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  • PHW18 : « Nous développons un accompagnement psychosocial le plus en amont possible » (O. Frézet, MSPB)

    Fondée en 1863 et reconnue d’utilité publique en 1867, la Maison de Santé Protestante de Bordeaux-Bagatelle (MSPB) intervient dans les domaines sanitaires, social et médico-social. Toujours soucieuse d’évolution, elle est engagée dans la création d’un ensemble hospitalier civilo-militaire pour 2022 et un centre spécialisé d’accès aux soins somatiques des personnes en situation de handicap.

    A l’occasion de la Paris Healthcare Week 2018, l’équipe de Health & Tech Intelligence s’est entretenue avec Olivier Frézet, Directeur des branches médico-sociales de la Maison de Santé Protestante de Bordeaux-Bagatelle (MSPB) et Béatrice Falize-Mirat, Directeur Scientifique de Care-Insight.

    Olivier Frézet décrit le mode de fonctionnement des équipes Urgence Nuit et de soutien aux aidants à domicile mises en place par la Maison de Santé Protestante de Bordeaux-Bagatelle en 2014, qui transforment sensiblement la prise en charge des personnes dépendantes à domicile.

    Quelles sont vos fonctions au sein de la MSPB ?

    Olivier Frézet : Je suis directeur des branches médico-sociales de la Maison de Santé Protestante de Bordeaux-Bagatelle (MSPB), qui couvrent différents établissements, services et métiers :

    • un Ehpad de 62 lits et une structure d’hébergement temporaire de 15 lits. Il n’existe en France qu’une soixantaine de structures proposant des services d’hébergement temporaire ;
    • un SSIAD doté de 182 places pour les personnes âgées, 10 places pour les personnes en situation de handicap et 10 places pour les personnes atteintes de la maladies d’Alzheimer. Le SSIAD évolue en SPASAD, service polyvalent d’aide et de soins à domicile, (CPOM signé le 30 juin 2017 avec le SAAD Agapes) ;
    • deux équipes qui sont dans le PAERPA de Bordeaux , l’Equipe Urgence Nuit d’une part, qui est unique en France, et l’équipe de soutien aux aidants à domicile (ESAD) d’autre part ;
    • une MAIA : Méthode d’action et d’intégration des services d’aide et de soins dans le champ de l’autonomie. Je coordonne enfin les assistants sociaux et les psychologues qui interviennent dans tous les services de la Fondation.

    Quelles sont les finalités des deux équipes du PAERPA ?

    Olivier Frézet : Nous voulons développer un accompagnement psychosocial le plus en amont possible des situations de crise pour en prévenir l’apparition. Je suis persuadé que plus nous travaillons en amont de façon transdisciplinaire, avec différentes professions (dont les sphères d’action s’interpénètrent) et non pas de manière pluridisciplinaire, (où chaque professionnel agit seul « dans son coin »), plus nous pouvons aider le couple aidant-aidé dans la construction de son projet de vie.

     

    Avez-vous été précurseurs dans le développement de l’aide et du soin à domicile ?

    Olivier Frézet : L’un des services de la Fondation, l’hospitalisation à domicile, a été crée en 1975. C’est l’un des plus anciens HAD de France et l’un des plus importants en suivis quotidiens de malades au domicile. De plus, Bagatelle est porteur de la plateforme d’appel pour les HAD sur le département.

    Le SSIAD a été fondé en 1982.

    La structure d’accueil temporaire pour personnes âgées, le Relais, a été créé en 1988. C’était innovant à l’époque et ça le reste aujourd’hui. En effet, ce type de structure, une sorte d’entre-deux, permet des temps de pause pour le couple aidant / aidé et participe activement au soutien à domicile. Ce type de structure est très important dans le maillage du territoire et dans le sens du soutien aux aidants.

    De plus, nous sommes, il me semble, toujours les seuls à disposer d’une équipe Urgence nuit (créée en 2014) et une équipe de soutien aux aidants sous cette forme.

     

    Ces modèles (accueil temporaire) sont-ils nombreux en France ? Quelles en sont les spécificités ?

    Béatrice Falize-Mirat : Dans ce modèle, il faut savoir optimiser l’utilisation des lits et gérer des situations très courtes. L’équilibre financier est une véritable difficulté. Le défi consiste à accueillir des patients un, deux, trois jours sans que cela ne soit programmé. Il faut qu’un lit soit disponible, qu’on puisse le remplir à un instant T et qu’il soit disponible par la suite sans perdre d’argent.

    Comment assurer ces admissions et sorties incessantes ?

    Olivier Frézet : Cela peut s’avérer difficile mais ce n’est pas impossible. Etant à l’origine assistant de service social, j’ai toujours été très à l’écoute des aidants. S’agissant du couple aidant-aidé, quand l’aidant atteint une situation de crise, nous lui permettons de se rendre dans une structure d’hébergement temporaire, nous lui offrons un suivi de la personne dépendante, mais lui permettons aussi de se poser, d’être reconnu, et d’être épaulé.

    Nous voulons respecter sa volonté tout au long de son séjour dans nos services. Pour nous, il est partenaire pour le séjour, car il connait au quotidien le résident. Certaines structures imposent une durée particulière de séjour. Nous, nous accueillons le couple aidant/aidé en fonction de ce qu’ils désirent. Même si la prise en charge est payante, nos prix restent relativement corrects. 

