IOT

  • Future of Digital Health Systems (OMS – part 2) : 4 exemples de e-prescription en Europe

    Un des e-services de plus en plus développé par les pays européens est la e-prescription. À l’occasion du congrès Future of Digital Health Systems, organisé par l’OMS début février 2019 et auquel Health & Tech Intelligence a assisté, La Suède, l’Estonie et la Finlande ainsi que la région de la Catalogne sont revenus sur leur projet respectif :

    • Suède : 99 % de e-prescriptions ;
    • Estonie : 100 % de e-prescriptions ;
    • Finlande : e-prescription obligatoire depuis 2017 ;
    • Catalogne : 98 % de e-prescriptions.

    La e-prescription en Suède : 1 400 pharmacies regroupées en 7 systèmes

    • Le système de santé suédois est organisé autour de 21 comtés et 290 municipalité. 
    • Un premier projet de e-prescription est lancé en 2000 avec 900 pharmacies regroupées au sein d’une organisation privée monopolistique. 
    • Aujourd’hui, la démarche est organisée autour de 1 400 pharmacies regroupées en 7 systèmes et pilotée par une agence nationale de e-santé.

    Un projet basé sur 5 briques techniques :

    • base de données médicale ;
    • registre des identifiants nationaux ;
    • référentiels des offreurs de soins ;
    • référentiels des pharmacies ;
    • référentiels des professions de santé.

    Facteurs clés de succès identifiés :

    • coopération avec les parties prenantes ;
    • utilisation de standards et des formats permettant l’interopérabilité entre les différents systèmes ;
    • formation d’un groupe projet dédié ;
    • planification ;
    • implémentation structurée et trajectoire « étape après étape » ;
    • esprit de compétition entre les comtés.

    Les résultats :

    • 99 % de e-prescriptions ;
    • augmentation de la qualité ;
    • sécurité du patient ;
    • augmentation des services pour les patients ;
    • gain de temps ;
    • meilleur connaissance.

    La e-prescription en Estonie : 100 % des prescriptions sont numériques

    • Décidée en 2005 avec l’ensemble de la stratégie nationale e-santé.
    • Lancée en 2010.

    Les résultats :

    • Après 1 an, 73 % des prescriptions sont numériques ;
    • Après 2 ans, 95 % des patients satisfaits ;
    • Après 8 ans, 100 % des prescriptions sont numériques ;
    • L’Estonie et la Finlande démarrent en 2018 le premier service de e-prescription transfrontalier.

    La e-prescription en Finlande : obligatoire depuis 2017

    • Obligatoire depuis 2017.
    • Un projet construit à la fois pour les fournisseurs de soins et les pharmacies.
    • Les prescriptions sont réalisées en utilisant les systèmes d’information (SI) de santé ou des applications indépendantes.
    • Les prescriptions sont complètement structurées en utilisant la base de données pharmaceutiques nationale.
    • Elles sont stockées dans le Centre de prescription du pays.
    • Elles peuvent être récupérées par les pharmacies pour réaliser la dispensation. Les informations relatives à la dispensations sont stockées dans le Centre de Prescription
    • Les informations de prescriptions et de dispensation sont mise à disposition du personnel médical et du patient.
    • L’Estonie et la Finlande démarrent en 2018 le premier service de e-prescription transfrontalier.

    La e-prescription en Catalogne : une feuille de route démarrée en 2001

    Un projet basé sur 6 principes

    • un système de soins intégrés ;
    • une coordination des professionnels ;
    • accessibilité aux services médicaux et pharmaceutiques ;
    • prescription et dispensation électronique ;
    • sécurité de l’usage des médicaments ;
    • carte personnelle de santé et un seul plan de médicament.

    Une feuille de route démarrée en 2001

    Les résultats :

    • 98 % de e-prescriptions ;
    • 100 % de santé primaire ;
    • 96 % hôpitaux publics ;
    • 99 % santé mentale ;
    • 96 % centres sociaux ;
    • 93 % domaine social ;
    • 100 % pharmacies.
  • La Chine va utiliser le big data pour prévenir les maladies rares

    Les autorités sanitaires chinoises intensifieront leurs efforts pour réduire l’incidence des maladies rares notamment en utilisant des systèmes d’analyse de big data et d’autres technologies internet pour améliorer leur diagnostic et leur traitement, a déclaré le 13 février 2019 lors d’une conférence de presse Jiao Yahui, directrice adjointe chargée de l’administration et la supervision médicale de la Commission nationale de la santé et de la planification familiale de la République populaire de Chine, quelques jours avant la Journée internationale des maladies rares, qui aura lieu le 28 février 2019. La commission a en effet mis en place un système informatisé national d’enregistrement des diagnostics et des informations thérapeutiques sur ces maladies, a précisé la responsable politique (source : China Daily).

