International

  • John Fleming appointed deputy assistant secretary for health technology at HHS

    John Fleming, a former Republican Congressman for Louisiana, was appointed Deputy Assistant Secretary at the Department of Health and Human Services at the end of March 2017. His role remains unclear.

    John Fleming is set to work on an agenda that includes regulations tied to technology and the practice of medicine and the removal of barriers in data exchange, in addition to finding ways to cut down on provider paperwork.  Last year, Fleming predicted that if paperwork requirements couldn’t be reduced, physicians would stop accepting Medicare patients.

    Donald Trump did not mention the Office of National Coordinator for Health IT (ONC) in his budget, and Fleming’s appointment does not offer any insight into what the status of this unit will be. Fleming told Politico that he believes the ONC may be reorganizing. At the time of this writing it is too early to know what (if any) impact this omission will have on the agency.

    The appointment of Fleming, like the appointment of Tom Price, raises new questions about existing regulations. Price supports delaying Stage 3 of Meaningful Use, as does Fleming. Fleming also supports softening reporting requirements for MACRA.

    Fleming is a former member of the Doctors Congress and the Freedom Caucus and is looking forward to focusing his new role on improving how technology is used in the practice of medicine. Fleming is trained as a Family Practice physician.

    As of March 30, 2017 confusion surrounding the appointment of Fleming continued, as he’s being appointed to a newly created position and there has been no official start date announced. The creation of a new post also has fueled media speculation that the ONC is facing downsizing.  It is worth noting that the ONC was created by Republican President, George W. Bush in 2004 with the stated goal of creating solutions to interoperability problems.

    Fleming has expressed a passion for the use of technology in the practice of medicine, as he believes the future of medicine will be dependent upon technology. Fleming will be reporting to newly named National Coordinator, Donald Rucker, M.D. According to media reports, Fleming was told he was interviewing for that position and as a result of these reports pundits have wondered if Fleming’s appointment is a way for the White House to keep an eye on the ONC.

    In 1997, Fleming’s medical practice adopted electronic health records (EHR), and he went completely paperless in 1999. Fleming often discusses the burdens that Meaningful Use requirements put on EHR vendors. In an effort to motivate physicians to adopt technology, Fleming has mentioned the possibility of paid incentives.

    As of April 2017, several health information technology societies have praised Fleming, including HIMSS.  Conservative health information technology organizations see Fleming as an ally against an ONC that has been overreaching the last several years.

  • HAS : la ministre de la Santé impose Christian Saout dans la composition du collège

    La ministre de la Santé est revenue sur la composition prévue du Collège de la Haute Autorité de Santé en privilégiant la présence d’un représentant des patients – Christian Saout – à celle de Gérard Pouvourville, économiste de la santé. Cette décision intervient alors que les associations de patients s’étaient émues de l’absence de la représentation des usagers au sein de l’institution.

    Elle n’a à ce stade pas donné suite aux revendications des syndicats de médecins libéraux qui regrettaient l’absence de leur confrère en remplacement du Dr Jean-François Thebaut.

  • L’Australie en position de devenir le leader de la médecine génomique

    Bill Ferris, président de l’Innovation and Science Australia (ISA), estime que le secteur de la technologie médicale jouera en Australie un rôle moteur en matière d’innovation et que le pays pourrait devenir leader dans le domaine de la médecine génomique.
    L’expert a partagé cette analyse au mois de mars 2017, juste avant un discours prononcé le 15 mars à la chambre de commerce australienne des États-Unis. Il y a exposé les six principaux défis auxquels devra faire face le pays pour devenir une « nation d’innovation de premier plan ».

    Australie : les services de santé numérique et la gestion des big data au cœur des projets d’innovation

    L’Innovation and Science Australia est un organisme indépendant chargé de conseiller le gouvernement et d’effectuer des recherches, notamment dans le domaine des sciences, des technologies et du business development.

    Selon Bill Ferris, les secteurs les plus prometteurs pour le pays sur le marché de la santé sont :

    • les services liés à la santé numérique (dossier médicaux numériques, plateformes rassemblant les historiques de santé…), qui facilitent l’accès aux données et leur analyse, permettant ainsi une meilleure prévention. Un secteur pour lequel Bill Ferris se dit très optimiste.
    • les big data, dont la bonne gestion est essentielle dans le cadre de la médecine de précision. La réussite dans ce domaine découle « de nos capacités en matière de séquençage de gènes et d’analyse de pathologie », précise M. Ferris. « C’est un domaine d’activité énorme et, d’après notre analyse, l’Australie est déjà en bonne position et pourrait faire partie des chefs de file. »

    L’Australie a déjà fondé l’Australian Genome Referencing Facility avec la succursale de Melbourne basée à l’Institut Walter and Eliza, et Sydney dispose du Kinghorn Center for Clinical Genomics à l’Institut Garvan.

