Medtech

  • La baisse des prix du hardware favorable au développement l’IoT d’ici 2020 (étude BI Intelligence)

    La baisse du coût moyen de fabrication des capteurs et du hardware, d’environ 1,50 $ (1,35 €) en 2004 à 0,30 $ (0,27€) en 2020 et l’accession à Internet de la moitié de la population mondiale pourraient conduire à la production de 24 milliards d’objets connectés d’ici 2020, c’est ce qu’estime une étude de Business Insider Intelligence (BI Intelligence) publié en juillet 2016.

    34 milliards d’objets connectés seraient alors en circulation en 2020, soit quatre appareils par habitants en moyenne selon la même étude.

    La majorité des appareils connectés seront utilisés par les entreprises et les institutions poursuit le rapport. Les entreprises seront également en tête des investissements dans l’IoT.

  • Apple veut encourager le don d’organes via son application « Santé » sur iPhone aux USA

    S’enregistrer comme donneur d’organes et de tissus auprès de l’association Donate Life America, c’est ce que permettra l’application « Santé », dans la prochaine version du système d’exploitation de l’iPhone, IOS 10, annonce Apple le 5 juillet 2016.

    Cette option est déjà disponible dans le cadre du programme développeurs d’Apple et une version beta sera proposée aux utilisateurs américains dans le courant du mois de juillet 2016.

    « Plus de 120 000 américains sont actuellement en attente de transplantation, et toutes les 10 minutes, une nouvelle personne est ajoutée à la liste d’attente. Chaque donneur d’organe peut sauver jusqu’à 8 vies et en soigner encore plus. En l’absence d’enregistrement comme donneur, les familles sont abandonnées face à la décision au pire moment de leur vie », déclare Apple sur son site Internet.

    En France, le principe de consentement présumé au don d’organes et de tissus prévaut, sauf si l’on a exprimé son opposition de son vivant, en s’inscrivant sur le registre des refus ou en informant ses proches.

    L’Agence de la Biomédecine a organisé en juin 2016 une campagne « Don d’organes : nous sommes tous concernés » pour mieux faire connaître la loi sur ce sujet.

  • Inde : le marché de la télémédecine pourrait doubler d’ici 2020

    En Inde, le marché de la télémédecine pourrait dépasser la barre des 32 millions de dollars (29 M €) d’ici 2020, révèle une étude publié en juin 2016 par la Chambre du commerce et de l’industrie indienne (Assocham). Il atteint actuellement les 15 millions de dollars (13,5 M €).

    Intitulée « Promouvoir la santé rurale : le rôle de la télémédecine », cette enquête met en avant l’importance de la croissance et du développement des soins en milieu rural au sein du pays.

    De plus en plus de centres médicaux en Inde

    Les auteurs de l’étude révèlent qu’entre 2005 et 2009, il y eu de nombreuses créations de centres médicaux:

    • 6 300 « sous-centres » supplémentaires ;
    • 2 000 nouveaux centres de santé communautaires ;
    • 1 800 centres primaires de santé en plus.

    « La télémédecine pourrait révolutionner le système de santé en Inde »

    « Avec des ressources limitées et une grande partie de la population vivant dans des zones rurales reculées (environ 68 % de la population totale), la télémédecine pourrait révolutionner le système de prestation de soins en Inde », a déclaré le secrétaire général de l’Assocham, D.S. Rawat, au moment de la publication du rapport.

    Selon M. Rawat, le développement d’un réseau de télémédecine durable dépend :

    • de l’introduction de cadres juridiques ;
    • de la mise en place de politiques nationales en e-santé ;
    • de la formation de ressources humaines ;
    • d’un financement régulier.

    Les conseils de l’Assocham pour stimuler la croissance du secteur :

    • faire des efforts pour concevoir un cadre global encadrant à la fois les centres de soins primaires et les centres régionaux ;
    • résoudre les problèmes techniques, en s’assurant notamment du bon fonctionnement de la bande passante et de la qualité de la connectivité.

    « Offrir des soins de qualité à une large majorité de la population – qui n’a actuellement pas accès à des médecins spécialisés en raison de divers facteurs, comme l’éloignement géographique ou de mauvaises conditions socio-économiques – est le plus grand défi à relever par le secteur de la santé en Inde », a insisté D.S. Rawat.

