Medtech

  • PHW18 : Fluidifier le partage d’informations à l’hôpital avec JiveX Healthcare Content Management

    A l’occasion de la troisième journée de la Paris Healthcare Week, Health & Tech Intelligence a assisté à la présentation de l’outil JiveX Healthcare Content Management élaboré et commercialisé par l’entreprise Visus Health IT.

    Le système JiveX Healthcare Content Management met à disposition des établissements de santé l’ensemble des composants permettant l’intégration, la manipulation, la visualisation et la diffusion de l’ensemble des données médicale dans un système unique. JiveX est capable de s’interfacer aux autres systèmes principaux comme le SIH ce qui débouche sur une communication fluidifiée et sécurisée entre les différents services de l’hôpital.

    Fluidifier le partage d’information dans les établissements de santé

    La communication dans les établissements hospitaliers s’appuie sur une multitude de systèmes, d’outils informatiques, de logiciels et de réseaux qui doivent être interconnectés.

    Réduire la profusion de lieux de stockages d’informations médicales 

    Un patient qui se rend dans un service hospitalier de radiologie pour y réaliser une radiographie du thorax voit ses résultats stockés sur un CD. Il effectue ensuite un ECG dont les conclusions sont imprimées sur papier, lequel est intégré au dossier médical du patient. Ce dernier se rend ensuite auprès de son cardiologue, qui réalise une échographie cardiaque dont les résultats sont enregistrés dans un logiciel excel.

    Les observations médicales sont donc stockées sur différents supports de l’établissement hospitalier. La coexistence de plusieurs supports soulève des difficultés pour les médecins. Elle peut également mettre à mal la cohérence de la prise en charge du patient.

    La complexité des systèmes existants dans les hôpitaux tient à plusieurs éléments :

    • chaque spécialiste doit disposer d’un logiciel expert ; 
    • le praticien hospitalier, qui réalise une analyse globale du séjour peut rencontrer de nombreux obstacles lié au temps de recherche d’information estimé entre 20 minutes et 1h ;
    • certains examens sont réalisés à plusieurs reprises ;
    • le coût des espaces de stockage est élevé, etc. 

    Une solution permettant de faciliter le partage d’information à l’hôpital

    Visus Health IT a donc développé l’outil JiveX Healthcare Content Management, qui permet de répondre aux besoins de fluidification de l’information au sein des établissements de santé. Ce système met à disposition l’ensemble des composants permettant l’intégration, la manipulation, la visualisation et la diffusion de l’ensemble des données médicale dans un seul système. Il en résulte, du fait de sa capacité à s’interfacer aux autres systèmes principaux comme le SIH, un réseau de communication sécurisé et rapide.

    JiveX Healthcare Content Management s’articule autour de quatre axes

    Medical integration : intégrer les données médicales

    Les outils JiveX Gateway assurent l’intégration de tout format dans le système HCM :

    • maintien de l’infrastructure logicielle existante : mise en commun des données, pas des systèmes ;
    • intégration des données au niveau du patient, du séjour ou de l’examen au travers d’interfaces (Gateways) ;
    • prise en charge de documents, signaux, images, données structurées ou vidéos indépendamment de l’éditeur et conversion dans des formats médicaux standardisés tels DICOM, PDF/A ou HL7 CD.

    Workflow manager : classer les données médicales

    JiveX Workflow Manager regroupe les outils nécessaires pour accompagner les utilisateurs dans l’acquisition, l’exploitation et la classification des données :

    • classification automatique ;
    • création intelligente de demande d’examen (Worklists) incluant les données patient/séjour correspondantes depuis le système d’information ;
    • synchronisation des données à l’échelle de l’établissement ;
    • création et classement contextuels des données médicales ;
    • outils de démonstration intelligents pour l’échange interdisciplinaire ;
    • interconnexion des sites pour une gestion harmonisée des données.

    Medical viewing : visualiser les données pour produire des informations médicales

    La visionneuse JiveX est un dispositif médical et permet l’affichage simultané de formats différents des données liées au patient ou au à son séjour :

    • Affichage de l’ensemble des données médicales dans un Viewer ;
    • Regroupement des données médicales par patient ou par séjour patient ;
    • Représentation des données conforme au dossier médical de l’établissement ;
    • Filtres intelligents pour une représentation claire et adapté à l’utilisateur des données médicales ;
    • Ajustement individualisé des options d‘affichage ;
    • Compatibilité avec différents navigateurs Web ;
    • Sans empreinte (zero-footprint).

    Medical Archive : archiver les données médicales

    L’archive médicale JiveX est une archive neutre, garantissant le contrôle des versions pour l’ensemble des données de l’établissement :

    • Consolidation de la structure de l’archive : accès rapide, moins d’administration et de maintenance ;
    • Optimisation des processus grâce à une gestion centralisée et unique des données ;
    • Récupération de la propriété des données via l’archive neutre ;
    • Établissement d’une structure de données unique comme base pour un échange inter-établissements ;
    • Conformité avec le profil IHE-XDS.

  • Chine : Alibaba Health augmente ses investissements en intelligence artificielle (IA)

    Alibaba Health Information Technology, la division « santé » d’Alibaba Group Holding, a annoncé la mise en place de mesures visant à augmenter les investissements dans l’intelligence artificielle (IA) ainsi que le lancement d’un gamme de nouveaux services, a indiqué courant mai 2018 le South China Morning Post.