    En novembre 2015, le Conseil national de la santé et de la recherche médicale du pays a remis la deuxième plus importante subvention de son histoire, soit 25 millions de dollars (23 M€), à l’Australian Genomic Health Alliance, un réseau national de 47 organisations partenaires, dont des instituts de recherche, des hôpitaux et des universités.

    Le secteur médical australien figure parmi les plus avancés au monde selon Bill Ferris

    L’industrie médicale australienne a déjà atteint un niveau de classe mondiale en termes de création de savoirs, estime Bill Ferris. D’après lui, le Fonds de traduction biomédicale (500 M$ ; 463 M€) entraînerait davantage de succès commerciaux et la base de données mise en place par le ministère de la Santé, My Health Record (MyHR), pourrait ouvrir de nouvelles possibilités aux start-up.

    « [Avec MyHR] (…) les questions de confidentialité ont déjà été bien traitées et, en ce sens, nous sommes en avance sur presque n’importe qui dans le monde… [Cette base de données] peut devenir une ressource précieuse pour mettre en place une meilleure prestation de services, de meilleurs pronostics et devenir une base solide pour toute une série de nouvelles applications commerciales, y compris dans le domaine de la médecine de précision. »

    Les six grands défis cités par Bill Ferris :

    • 1. encourager davantage d’entreprises australiennes à mettre en place les meilleures pratiques mondiales en matière d’activités innovantes dans le domaine de la santé ;
    • 2. obtenir des avantages économiques et sociaux plus importants grâce à des processus plus novateurs d’approvisionnement et de prestation de services de la part des gouvernements ;
    • 3. développer un système éducatif plus apte à répondre aux besoins changeants des citoyens et des entreprises ;
    • 4. renforcer la collaboration entre les secteurs de la recherche et de l’industrie afin d’accroître l’innovation et la commercialisation ;
    • 5. multiplier les engagements stratégiques internationaux pour attirer les talents, les savoirs et les capitaux afin d’alimenter le système d’innovation ;
    • 6. privilégier des projets à fort impact, capables d’opérer des changements dans l’optique d’obtenir de meilleurs résultats d’innovation en Australie d’ici 2030 et au-delà.

    Les six challenges en question seront placés au centre des recommandations que l’Innovation and Science Australia doit soumettre au gouvernement d’ici la fin de l’année. Objectif du programme : positionner l’Australie parmi les leaders mondiaux de l’innovation d’ici 2030.

    « Notre personnel de santé aura besoin de solides compétences pour générer, transférer et mettre en œuvre des connaissances et des idées. Nous avons besoin d’un système intégré d’éducation et de compétences qui produise et soutienne une main-d’œuvre capable de réagir et de s’adapter au changement. Nous voulons que nos enfants aient des compétences très développées dans les domaines de la logique, de la créativité et de l’interaction sociale », a déclaré M. Ferris.

    Il a également évoqué le besoin de déployer des projets ambitieux à grande échelle et à fort impact pour stimuler l’innovation au sein de l’industrie.

    « À travers l’élaboration du Plan stratégique de 2030, nous espérons identifier une ou plusieurs initiatives majeures (…) capables d’engendrer des avantages directs et indirects importants pour notre système d’innovation et pour l’économie en général. »

  • Australia will lead the medical technology’s market, according to Bill Ferris (ISA)

    Bill Ferris, chair of Innovation and Science Australia (ISA), believes the sector of medical technology will play a major role in the country’s innovation and think Australia could become the world leader in genomic medicine.

    The expert shared this analysis in March 2017, just before a speech on March 15 to the Australian American Chamber of Commerce, where he outlined the six key challenges that will face the country to become a « top tier innovation nation ».

    Australia: digital health services and big data management at the heart of innovation

    Innovation and Science Australia is an independent statutory board which provides strategic advice to the whole Government of the Commonwealth of Australia on all science in science, technology and business development.

