Mutuelles

  • Sanofi intègre sa plateforme de données de vie réelle à celle de l’Américain Aetion

    Sanofi signe un accord avec Aetion pour intégrer sa plateforme de données de vie réelle Darwin à la plateforme Aetion Evidence afin de promouvoir une utilisation plus efficace des données de vie réelle (Real World Evidence – RWE). Cette collaboration vise à faciliter les études de niveau réglementaire avec une transparence profonde tout en ouvrant l’accès à de nouvelles données de vie réelle, précise Sanofi dans un communiqué publié le 20 novembre 2019.

    La plateforme Darwin recueille et analyse les données anonymisées de centaines de millions de patients, quelle que soit leur pathologie, tandis que la plateforme d’Aetion analyse des données pour produire des réponses transparentes, rapides et validées scientifiquement sur l’efficacité, la sécurité et la valeur des médicaments. Avec la fusion de ces 2 plateformes, Sanofi cherche à renforcer ses capacités d’analyse de niveau réglementaire, ouvrant ainsi de nouvelles perspectives pour le développement et l’application de traitements médicaux.

    Objectif : « déboucher sur des traitements susceptibles de transformer la pratique de la médecine »

    « [Ce partenariat] marque une nouvelle étape importante dans la transformation numérique de Sanofi, commente Bernard Hamelin, responsable mondial de la génération de preuves médicales à Sanofi. En intégrant ces plateformes, nous nous efforçons de prendre des décisions plus rapides et mieux informées, susceptibles de déboucher sur des traitements de premier ordre et susceptibles de transformer la pratique de la médecine. »

    Les données de vie réelle (RWE) donnent un aperçu de la pratique clinique en dehors du cadre expérimental, offrant la possibilité d’informer le développement d’essais cliniques et de compléter les données d’essais avec des preuves de l’utilisation effective du produit dans le système de soins, explique Sanofi.

    « Utiliser les meilleures données disponibles pour que le traitement approprié soit administré au bon patient le plus rapidement et le plus efficacement possible »

    « Notre collaboration avec Sanofi confirme davantage la valeur et le potentiel de données de vie réelle concrètes dans le développement de médicaments, indique de son côté Carolyn Magill, directrice générale d’Aetion. Nos entreprises partagent le même objectif : utiliser les meilleures données disponibles pour que le traitement approprié soit administré au bon patient le plus rapidement et le plus efficacement possible. »

    RWE : un domaine qui prend de l’ampleur

    Le secteur des RWE est en plein mouvement.

    Les données de vie réelle devraient jouer un rôle clé dans la transformation de l’écosystème de la santé, note Sanofi. La FDA, par exemple, a récemment donné la priorité aux efforts visant à incorporer les RWE comme complément aux données d’essais cliniques afin de faciliter la prise de décision réglementaire. L’agence américaine doit publier son projet de directive des RWE avant la fin 2020.

  • Serenice, réseau de radiologues ville/hôpital : une prise en charge centrée sur les nouvelles technos

    Un réseau regroupant radiologues libéraux et hospitaliers pour aider les spécialistes à se recentrer sur leur activité médicale. C’est l’objectif central de Serenice, un groupement d’intérêt économique (GIE) présenté par des radiologues à l’occasion des Journées francophones de radiologie (JFR) en octobre 2019, et mis en place en partenariat avec le groupe Nehs (partie industrielle du GIE). Environ 80 radiologues sont rassemblés dans ce réseau, sur quelques 8 800 praticiens recensés en France.

    Plus précisément, Serenice vise :
    • à apporter une réponse « concrète, moderne et innovante » aux enjeux actuels rencontrés par les professionnels de l’imagerie médicale, libéraux et hospitaliers, au service d’une meilleure qualité de prise en charge des patients ;
    • à proposer aux radiologues un « réseau d’excellence », basé sur un projet médical partagé et d’un bouquet de services leur permettant de se consacrer « à 100 % au médical en déléguant le reste aux partenaires du réseau », avec notamment un accès à une plateforme de téléradiologie dédiée ;
    • à proposer aux patients « un label de qualité » identifiable dès la prise de rendez-vous, « garantie d’une qualité d’accompagnement et d’une prise en charge repensée », réalisée via les technologies et les équipements les plus innovants disponibles, avance le GIE.

