Medtech

  • France Stratégie interroge les usages et les limites de la blockchain (Rapport)

    France Stratégie publiait le 21 juin 2018, un rapport intitulé « Les enjeux des Blockchains » présidé par Joëlle Toledano, professeur émérite d’économie à l’université Paris-Dauphine. Le rapport interroge les enjeux actuels de la Blockchain, ses usages et limites, et le rôle de l’État en la matière.

    Une question sous-tend le document : « quels sont les vrais enjeux de la Blockchain à ce stade et comment l’action publique peu-elle accompagner son passage de l’expérimentation à la maturité, en combinant régulation et soutien à l’innovation? ».

    La Blockchain, une manière inédite de stocker de l’information

    La blockchain est « une nouvelle façon de stocker de l’information, de la préserver sans modification, d’y accéder et d’intégrer de nouvelles informations qui deviennent infalsifiables. Ces nouvelles données peuvent résulter de l’exécution d’une opération, d’une transaction ou de l’exécution « automatique » d’un programme informatique. Elles sont inscrites sur l’équivalent d’un vaste registre « distribué », c’est-à-dire partagé par tous les membres du réseau un système qui permet transparence et auditabilité ».

    Un potentiel d’utilisation prometteur

    Ses applications sont nombreuses dans le domaine de l’assurance, de la banque et de la logistique.

    « En tant que registre mémorisant sans possibilité de falsification toutes les opérations effectuées, la blockchain pourrait se révéler un outil révolutionnaire en matière de logistique. C’est tout le cycle de vie d’un produit qui peut être ainsi certifié », souligne le rapport.

    Deux usages possibles

    La blockchain n’est pas circonscrite aux seules activités financières. Le rapport identifie deux types d’usages opérationnels à moyen terme :

    • les applications de type notarial liées à la tenue d’un registre partagé ;
    • les « smart contracts », des programmes informatiques conçus dans le but d’exécuter les termes d’un contrat d’assurance par exemple, de façon automatique.

    L’utilisation de la Blockchain se heurte encore à des obstacles

    • « les cas d’usage réellement opérationnels sont rares » souligne le rapport.
      • des freins de nature « technique ».
      • « Le mécanisme de validation historique de la blockchain, avec ses procédés cryptographiques, est source de lenteur. »
      • la consommation en électricité des opérations de cryptographie est importante ;
      • la question de l’identité électronique des biens ou des personnes dont la blockchain enregistre les transactions ou tout simplement celle du « choix du protocole de consensus », c’est-à-dire des modalités d’accès à la blockchain.
    • Deuxième type de limites identifiées par le rapport : celles qui touchent aux enjeux monétaires et financiers.
    • La question juridique et fiscal reste ouverte :
      • Puisque la blockchain revendique une fiabilité totale sans intervention d’un tiers de confiance, les certifications qu’elle enregistre doivent avoir une portée probatoire avérée. À défaut « d’un droit de la preuve de type blockchain », l’insécurité juridique risque de freiner le développement de la technologie.
      • Même défaut de réglementation côté fiscal : « la nature juridique des actifs numériques reste imprécise » – ce qui explique notamment que les établissements bancaires refusent de gérer les comptes des entreprises ayant des cybermonnaies à leur patrimoine – ; il manque « une politique fiscale claire et adaptée aux cryptomonnaies ».

    Le rapport formule sept recommandations pour lever ces difficultés

    Ces recommandations « doivent être considérées comme de premières orientations au niveau national ». 

    • promouvoir des travaux de recherche et développement interdisciplinaires notamment dans les domaines de la formalisation, la sécurité, la qualité de service et la gouvernance ;
    • développer la formation, sans se cantonner aux spécialistes, c’est-à-dire aller au-delà de la nécessité de former de (bons) développeurs, en investissant aussi dans l’appropriation des systèmes complexes, condition nécessaire au développement des usages ;
    • préciser les règles fiscales et comptables, statut juridique des jetons, valeur de preuve d’une inscription sur une blockchain, lutte contre les usages illicites… ;
    • instituer « des régulations de base qui soient raisonnablement attractives » ;
    • contribuer au financement des projets d’infrastructure logicielle pour construire « les infrastructures blockchain publiques de demain » ;
    • soutenir des secteurs d’excellence ou d’intérêt stratégique en France – logistique, lutte contre la contrefaçon, traçabilité, banque et assurance, santé ;
    • tester, expertiser, former et équiper au sein des pouvoirs publics, en développant notamment une cellule d’agents publics ayant une expertise dans le domaine des blockchains, capables d’intervenir en appui des services de l’État.