    According to Bill Ferris, the most promising sectors on the Australian healthcare market are:

    • Digital health services (digital medical documentation, history platform…), which facilitate big data access and analysis, enabling better prevention. This sector is « the one I’m most optimistic about it », said Bill Ferris.
    • Big data: an effective big data management is essential, especially in the field of precision medicine. Success in this sectors stems « from our capabilities in gene sequencing and pathology analysis, » said Bill Ferris. « That is a huge area of activity and from our analysis Australia is already right up there and could be positioned at the front of the bus. »

    Australia has already founded the Australian Genome Facility Referencing with the Melbourne branch based at the Walter and Eliza Institute, while Sydney has the Kinghorn Center for Clinical Genomics at the Garvan Institute.

    In November 2015, the National Health and Medical Council has delivered the second largest grant in its history of $25 million (€23 M) to the Australian Genomic Health Alliance, a national network of 47 partner organizations, including hospitals, research institute, and universities.

    The Australian medical sector is among the most advanced in the world, according to Bill Ferris

    The Australian medical industry is already world-class in terms of knowledge creation, said Mr Ferris. According to him, the $500 million (€463 M) Biomedical Translation Fund would lead to more commercial successes and the database set up by the Ministry of Health, My Health Record (MyHR), would open up new opportunities for startups.

    « [Through MyHR], privacy issues have already been well covered and in that sense we’re ahead of almost anyone in the world… It can become a valuable resource for better service delivery, prognosis, diagnosis and the basis for a whole pile of new business applications, including precision medicine. »

    The six key challenges outlined by Bill Ferris:

    • 1. Encouraging more Australian companies to achieve global best practice in innovative activity on the healthcare market;
    • 2. Getting greater economic and social benefits through more innovative procurement and service delivery performance of governments;
    • 3. Developing an education system more responsive to the changing needs of citizens and businesses;
    • 4. Strengthening collaboration between Australian research and commerce sectors to increase innovation and commercialization;
    • 5. Maximizing strategic international engagements to bring in the talent, knowledge and capital to fuel the innovation system;
    • 6. Selecting high-impact projects capable of making changes in Australia’s innovation outcomes out to 2030 and beyond.

    This six challenges will form the backbone of the recommendations Innovation and Science Australia will submit to the government by the end of 2017. Main goal: positioning Australia to be a world innovation leader by 2030.

    « Our workforce will require the skills to generate, transfer and implement knowledge and ideas. We need an integrated education and skills system that produces and supports a workforce capable of reacting and adapting to change. We want our children to have highly developed skills in the areas of logic, creativity, and social interaction, » said Bill Ferris.

    He also mentioned the possibilities of using major high-impact large scale projects to drive innovation.

    « In developing the 2030 Strategic Plan, we hope to identify one or more major, game-changing, initiatives with scale that can deliver significant direct and spill-over benefits to the innovation system and broader economy. »

  • « Il faut investir massivement dans la transformation numérique du système de santé » (M. Gagneux)

    Michel Gagneux, directeur général de l’Asip Santé, invité dans le cadre de la conférence semestrielle de Syntec numérique du 29 mars 2017, dédiée à la santé, a exposé sa vision du numérique en santé dans les prochaines années : après une décennie qui a permis d’arriver à un premier palier de maturité, il est temps de préparer les services de nouvelle génération, ce qui implique notamment des investissements massifs.

    Les deux conditions à réunir pour accélérer

    Regrettant la difficile pénétration dans les usages des premières briques numériques construites depuis 10 ans (messagerie de santé, DMP, etc.), Michel Gagneux a estimé qu’il était temps de préparer les services de nouvelle génération (extension numérique au médico-social, big data, etc.) tout en concrétisant les premières avancées, car « on ne peut pas se permettre de prendre autant de temps ».

    Deux conditions sont à ses yeux nécessaires pour ce faire :

    • élaborer une stratégie nationale forte, fixant un cadre et des priorités, sur 5 ans, et l’appuyer sur une gouvernance interministérielle permettant de répondre également aux finalités économiques de la e-santé. Le conseil stratégique du numérique en santé est, de ce point de vue, une première étape ;
    • investir massivement dans la transformation numérique du système de santé. Michel Gagneux a indiqué que les dépenses en matière d’informatique de santé représentaient 0,75 % du total des dépenses de santé en France, contre 2,5% en Suède et 2 % aux États-Unis.