  • Réalité virtuelle : MedInReal présente son « Youtube de la chirurgie »

    Des situations médicales reproduites en vidéo interactives : la start-up MedInReal a présenté le 18 juin 2016 à Paris son « Youtube de la chirurgie ». Ce système de réalité virtuelle pour la formation de chirurgiens et de médecins a fait l’objet de démonstrations à l’occasion du Up Fest, manifestation initiée à Paris par le mouvement UP, un projet collaboratif entreprenant de « réinventer le monde de demain ».

    La réalité virtuelle promet de révolutionner les professions médicales. De nombreuses start-up s’attaquent à ce marché avec un argument de taille: la diminution des coûts en réduisant les interventions humaines et les frais de mise à disposition des matériels.

    Sont notamment concernés par ces systèmes de réalité virtuelle: la formation médicale, la formation aux premiers secours, le traitement du stress post traumatique, de l’autisme, de l’anxiété, de la douleur, de la dépendance ou de certaines phobies.

    Franck Assaban, kinésithérapeute de formation spécialisé dans les troubles de l’équilibre et le mal du transport, utilise la réalité virtuelle afin d’optimiser la modernisation de sa profession. En mai 2016, il a créé Virtualis, une start-up développant des logiciels pour casques de réalité virtuelle afin de remplacer les équipements pesants que l’on trouve chez les praticiens.

    « On va vers le traitement des phobies en général et nous travaillons sur la rééducation des vertiges, les troubles de l’équilibre, l’acrophobie, la peur de la route; le but est de réhabituer le cerveau à subir des conflits sensoriels pour l’aider à mieux les tolérer. On arrive très souvent à tromper le cerveau ! », explique Franck Assaban.

    L’enjeu de la réalité virtuelle et de la réalité augmentée est considérable : Goldman Sachs estime que ce marché représente 80 Mds$ (environ 78 Mds€), d’ici à 2025, dont 35 Mds$ (31 Mds€) dans les solutions logicielles.

  • IoT : les Pays-bas et la Corée du Sud lancent leur réseau internet spécifique aux objets connectés

    Des réseaux nationaux opérationnels LoRaWAN entièrement dédiés à l’Internet des objets, c’est ce que viennent de lancer l’opérateur néerlandais KPN au Pays-Bas, le 30 juin 2016, et SK Telecom en Corée du Sud, le 4 juillet 2016. Les deux initiatives sont présentées comme des premières mondiales.

    Le réseau Néerlandais LoRa était expérimenté à Rotterdam et La Hague depuis novembre 2015. « Face à l’engouement des utilisateurs, nous avons décidé d’accélérer le déploiement du réseau », explique KPN dans une communiqué.

    SK Telecom annonce pour sa part un investissement total de 100Mds KRW (77,6M €) d’ici la fin 2017 pour la finalisation de son réseau qui couvrirait déjà 99% du territoire sud-coréen selon l’opérateur.

    Un réseau spécifique aux objets connectés

    Les réseaux LoRa viennent en complément des réseaux traditionnels 2G, 3G et 4G. La spécification LoRaWAN repose sur une technologie à basse consommation d’énergie (Low Power Wide Area Network, LPWAN), spécialement conçue pour les appareils fonctionnant sur batterie. 

    La technologie de modulation LoRa est née suite à l’acquisition de la startup grenobloise Cycléo par Semtech en 2012. Semtech promeut sa plateforme LoRa grâce à la LoRa Alliance.

  • Programme FIWARE : 4 exemples européens d’applications e-santé

    • Zebra télémédecine, une ambulance connectée (Belgique),
    • SeizSafe, détection nocturne de crise d’épilepsie (Espagne),
    • Talkitt, solution aux troubles de la parole (Israël),
    • Minze, évaluation à la maison du système urinaire (Belgique),

    telles sont les 4 applications e-santé développées dans le cadre du programme d’accélération européen FIWARE qui étaient présentées à l’occasion de la journée « Les objets connectés appliqués à la santé » le 21 juin 2016 à la cité des objets connectés à Angers.

  • 4e édition des Rencontres du Progrès Médical : Paris, le 06/09/2016

    « Innover dans les dispositifs médicaux : quel avenir en France ? », c’est la problématique qui sera abordée lors de la 4e édition des Rencontres du Progrès Médical qui aura lieu le 6 septembre 2016 à Paris à l’Institut Pasteur.

