Medtech

  • Accès aux soins en Afrique : WapiMED, l’application qui géolocalise les professionnels de santé

    Atténuer les effets des déserts médicaux africains en surfant sur la généralisation de l’accès à internet dans les années à venir, tel est l’objectif de WapiMED, application de géolocalisation des professionnels de santé développée par la start-up congolaise du même nom.

    Un annuaire géolocalisé des professionnels de santé

    L’objectif est de pouvoir faciliter l’accès aux soins aux/des populations du continent africain, notamment dans les zones rurales reculées qui sont les plus touchées par la problématique du désert médical.

    Pour ce faire, l’application WapiMED vise à :  

    • géolocaliser les professionnels de santé (praticiens, pharmacie, centres hospitaliers)
    • proposer un itinéraire pour se rendre sur leur lieu d’exercice
    • accéder aux informations et évaluations fournies par les utilisateurs concernant les tarifs, horaires des consultations ou autres avis sur le médecin et la structure

    Lancée et opérationnelle depuis mars 2016, cette application est disponible sur PC, smartphone et tablette ayant accès à internet. L’utilisateur peut ainsi indiquer sa position géographique et ce qu’il recherche par type (pharmacie, praticiens, clinique) ou spécialité (ophtalmologue, dentiste, gynécologue). Un filtre définissant le périmètre de distance peut être appliqué. Les résultats sont positionnés sur la carte et il est possible de consulter la fiche du praticien pour plus de détails. 

    L’accès est en freemium, c’est à dire gratuit pour les fonctionnalités de bases, mais par ailleurs d’autres services, cette fois payants, seront développés, notamment un service « cash-to-health » qui permettra aux personnes issue de la diaspora africaine de payer les soins de leurs proches restés sur le continent africain.

    Originellement basée à Kinshasa en République Démocratique du Congo, la start-up répertorie pour le moment les données en République Démocratique du Congo, République du Congo, Gabon, Cameroun, Senegal, Côte d’Ivoire et Libéria.

  • Assureurs et mutuelles : les start-ups comme partenaires clés dans l’apport de l’innovation

    Les assureurs et les mutuelles coopèrent de plus en plus avec des start-ups apportant un regard neuf et des applications issues des nouvelles technologies dans leur giron.
    Ce nouvel acteur inspire par son modèle économique et apporte l’utilisation des nouvelles technologies aux acteurs traditionnels de l’assurance santé. Ses services révolutionnaires amènent les assureurs à en faire leur allié si ce n’est leur associé. Cette collaboration a un impact sur la structure de ces derniers et les ressources humaines et les directions doivent jongler avec la dimension numérique dans leur processus de recrutement, de formation et dans leurs stratégies.
    Par ailleurs, l’adhérent est projeté au cœur des processus d’innovation pour devenir utilisateur final.

    L’adoption d’une approche de start-up dans leurs modèles économiques

    • Cette approche novatrice se traduit parfois par des partenariats directs avec des start-ups, notamment pour des fonctions de support sur des services ponctuels comme l’analyse comparative et chiffrée des données, la gestion électronique des offres et des services ou encore la détection automatisée des fraudes – domaines où les start-ups excellent.
    • Les assureurs n’hésitent pas à inclure dans leur offre de services des services à la pointe des nouvelles technologies. La mutuelle des fonctionnaires, Intériale, fait appel aux services d’un robot d’assistance aux personnes âgées, Kompaï, pour ses adhérents volontaires. CNP Assurances propose à ses adhérents des applications développées par des start-ups via sa plateforme Lyfe, comme MonDocteur.fr. AG2R LA MONDIALE lance un kiosque d’applis santé labellisées avec Medappcare.
    • Les assureurs et les mutuelles peuvent également prendre des start-ups sous leurs ailes en créant des accélérateurs ou incubateurs pour les accompagner à plus ou moins long terme. Exemple illustre de cette démarche, Harmonie avec son accélérateur « Santé, Bien-être, Mieux-Vivre » situé au sein du siège régional de Nantes vient d’accueillir 9 start-ups.
    • Cette coopération peut aussi déboucher sur la création de fonds d’investissement visant à introduire des innovations impactant le cœur de métier de l’assureur que développent les starts-up. Début mars 2017, la Macif a décidé d’y dédier 30 M€. Elle peut aller jusqu’à la participation minoritaire dans les organes de direction des start-up. Ainsi, CNP Assurances accompagne Alan, un assureur en ligne.

