International

  • Bruno Jarry est élu nouveau président de l’Académie des technologies

    Bruno Jarry, jusqu’alors vice-président de l’Académie des technologies est devenu son Président à l’issue d’une élection en assemblée plénière, comme annoncé par l’Académie des technologies dans un communiqué de presse du 11 janvier 2018.

    Il succède à Alain Bravo, qui a écourté son mandat afin de se consacrer pleinement à la création de la Maison des technologies pour le progrès et l’innovation. C’est par ailleurs Pascal Viginier, Inspecteur général pour le Groupe Orange-France Télécom, qui est nommé vice-président.

    Il a dans le passé été Directeur scientifique du groupe britannique Tate & Lyle, fournisseur mondial d’ingrédients et de solutions pour l’industrie agroalimentaire, puis Conseiller du président de l’Institut Curie (2004-2006) et enfin chargé de mission au cabinet du Premier Ministre pour les questions liées aux biocarburants et à la chimie verte (2007-2013).

    Il est l’initiateur de la Convention annuelle et des Grands prix de l’Académie des technologies, un événement dont la vocation est de mieux faire connaître les innovations technologiques d’une filière industrielle et dont la première édition, consacrée à l’innovation dans le secteur agroalimentaire, a eu lieu en novembre 2017, en présence de la Ministre de l’Enseignement supérieur, de la recherche et de l’innovation.

  • La FDA (USA) dévoile sa feuille de route pour 2018 et fait de la santé numérique une priorité

    En janvier 2018, Scott Gottlieb, directeur général de la Food and Drug Administration (Agence américaine des produits alimentaires et médicamenteux), a présenté la feuille de route de l’agence pour l’année 2018, intitulée « Health Innovation, Safer Families : FDA’s 2018 Strategic Policy Roadmap ».

    La santé numérique constitue l’un des axes prioritaires de la feuille de route, aux côtés de l’amélioration de l’innovation en santé, l’élaboration de nouveaux outils de santé à destination des consommateurs, la lutte contre les addictions, l’augmentation de ses effectifs et le renouvellement de ses méthodes d’évaluation des dispositifs médicaux.

    Scott Gottlieb, directeur général de la Food and Drug Administration, a précisé les orientations stratégiques de l’agence pour l’année 2018. Son activité couvrira les champs suivants :

    • fournir aux consommateurs de nouveaux outils pour leur permettre d’améliorer leur régime alimentaire et leur état de santé ;
    • encourager l’innovation et la compétition en santé ; 
    • poursuivre la lutte contre les addictions pour enrayer la crise des opioïdes ; 
    • recruter du personnel pour augmenter la force de travail de la FDA et sa capacité d’évaluation.

    Les deux premiers axes de la feuille de route s’inscrivent dans une démarche de promotion des innovations en santé, que l’Agence décline déjà à travers son « Digital Health Innovation Action Plan » et semble vouloir conforter au seuil de cette année 2018.

    Axe III : encourager la production et l’utilisation des outils digitaux en santé

    Favoriser l’utilisation des technologies digitales

    La FDA constate que les patients sont en mesure de contrôler leur données personnelles et que les professionnels peuvent délivrer des soins de meilleure qualité grâce à l’utilisation d’objets connectés et d’applications mobiles. Cet usage s’avère particulièrement pertinent dans le cadre du suivi des pathologies chroniques, souligne la FDA. Ainsi, « des technologies digitales bien évaluées permettent d’atteindre des objectifs » de responsabilisation des patients et d’accompagnement des professionnels de santé.

    Poursuivre le programme de pré-certification des innovations digitales

    La FDA, en charge d’évaluer les technologies innovantes en santé et d’en réguler la production et commercialisation, annonce vouloir adapter ses méthodes d’évaluation pour « relever les défis soulevés par de nouveaux secteurs technologiques » et répondre aux besoins des consommateurs. La FDA entend ainsi poursuivre son programme pilot de pre-certification des innovations numériques, lancé en juillet 2017 dans le but « d’encourager les innovations numériques en santé ».

    La FDA annonce également la publication d’un guide à destination des concepteurs et industriels, qui permettra de différencier les technologies numériques conformes à la règlementation de la FDA de celles qui ne le sont pas encore. Érigée en priorité par la FDA, la santé numérique fera l’objet de mesures dont le contenu sera progressivement dévoilé par ses administrateurs dans le courant de l’année.

    La feuille de route est consultable en ligne.

