Medtech

  • MDO : une nouvelle application pour la télédéclaration

    La télédéclaration de l’infection par le VIH et du sida peut désormais s’effectuer par le biais d’une application web, « e-DO ». C’est ce qu’annonce le 1e septembre 2016 Santé Publique France qui souligne que ce nouveau dispositif permet aux autorités sanitaires de recevoir, en temps réel, les déclarations émises par les professionnels de santé.

    Modernisation de la déclaration obligatoire

    Le dispositif des MDO repose sur la notification à Santé publique France, via les agences régionales de santé (ARS), de 33 maladies, parmi lesquelles le VIH-sida. Les cliniciens et les biologistes, exerçant en ville ou à l’hôpital, doivent transmettre aux autorités de santé les données individuelles concernant les cas d’infection à VIH ou de sida qu’ils diagnostiquent. L’exploitation de ces informations par Santé publique France permet d’orienter les actions de prévention, de dépistage et de prise en charge des personnes infectées, et participe à l’évaluation des actions mises en œuvre.

    Ce que change le nouveau dispositif

    Désormais la transmission de ces données repose sur la télédéclaration via l’application e-DO. Selon Santé publique France, ce nouveau dispositif :

    • simplifie le circuit de la DO du VIH : le biologiste et le clinicien déclarent les cas de manière indépendante et en parallèle ;
    • réduit les délais de transmission des déclarations ;
    • supprime la charge de traitement manuel des formulaires Cerfa utilisés dans le cadre du dispositif de déclaration papier ;
    • garantit une traçabilité des déclarations ;
    • permet un échange directement dans l’application entre les différents acteurs ;
    • assure un haut niveau de sécurité.

    e-DO : moins de 5 minutes pour déclarer

    En modernisant le dispositif de déclaration des MDO, Santé publique France entend faciliter la démarche des professionnels de santé, dans le but notamment d’améliorer l’exhaustivité des déclarations du VIH-sida.

    La connexion à e-DO nécessite de disposer d’une carte de la famille CPS (carte de professionnel de santé), qui garantit une authentification forte des déclarants et sécurise les échanges, ainsi que d’un lecteur de carte. Les déclarants, cliniciens et biologistes ainsi que les personnes qu’ils auront autorisées (techniciens d’études cliniques, internes, etc.), peuvent créer un compte depuis www.e-do.fr et déclarer leurs données via le nouveau dispositif en seulement quelques minutes.

    La phase pilote, qui s’est déroulée de janvier à avril 2016 dans les territoires des Corevih de Guyane et d’Ile-de-France Sud, a permis de mesurer l’appropriation du dispositif par les professionnels de santé, qui ont apprécié sa simplicité d’utilisation.

     Un service d’assistance téléphonique a été mis en place avec l’ASIP Santé, afin d’accompagner les professionnels de santé dans l’utilisation de ce nouveau dispositif.

     

     

  • Peanuts de Sen.se : des objets connectés à 29 euros

    Sen.se, start-up française lancée en 2010 par Rafi Haladjian, annonce le 1er septembre 2016 la mise sur le marché de son premier « Peanut », un thermomètre connecté à 29 euros.

    • Sleep Peanut pour le suivi du sommeil,
    • Peanut Button un bouton connecté,
    • Med peanut pour le suivi d’un traitement médical, à poser sur une boite de médicaments,

    sont annoncés à l’automne 2016.

    • SafePeanut qui sécurise les objets de valeur,
    • ProximityPeanut qui permet de retrouver des objets perdus,
    • HydraPeanut qui mesure l’apport d’eau,
    • DoorPeanut, qui surveille les entrées et sorties de maison,

    devraient être commercialisés dans le courant de l’année 2017.

    Les Peanuts sont des objets connectés basiques ne remplissant qu’une seule fonction. Ils ne peuvent pas se connecter à Internet mais sont accessibles sur smartphones en Bluetooth.