    Elle a souligné que de nombreuses maladies rares étaient héréditaires et que, par conséquent, le gouvernement prendrait des mesures pour améliorer les soins prénatals et le dépistage des maladies chez les femmes enceintes.

    Maladies rares : l’incidence est faible mais le nombre absolu des personnes touchées est élevé en Chine

    Il n’y a pas de chiffres officiels sur le nombre de personnes atteintes de maladies rares en Chine. Bien que l’incidence soit faible par définition, le nombre absolu de ces personnes en Chine est élevé, compte tenu de la taille de la population totale, a expliqué Jiao Yahui.

    Le nombre total de personnes atteintes de maladies rares en Chine seraient de plus de 20 millions

    À l’échelle mondiale, il existe différentes définitions des maladies rares. Aux États-Unis, les maladies dont l’incidence est inférieure à 2 sur 10 000 sont considérées comme rares, 7 000 ont été identifiées jusqu’ici dans le monde entier, a-t-elle poursuivi.

    Zhang Shuyang, vice-présidente de l’Alliance chinoise pour les maladies rares de l’hôpital universitaire de Pékin, estime que le nombre total de personnes touchées en Chine dépasse les 20 millions.

    Un réseau d’hôpitaux comprenant plus de 300 hôpitaux recommandés

    Le diagnostic et le traitement des maladies rares représentent un problème épineux d’envergure internationale, a souligné Jiao Yahui. De nombreux pays manquent de moyens efficaces de diagnostic et de médicaments, en partie à cause du bassin plus restreint de patients par rapport à d’autres pathologies qui décourage les sociétés pharmaceutiques à rechercher et à développer des traitements pour ces maladies.

    En 2018, la Chine a publié pour la première fois une liste de 121 maladies rares, notamment l’albinisme et la maladie de Parkinson à un stade précoce. La liste sera élargie à mesure que les diagnostics s’amélioreront, a annoncé la responsable politique.

    Pour améliorer le diagnostic et le traitement de ces patients, la commission a mis en place un réseau d’hôpitaux comprenant plus de 300 hôpitaux recommandés dans le pays, a-t-elle spécifié.

    Des médicaments coûteux

    Zhang Shuyang a indiqué de son côté que l’intensification de la R&D était cruciale. « Dans le monde, des médicaments efficaces ne sont disponibles que pour 5 % de toutes les maladies rares », a-t-elle déclaré, précisant qu’en Chine, la plupart de ces médicaments étaient importés et très coûteux.

    Selon Jiao Yahui, seule la production nationale permettra de faire baisser les prix

    La récente décision du gouvernement central de réduire les taxes sur la valeur ajoutée de 21 médicaments ciblant les maladies rares pourrait rendre ces traitements plus abordables, mais seule la production nationale permettra effectivement de faire baisser les prix, estime Zhang Shuyang, qui a ajouté que davantage d’efforts devraient être réalisés pour encourager les sociétés pharmaceutiques nationales à développer ce type de médicaments.

  • Congrès MG France : du 30 mai au 1er juin 2019 à la Grande-Motte (Occitanie)

    Le 8ème congrès de MG France, qui a lieu tous les trois ans, se tiendra du 30 mai au 1er juin 2019 à La Grande-Motte, dans l’Hérault, en Occitanie.

    Les trois journées seront rythmées par des ateliers, des plénières et des moments de convivialité.

    L’événement s’adresse à tous les médecins généralistes et aux institutionnels. Environ 500 participants s’y réunissent à chaque édition.

    Les inscriptions doivent être réalisées en ligne sur Boutique.mgfrance.org. Une réduction de 20 % est accordée pour  les inscriptions validées avant le 15 mars 2019.