  • CHU de La Réunion : décision favorable du Copermo pour le plan de retour à l’équilibre

    Le Comité interministériel de performance et de la modernisation de l’offre de soins hospitaliers (Copermo) a validé mercredi 31 janvier 2018, les propositions formulées par la direction du Centre Hospitalier Universitaire de la Réunion. Un soutien financier a été obtenu et les contreparties actées.

    Pour rappel, Agnès Buzyn, Ministre des Solidarités et de la Santé, qui s’était rendue au CHU de l’île début octobre 2017 avait annoncé une aide de 50 millions d’euros à la structure qui accusait, en 2016, un déficit de 35 millions d’euros.

    Il s’agissait, selon elle, d’une « aide transitoire » répartie sur quatre ans, dont 14 millions dès 2017.

    En contrepartie, la direction du CHU a proposé des mesures d’économie, ce qui a suscité une grève du personnel mardi 30 janvier 2018. A l’appel de la CFDT, une partie du personnel a cessé le travail et 34 médecins ont proposé leur démission. Ils protestaient contre le manque de concertation dans l’élaboration du plan de retour à l’équilibre.

    Que prévoit le plan de retour à l’équilibre ?

    Concernant le plan de retour à l’équilibre, Lionel Calenge, le directeur du CHU de La Réunion, s’est engagé à réaliser 30 millions d’euros d’économies sur 5 ans. 11 millions concerneraient la masse salariale. 155 postes devraient ainsi être supprimés, parmi lesquels 6 médicaux, mais aussi des soignants, comme des infirmiers, des aides-soignants et des agents des services hospitaliers.

    L’accord du Copermo… vers un redressement de la situation ?

    Le Copermo a rendu une décision favorable pour le soutien au financement du bâtiment central du site de Saint-Pierre et pour le plan de retour à l’équilibre, présenté par la direction de l’établissement.

     « Cette validation est un signal de confiance et de crédibilité adressé par le gouvernement au dossier du CHU, et une première étape importante dans son redressement », écrit l’ARS Océan Indien dans un communiqué du 2 février 2018. L’agence poursuivra l’accompagnement attentif du CHU dans son engagement à dépasser ses difficultés financières et mener sa modernisation au bénéfice des patients. Un point mensuel sera assuré par ses services.

    Un point semestriel sur l’état de mise en œuvre du plan d’action et ses effets sur le suivi de la situation financière du CHU sera assuré à cet effet au niveau national. Ce suivi renforcé permettra notamment au Copermo de piloter le versement des aides nationales en fonctionnement consenties en contrepartie de l’effort de redressement accompli par le CHU lui-même.

  • Les tendances émergentes de la e-santé se précisent à l’issue du CES de Las Vegas

    Bpifrance organisait le mercredi 31 janvier 2018 une conférence de présentation des « grandes tendances de la e-santé » qui se sont dégagées lors du Consumer Electronic Show (CES) de Las Vegas (8-11 janvier 2018), animée par l’équipe d’Interaction Healthcare. 

    Il ressort de ces échanges que la France a représenté le deuxième contingent national au CES, derrière les Etats-Unis.

    Les innovations plébiscitées en e-santé s’inscrivent principalement dans le champ de la Block Chain et de la réalité virtuelle et augmentée. La 5G a également été mise en avant. Elle pourra notamment contribuer à faciliter les interventions chirurgicales robotiques. Quant aux solutions relevant du domaine de l’IA, elles continuent d’investir le domaine de la santé. L’IA devrait être amenée à l’avenir à jouer un rôle plus important dans le diagnostic des patients. 

    Un panel de start-ups présentes lors du salon ont fait part de leur expérience aux auditeurs de la BPI, et ont expliqué les éventuels bénéfices et difficultés rencontrées lors du salon international.

    Si les avis exprimés se sont avérés globalement positifs, certaines start-ups ont souligné le coût important que représente ce déplacement et le « gigantisme » de l’événement. D’autres intervenants déclarent avoir bénéficié d’une exposition médiatique importante, noué des partenariats avec des investisseurs potentiels et découvert de nouvelles tendances de la e-santé en provenance de l’étranger. 

    Les start-ups françaises de la e-santé en nombre au CES de Las Vegas

    Le CES 2018 s’est déployé sur près de 250 000 mètres carrés d’exposition en présence de 3 900 exposants et de 7 000 médias ; 180 000 visiteurs ont arpenté les allées du salon pendant quatre jours. Parmi les exposants, 365 entreprises dont 50 spécialisées dans le secteur de la e-santé représentaient la France, soit 7% du contingent national. Le CES permet aux participants français de valoriser leurs solutions innovantes auprès des investisseurs étrangers et des autorités locales. Les entreprises présentes bénéficient pour certaines du soutien de la BPI France et, dans certains cas, de leur région d’origine.