    L’entreprise se concentrera sur l’introduction de l’IA dans la médecine intelligente (utilisation de données, biotechnologies, informations environnementales et analyses pour guider les décisions médicales), les services médicaux en ligne et la gestion personnelle de la santé.

    Alibaba Health : une rentabilité croissante propice au développement de l’IA

    Alibaba Health a annoncé le 16 mai 2018 une hausse de 414,2 % de son chiffre d’affaires, passant à 2,4 milliards de yuans (322 M. € ; 378 M. US$) contre 475,1 millions de yuans (63,8 M. € ; 74,8 M. US$) un an plus tôt.

    Une forte hausse des ventes de produits de santé, une activité d’e-commerce en plein essor

    Le directeur général de la société, Difan Shen, attribue l’amélioration des résultats financiers à l’augmentation significative des ventes de produits de santé et à l’activité de e-commerce de la société, qui comprend la délivrance de services externalisés et à valeur ajoutée dans le secteur pharmaceutique sur Tmall, la plateforme de détail d’Alibaba.

    Cette rentabilité croissante « permettra au groupe d’augmenter ses investissements dans les domaines médicaux liés à l’intelligence artificielle [mais aussi de lancer et de déployer] des produits innovants et de pointe, y compris [dans les secteurs] de la médecine intelligente, des services médicaux sur internet et de la gestion de la santé », a précisé M. Shen.

    IA médicale : l’une des priorités de la Chine

    Cette initiative en faveur de l’IA contribue au fort développement de ce domaine depuis quelque temps en Chine, qui a inclus la technologie au sein de ses stratégies nationales depuis le mois de juillet 2017.

    Le Premier ministre chinois Li Keqiang a déclaré que le gouvernement allait intensifier la recherche, le développement et l’application de l’IA mais aussi promouvoir le modèle Internet Plus, qui vise à intégrer internet dans les industries traditionnelles hors ligne.

    Alibaba Health a lancé avec trois hôpitaux son 1er laboratoire d’IA médicale

    Alibaba Health s’est associé en 2017 à trois grands hôpitaux de la Chine continentale pour lancer son premier laboratoire d’intelligence artificielle médicale. Ce projet comprend la mise en place d’une plateforme publique pour soutenir les diagnostics intelligents et aider les cliniciens à prendre les meilleures décisions possibles.

    Diabète, hypertension : l’IA pourrait améliorer de 40 % les résultats des traitements

    La Chine a connu une croissance explosive des maladies chroniques au cours des dernières années, avec environ 110 millions de personnes atteintes de diabète, et 330 millions de personnes souffrant d’hypertension artérielle.

    Selon le cabinet de conseil Frost & Sullivan, l’IA pourrait améliorer de 30 à 40 % les résultats des traitements médicaux et réduire les coûts de 50 %.

    Les services en ligne d’Alibaba attirent de plus en plus d’utilisateurs

    My Health compte 28 millions d’utilisateurs actifs

    Au 31 mars 2018, près de 23 000 médecins, pharmaciens et nutritionnistes s’étaient inscrits à Alibaba Health pour offrir des services de consultation en ligne, assurant en moyenne plus de 50 000 consultations par jour. Le service My Health de l’entreprise comptait environ 28 millions d’utilisateurs actifs à cette date via l’application mobile Taobao d’Alibaba.

    La plateforme de vaccination d’Alibaba Health a permis de sensibiliser 200 M. de personnes

    La plateforme de vaccination d’Alibaba Health a quant à elle couvert plus d’un millier de points de service dans plus d’une centaine de villes : environ 200 millions de personnes ont ainsi reçu une formation sur la vaccination.

    Plus de 7 500 entreprises ont rejoint la plateforme Ma Shang Fang Xin d’Alibaba

    Au 31 mars, plus de 7 500 entreprises des secteurs des médicaments, de l’alimentation et des compléments nutritionnels avaient signé avec Alibaba Health pour rejoindre sa plateforme Ma Shang Fang Xin, qui suit le cycle de vie complet de leurs produits et les aide à remplir leurs obligations de conformité réglementaire.

    Le nombre de fabricants de produits pharmaceutiques qui ont adhéré au service d’Alibaba a atteint 2 865, ce qui représente plus de 80 % du nombre total de ces entreprises en Chine.

  • China: Alibaba to increase Artificial intelligence investments in the healthcare sector

    Alibaba Health Information Technology, the health division of Alibaba Group Holding, has announced measures to increase its investments in artificial intelligence (AI) and the launch of a range of new services, revealed in May 2018 the South China Morning Post.

    The company will focus on bringing AI to intelligent medicine (i.e. the use of data, biotechnology, environmental information, and analysis to guide medical decisions), online medical services, and personal health management.

    Medical AI: growing profitability will enable to increase investment

    Alibaba Health reported on May 16, 2018 a 414.2% increase in revenue to 2.4 billion yuan (€322m; US$378), up from 475.1 million yuan (€63.8m; US$74.8m) a year earlier.

    Significant rise in healthcare product sales, e-commerce activity in full swing

    Shen Difan, the chief executive at Alibaba Health, attributes the improved financial results to a significant rise in health care product sales and the firm’s e-commerce business, which includes the provision of outsourced and value-added services for the pharmaceutical categories on parent Alibaba’s Tmall retail platform.

    This growing profitability « will enable the group to increase investment in artificial intelligence-related medical fields, as well as the launch and deployment of cutting-edge and innovative products, including intelligent medicine, internet-based medical services and personal health management, » he said.