    Les 4 priorités pour ce nouveau cycle

    Michel Gagneux a identifié 4 priorités d’action pour le nouveau cycle de numérique en santé qui débute :

    • un grand programme d’investissement pour la numérisation des hôpitaux, qui doivent être « moteurs des échanges » ;
    • le développement des services numériques aux patients, « grands absents de la politique publique », qui doit être une priorité absolue ;
    • la mise en œuvre d’une politique d’accompagnement du changement auprès de l’ensemble des acteurs, professionnels de santé comme éditeurs de logiciels ;
    • un programme global pour des sujets comme les outils d’aide à la décision, les outils de parcours et de coordination, ou encore le déploiement des objets connectés.

  • « Le SPIS est un dispositif de co-construction permanente » (Giovanna Marsico, déléguée au SPIS)

    Giovanna Marsico, déléguée au service public d’information en santé (SPIS), a accordé un entretien à Health&Tech Intelligence à l’occasion du lancement de sante.fr, la première brique du SPIS :

    • la place du citoyen dans les politiques publiques de santé,
    • le rôle de l’Etat dans l’information
    • l’utilisation du numérique et des objets connectés dans la prévention,

    Tels sont les principaux points abordés au cours de cet entretien.

    Comment faire évoluer les politiques publiques en santé par une réflexion centrée sur le citoyen ?

    Aujourd’hui, le système de santé est contraint par de nombreux facteurs. Le premier, c’est le facteur économique. Il y aussi des facteurs contextuels comme l’évolution de l’épidémiologie de la population, l’évolution des pratiques au sein de la population et la volonté des citoyens d’être plus informés et plus impliqués dans les choix qui les concernent.

    Si les politiques de santé ont toujours été conçues par les  politiques et les autorités sanitaires, elles se retrouvent aujourd’hui confrontées aux attentes grandissantes de la société de participer à leur orientation, notamment sur des enjeux sensibles. La question se pose alors pour les pouvoirs publics d’ouvrir des espaces de concertation qui ne se limitent pas à l’architecture classique des représentants associatifs mais qui impliquent aussi des nouveaux usages et outils collaboratifs. Ces outils nécessitent forcément une éducation de la population aux enjeux du système de santé, d’où le besoin d’assurer une information accessible, transparente, exhaustive et indépendante.

    Les outils numériques peuvent-ils servir à cela ?

    L’intérêt de s’appuyer sur des  outils numériques dépend largement de la cible que l’on souhaite atteindre. Des programmes à destination des jeunes trouveront un terrain idéal sur les réseaux sociaux ; inversement, des actions adressées à une population précaire seront plus efficaces via des notifications sur mobile.

    Le cœur des services numériques est situé dans les usages : si les destinataires y trouvent un intérêt, l’outil est efficace et répond à sa mission. Mais il doit être adapté à ses destinataires : d’où l’intérêt d’impliquer les destinataires d’outils et services à leur conception.  

    Que peut attendre le citoyen du numérique dans sa prise en charge ?

    Il faut distinguer plusieurs sujets dans le numérique. Il y a d’abord internet comme source d’information et donc comme facteur favorisant l’accès à la santé, car l’information en est un déterminant.  

    Il y a aussi le développement des services à destination des usagers, des soins, et des services favorisant la prévention. L’amélioration de la coordination des soins grâce à la télémédecine, aux outils de télésurveillance, téléconsultation, télé-expertise, téléassistance médicale, fait partie du développement naturel des pratiques ; la prise en charge évolue en fonction des nouveaux besoins et du développement de ces outils. Elle peut être améliorée clairement par l’intégration des outils de télémédecine, à condition qu’ils soient cadrés sous le profil réglementaire et déontologique et qu’ils soient accessibles à tous les usagers.

    Une autre question est celle du dossier personnel qui permet au citoyen d’avoir accès à ses données et donc d’être en capacité de participer aux choix qui le concernent. Aujourd’hui, l’Assurance Maladie propose un Dossier Médical Partagé permettant aux citoyens de mettre les données à disposition des professionnels de santé (médecins, infirmiers, masseurs-kinésithérapeutes, etc.) qui les accompagnent,  de simplifier la transmission d’informations entre professionnels, de réduire les examens et prescriptions inutiles ainsi que les interactions médicamenteuses et de faciliter la prise en charge en urgence.  Une orientation vers des outils de téléchargement de données du patient, type BlueButton, est en cours dans le cadre de la mise en œuvre de la stratégie nationale de la e-santé.