    N’importe quel radiologue peut rejoindre le groupement à condition de s’engager à adhérer à la charte Serenice. Il est accompagné pour se mettre en conformité avec les objectifs fixés par cette charte. Après 2 années d’adhésion à la démarche, un audit est mené « afin de garantir le niveau d’excellence et la réponse aux critères fixés », explique Serenice. Cet audit est conduit par le comité de la labellisation indépendant du GIE.  

    Sernice souhaite rassembler d’ici à la fin de l’année 2021 près de 1 000 radiologues dans toute la France.

    Contexte : l’imagerie médicale, un paysage « morcelé et concentré »

    Serenice est né d’un constat partagé par plusieurs radiologues hospitaliers et libéraux, et notamment le Pr Frank Pilleul, responsable du  centre de radiologie au Centre de Lutte contre le cancer Léon Bérard à Lyon, président de Serenice :

    • « le paysage de l’imagerie médicale en France est extrêmement morcelé et concentré : plus de 50% des effectifs sont répartis sur 4 régions » :
      • cela entraîne la création de déserts médicaux spécifiques au secteur, complexifiant le parcours de soins des patients ;
    • de plus en plus de jeunes radiologues choisissent le salariat en raison :
      • des contraintes imposées par la gestion quotidienne ;
      • l’évolution de la réglementation ;
      • l’ampleur des investissements à réaliser.
        Conséquence : les cabinets disparaissent petit à petit, faute de repreneurs.
    • le secteur hospitalier connaît en répercussion une pénurie de candidats :
      • plus de 40 % des postes de radiologues à l’hôpital sont vacants.

    Un projet médical partagé, une volonté de préserver l’indépendance financière et capitalistique des structures membres du réseau

    Face à ce contexte, « il est donc urgent d’agir, à la fois pour simplifier la gestion courante des professionnels de l’imagerie médicale et apporter des solutions concrètes pour fluidifier le parcours des patients, en assurant un meilleur accès aux soins radiologiques », souligne Serenice (dossier de presse).

    Dans ce cadre, les radiologues fondateurs du GIE ont mis au point une structuration dédiée, adaptée aux attentes de la profession. « Au cœur de Serenice figurent un projet médical partagé et une volonté claire de préserver l’indépendance financière et capitalistique des structures membres du réseau, à une époque où les fonds d’investissements cherchent à consolider le secteur sans en maîtriser les enjeux, précise le groupement. Le sens de Serenice est précisément d’éviter la concentration de la profession aux mains d’un nombre réduit d’acteurs, et de remettre l’humain et la qualité de la prise en charge du patient au cœur. »

    3 niveaux de labellisation

    Une offre de services pour regagner du temps médical

    Serenice repose également sur l’accès à une offre de services pour permettre au radiologue de consacrer l’intégralité de son temps à l’activité médicale, avec :

    • un accès à une centrale d’achat dédiée (mutualisation des achats assurance, téléphonie, énergie, équipement informatique bureautique, entretien et hygiène…) et de référencement (solutions et équipements médicaux) ;
    • un accès à des services de gestion experte externalisés (juridique, RH, comptabilité, fiscalité, télésecrétariat…) ;
    • un accès à une plateforme de téléradiologie dédiée ;
    • un accès à un portail de services et d’échanges : forum, messagerie sécurisée, job board, fil d’actualités, partage de cas didactiques, prise de rendez-vous en ligne et consultation des résultats… ;
    • une participation à la gouvernance du GIE via notamment l’accès aux commissions thématiques.

    Le réseau met aussi à disposition de chaque adhérent un conseiller dédié qui lui suggère les solutions les plus adaptées pour atteindre ses objectifs, notamment en proposant des services complémentaires à la carte.