    Medical IA: one of the priorities of China

    That broader commitment to AI further intensifies the development of this sector in China, which has made the technology part of national strategies July 2017.

    Chinese premier Li Keqiang said earlier this year that the Chinese government will step up research, development and application of AI, and promote the Internet Plus model, which aims to integrate internet into traditional offline industries including medical care and elderly care.

    Alibaba Health has launched its 1st AI medical lab with three hospitals

    Alibaba Health partnered in 2017 with three major hospitals in mainland China to launch its first artificial intelligence medical laboratory. This project includes setting up a public platform to support smart diagnostics and assist clinical decisions.

    Diabetes, hypertension: AI could improve treatment outcomes by 40%

    China has experienced explosive growth of chronic diseases in recent years, with about 110 million people living with diabetes, and 330 million people suffering from hypertension.

    According to consulting firm Frost & Sullivan, the AI could improve the outcomes of medical treatment by 30 to 40%, and reduce costs by as much as 50%.

    Alibaba’s online services are attracting more and more users

    My Health service has 28 million active users

    As of March 31, 2018, nearly 23,000 medical practitioners, pharmacists and nutritionists had signed up with Alibaba Health to provide online health consultation services, providing an average of more than 50,000 consultation sessions daily. There were 28 million active users on the company’s My Health service through parent Alibaba’s Taobao mobile app.

    Vaccination platform: 200 million people received vaccination education

    Alibaba Health’s vaccination platform covered more than 1,000 service points across more than 100 cities: about 200 million people received vaccination education.

    More than 7,500 companies have joined Alibaba’s Ma Shang Fang Xin platform

    As of March 31, more than 7,500 companies from the drug, food and nutritional supplement industries had signed with Alibaba Health to join its Ma Shang Fang Xin platform, which tracks the full life cycle of their products and help fulfil their regulatory compliance obligations.

    The number of pharmaceutical manufacturers which had joined Alibaba’s service reached 2,865, which made up more than 80% of the total number of such firms in China.

  • PHW18 : Urgences Chrono, une plateforme web conçue pour aider à désengorger les services d’urgences

    A l’occasion de la troisième journée de la Paris Healthcare Week 2018, le jeudi 31 mai 2018, Health & Tech Intelligence a rencontré Magali Diagne, infirmière et co-fondatrice de Focus Santé.

    Cette start-up propose une plateforme web conçue par des professionnels de l’urgence pour aider à désengorger les services d’urgences français.

    Qu’est ce qu’Urgences Chrono ?

    Urgences Chrono est la première plateforme web française destinée à donner au patient une visibilité sur l’ensemble des établissements à mêmes de prendre en charge des personnes de façon non programmée, en urgence, autour de lui. Le but est d’informer le public de l’existence de professionnels de la santé capables prendre en charge des urgences ailleurs que dans les service d’urgences des établissements hospitaliers, souvent pris d’assaut.

    Notez qu’Urgences Chrono n’est pas une application : c’est un site internet responsive, capable de s’adapter au format smartphone.

    Pouvez-vous détailler les fonctionnalités proposées par Urgences Chrono ?

    Urgences Chrono est une plateforme d’information qui propose en particulier deux fonctionnalités : 

    • une fonctionnalité de géolocalisation : le patient peut-être géolocalisé, visualiser où il se trouve par rapport aux structures d’urgences sur une carte ; Urgences Chrono peut lui indiquer tous les lieux proches de lui où il peut être accueilli par un professionnel de santé en urgence (maisons médicales de garde, centres de soins non programmés, services d’urgences publics ou privés, etc.) ;
    • une fonctionnalité d’indication de disponibilité : cette fonctionnalité indique au patient utilisateur d’Urgences Chrono les délais d’attente de prise en charge dans les structures recensées (délais indiqués par des vignettes colorées : vignette verte – si le délai d’attente est court – ou rouge – si le temps d’attente prévu est important). Cette information est donnée en temps réel : les établissements partenaires sont reliés au site web, ce qui permet à une infirmière d’accueil et d’orientation de renseigner le délai d’attente de prise en charge dans l’établissement où elle travaille toutes les heures, et de faire apparaître ce délai sur le site internet et sur un écran placé dans la salle d’attente de l’établissement concerné.

    Ces deux fonctionnalités principales ont pour but de guider les patients dans le choix du praticien ou de l’équipe soignante la plus disponible pour lui, à la fois en terme de situation spatiale et en terme de temps.

    Et puisqu’une personne en souffrance est sujette à l’angoisse et à la confusion, nous avons ajouté d’autres fonctionnalités destinées à faciliter la compréhension des informations mises à disposition sur le site et la prise de contact avec l’établissement choisi. Ainsi, en cliquant sur un établissement, l’utilisateur peut accéder à une fiche qui indique les principales caractéristiques de cet établissement : son adresse, les spécialités médicales ou chirurgicales pratiquées, etc. En touchant, sur son smartphone, le numéro de téléphone indiqué, l’utilisateur peut directement appeler l’établissement.

    Par ailleurs, un bouton rouge permet d’appeler directement le 15.

    Pouvez vous raconter la genèse de ce projet ?

    L’idée de cette plateforme a germé dans deux têtes : dans celle du Dr Céline Jardy Triola, médecin urgentiste, et dans la mienne. 