    L’IoT, l’intelligence artificielle, le Blockchain et la réalité virtuelle, en tête des tendances du CES

    Les grandes tendances du CES en 2018, par ordre décroissant d’importance étaient l’IoT, l’intelligence artificielle, le Blockchain, la réalité virtuelle (RV) et la réalité augmentée (RA), les dispositifs de Smart Home, la Robotique, la 5G, la Fin Tech, les équipements de Smart City, la Health Tech, les véhicules autonomes, la Cybersecurity et la Sport Tech.

    La Santé a occupé une place significative et a été représentée au sein de deux espaces d’exposition consacré, pour le premier, à la Health Wellness (innovations dans le domaines de la santé et du bien-être). Le second espace d’exposition, Eureka Park, mettait à l’honneur les start-ups, dont la liste exhaustive est accessible sur le site internet Lespepitestech.com. La Conference Digital Summit, « dédiée aux dernières innovations digitales en santé », a permis de débattre des dernières innovations dans le champ de la e-santé.

    Les technologies du cerveaux et le digital therapeutics nettement plébiscitées

    L’accent a également été mis sur le digital therapeutics avec une forte personnalisation des soins (Gaming). En marge du salon, les participants ont participé à de nombreuses conférences sur les technologies du cerveau (brain technologies) et leur apport en matière de sommeil ou de relaxation (Sleep Tech). Les exposants ont par ailleurs évoqué le rôle de la e-santé dans le traitement de la crise des opioïdes qui sévit actuellement aux Etats-Unis. Plusieurs tables-rondes ont été organisées sur l’exploitation des données personnelles, leur sécurisation, l’entrée en vigueur du RGPD et le renforcement de l’usage des données à des fins de médecine prédictive.

    Les participants au salon prédisent à la 5G un avenir prometteur en santé 

    Selon les représentants d’Interaction Healthcare, la 5G doit permettre à l’avenir de connecter de nombreux outils et dispositifs médicaux. Ne sont pas exclus des usages en matière d’équipement des déserts numériques avec des solutions de télémédecine. La 5G consomme peu d’électricité et s’avère 100 fois plus rapide que la 4G. Elle pourra notamment contribuer à faciliter les interventions chirurgicales robotiques.

    De nombreuses starts up françaises mises à l’honneur

    La progression de la réalité virtuelle, augmentée et mixte en santé se confirme en 2018

    Plusieurs start-ups françaises ont présenté des outils de VR lors du salon, dont Nomadeec, qui propose des plateformes de télémédecine mobiles. L’entreprise utilise la réalité augmentée avec la technologie hololens dans le cadre de la télémédecine d’urgence. KineQuantum utilise la réalité virtuelle pour fournir au kinésithérapeutes un outil de rééducation physique et de gestion de la douleur musculaire à destination de leurs patients. 

    Les solutions relevant du domaine de l’IA et le « Voice Everything » plébiscités lors du salon

    Tendance déjà présente lors de l’édition 2017 du CES, l’intelligence artificielle continue d’investir de nombreux domaines y compris la santé. Elle sera amenée à l’avenir à jouer un rôle plus important dans le diagnostic des patients. Google était « omniprésent » en 2018, d’après les intervenants de la BPI et de Interaction Health Care. Ses animations ont jalonnée les allées du CES, dont ses outils de reconnaissance vocale. Pour nombre de spécialistes du secteur de la e-santé, les assistants vocaux occuperont une place croissante sur le marché de la e-santé au risque de rendre « obsolète » toute autre interface physique. Ils anticipent le développement d’outils de gestion des requêtes exprimées à l’oral. De nombreuses publications ont été présentées lors du salon, sur l’usage d’outils de reconnaissance vocale pour renforcer l’observance des patients et améliorer l’éducation thérapeutique.

    Les objets connectés en santé et les wearables constituent un marché « qui cherche encore son public »

    Start-up française spécialisée dans la conception de brosses à dents électroniques, Kolibree a annoncé un partenariat avec Colgate et Apple pour produire sa brosse à dents connectées « Magik. » Omron Healthcare lance une nouvelle smartwatch permettant d’obtenir la pression artérielle et de détecter à terme un risque d’AVC pendant le sommeil. Oska Pulse tente de soulager les douleurs musculaires chroniques sans médicament en utilisant le champ életecomagnétique pulsé qui augmente le flux sanguin vers les zones affectées par la douleur.

