Medtech

  • Inde : focus sur une plateforme de santé personnalisée lancée par un ex scientifique de la Nasa

    Un ancien scientifique de la Nasa, un médecin et deux techniciens ont unis leurs savoir-faire pour développer en Inde une plateforme numérique proposant des soins de santé hyper-personnalisés afin d’encourager les utilisateurs à mener une vie plus saine.

    Le dispositif, baptisé HealthSignz, vise à changer le visage de la santé personnalisée par l’intermédiaire d’analyses de soins ultra précis. Le projet a été entamé fin 2014 mais la version finale de l’outil n’est disponible que depuis peu et devrait être enrichie d’ici un an.

    Des services hyper-personnalisés pour améliorer l’offre de soins

    En Inde, le secteur des soins préventifs et du bien-être augmente d’environ 30 % année après année selon les chiffres officiels et est actuellement estimé à 490 milliards de dollars (460 Mds €). Au cours des dix dernières années, le nombre de plateformes de santé numériques a considérablement augmenté, rendant les services de santé beaucoup plus accessibles.

    Vinod Nair (44 ans), ancien scientifique de la NASA doté d’un doctorat en intelligence artificielle de l’université de Boston, Ram Papa Rao (61 ans), médecin pendant plus de trente ans, Hanumanth Rao (44 ans), ancien employé de General Electric, d’IBM et d’Infinite, et Surendranath C. (40 ans), diplômé d’un MBA en marketing et commerce international (SIU, Londres), ont ainsi fondé à Bengaluru fin 2014 HealthSignz Technology dans l’optique de mettre au point une application de santé intégrée, centrée sur la connexion transparente entre santé primaire,secondaire et tertiaire.

    Leur objectif est de permettre aux utilisateurs de mener une vie plus saine par le biais de services de santé hyper-personnalisés.

    Un outil basé sur une analyse poussée des données de santé de l’utilisateur

    L’équipe, aujourd’hui composée de 130 personnes, a développé le produit pendant 3 ans.

    Le dispositif facilite la surveillance en continu et en temps réel de l’état de santé des usagers et fournit des conseils de santé adapté au profil des utilisateurs grâce à la mesure de certains éléments tangibles de leur santé et en établissant, dans un deuxième temps, une connexion entre les patients et des prestataires de services de santé.

    Avec HealthSignz, il est possible :

    • d’établir un diagnostic à distance ;
    • de recevoir des conseils médicaux en fonction des symptômes identifiés ;
    • et de soumettre à l’utilisateur les résultats d’une sélection réalisée pour identifier le meilleur médecin ou centre de soins en fonction du cas présenté ainsi que des plans de nutrition et de remise en forme personnalisés et des recommandations fondées sur des données probantes via l’historique des PHR.

    Toutes les données sont transmises au médecin personnel du patient, à sa pharmacie et aux autres professionnels de santé reliés à l’outil ; l’ensemble du système est connecté aux dispositifs de surveillance médicale et autres interfaces de santé, comme l’EMR.

    « Bien qu’il y ait déjà eu plusieurs avancées technologiques [dans ce secteur], le suivi des différents stades d’évolution dune maladie a commencé à mettre en évidence l’existence d’énormes troubles liés au mode de vie, qui, s’ils ne sont pas abordés avec une compréhension globale de la gestion de la santé, peuvent avoir un effet néfaste sur la qualité du bien-être de la population en général », explique Ram Papa Rao (Yourstory.com).

    Il ajoute que s’il existait déjà des services de santé prédictifs, comme le propose Watson, il ne sont généralement accessibles qu’aux grandes organisations de soins de santé et non aux consommateurs. Le but d’HealthSignz est de proposer une espace d’informations réunissant consommateurs et médecins spécialistes dans l’ensemble du spectre médical.

    HealthSignz : un système encore en évolution

    La part principale du chiffre d’affaire de HealthSignz provient des réservations de services opérées par les utilisateurs, des forfaits personnalisés auxquels ils souscrivent et des emprunts effectués auprès des entreprises de soins de santé. Les créateurs de la plateforme espèrent atteindre plus d’1,5 million de clients d’ici la fin 2017 et un chiffre d’affaires de 3 millions de dollars (2,8 M €).