    Ces rencontres, organisées par le Snitem, auront formes de débats, de tables rondes d’interventions.

  • « La France a peu de chance de devenir un acteur majeur de la santé NBIC » (Laurent Alexandre)

    « Comment la France va-t-elle survivre dans un XXIe siècle où les NBIC déterminent la puissance des nations alors que sa classe politique ignore cette problématique? « . Telle est l’interrogation soulevée par Laurent Alexandre dans un rapport d’étude du Think Tank Digital New Deal Foundation publié le 29 juin 2016.

    « En l’état actuel, la France a peu de chance de devenir un acteur majeur de la santé NBIC. La marginalisation de la médecine française et de l’industrie européenne de la santé peuvent être spectaculaires à moyen terme », poursuit-il.

    Parmi les risques pointés dans le rapport:

    • Une France décalée où  » les acteurs de la e-santé n’ont jusqu’à présent créé que peu de valeur »,
    • « L’erreur de la loi Touraine » qui, dans son article 47, « prévoit la création d’un système national des données de santé (SDNS) ouvert,
    • La crainte que les GAFA soient les seuls à avoir la capacité de traiter cette masse considérable de données diffusées gratuitement,
    • La “désanonymisation” de ces données si elles sont croisées par des organisations privées comme Google ou Facebook. Le secret médical s’en trouverait ainsi de facto brisé. »

    La réflexion présentée dans ce rapport d’étude repose sur la menace de “tsunami pour la santé” que représentent les NBIC et les GAFA. Pour Laurent Alexandre, « La santé va être confrontée à de grands bouleversements :

    • La remise en cause du rôle des professionnels de santé traditionnels avec la “watsonisation et la robotisation de la médecine”.
    • La profonde mutation sociale liée à l’utilisation des biotechnologies sur l’homme, l’homme augmenté et l’eugénisme et l’apparition d’écarts entre les pays.
    • La prédominance des GAFA sur la santé.

    Les enjeux des bouleversements à venir dans le secteur de la santé

    La médecine marginalisée et le transfert du pouvoir médical

    • La prise en charge du diagnostic par la machine, vers la « watsonisation » de la médecine:
      • « D’ici à 2030, plus aucun diagnostic médical ne pourra être fait sans système expert. Les médecins signeront des ordonnances qu’ils n’auront pas conçues. »
    • La robotisation de la chirurgie:
      • « Les prochaines générations de robots chirurgicaux vont dépasser puis remplacer les chirurgiens d’ici 2035. »

    L’homme augmenté, un possible toboggan transgressif en matière de bio-enhancement

    • Les techniques scientifiques d’eugénisme bientôt mises au point:
      • « Le coût de l’eugénisme baisse rapidement, ce qui va rendre plus facile sa diffusion. »
    • L’inéluctabilité des bébés à la carte:
      • « Des techniques seront opérationnelles en routine sur l’embryon humain dans dix à quinze ans. »
    • Un gouffre inégalitaire et une humanité à deux vitesses:
      • « Tous les pays ne défendent pas la même position en matière de bio-éthique ».

    Le retard de la France

    • « La méfiance française envers le progrès, dont le principe de précaution est le symbole et le moteur, accélère notre déclin relatif économique et technologique. »
    • La loi Touraine risque de verrouiller l’accès aux données médicales [en donner les clés au GAFA, ndlr] et de tuer dans l’œuf l’industrie française des algorithmes médicaux. »

    Des solutions complexes à mettre en œuvre mais indispensables

    Accompagner les professionnels de santé dans une redéfinition de leur rôle

    Elaborer un nouveau système de santé pour le monde post-révolution NBIC : créer des plateformes innovantes de santé

    Une politique ambitieuse de modernisation du système de santé pour permettre la création de plateformes dans un cadre maîtrisé.

  • M-santé : la mesure de la tension artérielle, première attente des utilisateurs (enquête Allianz)

    • Mesure de la tension artérielle,
    • Diabète,
    • Qualité du sommeil,

    telles sont les 3 principales attentes des utilisateurs en ce qui concerne les applications de santé et la santé connectée selon un enquête publiée le 16 juin 2016 par Allianz Worldwide Partners et Monolith Partners, et conduite entre le 26 avril et le 2 mai 2016 auprès de 1102 propriétaires d’Apple Watch.