    L’inclusion de nouvelles pratiques ou de nouveaux outils dans les procédés habituels des assureurs bénéficie aux deux parties tout compte fait.

    Changement structurel de fond : la politique des ressources humaines revisitée

    Les RH doivent s’adapter face à l’innovation impulsée par un nouvel acteur dans le domaine de l’assurance santé.

    • La structure traditionnelle des acteurs du secteur de l’assurance santé se voit chamboulée pour accueillir l’innovation par la création d’unités, ou véritables laboratoires, dont le cœur de métier est la transformation numérique. La création d’unités numériques englobant de nouveaux métiers tel chief digital officer ou encore social media manager en témoigne.
    • Les salariés doivent être formés pour s’imprégner de la culture numérique afin de l’appliquer lors de leurs missions habituelles. Harmonie et Maif ont mis en place des « académies numériques » à cet effet.
    • Pour faire de la place à l’innovation, l’importance d’une approche collaborative où toutes les parties prenantes sont appelées à mobiliser leur créativité face aux questions qui émergent, sous forme de réseaux sociaux d’entreprise ou de hackhaton, est indéniable. Les compagnies comme Axa ou Allianz s’y sont mis.

    L’expérience utilisateur au cœur de l’innovation

    Quelle que soit l’approche, l’utilisateur est au cœur de tout changement.

    • Dans un premiers temps, les adhérents deviennent de véritables acteurs dans la constitution de leur offre, notamment via l’introduction du numérique dans les mécanismes de souscription à une offre d’assurance.
    • La téléconsultation est le fer de lance de l’amélioration du service proposé. La SMEREP a installé dans son agence étudiante une « e-cabine » en mars 2017, ce qui en fait un pionnier dans le domaine, alors que la téléconsultation par téléphone est plus commune, puisque la LMDE le propose dans ses contrats depuis 2016 et la Mutuelle Bleue depuis 2017.
    • La prévention se prête parfaitement au numérique et nombre de mutuelles sont impliquées dans les projets de développement d’application visant à coacher les adhérents sur les bonnes pratiques de santé (Harmonie, MGEN, Pasteur Mutualité, etc.).

    L’utilisateur est donc amené à devenir de plus en acteur de l’offre proposée par les organismes d’assurance et ce au moyen des nouvelles technologies.

  • Big Data : les assureurs n’ont pas encore intégré l’analyse de data dans leur organisation

    Deloitte publie en avril 2017 les résultats d’une étude menée auprès de 68 assureurs de la région EMEA qui démontre clairement que l’analyse des données collectées, dont le volume lié aux objets connectés ne cesse de croître, n’est pas une dimension intégrée dans la stratégie d’entreprise des assureurs.

    Les chiffres illustrent un manque d’intérêt indéniable pour le big data et un manque de perspective d’exploitation valable d’un flux d’informations générées par l’utilisation de nouvelles technologies. La cause – un retour sur investissement non facilement décelable et des modèles de gestion non adaptés, car les données n’étaient pas considérées comme un actif.

    Pour trouver le modèle opérationnel de la gestion des données le plus adapté à leurs besoins et pour en tirer pleinement profit, les assureurs devront probablement s’allier aux acteurs économiques spécialisés dans l’analytique, tout en intégrant les contraintes règlementaires liées aux données personnelles plus strictes.

    État des lieux

    Un impact diffus

    • 90% des assureurs s’interrogent sur l’impact d’une approche analytique des données.
    • Chaque dixième assureur affirme avoir l’intuition d’un effet potentiel de l’approche analytique sur son secteur et 50% des assureurs avouent ne pas savoir comment utiliser les données comme levier de croissance.
    • 9 assureurs sur 10 ont du mal à percevoir le retour sur investissement lié à l’exploitation de big data.
    • Près de trois quarts des assureurs n’ont recours aux données que lors d’une initiative ponctuelle, plutôt réservée aux fonctions telles que le marketing ou l’IT, et 70% parmi eux n’incluent pas les données à leurs projets à long-terme.