    Serenice : 80 radiologues répartis dans toute la France

    Cartographie des radiologues hospitaliers et libéraux qui composent Serenice à l’automne 2019 :

    • le réseau regroupe à date près de 80 praticiens dans toute la France sur quelques 8 800 praticiens en France.

    Une prise en charge réalisée via les technos et équipements « les plus innovants »

    « La seconde vocation clé de Serenice est de proposer aux patients un label de qualité immédiatement identifiable dès la prise de rendez-vous », ajoute le réseau, l’idée étant de les guider dans leur parcours de soins.

    L’objectif du GIE est de « devenir un sceau reconnaissable synonyme de qualité et d’accompagnement personnalisé, dans le cadre d’une prise en charge des patients repensée et personnalisée ».

    Serenice propose plus précisément au patient :

    • un accueil personnalisé, adapté à son âge et à son état de santé ;
    • la garantie d’une intégration accrue de l’imagerie médicale dans le parcours de soins : les résultats du patient et le compte rendu du praticien lui sont accessibles via un espace digital dédié ;
    • un label d’excellence dans le secteur de l’imagerie médicale : en passant par le réseau, les patients ont « la garantie de disposer d’une prise en charge réalisée via les technologies et les équipements les plus innovants disponibles », indique le GIE.
  • Un Observatoire territorial pour mesurer la contribution de la radiologie à la M4P+ (Snitem et SFR)

    « Mettre en lumière, au niveau du territoire, le rôle contributif de la radiologie aux parcours de prise en charge » et à la médecine 4P+ (prédictive, préventive, personnalisée, participative, populationnelle), entre autres à travers les innovations déployées au sein du secteur et notamment le développement de l’usage de l’intelligence artificielle (IA). Tel est l’objectif de l’Observatoire territorial de la radiologie créé par le Snitem Imagerie et la Société française de radiologie Innovation (SFR innovation), qui se sont engagés à l’occasion des JFR de printemps (juin 2019, Nîmes) dans un partenariat visant au développement de cette « structure virtuelle ».

    « La radiologie apporte une contribution indiscutée à la médecine 4P+ mais elle était jusqu’alors difficilement mesurable, contextualisent les 2 partenaires dans un communiqué publié le 19 novembre 2019, annonçant la création de l’observatoire. L’accès aux données du territoire et leur analyse sont essentielles à la radiologie si l’on souhaite qu’elle soit en capacité d’évaluer avec justesse, de simuler avec précision et de piloter avec pertinence ses contributions. »

    Dans le but de permettre aux radiologues de « rendre tangibles » leurs apports à la médecine 4P+, l’observatoire vise « à colliger, à classer, à qualifier et à mettre à disposition » informations et recommandations dans le domaine de la radiologie au sein d’un territoire.

    3 projets pilotes ont été identifiés entre industriels et professionnels de la radiologie, dont 1 (Canon Medical – CHU de Dijon) portant spécifiquement sur le rôle de l’innovation, et notamment de l’IA, en radiologie. Les autres projets allient respectivement GE Healthcare et le CH de Valenciennes (mesures de l’efficacité de la radiologie de territoire) ainsi que Siemens et le CH de Châlons-sur-Saône (focus sur la filière insuffisance cardiaque).

    À noter : le Snitem Imagerie et la SFR Innovation prévoient de présenter l’avancée de leurs travaux menés conjointement à l’occasion des prochaines JFR de printemps, qui se tiendront à Nîmes les 4 et 5 juin 2020.

    Objectifs principaux de l’Observatoire territorial de la radiologie :

    • illustrer la contribution de la radiologie à une démarche de qualité et de pertinence des soins, de sécurité des prises en charge et d’efficience ;
    • favoriser une « structuration territoriale robuste » de l’offre au regard des besoins, appuyée par un « solide corpus d’indicateurs clés de performance définis de concert avec les professionnels concernés ».