    Le 3e champ est celui du numérique au service de la médecine prédictive : prendre connaissance d’un facteur de risque important de développer une maladie peut représenter un intérêt majeur pour les citoyens mais cela passe par une réflexion éthique et juridique qui représente un vrai enjeu sociétal.  Ce sujet ouvre, évidemment,  la question de la protection : peut-on imaginer une organisation dans laquelle le citoyen qui a un risque accru de développer certaines maladies sera obligé à une plus lourde imposition fiscale ? Ou bien des exclusions importantes de garanties ? 

    On ne peut pas faire l’économie d’un débat sociétal, dans lequel on met le citoyen en condition de connaître et de se saisir des enjeux, d’anticiper les impacts futurs et de participer aux décisions.

    Passer du système curatif au système préventif : est-ce une demande des citoyens ?

    La conscience de l’intérêt de la prévention demande beaucoup de connaissances et de lucidité de la part des citoyens. De manière pragmatique, si l’on devait se baser sur le fait que ce soit une demande des citoyens, on devrait imaginer qu’ils soient tous conscients des bonnes pratiques nécessaires pour préserver leur patrimoine santé et donc être déjà en position de diminuer leurs facteurs de risque individuels de manière spontanée, par exemple arrêter de fumer, faire du sport, manger bio, etc.

    Au contraire, c’est la responsabilité de l’État que de développer de l’information auprès des citoyens et de les mettre en condition de pouvoir adhérer à des meilleurs choix de vie. L’État ne peut pas se limiter à attendre que les citoyens en fassent la demande.

    Quel rôle peuvent jouer les objets connectés dans la prévention ?

    Les objets connectés ne changent pas la culture. La culture change quand le citoyen se trouve confronté à un intérêt spécifique. Une démarche de prévention basée sur les seuls objets connectés, à mon sens, risque d’être porteuse d’inégalités. La prévention passe d’abord par l’éducation à l’école primaire, à l’école maternelle, et pour le moment elle n’a pas suffisamment investi ces dimensions-là. La prévention doit aussi investir l’entreprise, car c’est là que les gens passent la plupart de leur temps.

    Le fait d’avoir un outil en quantified-self ne permet pas à lui seul de changer la pratique. Au contraire, cela peut entraîner un sentiment de compensation : je fais 10 000 pas par jour, donc je peux fumer un paquet de cigarettes Bien sûr, l’objet connecté peut être utile pour accompagner, mais le déclenchement de la démarche doit venir d’un intérêt reconnu. Il faut mettre les gens en condition de pouvoir développer certaines activités au-delà de l’objet connecté. Et il ne faut pas que l’objet connecté soit un outil angoissant : la prévention ne passe pas par la peur mais par une reconnaissance de l’amélioration de la qualité de vie. Le bénéfice de la prévention ne réside pas systématiquement dans la réduction du risque.

    Les objets connectés ne sont pas nécessairement adaptés à tout le monde et on ne peut pas penser qu’ils puissent être adaptés à tout le monde.

    Que doit apporter le SPIS aux citoyens ?

    Le SPIS est un service public ayant vocation à faciliter l’accès des citoyens vers des informations fiables, indépendantes, accessibles, compréhensibles et utiles à leurs parcours de vie. Ces informations existent en partie, produites par les acteurs publics, mais elles sont assez éparpillées et ne sont pas de premier accès pour les citoyens. Par ailleurs, il y a aussi des champs d’information demandés par les usagers qui ne sont pas encore couverts par les acteurs publics et sur lesquels le citoyen ne peut s’adresser qu’à des contenus produits par des acteurs privés, parfois à but lucratif.

    La vocation du SPIS est d’une part de créer de la cohérence et d’autre part de s’assurer que le citoyen puisse avoir ce point d’accès à un domaine d’information qui lui convienne. Nous avons commencé à faire cela à travers une première incarnation du service public d’information santé qui est le moteur de recherche santé.fr. Il permet de formuler ses requêtes et de trouver des informations de caractère éditorial ou de caractère annuaire, référencées par le service public d’information santé. Ce ne sont pas uniquement des informations de caractère public, mais aussi des informations de caractère éventuellement privé (à but non lucratif), par exemple produites par des associations, des collectivités locales, des universités, dont les contenus sont en adéquation avec le standard d’information défini par le service public d’information santé. Le but est de permettre au citoyen, via ce moteur de recherche, de chercher toutes les informations qui peuvent l’intéresser mais qui sont qualifiées par le service public comme fiables, indépendantes, à jour, accessible et compréhensibles.