    Le rapport est consultable et disponible au téléchargement sur le site internet de France Stratégie.

  • Etude : la santé connectée améliore la communication médecins-patients

    Quand des soignants remettent des objets connectés à leurs patients, quel usage en font-ils et comment se les approprient-ils ? C’est pour répondre à ces questions que le Lab e-Santé a mené une étude dans 6 maisons de santé, 1 centre de soins et 2 pharmacies. Les résultats de leurs travaux présentés le 20 juin et en attente de publication dans le JMIR, montrent que ces outils améliorent surtout les échanges patients-professionnels de santé et l’observance.

    Des maisons de santé ouvertes aux objets connectés

    Les objets connectés dédiés à la santé et surtout au bien-être séduisent de plus en plus le grand public et essentiellement des personnes en bonne santé. Leur « utilisabilité » chez des malades et lorsqu’ils sont prescrits par des professionnels de santé reste encore mystérieuse. C’est la raison pour laquelle le Lab e-Santé, en partenariat avec Virtual Care, InAdvans et LauMa communication et avec le soutien du Groupe Pasteur Mutualité et de Tactio, a lancé une étude sur le sujet, nommée UPDOCS. Son but : évaluer l’usage et l’appropriation d’un dispositif de santé connectée reposant sur la mise à disposition d’objets connectés auprès de patients par leur équipe soignante au sein de maisons de santé pluri-professionnelles (MSP), de centres de soins ou en pharmacies.

    Une étude française sur une centaine de malades

    Concrètement, les patients – qui présentaient soit un surpoids, soit une hypertension ou une grossesse à risque- se voyaient remettre des objets connectés tels que des balances, des traqueurs d’activité ou des auto-tensiomètres, et les professionnels de santé étaient équipés d’un système de recueil des données sur iPad. Quelque 50 professionnels ont inclus 103 patients dans l’étude UPDOCS.

    Avant le démarrage de l’étude, 82% des patients n’avaient jamais utilisé d’objets connectés de santé et la moitié des professionnels de santé n’avaient jamais échangé ou conseil des applications mobiles ou des objets connectés à l’un des ses patients. Il est important de noter que sur les 50 professionnels de santé issus de 6 maisons de santé, 1 centre de soins et 2 pharmacies, seuls 13 ont répondu aux 3 vagues de questionnaires (J+7j, J+3 mois, J+ 6 mois).

    Résultats : des patients plus ouverts

    Une semaine après la découverte du dispositif, patients et professionnels de santé sont interrogés sur le niveau d’utilisabilité du dispositif. Il est évalué grâce au score SUS qui se compose de dix affirmations. L’utilisateur répond grâce à une échelle en 5 points de « Pas du tout d’accord » à « Tout à fait d’accord », ce qui permet d’aboutir à un score sur 100.

    • A J+7, le score chez les professionnels de santé est 56,25 contre 67,4 chez les patients
    • Les scores sont très hétérogènes : le plus faible chez les patients et de 35/100 contre 100/100 !
    • A J+6 mois, le score baisse autour de 50 dans les 2 groupes. Les scores sont encore très hétérogènes malgré tout. Dans une maison de santé qui a déployé un programme structuré de télésuivi des grossesses à risque via la mise à disposition d’auto-tensiomètre connecté, le score est passé de 62,5 à J+7 à 75 à J+3 mois et s’est maintenu à J + 6 mois.

    Pas d’optimisation du temps de travail

    L’étude UPDOCS a aussi cherché à évaluer l’apport de la santé connectée dans l’exercice professionnel. Dans ce domaine, les attentes étaient fortes mais les résultats sont plutôt décevants.

    • En matière d’amélioration de la communication entre professionnels de santé, la note a baissé de 26% entre J+7 et J+ 6 mois.
    • En matière d’optimisation du temps de travail, les notes se sont aussi dégradées.

    Des échanges soignants-patients facilités

    La santé connectée a-t-elle un impact positif sur le plan médical ? Pour le savoir, huit items ont été évalués.