    Les technologies au service du sommeil constituent l’une des principales tendances du CES 2018

    Les technologies au service d’un meilleur sommeil étaient présentes en nombre avec, notamment, Dreem, le bandeau qui allie biofeedback et neuromodulation pour améliorer le sommeil. Quant à Dreamlight, il utilise la luminothérapie infrarouge avec des programmes basées sur le génotypage.

    Un rapport de synthèse sur le Consumer Electronic Show de Las Vegas sera publié jeudi 1er février 2018.

  • L’UE veut renforcer la coopération des organes d’évaluation des technologies médicales

    La Commission européenne est en cours de finalisation d’une initiative législative visant à renforcer la coopération des organes d’évaluation des technologies médicales à l’échelle européenne. On en dénombre actuellement une cinquantaine en Europe.

    L’évaluation technico-économique des technologies médicales permet de mesurer la valeur ajoutée de nouvelles technologies médicales, qu’il s’agisse de produits, d’équipements ou de méthodes de traitement de diagnostic, par rapport aux solutions existantes. 

    D’après des sources européennes non officielles, l’initiative viserait à créer une instance en charge de la coordination des organes d’évaluation des technologies médicales, dotée de scientifiques et d’ingénieurs et financée par l’Union européenne. Le texte de la Commission sera rendu public au plus tard le 31 janvier 2018.

  • GCS e-Santé Bretagne : nouveaux projets dans le cadre du déploiement de la télémédecine en 2018

    Le GCS e-Santé Bretagne (Groupement de Coopération Sanitaire Bretagne) annonce dans un communiqué du 18 janvier 2018, les perspectives des projets en télémédecine à venir en 2018.

    En novembre 2017, le cap des 1 000 actes de télémédecine a été franchi via la plateforme régionale de télémédecine, Sterenn. Le GCS e-Santé Bretagne annonce 9 nouveaux projets pour ancrer Sterenn auprès des professionnels de santé au cours de 2018.

    Développement de l’application mobile reliant les professionnels à la plateforme Sterenn

    En  2018, le GCS va travailler au développement d’une application mobile permettant aux professionnels de santé d’accéder à la plateforme Sterenn via leurs smartphones et ce en collaboration avec les Unions Régionales des Professionnels de Santé Libéraux.

    Elle leur permettra de demander en quelques clics un service de télé-expertise depuis le domicile du patient ou depuis leur cabinet, en toute sécurité et confidentialité. Elle sera également le support pour les échanges de télé-coordination au sein des équipes de soins primaires.

    Déploiement de 9 projets de télémédecine

    L’ARS Bretagne avait en 2017 lancé un appel à projets télémédecine pour généraliser la pratique de cette dernière.

    Dans ce cadre, 9 nouveaux projets vont intégrer la plateforme Sterenn :

    • téléconsultation en psychiatrie : généralisation du service AGETELEPSY, proposé par le CHGR (Centre Hospitalier Guillaume Régnier) vers de nouveaux EHPAD ;

    • généralisation du service AGETELEPSY proposé par le CHGR vers le CH François Dunan à Saint-Pierre et Miquelon;
    • lancement par le CHGR d’un nouveau type de prise en charge en téléconsultation à destination des patients autistes d’Ille et Vilaine ;

    • prises en charge en télémédecine proposées désormais dans les zones insulaires, à savoir aux habitants de l’ile de Groix suivis en psychiatrie à l’EPSM Charcot ;

    • généralisation par le pôle Saint-Hélier du dispositif TLM Pl@ies et plus particulièremnet de l’activité télé-rééducation expérimentée en 2017 par son équipe mobile EM2R et quelques EHPAD ;

    • lancement du premier projet de télémédecine breton en milieu carcéral à destination des personnes détenues sous forme d’une offre de télé-expertise en dermatologie pour les personnes incarcérées à Lorient par le Groupement Hospitalier Bretagne Sud ;

    • extension de l’offre de télémédecine pour les plaies chroniques au le Morbihan avec la Clinique des Augustines de Malestroit ;

    • mise en œuvre de projets de téléconsultation et de télé-expertise en gériatrie, dermatologie et pour la prise en charge en hospitalisation à domicile associant le CHU de Brest, des établissements sanitaires publics et privés du territoire, des EHPAD, des professionnels de santé libéraux et la Plateforme Territoriale d’Appui du territoire dans l’objectif d’irriguer le bassin de vie avec une offre de télémédecine diversifiée et multipolaire ;

    •  déploiement d’une activité de télé-expertise en dermatologie proposée par le Centre Hospitalier de Cornouaille aux médecins généralistes de son territoire dans le cadre duquel ce sont les URPS qui coordonneront tous les déploiements finistériens auprès des professionnels de ville.