    D’ici la fin 2018, ils comptent également fournir des systèmes de soutien décisionnel aux cliniques. De nouveaux services seront ainsi ajoutés progressivement.

  • India: a personalized healthcare platform launched by an ex-NASA scientist

    An ex-NASA scientist, a doctor and two technicians have combined their expertise to develop a digital platform offering hyper-personalized healthcare to encourage people to live healthier lives.

    The device, called HealthSignz, aims to change the face of personalized healthcare through highly accurate care analyzes. The project was launched late 2014 but the final version of the tool is only available for a few months and should be improved within a year.

    Hyper-personalized services to improve health management

    In India, preventive care and wellness segment is increasing by about 30% year on year according to official figures, and is currently estimated at $490 billion (460 billion €). Over the past decade, the number of digital healthcare platforms has grown substantially in the country, making health services more accessible.

    However, four friends felt that there was still a need for further integration and personalization between primary, secondary and tertiary medical care.

    Vinod Nair (44), ex-NASA scientist with a PhD in Artificial Intelligence from Boston University, Ram Papa Rao (61), a doctor with over 30 years of experience, Hanumanth Rao (44), former GE, IBM and Infinite employee, and Surendranath C. (40), holder of a MBA in Marketing and International Trade (SIU, London), founded in Bengaluru late 2014 HealthSignz Technology with a view to developing an integrated healthcare application, focused on the seamless connection between the three levels of medical care.

    Their aim is to enable users to live a healthier life through hyper-personalized health services.

    A tool based on a strong analysis of users’ health data

    The team – 130 people now – has spent the last three years to conduct research, to refine the product, to test it and to make adjustments based on users feedback to propose this year a final product.

    The device facilitates real-time continuous health monitoring and provides health advice adapted to the profile of users through the measurement of certain tangible elements of their health and by subsequently developing a connection between patients and medical service providers.

    Through HealthSignz, it is possible:

    • to use diagnostic screening to track your state of health;
    • to work on a symptom-based response;
    • and submit to the user the results of the selection of the best doctor or centre for care, hyper-personalised nutrition and fitness plans, and evidence-based recommendations driven by PHR history.

    All data are transmitted to the patient’s personal doctor, pharmacy and other health professionals connected to the tool; there is a compatibility with fitness, medical monitoring devices and other health interfaces such as EMR.

    « Though there are several technological advancements, the frequency of disease occurrences has started to highlight huge lifestyle-related disorders, which if not addressed with holistic understanding of health management may have a deleterious effect on the quality of well-being of the population at large, » said Ram Papa Rao (Yourstory.com).

    He added that if there was already predictive healthcare technology, such as Watson’s devices, it is usually only accessible for major healthcare organizations and not for consumers. The purpose of HealthSignz is to provide a health intelligence engine uniting consumers and medical specialists across the broad medical spectrum.

    HealthSignz: the product is still being upgraded

    The main chunk of HealthSignz’ revenue comes from services bookings made by users, customized packages and tie-ups with healthcare companies. The founders of the platform is looking to reach over 1.5 million customers by the end of 2017, with a revenue of $3 million (€ 2.8 million).

    By the end of 2018, they also intend to clinical decision support systems. New services will be added gradually.

  • Asie-Pacifique : l’IoT au centre de l’évolution des organisations de santé d’ici 2019

    41 % des organisations de soins de santé en Asie-Pacifique, en dehors du Japon (APeJ), prévoient de lancer au moins une solution IoT au cours des deux prochaines années, révèle un rapport publié fin mars 2017 par le cabinet IDC.

    Environ 63 % des organisations de santé pensent que les technologies IoT seront au centre de la transformation numérique de l’industrie de santé, indiquent les auteurs de l’étude intitulée « IDC 2016 Global IoT Decision Maker Survey » (« Enquête mondiale sur les décisions relatives à l’IoT IDC 2016 »).

    La sécurité et la peur des coûts récurrents encouragent les organisations de santé à investir dans l’IoT

    Les principaux domaines sur lesquels les organismes de santé concentreront leurs efforts dans le domaine de l’IoT seraient :

    • la surveillance à distance des patients ;
    • l’utilisation des ressources (dossiers médicaux, données de santé) ;
    • le suivi des patients.