    A l’époque, nous travaillions ensemble au service d’urgences du centre hospitalier de Bagnols-sur-Ceze. Aussi, nous étions toutes deux quotidiennement confrontées à un service d’urgences surpeuplé de patients, dont certains ne relevaient pas toujours de la médecine d’urgences. 43 % des consultations réalisées dans des services d’urgences devraient être pris en charge en médecine générale !

    Ce chiffre alarmant dont nous devions nous accommoder dans notre pratique professionnelle ne pouvait convenir ni à nous, ni aux patients. Ainsi, nous avons réfléchi à un outil qui permettrait de mieux informer les patients, dans le but de soulager les services d’urgences de ces 43 % de patients surnuméraires, de permettre aux professionnels de l’urgence de travailler dans de meilleures conditions et aux patients de recevoir une prise en charge appropriée plus rapidement.

    Qui est intervenu dans le développement de cette plateforme d’information ?

    Nous avons travaillé en effectif très réduit et pluridisciplinaire.

    Le Dr Jardy Triola et moi-même étions déjà médecin et infirmière spécialistes de l’urgence. Nous avons par ailleurs fait appel à deux développeurs informatiques. Nous nous sommes notamment associées avec mon frère, lui-même développeur, qui fait partie, avec le Dr Jardy Triola et moi-même, de la start-up Focus Santé que nous avons créée pour mieux soutenir le développement d’Urgences Chrono.

    En outre, nous avons pu rejoindre, pour aider à la conception de notre plateforme, un accélérateur de start-ups.

    La plateforme a-t-elle été testée ? Est-elle aujourd’hui utilisée, en service ?

    Oui, la plateforme est déjà utilisable et utilisée :

    • la première fonctionnalité, de géolocalisation et de recensement des structures d’urgences, a été déployée dans toute la France métropolitaine ;
    • la deuxième fonctionnalité, d’indication des disponibilités et des délais d’attente dans les établissements, est en cours de mise en place mais fonctionne déjà avec 9 établissements, dont l’hôpital de Bagnols-sur-Ceze.

    Mais avant cette mise en ligne, la plateforme a évidemment été testée, à Bagnols-sur-Ceze. La première phase de test a duré 10 mois. L’hôpital de Bagnols-sur-Ceze demeure par ailleurs notre hôpital pilote pour le test des nouvelles fonctionnalités que nous ajoutons progressivement à Urgences Chrono.

    Quelles évolutions prévoyez-vous pour cette plateforme ?

    Nous comptons pour le moment faire évoluer notre plateforme d’information selon trois axes principaux :

    • l’étendre aux départements d’Outre-mer, afin que toute la France puisse bénéficier du service d’information proposé par Urgences Chrono ;
    • déployer la seconde fonctionnalité, de renseignement sur les disponibilités des établissements d’urgences, afin qu’elle atteigne un maximum d’établissements sur tout le territoire français ;
    • ajouter à Urgences Chrono une fonctionnalité supplémentaire, qui consisterait en un carnet de prise de RDV avec les médecins généralistes recensés.

  • PHW18 : l’application de réalité virtuelle thérapeutique de Healthy Mind, contre douleur et anxiété

    A l’occasion de la Paris Healthcare Week 2018, Health & Tech intelligence a rencontré Malo Louvigné et Timothée Cabanne, co-fondateurs de la start-up Healthy Mind.

    Cette start-up propose aux professionnels de la santé, en particulier en milieu hospitalier, une application de réalité virtuelle thérapeutique, dispositif médical de type I certifié CE en mars 2018 et centrée sur la lutte contre la douleur et l’anxiété.

    Pouvez-vous présenter le dispositif que vous proposez ?

    Le dispositif développé par Healthy Mind s’appuie sur la réalité virtuelle pour proposer aux professionnels de la santé un nouvel outil, une nouvelle arme à ajouter à l’arsenal thérapeutique dont ils disposent pour lutter contre la douleur et l’anxiété, en particulier en milieu hospitalier : cette application de réalité virtuelle thérapeutique s’adresse aux professionnels de la santé désireux d’améliorer la prise en charge de la douleur et de l’anxiété des patients par des moyens innovants et non médicamenteux. Elle peut-être utilisée pour soulager la douleur en urgence, en préparation ou au cours d’une anesthésie loco-régionale, de soins douloureux. 

    Plus concrètement, l’application se présente comme un univers relaxant dans lequel le patient peut entrer à l’aide de lunettes de réalité virtuelle et d’un casque audio.

    Nous pensons par ailleurs qu’une telle application peut permettre de réduire les posologies d’antalgiques et d’anxiolytiques médicamenteux administrés aux patients, l’anxiété et la douleur en situations pré et post opératoires, et de ce fait les temps et les coûts des hospitalisations.

    Quelle est l’origine de cette application : comment avez-vous eu l’idée de développer ce dispositif ?

    Ce concept s’appuie d’abord sur des travaux de recherche : depuis les publications du Docteur Hoffman, en 1996, la bibliographie scientifique au sujet de la douleur, de l’analgésie et de l’hypnose comme moyen de soulager la douleur est très dense. Ce domaine de la recherche était donc suffisamment documenté pour nous permettre de développer un dispositif inducteur d’analgésie assez fiable pour être proposé à des professionnels.

    De plus, nous avons vu dans ce concept le moyen de concilier nos compétences et aspirations personnelles : si nous sommes ingénieurs spécialisés dans le domaine de la santé et diplômés d’une école de commerce, notre troisième collaborateur, co-fondateur et CEO de Healthy Mind, Reda Khouadra, dispose par ailleurs de compétences de réalisation 3D.