  • Le gouvernement lance la concertation « Reste à charge zéro » pour améliorer l’accès aux soins

    Lors d’une réunion organisée le 23 janvier 2018, Agnès Buzyn, ministre des solidarités et de la santé, a officiellement lancé la concertation visant à atteindre « le reste à charge zéro » pour améliorer l’accès aux soins d’ici 2022. Elle en a précisé les objectifs, le calendrier et les principaux axes.

    Ouverte pour 4 mois, la concertation sera organisée au sein des secteurs dentaire, optique et des audioprothèses avec les organismes complémentaires et les professionnels concernés. Elle portera sur la définition du panier de soins, les garanties de qualité qui doivent s’y attacher, l’organisation des filières de soins et du marché. 

    Les paramètres du projet seront arrêtés par le gouvernement au début du mois de juin 2018. Le plan retenu sera mis en oeuvre de manière progressive, de manière à garantir d’ici 2022, un reste à charge zéro dans les trois secteurs.

    Un reste à charge important dans les secteurs optique, dentaire et des audioprothèses

    Le « reste à charge » est important dans les secteurs optique, dentaire et de l’audioprothèse. La part non couverte par l’assurance maladie obligatoire et les assurances complémentaires s’élève respectivement à 22% de la dépense soit 95 euros par assuré pour l’optique), 25% soit 135 euros pour les prothèses dentaires et 53% pour les audioprothèses, (d’après la commission des comptes de la santé 2017).

    Ce « reste à charge » élevé a pour conséquence des taux de renoncement aux soins pour raisons financières importants, notamment pour les personnes aux revenus les plus modestes. A titre d’exemple, l’enquête EHIS-ESPS 2014 relevait un taux de 16,8% de renoncement aux soins dentaires en moyenne, mais 28% pour le premier quintile de revenus et 23% pour le deuxième quintile.

    Le projet « Reste à charge zéro » affiche plusieurs objectifs

    L’objectif du projet est de diminuer le renoncement aux soins pour des raisons financières et d’améliorer l’accès à des dispositifs de santé de première nécessité. Ainsi, le gouvernement entend permettre à l’ensemble des Français d’accéder à une offre avec un reste à charge nul après l’intervention combinée des Assurances Maladie Obligatoire  et Complémentaire.

    • Le projet concernera l’ensemble des Français disposant d’une Assurance maladie complémentaire, soit environ 95% de la population française.
    • Les contrats d’assurance complémentaire couvrant les prestations concernées devront proposer le reste à charge zéro, qui sera inclus dans les obligations au titre des contrats responsables.
    • Le dispositif d’aide à la complémentaire santé, qui permet à 1,1 million de personnes de bénéficier sous condition de revenus d’une aide pour acheter une complémentaire santé, sera adapté pour garantir le reste à charge zéro.
    • Le reste à charge zéro s’appliquera à un panier de prestations dites « nécessaires et de qualité » dont le périmètre sera défini au cours des concertations.
    • Une place importante sera accordée à la prévention : les soins conservateurs dentaires seront ainsi revalorisés et le prix d’une partie des prothèses dentaires sera plafonné, pour inciter les professionnels à développer ce type de soins.

    Les acteurs concernés conservent une liberté de choisir et de proposer

    • Les assurés pourront choisir entre une offre sans reste à charge et d’autres prestations que celles incluses dans le panier défini à l’issue des concertations ;
    • Les professionnels pourront proposer d’autres prestations en dehors du panier, dans des conditions de tarifs fixées librement ou négociées ;
    • Les assureurs complémentaires pourront continuer de proposer, au-delà du panier de prestations, les offres de couvertures de leurs choix.

    De nouvelles obligations d’information s’imposeront aux professionnels

    • Les assureurs devront améliorer la lisibilité et la comparabilité des contrats d’assurance complémentaire pour que le choix de l’assureur et du contrat soit éclairé et informé. 
    • Les professionnels de santé seront tenus d’améliorer l’information du patient sur les dispositifs prothétiques qui leur seront proposés, en veillant à bien leur préciser les garanties de sécurité.
  • E-santé : l’Inde et Israël renforcent leur collaboration

    Le 15 janvier 2018, soit le deuxième jour de sa première visite en Inde, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahou a engagé des discussions avec le Premier ministre indien Narendra Modi afin de renforcer les collaborations entre les deux pays. Les deux hommes d’État ont notamment signé neuf mémorandums d’accord dans différents domaines, dont celui de la e-santé.