  • IBM Watson adopté par 21 hôpitaux chinois pour le traitement du cancer

    Watson pour le cancer, développé par IBM en collaboration avec l’hôpital Memorial Sloan Kettering de New York, va être adopté par 21 hôpitaux à travers la Chine, ont annoncé IBM Watson Health et Hangzhou CognitiveCare, partenaire chinois de cette opération, le 11 août 2016.

    Il s’agit du premier partenariat de ce type en Chine pour Watson Health.

    Watson pour le cancer (Watson for oncology) est une plateforme d’informatique cognitive destinée à aider les médecins dans la mise en place de traitements personnalisés contre le cancer.

    Selon les deux entreprises, cette introduction dans 21 hôpitaux constitue une première étape dans le déploiement de Watson en Chine.

    Hangzhou CognitiveCare fournira un support technique et commercial, ainsi que la traduction des informations fournies par Watson afin de les rendre accessibles à un maximum de praticiens.

  • Futur : des wearables pour gérer la santé mentale

    • Réduction des maladies psychiatriques et neurologiques grâce à l’analyse des données des wearables,
    • Utilisation de modèles permettant de limiter les tests de médicaments sur les animaux,
    • Développement des thérapies personnalisées,

    telles sont les principales avancées prédites par 20 spécialistes qui ont répondu à 20 questions du magazine Scientific American le 1e septembre 2016 dans un contexte d’interrogation sur le futur de l’humanité.

    • Rosablind Picard, fondateur et directeur de l’Affective Computing research group au MIT a répondu à la question « Utiliserons-nous des technologies connectées portables (wearables) pour détecter nos émotions ? »

    Selon lui, des signaux biochimiques et électriques atteignent tous les organes du corps et sont impliqués dans la constitution des émotions.  Ainsi le stress impacte la santé physique et mentale par exemple. Les wearables permettraient la quantification longue durée des motifs de ces signaux.

    L’analyse des données recueillies assurerait la mise en place d’une prévention ciblée comme par exemple augmenter le sommeil lors d’une période de stress afin de réduire la probabilité de survenue d’une crise épileptique dans les jours suivants.

     » Au cours des 20 prochaines années, les wearables et analyses en découlant pourront considérablement réduire les maladies psychiatriques et neurologiques « , estime Rosalind Picard.

    • Donald E Inger, directeur et fondateur du Wyss Institute for Biologically Inspired Engineering à l’Université d’Harvard quant à lui s’est exprimé sur la question  » La technologie éliminera t-elle le besoin de tester les médicaments sur les animaux ? « 

     » Si il est prouvé que les organes humaines sur puces sont robustes et récapitulent/re-créent les phénotypes malade et physiologique des organes complexes humains dans des laboratoires non liés à travers le monde, comme suggéré par des études avec preuve de concept précoces, alors nous les verrons progressivement remplacer les modèles animaux au final. Cela conduira à la fin à des réductions significatives d’utilisation d’animaux pour ces tests. « 

     » Ces dispositifs ouvriront également de nouvelles approches au développement des médicaments impossible sur des modèles animaux aujourd’hui, comme le développement de médecine personnalisée ou de thérapeutiques pour des sous-populations génétiques utilisant des puces créées en utilisant des cellules de patients particuliers ».

  • Malaisie : la Sécurité sociale s’unit au site de santé BookDoc

    L’organisme en charge de la Sécurité sociale malaisienne (SOCSO)* a signé fin juillet 2016 un partenariat avec la plate-forme de santé en ligne BookDoc, start-up nationale.

    Objectif : offrir aux salariés un meilleur accès aux services de santé du pays et donc optimiser leur productivité.

    * La SOCSO est l’organe malaisien chargé des régimes de sécurité sociale obligatoires pour les employés du pays.