    Enfin, le contexte scientifique actuel facilitant l’accès au matériel de réalité virtuelle et augmentant les possibilités de cette technologie, il nous est apparu que notre dispositif pourrait être accessible aux structures de santé, et les images développées d’une qualité suffisante pour induire la relaxation et l’analgésie.

    Ainsi, par une collaboration avec des médecins, en particulier avec des psychiatres, des anesthésistes et hypnothérapeutes éventuellement rattachés à des services de soins palliatifs, nous avons pu développer ce projet, et pour le porter au mieux, créer la start-up Healthy Mind.

    Comment ce dispositif fonctionne-t-il ?

    Afin d’induire un rétro-contrôle efficace sur la douleur, notre application de réalité virtuelle est fondée sur les principes de l’hypnothérapie : induction hypnotique (entrée progressive dans l’hypnose), suggestion hypnotique (proposition d’images et de sons induisant et maintenant l’hypnose), sortie d’hypnose (transition vers un état de vigilance habituel).

    Nous nous sommes également servis d’outils théoriques tels que la color therapy (selon laquelle certaines couleurs influeraient sur l’état mental d’un individu donné) ou le principe de cohérence cardiaque (qui permet de comprendre comment suggérer un rythme respiratoire à même de relaxer, de détendre une personne). Tous ces principes ont conditionné le fonctionnement et la forme que prend notre dispositif : 

    • il fonctionne avec des casques de réalité virtuelle haut de gamme (Occulus Rift, HTC Vibes) connectés à un ordinateur : ces casques permettent une immersion hypnotique optimale grâce à un champs de vision large, une grande qualité graphique, et leur prix (environ 2500 euros) les rend accessible aux professionnels ;
    • le patient peut être installé par le praticien face à trois univers immersifs (montagne enneigée, jardin zen, forêt peuplée d’animaux), selon la sensibilité du patient, qui peut indiquer au professionnel sa préférence pour l’un ou l’autre des environnements disponibles ;
    • l’entrée et la sortie hypnotiques sont suggérées par une histoire thérapeutique (on passe d’un univers clos tel qu’une maison de bois à un environnement ouvert de pleine nature avant de retourner à un cadre fermé) ;
    • les couleurs mais également la musique, les bruitages, le rythme des plantes, des animaux, de la tombée de feuilles,etc. de l’univers ont été conçus pour favoriser l’état d’hypnose, et multipliés afin de correspondre à chaque patient ;
    • une interface de contrôle est accessible au praticien, qui peut par exemple faire intervenir dans l’univers de réalité virtuelle des éléments de distraction afin de détourner l’attention du patient d’un point particulier de l’espace réel, par exemple lorsqu’il doit réaliser un geste thérapeutique douloureux.

    Quel est votre modèle économique ?

    Nous proposons une licence d’utilisation payante, valable pour un an et pour un ordinateur. Cette licence comprend notamment la formation du personnel à l’utilisation de l’application et la maintenance de cet outil, dont la maintenance évolutive de l’application (nous nous engageons auprès de nos utilisateurs à ajouter des environnements de réalité virtuelle tous les 3 à 4 mois).

    Le dispositif a-t-il déjà été testé ? A l’heure actuelle, est-il utilisé par des structures hospitalières ?

    Une pré-étude a d’abord été réalisée à Brest, à la clinique Pasteur-Lanroze : nous cherchions à valider alors un effet de notre dispositif dans l’anxiété et les douleurs préopératoires, postopératoires ou induites par un geste thérapeutique douloureux. Nous avons également testé notre application dans le service de soins palliatifs de la clinique.

    Nous avons par ailleurs récemment gagné un appel à manifestation d’intérêt sur l’innovation intitulé « L’hôpital du futur », organisé par le CHU de Nantes. Ce prix nous permet de développer un partenariat avec deux hôpitaux de l’AP-HP (Hôpital Bicêtre, Hôpital Cochin), qui testent notre dispositif et mèneront prochainement une étude sur les effets de l’application dans le traitement de l’anxiété pré-opératoire en chirurgie orthopédique. Le CHU de Nantes réalisera également une étude sur les applications de notre dispositif dans le traitement de l’anxiété pré-opératoire et pré-opératoire en chirurgie orthopédique nécessitant une anesthésie loco-régionale chez l’adolescent, ce qui nous a amené, pour préparer cette étude, à étendre la durée de certaines séquences animées de réalité virtuelle.

    Le service d’urgences du groupe hospitalier Saint Joseph, à Paris, utilise par ailleurs notre application au quotidien. L’hôpital Saint-Joseph étudiera également le dispositif et ses bénéfices potentiels dans la mise en place et le retrait de sondes urinaires.

  • Entr’actes arrive 2e du Challenge de start-ups de la Métropole du Grand Paris à Viva Technologies

    Entr’actes, une solution sous forme d’application visant à faciliter la coordination de soins primaires développée par SOS Médecin 91 et l’association « Espace vie », et portée par le Dr Philippe Paranque est arrivée 2e du Challenge Start-Ups de la Métropole du Grand Paris le 26 mai 2018 à l’occasion du salon Viva Technologies. Parmi les start-ups du secteur de la santé, Deuxièmeavis.fr avait également eu l’opportunité de pitcher au salon.