    Ils ont par ailleurs salué la décision de leurs ministères respectifs de la Science et de la Technologie de lancer neuf projets conjoints de R&D dans les domaines de l’analyse de données massives de santé et de la sécurité dans le cyberespace.

    Des programmes d’assistance aux pays du tiers monde

    MM. Netanyahou et Modi ont convenu d’explorer de nouveaux moyens d’élaborer des programmes conjoints d’assistance aux pays du tiers monde, notamment dans l’optique de développer des projets dans les secteurs de l’agriculture, de l’eau, de l’éducation et de la santé. Ils ont demandé à leurs ministères des Affaires étrangères respectifs d’entamer des discussions à ce sujet au cours de l’année 2018.

    « Notre industrie automobile reçoit des milliards de dollars d’investissements chaque année, pourquoi ne pas avoir le même partenariat entre [les acteurs israéliens du secteur] et les constructeurs automobiles indiens ? Et cela peut se produire partout, [notamment dans le domaine de la] santé numérique (…) », a déclaré M. Netanyahou (source : Businesstoday.in).

    STIM : un colloque rassemblant les professionnelles du secteur

    Afin de faire avancer les discussions et de construire un solide réseau entre la prochaine génération de femmes excellant dans le domaine des sciences et de l’high tech des deux pays, un colloque Inde-Israël réunissant les professionnelles travaillant dans le secteur des STIM sera organisé en octobre 2018 en Inde.

    E-santé : la collaboration entre les entreprises des deux pays se renforce

    Les start-up les plus prometteuses soutenues par l’industrie

    Depuis quelques années, les deux pays ont multiplié les partenariats, en particulier dans le secteur de la health tech. Ils ont par exemple lancé en juillet 2017 l’India-Israel Innovation Challenge, un défi d’innovation bilatérale pour les start-ups basées en Israël et en Inde.

    Les organisateurs du challenge ont créé une plateforme en ligne afin de faciliter la collaboration entre les jeunes sociétés israéliennes et indiennes, les centres technologiques, les entreprises et d’autres acteurs clés de l’écosystème de l’innovation des deux pays.

    Les dix-huit équipes gagnantes de l’India-Israel Innovation Challenge ont été dévoilées en janvier 2018. Elles vont désormais travailler avec Invest India et l’Israel Innovation Authority pour développer leurs solutions, notamment en e-santé, domaine pour lequel les start-ups étaient invitées à développer des technologies visant à améliorer la surveillance des patients en temps réel, les soins à domicile et à distance ainsi que les services de suivi et de conseils visant à mieux gérer les maladies non transmissibles.

    Diabète : partenariat entre une clinique indienne et une société health tech israélienne

    Les collaborations entre les entreprises des deux pays ont déjà commencé. Par exemple, début janvier, Apollo Sugar, le groupe national de cliniques centrées sur la lutte contre le diabète de l’entreprise Apollo Hospitals Enterprise, basée en Inde, a signé un accord avec la société israélienne GlucoMe afin d’intégrer son moniteur sans fil au programme de soins à domicile d’Apollo Sugar.

    Les acteurs israéliens de la santé numérique, comprenant notamment 400 start-up dédiées à deux sous-secteurs majeurs, les outils de santé individuels et l’analyse des données de santé, peuvent aider l’industrie de santé indienne à se moderniser plus rapidement via les nouvelles technologies.

  • EHealth: India and Israel strengthen their collaboration

    On January 15, 2018, Day 2 of his maiden visit to India, Israeli Prime Minister Benjamin Netanyahu held talks with Prime Minister Narendra Modi to strengthen collaboration between the two countries. They signed nine memorandums of understanding in various areas, including digital health.

    The two Prime Ministers commended the decision of the respective Ministries of Science and Technology to launch nine joint R&D projects in the areas of big data analytics in healthcare and security in cyberspace.

    Assistance programs for third world countries

    Messrs. Netanyahu and Modi agreed to explore new ways to deploy joint programs of assistance for third world countries, particularly with a view to developing projects in the sectors of agriculture, water, education and healthcare. They asked their respective Foreign Ministries to start discussions on this subject in 2018.