    Les 3 projets pilotes

    • Canon Medical – CHU de Dijon :

      • rôle de l’innovation en radiologie (intelligence artificielle, type de scanner…) dans la qualité de la prise en charge des urgences du point de vue diagnostic et économique ;
    • GE Healthcare – CH Valenciennes :

      • mesures plurifactorielles de l’efficacité de la radiologie de territoire (attractivité des établissements, délais d’accès à l’IRM sur 2 pathologies marqueuses, mise en œuvre des plans de soins post-imagerie, qualité du diagnostic avec ou sans IA en mammographie) ;
    • Siemens – CH Châlons-sur-Saône :

      • évaluation de la pertinence des demandes d’imagerie pour la filière insuffisance cardiaque.
  • HDW19 : Recherche, IA et santé – focus sur les 3IA Pr[AI]rie à Paris, Côte-d’Azur et MIAI Grenoble

    Un jumeau numérique pour anticiper le diagnostic ; analyse des données et médecine de précision ; intelligence artificielle (IA) et recherche translationnelle. Tels sont les thématiques centrales des projets respectivement portés par les instituts interdisciplinaires d’intelligence artificielle (3IA) Pr[AI]rie (Paris), Côte-d’Azur et MIAI Grenoble, présentés dans le cadre du colloque « Données de santé et intelligence collective », organisé le 18 novembre 2019 par le ministère des Solidarités et de la Santé en ouverture de la Health Data Week, une semaine d’événements centrés sur les données de santé.

    Health & Tech Intelligence revient en détail sur les 3 instituts, chacun portant un projet spécifique axé sur la recherche et l’IA appliquées au domaine de la santé :
    • 3IA Pr[AI]rie (Paris) : un jumeau numérique pour anticiper le diagnostic ;
    • 3IA Côte d’Azur (oncologie) : utiliser les données pour améliorer la santé grâce à la médecine de précision ;
    • 3IA MIAI Grenoble : la recherche translationnelle au cœur du projet.

    Pour rappel, les 3IA ont été lancés en avril 2019 par le ministère de l’Enseignement Supérieur, de la Recherche et de l’Innovation, dans le cadre de la stratégie nationale de recherche en IA présentée en 2018.

    3IA Pr[AI]rie (Paris) : un jumeau numérique pour anticiper le diagnostic

    • Présenté par Stéphanie Allassonière, Chaire 3IA PRAIRIE Paris, professeure de mathématiques à l’université Paris Descartes, professeure associée à l’École polytechnique.

    L’Institut Pr[AI]rie : informations clés

    • 5 partenaires académiques : CNRS, Inria Paris (coordinateur), Institut Pasteur, université Paris Sciences & Lettres (PSL) et université de Paris ;
    • 17 industriels mécènes de la recherche et aussi des start-ups ;
    • engagements de collaboration bilatérales avec des laboratoires internationaux (NUS, NYU, etc.) : échange d’étudiants et de chercheurs ;
    • soutien de l’AP-HP, de l’Inserm et d’instituts comme Imagine, l’ICM et Parcc ;
    • lien avec le Health Data Hub.

    La santé dans l’institut 

    • thématiques diverses :

    Focus sur le programme de jumeau numérique

    3IA Côte d’Azur (oncologie) : utiliser les données pour améliorer la santé grâce à la médecine de précision

    • Présenté par Olivier Humbert, Chaire 3IA Côte-d’Azur – MCU-PH médecine nucléaire et biophysique, université de Côte d’Azur.

    3IA Côte d’Azur : 4 axes scientifiques

    • 1. L’IA fondamentale ;
    • 2. la médecine numérique ;
    • 3. la biologie computationnelle et l’IA bio-inspirée ;
    • 4. les territoires intelligents et sécurisés.

    67 entreprises sont partenaires de l’institut. Il y a une forte thématique « santé » dans le cadre de l’axe 2 et 3 (médecin numérique).

    La médecine de précision en oncologie :

    Exemple avec le cancer du sein :

    Projet 1 : cancer broncho-pulmonaire traité par immunothérapie

    Projet 2 : cancer du sein traité par chimiothérapie néoadjuvante

    3IA MIAI Grenoble : la recherche translationnelle au cœur du projet

    • Présenté par Alexandre Moreau-Gaudry, Chaire 3IA MIAI Grenoble, PU-PH biostatistique, informatique médicale et technologies de communication, université de Grenoble Alpes.

