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  • Le CNNum : « Penser demain », telle est la mission du nouveau collège constitué par Marie Ekeland

    La composition tripartite ainsi que les missions et obligations du Conseil national du numérique (CNNum) ont été instituées par le décret n° 2017-1677 du 8 décembre 2017 publié au Journal officiel du 10 décembre 2017. Il se compose de trente membres issus du milieu académique, économique et de la société civile.

    Le gouvernement y fixe le périmètre des missions de l’institution et ses obligations :
    • informer et conseiller le Gouvernement dans l’élaboration, la conduite et l’évaluation des politiques et de l’action publiques ;
    • contribuer à l’élaboration des positions de la France aux niveaux européen et international ;
    • formuler de manière indépendante et rendre publics des avis et des recommandations.

    La présidente du CNNum, Marie Ekeland, publie sa stratégie de travail et présente les 29 membres de son équipe en rappelant la mission confiée par le Secrétaire d’État au Numérique, Mounir Mahjoubi, et les questions auxquelles le CNNum tentera d’apporter une réponse :
    • la France peut-elle imaginer et proposer sa vision de l’avenir technologique ? ;
    • comment construire collectivement le monde numérique de demain et faire en sorte qu’il soit, pour tous, juste, durable, sûr et heureux ?.

    Fonctionnement et missions étendues de conseil et de soutien au gouvernement

    La composition du CNNum est modifiée de façon à intégrer au sein d’une formation unique l’ensemble des expertises nécessaires.

    Le président et les membres du Conseil national du numérique sont nommés par arrêté du Premier ministre, sur proposition du ministre chargé du numérique, pour une durée de deux ans renouvelable, le mandat du président étant renouvelable un seule fois.

    Outre sa mission d’étudier les questions relatives au numérique et en particulier les enjeux et les perspectives de la transition numérique, les missions de conseil et de soutien au Gouvernement pour les questions relevant de son champ de compétences lui sont ajoutées par ce décret.

    De façon générale, le CNNum devra soumettre un rapport d’activité au Président de la République, au Premier ministre et au ministre chargé du Numérique chaque année. Il pourra être saisi pour avis concernant toute question entrant dans son champ de compétence en étant chargé de missions de prospective, d’expertise, d’étude et de consultation.

    Investi de la mission de « penser demain »

    À l’occasion de ce décret la présidente du CNNum, Marie Ekeland, a publié ce 11 décembre 2017 un mot sur le site Internet de l’institution dans lequel elle rappelle la mission confiée par le Secrétaire d’État au Numérique, Mounir Mahjoubi – penser le futur et la façon dont il se décline dans toutes les sphères de la société, à savoir politique, sociale, économique, sanitaire, financière, etc.

    Elle y annonce également les thématiques de travail du nouveau collège et les noms des experts attitrés :

    • les conséquences des percées actuelles de l’IA et de la robotisation sur le modèle social et l’élaboration d’un accompagnement adéquat de la population active et des entreprises dans la transformation des métiers, des usages et des modes d’organisation du travail (Michèle Sebag, Clémentine Gallet, Amandine Brugière) ;
    • les conséquences des percées actuelles de l’IA et de la robotisation sur le modèle de protection sociale et notre système de santé (Pierre-Yves Geoffard, Nguyen Tran) ;
    • la cyberstratégie et la cybersécurité, le droit des données et des plates-formes, ainsi que des nouveaux modes de régulation agiles (Frédérick Douzet, Rand Hindi, Benoît Thieulin, Celia Zolynski) ;
    • l’éducation et l’égalité des chances (François Taddéi, Hicham Kochman aka Axiom, Jean-Marc Merriaux, Claude Térosier, Margault Phelip, Rokhaya Diallo, Jean-Philippe Delbonne) ;
    • l’agriculture efficiente (Perrine Hervé-Gruyer, Dominique Dron, Xavier Duportet) ;
    • les modèles de financement (Aymeril Hoang, Flore Vasseur, Antoine Petit, Gaël Duval) ;
    • la stratégie d’entreprise et le modèle centré sur l’usage avec des besoins en innovation accrus (Laurence Fontaine, Eric Carreel, Pascal Daloz, Françoise Mercadal-Delasalles) ;
    • la numérisation des services publics et l’articulation des droits et des libertés entre citoyens, institutions locales et nationales (Nadège Guiraud, Godefroy Beauvallet).