    À l’occasion de la 3ème édition du salon, la Métropole du Grand Paris a été partenaire de la Pitching Zone-City Hub. Elle avait organisé à cet effet un Challenge Start-ups dans quatre domaines invitant les start-ups innovantes de différents secteurs, dont la santé, à concourir et a créé pour l’occasion le « Trophée Métropole Grand Paris–Smart City ». Les meilleures start-ups présélectionnées par le jury, dont Care Insight faisait partie, ont gagné le droit de pitcher au salon et deux tickets d’entrée pour toute la durée du salon.

    C’est la start-up Street&Co, spécialisée dans l’optimisation des déplacements des personnes à mobilité réduite-piétons qui a été lauréate du challenge. Le lauréat bénéficiera également de :
    • un statut privilégié dans la cadre de la campagne « Inventons la métropole du Grand Paris » et les appels à projets associés en ayant le droit de rencontrer directement les adjudicateurs ;
    • un hébergement à l’incubateur Essca ;
    • un programme d’incubation de 3 mois à Paris and Co ;
    • la possibilité de faire des expérimentation dans le cadre d’autres programmes de la Métropole.

  • Biogen lance l’appli Cleo à l’occasion de la journée mondiale de la sclérose en plaques

    Biogen, laboratoire spécialisé dans les traitements de la sclérose en plaques, des maladies rares et neurodégénératives, a annoncé le 24 mai 2018 le lancement d’une nouvelle application mobile personnalisée à destination des patients atteints de sclérose en plaques : Cleo.

    Cette application, téléchargeable gratuitement sur smartphone (iPhone et Android) à partir du 30 mai 2018 – journée mondiale de la sclérose en plaques – est née « d’une collaboration avec de nombreux patients atteints de sclérose en plaques dans le monde (Allemagne, France, États-Unis) » : Cleo a été conçue à l’aide de patients, pour des patients, afin d’ »aider [au quotidien] à mieux vivre avec la sclérose en plaques », déclare Biogen.

    Lancement de l’application à l’occasion de la journée mondiale de la sclérose en plaques, le 30 mai 2018

    Cleo est présentée par Biogen comme ayant été conçue :

    • pour apporter aux patients atteints de sclérose en plaques des informations et un soutien personnalisé, ainsi que des outils leur permettant de les aider à améliorer leur quotidien.
    • en collaboration avec des patients français, allemands et américains atteints de sclérose en plaques.

    En France, 100 000 patients sont concernés par cette pathologie, et 5 000 nouveaux cas y sont diagnostiqués chaque année, dont trois-quart de femmes (chiffres de la Fondation pour l’aide à la recherche sur la sclérose en plaques ‘Arsep).

    La conception de cette application s’inscrirait dans un engagement affirmé par Biogen, celui d’aider les patients « au-delà de leur traitement » : le laboratoire a développé contre plusieurs maladies neurologiques des traitements innovants et affirme comme conviction que, parallèlement à ces traitements et contre cette maladie encore tant méconnue qu’invalidante, l’information des patients peut les aider à améliorer leur vie quotidienne.

    Fonctionnalités de Cleo

    Cleo repose sur quatre fonctionnalités :

    • des informations personnalisées, notamment sous forme de vidéos ;
    • une messagerie en ligne permettant de dialoguer avec une infirmière à même de répondre aux questions des utilisateurs de l’application. Celle-ci peut répondre aux questions liées au quotidien des patients vivant avec la sclérose en plaques. A noter qu’aucun échange ne sera lié aux traitements ou à des conseils médicaux. Le médecin reste la première source d’information thérapeutique pour le patient.
    • un journal de bord permettant de suivre ses données de santé et leurs évolutions, de faciliter le dialogue avec les professionnels de la santé et éventuellement de programmer des « rappels » pour des rendez-vous ou des traitements ; 
    • des programmes d’exercice physique et de bien-être élaborés par des professionnels de santé et adaptés aux patients atteints de sclérose en plaques.

    Évolutions futures de l’application

    Cleo sera mise à jour régulièrement pour intégrer de nouveaux contenus et faire évoluer les fonctionnalités grâce aux retours des patients ou associations de patients.

  • Pierre Fabre Médicament ajoute à son service digital Feelcaps une rubrique « oncologie »

    Les Laboratoires Pierre Fabre Médicament ont annoncé dans un communiqué daté du 24 mai 2018, l’ajout à leur service digital « Feelcaps » d’un contenu « oncologie » destiné aux patients atteints de cancer.

    Cette plateforme, lancée en novembre 2016, a pour but de promouvoir l’activité physique adaptée et régulière auprès des patients atteints d’affections chroniques telles que le diabète ou les troubles urinaires. En plus de ces deux rubriques « urologie » et « diabète », la plateforme proposait déjà par ailleurs une rubrique « tabagisme ».

    « Les bénéfices de l’activité physique sont reconnus en cancérologie et de nombreuses initiatives voient le jour », affirme la Société Française des Professionnels en Activité Physique Adaptée (SF-APA), qui organise le 8 juin 2018 le premier workshop national « activité physique et le cancer », événement soutenu par le groupe Pierre Fabre.

    Contexte de développement de Feelcaps

    Contexte scientifique et médical

    Dans son communiqué, Pierre Fabre rappelle que plusieurs « études ont démontré le bienfait des activités physiques pendant le traitement et pour prévenir le risque de récidiver notamment dans le cancer du sein et de la prostate et du colon », ces trois cancers faisant partie, avec le cancer du poumon, des trois principaux cancers atteignant la femme (sein, colon, poumon) comme l’homme (prostate, poumon, colon).