    « Our car industry receives billions of dollars of investments every year. Why shouldn’t we have the same partnership between us and Indian car manufacturers? And this can happen everywhere, [especially in the field of] digital health (…), » said Mr Netanyahu (source: Businesstoday.in).

    STEM: a colloquium gathering the professionals of the sector

    In order to advance the discussions and build a strong network between the next generation of the best women scientists and technologists of the two countries, an India-Israel symposium bringing together women working in the STEM sectors will be organized in October, 2018 in India.

    Health tech: partnerships between companies of both countries are strengthening

    Promising startups are supported by the industry

    In recent years, India and Israel have collaborated more closely, especially in the health tech sector. For example, in July 2017, the two countries launched the India-Israel Innovation Challenge, bilateral innovation challenge for start-ups based in Israel and India.

    The challenge organizers created an online platform to facilitate collaboration between Israeli and Indian start-ups, technology hubs, corporations and other key players in the innovation ecosystem in both countries.

    The eighteen winning teams of the India-Israel Innovation Challenge have been unveiled in January 2018. They will now work with Invest India and Israel Innovation Authority to develop their solutions, including in the field of eHealth, a sector for which competitors were invited to deploy technologies to improve real-time health monitoring, home and distance care, follow-up services and advice to better manage noncommunicable diseases.

    Diabetes fight: a partnership between an Indian healthcare center and an Israeli health tech company

    Collaborations between companies from both countries have already begun. For example, in early January, Apollo Sugar, the nationwide diabetes clinic chain of India-based Apollo Hospitals Enterprise, signed an agreement with Israeli star-up GlucoMe to integrate its wireless monitor into the Apollo Sugar’s home care program.

    Israeli digital health players, including about 400 start-ups focused on  two major sub-sectors, individual health tools and health analytics, can help the Indian healthcare industry to evolve more quickly through high technology.

  • NYC investit 500M$ dans la création d’un hub biotech pour rivaliser avec Boston et San Francisco

    La municipalité new-yorkaise a annoncé le 23 janvier 2018 le lancement d’un plan d’investissement 500 millions de dollars (405 millions d’euros), destiné à faire de New York le premier hub biotech du pays, dont le calendrier de mise en œuvre sera précisé au cours des prochaines semaines.

    Décliné en trois axes principaux, ce projet vise en premier lieu à « encourager le rapprochement du monde de la recherche et de l’industrie » moyennant 150M de dollars. Le deuxième axe du projet, dont le montant s’élève à 310M de dollars, doit permettre de « créer un bassin d’emplois et favoriser l’implantation d’entreprises, d’incubateurs et de laboratoires spécialisés dans les biotechnologies ». Enfin, le troisième volet de ce projet mobilisera près de 40M de dollars dans le but de soutenir les start-ups et former la prochaine génération d’acteurs de la biotech.

    Rivaliser avec Boston et San Francisco, acteurs majeurs des biotechnologies

    La municipalité de New York, conduite par Bill de Blasio, entend renforcer l’écosystème biotechnologique de la ville à l’aide d’un plan d’investissement de 500M de dollars décliné en trois axes. James Patchette, Président et CEO de la New York City Economic Development Corporation, entité municipale en charge du projet, explique que : 

    « Nous avons ici à New York parmi les meilleurs centres de recherche biomédicale au monde. Mais, nous perdons notre prééminence dans le champ des sciences de la vie. Le moment est donc venu d’engager les moyens nécessaires pour nous positionner comme un acteur de premier plan dans ce domaine ».

    La ville espère rivaliser, voire devancer, Boston et San Francisco, qui se sont affirmées au cours des dernières années comme des acteurs majeurs des biotechnologies. L’État de NY se positionne toutefois en troisième position à l’échelle nationale : il s’agit du troisième bénéficiaire de subventions accordées par le National Institute of Health, après les états de Californie et du Massachusetts. New York dispose aujourd’hui de centres médicaux et d’hôpitaux universitaires d’envergure internationale comme le Albert Einstein College of Medecine (Bronx), New York Presbyterian/Columbia University Medical Center, Icahn School of Medicine at Mount Sinai, NYU Langone Medical Center. La ville dispose également de centres de recherche comme le New York Structural Biology Center et le New York Genome Center.