    Des modèles d’exploitation inadaptés

    •  75% des assureurs ne pensent pas que les modèles actuels dont ils disposent soient générateurs de valeur ajoutée pour leur activité.
    • 40% estiment que la qualité des données actuellement disponibles demandent trop d’investissement pour être correctement exploitables.

    La culture d’entreprise

    • Un changement doit s’opérer dans les mentalités avant que les données ne soient prises en compte dans le processus de prise de décision par les hauts dirigeants notamment. Les modèles de gestion actuels, si tant est qu’ils soient mis en place, ne sont pas à la hauteur du défi de big data.
    • Dans ce secteur en pleine évolution, une nouvelle fonction émerge, celle du directeur de la transformation numérique ou directeur des données (chief data officier), rôle pivot au sein de l’organisation, mais qu’il faut savoir bien définir pour en tirer pleinement profit.

    L’évolution

    Une approche globale doit être mise en place permettant d’identifier les contraintes et les leviers disponibles dans l’écosystème des données pour intégrer l’analyse de ces dernières dans la conduite du changement et les modèles opérationnels.

    Les cabinets de conseil mettent en garde contre un retard technologique, aussi bien dans la stratégie qu’en termes d’outils utilisés pour son application, qui à long terme peut se répercuter sur la santé économique des compagnies d’assurance.

    Partenariat avec des acteurs à la pointe de l’exploitation des données

    La coopération avec des acteurs externes mais hautement spécialisés permettrait non seulement d’intégrer le volet analytique à la stratégie d’affaires des assureurs, mais doterait également ces derniers d’une flexibilité non négligeable dans la mise en œuvre de cette nouvelle variable.

    Alors que pratiquement  70% des assureurs mettent un pied dans le monde de l’analytique en faisant confiance aux collaborateurs déjà au sein de l’organisation pour mener la barre, se faire assister par des prestataires ou des consultants expérimentés paraît économiquement et politiquement plus intéressant.

    Solutions business

    Concrètement, les assureurs doivent mettre en place une approche de gestion de l’information efficace qui passe entre autres par une architecture appropriée de leurs bases de données pour optimiser l’exploitation analytique. L’idéal serait l’adoption d’un système permettant non seulement l’accès à l’ensemble des données internes, mais également l’import des données externes.

    En 2017, les modèles les plus communs sont le modèle d’analyse par fonction, où chaque fonction de l’entreprise gère et génère ses propres données, et le modèle centralisé réunissant toutes les données de l’organisation.

    Cadre règlementaire

    Les données étant un sujet sensible, il faudra en outre tenir compte des contraintes règlementaires applicables à la gestion des données. À cet effet, il faut noter le Règlement général sur la protection des données (RGPD), adopté le 27 avril 2016 par le Parlement européen et le Conseil et entrant en vigueur le 25 mai 2018, qui régulera le traitement des données à caractère personnel et la libre circulation de celles-ci. Il introduit notamment l’obligation d’un consentement explicite de la part des usagers pour l’utilisation de leurs données et leur octroie même le droit de demander la suppression complète de leurs données et, par ailleurs, il impose à toute organisation le recours à un système d’information sécurisé.

  • Japon : une peau électronique pour surveiller la santé des patients

    Des chercheurs de l’Université de Tokyo (The University of Tokyo) viennent de mettre au point une peau électronique composée de matériaux flexibles pouvait être portée sur le corps humain. L’outil est dix fois plus mince qu’une cellule de peau et ultra léger.

    Équipée de diodes électroluminescentes rouges, vertes et bleues et de micro appareils électroniques, l’E-skin offre de multiples fonctionnalités, dont un suivi précis de l’état de santé de l’utilisateur.

    Une seconde peau capable de mesurer le pouls et le niveau d’oxygène en temps réel

      

    Le film adhésif et flexible mis au point par les chercheurs du Someya Group Organic Transistor Lab de l’Université de Tokyo peut être utilisé comme un tatouage amovible pour afficher une image sur la main de l’utilisateur.