    Les promoteurs se montrent frileux pour des raisons économiques et logistiques, mais nous affichons un taux de remplissage à 90%. Cela signifie que si l’on est inscrit dans un réseau, si l’on est connu et reconnu, les gens viennent car il y a un véritable besoin et qu’ils nous font confiance. Il faut qu’il y ait des structures qui permettent des alternances.

    Ce relais, cette structure d’hébergement temporaire intervient à un moment potentiel de césure dans le parcours des aidants comme des aidés ; 80% des personnes que nous recevons viennent du domicile. Nous nous inscrivons dans le sens « de la rupture et de la reprise », et de l’alternance entre structure où les individus se reposent et retour au domicile. Nous sommes vraiment dans une démarche de soutien à domicile nous permettant en plus de faire des liens avec les services du domicile qui connaissent la situation.

    Le Conseil d’Administration de la Fondation a toujours maintenu la structure malgré les résultats financiers déficitaires, prenant en compte l’importance d’un tel lieu.

    Autour de quel projet s’articule cette démarche de soutien à domicile ?

    Olivier Frézet : Nous plaçons le projet de vie du couple aidant-aidé au centre. Quand l’équipe de soutien aux aidants a été créée, l’idée était précisément d’offrir par exemple au médecin généraliste (ou au pharmacien, ou à l’infirmier libéral…) une équipe venant en complément, sur un versant professionnel autre.

    Nous étions partis de l’exemple suivant : une fille accompagne sa mère âgée chez son médecin généraliste pour un renouvellement de prescription. La fille « explose » pendant la consultation, car elle éprouve des difficultés croissantes pour venir en aide à sa mère dépendante. Le médecin ignore comment réagir car il n’est pas nécessairement informé de toutes les potentialités d’aide.

    Notre souhait est d’offrir à la fille, elle-même d’un certain âge, une aide qui ne se substitue pas à la sienne, mais vienne la compléter. Nous lui offrons une palette d’aide avec différents professionnels : psychologue, assistant social, ergothérapeute, Technicien Coordinateur de l’Aide Psychosociale aux Aidants (TC APSA) et une secrétaire qui fait entre autres, le lien.

    Le TC APSA est issu d’une licence professionnelle qui, pour l’heure n’est proposée qu’à Bordeaux. Ce technicien est chargé, dans un premier temps, de se rendre au domicile de la personne pour évaluer le degré de difficulté qu’il peut y avoir au niveau de « l’aidance ». Ensuite, il orientera vers les professionnels de l’équipe suivant la difficulté.

    C’est dans le dispositif général de l’aidance tel que nous le conceptualisons, théorisons et opérationnalisons sur Bordeaux (à savoir l’Aidance définie comme l’ensemble de tout ce qui englobe le lien aidant/aidé, avec les acteurs et les institutions que cela implique), que nous développons nos actions, que notre expérience de l’ESAD nous permet de repérer et de mieux coordonner les divers opérateurs de reliance, que nous nous efforçons à une évaluation transdisciplinaire le plus en amont possible du coupe Aidant/Aidé.

    Et parce que nous visons une prévention très en amont des problématiques du couple, nous intervenons très tôt au domicile, à l’aide d’équipes légères, réactives, avec l’objectif de co-construction d’un projet de vie… Sans jamais oublier que nous sommes, d’abord et avant tout, des « porte-voies », dans le sens de parcours.

    De plus et pour aller plus loin, nous travaillons sur nos concepts (Reliance et Aidance), nos outils ; ainsi nous avons créé une grille de repérage de la fragilité de l’aidant, très simple, avec 9 items (santé, alimentation, sommeil…). C’est surtout un outil de transmission de situation nécessitant l’intervention de l’équipe spécialisée.

    Nous voulons aller à la rencontre de la personne, dans son altérité. Ce n’est pas une démarche verticale avec le « sachant qui ordonne ». Il s’agit de l’accompagner, d’être présent à ses côtés, d’évaluer ses potentialités et non pas seulement ses incapacités. C’est toute la valeur du travail social, de l’accompagnement que l’on se doit de faire auprès des gens. C’est « l’aléa » cher à Edgar Morin. On co-construit, avec la personne aidée, son projet de vie.

    Comment faire dialoguer tous ces acteurs entre eux ? Sur quels supports de communication et de coordination vous appuyez-vous ?

    Olivier Frézet : L’équipe Urgence nuit et l’équipe de soutien aux aidants sont inscrites dans le PAERPA de Bordeaux depuis juin 2015. Cela signifie que nous sommes reliés à d’autres équipes par le biais d’une plateforme portée par le CCAS de Bordeaux. Les résidents de Bordeaux de plus de 75 ans appellent un numéro. Ils sont ensuite répartis selon leurs besoins sur l’une de nos équipes.

    On utilise également PAACO/Globule, un logiciel performant qui offre une messagerie sécurisée nous permettant de relier les différents intervenants.

    La coordination, je la visualise très bien au niveau du soins. En revanche, au niveau du social, il ne s’agit pas de coordination mais d’articulation car on place le projet de la personne au milieu de notre démarche. L’objectif de tout travailleur social est de travailler « à sa fin ». Il est présent auprès de la personne pour qu’elle réacquiert les bases de son autonomie, à savoir le « choix de vie que je veux pour moi dans un cadre légal », à la différence de la dépendance où je suis contraint de dépendre de mon prochain.

    Au sein de l’ESAD, le TC APSA reste référent d’une situation dans le temps : six mois après, si la personne a un nouveau besoin, elle appelle l’équipe ou la plateforme précitée.

    Depuis la création, en 2014, nous avons suivi plus de 620 couples aidant/aidés.