    Sur la base du rapport intitulé « Bénéfices de l’activité physique pendant et après un cancer », publié en 2017, l’Institut National du Cancer (INCa) préconise en effet l’intégration de la pratique physique en tant que soin de support en oncologie.

    Contexte réglementaire 

    La notion de sport-santé sur ordonnance (S.S.O) a été adopté par l’Assemblée Nationale dans la loi n°2016-41, du 26 janvier 2016, de modernisation du système de santé. Ainsi, « Dans le cadre du parcours de soins des patients atteints d’une affection de longue durée, le médecin traitant peut prescrire une activité physique adaptée à la pathologie, aux capacités physiques et au risque médical du patient » (Art. L. 1172-1.).

    Objectifs et enjeux de Feelcaps

    Informer…

    • Sur le cancer :

    Feelcaps propose aux patients des activités et des exercices à mêmes de les informer à propos de leur pathologie : description vulgarisée des mécanismes physio-pahtologiques qui sous-tendent la pathologie, indication de ses facteurs de risque, de ses complications, explication des traitements, et exemples d’activités physiques adaptées.

    • Sur l’activité physique : 

    Cette plateforme digitale définit l’activité physique et la distingue de la pratique sportive : « le saviez-vous ? Bricoler, repasser, jardiner, passer l’aspirateur… sont des activités physiques !Il n’est pas nécessaire de pratiquer un sport de compétition ou d’avoir du matériel spécifique pour bénéficier des bienfaits de l’activité physique », indique le descriptif de Feelcaps.

    Feelcaps informe également les patients de bienfaits associés à la pratique régulière d’une activité physique et explique également l’origine physiologique de ces effets (libération d’hormones qui favorisent le bien-être, la concentration et l’estime de soi, augmentation de l’efficacité de certains traitements,…)

    … pour sensibiliser

    Ce service a pour objectif de sensibiliser les patients aux bienfaits de l’activité physique régulière, pour améliorer la prise en charge de maladies chroniques comme le cancer.

    « Il faut faire prendre conscience aux patients que l’activité physique est primordiale et impulser sa mise en action et les motiver. Feelcaps est une application pour inclure les patients dans une démarche ludique d’activité physique avec le soutien du corps médical et de leur entourage. Chaque patient pourra prendre conscience que l’activité physique est un complément thérapeutique indispensable à la prise en charge de sa pathologie. Après avoir inscrit son patient à FeelCaps, le médecin pourra suivre sa progression. Ce n’est pas la performance sportive qui compte mais la pratique d’une activité modérée à intense au quotidien qui permet d’obtenir de bons résultats « , déclare le Docteur Sophie Abadie-Lacourtoisie, oncologue au Centre Unicancer d’Angers.

    Feelcaps en pratique

    D’après Pierre Fabre, cette plateforme se trouve « à mi-chemin entre e-learning et serious-game » ; c’est au professionnel de santé d’inscrire son patient sur la plateforme, ce qui permet à ce dernier de recevoir des codes d’accès à l’application (téléchargeable sur smartphone) : le patient est alors « invité dans un club de loisir proposant différentes activités (randonnées, excursions, ateliers, visites,…) au cours desquelles il en découvre les bénéfices sur la santé ». De nombreuses activités et quiz sont proposés.

    Un espace est dédié au médecin : il permet notamment d’accéder à diverses ressources documentaires sur l’activité physique et le cancer.

    Pierre Fabre affirme également que « le suivi de l’évolution de l’activité́ physique adaptée du patient sera possible par le professionnel de santé, et uniquement par celui-ci « .

  • Smart city : Deliveroo’s walker program is booming in Hong Kong

    Deliveroo’s walker program is transforming the walking habits of HongKongers, who can maintain their health while earning some extra money, revealed Enterpriseinnovation.net in an article published on May 14, 2018.

    The principle is simple: Consumers have to walk to get their food ordered via Deliveroo mobile application directly at the restaurant. The British delivery company offers a referral fee of HKD150 (€16; US$19) to new walker applicants after they complete 30 orders and HKD350 (€38; US$45) to those who referred the new walkers.

    Over the last twelve months, the fleet has grown by 7 times to more than 150 walkers, constituting about 15% of the company’s fleet.

    A machine learning algorithm to improve the walkers experience

    To attract more walkers, Deliveroo has rolled out a new assignment distribution system. Delivery orders are now assigned by Frank, a machine learning algorithm that helps predict the timings, including how long it will take to prepare, collect and deliver the food.

    The average time walkers spent waiting at restaurants dropped by 30%

    This new system resulted in a 30% reduction of the average time walkers spent waiting at restaurants, and a 30% increase in the share of orders assigned to walkers. As a result, the average hourly earnings of walkers have increased by 14% in just one month since the roll-out.

    Younger participants make up the majority of Deliveroo’s walker fleet, but the company insists that its flexible, health and environmental friendly program is geared to all generations.