    3IA MIAI : 1 axe « santé »

    Un focus sur la deep care : une volonté de faire de la recherche translationnelle

    Une vision « intégrée » de la santé

    Des données en vie réelle pour améliorer l’engagement des patients dans leur santé

    • Exemples de projets :
    • Focus sur le projet sur les données des bases de la MSA :

  • HDW19 : Chronolife remporte le start-ups challenge « IA, data & patients », Anamnese coup de coeur

    Chronolife remporte le start-ups challenge « IA, data & patients », organisé par la société Care Insight dans le cadre de la deuxième édition de la Health Data Week (HDW), une semaine d’événements dédiés aux données de santé. Anamnese obtient le prix coup de coeur du jury. La remise du prix a eu lieu le 19 novembre à Paris, à l’issue des pitchs des sociétés sélectionnées.

    • Chronolife est à l’initiative d’un gilet connecté multiparamétrique capable de suivre les fonctions vitales et en particulier la fonction cardiaque. L’idée est de déployer le produit pour d’autres pathologies, cardiaques ou respiratoires. La solution est basée sur l’utilisation d’algorithmes prédictifs neuromorphiques, qui fonctionnent comme le cerveau humain.

    • Anamnese : développe un assistant virtuel à destination des professionnels de santé. La start-up a annoncé en mai 2019 avoir levé 500 000 euros dans le cadre de sa première levée de fonds.

    Les 3 autres finalistes étaient :

    • Health for People : modélise et personnalise les parcours de santé par le biais d’un graphe de connaissances, c’est-à-dire une représentation graphique et des relations sémantiques entre les notions médicales. La technologie bénéficie du marquage CE classe 1 en tant que dispositif médical et devrait recevoir en mai 2020 le marquage CE classe 2A ;

    • Maela : digitalise les parcours de soins péri-hospitaliers des patients en les accompagnant dans leur préparation et en les sécurisant dans leur retour à domicile ;

    • Stimulab : est spécialisée dans la thérapie digitale utilisée en soin de support pour l’accompagnement des patients atteints du cancer.

    Le vainqueur du challenge, le prix coup de cœur et les 3 autres finalistes :

  • Inauguration du 1er accélérateur PharmaTech en Europe : le 9 décembre 2019 à Paris

    Digital Pharma Lab lance PharmaTech, présenté comme « le premier accélérateur PharmaTech en Europe ». Il sera inauguré, avec le soutien de Bpifrance et EIT Health, le lundi 9 décembre à Paris, dans le cadre de la conférence « Révolution PharmaTech », qui marquera le démarrage de la première promotion du programme d’accélération.

    L’objectif de cette matinée est triple :
    • découvrir les solutions innovantes pitchées par les start-ups PharmaTech sélectionnées pour la première saison : « Comment les nouvelles technologies vont-t-elles impacter la recherche, les essais cliniques, les données de santé, la chaîne de distribution… et soigner ? » ;
    • comprendre les enjeux des industriels face à l’innovation et à la montée des thérapies digitales mais aussi avoir des retours d’expérience concrets sur des collaborations réussies entre des start-ups et des industriels ;
    • rencontrer les intervenants, les laboratoires pharmaceutiques, les sociétés de dispositifs médicaux et les start-ups PharmaTech qui vont collaborer sur des projets novateurs en santé : un moment de networking est prévu après la conférence.

    Le programme détaillé de l’événement sera dévoilé ultérieurement.

    Les inscriptions à la conférence, gratuites, doivent être réalisées sur le site Eventbrite.fr, accessible via ce lien.