    Axe 1 : Rapprocher le monde de la recherche et l’industrie, créer des emplois et promouvoir le développement des technologies innovantes en santé

    Un plan d’investissement de 100M de dollars pour bâtir un Campus de Sciences de la Vie Appliquées

    La ville de New York financera la création d’un Applied Life Sciences Campus, un campus urbain destiné à accueillir les start-ups spécialisées dans les biotechnologies et à faciliter le rapprochement entre les mondes de la recherche et de l’industrie. Le campus servira à ce titre d’incubateur pour les jeunes pousses new yorkaises et de lieu de formation entrepreunariale.

    Une dotation de 50M de dollars pour densifier le réseau d’infrastructures de R&D en sciences de la vie

    La municipalité procèdera à des investissements ciblés, destinés principalement aux laboratoires de recherche et hôpitaux universitaires de la ville. New York entend « catalyser le recherche innovante, qui mène à la création de nouvelles entreprises », d’après un communiqué de la New York City Economic Development Corporation (NYCEDC), l’entité municipale chargée de promouvoir le développement économique de la métropole et responsable de la mise en œuvre du projet. À cet effet, la ville allouera 50M de dollars à huit centres de recherche à but non lucratif dans le but de créer de nouveaux laboratoires de recherche appliquée. 

    Axe 2 : Créer un nouveau bassin d’emplois et de croissance économique

    Réductions fiscales de 300M de dollars pour attirer les investisseurs et créer un espace commercial

    Ces mesures fiscales incitatives visent à attirer des entreprises, aménager de nouveaux espaces de travail et encourager les entreprises à recruter des personnes qualifiées originaires de la ville et de ses alentours.

    Un investissement de 10M de dollars destiné à étendre le réseau d’incubateurs de start-ups

    La ville va soutenir financièrement cinq incubateurs et centres d’innovation, dont le premier ouvrira ses portes en 2018. Les incubateurs seront implantés à proximité des centres de recherche existants. Cette mesure vise à soutenir les innovations et favoriser le recrutement de travailleurs qualifiés.

    Révision de la règlementation locale pour autoriser l’implantation de nouvelles entreprises biotech dans les zones commerciales

    Dans le but de doubler le nombre d’entreprises biotech présentées à New York, la municipalité a révisé la règlementation locale pour autoriser l’implantation de laboratoires, de centres de recherche et d’entreprises biotech dans les zones commerciales. L’ensemble des révisions règlementaires sont accessibles dans le document de synthèse « Clarification Memo – Life Sciences in Commercial Zoning Districts » produit par la ville.

    Axe 3 : Soutenir les talents émergents et la nouvelle génération d’entrepreneurs biotech

    Investir 7,5M de dollars dans la création de stages et de curriculum académiques en sciences de la vie

    À l’été 2018, la ville de New York ouvrira une première session de stages qui permettront à près d’une centaine d’étudiants de la région de NY de s’immerger dans l’écosystème des centres de recherche, des fonds d’investissement et des entreprises spécialisées en biotechnologies. Roche, Eli Lilly, le New York Genome Center ou encore Deerfield Management sont partenaires du programme. La municipalité soutiendra également les universités locales qui accepteront de réviser leur curriculum académique pour « former la prochaine génération de talents en sciences de la vie ».

    Débloquer 20M de dollars en soutien aux jeunes pousses de la biotech

    La municipalité new-yorkaise s’est engagée à soutenir le développement économique de 80 jeunes sociétés. Ce soutien passe notamment par la mise en relation de ces entreprises avec des fonds d’investissement privés et par une allocation ventilée entre ces différents acteurs, d’un montant total de 20M de dollars. La ville allouera 7, 5M de dollars à la création d’un Life Sciences Management Corps.

    Accorder 3,8M de dollars en appui à l’extension d’un programme de formation en entreprenariat 

    NYCEDC va reconduire et renouveler son programme Bio and Health Tech Entrepreneurship Lab (ElabNYC), dont le curriculum va désormais offrir des formations en management de projet et commercialisation d’entreprise. La  municipalité va par ailleurs étendre son programme SBIR, destiné à aider les entreprises spécialisées en biotechnologies à obtenir des financements du Small Business Innovation Research Program du National Institute of Health. 

    Lancement du Life Sciences Advisory Council, conseil municipal adossé à la mairie de New York

    Entité pluridisciplinaire composée d’universitaires, d’industriels, de philanthropes et d’investisseurs, le Life Sciences Advisory Council sera chargé de conseiller le maire de New York, Bill de Blasio, en ce qui concerne les programmes de sciences de la vie mis en œuvre par la municipalité, et de créer des partenariats stratégiques avec les industriels de santé.