    Hong Kong: a city suitable for walking

    The number of walkers should grow to 25% of the Deliveroo’s fleet by the end of 2018

    « Hong Kong is the first market where Deliveroo launched the walker program, » Brian Lo, general manager of Deliveroo Hong Kong, said (source: Enterpriseinnovation.net). « Unlike most biking-friendly European cities, Hong Kong is hilly and has a high population density, which makes it easier and more convenient to walk. We look forward to growing the number of walkers to 25% of our fleet by the end of the year, and offering Hongkongers a chance to earn some money while leading active lifestyles. »

    Deliveroo launched its walker program in Hong Kong in December 2015. City’s constantly evolving walkways, hillside elevator systems, pedestrian networks, improved accessibility to nearby destinations and easy way-finding lend themselves perfectly to this device.

    The government’s efforts to improve pedestrians’ experience and develop a smarter city will also give this initiative further impetus in the years to come.

  • Tirer parti du cadre réglementaire, au coeur de la 6e conférence e-santé de DII, le 20/09/18, Paris

    La 6ème conférence annuelle de Drive Innovation Insights (DII) – filiale de POLITICO/Axel Springer – intitulée « e-santé 2018 », se tiendra à Paris, le 20 septembre 2018.

    Lors de cet événement – qui prévoit notamment l’intervention de représentants d’institutions (comme Isabelle Adenot, de la Haute Autorité de Santé), d’industriels, d’assurances et de start-ups – seront abordés lors de conférences et de tables rondes des sujets d’actualité tels que les nouvelles réglementations, les données, les objets connectés,…

    L’inscription, payante, peut-être réalisée via le lien ci-contre.

    Lors de cette journée de conférences, de tables rondes et de retours d’expérience d’experts, Isabelle Adenot, membre de la HAS, interviendra en tant qu’invitée d’honneur.

    D’autres acteurs de l’écosystème de santé seront présents : DII prévoit des interventions de représentants d’Axa Partners, d’Ipsen, de Klésia, d’UCB Pharma, de l’Institut Curie, de Johnson & Johnson et de Pierre Fabre. Trois start-ups (Doctoome, Calmedica, FEETME) participeront également.

    8h30-9h : Accueil des participants 

    L’accueil des participants comprendra un petit-déjeuner puis une allocution d’ouverture.

    9h-18h : Journée de conférences, de tables rondes et de retours d’expérience d’experts

    Quatre axes thématiques seront abordés au cours de la journée

    Axe n°1 (9h10h30) : « Tirez parti d’un cadre réglementaire favorable »

    • 9h-9h45 : Plan d’Investissement d’Avenir, télémédecine, dispositifs médicaux connectés …la stratégie des pouvoirs publics pour accélérer la transformation numérique du système de santé en 2018 : Objets connectés et Dispositifs médicaux connectés : décryptage de leur nouveau cadre juridique et de leur évaluation – par Isabelle Adenot, de la HAS
    • 9h45-10h30 : La digitalisation et l’IA au service des patients et des professionnels de santé : l’humain au cœur de la révolution digitale en santé, les opportunités et défis de la digitalisation du parcours de soin et d’une approche patient-centric – par Laura Goddard, de Johnson & Johnson

    Axe n°2 (11h00-12h30) : « 3 retours d’expérience pionniers »

    • 11h00-11h30 : Retour d’expérience sur la création d’une application mobile au service de l’accompagnement du patient et de son parcours : 50 000 applications déjà disponibles, serious games… comment faire le tri entre innovations, gadgets et vrais progrès ? L’intérêt du recueil de données en vie réelle pour une médecine personnalisée – par Alain Livartowski, de l’Institut Curie
    • 11h30-12h00 : Plateformes en ligne, télé-coaching, autoévaluation…retour sur des initiatives pionnières : Décryptage des contraintes, leviers d’incitation et opportunités d’un marché en plein essor – par Emilie Delpit, de Klesia
    • 12h00-12h30 : De la construction d’une offre aux nouveaux développements, retour d’expérience d’un pionnier de la téléconsultation – par Jean Kramarz, d’Axa Partners

    Axe n°3 (14h-15h30) : « Les données, pierre angulaire de l’e-santé »

    • 14h-14h30 : Les données au cœur de la révolution numérique en santé : entre nouveaux outils et opportunités d’utilisations, décryptage d’un écosystème en plein bouleversement – par Jean-Michel Joubert, d’UCB Pharma
    • 14h30-15h : Le nouveau cadre juridique des données de santé en 2018 : retour d’expérience quelques mois après l’entrée en vigueur du RGPD le 25/05/2018 ; comment vous assurer de la conformité de vos processus de collecte et traitement de vos données de santé ; quelles nouvelles missions pour le DPO ? – par Pierre-André Poirier, de Pierre Fabre

    Axe n°4 (15h30-17h00) : « Innovation : les meilleures stratégies de partenariat »

    • 15h30-16h : Laboratoires, start-ups, Healthtechs, Medtechs : quelles pistes de collaboration ? Focus sur la place des laboratoires dans la course à l’innovation 2.0 et le développement de solutions digitales beyond the pills pour optimiser le parcours patient ; De l’évaluation à la co-création, retour d’expérience sur une structure d’accélération d’innovations – par Valérie Bourbon-Malandain, d’Ipsen
    • 16h00-17h00 : 3 pitchs de startups pionnières de l’e-santé, sélectionnées pour leur positionnement innovant – par Alexis Hernot, Amélie Litrowski et Alexis Mathieu, de Calmedica, Doctoome et FEETME

    12h30-14h : Déjeuner

    Le déjeuner, présenté comme un networking lunch, est prévu comme un temps d’échange entre participants au milieu de la journée.

    Des pauses café networking sont par ailleurs prévues tout au long de la journée.