    Parmi les intervenants :

    • Claude Bertrand, EVP R&D des laboratoires Servier ;
    • Martin Dubuc, président de Biogen ;
    • Thibaud Guymard, directeur de Biogen Healthcare Solutions ;
    • Magali Schembri, chief digital officer d’Otsuka ;
    • Isabelle Vitali, directrice innovation & business excellence de Sanofi ;
    • Marion Cassiau, directrice du programme Healthtech de Bpifrance ;
    • Anaïs Delicourt, business creation manager d’EIT Health ;
    • Bernard Kirsch, CIO de L’Oréal et président d’Angels Santé ;
    • Claude Evin, avocat et ancien ministre de la santé ;
    • Anne Osdoit, partner de Sofinnova ;
    • Maryne Cotty-Eslous, P.-D.G. de Lucine ;
    • Yohan Attal, P.-D.G. de myBrain Technologies ;
    • Yann Rateau de Meursac, P.-D.G. de Yuni.
  • HDW19 : « la régionalisation des décisions sur le numérique en santé est une aberration » (Cédric O)

    « La régionalisation des décisions numériques en santé est une aberration, estime Cédric O : Agnès Buzyn ne peut pas le formuler comme cela mais Dominique Pon l’a clairement pris en compte dans la feuille de route, même si il faut déconstruire certaines choses. »
    Le secrétaire d’État chargé du Numérique, intervenu après la ministre de la Santé en ouverture du colloque « Données de santé et intelligence collective », insiste par ces propos sur l’importance de l’interopérabilité des systèmes, problématique centrale du sujet : le Health Data Hub (HDH), dont la création est prévue le 1er décembre 2019, vise justement à mettre à disposition une base de données de santé nationale unique.

    À noter : le colloque du ministère est organisé ce 18 novembre par le ministère des Solidarités et de la Santé en lien avec la Health Data Week, une semaine d’événements dédiés aux données de santé.

    Olivier Clatz, directeur du Grand Défi « Comment améliorer les diagnostics médicaux par l’intelligence artificielle (IA) ? », annonce par ailleurs le lancement d’un nouvel appel à projets (AAP) porté par le Grand Défi IA en lien avec le HDH :
    • ouverture le 16/12/2019 – clôture le 31/O3/2020 ;
    • projets portant sur la médecine 4P ;
    • 300 000 euros de subventions accordés aux projets retenus ainsi que l’appui du Health Data Hub et de son équipe. Un prototype de solution devra être livré en 24 mois.

    De manière plus générale, le numérique est présenté par le ministère comme un moyen d’améliorer le système de santé au niveau individuel mais aussi collectif afin de mieux soigner et de proposer une meilleure organisation. Faciliter les usages est le rôle de l’État, souligne-t-il.

    Cédric O insiste sur le fait que le numérique en santé est un « sujet transformant ». Il ajoute par ailleurs que des champions de l’intelligence artificielle (IA) sont en train d’émerger, États-Unis et Chine en tête, et qu’il n’y a donc pas de temps à perdre pour innover dans ce domaine. Il rappelle à ce propos l’importance des Grands Défis sur l’IA lancés par le gouvernement, précisant que l’État ne peut pas agir seul et qu’une mobilisation de l’ensemble des acteurs est nécessaire. Selon le secrétaire d’État, le refus du risque et le principe de précaution est une « approche mortifère » : il faut se lancer et agir dès maintenant.

    Colloque du ministère : autres informations clés communiquées pendant la matinée :

    Feuille du route du numérique en santé :

    À propos des 5 orientations de la feuille de route, la gouvernance se précise avec :

    • la Délégation ministérielle du numérique en santé (DNS) : en cours de création ;
    • l’Asip Santé qui devient l’Agence du numérique en santé (ANS) ;
    • les concertations du Conseil du numérique en santé : la doctrine technique est en cours de concertation publication. Sa version finale est prévue pour janvier 2019.

    Sécurité et interopérabilité :

    • le décret relatif à l’identifiant national de santé (INS) a été publié : le déploiement du dispositif est prévu pour 2020 ;
    • cybersécurite : une campagne d information sur la cyber-vigilance sera annoncée le 28 novembre 2019 lors de l’étape Ile de France du Tour de France du Numérique en Santé.

