International

  • Programme TSN : une nouvelle version du guide de référence technique (Asip Santé)

    Une 3e version du « guide de référence technique du programme TSN » complétée par deux nouveaux chapitres sur la dématérialisation du parcours vaccinal et l’intégration des services numériques en ligne a été mise en ligne par l’Asip Santé le 21 octobre 2016.

    Une première version avait été publiée en juin 2015 qui décrivait les standards et référentiels applicables aux projets TSN ainsi qu’une série de recommandations en termes d’urbanisation et d’interopérabilité pour favoriser la conception de services innovants. Une deuxième version avait été proposée en novembre 2015, enrichie d’un chapitre consacré à la « dématérialisation et structuration du compte-rendu de biologie médicale ».

    Deux nouveaux chapitres

    • la dématérialisation de la gestion du parcours vaccinal. Cette gestion repose sur différents services: un service de partage des données du carnet de vaccination, un service de recherche des recommandations contextualisées à destination des professionnels de santé et d’informations personnalisées destinées aux usagers;
    • les modalités d’intégration « légères » des services numériques mis en ligne par les plateformes de services. Ce chapitre a vocation à s’enrichir au fil des retours d’expérience des premières mises en œuvre.
  • Dépendance des personnes âgées : la DREES publie des données département par département

    « Vie quotidienne et santé », tel est le nom de l’enquête réalisée par la DREES auprès de 166 800 personnes âgées de plus de 60 ans entre août 2014 et janvier 2015, et dont les résultats sont disponibles depuis le 20 octobre 2016.

    « Vie quotidienne et santé » vise à évaluer les difficultés rencontrées par les personnes de plus de 60 ans vivant à domicile pour réaliser les actes de la vie quotidienne. Elle est structurée en trois champs :

    • état de santé : état de santé perçu, maladie chronique ;
    • restrictions sur les activités de la vie quotidienne ;
    • aides reçues : aide de l’entourage, aide professionnelle, aides techniques à la mobilité, aménagement du logement.

    Les résultats sont présentés département par département, ce qui permet de mesurer les variations territoriales dans l’état de santé des personnes âgées et les aides dont elles disposent.

    La DREES mène actuellement une enquête auprès des personnes âgées vivant en établissement afin de compléter les données sur la population des plus de 60 ans.

  • TSN : Transformation numérique et organisationnelle des parcours le 6/12/2016

    2 ans après le lancement du programme Territoire de soins numérique, le ministère des Affaires sociales et de la santé organise le 6 décembre 2016, en collaboration avec l’ANAP, une journée pour partager les premières avancées. Les participants découvriront les résultats du programme en termes d’innovations organisationnelles et technologiques au profit de prises en charge plus coordonnées, plus collaboratives, et associant plus étroitement les patients.

    Organisée autour des thématiques de parcours, de plateformes territoriales d’appui, d’achat innovant, de co-conception, de services numériques, cette journée donnera la parole aux acteurs des cinq projets pilotes afin de témoigner des bénéfices de ce programme dans la mise en place de parcours au sein des territoires.

    Programme détaillé et formulaire d’inscription prochainement disponibles.

  • Louis Omnès définit les piliers de l’hôpital numérique (colloque e-santé de l’HEGP)

    – Un réseau Internet sécurisé,
    – un dossier patient commun,
    – un hôpital communicant,
    – un hôpital automatisé/robotisé,
    – un bâtiment intelligent,
    – un hôpital écologique,

    tels sont pour Louis Omnès, ancien directeur de l’HEGP qui s’exprimait lors du colloque e-santé de l’HEGP le 20 octobre 2016 , les piliers de l’hôpital numérique.

    Il a également décrit la eGouvernance impliquée par l’hôpital numérique, qui vise à instaurer des modes de travail collaboratif entre les acteurs de santé et améliorer la coordination du parcours de soin.

    L’HEGP est un des hôpitaux les plus « numérisés »: il est classé au stade 6 de l’EMRAM qui prend notamment en considération l’intégration du dossier patient, la prescription connectée multi-domaines et par protocoles, l’aide à la décision clinique et la sécurisation du circuit du médicament. La grille d’analyse comprend 8 niveaux, de 0 (pas de plus-value médicale du système d’information) à 7 (dossier médicaux informatisés complets).

    Louis Omnès dresse le portrait de l’hôpital numérique idéal, dont les fondements repose notamment sur une logistique robotisée et automatisée.