    Il est intéressant de noter qu’à la différence de ce que l’on peut entendre, la demande de répit des aidants n’intervient qu’à hauteur de 8%. 41% de l’ensemble des situations a nécessité l’intervention dans au moins 3 domaines différents (organisation du domicile, éléments financiers, ouvertures de droits, orientation vers des associations…).

    L’écoute, le conseil, l’orientation vers les associations spécialisées, l’accompagnement,… toute cette « guidance » permet d’aider l’aidant. Nous sommes en fait des « facilitateurs » pour l’aider à trouver les « bonnes portes » au bon moment.

    Béatrice Falize-Mirat : Une autre chose dont il faut témoigner, c’est le retour à domicile géré par l’équipe Urgence nuit. Il faut être capable de déterminer si une personne est capable de rentrer chez elle ou non. Vous avez mis en place une solution qui permet de répondre à cet enjeux et qui est actuellement unique en France.

    Olivier Frézet : Absolument, cette solution est unique en France, et nous voudrions la dupliquer. Par exemple : une personne chute et se fracture le poignée, c’est un événement fréquent. Dans ce cas-là, un binôme aide-soignant/infirmier est appelé par le service d’urgences de Bordeaux Métropole. Ce binôme se rend aux urgences pour rencontrer la personne, l’urgentiste et l’équipe de soin pour instaurer une relation de confiance.

    Si la situation relève bien de l’équipe – ce n’est pas de l’hospitalisation à domicile, c’est une situation où la personne nécessite une surveillance légère -, le binôme aide-soignant/infirmier suit l’ambulance. La personne les retrouve à son retour à domicile et l’équipe lui prodigue les soins et services nécessaires (fermer les volets, cuisiner, chercher les médicaments à la pharmacie de garde, etc.).

    Le lendemain matin, une autre équipe intervient à son tour. Elle compte trois personnes : une infirmière, chargée de prévenir le médecin généraliste, une aide-soignante et une auxiliaire de vie (aide à la toilette, courses, préparation de repas, etc.).

    Aux termes de quelques jours, nous transférons la situation aux infirmiers libéraux, SSIAD ou une association d’aide à la personne. On est sur une durée moyenne de prise en soins située entre 4 et 5 jours. Qu’il s’agisse de l’équipe urgence nuit ou de l’équipe de soutien aux aidants, nous ne sommes pas là pour capter ou accaparer les personnes. Nous intervenons à des moments où la fragilité est accrue, ou rien n’existait, et nous transférons ensuite la situation à d’autres services, quand ceux-ci sont en capacité d’intervenir. Nous faisons de la reliance.

    Avez-vous formé ces professionnels à travailler en binôme ou en trinôme ?

    Olivier Frézet : Lorsque l’on a créé ces deux équipes en avril 2014, on a fait travailler ensemble une équipe de travailleurs sociaux (l’équipe de soutien aux aidants) et une équipe de soignants (équipe urgence nuit) pendant quinze jours, n’ayant aucune situation réelle, pour qu’ils apprennent leur langage respectif. Ils ont travaillé ensemble sur la façon de constituer un dossier, de s’organiser, d’intervenir… de croiser leurs connaissances. Après un an d’exercice, on a constaté que 70% des situations de l’équipe urgence nuit, étaient transmises à l’équipe de soutien aux aidants…

    Quand on entre dans le monde de la dépendance, on entre dans un univers fait de codes et de langages particuliers. Personne n’y est préparé. Il faut quelqu’un à côté, un traducteur qui accompagne.

    Chacun s’accorde à dire que les trois mondes (Sanitaire, Médico-Social et Social) sont séparés. Il faut dépasser ce constat et créer des passerelles entre ces mondes, des passeurs et donc des traducteurs. Ces équipes (urgence nuit et de soutien aux aidants) sont les passeurs et permettent à la personne, en fonction de sa situation, d’obtenir l’aide dont elle a besoin.

    Vous disiez vouloir généraliser ce modèle en France. Comment convertir les professionnels à ces nouvelles pratiques ? 

    Olivier Frézet : Il faut déjà essayer de convertir les décideurs et les acteurs. Nous sommes en train de réaliser une « recherche -action », avec l’INSERM à Bordeaux, une étude sur l’impact de nos équipes auprès des aidants. Nous voulons montrer et démontrer l’utilité de nos pratiques pour aller ensuite solliciter des décideurs financiers et les convaincre de la pertinence de nos modèles.

    Nous travaillons en étroite collaboration avec l’Agence régionale de Santé Nouvelle Aquitaine. Elle nous avait permis d’expérimenter ces deux équipes pendant un an avant l’entrée dans le PAERPA.

    Nous voudrions essaimer notre modèle – et c’est la raison pour laquelle nous travaillons en étroite collaboration avec une association de Chartres de Bretagne ASSIA. Après partages ensemble, ils ont constitué une équipe (un temps plein TC APSA et un temps plein psychologue) à partir de 2017 via également le PAERPA. Ils sont venus deux jours à Bordeaux afin de partager nos outils, notre façon de faire. Nous sommes également en contact avec des acteurs d’autres régions.

    Le contexte politique vous semble-t-il favorable à la pérennisation et à la généralisation de ce modèle, avec notamment l’entrée en vigueur de l’article 51 de la LFSS 2018 qui soutient les innovations organisationnelles ? Pensez-vous pouvoir vous appuyer sur ces leviers juridiques ?