    Les services proposés par BookDoc

    Dans le cadre de cette alliance, BookDoc permettrait aux 6 millions de membres de la SOCSO :

    • d’accéder à des informations sur l’ensemble des cliniques du groupe : BookDoc répertorie environ 150 hôpitaux privés et plus de 3 200 cliniques en Malaisie ;
    • de prendre des rendez-vous avec des professionnels de la santé (médecins généralistes mais aussi spécialistes) ;
    • de prendre des rendez-vous en ligne pour son programme de dépistage (Health Screening Program – HSP)

    >>> Le tout à n’importe quel moment et n’importe où.

    Promouvoir des modes de vie sains afin d’augmenter la productivité du pays

    L’interface du site est simple d’utilisation afin de toucher un large public.

    Le but final du HSP est de promouvoir des modes de vie sains et d’identifier les groupes de travailleurs les plus sensibles afin d’améliorer la productivité du travail globale et donc l’économie du pays.

  • Des prothèses rétiniennes artificielles mises au point par le CNRS, le CEA, l’Inserm et l’AP-HM

    Des prothèses rétiniennes permettant à certaines personnes aveugles de percevoir des signaux lumineux, c’est ce qu’ont mis au point des chercheurs du CNRS, CEA, Inserm et AP-HM lors d’une étude sur le rongeur et dont les résultats ont été publiés le 23 Août 2016 dans la revue eLife.

    Ces scientifiques ont comparé chez le rongeur l’activité du cortex visuel générée de façon artificielle par des implants à celle produite par la vision naturelle. Ils ont au cours de l’étude caractérisé deux facteurs limitant la résolution des prothèses et amélioré ensuite la précision de l’activation prothétique.

    Composition et fonctionnement de la prothèse rétinienne artificielle

    Cette prothèse rétinienne artificielle contient trois éléments :

    • une caméra, insérée dans les lunettes.
    • un microcircuit électronique , transformant les informations de la caméra en un signal électronique.
    • une matrice d’électrodes microscopiques, implantée dans l’œil au contact de la rétine.

    Elle se substitue aux cellules photo-réceptrices de la rétine en convertissant les informations visuelles recueillies en signaux électriques ensuite transmis au cerveau grâce au nerf optique.
    Cela constitue un traitement de la cécité causée par la dégénérescence des photorécepteurs rétiniens, si le nerf optique fonctionne toujours.

    Des patients totalement aveugles, équipés de ces implants ont retrouvé certaines perceptions visuelles mais uniquement sous forme de tâches lumineuses dénommées phosphènes. Ces dernières ne sont, par définition, pas assez nettes pour que les patients puissent lire, reconnaître des visages voire se déplacer en toute autonomie.

    Analyse et conceptualisation

    La compréhension des limites de résolution de l’image fournie par la prothèse et l’optimisation du système repose sur une vaste expérimentation sur le rongeur. La comparaison de la réponse du système visuel d’un rongeur à des stimuli visuels naturels et ceux produits par la prothèse a permis de montrer que la prothèse active le cortex visuel du rongeur à la bonne position et avec des amplitudes comparables à celles obtenues naturellement. Mais cette activation est déformée par deux phénomènes distincts au niveau de la matrice d’électrodes :

    • diffusion électrique trop importante : la mince couche de liquide que l’on retrouve entre l’électrode et la rétine laisse diffuser de manière passive le stimulus électrique aux cellules nerveuses voisines.
    • activation spontanée et non désirée de fibres rétiniennes localisées à proximité des cellules cibles à stimuler.

    Les chercheurs ont réussi à améliorer significativement l’activation artificielle et la performance de la prothèse.

  • Santé et solutions IT : le marché chinois pourrait doubler d’ici 2020

    Le marché des solutions IT dans le secteur de la santé pourrait atteindre en Chine 6,5 Md US$ (5,8 Md €) en 2020, contre 3,8 Md US$ (3,4 Md €) en 2015, rapporte le cabinet d’études International Data Corporation (IDC) dans un rapport publié en juillet 2016. Soit un TCAC d’environ 11 % durant cette période de cinq ans.