    Les piliers de l’hôpital numérique

    • Un réseau VDI Internet Protocol
      Correspondant selon la définition de l’ancien directeur de l’HEGP à « une live box à l’échelle de l’hôpital », sécurisée à 99,9%.
    • Le dossier patient commun :
      Informationnel (événements, compte-rendus, résultats de laboratoire) bénéficiant d’un pilotage médico-économique, d’une gestion des ressources (prise de RV).
    • Un hôpital communicant:
      • en interne : terminal multimédia, gestion des appels (IP, Mssanté, PC mobile, aide à la saisie, dictée numérique, reconnaissance vocale).
      • en externe : EMR pacs partagés, supports de décision clinique,  télémédecine. Tout ceci intégré dans une traçabilité spatio-temporelle : les dispositifs sont identifiés et localisés en temps réel.
    • Un hôpital automatisé/robotisé :
      Transports, processus (circuit du médicament, stérilisation, analyses laboratoire), tâches (robotisation chirurgicale, aide soignante, armoires & chariots digitalisés.
    • Un bâtiment intelligent :
      • Gestion des énergies : régulation automatique
      • Gestion de la sécurité des biens et des personnes
      • Orientation numérique : kiosques interactifs, guidage optique
    • Un hôpital écologique :
      • Bâtiment durable HQE
      • Gestion optimisée et automatisée des interventions de maintenance, gestion maîtrisée (simulation/contrôle) de maintenance des actifs physiques
      • Green IT : visualisation et gestion optimisée du parc
      • Gestion écologique des déchets d’activités

    Selon Louis Omnès, un hôpital numérique nécessite par définition, une eGouvernance.

    La eGouvernance

    Dans le système de santé, l’hôpital est un acteur important, une gouvernance IT nécessite un alignement stratégique, une stratégie médicale et organisationnelle ainsi qu’un pilotage sécurisé de la logistique informationnelle.

    L’hôpital produit une valeur multiforme offrant : rapidité de soin, qualité de soin par PEC multidisciplinaire, sécurité par traçabilité, maîtrise des coûts de production, diffusion du savoir, attractivité pour les personnels et les malades.

    La eGouvernance du système de santé territorialisé peut s’insérer dans un cercle vertueux : la performance du système de santé peut être améliorée par le parcours patient :

    • En interne par le dossier patient électronique, le bed management, la modélisation du chemin clinique par rapport aux grandes pathologies.
    • En externe par le dossier électronique ouvert, la médecine de premier recours, des portails e-patient & e-praticiens, réseau de moyen et long séjour, HAD, télémédecine (consultation, surveillance, expertise, assistance), plate-forme d’objets connectés.

    Ceci doit être alimenté par le partage du savoir entre professionnels et usagers via des outils informatiques d’aide à la prescription, un accès généralisé des données type guidelines, ainsi que par des consultations virtuelles de suivi, un deuxième avis à travers l’éducation santé, la télé-information, le conseil et la vigilance, des rendez-vous internet.

  • Cadre d’interopérabilité : nouveaux documents soumis à concertation par l’Asip

    Une concertation publique sur la doctrine du cadre d’interopérabilité des systèmes d’information de santé (CI-SIS) ainsi que sur les premiers éléments du premier cycle de la nouvelle gouvernance a été lancée par l’Asip santé le 13 octobre 2016.

    Toutes les parties prenantes du domaine sont invitées à faire part de leurs remarques sur les spécifications proposées jusqu’au 15 janvier 2017.

    Les documents concernés

    Couche contenu métier

    • Évaluation pluri-professionnelle post AVC

    Ce volet structure les données de la consultation d’évaluation post AVC (PAVC) qui s’inscrit dans le parcours de soins de toute personne victime d’AVC pour permettre l’accompagnement à six mois de la sortie de l’établissement de santé, pour une reprise du cours de la vie adaptée au lieu de vie. Il constitue le quatrième volet d’un ensemble de trois volets, couvrant chacun les différentes périodes de la prise en charge aiguë d’un AVC par une Unité Neuro-Vasculaire (UNV).  

    Couche service

    • Éléments préparatoires au volet cahier de liaison
      • l’étude « métier » pour la mise en œuvre d’un cahier de liaison,
      • l’analyse comparative des normes, standards et profils de normes et standards qui ont été identifiés comme adaptés pour la mise en œuvre des flux structurés présentés dans l’étude métier du cahier de liaison.
    • Éléments préparatoires au volet notification d’événements
      • l’étude « métier » pour la mise en œuvre de la notification d’événements,
      • l’analyse comparative des normes, standards et profils de normes et standards qui ont été identifiés comme adaptés pour la mise en œuvre des flux structurés présentés dans l’étude métier notification d’événements.
  • Série « SI hospitaliers » : 3 questions à Michael de Block, DSI du CH de Troyes

    Le centre hospitalier de Troyes est établissement support du GHT de l’Aube et du Sézennais, qui comprend 4 établissements hospitaliers, un EPSM et 4 Ehpad.