  • Pertinence des soins : la FHF confirme l’engagement contre les actes inutiles comme 77 % des Français

    La Fédération Hospitalière de France a publié le 26 novembre 2017 une enquête sur la perception des usagers et des professionnels de santé de la pertinence des soins et actes médicaux. Les résultats sont sans appel pour la fédération : il est urgent de passer à l’action et les acteurs de santé comme les Français sont prêts à changer leurs pratiques.

    La FHF a fait de la pertinence des actes une de ses priorités et avait ouvert le débat dès 2010. En publiant cette enquête, elle attend des pouvoirs publics un signal fort d’engagement en faveur de la lutte contre les actes médicaux inutiles.

    Ce sont 943 Français, 3 002 Européens, 442 médecins et 134 directeurs d’hôpitaux qui ont répondu à cette enquête et une majorité d’entre eux sont conscients que les actes médicaux non justifiés sont un problème contre lequel il faut lutter :

    • 77% des Français pensent que lutter contre ces actes médicaux injustifiés constitueraient un moyen efficace de faire faire des économies à notre système de santé ;
    • 63% d’entre eux pensent que les actes médicaux non justifiés ou inutiles sont en augmentation ;
    • 34% des médecins pensent que plus de 20% des actes et examens médicaux ne sont pas justifiés (ils n’étaient que 20% en 2012 à le penser).

    87 % des Français souhaitent que les hôpitaux rendent publics leurs résultats en matière de pertinence des soins

    Plusieurs pistes et solutions ont été testées et témoignent du fait que les Français sont prêts à faire des efforts majeurs :

    • 81% des Français sont pour l’obligation d’un second avis avant la réalisation d’actes chirurgicaux lourds et autant se prononcent pour la mise en place d’un service téléphonique de régulation des urgences ;
    • 85% des Français pensent que communiquer sur les écarts de pratiques des médecins pourrait améliorer les prises en charge médicales, et autant (87%) souhaitent que les hôpitaux rendent publics leurs résultats en matière de qualité et de pertinence des soins ;
    • 86% pensent que les mesures visant à responsabiliser les patients et les professionnels de santé pourraient avoir un impact positif pour diminuer le coût des soins en France ;
    • les Français se prononcent pourla fin de la tarification à l’acte : 64% à 72% pensent qu’une autre rémunération des professionnels de santé et des hôpitaux serait « juste », « efficace », « positive pour les Français », « moins coûteuse » et surtout qu’elle serait « possible » (72%).
  • Télémédecine : l’ARS PACA finance 10 projets à hauteur de 600 000 euros suite à son appel à projets

    L’Agence Régionale de Santé PACA a dévoilé le 30 novembre 2017 les 10 projets de télémédecine sélectionnés à la suite de son appel à projets auprès des structures de santé et médico-sociale de la région et des professionnels médicaux liés contractuellement ou par convention à l’une de ces structures. La dotation globale est de 600 000 euros.

    Lancé en juin 2017, l’appel à projets avait pour objectif d’accompagner et de soutenir la mise en œuvre d’activités de télémédecine en région PACA sans restriction en termes de périmètre fonctionnel ou de pathologies prises en charge.

    Téléconsultation, télé-expertise et télésurveillance au cœur des projets soumis

    L’ARS Provence-Alpes-Côte d’Azur a engagé depuis 2012 un programme régional de télémédecine associant l’union régionale des professionnels de santé (URPS) médecins, le conseil régional de l’ordre des médecins et la caisse primaire d’assurance maladie.