    C’est le premier palier de réalisation du SPIS. La logique, essentielle à mes yeux, est que ce service va se construire et évoluer en fonction des usages. Sa ligne éditoriale provient de l’analyse des usages que les citoyens en feront, leurs retours et leur feedback qui nous permettront de savoir où il y a des manques, des incohérences, et quels sont les services qu’il faudra développer en fonction de leurs besoins.

    Le SPIS représente un vrai dispositif de co-construction permanente grâce au travail d’implication des usagers, qui font également partie de la gouvernance de ce service.

  • Paris Healthcare Week 2017 : un programme axé sur le parcours patient

    La Fédération Hospitalière de France et Initiative Santé ont présenté, le 22 mars 2017, le programme de la Paris Healthcare Week 2017 (PHW) . L’édition 2017 se déroulera du 16 au 18 mai à Paris (Porte de Versailles). Elle sera principalement axé sur le parcours patient et sur le continuum de soins Ville Hôpital.

    La PHW est le rendez-vous de la FHF (regroupant HopitalExpo, GerontHandicapExpo et Health-IT), le salon Intermeditech et le salon Infirmier. En 2016, la PHW avait regroupé 750 exposants et attiré près de 30000 visiteurs.

    Les axes de la PHW 2017

    Le thème majeur de l’édition 2017 sera la coopération entre médecine libérale, hospitalière et médico-sociale. C’est dans cette optique que le salon Infirmier, la jeune Fédération  des Soins Primaires et l’ordre des pharmaciens sera pleinement présent afin de valoriser les rôles de tous les professionnels de soins au sein du système de santé.

    Dans ce cadre de convergence ville-hôpital, des solutions innovantes seront exposées pour:

    • une meilleure communication entre les professionnels de santé,
    • favoriser la télémédecine et la télé-expertise, (30 start-up de télémédecine, de messagerie de santé, …)
    • sécuriser le parcours de soins,
    • optimiser la documentation médicale (DMP).

    Un parcours Médecin 3.0 sera proposé en collaboration avec Vidal et le Quotidien du Médecin pour valoriser les innovations numériques disponibles pour les praticiens.

    Favoriser la continuité de la convergence ville-hôpital dans un contexte d’alternance présidentielle

    La PHW 2017 s’inscrit dans un calendrier proche du débat présidentiel. A ce titre, la FHF a présenté ses propositions axées sur la débureaucratisation du système et le recentrage des ARS. De plus, face à l’incertitude de la politique future, la FHF tient à faire du secteur de la santé un levier économique en proposant l’augmentation de l’engagement du Programme d’Investissement d’Avenir (PIA) pour consolider l’axe innovation. Elle souligne également la mobilisation autour de l’international et appelle à la création d’un fonds de capital risque de 20 M€.

    L’alternance présidentielle met en lumière les grands chantiers du décloisonnement de la médecine ville-hôpital et de la co-construction du parcours de soins de patient, notamment la télémédecine, la transition numérique des GHT et le développement des plateformes régionales d’appui.

  • 2ème édition de la Paris Healthcare Week – du 16 au 18 mai 2017

    Améliorer le parcours patient en décloisonnant la médecine de ville, hospitalière et médico-sociale, telle est l’ambition de la deuxième édition de la Paris Healthcare Week qui se tiendra à Paris du 16 au 18 mai 2017.

    Le rendez-vous annuel rassemblera les salons de la Fédération Hospitalière de France, le salon Intermeditech et le salon Infirmier.

    Objectifs et programme

    Présentation d’innovations

    La PHW sera l’occasion pour des start-up et les acteurs de la santé de présenter leurs solutions innovantes pour améliorer le parcours patient.

    Lieu de débats dans la santé

    La PHW permettra aux acteurs de la santé de se pencher sur les chantiers à entreprendre dans le système de santé.