    L’enquête de l’IDC estime que les principales raisons pour lesquelles ces organisations, en particulier les grands hôpitaux privés, sont prêtes à développer des solutions IoT à grande échelle sont :

    • l’amélioration de la sécurité et la réduction des coûts récurrents (les deux raisons principales) ;
    • la limitation des coûts opérationnels sur le long terme ;
    • la création de nouveaux flux de revenus ;
    • l’amélioration de l’efficacité énergétique.

    « L’IoT est la clé pour améliorer l’efficacité opérationnelle, la confiance et l’engagement du patient »

    « Le fait de se concentrer sur la mobilité et les systèmes d’analyse, conjugué à la nécessité d’optimiser la répartition des ressources, en particulier dans le contexte urbain, favorise l’acceptation de la mise en œuvre de l’IoT dans les organisations de soins de santé », précise Ashwin Moduga, directeur de recherche de la division « Health Insights » à IDC Asie-Pacifique pour la zone ApeJ.

    « Avec l’avènement des perturbateurs numériques sous la forme de soins virtuels, le système hospitalier traditionnel pourrait faire face à des pertes de revenus graduelles, à moins que la transformation numérique ne devienne une mesure proactive [pour les organisations de santé] au cours de la prochaine décennie, a-t-il ajouté. Et l’IoT est la clé pour améliorer l’efficacité opérationnelle, la confiance et l’engagement du patient au sein des grands hôpitaux. »

  • Asia-Pacific (excluding Japan): IoT at the heart of the digital transformation in health by 2019

    41% of health care organizations in Asia-Pacific excluding Japan (APeJ) plan to launch at least one IoT solution over the next two years, according to a report released at the end of March 2017 by the research firm IDC.

    About 63% of healthcare organizations believe that the IoT technologies will be at the center of the digital transformation of the healthcare industry, say the authors of the study entitled « IDC 2016 Global IoT Decision Maker Survey ».

    Security-related concerns and the fear of recurring costs encourage healthcare organizations to invest in IoT

    According to this new study, the key priority areas that healthcare organizations would focus their IoT efforts on are:

    • remote patients monitoring;
    • resource using (medical records, health data);
    • tracking of patients.

    The IDC survey reveals that the main reasons why healthcare organizations, especially large private hospitals, would be willing to develop IoT solutions on a large scale would be:

    • the improvement of security and the reduction of recurring costs (the two main reasons);
    • the limitation of operational costs in the long term;
    • the creation of new revenue streams;
    • the improvement of energy efficiency.

    « IoT is key to improve operational efficiency, clinical confidence and patient engagement »

    « The focus on mobility and analytics, coupled with the need for optimizing resource distribution, especially in the urban setting are driving acceptance for IOT implementation at healthcare organizations, » said Ashwin Moduga, research manager Health Insights, Apej, IDC Asia-Pacific.

    « With the advent of digital disruptors in the form of Virtual Care, the traditional hospital system could face gradual revenue losses unless digital transformation is undertaken as a proactive measure for the next decade, he added. And IOT is key to improve operational efficiency, clinical confidence and patient engagement for any large hospital. »

  • Remplacements à l’hôpital : « 20 % des CHU utilisent notre solution » (Guerric Faure, PDG, Whoog)

    Whoog développe des services de gestion des remplacements urgents basés sur le volontariat du personnel dans les établissements de santé. Le 28 mars 2017, Guerric Faure, son directeur général, a accordé un entretien à Health & Tech Intelligence dans lequel il revient sur la stratégie de développement de l’entreprise et sur le concept de plateforme de mise en relation entre professionnels de santé.

    Adoptée dans 20% des CHU de France, la solution de Whoog tend à s’étendre au sein des GHT.

    De quel constat êtes-vous parti pour créer Whoog ?

    Actuellement, les établissements de santé font face à une problématique d’augmentation de l’activité, de contraintes budgétaires et de tensions en ressources humaines sur le territoire. En effet, l’absentéisme est un problème structurel qui s’enferme dans un cercle vicieux : « l’absentéisme entraine l’absentéisme ». Whoog, aujourd’hui, tente de lutter contre cet absentéisme de dernière minute, génère un coût de remplacement humain et financier. 

    Face à cette contrainte, Whoog apporte une solution via une plateforme proposant la mise en relation entre professionnels de santé afin que le remplacement soit fluidifié et puisse être fondé sur le volontariat.