    Programme

    Contact :

    Congres-inscriptions@mg-france.fr

  • PuMS, pour une meilleure santé : l’émission Youtube de Paris Diderot, en partie axée sur la e-santé

    L’émission « PuMS, pour une meilleure santé » est diffusée sur Youtube par l’université Paris Diderot chaque premier vendredi du mois dans l’optique de proposer une « information scientifique fiable et accessible », avec un intérêt important porté sur les nouvelles technologies et la e-santé, a indiqué l’établissement dans un communiqué publié en janvier 2019.

    Dans le cadre de cette émission intervient une dizaine de chroniqueurs, qui sont des médecins hospitaliers ou des universitaires. Le programme traite de sujets divers comme les maladies chroniques, le cancer ou l’automédication.

    Il est présenté par le Dr Boris Hansel, enseignant-chercheur à l’UFR médecine de Paris-Diderot et fondateur du diplôme universitaire (DU) de santé connectée de l’université.

    Actuellement, une émission centrée sur la e-santé, titrée « Peut-on soigner le diabète par la santé connectée ? », est disponible sur la chaîne PuMS.
    2 autres programmes sont accessibles en intégralité :
    • « Pour une grossesse au top ! » ;
    • « Comment se soigner avec l’activité physique ? ».

    Intervenants de l’émission « Peut-on soigner le diabète par la santé connectée ? »

    • Pr Jean-Pierre Riveline, professeur des universités à Paris Diderot
    • Pr Ronan Roussel, professeur des universités à Paris Diderot
    • Dr Diana Kadouch, assistante spécialiste, Hôpital Bichat.

    Fournir une info digne de l’enseignement d’une grande université française

    L’objectif des émissions PuMS est de « fournir aux étudiants inscrits en formation continue mais également au public extérieur à l’université une information fiable, digne de l’enseignement d’une grande université française, mais en s’attachant à la forme : messages clairs, compréhensibles par tous, conseils pratiques, utilisation des moyens modernes de communication », explique l’université Paris Diderot dans un communiqué.

    Le principe :

    • une nouvelle émission thématique d’une durée d’environ 30 minutes est mise en ligne chaque mois sur la chaîne Youtube PuMS ;
    • des extraits des moments forts des émissions sont diffusés sur les réseaux sociaux ;
    • des vidéos et des podcasts complémentaires « pour illustrer certains messages ou aller plus en profondeur dans les explications sont également diffusés », précise l’établissement.

    PuMS est un programme coproduit par l’université Paris Diderot et em&i production.

  • La téléexpertise est applicable depuis le 10 fevrier 2019 : détail de sa mise en oeuvre par la Cnam

    Applicable à partir du 10 février 2019, la téléexpertise est ouverte dans un premier temps à certaines catégories de personnes. Elle s’élargira à tous les patients à partir de 2020. La téléexpertise fait partie de l’accord conventionnel conclu entre l’Assurance maladie et les représentants des médecins libéraux, avec l’avenant 6 à la convention médicale signé le 14 juin 2018. Elle est prise en charge à 100 % pour le patient.

    Les conditions de rémunération des médecins sont définies en fonction de la complexité du cas du patient et de la fréquence des téléconsutlations. Payées à l’acte pour le médecin requis (celui qui donne son avis médical), les téléexpertises font l’objet d’un forfait annuel pour le médecin requérant (celui qui demande un avis pour son patient) capé à 500 euros par an.

    Un lancement de la téléexpertise pour tous les médecins mais pour certains patients bénéficiaires uniquement

    La téléexpertise permet à un médecin, dit « médecin requérant », de solliciter un confrère, dit « médecin requis », en raison de sa formation ou de sa compétence particulière, sur la base d’informations ou d’éléments médicaux liés à la prise en charge d’un patient, et ce, hors de la présence de ce dernier.

    Tout médecin peut recourir à la téléexpertise, quels que soient : sa spécialité, son secteur d’exercice et son lieu d’exercice, en ville ou en établissement de santé (cabinet de ville, maison de santé, centre de santé, Ehpad, hôpital, clinique…).

    Jusqu’à la fin de l’année 2020, la téléexpertise sera réservée aux patients pour lesquels l’accès aux soins doit être facilité au regard de leur état de santé ou de leur situation géographique :

    • les patients en affection longue durée (ALD) ;
    • les patients atteints de maladies rares telles que définies par la réglementation ;
    • les patients résidant en zones dites « sous-denses », telles que définies à l’article 1434-4 du Code de la santé publique et dans lesquelles s’appliquent les aides démographiques conventionnelles ;
    • les patients résidant en établissements d’hébergement pour personnes âgées dépendantes (Ehpad) ou en structures médico-sociales ;
    • les personnes détenues.