    Cinq salons

    • Les GerontHandicapExpo et HopitalExpo comportant:
      • des villages thématiques: Animation/Bien-être, Conseil&Formation, Externalisation des services,…
      • des agoras thématiques: Construire et équiper, Accueillir et soigner, Manager,…
    • Le salon HIT comportant:
      • 270 exposants,
      • des villages thématiques autour des start-up innovantes et de la e-santé,
      • des agoras autour du Big Data, de la télémédecine, la santé connectée, …
    • Le salon Intermeditech comportant trois thématiques:
      • Nouveaux matériaux, nouveaux procédés, nouvelles technologies, nouveaux usages;
      • Impact des évolutions réglementaires et nouvelles normes pour la relation sous-traitance/fabricant;
      • Accès au marché et financement de l’innovation.
    • Le salon Infirmier comportant:
      • 40 ateliers,
      • 30 tables rondes.

    Contacts et inscription

    Badge valable 3 jours du 16 au 18 mai 2017 :

    • Mardi de 9h00 à 18h00
    • Mercredi de 9h00 à 18h00
    • Jeudi de 9h00 à 17h00

    Inscription lien ci-contre

    Contact: aube.jeanbart@pgpromotion.fr, Direction salons et équipe commerciale

  • Lancement de l’Union nationale des associations agréées d’usagers du système de santé (UNAASS)

    L’Union nationale des associations agréées d’usagers du système de santé (UNAASS), dont la création était prévue par la loi de modernisation du système de santé, a officiellement été installée le 21 mars 2017 par Marisol Touraine, ministre de la Santé. Une centaine d’associations ont participé à son assemblée constituante.

    Le président, le bureau et le conseil d’administration de l’UNAAS seront désignés d’ici la fin du mois de mai 2017.

    L’UNAASS a pour missions :

    • de donner des avis aux pouvoirs publics sur les politiques de santé
    • d’animer un réseau associatif sur le territoire
    • d’agir en justice pour défendre les intérêts des citoyens
    • de représenter les usagers auprès des pouvoirs publics et de proposer à la ministre en charge de la santé une liste d’associations agréées pour la formation des représentants des usagers du système de santé.

    Des délégations territoriales, qui seront prochainement créées, réuniront les représentants des associations agréées au niveau national et régional, pour

    • travailler avec les Agences régionales de santé ;
    • animer le tissu régional associatif.

    L’UNAASS sera financée par le fonds national pour la démocratie sanitaire de la CNAMTS, les cotisations de ses membres, des subventions publiques, les financements conventionnels privés, et des dons et legs.

    Un bureau transitoire pour préparer l’élection du Conseil d’administration autour de 8 collèges

    Un bureau transitoire de 13 membres a été désigné parmi les représentants des associations signataires avec mission de préparer l’élection du premier Conseil d’administration de l’Union. Ce bureau est présidé par Edouard Couty, en charge de la création de l’Unaass.

    Le Conseil d’administration devrait être installé par un vote en assemblée générale ordinaire d’ici la fin mai 2017.

     

  • Les six membres du nouveau collège de la Haute Autorité de Santé désignés

    – Anne-Marie Armanteras de Saxcé, directrice générale de l’offre de soins,
    – Christian Thuillez, conseiller recherche et enseignement auprès de la DGOS
    – Gérard Pouvourville, professeur d’économie à l’Essec
    – Isabelle Adenot, présidente du conseil national de l’Ordre des Pharmaciens
    – Elisabeth Bouvet, infectiologue à l’hôpital Bichat
    – Cédric Grouchka, déjà membre du collège,

    Sont les six membres du nouveau collège de la Haute Autorité de Santé, dont la composition a été divulguée lundi 20 mars 2017. Ils entreront en fonction début avril 2017.

    Le Collège est responsable des orientations stratégiques, de la programmation et de la mise en œuvre des missions assignées à la HAS. Il délibère notamment sur les avis, recommandations et décisions de certification, la procédure de certification des établissements de santé.

    Le collège de la HAS était précédemment composé de 8 membres, désignés par le président de la République (2), le président du Sénat (2), le président de l’Assemblée nationale (2), et le président du CESE (2).

    Il est désormais composé de 6 membres. Trois ont été désignés par Marisol Touraine, ministre de la Santé : Anne-Marie Armenteras de Saxcé, Christian Thuillez et Gérard de Pouvourville. Isabelle Adenot a été proposée par le président du Cese, Elisabeth Bouvet par le président de l’Assemblée nationale, et Cédric Grouchka par le président du Sénat.

    La CSMF a réagi à cette composition en regrettant l’absence de médecins libéraux parmi les membres du Collège.