    • Les échanges avec les patients se sont améliorés de 5,1% entre le début et la fin de l’étude
    • L’observance s’est elle aussi nettement améliorée grâce à santé connectée : +18%
    • L’amélioration est moins sensible mais perceptible concernant l’accompagnement des malades chroniques
    • La crainte d’une remise en question de l’expertise du PS a diminué
    • Le caractère anxiogène des objets connecté s’est révélé plus faible à la fin de l’étude qu’au début
    • Les outils n’ont en revanche pas convaincus comme aide au dépistage et à l’éducation thérapeutique. Leur score a baissé au bout de 6 mois.

    Faire bouger les habitudes des professionnels

    Les résultats de l’étude ont été présentés le 20 juin et sont soumis à publication au Journal of Medical Internet Research (JMIR).

    Certes, le Lab e-Santé n’est parvenu qu’à inclure que 103 patients alors qu’il en espérait 250. Cependant, UPDOCS montre bien les différences de perceptions entre les patients et les soignants. L’implication de ces derniers dépend nettement d’un projet médical lié à la santé connectée.

    Comme l’a déclaré un infirmier d’une maison de santé, « le plus complexe, c’est de faire changer les habitudes des professionnels de santé et de mobiliser le temps nécessaire au démarrage de l’étude. » Les patients, eux, perçoivent bien que l’intérêt principal d’un tel dispositif est « la prise de conscience de leur état de santé et de leur niveau de risque cardiovasculaire, a déclaré une infirmière. Les traqueurs leur permettent d’objectiver leur activité quotidienne, avec parfois quelques surprises. 
Au début, ils jouent tous le jeu. Ensuite, il faut faire quelques piqûres de rappel, mais ils perçoivent bien l’intérêt que présente le suivi à distance. »

     

  • Microsoft consolide ses ressources IA avec l’acquisition de Bonsai

    Le 20 juin 2018, Microsoft a annoncé avoir fait l’acquisition de Bonsai, une start-up spécialisée dans l’intelligence artificielle déjà soutenue par plusieurs grandes entreprises telles que Samsung ou Siemens.

    L’intérêt porté à cette start-up s’explique par l’activité de celle-ci, qui propose aux entreprises une aide pour intégrer des capacités d’apprentissage automatique et d’intelligence artificielle dans leurs systèmes informatiques.

    Microsoft prévoie ainsi pour la start-up une place centrale dans sa stratégie de développement et d’implantation d’IA dans des systèmes déjà conçus : le groupe annonce que la solution élaborée par Bonsai sera par exemple intégrée à la plateforme Cloud Azure.

    Les conditions financières de l’opération n’ont pas été dévoilées.

  • Kyomed, devenu KYomed INNOV, développe un outil numérique de support aux investigations cliniques

    Kyomed, entreprise française développant des services et des outils dans le domaine de la santé connectée et de la médecine personnalisée, a annoncé par communiqué le 19 juin 2018 le lancement du développement de son premier outil numérique : un ePRO (electronic Patient Reported Outcomes). Par la même occasion, l’entreprise a annoncé son changement de nom – Kyomed devient, pour ses 4 ans, KYomed INNOV.

    ePRO, l’outil connecté que KYomed INNOV vise à développer, doit permettre aux patients, dans le contexte d’une recherche biomédicale, d’auto-déclarer leurs symptômes ou difficultés liés à une affection ou une intervention médicale donnée en temps réel, dans leur environnement quotidien ou en ambulatoire.

    L’ePRO devrait être disponible en novembre 2018, en français et en anglais. KYomed INNOV prévoit de déployer ce dispositif plus largement dans le futur.

    Qu’est-ce que ePRO ?

    L’ePRO est une suite logicielle paramétrable par les investigateurs cliniques qui comprend :

    • une application, pour le patient ;
    • une plateforme web, pour les investigateurs cliniques.

    Fonctionnement du dispositif

    Côté patients

    Les patients, pour utiliser le dispositif, doivent télécharger l’application sur leur propre smartphone, dans une approche BYOD (Bring Your Own Device).

    Cette application permet aux patients de compléter des questionnaires élaborés selon des standards scientifiques ou spécialement créés pour l’étude en question qui concernent :

    • les symptômes ressentis par les patients ;
    • l’impact de l’intervention médicale testée sur la qualité de vie des patients.

    Ils peuvent ainsi faire part de symptômes et de difficultés en temps réel, dans leur environnement quotidien.

    Côté investigateurs

    L’application des patients est reliée à une plateforme en ligne qui permet aux investigateurs de visualiser en temps réel les symptômes déclarés par les patients.