    • 26% des personnes interrogées placent la mesure de la tension en tête de leurs attentes,
    • 12% indiquent le suivi du diabète,
    • 11% désignent la mesure de la qualité du sommeil.

    Parmi les autres enseignements de l’enquête :

    • 36% des personnes interrogées se sont déclarées inquiètes du vol de leur données personnelles à travers leurs appareils connectés,
    • Pour 85% des ces personnes, l’inquiétude se porte essentiellement sur leurs informations bancaires et financières. 79% s’inquiètent de l’usurpation d’identité.
    • 16% des personnes interrogées ont déjà recours à un service de protection des données. 28% se déclarent prêt à souscrire à ce type de service dans le futur.

  • Thrombose ou sténose : des Français mettent au point un stent intelligent et connecté

    « Instent », la société qui a mis au point un stent connecté permettant de réguler les traitements anti-coagulants, a été récompensée par le MIT. Les chercheurs français qui ont travaillé sur ce dispositif seront présents lors de l’édition 2016 du congrès EmTech du MIT à Boston qui se tiendra du 18 au 20 octobre 2016.

    Ils ont mis au point un stent muni de capteurs permettant de contrôler de manière non invasive la réparation d’une artère après l’implantation et qui permettent d’estimer si une couche trop importante de cellules musculaires recouvre le stent, ce qui pourrait mener à une resténose fatale, ou de détecter la formation des caillots de sang sur le dispositif, pouvant entraîner un nouvel infarctus.

    La transmission de ces données est réalisée via une communication sans fil, permettant aux médecins et patients d’y avoir accès ce qui autorise un ajustement très précis des traitements. Ce dispositif pourrait être commercialisé à partir de 2019.

    Le marché des stents est évalué à 7 Mds€ par an dans le monde et concerne 7 millions d’implants.

    Des anticoagulants pour éviter les caillots

    La stratégie thérapeutique la plus habituelle est d’utiliser des stents coronaires : dispositifs en maillage tissé, souvent métallisé, introduits dans les artères bouchées puis déployés en gonflant un ballon à l’intérieur du stent pour maintenir le vaisseau ouvert. Cela permet un suivi de l’évolution de la lésion de l’endothélium.

    La problématique réside dans l’endommagement de la paroi artérielle (en particulier l’endothélium sévèrement touché) par le placement du stent dans l’artère qui génère la présence de sang coagulé à la surface du stent. La formation de caillots lors de ce processus peut provoquer l’effet contraire à celui espéré : un nouvel infarctus voire un AVC.

    La prescription d’anticoagulants remédie couramment à ce problème mais la durée du traitement demeure difficile à évaluer (quelques semaines suffisent à la guérison de certains patients, les personnes âgées requièrent habituellement jusqu’à plusieurs années). De plus, aucune autre opération chirurgicale ni aucun acte dentaire n’est réalisable pendant ce traitement.

    Le moment opportun de l’arrêt du traitement

    Le stade de guérison de l’artère, indiquant au médecin le moment opportun de l’arrêt de traitement,  c’est l’information essentielle qu’apporte le dispositif d’Instent.
    Les capteurs sont alimentés par induction et placés sur les différentes entretoises du stent, encapsulés dans un film biocompatible.
    Une fois recouverts de tissu artériel, ils sont capables de distinguer trois scénarios et envoyer ensuite le signal correspondant :

    • Le premier : la thrombose ou formation de caillot de sang
    • Le deuxième : guérison normale de la paroi artérielle, caractérisée par le recouvrement du stent par de nouvelles cellules endothéliales
    • Le troisième : resténose, prolifération incontrôlée de cellules musculaires lisses sur le stent, pouvant conduire au rebouchage de l’artère

    « L’élément clé pour nous est de pouvoir déterminer si les capteurs sont recouverts de cellules endothéliales, de cellules musculaires lisses, d’un caillot sanguin ou de rien du tout », explique le professeur Barakat, conseiller scientifique d’Instent.

    Optimisation de la conception du stent

    « L’approche big data/apprentissage automatique permettra la mise au point d’une approche sur-mesure de la pose de stent, qui fait défaut aujourd’hui. A terme, nous devrions pouvoir concevoir des stents plus efficaces, et abandonner les modèles qui posent le plus de problèmes», précise Ulrich Sigwart, spécialiste de l’utilisation du stent en cardiologie.