    Comment fonctionne cette plateforme ?

    La volonté de Whoog est de créer un outil répondant à des problématiques sociales et économiques. Sociales, tout d’abord, car le remplacement est fondé sur le volontariat et les professionnels de santé ont droit à la déconnexion, ainsi Whoog veille à l’équité du partage des missions. Economiques enfin, car, par rapport à une société de vacataires, les coûts engendrés par le remplacement de dernière minute sont divisés par 50 à 100 fois

    Actuellement, la solution Whoog s’adresse à tous les personnels soignants (aides soignants, IDE, IBODE, IADE etc.), les techniciens (ASH, brancardiers, etc.) et les personnels administratifs (secrétaires médicales, etc.). La solution est déployée en interne dans chaque établissement. Les agents s’inscrivent volontairement sur la plateforme de l’établissement et indiquent leurs vœux. Dès la validation des vœux par les responsables, les agents peuvent recevoir des propositions de missions répondant à leur demande. Whoog est une solution qui s’adapte au fonctionnement spécifique de chaque établissement.

    Comment se met en place la relation entre professionnels de santé ?

    L’objectif est de proposer une solution pour internaliser les vacations : à chaque nouvel établissement que nous accompagnons, nous avons un taux compris entre 40 et 90% de volontariat parmi le personnel. Les missions sont envoyées par les cadres et sont acceptées ou non par le personnel. Quand une mission n’est pas pourvue par du personnel titulaire, les établissements peuvent faire appel à des vacataires extérieurs comme des étudiants ou des retraités.

    Quelle est la stratégie de développement actuelle de l’entreprise ?

    La solution est commercialisée depuis deux ans. Nous nous adressons à un panel complet d’établissements : EHPAD, FEHAP, cliniques, centres hospitaliers et CHU. Actuellement, Whoog est utilisée par 20% des CHU français.

    Nous souhaitons utiliser la plateforme pour de nouveaux usages comme nous sommes en train de le faire avec le GHT de la Loire (GHT de 14 établissements) dont l’établissement support est le CHU de Saint-Étienne, pour proposer aux médecins de se positionner dans ce GHT. En d’autres termes, les médecins pourront effectuer des remplacements au sein du GHT tout entier.

    Actuellement, nous disposons d’un brevet pour notre technologie d’auto-répartition valable 15 ans en Europe et aux Etats-Unis qui nous confère un monopole naturel. A ce jour, nous n’avons pas de concurrents directs. Il n’y a que des moyens de substitution, comme les sociétés de vacataires ou d’intérim.

    Quel est le modèle économique de Whoog ?

    Il s’agit d’un abonnement payé par l’établissement qui est calculé sur mesure en fonction de la consommation qu’il en fait. En effet, une clinique ne fait pas face aux mêmes besoins d’utilisation qu’un CHU, c’est pourquoi un abonnement peut être compris entre une centaine et un millier d’euros par mois.

    Quel a été l’apport du CHU de Montpellier dans le développement de la plateforme ?

    Le CHU de Montpellier a été le premier à prononcer le besoin d’une solution. En effet, l’établissement faisait face à un tel besoin de vacations que les partenaires sociaux ont tenté de trouver une solution. Ils ont tout d’abord tenté d’y répondre grâce à un système de messages textes qui n’a pas vraiment fonctionné. Il s’est ensuite tourné vers nous qui proposions une technologie fondée sur un algorithme breveté de répartition automatique. Nous avons donc adapté notre solution aux besoins du CHU de Montpellier.

    Depuis, nous continuons à procéder de la même manière : nous fabriquons une solution évolutive sur la base des remontées de nos clients et des retours des utilisateurs.

  • Autogestion de pathologie : 80 % des sites ne sont pas maintenus à la fin de l’essai clinique (Etude)

    Une équipe de chercheurs de l’University of Michigan Medical School a établi une liste des sites web proposant une autogestion face à des problèmes de santé tels que réduire sa consommation d’alcool, de tabac ou de marijuana; gérer sa maladie psychiatrique, parfaire son régime et son activité physique, ou abordant/concernant l’insomnie, la douleur chronique, le risque cardiovasculaire.