    Cette plateforme est interopérable avec les systèmes informatiques utilisés par les investigateurs. 

    Une application pour être en accord avec la réglementation

    Ce dispositif est notamment conçu pour aider les développeurs de dispositifs connectés à respecter les nouvelles recommandations des agences réglementaires de santé, en particulier le référentiel de bonnes pratiques pour les applications et objets connectés en santé publié par la HAS en octobre 2016, qui recommande d’évaluer et de recueillir des données concernant les sentiments des patients dans leur environnement quotidien et pas seulement au sein du centre clinique.

    En effet, cet outil permet d’intégrer l’ensemble de ces données dans les investigations cliniques et ainsi d’enrichir le dossier en vue du marquage CE ou FDA.

    Étude du dispositif

    Des études pilotes sont menées. Il est prévu qu’elles durent jusqu’au troisième trimestre de l’année 2018.

    Dans le futur, après la mise sur le marché de ce dispositif, les retours des professionnels de santé et des patients seront pris en compte afin d’adapter le logiciel aux besoins qui auront été exprimés.

  • Russia: South Korean telecom group KT to build a digital health system on Trans-Siberian Railway

    KT, South Korea’s second-largest telecommunications company, announced in late May 2018 that it will work with the Russian government to build a digital healthcare system on the Trans-Siberian Railway, which will be able to monitor passengers’ health conditions and allow staff to provide them with basic care.

    KT plans to complete the project by the end of the year.

    KT: a big partnership with Russian Railways

    The South Korean company is also collaborating with Seoul National University Bundang Hospital to establish a remote healthcare system that will connect five hospitals run by Russian Railways, the national rail operator, with the Central Clinical Hospital in Moscow.

    Russian Railways is one of the top three rail operators in the world and runs 173 hospitals across Russia.

    KT will be responsible for supplying and building the platform and Bundang Hospital will advise and train the Russian medical team.

    A platform to better monitor the health conditions of passengers

    The Trans-Siberian Railway connects Vladivostok to Moscow in Russia over 9,200 kilometers. A one-way trip lasts seven days and trains are currently only equipped with simple diagnostic devices, such as blood pressure gauges.

    That makes it difficult for train staff to check the conditions of passengers with chronic diseases such as heart disease, pregnant women or people with kidney, liver or gallbladder problems.

    Mobile diagnosis of cardiovascular diseases and diabetes

    KT’s mobile health diagnostic platform, which the company describes as the « ultimate integration » of cutting-edge information and communication technologies, will enable train staff to diagnose cardiovascular and respiratory diseases as well as diabetes and prostate cancer with a minimal amount of urine and blood.

    The devices to be installed in the train will also include ultrasonic waves capable of detecting kidney, liver and gallbladder malfunctions and examining the fetus in pregnant women, said the company (source: Koreajoongangdaily. joins.com).

    A platform to communicate with doctors from trains

    As the platform is equipped with a Bluetooth system and WiFi, train staff can use it to communicate with doctors and record the diagnostic data on the patient’s health record.

    KT said its device also had artificial intelligence to facilitate X-rays analyses.

    Medical ICT : KT selected by the Ministry of Health for the 2nd time

    The Ministry of Health and Welfare is leading the Korean projects in Russia. Every year, the ministry selects a few companies specialized in medical-related information and communications technology (ICT) to carry out projects abroad.

    This is the second year that KT has won the bid. In 2017, the firm built a digital healthcare platform for 12 hospitals in Central Asia.

  • Rétinopathie diabétique : le 1er ministre indien félicite Graphene pour son programme numérique

    Lors de sa venue à Singapour le 31 mai 2018 pour visiter l’exposition India-Singapore Enterprise and Innovation, le Premier ministre indien Narendra Modi a passé en revue avec son homologue singapourien, Lee Hsien Loong, la technologie d’intelligence artificielle (IA) de la société Graphene Services, basée au sein de la cité-État, qui a été adoptée par les médecins pionniers du Vittala Institute of Ophthalmology du Karnataka (État du sud-ouest de l’Inde).

    Le Dr Krishna et son équipe ont présenté leur initiative pour le dépistage précoce et le traitement de la rétinopathie diabétique (RD) chez les patients vivant dans les zones rurales isolées de l’Inde reposant sur Coronis, une plateforme numérique.

    Nayana : une clinique mobile et numérique

    Les experts de la société Graphene ont passé des décennies à élaborer des protocoles et des systèmes pour offrir des soins aux patients des régions rurales de leur hôpital situé à Bengaluru via leur programme Nayana.