    L’idée serait, à terme, de remplacer le téléphone mobile par cette peau intelligente. Mais l’E-skin intéresse surtout les acteurs de l’industrie de santé pour ses capacités pointues de suivi : composée de capteurs ultra précis, elle peut notamment mesurer le pouls et le niveau d’oxygène dans le sang de la personne qui la porte.

    Un capteur relié à l’E-skin

    Pour cela, les scientifiques à l’origine du produit ont élaboré un capteur pouvant être attaché au bout d’un doigt afin de mesurer les pulsations cardiaques et le niveau d’oxygène dans le sang de l’usager. L’outil est relié à un écran souple sur lequel les résultats peuvent être affichés (voir photo ci-dessus).

    En mesurant les changements de couleur de la lumière passant par la peau, l’appareil est à même de déterminer le niveau d’oxygène dans le sang. Selon les concepteurs, ce type de technologie pourrait également être utilisé pour mesurer le pouls et d’autres activités physiques.

    Un outil facilitant le suivi des patients pendant et après une opération

    Non invasive, cette technologie pourrait s’avérer utile aussi bien pour les athlètes, qui seraient capables de contrôler en temps réel leur rythme cardiaque, leur taux d’insuline ou encore leur vitesse moyenne, que pour les équipes médicales, qui pourraient suivre sans intervention l’état de santé des patients pendant et après une opération chirurgicale.

    E-skin : une technologie plus flexible et plus résistante

    « Comment serait le monde si nous disposions d’appareils d’affichages capables d’adhérer à notre corps et même de montrer nos émotions, notre niveau de stress ou de malaise ? Non seulement nous n’aurions pas à transporter un périphérique avec nous à chaque instant mais en plus ils pourraient améliorer la façon dont nous interagissons avec ceux qui nous entourent ou ajouter une toute nouvelle dimension à la façon dont nous communiquons », commente le Pr. Takao Someya, responsable du groupe de recherche travaillant sur ce projet à l’École supérieur d’ingénierie (Graduate School of Engineering) de l’Université de Tokyo.

    Un système très souple pour suivre les mouvements du corps

    Pour concevoir l’E-skin, l’équipe du Pr. Someya a mis au point un film protecteur de moins de deux micromètres d’épaisseurs, soit un matériel cinquante fois plus fin qu’un cheveu humain.

    Elle y a intégré des électrodes transparentes d’oxyde d’indium-étain afin de concevoir des diodes électroluminescentes (LEDs) assez puissantes ainsi que des photodétecteurs organiques suffisamment fins pour se plier sans être altérés par les mouvements du corps.

    Électronique portative : vers une nouvelle génération d’appareils ?

    L’électronique portative n’est pas une nouveauté. Parmi les produits les plus célèbres dans ce secteur : les Google Glass, proposées dès 2013 par le géant américain.

    L’E-skin se démarque sur le marché en raison de sa résistance. La plupart des dispositifs électroniques flexibles ne sont pas aussi souples, ils ont donc tendance à être plus fragiles, et ils ne fonctionnent pas aussi longtemps lorsqu’ils sont exposés à l’air libre ou à l’humidité. Les premiers tests ont montré que la peau électronique conçue par les chercheurs de l’Université de Tokyo pouvait fonctionner pendant plusieurs jours lorsqu’elle était posée sur la peau alors que les appareils actuellement disponibles ont en général une espérance de vie de seulement quelques heures.

    Reste à savoir si l’adhésion du public sera suffisamment importante pour envisager un développement à échelle internationale.

  • Japan: an electronic skin to track patients’ health

    Researchers from the University of Tokyo have developed an electronic skin composed of flexible electronics that can be worn on the human body. The tool is ten times thinner than a skin cell and lightweight.

    Equipped with red, green and blue polymer LEDs and micro-electronics devices, the E-skin offers many features, including accurate tracking of the user’s health.

    A second skin which can measure pulse rate and blood oxygen levels in real time

    The adhesive and flexible film developed by researchers of the Someya Group Organic Transistor Lab at the University of Tokyo can be used as a removable tattoo to display information on a screen on the back of the user’s hand.