    Validés lors d’essais cliniques contrôlés et randomisés, ces programmes d’amélioration de santé en ligne disparaissent une fois l’essai clinique achevé, au grand dam des chercheurs qui souhaiteraient que les patients aient accès à une information fiable entre deux visites médicales.

    Ils précisent que cette liste n’est qu’un début et est vouée à être étoffée, les essais cliniques étant réalisés de façon continue; et indiquent qu’il est important que des procédures soient mises en place afin que les individus sachent où trouver des informations fiables reposant sur des preuves cliniques.

    Cette liste a été publiée dans le Journal of Medical Internet Research « Internet-Delivered Health Interventions That Work : Systematic Review of Meta-Analyses and Evaluation of Website Availability » en mars 2017.

    En pratique, l’équipe de l’Université du Michigan a réalisé une large recherche de tout document dont l’objet était une approche d’autogestion en ligne, quelque soit la langue ou le domaine de santé concerné. Ils ont ainsi compilé des preuves issues d’essais cliniques contrôlés et randomisés à travers l’analyse de 71 méta-analyses comprenant les résultats de 1 733 études.

    • 80% des approches d’autogestion liées à la santé en ligne dont l’efficacité a été démontrée par des essais cliniques contrôlés et randomisés ne sont pas accessibles au grand public (étude des sites gratuits, payants, structurés comme des cours ou modules interactifs avec tâches à accomplir une fois déconnecté d’Internet)
    • Seuls 21% des programmes en ligne possédent un site web fonctionnel une fois l’essai clinique terminé, faute de maintien du support d’hébergement web et de mises à niveau.

    Les chercheurs regrettent qu’entre chaque visite médicale les patients ne puissent s’orienter vers une information fiable, reposant sur des preuves scientifiques validées cliniquement.

    Par ailleurs, il est précisé que ces sites d’information s’adressent autant aux professionnels de santé qu’aux patients, ceci étant illustré à travers l’exemple du site PainACTION, créé avec des fonds issus du NIH, offre des ressources aux deux cibles dans la gestion de la douleur chronique.

    Évoquant les 3,5 milliards d’internautes à travers le monde, les chercheurs estiment que « S’il existe un programme Internet pouvant aider quelqu’un à améliorer sa santé et que cela implique peu de coûts supplémentaires de le maintenir, il serait utile d’investir afin de maintenir la disponibilité de ces sites car cela pourrait représenter une rentabilité considérable à l’échelle mondiale. En outre il conviendrait de réaliser un meilleur travail en informant les personnes qu’il existe des sites fondés sur des données probantes pour les aider. »

  • Ambulatoire : DirectoSanté lève 250 000 €

    La société nantaise DirectoSanté, qui ambitionne d’optimiser les contacts à distance entre les patients et l’établissement de santé qui les prend en charge, a annoncé avoir levé 250 000 € le 5 avril 2017, auprès de Sodero Gestion (société de gestion de fonds) via Pays de la Loire Développement (fonds d’investissement partenaires dont la vocation est de financer en fonds propres des entreprises régionales réalisant moins de 4 millions d’euros de chiffre d’affaires) et via le fonds de co-investissement régional Pays de la Loire Participations.

    Ces derniers ont chacun investi en capital amorçage à hauteur de 125 K€ dans l’optique d’assurer le développement national de DirectoSanté.

    Évolution de la prise en charge ambulatoire

    Le service proposé par DirectoSanté repose sur des échanges automatisés par SMS et une application de mise en relation médecins-patients permettant de préparer les patients avant leur hospitalisation et d’assurer un suivi postopératoire à distance.

    A la veille de leur intervention, les patients reçoivent par SMS un rappel de l’heure de convocation et des consignes préopératoires qu’ils doivent valider et, dès le lendemain, des questions sur leur état de santé. En cas de besoin détecté, l’infirmière ou le médecin concerné en est informé via son application et est mis en relation avec le patient. L’ensemble de ces échanges est tracé dans le dossier du patient.

    Selon DirectoSanté, le taux de retard et d’annulation est diminué de 30%, les professionnels de santé n’appellent les patients qu’en cas de besoin et gagnent ainsi du « temps soignant », et l’hôpital assure une meilleure prévention des complications postopératoires.