    Un programme lancé il y a douze ans

    Le programme en question a été établi en 2006 en tant que projet pilote avec le soutien de la Fondation mondiale du diabète (World Diabetes Foundation) pour détecter, diagnostiquer et traiter la RD dans les villages du Karnataka, grâce à un système de clinique mobile.

    La clinique mobile est une camionnette dotée de tous les équipements nécessaires au traitement de la rétinopathie diabétique. Elle comporte aussi des boîtes spéciales conçues pour amortir les chocs afin de protéger les dispositifs délicats et coûteux sur les routes dangereuses du Karnataka rural.

    5 000 patients suivis

    Nayana a permis le partage de matériel et d’expertise en matière de rétinopathie diabétique, avec 83 ophtalmologistes exerçant dans 24 zones géographiques réparties dans 13 districts de l’État du Karnataka.

    Depuis 2016, ce programme inclut un dispositif de dossiers médicaux électroniques et un système numérique de suivi des patients. Avec Coronis, une plateforme technologique de soins développée par Graphene Service, Nayana a pu enregistrer et suivre de manière régulière 5 000 patients.

    Le Premier ministre indien soutient Graphene

    « Nous étions satisfaits de ce que nous faisions, mais il y avait encore une grande lacune. Les patients que [nous traitions] et qui [devaient] revenir pour un suivi ne se présentaient pas tous aux rendez-vous, a expliqué le Dr. Krishna à Thehealthsite.com. Nous avons donc pensé : « Et si nous avions une méthode active de suivi pour chaque patient ? » Humainement, il est très difficile de suivre des milliers de patients. Par conséquent, nous étions à la recherche d’un bon système de dossiers électroniques et c’est à ce moment-là que Graphene est apparu. »

    « [Le 31 mai], (…) le Premier ministre M. Modi a visité notre stand. J’ai appris qu’il était très intéressé par le programme. Il voulait savoir où cela se passait, quel district du Karnatak était concerné. Il a félicité l’équipe pour son bon travail et leur a demandé de continuer », a-t-il ajouté.

    Un programme adopté en Thaïlande et au Bangladesh, bientôt peut-être aux USA

    Singapour est le dernier pays en date à avoir pris connaissance du programme. L’utilisation du dispositif de Graphene Services est actuellement explorée par des hôpitaux aux États-Unis, au Japon et en Suisse, et le système a été adopté par des hôpitaux en Thaïlande ainsi qu’au Bangladesh.

  • Diabetic retinopathy: Indian PM congratulates Graphene on its digital program for rural patients

    During his visit to Singapore on May 31, 2018 for the India-Singapore Enterprise and Innovation Exhibition, Indian Prime Minister Narendra Modi reviewed with his Singaporean counterpart Lee Hseng Loong the artificial intelligence (AI) technology of Singapore-based company Graphene, which has been adopted by the pioneering doctors of Karnataka’s Vittala Institute of Ophthalmology (southwest India).

    Dr Krishna and his team talked about their initiative for early detection and treatment of diabetic retinopathy (DR) among rural patients.

    Nayana: a mobile and digital clinic

    Graphene’s experts have spent decades developing protocols and systems to offer care to patient from their Bengaluru-based hospital living in remote rural areas, through their program Nayana.

    A program launched 12 years ago

    The program was established in 2006 as a pilot project with the support of the World Diabetes Foundation to detect, diagnose and treat DR in Karnataka villages via a mobile clinic.

    The mobile clinic is a van with all the equipment needed to treat diabetic retinopathy. It also includes special shock-absorbing boxes to protect delicate and expensive equipment on treacherous roads in rural Karnataka.

    5,000 patients tracked

    The Nayana program enabled sharing of DR equipment and expertise, with 83 practicing ophthalmologists in 24 geographical locations spanning 13 districts in state of Karnataka.

    Since 2016, this program has been expanded to include electronic medical records and patient tracking system. With Coronis, a healthcare technology platform designed by Graphene Service, Nayana has been able to register and track 5,000 patients regularly.