    Olivier Frézet : Je pense effectivement qu’il faut s’appuyer sur ces leviers. Même en l’absence d’innovations « pures », notre objectif est de promouvoir des solutions qui fonctionnent bien. Au niveau du PAERPA de Bordeaux, nous constatons qu’il y a une oreille attentive. 

    Se pose également la question de l’aidance salariée. Il faut absolument que l’expérience que l’on a acquise au niveau de l’équipe de soutien aux aidants soit élargie à d’autres dispositifs pour les salariés dans les entreprises.

    En 2017, la Fondation Bagatelle a créé un mi-temps TC APSA. Avant la mise en place de ce poste, nous avions interrogé les 1 500 salariés de la fondation sur l’opportunité de ce dispositif : seuls 29 répondants se déclaraient personnellement concernés. Aux termes de l’année d’expérimentation, le TCAPSA était intervenu auprès de 42 personnes…

    Au delà des plateformes que l’on peut et que l’on doit créer, il faut permettre à ce professionnel de l’aidance (ou plus largement, une équipe pluridisciplinaire) d’agir au sein des entreprises. Il contribuera à faire baisser l’absentéisme et participera de l’amélioration de la qualité de vie au travail du salarié. Nous sommes précurseurs de ce point de vue là, au regard des équipes que l’on a mises en place en 2014 et du savoir-faire qu’elles ont acquis au cours des années.

    Nous avons participé à l’écriture d’un livre publié au un titre évocateur : L’aide aux aidants : à l’aide ! Concepts, modèles, méthodes et défis (Eyrolles, 2015). Nous intervenons également dans des articles ou congrès sur les thèmes de l’aidance, de la reliance.

    Béatrice Falize-Mirat : Il faut également évoquer l’âge des aidants. Ce sont souvent des personnes âgées de 60 ans qui viennent en aide à leur parents âgés de 85 ans. Aujourd’hui, les aidants ont l’âge des aidés d’il y a 20 ans… Ce ne sont plus des gens qui travaillent, ce sont souvent des gens seuls et fragiles.

    Olivier Frézet : Il y a de nombreuses enquêtes sur cette thématique. Mais la situation d’aidance concerne tout le monde. C’est la raison pour laquelle je pense qu’il y a un terreau fertile, et des réseaux à activer pour mettre en place l’aidance au cours des prochaines années.

     

     

     

  • Surveillance des patients et big data : Medopad renforce sa présence à Singapour

    Le gouvernement britannique a annoncé fin mai 2018 qu’il aidait les entreprises prometteuses à conclure des accords à travers le monde, dont la société experte en intelligence artificielle et en technologie mobile Medopad.

    Courant mai, l’entreprise basée à Londres – spécialisée dans les applications de surveillance des patients et l’analyse de données – a signé deux nouveaux partenariats avec des organisations de soins à Singapour et aux Bahamas, créant ainsi 100 emplois en Grande-Bretagne.

    Le Département du commerce international soutient Medopad

    Le Département du commerce international britannique (DIT) a fourni ces derniers mois à Medopad des conseils et des orientations sur des questions techniques, de financement et de passation de marchés. Le directeur général de Medopad, Dan Vahdat, a déclaré que les recommandations du DIT avait aidé l’entreprise à mener à bien des « réunions cruciales ».

    Diabète : un partenariat avec l’agence singapourienne A*STAR

    Le réseau mondial du DIT a par ailleurs fourni à l’entreprise anglaise une assistance qui lui a permis de remporter un contrat avec l’Agence pour la science, la technologie et la recherche de Singapour, plus connue sous le nom d’« A*STAR ».

    À travers ce partenariat, Medopad développera conjointement avec l’organisme singapourien un outil de surveillance visant à mieux gérer le diabète pour 400 000 personnes, précise le site Digitalhealth.net.

    Medopad cherche aussi à s’étendre aux États-Unis. La société a récemment signé un protocole d’accord avec l’université américaine Johns Hopkins dans le but d’explorer de nouvelles solutions de soins utilisant le principe de l »apprentissage automatique (machine learning) et des technologies qui facilitent la surveillance des patients.

    Le DIT investit aussi dans une université chinoise

    TusPark, l’organisme de développement du parc scientifique de l’Université Tsinghua à Pékin, fait également partie des entreprises à avoir bénéficié d’une aide du Département du commerce international britannique. L’organisme gouvernemental a versé 8 millions de livres sterling (9 M. € ; 10,7 M. US$) pour financer la création d’un centre d’innovation à Newcastle, dans le nord-est de l’Angleterre.

    TusPark : 200 M. £ investis dans 5 bâtiments au Cambridge Science Park

    TusPark a récemment investi 200 millions de livres (229 M. € ; 267 M. US$) dans cinq nouveaux bâtiments au sein du Cambridge Science Park, le plus ancien parc scientifique du Royaume-Uni, créant directement quatorze emplois et offrant aux entreprises la possibilité d’en créer des milliers d’autres dans le cadre du projet.

    Le parc scientifique comprendra un « biohub » à la pointe de la technologie afin de permettre aux entreprises travaillant sur des produits et des technologies de santé innovants d’avoir accès à des laboratoires et à des espaces de bureaux.

  • Patient monitoring and big data : Medopad strengthens its presence in Singapore

    The UK government announced in late May 2018 that it has been supporting promising companies secure deals around the world, including British artificial intelligence and mobile technology firm Medopad.

    In May, the London-based company – specializing in patient monitoring applications and data analytics – signed two new partnerships with healthcare organizations in Singapore and  Bahamas, creating 100 jobs in Great Britain.