    Dans quel état d’esprit abordez-vous la convergence des SI dans le cadre du GHT ?

    Nous avons eu la chance d’avoir un directeur visionnaire qui a poussé à la mise en place d’une direction unique pour les établissements hospitaliers de notre territoire autour du centre hospitalier de Troyes. Nous étions donc déjà structurés comme un GHT.

    Nous avions par ailleurs déjà créé un GCS santé numérique, qui nous a permis d’élaborer une stratégie de SI convergent.

    Où en est cette stratégie ?

    Nous avons une logique de convergence globale à trois ans, autour des logiciels DxCare pour le DPI et Cpage i pour la GAM, la GEF et la GRH. Elle se fait pour l’instant à plusieurs vitesses, certains établissements venant de réaliser des investissements en matière de système d’information, d’autres étant fortement spécialisés, comme l’EPSM.

    Nous avons également entamé les démarches nécessaires afin que le centre hospitalier de Troyes soit agréé pour l’hébergement des données de santé, ce qui nous a incités à revoir l’ensemble de nos équipements et de notre organisation.

    Avez-vous mis en place des collaborations avec les professionnels de santé libéraux ?

    Le territoire de notre GHT est étendu, avec une problématique de désertification médicale, et des distances importantes entre établissements. Les professionnels de santé sont demandeurs de coopération, et nous avons développé un portail sécurisé ville/hôpital, MyGHT, qui permet d’améliorer la coordination du parcours de soin et la réorientation des patients. Il fonctionne bien car les professionnels de santé ont été associés à son élaboration, et se le sont approprié.

    Notre objectif est d’aboutir à un système d’information territorial.

  • Le HCAAM adopte un plan stratégique 2016-2017 et publie un avis sur l’innovation en santé

    • Où en est-on de l’innovation en santé ?
    • Les principes d’action publique en matière d’innovation,
    • Les enjeux opérationnels pour l’action publique en matière d’innovations,

    tels sont les trois grands axes de l’avis du HCAAM sur l’innovation en santé adopté le 13 juillet 2016 et rendu public le 19 octobre 2016.

    Cet avis a été validé par un courrier de Manuel Valls daté du 26 août 2016, également rendu public le 19 octobre 2016, qui entérine le programme stratégique 2016-2017 du HCAAM autour des thématique suivantes:

    • la prévention,
    • l’organisation de la médecine de deuxième recours,
    • la prospective des dépenses,
    • la prospective du reste à charge,
    • la régulation du système de santé.

    Enfin, un rapport appuyant l’avis du HCAAM sur l’innovation en santé également adopté le 13 juillet a aussi été rendu public le 19 octobre 2016. Les grands axes de ce rapport:

    • la prospective en matière d’innovations en santé,
    • la refondation d’un système contemporain d’innovation soins-recherche,
    • la régulation du système d’innovation en santé,
    • la question de la gouvernance du système d’innovation en santé.

    Les grands axes de l’avis du HCAAM

    • L’avis du HCAAM vise à replacer dans un cadre global les innovations dans le domaine de la santé en repensant les principes d’action et les outils qui à la fois permettent d’intégrer les nouvelles technologies de manière efficace et présentent les caractéristiques attendues d’un système d’innovation.
    • Il dresse un bilan de l’état des débats concernant l’innovation en santé sur trois plans : les progrès des sciences et des techniques, les innovations organisationnelles et la transformation numérique.
    • Il s’attache aux principes de l’action publique en situation d’innovation, en dessinant les contours du système d’innovation, en s’attachant à l’économie industrielle du secteur des biens de santé, en considérant la soutenabilité financière du système, la place des usagers et la conduite des politiques de formation.
    • Il dégage les enjeux opérationnels pour l’action publique, autour de plusieurs axes :
      • le développement d’une approche stratégique au niveau national,
      • la mise en place d’un cadre favorable aux initiatives innovantes,
      • les capacités d’anticipation et d’évaluation,
      • les nouveaux contours de la planification territoriale,
      • les enjeux d’organisation financière et de tarification.

    Le rapport « Innovation et système de santé »

    Le travail mené par le HCAAM sur la thématique « Innovation et système de santé » a donné lieu à un rapport appuyant l’avis, rapport constitué de deux tomes.