    Indian Prime Minister shows interest in Graphene

    « We were happy with what we were doing but there was still one big lacuna. Patients who you treat and want them to come for a follow-up, still miss out, for various reasons, » Dr Krishna said to Thehealthsite.com. « So, we thought ‘what if we had an active method of tracking each and every patient’. Manually, it’s very difficult to track thousands of patients. Hence, we were on a lookout for a good electronic records system and that’s when Graphene came into picture. »

     » [On may 31], we were represented by Graphene when Prime Minister Modi visited our stall. I got to know he was very interested in the program. He wanted to know where it was happening, which district in Karnataka. He did congratulate the team there on their good work and asked them to continue with it, » Dr Krishna added.

    A program adopted in Thailand and Bangladesh, maybe soon in Japan and the USA

    Singapore is the latest country to learn from the program. Nayana has been adopted by hospitals in Thailand and Bangladesh and is being explored by hospitals in Japan, the United States and Switzerland.

  • Le groupe sud-coréen KT lance un système de santé numérique sur le Transsibérien en Russie

    La deuxième compagnie de télécommunications sud-coréenne, Korea Telecom (KT), a annoncé fin mai 2018 qu’elle allait travailler avec le gouvernement russe pour déployer un système de santé numérique sur le Transsibérien.

    Le dispositif permettra au personnel du train de surveiller l’état de santé des passagers souffrant de maladies diverses et de leur fournir des soins de base.

    KT prévoit de lancer officiellement le système d’ici la fin de l’année.

    KT : un important partenariat avec Russian Railways

    L’entreprise sud-coréenne collabore également avec le Seoul National University Bundang Hospital pour établir un système de soins à distance qui reliera cinq hôpitaux gérés par Russian Railways, l’opérateur ferroviaire national, à l’hôpital central clinique de Moscou.

    Russian Railways est l’un des trois premiers opérateurs ferroviaires au monde et gère 173 hôpitaux en Russie.

    KT sera responsable de l’approvisionnement et de la construction de la plateforme tandis que le Bundang Hospital formera l’équipe médicale russe.

    Une plateforme pour mieux suivre l’état de santé des passagers

    Le chemin de fer transsibérien, ou Transsibérien, relie Vladivostok à Moscou, en Russie, sur plus de 9 200 kilomètres. Un voyage à sens unique dure sept jours et les trains ne sont actuellement équipés que de dispositifs de diagnostic simples, tels que des manomètres.

    Le manque de dispositifs médiaux rend difficile pour le personnel du train la vérification de l’état de santé des passagers atteints de maladies chroniques comme les maladies cardiaques, mais aussi des femmes enceintes et des personnes souffrant de problèmes de reins, de foie ou de vésicule biliaire.

    Un diagnostic mobile des maladies cardiovasculaires et du diabète

    La plateforme de diagnostic mobile conçue par KT, que la société décrit comme « l’intégration ultime » des technologies d’information et de communication de pointe, permettra au personnel du Transsibérien de diagnostiquer les maladies cardiovasculaires et respiratoires ainsi que le diabète et le cancer de la prostate avec un simple échantillon d’urine et de sang.

    Les dispositifs à installer dans le train comprendront également des ondes ultrasonores capables de détecter les dysfonctionnements du rein, du foie et de la vésicule biliaire chez un passager et d’examiner le fœtus chez les femmes enceintes, rapporte l’entreprise (source : Koreajoongangdaily.joins.com).

    Une plateforme pour communiquer avec des médecins depuis les trains

    Comme la plateforme est équipée d’un système Bluetooth et du wifi, le personnel des trains pourra communiquer avec des médecins et enregistrer les données de diagnostic sur le dossier de santé du patient.

    KT a précisé que son dispositif était également doté d’une intelligence artificielle pour faciliter l’analyse des rayons X.

    TIC médicales : KT sélectionné pour la 2ème fois par le ministère de la Santé

    Le ministère de la Santé et du Bien-être dirige les projets sud-coréens en Russie. Chaque année, le ministère sélectionne quelques entreprises spécialisées dans les technologies de l’information et de la communication (TIC) médicales pour mener à bien des projets à l’étranger.

    C’est la deuxième année que la société KT remporte l’offre. En 2017, elle a a construit une plateforme numérique de soins pour douze hôpitaux en Asie centrale.

  • Etude : la réalité virtuelle lutterait efficacement contre la phobie des aiguilles

    L’utilisation de casques de réalité virtuelle pourrait être une bonne option non-pharmacologique pour lutter contre la phobie des injections. D’après une étude* publiée en mai 2018 dans le journal Pain Management, plus de 94% des enfants équipés de casques de réalité virtuelle éprouvent moins de peur et de douleur lorsqu’ils sont vaccinés. Cette étude pilote met en évidence le caractère simple et peu coûteux d’une telle solution.