    Elle a indiqué avoir reçu 39 dossiers de candidature dans le cadre de cet appel à projets. Ceux retenus concernent le développement d’actes de téléconsultation, de télé-expertise et de télésurveillance et visent donc à :

    • établir un diagnostic à distance ;
    • faciliter la prise en charge rapide et sécurisée des patients ;
    • limiter les hospitalisations inappropriées ;
    • organiser la pratique médicale au service du parcours de soin du patient ;
    • améliorer le suivi médical à distance.

    Les établissements et les projets concernés

    Centre hospitalier de Digne (04)

    Une offre de téléconsultation et de télé-expertise pour les personnes âgées en établissements hospitaliers ou en structures médico-sociales ainsi que pour les populations détenues à la maison d’arrêt de Digne.

    Centre hospitalier intercommunal des Alpes-du-Sud de Gap (05)

    • Consolider et harmoniser les pratiques en matière de télémédecine sur le territoire pour les patients résidant en structure médico-sociale, les patients atteints de maladie chronique.
    • Faciliter l’accès aux soins d’urgence dans des territoires isolés (Samu, Smur).

    Centre hospitalier de Nice (06)

    Une offre de téléconsultation et de télé-expertise pour accompagner le déploiement de la démarche palliative afin d’améliorer le quotidien des patients en situation de fin de vie.

    Centre hospitalier de Nice (06)

    Mise en place d’actes de télémédecine au bénéfice des personnes incarcérées afin de diminuer les sorties pour raisons médicales, faciliter l’accès aux spécialistes et améliorer leur prise en charge sanitaire.

    Centre hospitalier de Cannes (06)

    Renforcer l’offre d’éducation thérapeutique au bénéfice des patients insuffisants cardiaques grâce à la télésurveillance.

    Centre hospitalier d’Antibes (06)

    Des téléconsultations en cardiologie pour les patients ou résidents des établissements de santé et/ou médico-sociaux.

    Hôpital privé Clairval à Marseille (13)

    Un suivi connecté par la télésurveillance pour les patients traités en oncologie pour permettre de recueillir leur avis, les effets indésirables et les éventuelles complications liées au traitement.

    Hôpital Saint-Joseph à Marseille (13)

    Un projet de télé-dermatologie destiné aux résidents d’Ehpad ou hospitalisés en établissements de santé isolé. Activité ouverte également dans le cadre d’un réseau « Ville Hôpital ».

    Centre hospitalier intercommunal de Toulon La Seyne-Sur-Mer (83)

    Une offre de téléconsultation et de télé-expertise pour améliorer l’accès et la qualité des soins pour les personnes détenues.

    Centre hospitalier intercommunal de Fréjus Saint-Raphaël (83)

    Télé-expertise et téléconsultation en dermatologie, plaies, oncologie, cardiologie et rhumatologie avec les établissements hospitaliers pour personnes âgées dépendantes.

  • Naissance du GIP e-santé Occitanie, au service de l’ensemble des acteurs de la santé de la région

    Le nouveau GIP e-santé Occitanie succède, au 1er décembre 2017, aux deux GCS « Télésanté Midi-Pyrénées », créé en 2011, et « e-santé Languedoc-Roussillon », qui datait de novembre 2012.

    Le nouveau Groupement d’intérêt public est désormais l’opérateur préférentiel de l’ARS Occitanie pour l’élaboration et la mise en œuvre de la stratégie régionale de e-santé dans la région.

    Lors de l’Assemblée constitutive réunie à Narbonne le 29 novembre 2017, les 106 membres ont élu les représentants de leur Conseil d’administration :
    • Jérôme Euvrard (CHU de Montpellier) a été élu Président du nouveau GIP « e-santé Occitanie »;
    • Dr Dominique Jeulin-Flamme (URPS Occitanie/ Collège Médecins) a été élue vice-Présidente;
    • Jean-Christophe Zerbini est nommé directeur.

    Généraliser l’accès aux services numériques de santé en région : une priorité du programme de travail

    L’Assemblée générale a voté le programme de travail des trois prochaines années. Elle a également déterminé les modalités juridiques et pratiques de transition des anciennes structures vers le nouveau GIP au 1er janvier 2018.