    L’Assurance maladie prévoit qu’avant la fin de l’année 2020, après observation de la période de montée en charge des premiers actes de téléexpertise, l’ouverture de ces actes au bénéfice d’autres catégories de patients sera envisagée.

    Téléexpertise de niveau 1 ou 2 selon le degré de complexité du cas.

    Quelle que soit la situation clinique, le médecin doit demander et recueillir le consentement préalable du patient. À l’issue d’une téléexpertise, le médecin requis rédige un compte rendu, l’archive dans son dossier patient, dans le dossier médical partagé (DMP) du patient, le cas échéant, et le transmet au médecin requérant.

    Pour un avis médical présentant un certain degré de complexité, le médecin requis doit connaitre au préalable le patient. Cette condition de connaissance préalable est facultative pour l’acte de téléexpertise de niveau 1 téléexpertise plus simple.

    • Les téléexpertises de niveau 1 : il s’agit d’une question circonscrite qui ne nécessite pas de réaliser une étude approfondie de la situation médicale du patient.
      • Exemples donnés par la Caisse nationale d’Assurance maladie (Cnam) : interprétation d’une photographie de tympan, ou de pathologie amygdalienne, de lecture d’une rétinographie, de l’étude d’une spirométrie, de lecture de photos pour une lésion cutanée, pour le suivi d’une plaie chronique d’évolution favorable, etc.
    • Les téléexpertises de niveau 2 :  il s’agit d’un avis en réponse à une situation médicale complexe après étude approfondie.
      • Exemples donnés par la Cnam : de la surveillance en cancérologie dans le cadre de la suspicion d’une évolution, du suivi d’une plaie chronique en état d’aggravation, du suivi d’évolution complexe de maladie inflammatoire chronique, de l’adaptation d’un traitement anti-épileptique, d’un bilan pré-chimiothérapie, lors de son initiation, etc.

    La téléexpertise n’exige pas un échange par vidéotransmission (à la différence des actes de téléconsultation). Elle doit en revanche faire l’objet d’un échange en synchrone (direct) ou asynchrone (en différé) entre deux médecins, via une messagerie sécurisée de santé. L’équipement doit en outre être adapté à l’usage de la téléexpertise avec une couverture des services nécessaires (envoi d’images, photographies, tracés…)

    Une incitation financière à l’équipement (350 € pour équipement de  téléconsultation, 175 € pour des dispositifs médicaux) pour les médecins libéraux via 2 nouveaux indicateurs

    Une aide à l’équipement des médecins libéraux est instaurée par le biais de 2 nouveaux indicateurs inscrits dans le volet 2 du forfait structure, effective à compter de 2019 (paiement en 2020) :

    • un indicateur de 50 points (soit 350 €) permettant de s’équiper en vidéotransmission, de mettre à jour les équipements informatiques et de s’abonner à des plateformes de télémédecine pour assurer des actes de téléconsultation dans des conditions sécurisées ;
    • un indicateur de 25 points (soit 175 €) permettant de s’équiper en appareils médicaux connectés. Pour 2019, la liste des équipements retenue est la suivante :
      • oxymètre connecté,
      • stéthoscope connecté,
      • dermatoscope connecté,
      • otoscope connecté,
      • glucomètre connecté,
      • ECG connecté,
      • sonde doppler connectée,
      • échographe connecté,
      • mesure pression artérielle connectée,
      • caméra (utile pour regarder l’état de la peau par exemple) connectée,
      • outils de tests visuels, audiogramme connectés,
      • matériel d’exploration fonctionnelle respiratoire dont le spiromètre et le tympanomètre connectés.

    Tarification et facturation à l’acte selon la complexité et la fréquence pour le médecin requis et forfait annuel pour le médecin requérant

    Le tarif de la téléexpertise tient compte de la complexité du dossier du patient qui conditionne le niveau de l’expertise réalisée (1 ou 2) et de sa fréquence.

    • Pour le médecin requis, il s’agit d’une rémunération à l’acte.