    L’application est en attente d’obtention d’un brevet. Le service est proposé aux établissements en mode SaaS, ainsi qu’à des médecins de ville dans l’optique d’un accompagnement entre les consultations traditionnelles, auquel cas il est à la charge du patient et rémunère le professionnel de santé pour son temps et son expertise.

  • United Arab Emirates/Japan: to use a vocal emotion recognition technology to improve well-being

    In February 2017, the United Arab Emirates’ (UAE) Ministry of Interior and Japan’s Smartmedical Corp. have signed an agreement to use a vocal emotion recognition technology to carry the UAE’s national happiness program, a national program dedicated to happiness in the UAE.

    The Smartmedical’s technology, called « Empath », identifies emotions in real-time by analyzing various properties of the voice.

    Empath: a tool to objectively analyze emotions

    Empath can identify emotions of a person in real-time, regardless of language, by analyzing multiple physical properties of the voice, such as intonation, pitch, volume and speech.

    The tool has been developed through collaborative research with renowned universities like the University of Tokyo and Nara Institute of Science and Technology (Japan). Its creators won the first prize of the Japan Resilience Award 2015 and an excellence award at the MCPC Awards in 2015.

    « Smartmedical’s Empath is a great instrument to measure people’s happiness and positivity. It’s easy-to-use and convenient for analyzing emotion in real-time from vocal inputs. We are very pleased to be introducing it to enhance our national happiness campaign, » said Lt. General Saif Abdullah Al Shafar, Ministry of Interior Undersecretary (UAE) at the time of signing the agreement.

    UAE: a national campaign dedicated to happiness

    On February 13th 2017, Smartmedical Corp. and the United Arab Emirates Ministry of Interior signed an agreement at the 2017 World Government Summit, held annually in the UAE since 2013. Through this alliance, the Japanese company agrees that the United Arab Emirates is using its device, Empath, as part of its national campaign « Express your love for UAE ».

    The partnership between the two countries has been contracted a few weeks ago but the solution developed by Smartmedical (renamed « I Love UAE » for the occasion) was officially adopted in the UAE at the launch of the campaign in October, 2016.

    The world’s first Ministry of Happiness

    The Government of the UAE has established in 2016 the world’s first Ministry of Happiness to achieve a happier society as a national project. In December 2016, they conducted a national happiness and positivity survey for citizens of various nations, including tourists (results of the study have not been published yet).

    « The UAE’s happiness program is innovative and unique. However, the problem with measuring happiness and positivity is that it tends to be a subjective judgment, said Takaaki Shimoji, Board Director of Smartmedical Corp.. The strength of Empath is that it measures happiness as an objective indicator by analyzing people’s emotions [scientifically]. »

    First step of this program: measuring the happiness of UAE Ministry of Interior employees, announced both parties.

    Picture: Takaaki Shimoji, Board Director of Smartmedical Corp., and Lt. General Saif Abdullah Al Shafar, Ministry of Interior Undersecretary, singed the agreement in February 2017, attended by H.H. Saif bin Zayed al Nahyan, Deputy Prime Minister and Minister of Interior, Dr. Amal Al Qubaisi, president of the Federal National Council, and HE Ohood bin Khalifan Al Roumi, Minister of State of Happiness.

  • ResearchKit, l’outil d’Apple pour réaliser des études cliniques à grande échelle

    Afin de pallier aux divers obstacles de mise en œuvre et à l’échelle des essais cliniques, Apple a développé « ResearchKit », une plateforme permettant à ses utilisateurs de disposer d’une source unique quant aux données de santé personnalisées collectées à partir de capteurs et stockées via des applications.

    Cette plateforme a été élaborée en open source, dans l’optique que le cadre établi puisse être utile à d’autres systèmes d’exploitation.

    Ce ResearchKit est destiné à la création d’applications permettant aux chercheurs de recueillir des données médicales, en facilitant, entre autres, le recrutement de participants aux études et à la réalisation de ces dernières. Participer à une étude ne nécessite plus de se rendre à l’hôpital, mais de porter des capteurs connectés.

    Une large collecte de données facilitée par le grand nombre d’utilisateurs de smartphones

    Selon Apple, la disponibilité et diversité des applications élaborées à partir du ResearchKit permet de recruter des volontaires à une plus grande échelle que celles des études cliniques traditionnelles, notamment par la facilité de recueil d’informations quotidiennes. Le groupe d’étude obtenu est étendu, diversifié, les données obtenues plus fréquentes, et la représentation de la population plus précise; ce qui conduit à établir de nouvelles corrélations.