    Le Groupement d’Intérêt Public e-santé Occitanie exerce une mission d’intérêt général au service de tous les acteurs du système de santé en Occitanie : tous pourront utiliser ses services numériques de santé, qu’ils soient membres du groupement ou non.

    Ces acteurs de santé s’appuient sur les services numériques pour les intégrer aux pratiques médicales, favoriser la coordination des parcours de santé et développer des projets innovants. Ces services concernent par exemple le développement de la télémédecine, l’usage de messageries sécurisées entre professionnels pour l’échange d’informations ou l’aide de logiciels pour orienter chacun vers la structure la plus adaptée à sa situation personnelle.

    Les travaux du GIP e-santé Occitanie viseront aussi à développer l’interopérabilité et la sécurité des systèmes d’information de santé dans la région.

  • Les 150 millions € débloqués au titre du coefficient prudentiel fâchent les établissements de santé

    L’annonce par la ministre des Solidarités et de la Santé du dégel de 150 millions d’euros à destination des établissements de santé au titre du coefficient prudentiel le 29 novembre 2017 a été mal reçue par les fédérations hospitalières (FHF, FHP et Fehap) qui réclament le dégel de la totalité des crédits mis en réserve au début de l’année 2017, à hauteur de 412 millions d’euros, selon la Fehap.

    Néanmoins, les fédérations saluent la décision de la ministre de repousser de deux ans les mesures de sanction prévues dans le cadre du contrat d’amélioration de la qualité et de l’efficience des soins (Caques).

    80 millions d’euros de sous-exécution de l’ONDAM de 2017 dirigés vers la ville

    Au cours de la séance de questions au gouvernement à l’Assemblée nationale du 29 novembre 2017, la ministre avait précisé que le dégel valait pour l’ensemble des enveloppes hospitalières ayant contribué à l’effort global de mise en réserve, en en précisant la répartition:

    • 106 millions d’euros reversés aux établissements exerçant des activités de médecine, chirurgie et obstétrique ;
    • 44 millions reversés aux établissements exerçant des activités de psychiatrie, de soins de suite et de réadaptation.

    Les sommes citées étaient censées revenir aux établissements avant la fin du mois de décembre, selon la ministre.

    Cependant, les fédérations hospitalières (FHF, FHP et Fehap) désapprouvent cette décision qu’elles vivent comme une décision de défiance, notamment au vu de ce qu’elles considèrent comme une faveur accordée à la médecine de ville avec le transfert de 80 millions d’euros de sous-exécution de l’ONDAM.

    Sursis de deux ans des mesures de sanction liées au Caques salué

    L’ensemble des fédérations, Unicancer s’y ralliant, saluent la décision de la ministre d’accorder deux ans supplémentaires aux établissements de santé pour l’application des mesures du Caques et notamment les sanctions qui en émanent, en espérant que ce délai supplémentaire permettra de clarifier le dispositif en apportant de la cohérence dans sa gestion et mise en œuvre.

  • L’AP-HP réévalue son déficit – de 39 millions prévisionnels à 174 millions d’euros

    Martin Hirsch, le directeur général de l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris (AP-HP) a annoncé mercredi 22 novembre 2017, devant les syndicats Sud, CGT et CFDT, la réévaluation à 174 millions d’euros du déficit du compte de résultat principal de l’AP-HP correspondant aux activités de soins.

    Le DG de l’AP-HP a par la même occasion exposé sa stratégie corrective, en décidant de limiter la masse salariale de l’institution d’ici 2022. Son « plan d’efficience » sur cinq ans prévoit de borner l’augmentation de la masse salariale à 0,7 % par an de 2018 à 2020, puis à 0,6 % en 2021 et 2022.

    Le déficit avait déjà été réévalué au mois d’octobre lorsqu’il est passé des 39 millions prévisionnels à 104 millions d’euros.