    Déploiement de plateformes numériques : l’espace numérique de santé comme clé de voute(ENS)

    • 2ième trimestre 2020 : adresse messagerie sécurisée pour les patients
    • d’ici 2022 : Mise à disposition d’applications pour les patients, référencées avec l’implication d’usagers

    Une démonstration a été faite des développements en cours sur le DMP à la fois pour le patient et pour le professionnel de santé, comme outil de stockage accessible par tous.

    Plateforme Health Data Hub (HDH) : enrichir le patrimoine des données et affirmer le principe du bien commun « Personne n’est propriétaire des données »

    • Rappel clé du ministère : les données exploitées seront anonymisées ;
    • Objectifs du hub : constituer un catalogue de données administratives ; enrichir les sources et standardiser les données ;
    • Mise en place d’une charte des producteurs de données
    • L’information et le dialogue avec la société civile est soulignée comme préoccupation clé : informer et répondre par des garanties sur l’usage des données exploitées ;
    • Existence d’une « pression internationale » : le but est de devenir un « leader international » :
      • afin de mettre à disposition des données de qualité, des partenariats scientifiques sont prévus à échelle européenne :
        • exemples de partenariats : collaboration et partage des données sur les urgences avec Santé Publique France, mise à disposition d’un premier registre par l’agence de la biomédecine, un travail en cours avec les rafiologues sur les données de dosimétrie et mise à disposition de 500 000 angioplasties par les cardiologues ; Mise à dispotision de registre de l’Inca – et de TEP par le  CEA; les données sociales seront apportées par la Drees et l’Irdes ;
    • 19 projets sont en cours d’expérimentation dans le Hub.
    • audit de sécurité de la plateforme en construction : en cours
    • un deuxième appel à projets centré sur la médecine 4P est organisé : ouverture le 16/12/2019 / clôture le 31/O3/2020.
  • Des sites santé britanniques partagent les données sensibles de leurs visiteurs avec les GAFAM

    Certains des sites de santé les plus populaires du Royaume-Uni partagent des données sensibles de leurs visiteurs (symptômes médicaux, diagnostics, noms de médicaments, informations sur leur cycle menstruel et leur fécondité) avec des dizaines d’entreprises dont Google, Amazon et Facebook.  C’est ce qu’affirme le Financial Times (FT) dans une enquête publiée le 13 novembre 2019.

    Le quotidien britannique a établi à l’aide d’outils open source que 79 des 100 sites du domaine de la santé les plus fréquentés du pays (dont WebMD, Healthline, Babycentre et Bupa) partageaient avec des tiers les informations obtenues à l’aide de cookies sur leurs visiteurs sans les en informer. Le FT affirme notamment que :
    • les noms de médicaments saisis sur Drugs.com ont été envoyés à la filiale publicitaire de Google, DoubleClick ;
    • les éléments saisis dans le vérificateur de symptômes de WebMD et les diagnostics reçus, notamment une overdose, ont été partagés avec Facebook ;
    • des informations sur les cycles menstruels et d’ovulation obtenues par BabyCentre sont parvenus à Amazon Marketing ;
    • des mots clés tels que « maladie cardiaque » et « envisager l’avortement » ont été partagés par les sites British Heart Foundation, Bupa et Healthline, avec des sociétés comme Scorecard Research et Blue Kai (propriété du groupe Oracle).

    Si les journalistes du Financial Times ont accepté les politiques de confidentialité proposées par les sites, aucun d’entre eux ne leur a demandé de façon « explicite et détaillée » de consentir au partage d’informations sensibles.

  • Innovation en santé : des effectifs multipliés par 2 entre 2019 et 2021 (Medicen – étude CIS)

    « D’ici à trois ans, la pénurie de business developers scientifiques, d’experts de la data et de l’intelligence artificielle va devenir problématique, avec un risque de décrochage dans la compétition internationale et une perte d’attractivité de la France pour les entreprises de l’innovation santé. » C’est ce qui ressort de l’étude CIS (Compétences Innovation Santé), publiée le 12 novembre 2019 par le pôle de compétitivité Medicen Paris Région (dédié à l’innovation dans la santé) avec le cabinet AEC Partners, sous le titre « Besoins en compétences et nouveaux métiers de l’innovation santé en Ile-de-France ».