    Plus de 60% des enfants auraient peur des aiguilles. D’après certaines études, la phobie serait telle que 7% des parents ne se conformeraient aux recommandations vaccinales à cause de la peur des aiguilles qu’éprouvent leurs enfants. A ce jour, il n’est cependant pas prouvé que cette phobie joue un rôle dans l’incidence des maladies évitables grâce à la vaccination. Cependant, « tout doit être fait pour augmenter le nombre d’enfants vaccinés à temps », estiment des chercheurs américains de l’Université Florida Atlantic, à Boca Raton.

    La réalité virtuelle, un outil anti-douleur

    Ces derniers ont donc mis sur pied une étude pilote pour évaluer la faisabilité de l’utilisation de la réalité virtuelle pendant des actes de vaccination pédiatrique. Des études récentes ont déjà mis en évidence l’efficacité de la réalité virtuelle pour réduire la douleur et l’anxiété dans de nombreux actes de soins, tels que des chimiothérapies et des ponctions lombaires. Comparé à des jeux vidéos traditionnels, la réalité virtuelle a déjà montré qu’elle augmentait davantage le niveau de distraction chez des enfants. En fait, des recherches précédents ont révélé que les humains ont une capacité limitée d’attention et donc, si une personne suit un autre stimulus, différent d’un stimulus nociceptif, ils percevront le stimulus douloureux comme moins sévère.

    Lunettes et casque VR contre aiguille

    Les chercheurs américains de l’Université Florida Atlantic ont donc mené une étude pilote auprès de 17 enfants, âgés de 6 à 17 ans, et de leurs parents (ou accompagnateurs). Lors d’une piqûre de vaccination, ils devaient porter des lunettes et un casque de réalité virtuelle. Une application mobile d’immersion en VR était lancée sur un smartphone. Les patients pouvaient choisir entre un vol en hélicoptère, un vol en montgolfière et une expérience de montagnes russes. Pendant l’immersion, le professionnel de santé pratiquait l’injection. Avant et après la piqûre, les enfants et les parents répondaient à deux échelles de la douleur.

    Les résultats de leurs travaux ont été publiés en mai dans le journal Pain Management.

    Résultats

    • Dans 94% des cas, les niveaux de peur et de douleur se sont améliorés grâce à la réalité virtuelle. Les niveaux étaient plus faibles dans la réalité que ceux qui avaient été anticipés.
    • Le niveau de peur perçue par le parent diminuait de 77%
    • Le niveau de douleur perçue par le parent diminuait de 83%
    • Le niveau de peur perçue par l’enfant était réduit de 90%
    • Le niveau de douleur perçue par l’enfant était réduit de 77%
    • 94% des enfants ont déclaré vouloir utiliser la réalité virtuelle pour leur prochaine vaccination

    Le besoin d’études randomisées

    Les résultats de cette étude pilote sont encourageants en terme d’efficacité. Les auteurs soulignent par ailleurs que la faisabilité d’un tel dispositif. D’une part, un équipement de réalité virtuelle coûte moins de 50$ et l’application moins de 1$. D’autre part, l’utilisation de la VR pendant un acte de vaccination ne nécessite pas de personnel soignant supplémentaire. En revanche, l’utilisation des lunettes et du casque rallonge un peu le temps de consultation, même si dans l’étude les enfants étaient déjà initiés à ce maniement.

    Bien sûr, le nombre limité de participants limite la portée de cette étude pilote. Des études contrôlées et randomisées devront être menées pour comparer la VR à d’autres techniques de distraction. Elles devront aussi tenter de déterminer l’âge limite pour recourir à la réalité virtuelle.

    « J’espère que cette technique de distraction se répandra dans d’autres services de pédiatrie, car toute méthode qui augmente le pourcentage d’enfants vaccinés dans les délais est cruciale en soins primaires pédiatriques, a déclaré Rudnick Chad, professeur associé à l’université Florida Atlantic et premier auteur de l’étude. Beaucoup d’enfants pleurent et se débattent dans la salle d’examen pour éviter une injection. Cela vaut la peine de poursuivre les études sur les avantages de l’utilisation de casques de réalité virtuelle si les enfants reçoivent les vaccins préconisés. »

  • Néphrologie : l’APHP lance un programme d’information, prévention et accompagnement gratuit en ligne

    L’assistance publique des hôpitaux de Paris (AP-HP) a, le 7 juin 2018, lancé un programme gratuit disponible en ligne et en français de prévention et d’accompagnement passant par la diffusion d’un savoir sur les maladies rénales. Ce programme prend la forme d’un « Massive Open Online Course » (Mooc : programme gratuit en ligne destiné à tous les publics), ouvert à tous et d’une durée de 6 semaines.