    The Department for International Trade supports Medopad

    The Department for International Trade (DIT) provided advice and guidance on technical, financing and contracting issues. Medopad’s Chief executive, Dan Vahdat, said that the guidance from DIT helped the company to ensure « crucial meetings ».

    Diabetes: a partnership with Singapore agency A*STAR

    DIT’s global network also provided assistance which allowed the UK firm to win a contract with Singapore’s Agency for Science, Technology and Research, better known as « A*STAR« .

    Through this partnership, Medopad and the Singapore organization will jointly develop a monitoring tool to better manage diabetes for 400,000 sufferers, Digitalhealth.net said.

    Medopad is also looking to expand into the United States. The company recently signed a Memorandum of Understanding with the US’s Johns Hopkins University in order to explore new healthcare solutions using machine learning and patient monitoring technologies.

    The DIT also invests in a Chinese university

    TusPark, the science park development body of Tsinghua University in Beijing, is also one of the company which have benefited from assistance from DIT. The UK organization has invested £8 million (€9m; US$10.7m) to create an innovation center in Newcastle, North East England.

    TusPark: £200 million invested in 5 buildings at Cambridge Science Park

    TusPark recently invested $200 million (€229m; US$267m) in five new buildings at Cambridge Science Park, the oldest science park in the United Kingdom, directly creating 14 jobs and offering companies the opportunity to create thousands more in the process.

    The Science Park will include a state-of-the-art « biohub » to provide companies working on innovative healthcare products and technologies with labs and office space.

  • L’AP-HP rencontre de futurs partenaires industriels aux 15e rencontres de transfert de technologies

    500 participants se sont retrouvés à la 15e édition des rencontres de transfert de technologies APinnov dédiées à la mise en valeur des projets, innovations et start-ups issus de ses équipes hospitalières, organisée par l’Assistance Publique – Hôpitaux de Paris le 5 juin 2018.

    Deux temps forts ont rythmé cette édition qui a permis aux équipes de l’AP-HP de rencontrer de futurs partenaires industriels et des acteurs-clés des secteurs publics et privés qui financent, développent et protègent l’innovation en milieu hospitalier :

    • l’AP-HP et la Chambre de commerce et d’industrie de région Paris Île-de-France ont signé le renouvellement de leur convention de partenariat pour une durée de trois ans.

    • la remise des Trophées de l’Innovation APinnov, qui valorisent des travaux innovants portés par des équipes de l’AP-HP.

    APinnov était d’abord une rencontre pour échanger sur l’innovation, le transfert de technologie et l’accélération de projets innovants mais aussi un rendez-vous d’affaires pour rencontrer des partenaires publics et privés et présenter des innovations ainsi qu’un Workshop dédié aux partenariats dans le domaine des TIC en Santé, co-organisé avec les pôles de compétitivité Medicen Paris Région, Cap Digital et Systematic. Le Village APinnov de l’innovation a permis de rencontrer les partenaires sur leurs stands.

    Le renouvellement de la convention de partenariat avec la CCI

    Grâce à la signature de la convention de partenariat entre Martin Hirsch, directeur général de l’AP-HP et Didier Kling, président de la Chambre de commerce et d’industrie de la région Paris Île-de-France,  les équipes de l’AP-HP pourront ainsi bénéficier d’un accompagnement de la CCI Paris Ile-de-France sur les thématiques suivantes : 

    • la fiscalité de la recherche : accompagner les entreprises et porteurs de projet pour le crédit impôt recherche et le statut de Jeune entreprise innovante ;
    • l’accès aux financements : évaluer avec les entreprises et porteurs de projet les aides et financements possibles pour développer leur projet et/ou leur stratégie ;
    • le développement international : structurer la démarche de l’entreprise en identifiant des nouveaux marchés et partenaires à l’international ;
    • la gestion prévisionnelle des emplois et des compétences / Ressources Humaines : faire le point sur la gestion des ressources humaines pour pouvoir l’optimiser.

    La CCI Paris Ile-de-France pourra par ailleurs présélectionner des sociétés ou projets de sociétés développant des dispositifs médicaux et pouvant bénéficier de l’appui de la cellule innovation de l’AP-HP et des équipes de l’AP-HP.

    Remise des trophées de l’innovation : trois catégories

    • Trophée « Brevet prometteur » : traitement des troubles autistiques par l’allopurinol dans le déficit en adenylosuccinate lyase (ADSL)// Projet porté par Irène Ceballos-Picot
    • Trophée « Interne innovant » : un algorithme performant automatisé issu des outils de l’intelligence artificielle pour la détection des angiodysplasies (AGD) de l’intestin grêle en vidéo-capsule endoscopique (VGE) //Projet porté par Romain Leenhardt
    • Trophée « Soignant innovant » : cordon pédiatrique personnalisé de fixation de trachéotomie « Trach&fix » // Projet porté par Elise Chauvin, Zina Ghelab et Anne Pilotti

  • La DGOS, l’ANAP et l’EHESP lancent « Hospitalents » pour faire évoluer l’accompagnement des GHT

    Afin de faire évoluer l’accompagnement des Groupements hospitaliers de territoire (GHT), la Direction générale de l’offre de soins (DGOS), l’Agence nationale d’appui à la performance des établissements sanitaires et médico-sociaux (ANAP) et l’Ecole des Hautes Etudes en Santé Publique (EHESP), ont lancé conjointement l’initiative Hospitalents, fin mai 2018.