    The idea is to eventually replace mobile phones by detailed LED screens. But the E-skin especially attracts health sector stakeholders because of its sophisticated tracking capabilities: composed of highly accurate sensors, it can measure pulse rate and blood oxygen levels of the user.

    A sensor connected to the E-skin

    To develop this functionality, the scientists behind the product have created a sensor that can be attached to a finger tip in order to measure pulse rate and blood oxygen levels of the user. The tool is connected to a flexible display on which the results can be shown (see picture above).

    By measuring the changes in the color of light passing through the skin, the device could determine the blood oxygen levels. According to the designers, this technology could also be used to measure pulse rate and other physical activities.

    A tool to facilitate monitoring of patients during and after surgery

    This noninvasive technology could be useful for both athletes, who would be able to monitor in real time their heart rate, insulin level or work rate, and also medical teams, who could monitor the patients’ health during and after surgery without intervention.

    E-skin: a more flexible and resistant technology

    « What would the world be like if we had displays that could adhere to our bodies and even show our emotions or level of stress or unease? In addition to not having to carry a device with us at all times, they might enhance the way we interact with those around us or add a whole new dimension to how we communicate, » said Prof. Takao Someya, head of the research group working on this project at the University of Tokyo’s Graduate School of Engineering.

    A very flexible system to follow the movements of the body

    To design the E-skin, the Pr. Someya’s team has developed a protective film that is less than two micrometers thick, a material about fifty times thinner than a human hair.

    The researchers embedded indium tin oxide electrodes into it in order to create highly flexible polymer light-emitting diodes (LEDs) and organic photo-detectors which are thin enough to distort in response to body movement.

    Wearable electronics: towards a new generation of devices?

    Wearable electronics aren’t a new area. Among the most famous products in this sector, there is Google Glasses, launched in 2013 by the US giant.

    The E-skin stands out in the market because of its resistance. Most flexible electronic devices are not as flexible as the E-skin, so they tend to be more fragile and they don’t retain their characteristics for long in the open air or in damp conditions. Initial tests showed the electronic skin developed by the Someya’s team could last for several days when attached to skin while the currently available devices generally have a life expectancy of only a few hours.

    The next question is whether the product will be sufficiently attractive to consider international development.

  • Stendo : une technologie connectée et algorithmique pour stimuler le système cardiovasculaire

    La société Stendo développe depuis le début de l’année 2017, grâce à des fonds levés en juin 2016, une technologie non-invasive dont l’objectif est de stimuler le système cardiovasculaire.

    Sous la forme d’une combinaison « Pulsewave », la technologie « N.O.logy » favorise la production d’oxyde nitrique (NO) dans l’organisme. Cette molécule, dont la quantité dans notre corps diminue du fait de nos modes de vie et du vieillissement, dispose pourtant de vertus régénératives.

    L’apport de la molécule pour l’organisme

    La disponibilité de l’oxyde nitrique (NO) améliore la micro-circulation du sang et contribue à maintenir notre organisme actif et sain. En effet, cette molécule favorise la relaxation des muscles des vaisseaux sanguins améliorant ainsi la vasodilatation et donc la circulation du sang. Elle est produite par l’endothélium, la couche la plus interne des vaisseaux sanguins qui est en contact avec le sang.

    La combinaison pulsewave: une technologie de rupture

    Afin d’agir sur la « mécanobiologie » de l’endothélium, Stendo a développé une combinaison caractérisée par une double couche gel/air qui permet des stimulations mécaniques. La compression synchronisée sur le rythme cardiaque par le biais d’un algorithme au niveau des membres inférieurs et de l’abdomen permet la production accrue de NO.

    La combinaison est connectée à une interface de pilotage composée d’un écran tactile. Il permet de définir les paramètres du soin en fonction de l’objectif recherché. Deux options sont possibles, sous forme de menu :

    • Care : permettant une utilisation de bien-être,
    • Medical : permettant des traitements avec la possibilité pour les experts de personnaliser tous les paramètres.