    Si des néphrologues de l’Hôpital de la Pitié Salpêtrière (Paris) sont à l’initiative de ce projet, celui-ci a par ailleurs été soutenu par l’AP-HP, la Newcastle University, les Hôpitaux Universitaires Pitié Salpetrière Charles Foix et financé par eitHealth.

    Ce programme se veut avant tout connectiviste (inscrit dans une logique d’apprentissage interconnectée à un réseau d’individus via des outils numériques, en « peer-to-peer »). En effet, il propose d’apprendre en étant placé « dans le quotidien d’une personne malade, d’un proche qui accompagne un patient, de personnes à risque préoccupées de se protéger, des soignants qui cherchent traiter au mieux, d’industriels qui innovent ou de chercheurs qui se questionnent » a expliqué le Pr C. Isnard Bagnis, de l’hôpital de la Pitié Salpêtrière.

    Les quatre objectifs principaux de ce Mooc sont de transmettre des savoirs, de favoriser l’échange et le débat, de permettre la co-construction de solutions et de fédérer les personnes concernées par les affections rénales. Ces objectifs doivent être atteints à travers 6 modules d’apprentissage et d’échange, dont chacun dure une semaine.

    En outre, un projet de recherche fondé sur le traitement des données générées par ce programme est adossé au Mooc.

    Intervenants et participants au programme

    Les concepteurs de ce programme tiennent à réunir toutes les personnes potentiellement concernées par les maladies rénales, soient :

    • les patients et les personnes à risque ;
    • les aidants ;
    • le grand public (population générale) ;
    • les professionnels de la santé ;
    • les structures spécialisées dans la prise en charge des pathologies rénales et autres acteurs de la néphrologie ;
    • les institutions et les promoteurs de la santé ;
    • les start-ups et autres acteurs de l’innovation médicale ;
    • les médias.

    Les objectifs du MOOC

    Transmettre

    • Faire des maladies rénales un sujet connu et mieux compris.
    • Transmettre des connaissances et créer une intelligence collective à ce sujet.
    • Prévenir les personnes à risque et sensibiliser au dépistage.

    Echanger et débattre

    • Créer le débat et favoriser l’émergence d’idées.
    • Faciliter l’interaction entre professionnels de la santé, patients et aidants.
    • Interroger les institutions et les entreprises sur les améliorations qu’elles peuvent apporter au secteur.

    Co-construire des solutions

    • Résoudre des problèmes et favoriser l’émergence de solutions.
    • Favoriser l’émergence d’initiatives et de projets Medtech.
    • Identifier de nouveaux usages et innovations en intelligence collective pour promouvoir l’autonomie ainsi que le renforcement des capacités des patients dans leur propre prise en charge.

    Fédérer

    • Autour des savoirs.
    • Autour des savoir-êtres : favoriser l’intégration des malades dans la société en les aidant à être compris dans leurs difficultés et leurs attentes, améliorer le bien-être physique ou moral des patients grâce à un soutien collectif.
    • Autour des savoir-faires.
    • Sensibiliser le plus grand nombre de citoyens au don d’organes.

    Programme de la formation

    6 modules, chacun d’une semaine, abordent les thèmes suivants :

    • « A quoi servent les reins ? » ;
    • « Ce qui rend les reins malades » ;
    • « Protéger les reins » ;
    • « Bien manger pour les reins » ;
    • « Vivre la maladie au quotidien » ;
    • « Remplacer la fonction des reins ».

    Projet de recherche adossé au Mooc

    Un projet de recherche est adossé à ce Mooc, qui devient alors lui-même un projet expérimental de big data : son but est de faire évoluer les outils de prévention, voire la prise en charge des malades.

    Il est en effet prévu que les données anonymes recueillies sur la plateforme du Mooc soient analysées afin d’aider à la compréhension des attentes de toutes les personnes concernées par les affections rénales et d’adapter les programmes d’éducation à leurs besoins réels et faire évoluer la néphrologie vers une médecine plus personnalisée.