    Hospitalents est une communauté d’innovation managériale et organisationnelle pour professionnels hospitaliers « dont l’objectif est d’aider à faire émerger des défis communs », précise l’ANAP sur son site internet le 4 juin 2018. Il s’agit également de « partager et tester des solutions de terrain », comme l’explique une présentation mise en ligne sur le site internet du ministère des solidarités et de la santé.

    Les futurs membres d’Hospitalents bénéficieront d’un accompagnement personnalisé pour mettre en oeuvre leurs solutions à l’échelle des GHT et les promouvoir par la suite. Les premières rencontres régionales auront lieu à l’automne 2018.

    Un support de présentation élaboré par le ministère des Solidarités et de la Santé est consultable et disponible au téléchargement sur le site internet du ministère ou en cliquant ici.

    Le communiqué de l’ANAP est accessible en suivant ce lien.

    Les professionnels concernés peuvent rejoindre la communauté Hospitalents en s’inscrivant à cette adresse : hospitalents@sante.gouv.fr.

  • Le soutien financier accordé aux maisons pluri-professionnelles de santé, en hausse de 96,7 %

    Le Plan d’accès aux soins présenté par Agnès Buzyn, ministre des Solidarités et de la Santé, prévoit de renforcer le développement des maisons pluri-professionnelles de santé (MSP).

    Le lundi 4 juin 2018, les chiffres publiés par l’Assurance maladie montrent une hausse de 96,7% du soutien financier accordé aux MSP entre avril 2017 et juin 2018. Leur financement s’élève ainsi à 35,6 millions d’euros.

    Cette augmentation résulte de l’accord conventionnel interprofessionnel (ACI) signé le 20 avril 2017, qui « pérennise et renforce la rémunération collective du travail en équipe qui fait la spécificité de ces structures », d’après un communiqué publié sur le site internet du ministère des Solidarités et de la Santé le 6 juin 2018.

    Le renforcement du soutien financier aux MSP de l’Assurance maladie répond à l’objectif de doublement du nombre de structures d’exercice du quinquennat d’ici 2022, inscrit dans le Plan d’accès aux soins dans les territoires.

    Stratégie gouvernementale de renforcement du soutien au MSP

    Le Plan d’accès aux soins dans les territoires présenté par Agnès Buzyn le 13 octobre 2017 constitue le dernier jalon d’une série de plans gouvernementaux destinés à lutter contre les déserts médicaux et renforcer l’accès aux soins. La ministre avait alors émis le souhait de doubler le nombre de maisons pluri-professionnelles de santé présentes sur le territoire national, passant de 910 en mars 2017 (d’après un rapport sénatorial publié en 2017) à 2 000 en 2020 d’après un article du Parisien.

    Le plan s’articule autour de 4 axes prioritaires

    • Le renforcement de l’offre de soins dans les territoires au service des patients ;
    • La mise en oeuvre de la révolution numérique en santé pour abolir les distances ;
    • Une meilleure organisation des professions de santé pour assurer une présence soignante pérenne et continue
    • Une nouvelle méthode : faire confiance aux acteurs des territoires pour construire des projets et innover dans le cadre d’une responsabilité territoriale

    Le renforcement du soutien financier des MSP et Centres de Santé (CDS) s’inscrit dans le cadre du premier axe et concerne les 538 MSP adhérentes à l’accord conventionnel interprofessionnel (ACI). « Il est accordé en l’échange d’engagements qui tiennent à la qualité du service et qui permettent de renforcer l’accès aux soins pour les patients », rappelle le communiqué de presse du ministère. Ces engagements concernent : l’amplitude des horaires d’ouverture au public, l’accès à des soins non programmés, la coordination entre les professionnels de la structure, notamment grâce à un système d’information partagé.

    Spécificités du nouveau dispositif conventionnel

    Le nouveau dispositif conventionnel (ACI) vise à mieux prendre en compte les spécificités des MSP les plus jeunes, afin de soutenir leur création. Elles pourront plus rapidement accéder à ces financements conventionnels, grâce à la mise en place d’une garantie de rémunération annuelle minimale de 20 000 euros.

    Le modèle des Maisons-pluridisciplinaires de santé présentent plusieurs « avantages » :

    • Pour les professionnels de santé : l’exercice pluri-professionnel permet d’échanger avec les pairs, offre une organisation de travail plus souple et des opportunités de formation individuelle ou collective ; 
    • Pour les patients : les MSP permettent aux patients de recourir à des expertises diversifiées et facilitent l’accès aux soins.
  • La ville de Pékin délivre des cartes de santé électroniques à ses habitants par le biais de WeChat

    Pékin a commencé en mai 2018 à émettre des cartes de santé électroniques à ses habitants par l’intermédiaire du réseau social WeChat, une initiative faisant partie d’un programme pilote mis en place par le géant chinois de l’internet Tencent (maison mère de WeChat) et le spécialiste en développement de logiciels Sinosoft Technology.

    Les patients du Peking University Hospital et du Beijing Friendship Hospital peuvent déjà bénéficier du service.

    Un programme national pour améliorer les services de santé en Chine d’ici 2030

    Selon les rapports officiels, le lancement de ces cartes numériques fait partie d’un plan plus large visant à améliorer les services de santé en Chine d’ici 2030 et s’inscrit dans le cadre d’une démarche ayant pour objectif de normaliser l’information des patients.

    Le pilote a pour but d’explorer les applications possibles de la carte virtuelle dans les zones urbaines de Pékin, de Tianjin et de Hebei, afin, à terme, de rassembler les informations des patients des trois régions.