    Plusieurs domaines d’application

    • En médecine esthétique via la restauration vasculaire et les effets régénérateurs de l’oxyde nitrique.
    • Thérapeutique en luttant contre les problèmes micro-circulatoires, cette technologie permet le drainage lymphatique, le traitement des séquelles vasculaires dues au diabète, l’amélioration des cicatrisations, la lutte contre l’hypertension artérielle, etc.
    • Pour les seniors via l’optimisation de la micro-circulation pour lutter contre les œdèmes, les jambes lourdes, favoriser l’activité sportive passive, etc. 
    • Dans le domaine sportif grâce à l’accélération de la récupération, l’amélioration et la gestion de la performance, la réduction des lactates engendrant les crampes, etc. 
  • Objets connectés : un bracelet analyse la sueur pour le diagnostic du diabète et de la mucoviscidose

    Rendre le diagnostic de la mucoviscidose ou du diabète plus rapide, telle est l’ambition des travaux de chercheurs des universités de Berkeley et de Stanford sur un bracelet analysant la sueur, dont les résultats ont été publiés par la PNAS, la revue scientifique de l’Académie américaine des sciences, le 17 avril 2017. Ce bracelet permettra également d’améliorer le suivi de la glycémie et de proposer une solution de diagnostic non-invasif.

    Moderniser le diagnostic de la mucoviscidose et du diabète

    Les trvaux menée conjointement par les facultés de médecine de Berkeley et de Stanford sur un bracelet analysant la sueur a produit des résultats permettant de simplifier le diagnostic de la mucoviscidose et du diabète. 

    Fonctionnement du bracelet connecté

    Le bracelet permet mesurer de rapidement la teneur en sel et en sucre en stimulant les glandes sudoripares avec des micro-processeurs. Il permet de détecter des ions de chlorure dans la sueur. Plus la teneur en sel est élevée, plus la probabilité est grande que la personne souffre de mucoviscidose, expliquent les chercheurs. Il en va de même pour la teneur en glucose, déterminant du diabète. 

    Le bracelet transmet le contenu moléculaire de la sueur, via un téléphone portable, à un serveur qui peut rapidement analyser les résultats.  

    Les chercheurs ont débuté les essais cliniques sur des sujets humains atteints de mucoviscidose et sur la corrélation du taux de glucose sang/sueur. L’étude publiée par la PNAS vérifie cette corrélation entre la consommation orale de glucose et le taux effectif dans le sang et dans la sueur.

  • IA: In crisis, Baidu plans to become the market leader, including in e-health

    The Chinese Internet giant Baidu places artificial intelligence (AI) at the center of its future development, particularly in the healthcare sector.

    However, the company has faced some serious problems in recent months, including the unexpected departure of Andrew Ng, a star researcher recruited in 2014 by the CEO of the Chinese group Robin Li to represent the group in the field of AI.

    Baidu launched a health center based on artificial intelligence

    In early February 2017, the web giant has shut down its business unit dedicated to mobile health care to refocus on research more artificial intelligence-enabled healthcare research and innovation

    Part of the two-year-old unit’s operation team will be merged into the group’s AI business and search business.

    According to Kirk Boodry, an analyst of the British research firm New Street Research, cost efficiency would be behind the decision to close the mobile health care unit, which « was apparently under-performing » relative to the other units of the company.

    The health care business unit set up by Baidu was focused on internet-enabled services, such as helping people make hospital appointments online or consulting doctors for medical advice online. Robin Li, the CEO of the group, describes these technologies as « low-tech ». The businessman said recently in a forum that artificial intelligence could « redefine » the health care industry. He believes that AI and big data technology could be used in genetic testing and facilitate the development and the testing of new medicines.

    Baidu has to find a sustainable economic model

    the January hiring of Lu Qi, an expert in artificial intelligence, as the group president and chief operating officer is also part of Baidu’s strategic restructuring. The former Microsoft executive has been recruited the company’s core online advertising business took a big hit from a paid medical listing scandal in 2016: a young patient suffering from cancer died after seeking out an alternative treatment from a paid listing on Baidu’s site. This accident tarnished the company’s reputation and triggered Chinese government’s tighter control over online advertising.

    The Chinese group has since decided to focus more on artificial intelligence. In the healthcare sector, the firm launched in October 2016 Melody, an AI-powered conversational bot which is able to provide relevant information to doctors to to assist with recommendations and treatment options.