    L’étude prévoit une nette croissance dans les secteurs suivants :

    – les services liés au cloud ;
    – les applications mobiles utilisées à l’hôpital ;
    – les plate-formes délivrant des prestations de soins.

    Les principaux enseignements du rapport

    • Le marché des services liés au cloud pourrait afficher un taux de croissance annuel de 34 % d’ici 2020, pour atteindre 125 M US$ (112 M €) à cette date.

    En 2015, les établissements de santé en Chine ont dépensé 28,6 M US$ (25,6 M €) dans ce marché, principalement constitué d’Iaas et de Saas.

    En 2016 et au-delà, l’industrie du cloud dans le secteur de la santé sera établie si le gouvernement s’implique dans ce domaine au niveau de la certification et de la surveillance des données disponibles sur le cloud. S’il effectue correctement son travail de promotion, la croissance du marché sera plus rapide.

    • Le marché des applications mobiles à l’hôpital était de 156,6 M US$ (140,6 M €) en 2015 et pourrait atteindre les 471,4 M US$ (423,4 M €) en 2020, soit un TCAC de 24,6 %.

    Les applications mobiles ont été largement adoptées dans les hôpitaux du pays et leur utilisation devrait continuer à progresser.

    Elles sont utilisées pour accompagner les soins généraux ainsi que le personnel soignant. Elles sont aussi devenues un outil important pour soutenir les diagnostic et les traitements pratiqués à l’hôpital.

    • Des plate-formes de prestations de soins seront créées dans les années à venir afin de relier tous les payeurs et toutes les institutions de santé pour ainsi fournir à l’ensemble des utilisateurs un seul et unique service.

    Allier nouvelles technologie et internet pour faire évoluer le marché de la santé

    Les nouvelles technologies et la sphère internet liée à la santé se complètent. Le troisième système – une plate-forme basée sur les nouvelles technologies et les solutions IT en santé – est en train de devenir un pilier de soutien important pour la grand phase d’évolution que vivent actuellement les modèles de services de santé.

    « Une architecture de systèmes d’information novatrice qui intègre à la fois les services internes et extérieurs à l’hôpital va changer pour de bon le modèle des prestations de soins IT à mesure que les soins se développent », a conclu Leon XIA, directeur de recherche senior à l’IDC China.

  • Vente de médicaments en ligne : les pharmacies autorisées par région en 2016

    La densité des sites de vente de médicaments est inégale selon les régions : importante en Aquitaine ou en Picardie, elle est à l’inverse faible en Bretagne ou Franche-Comté.

  • Axa Singapore crée un service de télémédecine

    Axa Singapore lance MyAxaHealth, une plate-forme de consultation médicale en ligne. Le groupe français d’assurance a activé ce nouveau service le 16 août 2016.

    Les services proposés par MyAxaHealth :

    Le site de télémédecine est réservé aux clients d’Axa Singapore. Une fois identifiés sur le portail, ils peuvent :

    • identifier les médecins, hôpitaux et cliniques les plus proches de chez eux ;
    • contacter en direct depuis leur mobile des médecins généralistes agréés par le biais d’une discussion instantanée ou d’un appel vidéo via l’application intégrée MyDoc ;
    • accéder aux termes de leur contrat d’assurance ou à leur carte médicale Axa et ainsi suivre l’avancée de leur dossier de réclamation.

    « Ce service innovant est une nouvelle étape dans notre démarche d’amélioration de l’expérience client et nous permet de renforcer notre rôle en tant qu’assureur partenaire », a déclaré Andre Czanik, directeur du service « santé » à AXA Singapore.

  • La vente en ligne de médicaments dans les pays de l’Union européenne

    Malgré un cadre commun depuis 2011, avec la directive 2011/62/UE, la vente de médicaments en ligne n’a pas le même niveau de maturité dans les différents pays européens, qu’il s’agisse de législation (type de médicaments autorisés à la vente à distance, acteurs autorisés à ouvrir un site), ou de marché (nombre de sites de vente en ligne).