    Les exemples de la maladie de Parkinson et de l’autisme

    L’application mPower, lancée en 2015 a permis de recruter plus de 10 000 participants. 93 % des volontaires n’avaient jamais participé à une étude auparavant. Cette application vise à aider les chercheurs à mieux comprendre la maladie de Parkinson au moyen du gyroscope et d’autres fonctionnalités du smartphone permettant d’évaluer la dextérité, l’équilibre, l’allure et la mémoire. Les chercheurs ont ainsi affiné leur compréhension de l’effet positif ou négatif de facteurs tels que le sommeil, l’activité physique et l’état psychologique sur les symptômes de la maladie.

    Quant à une pathologie comme l’autisme, l’application Autism & Beyond utilise une caméra HD et des algorithmes de reconnaissance faciale pour analyser les réactions émotionnelles d’enfants à des vidéos (dès l’âge de 18 mois), visant à tester et diagnostiquer les enfants plus précocement.

    Cette démarche a été appliquée à plusieurs pathologies, des applications ont été développées pour l’épilepsie, l’asthme, les commotions cérébrales, la BPCO, le diabète, l’hépatite, le mélanome, la dépression post-partum, et les troubles du sommeil.

  • Maladies métaboliques : J&J fait émerger des solutions de pointe à Singapour

    Johnson & Johnson Innovation vient de lancer à Singapour un concours mondial visant à identifier des solutions high tech pour mieux soigner les maladies métaboliques, telles que le diabète et l’obésité.

    Pour ce projet, la société américaine – fournisseur de produits et de services dans le secteur des soins de santé – s’est associée à l’ETPL d’A*STAR (voir encadré) par le biais de son Centre de développement des diagnostics et de l’Alliance Singapour-MIT pour la recherche et la technologie (SMART).

    Singapore QuickFire Challenge : 100 000 SGD (66 636 €) et un an de mentorat pour les vainqueurs

    Le Singapore QuickFire Challenge – Metabolic Disease Innovation a débuté le 22 mars et s’achèvera le 17 mai 2017. Il vise à repérer des solutions de pointe pour le diagnostic et le traitement des maladies métaboliques, qui atteignent des proportions épidémiques en Asie-Pacifique.

    Trois gagnants seront désignés à la fin de la compétition :

    • ils recevront 100 000 dollars singapouriens (66 636 € ; 71 650 USD) chacun pour poursuivre leurs recherches et développer leurs technologies à Singapour ;
    • auront accès au laboratoire de l’ETPL (A*STAR) ;
    • bénéficieront d’un an de mentorat et d’encadrement par Johnson & Johnson Innovation, l’ETPL et l’équipe de la SMART.

    Tous les finalistes recevront huit semaines de mentorat.

    Pour être admissible, au moins l’un des membres de l’équipe centrale doit résider à Singapour pendant au moins la moitié de la période durant laquelle la subvention est attribuée.

    Les cas de diabète et d’obésité sont en hausse en Asie-Pacifique

    • Le diabète affecte actuellement plus de 250 millions de personnes dans la région APAC et devrait avoir un impact sur la vie de plus de 500 millions de personnes en Chine et en Inde d’ici 2030, indique Johnson & Johnson Innovation.
    • Les cas d’obésité sont eux aussi en augmentation en Asie-Pacifique, en particulier en Chine où la maladie touchait en 2013 27,9 % de la population adulte et 18,8 % des jeunes de moins de 19 ans, contre 11,3 % et 5,7 % respectivement en 1980.

    Le but du challenge QuickFire est de dynamiser les écosystèmes du secteur de la santé à Singapour mais aussi dans les autres villes et régions du monde en ébullition en encourageant les innovateurs à créer et à déployer au plus vite des solutions high tech visant à améliorer la santé et le bien-être des citoyens.

    L’événement est soutenu par SPRING Singapore, une agence du ministère du Commerce et de l’Industrie de Singapour chargée d’aider les entreprises de la cité-État à se développer et de renforcer la confiance des consommateurs dans les produits et les services développés au sein du pays.