    However, Baidu had to overcome serious challenges in terms of strategic positioning, New Street Research technology analyst Kirk Boodry said. « Growth in its core internet advertising business is slowing and competition from social media is increasing, he said. The company has good technology credentials but it is hard to monetize AI research. Over time, efforts like autonomous driving could be the way to do that but the business model has yet to be developed. »

    In crisis, Baidu innovates in AI to get better

    Founded in 2000 by Robin Li, the 7th richest man in mainland China, the Chinese internet giant plans to become the leader in the development of artificial intelligence in the country. In 2015, it was the major player in Chinese internet with a daunting 80.80% market share – 9.20% for Google -, revealed the marketing blog China Internet Watch. The company also launched a in 2016 a $200 million fund (€ 189 million) focused on AI, augmented reality and deep learning and a  $3 billion fund for tech investment, said Reuters.

    But this ambitious project dedicated to artificial intelligence is countered by the occurrence of setbacks for the company.

    On March 21, Andrew Ng announced his departure from the company. The artificial-intelligence researcher was a valuable asset for the company in the field of AI. The ex-Google employee was recruited to internationalize the company and to embody the company’s values and vision in the global market of artificial intelligence. He remains one of the world’s leading experts on artificial intelligence.

    After the announcement of his resignation, Baidu’s shares fell 4% on March 22 compared to the peak recorded two days before and the Chinese newspapers has begun speculating on the capabilities of the Beijing group.

    This bad news for the group has been preceded or followed by other setbacks.

    • Operating profit for the full-year 2016 decreased 14% from 2015;
    • advertising revenues decline, especially because the company has to compete with the platform of e-commerce Alibaba and Tencent, resulting in a decline in sales in the third quarter of 2016 and a decline announced in the fourth quarter, between 1.7% and 4.6%;
    • the company achieved a bad investment by buying in February Raven Tech, a Chinese start-up specializing in AI whose dysfunction is a challenge, especially because some of its employees, overpaid, would do « absolutely nothing, » said the French newspaper Liberation, quoting one of its sources based in Beijing.

    Baidu has launched a second laboratory focused on AI

    Despite this main challenges, the Chinese tech giant doesn’t give up. On March 31 he announced the opening of a second laboratory dedicated to AI in Silicon Valley, in addition to the one launched in 2014 in Sunnyvale (California).

    The new facility will employ 150 researchers, said the Chinese media group Caixin.

    Analysts said Baidu would turn into a group focused exclusively on artificial intelligence. The firm sees AI as a « key strategic focus for the next decade, » said Robin Li. At the beginning of 2017, the group CEO has named its chief operating officer Lu Qi to head its newly established intelligent driving group, a Chinese expert trained in the United States and reputed to be an expert in artificial intelligence, ensured Robin Li. With the recruitment of this leading AI expert, who holds 40 patents in the US, the company is confident in the ability of Baidu  to become « a global leader in artificial intelligence. »

    IA: The Chinese group will have to face strong competitors

    Baidu wants to become an AI leader in different sectors, including in healthcare, in automotive and in electronics. The company has started working on the creation of an autonomous car in 2014 and a connected speaker to compete with Echo, designed by Amazon. In March, Baidu Researchers have also proved  that AI could retain information recorded in the past, while assimilating new knowledge, which is an important step in the future of this new technology.

    However, Baidu is not the only Chinese company to invest in AI. In March, Didi Chuxing, the « Chinese Uber », opened its first Californian R&D center focused on artificial intelligence. Tencent and Alibaba are also investing heavily in the sector. The National Development and Reform Commission of the People’s Republic of China (NDRC), a central planning agency in the People’s Republic of China, revealed a program to develop a market worth more than $15.26 billion (€ 14bn) by 2018.

  • Singapore: Zuellig Pharma investing S$50m in its first health innovation center

    On 5 April 2017, Healthcare services provider Zuellig Pharma inaugurated its first innovation center in the city-state, Zuellig Health Solutions (HSZ). It plans to invest more than S$50 million (US$35,9 M/€36,7 M) over the next five years.