    Sur la base des contributions de 102 acteurs de l’innovation en santé (dont 82 start-ups mais aussi des chercheurs, des consultants et des experts), les auteurs de ces travaux annoncent que les entreprises de l’innovation santé sont susceptibles de voir leurs effectifs multipliés par 2 entre 2019 et 2021, avec 3 500 postes à pourvoir, dont 39 % dans la filière medtech (dispositifs médicaux) et 16 % dans la filière e-santé. Ils appellent de leurs vœux « l’émergence de profils hybrides, imprégnés des enjeux de santé, de la connaissance du patient et rompus aux technologies de pointe » et demandent par conséquent de « décloisonner les formations » afin de « créer des filières alliant scientifique et réglementaire, ou encore numérique ».

    • La filière medtech doit prévoir un « poids croissant du digital dans les technologies médicales » (solutions multitechnologies, DM connectés) ;
    • la filière e-santé s’apprête à vivre une « accélération des cycles d’innovation » et une série de « sauts technologiques majeurs » (deep tech, IA), combinée à un « essor massif des données de santé et des données personnelles » ;
    • ces deux filières devront faire face à la « prégnance croissante des enjeux règlementaires sur le secteur » : règlement MDR, encadrement des objets connectés.

    La filière « service » qui rassemble les prestataires de services de l’industrie de la santé « essentiellement des sociétés de recherche contractuelle ») aura pour sa part à gérer :
    • l’« entrée des objets connectés dans les études cliniques » ;
    • l’ « augmentation du nombre de solutions au-delà du médicament » ;
    • la « généralisation d’outils de traitement digitaux conçus en dehors de la santé ».

  • Séminaire « innovation, co-conception et dynamiques collectives en santé » : le 26 novembre 2019, Paris

    Le Conseil général de l’économie, de l’industrie, de l’énergie et des technologies (CGE) et le Forum des Living Labs en santé et en autonomie (LLSA) organisent un séminaire le 26 novembre 2019 à Paris sur la thématique « innovation, co-conception et dynamiques collectives en santé ». L’événement est parrainé par le ministère des Solidarités et de la Santé.

    Axé sur les processus d’innovation et sur l’importance des pratiques interdisciplinaires et collaboratives, le CGE a publié en février 2019 un rapport sur la politique industrielle en matière de dispositifs médicaux (DM), en lien avec le ministère des Solidarités et de la Santé. Ce dernier a en parallèle publié sa feuille de route stratégique du numérique en santé, qui « met également l’accent sur ce type de démarche et l’importance des expérimentations en conditions réelles », commente le CGE dans un communiqué présentant le séminaire.

    À noter que le Forum des Living Labs en santé et en autonomie (LLSA) est un réseau associatif composé en majorité de living labs et de diverses parties prenantes (représentants de patients, de professionnels, de laboratoires de recherche, d’organisations à but lucratif ou non). Ses missions sont d’élaborer, de partager et de diffuser les idées, les connaissances et les meilleures pratiques dans le domaine de l’innovation participative. Cette action inclut notamment le développement et la mise en œuvre de la méthodologie « Concept Maturity Level en Santé » ou « CML Santé », note le CGE. Cette méthodologie permet notamment de mesurer le plus précisément possible la maturité des projets innovants.

    « Lors du séminaire du 26 novembre, les porteurs de projets collaboratifs, des living labs, des entreprises, des laboratoires de recherche ayant expérimenté ces nouvelles approches partageront leur expérience, leurs difficultés et leurs réussites, explique le CGE. L’approche méthodologique « CML santé » sera également présentée à partir de cas concrets. Des intervenants des ministères de l’économie et des finances ainsi que des solidarités et de la santé témoigneront de l’importance des collaborations interministérielles sur un tel sujet. »

    Les inscriptions, gratuites mais obligatoires, sont à réaliser en ligne via ce lien.

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