    Pour les téléexpertises de niveau 1, cette rémunération est de 12 € par téléexpertise, dans la limite de 4 actes par an, par médecin, pour un même patient, comme par exemple pour la lecture d’un fond d’œil ou d’un tympan ;

    Pour les téléexpertises de niveau 2, cette rémunération est de 20 € par téléexpertise, dans la limite de 2 actes par an, par médecin, pour un même patient, comme dans le cas de la surveillance d’une plaie chronique en voie d’aggravation et le suivi d’évolution d’une maladie inflammatoire chronique intestinale ou rhumatologique.

    Cette rémunération n’est cumulable avec aucun autre acte ni majoration et ne peut donner lieu à aucun dépassement d’honoraire.

    • Pour le médecin requérant

    Pour le médecin requérant, il s’agit d’un forfait annuel : la rémunération est de 5 € par téléexpertise de niveau 1 et de 10 € par téléexpertise de niveau 2, dans la limite de 500 € par an.

    Le calcul sera réalisé automatiquement par l’Assurance Maladie : aucun acte n’aura besoin d’être facturé par le médecin requérant.

    Le premier paiement du forfait annuel du médecin requérant sera réalisé en 2020 au titre de l’année 2019.

    Pour le patient, la téléexpertise est prise en charge en tiers-payant à 100 % par l’Assurance maladie.

  • Grenoble : une Chaire e-santé et big data pour un soin intégré des maladies chroniques et du sommeil

    La Fondation Université Grenoble Alpes inaugure le 11 février 2019 la Chaire de recherche « e-santé et données massives pour un soin intégré des maladies chroniques et du sommeil », portée par le professeur Jean-Louis Pépin, directeur du laboratoire HP2 (université Grenoble Alpes/Inserm).

    Cette Chaire d’une durée de 4 ans vise, par une approche pluridisciplinaire et l’exploitation de données massives (big data), à analyser les trajectoires de santé de patients atteints de plusieurs maladies chroniques afin d’en identifier les déterminants, et notamment d’évaluer l’impact de facteurs cruciaux comme la situation socio-économique, l’environnement ou encore l’accès aux soins.
    Les travaux de la Chaire permettront de mieux connaître les trajectoires de santé de ces patients atteints d’au moins deux pathologies chroniques (multimorbidité), comme le syndrome d’apnées obstructives du sommeil (SAOS). 
    La transdisciplinarité des acteurs de la Chaire permettra d’apporter des informations essentielles pour mettre en place des actions préventives et thérapeutiques plus personnalisées et ainsi améliorer les parcours de soins.

    La chaire a obtenu un soutien financier de la MGEN et de Resmed.

  • La recherche cardio-vasculaire, innovations et perspectives : le 8 mars 2019 à Paris (Fédé cardio)

    La Fédération française de cardiologie organise un colloque intitulé « La recherche cardio-vasculaire : innovations et perspectives » le 8 mars 2019 à l’Académie nationale de médecine à Paris.

    Au cours de cette matinée sera notamment présentée l’évaluation thérapeutique d’un patch cardiaque bio-inspiré dans l’insuffisance cardiaque, par le Pr Onnik Agbulut (Sorbonne Université, Institut de biologie Paris-Seine). Par ailleurs, l’événement sera marqué par la remise officielle des bourses et dotations de recherche de la fédération.

    Les inscriptions doivent être réalisées en envoyant avant le 1er mars 2019 un email à FFC-recherche@bcw-global.com.

    Programme

    • 9h30 Accueil du public

    10h00 Introduction d’Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé

    • 10h10 Pr Jean-François Allilaire, secrétaire perpétuel de l’Académie nationale de médecine
    • 10h15 Pr Claire Mounier-Vehier présidente de la Fédération française de cardiologie
    • 10h30 Dr Marie Moitry, Hôpitaux universitaires de Strasbourg
      • Prise en charge et pronostic du syndrome coronarien aigu selon l’âge et le sexe : une étude en population
    • 10h50 Pr Onnik Agbulut, Sorbonne Université, Institut de Biologie Paris-Seine
      • Évaluation thérapeutique d’un patch cardiaque bio-inspiré dans l’insuffisance cardiaque
    • 11h10 Pr Pierre Lantelme, Hospices civils de Lyon, Inserm, CNRS, Insa Creatis
      • « L’œil, miroir du cœur » – Projet COREYE (COronary Resistance by EYE examination)
    • 11h30 Thierry Drilhon, directeur général de la Fédération française de cardiologie
    • 11h40 Remise officielle des bourses et dotations de recherche

    12h15 Conclusion de Frédérique Vidal, ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation

  • Phase IV des pôles de compétitivité : 6 pôles de santé labellisés

    Après 14 ans d’activité des pôles de compétitivité au service de l’innovation et des PME, le Gouvernement a souhaité réaffirmer la pertinence du modèle et impulser une nouvelle dynamique à cette politique. Il a donc lancé un appel à candidature (AAC) en juillet 2018 en lien étroit avec les conseils régionaux pour désigner les pôles de compétitivité sur la période 2019–2022.