    Numériser pour renforcer la protection des données personnelles

    La carte de santé virtuelle est actuellement disponible sur le compte WeChat du Peking University Hospital. La Beijing Friendship University n’est pas en mesure de délivrer des cartes pour l’instant car elle est en train de résoudre un bug survenu sur sa plateforme d’émission de cartes, précisait fin mai le site spécialisé Technode.com.

    La numérisation de cartes émises par le gouvernement est en train de devenir une tendance en Chine. Les dirigeants espèrent par ce biais améliorer la praticité des services et la protection des données personnelles.

    Une vérification des identités plus sécurisée

    En avril 2018, le gouvernement de la province de Jiangxi a émis le premier lot de puces d’identification pour les utilisateurs de smartphones. Les puces intelligentes, appelées SIMeID, se connectent à la carte SIM du téléphone et peuvent stocker des informations sensibles pour une vérification de l’identité des utilisateurs plus sûre sur internet.

    De plus en plus d’entreprises s’intéressent au procédé. Les géants chinois de l’internet Tencent et Alibaba, par exemple, sont en train de tester des cartes d’identité numériques pour les utilisateurs de leurs services en ligne.

  • My Health Record : l’Australie renforce la protection des données de santé contenues dans le DPI

    Lors d’un discours adressé le 24 mai 2018 au National Press Club (organisation professionnelle mondiale pour journalistes), le directeur général de l’Agence de la santé numérique australienne (ADHA) Tim Kelsey a abordé les problèmes de sécurité et de confidentialité soulevés par l’utilisation de My Health Record (MyHR), le dossier médical en ligne national actuellement en cours de déploiement.

    Tim Kelsey a mis en avant les mesures mises en place depuis quelques mois afin de mieux assurer la protection des données personnelles des patients, parmi lesquelles la création, en 2017, d’un centre de cybersécurité visant à surveiller le système et les informations qui y sont recueillies.

    Il a par ailleurs indiqué qu’une nouvelle feuille de route pour le déploiement de My Health Record est en cours de développement et sera dévoilée au cours du mois de juillet 2018.

    Un centre de cybersécurité pour assurer une surveillance constante

    « My Health Record respecte les normes de cybersécurité les plus strictes d’Australie et fait l’objet d’un audit indépendant par un certain nombre d’organisations, a déclaré M. Kelsey (source : Zdnet.com). L’agence a mis en place un centre national de cybersécurité pour assurer une surveillance constante (…) de My Health Record » tout en rappelant que depuis le lancement de MyHR en 2012, « il n’y avait eu aucune violation » de données.

    Un code d’accès pour renforcer la sécurité des comptes MHR

    Autre mesure de sécurité abordée par le directeur de l’Agence de la santé numérique australienne : la mise en place d’un code d’accès ou code PIN pour garantir que les détenteurs d’un compte MHR soient assurés d’être les seuls à pouvoir consulter leurs informations personnelles de santé.

    Le patient reçoit une alerte SMS lorsque son dossier est consulté par un tiers

    Par ailleurs, les utilisateurs pourront consulter un journal d’audit en temps réel leur indiquant qui a accédé à leur dossier. Ils pourront également mettre en place un système d’alerte SMS pour être averti de l’ouverture de leur compte.

    Chaque particulier peut également paramétrer les accès à son compte et décider d’empêcher un clinicien de consulter l’un des documents enregistrés dans son dossier.

    « Chaque accès par un clinicien lui est automatiquement associé et enregistré en temps réel », a déclaré Tim Kelsey, précisant qu’une utilisation non autorisée des données sera passible d’une peine pouvant aller jusqu’à deux ans d’emprisonnement.

    Des lignes directrices sur l’utilisation des données MHR

    L’usage des informations de My Health Record par une tierce personne fait partie des principales préoccupations liées à l’utilisation du dispositif.

    Le gouvernement a publié en mai des lignes directrices sur l’utilisation par des tiers des données générées par le dossier médical national.

    Elles précisent que l’accès direct et la diffusion des données de My Health Record sont uniquement réservés à une entité australienne et que les données vouées à être réutilisées doivent être stockées dans un établissement situé en Australie.

    Selon les conditions d’utilisation du service, l’accès aux données anonymisées est limité. Ces informations ne peuvent être utilisées qu’à des fins commerciales et non liées à des projets relatifs au secteur de la santé. Cela signifie que les compagnies d’assurance ne pourront pas les utiliser pour fixer le montant de leurs primes, par exemple, a expliqué M. Kelsey.

    MHR : un retrait du service possible entre juillet et octobre 2018

    À l’heure actuelle, environ 5,7 millions d’Australiens (sur plus de 24 millions d’habitants) possèdent un dossier My Health. Un compte sera automatiquement créé pour tous les citoyens d’ici la fin de l’année : les personnes ne souhaitant pas rejoindre le service pourront demander leur retrait du dispositif entre le 16 juillet et le 15 octobre 2018.

    Time Kelsey affirme que lorsqu’un dossier My Health sera annulé, le contenu de l’enregistrement sera sauvegardé selon la procédure de suppression des données définie par le gouvernement et deviendra indisponible pour une utilisation secondaire.

    Une nouvelle feuille de route pour le déploiement du My Health Record attendue pour juillet 2018

    L’objectif de l’Agence de la e-santé australienne pour l’année 2019 est de fournir à tous les cliniciens inscrits un moyen sûr de communiquer via une messagerie numérique avec leurs collègues en évitant de « recourir au papier ou au télécopieur (…) ».