  • L’ARS Centre-Val de Loire veut attirer des médecins dans la region grâce au portail Instal Toi Doc

    Pour lutter contre la désertification médicale le portail « Instal toi Doc » a été lancé le 21 novembre 2017, dans le cadre d’un partenariat innovant piloté par l’Agence Régionale de Santé Centre Val de Loire. Ce portail internet a pour but d’aider à l’accueil et l’installation de professionnels dans la région.

    Il est le fruit d’une co-construction avec l’ensemble des acteurs du territoire : Union Régionale des professionnels de santé-Médecins libéraux, Conseil Régional de l’Ordre des médecins, l’Assurance Maladie, Association Remplacentre – RéAGJIR Centre, etc.

    Instal Toi Doc regroupe l’ensemble des informations utiles et opportunités d’installation, et des offres de remplacement.

    La Région Centre-Val de Loire a financé ce projet pour un montant global de 20 000€.

    Le portail, organisé autour d’une cartographie interactive, regroupe  :

    • l’accès aux aides conventionnelles en fonction des zonages ;
    • les implantations des structures d’exercice regroupées ;
    • le recensement des opportunités professionnelles en libéral et en salariat ;
    • les offres de remplacement ;
    • la liste des réseaux professionnels notamment les Communautés Professionnelles Territoriales de Santé.

    De plus, le portail met en avant les atouts du territoire, son art de vivre et le foisonnement de l’offre culturelle et associative.

    La région Centre-Val de Loire se caractérise en effet par une densité médicale parmi les plus faibles de France, avec un vieillissement accentué du corps médical. Certains départements sont particulièrement touchés par la chute des effectifs de médecins généralistes : le Cher et l’Eure-Loir (-19% entre 2007 et 2016) et l’Indre (-21%).

    En parallèle, les densités médicales de spécialistes sont à de rares exceptions significativement plus faibles dans cette région qu’à l’échelle nationale, d’où la création du portail Internet Instal Toi Doc.

  • Les 2 GCS Télésanté de haute et basse Normandie fusionnent en GCS Normand’e-santé

    La nouvelle entité Normand’e-santé, née le 15 novembre, absorbera d’ici la fin du premier trimestre 2018 les GCS Télésanté de haute et basse Normandie (312 membres au total) et couvrira ainsi l’ensemble du territoire normand.

    Le GCS Normand’e-santé poursuivra les missions des deux « anciens » GCS et fera une priorité de la convergence des projets et services déployés sur le territoire depuis plusieurs années.

    Afin de mener cette transition, les 67 membres fondateurs du nouveau GCS ont désigné Thierry Lugbull comme Administrateur, Guillaume Laurent en tant qu’Administrateur adjoint et Olivier Angot comme Directeur.

    Dans la continuité de ses prédécesseurs, le GCS Normand’e-santé devient l’acteur opérationnel clé au service des projets de e-santé et de la politique régionale de télémédecine et des systèmes d’information de santé partagés.

    Cette nouvelle entité associe de manière définie et organisée, au sein de la région Normandie, les établissements de santé, publics et privés, les réseaux de santé, et les professionnels libéraux, médicaux et paramédicaux.

    Son objectif, d’intérêt public, mené à bien avec le soutien des pouvoirs publics, en particulier l’ARS de Normandie, se décline autour des principes :

    • de continuité et de qualité des soins ;
    • de respect des droits des patients et des usagers ;
    • de traçabilité des interventions ;
    • de renforcement des processus d’évaluation.
  • Australie : 1ers résultats positifs pour l’Agence de e-santé mais des défis restent à surmonter

    L’Agence de la santé numérique australienne (ADHA) a publié mi-novembre 2017 son premier rapport annuel. Parmi ses principales préoccupations figure en tête le développement de My Health Record (MyHR), le dossier de santé numérique national, sujet à controverse.

    Le système enregistre actuellement plus de 5,3 millions d’utilisateurs (sur près de 25 millions d’habitants). Un résultat encourageant mais le gouvernement est encore loin de son objectif, qui est de rassembler au final plus de 20 millions de citoyens australiens sur sa plateforme.