    Quatre parties composent le tome I du rapport :

    • La première partie, consacrée à la prospective en matière d’innovations en santé, s’attache à explorer les évolutions des sciences et techniques en santé avant d’aborder les innovations organisationnelles sous l’angle prospectif (quelles sont les formes d’organisation nouvelles à l’horizon de 15 ans ?), mais également en abordant les conditions de transformation des organisations. Cette partie du rapport est enfin complétée par un chapitre consacré au numérique et à ses potentialités de transformation du système de santé.
    • La seconde partie du rapport part du modèle de la réforme menée en son temps sur la base du rapport de la Commission présidée par le professeur Robert Debré, pour proposer la refondation d’un système contemporain d’innovation soins-recherche, en insistant sur la question des ressources humaines et celle de l’articulation avec les enjeux d’innovation de l’industrie et de la recherche.
    • La troisième partie du rapport s’attache à la régulation du système d’innovation en santé et fait des propositions sur les points clef de ce système : la veille sur les produits de santé et leur évaluation ; le développement d’approches favorables à l’innovation dans la conception de la gradation des soins, des infrastructures, de l’efficience ; le financement des soins et de l’innovation (prix des médicaments, évolutions des tarifications et des prises en charge, financement de l’investissement et de l’accompagnement au changement, évolutions de l’architecture financière globale).
    • Enfin, la dernière partie du rapport aborde la question de la gouvernance du système d’innovation en santé, sur le plan national et sur le plan territorial en insistant sur les problématiques posées par les techniques de planification, la coordination entre les acteurs et l’articulation entre le national, le régional et le local au regard des évolutions et innovations souhaitables. Deux chapitres de cette partie du rapport sont par ailleurs consacrés à deux types d’acteurs essentiels à la réflexion sur l’innovation en santé : ceux qui in fine doivent bénéficier des innovations technologiques et organisationnelles, les patients et les citoyens, et ceux qui sont à l’origine des innovations : les innovateurs.

    Le tome II du rapport du HCAAM comprend lui des éléments thématiques :

    • Une monographie relative à l’innovation et à la prise en charge des patients atteints d’insuffisance rénale chronique terminale ;
    • Une monographie relative à l’innovation dans la prise en charge en cancérologie ;
    • Un document de présentation et de synthèse des rapports de prospective sur l’innovation en santé.
  • Avis du Haut conseil pour l’avenir de l’assurance maladie (HCAAM) sur l’innovation en santé

    L’avis du HCAAM adopté le 13 juillet 2016 et rendu public le 19 octobre 2016 vise à replacer dans un cadre global les innovations dans le domaine de la santé en repensant les principes d’action et les outils qui à la fois permettent d’intégrer les nouvelles technologies de manière efficace et présentent les caractéristiques attendues d’un système d’innovation.

  • Dispositifs médicaux : le CHU de Nîmes crée un institut d’évaluation

    Se positionner comme centre de référence au niveau français et européen en matière d’évaluation des dispositifs médicaux, tel est l’objectif de la création de l’Institut d’évaluation du dispositif médical (IDIL) par le CHU de Nîmes annoncée le 20 octobre 2016.

    Cette création s’inscrit dans le contexte de l’application à partir de 2017 d’une directive européenne imposant des évaluations cliniques des dispositifs médicaux avant et après leur marquage CE.

    Conçu en partenariat avec le pôle de compétitivité Eurobiomed et la métropole de Nîmes, l’Institut d’évaluation du dispositif médical proposera une plateforme d’expertise aux entreprises du dispositif médical, avec une rémunération de la prestation, et une participation à l’évaluation clinique pour la sécurité des patients.

    La plateforme s’appuiera sur deux pôles d’expertise (matério-épidemiologie et matério-économie), une unité de recherche méthodologique spécifique, une équipe spécialisée en recherche clinique et biostatistique ainsi qu’une équipe terrain identifiée.

    Le CHU de Nîmes indique souhaiter mener 30 nouveaux projets de recherche clinique par an sur les dispositifs médicaux grâce à l’Institut d’évaluation du dispositif médical : « c’est un levier pour développer des moyens de recherche dans nos services, tout en renforçant notre expertise sur les DM, en devenant un véritable centre de référence et de recours, tant au niveau régional que national et européen« .

  • Med’In’Toulouse, 1ère journée de valorisation des innovations hospitalières

    La première journée de la valorisation des innovations hospitalières, intitulée « Med’In Toulouse, de l’invention au patient », aura lieu le 22 novembre 2016 au Centre d’enseignement et de congrès de l’hôpital Pierre-Paul-Riquet de Toulouse.

    Les différentes thématiques incluant aspects théoriques et retours d’expériences abordées seront: santé connectée, logiciels, brevets, bases de données, création d’entreprises, échantillons biologiques.

    Le programme complet est disponible sur le lien ci-contre : Programme détaillé de la journée Med’In Toulouse