    D’ici 2022, les premières régions sélectionnées en Australie auront raccordé tous leurs services de soins pour que les cliniciens aient un accès inter-organisationnel à l’information, a ajouté le directeur de la ADHA.

    La nouvelle feuille de route du déploiement à venir du dossier électronique afin d’assurer le respect des principes de l’Agence de la santé numérique sera prête pour juillet 2018. Ces principes seront centrés sur la participation – donnant aux citoyens les moyens de prendre davantage de contrôle sur leur santé -, sur la collaboration – ce qui nécessitera la co-création de services -, et sur l’innovation.

  • La DGOS fait un bilan du Programme Hôpital numérique : des progrès, mais travail à poursuivre

    La Direction générale de l’offre de soins (DGOS) a mené une large concertation auprès de l’ensemble des acteurs de la santé dans le cadre du programme Hôpital numérique qui a abouti à un premier bilan dressé à l’occasion de la Paris Healthcare Week 2018, qui s’est déroulée du 29 au 31 mai 2018.

    Les quatre principaux débouchés de cette étude :
    • création d’un contexte favorable à une réelle progression du niveau global des SIH ;
    • une réussite collective grâce notamment au rapprochement public-privé ;
    • l’émergence d’un volet financier innovant ;
    • un traitement et un recueil des données plus matures par les SIH.

    Selon la DGOS, ce programme constitue les prémices du programme HOP’EN qui sera annoncé prochainement et dont le DMP et la messagerie sécurisée de santé (MSS) seront deux axes clés.

    Les retombées positives du programme et axes d’amélioration

    Le programme ministériel Hôpital numérique avait été la feuille de route nationale pour les systèmes d’information hospitaliers afin de les rendre plus performants du point de vue de la qualité et de la sécurité des soins sur la période 2012-2017.

    Le programme avait été pris en compte dans les politiques de santé régionales et dans la certification de la Haute Autorité de Santé des établissements de santé, ce qui a permis un ancrage structurel du programme.

    Par ailleurs, il a permis une prise de conscience des directions et des professionnels de santé de l’importance des SIH au sein du système de soin, mais c’est un axe d’amélioration car de trop nombreuses directions continuent de considérer les SI comme un investissement non stratégique. 

    Parce qu’il est apparu nécessaire de mieux préparer les professionnels en établissement de santé de demain aux sujets liées aux SI, il est prévu qu’un module obligatoire relatif aux SI soit été intégré à la formation initiale de ces premiers. Ce sont notamment de nouvelles compétences relatives au numérique et à la cybersécurité qui doivent être privilégiées.

    La structuration de l’offre de solutions des éditeurs de logiciels et intégrateurs constituait un autre axe du programme Hôpital numérique dans l’objectif d’accroître la qualité de l’offre industrielle et de favoriser une meilleur adéquation entre l’offre et la demande – 310 fournisseurs ou intégrateurs ont été référencés. Les acteur ont exprimé à cet effet la nécessité d’incitation à la mutualisation d’achats entre les établissements, mais également la nécessité d’accompagner davantage les acheteurs dans ces démarches juridiques et techniques complexes. 

    Le nouveau mode de financement à l’usage des SI proposé aux établissements de santé visant à récompenser l’utilisation effective du SIH par les professionnels de santé a été mis en place. Il conditionne le versement du financement à la mise en œuvre des systèmes d’information et l’utilisation effective à l’échelle de l’ensemble de l’établissement. Ce programme de financement s’est vu attribuer une enveloppe de 400 millions d’euros : 74% des établissements financés pensent que ce financement leur a permis de faire accélérer les projets et 54% estiment qu’il a été un vecteur efficace pour mobiliser et faire communiquer les acteurs, en soulignant néanmoins la lourdeur de mise en œuvre du dispositif.

    À l’aube du programme HOP’EN

    La DGOS annonce le prolongement de ce programme incarné par le programme HOP’EN qui devra être dévoilé prochainement afin de poursuivre les travaux d’amélioration des SIH.

    Les nouveaux domaines fonctionnels prioritaires en seront l’échange et le partage d’informations entre les professionnels hospitaliers et ambulatoires ainsi qu’avec les patients, matérialisé par le dossier médical partagé (DMP) et l’espace de confiance MSSanté.

  • Le Dossier « Les tendances 2018 de la Paris Healthcare Week » est désormais consultable sur HTI

    L’édition 2018 de la Paris Healthcare Week s’est achevée le jeudi 31 mai à l’issue de trois journées de présentations et d’échanges soutenus.

    Health & Tech Intelligence s’est mobilisée pour rendre compte en direct des temps forts de l’évènement, dominé notamment par les thématiques suivantes :
    – usages de l’intelligence artificielle en santé ;
    – avancées dans le domaine de la télémédecine ;
    – expérimentations organisationnelles et financières permises par l’article 51 de la LFSS et les dernières évolutions législatives ;
    – orientations stratégiques du ministère des Solidarités et de la Santé et de la Fédération Hospitalière de France, etc.

    Health & Tech Intelligence a également réalisé une série d’entretiens auprès d’industriels du domaine de la santé et de start-up innovantes. Il en a résulté une quinzaine d’articles, regroupés dans un « Dossier » que vous pourrez consulter sur la plateforme HTI à partir du mercredi 6 juin 2018.

    Pour consulter le dossier « Les temps forts de la Paris Healthcare Week 2018 », cliquez ici.