    The establishment was launched with the support of Singapore’s Economic Development Board (EDB). So far, the company has spent nearly S$15 million (US$10,8 M/€10 M) to set up the facility.

    An innovation center to better manage health data and to test health tech solutions

    The ZHS has entered into a MoU with the National Health Group of Singapore to create predictive models for early detection of diseases and for analysis of treatment costs and quality, by using data analysis systems.

    In the second half of 2017, it plans to launch in the city-state a mobile application designed to help patients better manage their chronic diseases.

    As part of the creation of this new center, Zuellig Pharma is looking for over 50 healthcare, technology and data experts based in Singapore.

    Helping doctors to develop more effective treatments and better support patients

    As the first and only company’s innovation center, the ZHS will be the center of all development work in the field of data, digital and diseases management solutions that will allow physicians to develop more efficient treatment plans, better support patients with chronic diseases and help payers to manage their healthcare costs.

    The ZHS: a test bench for eHealth solutions before a regional deployment

    The ZHS will also be a test bench for eHealth solutions, such as chat bots, online consultations with nurses and various mobile health applications before a deployment in the rest of Asia, said Maarten Kelder, Zuellig Pharma’s head of strategy and solutions.

    Access to health care is one of the main concerns of the ZHS

    The ZHS will focus primarily on on addressing existing gaps in the healthcare sector in Asia, including access to care.

    According to the World Health Organization, nearly 130 million people in Southeast Asia do not have access to essential health care services. Thanks to its new center, Zuellig Pharma would like to facilitate access to these services into the second and third-tier cities in the region.

    « Take Vietnam for example, the local industry has always been centred on Ho Chi Minh City, Hanoi or Da Nang. If you live in the rural areas, you will not have access to higher-end medicine from abroad, » said John Davison, the CEO of the company.

    « Singapore is the obvious choice » (J. Davison, CEO of Zuellig Pharma)

    The creation of the new Zuellig Pharma’s innovation center comes after the recent transfer of the headquarters of the firm from Hong Kong to Singapore.

    M. Davison said he made that decision because many of the company’s clients in the pharmaceutical industry and the consumer health sector, such as GlaxoSmithKline and AstraZeneca, are based in the city-state. « And if you look at the ecosystem for digital technologies and big data, Singapore is the leading centre. So for me, Singapore is the obvious choice, » he added in an interview with Channel NewsAsia.

    In addition, the firm has been in Singapore since 1939. Founded in 1922, it now has over 800 employees in the city-state and have an almost billion-dollar business here. « [This] is not a strange place for us. »

    « Another advantage which is often overlooked is that by locating in Singapore, (…) Zuellig Pharma’s management team will be located very close to the decision makers of many of its key clients… This offers opportunities for partnerships and supplier relationships which would not be so easily established if your clients are located (hours-long) flights away, » said Beh Swan Gin, chairman of the EDB, present at launch.

  • Labellisation : deux nouvelles applis labellisées mhealth quality par DMD santé

    DMD santé a accordé le label mhealth quality à deux nouvelles applications de santé : « Moi, bientôt maman » par Betterise Health Tech et « Mon coach sommeil par le Réseau Morphée ».

    • Moi, bientôt maman est une application gratuite lancée par Betterise en 2016. Elle propose un accompagnement complet de la grossesse, incluant des conseils (alimentation, sommeil, psychologie) validés par les médecins, l’accès à un forum de discussion et des outils de suivi du bébé (quizz, idées prénoms, idées recettes). 
    • Mon coach sommeil, application lancée en 2015 par le Réseau Morphée permet de déterminer les meilleures heures d’endormissement et la durée optimale de sommeil afin d’être en pleine possession de ses capacités intellectuelles et physiques. L’application propose également un suivi des données de sommeil ainsi qu’un système d’alarme qui notifie à l’usager l’heure à laquelle il devrait se coucher. 

    Ces deux applications ont reçu le label mhealth quality de la société DMD santé, qui a déjà labellisé plus d’une trentaine d’applications de santé. La labellisation bien qu’elle ne soit pas octroyée par un autorité de santé, permet de mettre en lumière les applications testées et approuvées parmi les applications de santé toujours plus nombreuses du marché.