécialistes de l’industrie.
    • Elles feront également l’objet de présentations aux partenaires et investisseurs locaux.
    • Elles disposeront d’un accès au réseau international de Startupbootcamp dans plus de trente pays.

    Au cours des trois premiers mois, les entreprises sélectionnées bénéficieront d’un soutien dans toutes les étapes de leur croissance par le biais de séances personnalisées, de la mise sur le marché à la vente des produits, en passant par leur développement.

    L’expansion globale de Startupbootcamp en Chine sera supervisée par Steven Tong, directeur général du programme de Startupbootcamp à Singapour depuis 2015.

    Il sera épaulé par Christina Pamela Christiansen, qui dirigera le programme de santé numérique en tant que directeur de programme, et par Feng Jingyue, qui occupera le poste de directeur des exploitations.

    Startupbootcamp face à la complexité du marché chinois

    Cependant, la société londonienne doit faire face à un problème non négligeable : la méconnaissance du marché chinois. Comment va-t-elle parvenir à s’imposer là où des entreprises étrangères, dont Google – parti en 2011 -, ont échoué ?

    «Chengdu [est] la porte d’entrée parfaite vers d’autres régions chinoises»

    Les avantages : la taille du marché et le fait de s’être implanté à Chengdu, déjà ouvert aux initiatives dans le domaine de la santé.

    La ville de Chengdu a en effet été choisie pour sa bonne réputation sur le marché. Elle est réputée pour son soutien aux initiatives entrepreneuriales locales, spécialement dans le domaine sanitaire. La région est également connue pour avoir quelques-uns des meilleurs hôpitaux et instituts de recherche médicale de Chine.

    « L’avancée de Chengdu dans le développement technologique fait de la ville la porte d’entrée parfaite vers d’autres régions chinoises, a commenté Carsten Kølbek, cofondateur de Startupbootcamp, lors de l’annonce officielle du projet. Les possibilités en santé numérique en Chine sont vastes, non seulement dans la région du Sichuan, mais aussi dans tout le pays. La forte demande pour de meilleurs services de santé, due à la croissance rapide de la classe moyenne, et la libération du marché de l’assurance privée nécessitent le déploiement de solutions novatrices, capables d’évoluer rapidement. »

  • Australie : Oventus Medical lance un dispositif via l’impression 3D pour soigner le ronflement

    Oventus Medical a récemment lancé une nouveau système d’impression 3D à Melbourne dans l’optique de créer O2Vent, un dispositif anti-ronflement adapté aux besoins spécifiques du patient.

    Le produit sera tout d’abord lancé en Australie puis à échelle mondiale, États-Unis en tête.

    O2Vent : un projet issu d’un partenariat entre une société privée et une organisation publique

    Oventus Medical, basé à Brisbane (Queensland), a ouvert sa nouvelle installation d’impression 3D au campus de Clayton (Victoria) du CSIRO.

    Cette décision s’appuie sur un partenariat existant entre l’entreprise australienne et le CSIRO : la multiplication des collaborations entre secteur privé et secteur public fait partie des priorités du gouvernement australienne.

    Via ce projet, la société souhaite produire un nouveau dispositif personnalisable, le O2Vent. Il s’agit d’un protège-bouche en titane fabriqué par impression 3D ayant pour fonction d’assurer un flux d’air optimal et ainsi de réduire les effets du ronflement pour les personnes souffrant d’apnée du sommeil.

    Coût du traitement anti-ronflement : environ 1 700 euros (2 500 AU$)

    Oventus développe O2Vent depuis environ trois ans. Le prototype initial a passé avec succès des essais cliniques (voir encadré) et a été imprimé à l’aide de l’imprimante 3D CSIRO Lab22.

    Le produit est disponible auprès des cliniciens accrédités Oventus. Il est monté et livré sous la supervision d’un dentiste.

    Le coût total du traitement est d’environ 2 500 AU$ (1 743 €). Cette somme inclut le prix de l’appareil mais aussi celui des consultations et des interventions dentaires connexes. Cependant, les coûts finaux doivent être discutés entre le patient et le clinicien.

    Une partie plus ou moins importante des frais peuvent être pris en charge par les assureurs de santé privés. Le programme, tout ou partie, n’est cependant pas remboursé par la sécurité sociale (Medicare), excepté si un traitement par rayons X est inclus dans le programme du patient (à discuter avec l’assureur).

    O2Vent : le dispositif devrait être lancé aux États-Unis

    « En combinant l’expérience de fabrication de notre équipe de recherche avec les fonctionnalités logicielles de Data61 de CSIRO, nous avons pu créer un processus interne unique pour fabriquer des protège-bouches personnalisés individualisés pour chaque client d’Oventus, a commenté dans un communiqué le Dr. Keith McLean, directeur de la recherche du service fabrication du CSIRO. De plus, nous avons été en mesure d’aider Oventus à produire un important volume de dispositifs au sein du campus de Clayton (…) »

    Oventus est coté à la Bourse australienne des valeurs mobilières depuis juillet 2016, après un premier appel public à l’épargne de 12 millions d’AU$ (8,4 M €). À cette période, l’entreprise a déclaré que le capital recueilli serait utilisé pour commercialiser et distribuer l’appareil O2Vent.

    Le dispositif d’Oventus a été approuvé par la FDA

    En avril 2016, le produit a été approuvé par l’Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux (FDA). Un fait important pour l’entreprise australienne, qui souhaite s’étendre aux États-Unis dans un futur proche avant d’étendre ses ventes à d’autres pays. Elle rappelle d’ailleurs que plus de 37 millions de personnes souffrent régulièrement de ronflement aux États-Unis.