    Cet AAC avait pour finalité de sélectionner des pôles de compétitivité capables, en continuité avec les premières phases structurées autour des thématiques « l’usine à projets » et « l’usine à produits » afin de porter une ambition européenne pour cette phase IV.
    Il vise à faire émerger des écosystèmes plus forts, plus intégrés entre public et privé, permettant in fine à la France d’atteindre l’excellence dans des secteurs clés d’avenir et de se doter de filières économiques plus compétitives pour créer de la valeur et de l’emploi mais aussi porter les ambitions du pays.

    Les pôles santé labellisés pour 5 ans sont :
    • BioValley France ;
    • Eurobiomed ;
    • LyonBiopôle ;
    • Medicen ;
    • NSL (Nutrition santé longévité) ;
    • et pôle pour un an, prolongeable sous condition : Atlanpôle Biothérapies.

    À l’issue de cette procédure, le Premier ministre Édouard Philippe a décidé de suivre les recommandations du comité de sélection et de labelliser 56 pôles de compétitivité, dont 5 en santé.

    5 pôles santé sont labellisés pour 5 ans

    Les pôles santé labellisés pour 5 ans sont :

    • BioValley France ;
    • Eurobiomed ;
    • LyonBiopôle ;
    • Medicen ;
    • NSL ;
    • et pôle pour un an, prolongeable sous condition : Atlanpôle Biothérapies.

    Les pôles de compétitivité en santé rassemble près de 1 300 adhérents

    Les industries de santé sont parmi les secteurs les plus dynamiques et les plus innovants. Les pôles de compétitivité en santé français ont déjà souhaité se rassembler en juin 2018 pour témoigner ensemble de l’importance de cette filière, seconde en matière d’investissements R&D, avec 11 % du PIB national pour un chiffre d’affaires annuel moyen de 65 milliards d’euros*.

    Les pôles de compétitivité en santé sont des piliers de l’innovation, notamment parce qu’ils rassemblent tous les acteurs qui s’y consacrent au sein de leurs membres, soit près de 1 300 adhérents, dont au moins 1 000 PME, mais aussi des grandes entreprises, des académiques, des professionnels de santé (y compris des établissements) et les collectivités territoriales.

    Les pôles de santé ont soutenu des projets pour une valeur de près de 5 Mds €

    « Usines à projets » : les pôles de santé ont soutenu des projets pour une valeur de près de 5 milliards d’euros, impliquant plus de 1 000 adhérents et permettant la mise sur le marché de 400 produits ou services.

    Déjà très impliqués à l’international, les pôles de compétitivité en santé auront à répondre à l’engagement européen attendu en phase 4 pour contribuer non seulement à l’essor économique du pays mais aussi à son rayonnement international (3ème secteur exportateur).

    56 pôles de compétitivité au total

    48 pôles de compétitivité sont labellisés pour une durée de 4 ans :

    • Aerospace Valley ;
    • Agri SOI ;
    • Alimentation Bien-être Naturalité (ABEN) ;
    • ALPHA-RLH ;
    • ASTech ;
    • Axelera ;
    • BioValley France ;
    • Cap Digital ;
    • Capénergies ;
    • CARA ;
    • CIMES ;
    • Cosmetic Valley ;
    • DERBI ;
    • EMC2 ;
    • EuraMaterials ;
    • Eurobiomed ;
    • Finance Innovation ;
    • Hippolia ;
    • IAR ;
    • iD4CAR ;
    • Images & Réseaux-TES ;
    • i-Trans ;
    • LyonBiopôle ;
    • Materalia ;
    • Medicen ;
    • Minalogic ;
    • Mov’eo ;
    • Nuclear Valley ;
    • NSL ;
    • Optitec ;
    • PEC ;
    • Plastipolis ;
    • PMBA ;
    • PMM ;
    • PMV ;
    • Pôle Avenia ;
    • Pôle de la filière de l’Eau ;
    • PVF ;
    • Qualitropic ;
    • S2E2 ;
    • SAFE ;
    • SCS ;
    • SYSTEMATIC ;
    • Techtera ;
    • Tenerrdis ;
    • Valorial ;
    • Vitagora ;
    • Xylofutur.

