Un ancien scientifique de la Nasa, un médecin et deux techniciens ont unis leurs savoir-faire pour développer en Inde une plateforme numérique proposant des soins de santé hyper-personnalisés afin d’encourager les utilisateurs à mener une vie plus saine.
Le dispositif, baptisé HealthSignz, vise à changer le visage de la santé personnalisée par l’intermédiaire d’analyses de soins ultra précis. Le projet a été entamé fin 2014 mais la version finale de l’outil n’est disponible que depuis peu et devrait être enrichie d’ici un an.
Des services hyper-personnalisés pour améliorer l’offre de soins
En Inde, le secteur des soins préventifs et du bien-être augmente d’environ 30 % année après année selon les chiffres officiels et est actuellement estimé à 490 milliards de dollars (460 Mds €). Au cours des dix dernières années, le nombre de plateformes de santé numériques a considérablement augmenté, rendant les services de santé beaucoup plus accessibles.
Vinod Nair (44 ans), ancien scientifique de la NASA doté d’un doctorat en intelligence artificielle de l’université de Boston, Ram Papa Rao (61 ans), médecin pendant plus de trente ans, Hanumanth Rao (44 ans), ancien employé de General Electric, d’IBM et d’Infinite, et Surendranath C. (40 ans), diplômé d’un MBA en marketing et commerce international (SIU, Londres), ont ainsi fondé à Bengaluru fin 2014 HealthSignz Technology dans l’optique de mettre au point une application de santé intégrée, centrée sur la connexion transparente entre santé primaire,secondaire et tertiaire.
Leur objectif est de permettre aux utilisateurs de mener une vie plus saine par le biais de services de santé hyper-personnalisés.
Un outil basé sur une analyse poussée des données de santé de l’utilisateur
L’équipe, aujourd’hui composée de 130 personnes, a développé le produit pendant 3 ans.
Le dispositif facilite la surveillance en continu et en temps réel de l’état de santé des usagers et fournit des conseils de santé adapté au profil des utilisateurs grâce à la mesure de certains éléments tangibles de leur santé et en établissant, dans un deuxième temps, une connexion entre les patients et des prestataires de services de santé.
Avec HealthSignz, il est possible :
- d’établir un diagnostic à distance ;
- de recevoir des conseils médicaux en fonction des symptômes identifiés ;
- et de soumettre à l’utilisateur les résultats d’une sélection réalisée pour identifier le meilleur médecin ou centre de soins en fonction du cas présenté ainsi que des plans de nutrition et de remise en forme personnalisés et des recommandations fondées sur des données probantes via l’historique des PHR.
Toutes les données sont transmises au médecin personnel du patient, à sa pharmacie et aux autres professionnels de santé reliés à l’outil ; l’ensemble du système est connecté aux dispositifs de surveillance médicale et autres interfaces de santé, comme l’EMR.
« Bien qu’il y ait déjà eu plusieurs avancées technologiques [dans ce secteur], le suivi des différents stades d’évolution dune maladie a commencé à mettre en évidence l’existence d’énormes troubles liés au mode de vie, qui, s’ils ne sont pas abordés avec une compréhension globale de la gestion de la santé, peuvent avoir un effet néfaste sur la qualité du bien-être de la population en général », explique Ram Papa Rao (Yourstory.com).
Il ajoute que s’il existait déjà des services de santé prédictifs, comme le propose Watson, il ne sont généralement accessibles qu’aux grandes organisations de soins de santé et non aux consommateurs. Le but d’HealthSignz est de proposer une espace d’informations réunissant consommateurs et médecins spécialistes dans l’ensemble du spectre médical.
HealthSignz : un système encore en évolution
La part principale du chiffre d’affaire de HealthSignz provient des réservations de services opérées par les utilisateurs, des forfaits personnalisés auxquels ils souscrivent et des emprunts effectués auprès des entreprises de soins de santé. Les créateurs de la plateforme espèrent atteindre plus d’1,5 million de clients d’ici la fin 2017 et un chiffre d’affaires de 3 millions de dollars (2,8 M €).
D’ici la fin 2018, ils comptent également fournir des systèmes de soutien décisionnel aux cliniques. De nouveaux services seront ainsi ajoutés progressivement.