    Les prémices d’une stratégie nationale de santé numérique

    Le bilan de l’ADHA est plutôt positif puisque l’organisation a rempli un certain nombre de ses objectifs stratégiques, tels que :

    • 1. l’augmentation du nombre de personnes et d’organisations enregistrées dans le dossier de santé numérique national, MyHR – plus de 5,3 millions de personnes utilisent le système actuellement.
    • 2. la mise en place d’essais de messagerie sécurisée.
    • 3. la rédaction d’une stratégie nationale de santé numérique, composée de sept priorités, dont le but est de parvenir à une approche coordonnée de la prestation des services de santé numérique dans le pays d’ici 2022.

    Ces priorités consistent à veiller à ce que l’information sur la santé soit disponible partout et à tout moment et qu’elle puisse être échangée en toute sécurité. L’objectif est également de rendre lisibles des données de haute qualité, c’est-à-dire de les rendre compréhensibles pour l’ensemble des acteurs de l’industrie, en particulier les patients, et non uniquement pour les professionnels de la santé.

    Priorité n°1 : le développement de My Health Record

    Privatisation des données de santé, inefficacité : un système controversé

    L’amélioration de MyHR est l’une des principales préoccupations de l’agence, le système ayant essuyé de nombreuses critiques, certains accusant le dispositif de ne pas suffisamment protéger les données privées des utilisateurs – plusieurs violations de données ont été recensées au cours de l’année – et de manquer d’efficacité.

    L’agence réussit tout de même à convaincre

    Malgré les obstacles, l’Agence de la santé numérique australienne a relevé une partie du challenge. Au cours de cette première année d’existence, elle est parvenue à connecter deux fois plus d’hôpitaux et de services de santé à My Health Record par rapport à juillet 2016.

    Elle a par ailleurs réussi à augmenter le volume de partage de documents cliniques. 14 millions de dossiers de prescription ont été téléchargés en une année.

    Objectif 2018 : développer un modèle opt-out

    Les objectifs pour 2018 sont ambitieux.

    L’organisme a présenté dans son rapport ses priorités stratégiques pour l’année à venir, dont :

    • le développement d’un modèle opt-out* dans le cadre de la poursuite du développement de MyHR, une action qui risque d’être controversée. Objectif : un dossier numérique doit être créé par défaut pour chaque Australien d’ici la fin 2018, sauf pour les citoyens demandant explicitement à ne pas rejoindre le système.
    • la poursuite des essais de messagerie sécurisée ;
    • la préparation d’un projet de cadre d’interopérabilité – appelé la « licence d’exploitation » par le P.-D.G. de l’ADHA, Tim Kelsey.

    Autres priorités : sécurité des médicaments et formation de la main-d’œuvre au numérique

    • L’une des autres grandes priorités de l’agence est la sécurité des médicaments. Elle a récemment annoncé quelques avancées dans ce domaine, notamment l’intégration au sein du MyHR de vendeurs en pharmacie communautaires, de la Guilde (Pharmacy Guilde of Australia), une organisation nationale d’employeurs promouvant la valeur de la pharmacie communautaire dans le système de santé australien, et de la Pharmaceutical Society of Australia (PSA), un organisme représentant 29 000 pharmaciens australiens travaillant dans tous les secteurs et dans toutes les régions du pays.

    Par ailleurs, le fournisseur national des pharmacies hospitalières Pharmhos est en train de télécharger activement les dossiers de médicaments délivrés par les hôpitaux publics sur le système national (source : Pulseitmagazine.com.au).

    • Les autres projets de l’agence pour 2018 consistent à :
      • assurer une meilleure disponibilité et un meilleur accès à l’information sur les médicaments et les ordonnances ;
      • déployer des modèles de soins numériques ;
      • s’assurer que la main-d’œuvre utilise avec confiance les technologies de la santé numérique ;
      • développer une industrie de la santé numérique prospère et innovante.