    8 pôles de compétitivité sont labellisés pour une durée d’un an, prolongeable à quatre ans sous certaines conditions :

    • Atlanpôle Biothérapies ;
    • Elastopôle ;
    • Microtechniques ;
    • NOV@LOG ;
    • PICOM ;
    • Team² ;
    • Aquimer ;
    • Fibres-Energivie.
  • TakeCareShow : l’humanisation du numérique et la numérisation au service du patient, le 04/04/2019

    La 2ème édition du TakeCareShow, journée nationale de la e-santé organisée par Innovhealth et Hélium, aura lieu le 4 avril 2019 au Centre des congrès de Reims. La thématique de cette année sera « l’humanisation du numérique et la numérisation au service du patient« .

    L’événement rassemblera différents acteurs de la e-santé, aussi bien des professionnels de santé, des chercheurs et des scientifiques, que des entrepreneurs, des investisseurs et des représentants politiques.

    Les inscriptions, gratuites, doivent être réalisées en ligne sur Eventbrite.fr.

    La blockchain 4.0, le big data et l’IA au programme

    Le programme détaillé sera révélé ultérieurement.

    Les porteurs de l’événement précisent néanmoins qu’un forum de la e-santé sera organisé autour des sujets suivants :

    • le passeport santé numérique : les citoyens au cœur ;
    • le patient acteur et maître de ses données médicales ;
    • la blockchain 4.0 nouvelle génération : Real-World Evidence ;
    • la téléconsultation embarquée et l’avenir de l’accès aux soins (smart telemedicine) ;
    • big data santé et intelligence artificielle collaborative : études en vie réelle.

    Il sera suivi d’une conférence en format keynote.

    La journée s’achèvera par un cocktail dînatoire pour permettre aux différents acteurs du secteur de la e-santé présents d’échanger.

    Contact

    • +33 (0)3 52 74 05 68
    • marketing@innovhealth.com
  • L’administration Trump lance une version mobile 2.0 du Blue Button

    Un nouveau projet de loi présenté aux États-Unis en décembre 2018 obligerait les Centers Medicare & Medicaid Services à faire connaître et à soutenir la plateforme mHealth Blue Button afin de permettre aux citoyens d’accéder plus facilement à leurs données de santé personnelles.

    Le Congrès cherche à contraindre le gouvernement fédéral à élargir la plateforme pour que les assurés de Medicare et Medicaid puissent accéder à leurs données de santé personnelles et les utiliser.

    La plateforme originale Blue Button, développée par Bettina Experton de Humetrix, a été dévoilée en 2010 par le président de l’époque, Barack Obama. Blue Button 2.0 a fait sa première apparition publique à la conférence de la société HIMSS et a attiré l’attention de quelques 1 200 développeurs de logiciels.

    Soutenue fortement par l’administration Trump, le programme Blue Button 2.0 devrait susciter beaucoup d’intérêt dans les prochains mois. Par exemple, les Vétérans américains font partis des nombreux groupes et agences ayant adopté le cadre Blue Button, qui a dévoilé début décembre 2018 sa première API mHealth permettant aux anciens combattants d’accéder à leurs données via des applications. Plus de 2 millions d’anciens combattants ont accédé à leurs données via le portail des Vétérans depuis l’introduction de Blue Button.

    Les éditeurs de logiciels de dossiers patients, tels que Epic, Allscripts et Cerner, commencent eux aussi à travailler avec des développeurs d’applications tiers et à intégrer les API du programme Blue Button. En outre, plus de 700 développeurs d’applications se sont inscrits pour utiliser Blue Button 2.0, y compris des géants de la technologie tels que Amazon, Google, IBM, Microsoft, Salesforce et Oracle. En août 2018, ces six grandes entreprises ont signé un accord visant à accélérer les progrès en matière de normes de données de santé et d’interopérabilité. L’objectif affiché est l’élimination des barrières entre les données, la compilation de grands volumes de données de santé afin d’accroître l’efficacité de l’intelligence artificielle (IA) et la révolution numérique en santé.