    « La technologie transforme déjà notre capacité à prévoir, à diagnostiquer et à traiter les maladies, a déclaré le président de l’Agence, Jim Birch AM (source : Technologydecisions.com.au). Mais nous pouvons faire beaucoup plus pour déployer pleinement son potentiel en faveur de la santé de chaque australien, en donnant aux consommateurs plus de contrôle sur leur santé et leurs soins, en connectant et en responsabilisant les prestataires de soins et en promouvant le leadership mondial de l’Australie en matière de santé numérique et d’innovation. »

    * L’opt-out est une pratique qui consiste à envoyer un e-mail commercial à un individu sans lui avoir demandé son autorisation auparavant mais qui lui permet, cependant, dans le cadre du message, d’exiger à ne plus faire partie de la liste des destinataires.

  • Australia: Digital Health Agency’s outcomes are positive but there is still a lot to do

    The Australian Digital Health Agency (ADHA) released its first annual report mid-November 2017. Amongst its main concerns is the development of My Health Record (MyHR), the controversial national electronic health record.

    The system currently has more than 5.3 million users (Australia has around 25 millions inhabitants). This is an encouraging outcome, but the government is still far from its goal, which is to gather more than 20 million Australian citizens on the platform.

    The early stages of a national digital health strategy

    The outcomes of the ADHA is quite positive because the organization has fulfilled a number of its strategic priorities, such as:

    • 1. Increasing the number of people and organizations registered for the MyHR. More than 5.3 million people are currently using the system.
    • 2. Setting up the secure messaging trials.
    • 3. Writing the national digital health strategy, consisting of seven priorities, aiming to guide a coordinated approach to the delivery of digital health in the nation through 2022.

    These priorities include ensuring that health information is available wherever and whenever it is needed, which can be exchanged securely and uses high-quality data with a commonly understood meaning.

    Priority #1: the development of My Health Record

    Health data privatization, inefficiency: a controversial system

    The improvement of MyHR is one of the main concerns of the agency. The system have been criticized, some people accusing the device of not sufficiently protecting the private data of users – several data breaches were identified during the year – and to be inefficient.

    The agency still manages to convince

    Despite the obstacles, the Australian Digital Health Agency met some of the challenges. During its first year of implementation, it has managed to connect more than twice as many hospitals and health services to My Health Record as were connected in July 2016.

    It also managed to increase the volume of clinical document sharing, with 14 million medical prescriptions now uploaded.

    Target 2018: Developing an opt-out model

    The goals of the agency for 2018 are ambitious.

    The organization presents in its report its strategic priorities for the coming year, including:

    • transiting to an opt-out* model as part of the further development of MyHR, which is likely to be a controversial move. Objective: A digital record will be automatically created for every Australian by the end of 2018 unless one actively asks not to participate.
    • pursuing with the secure messaging trials;
    • preparing a draft of the framework for interoperability – called the « licence to operate » by the ADHA CEO, Tim Kelsey.

    Other Concerns: Medication safety, digital models of care and digital training for workforce

    • Another of the agency’s top priorities is medication safety. The ADHA has announced a few wins in this area recently, such as getting on board with the MyHR community pharmacy vendors, the Guilde (Pharmacy Guild of Australia), a national employers’ organization promoting the value of the role of community pharmacy in the Australian health care system, and national professional pharmacy organization representing Australia’s 29,000 pharmacists working in all sectors and across all locations.

    Moreover, the hospital pharmacy vendor Pharmhos is busily uploading dispensed medicines records from public hospitals to the national system (source: Pulseitmagazine.com.au).

    • The agency’s other projects for 2018 are:
      • ensuring better availability and access to prescription and medicine information;
      • deploying digitally enabled models of care;
      • ensuring the workforce is confidently using digital health technologies;
      • developing a thriving and innovative digital health industry.

    « Technology is transforming our ability to predict, diagnose and treat disease, » said Agency Chair Jim Birch AM (source: Technologydecisions.com.au). But there is much more we can do to realize its full potential for the health of every Australian: giving consumers more control of their health and care, connecting and empowering healthcare providers, and promoting Australia’s global leadership in digital health and innovation. »

    * Opt-out communications are messages sent for marketing, promotion or fundraising that include an option for the recipient to be removed from any future messages.